Les trois sortes de noblesse chez les Arabes d’Algérie

18052017

 

 

 

 

 

 

 

 

Les trois sortes de noblesse chez les Arabes d’Algérie  dans Attributs d'Algérienneté 1493383476-1493383143-846-001-1 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il existe chez eux trois sortes de noblesse :

 

1° La noblesse d’origine.

 2° La noblesse temporelle ou militaire.

3° La noblesse religieuse.

 

 

 

 

Examinons en quelques lignes ces différents ordres :

 

1° On appelle noble d’origine (Chérif) tout musulman qui peut, au moyen de titres en règle, prouver qu’il descend de Fathma-Zohra, fille du prophète et de Sidi-Ali-Abi-Thaleb, cousin de ce dernier. On peut dire que c’est Mohammed lui-même qui a fondé cette sorte de noblesse, très-considérée chez les Arabes. Il prescrit, en effet, dans plusieurs passages du Koran, aux peuples qui ont embrassé sa foi, de témoigner les plus grands égards, aux hommes issus de son sang, en annonçant qu’ils seront les plus fermes soutiens et les purificateurs futurs de la loi musulmane. Les Arabes montrent, en général, une grande déférence pour les Cheurfa (pluriel de chérifs) et leur donnent le litre de Sidi (mon seigneur). Toutefois, comme leur nombre est très-considérable, au point de former des Farkas particuliers dans certaines tribus, les marques extérieures de respect qu’on leur témoigne, varient avec les lieux. Le Chérif est sujet aux lois, mais il a dans les pays musulmans le droit d’invoquer la juridiction de ses pairs. C’est ainsi qu’Abd-el-Kader s’était réserve le droit de les juger lui-même. Les Cheurfas jouissent de prérogatives plutôt morales que matérielles, et leur influence ne doit pas se mesurer sur les honneurs qu’on leur rend.

 

 

 

 

2° Les membres de la noblesse militaire, chez les Arabes, portent le nom de Djouads. Ce sont les descendants des familles anciennes et illustres dans le pays, ou bien encore les rejetons d’une tribu célèbre, les Koraïche, dont Mohammed et sa famille faisaient partie. Dans ce dernier cas, ils se désignent par le nom de Douaouda et représentent une noblesse supérieure aux Djouad ordinaires. La plus grande partie des Djouad tire son origine des Mehhal, conquérants venus de l’est à la suite des compagnons du Prophète. Quoi qu’il en soit, les Djouad constituent l’élément militaire dans la société arabe. Ce sont eux qui, accompagnés de leur clientèle, mènent les Arabes au combat. Par le fait, ces derniers sont presque leurs sujets. L’homme du peuple a beaucoup à souffrir des injustices et des spoliations des Djouad ; ceux-ci cherchent à faire oublier ces mauvais traitements et à maintenir leur influence, en accordant généreusement l’hospitalité et leur protection à ceux qui la réclament. Du reste, l’habitude qui fait endurer les plus grands maux, a fortement rivé la chaîne qui unit aux Djouad l’homme du peuple. Ces Cheikh, car c’est le nom que les Arabes leur doivent, quels que soient leur âge et leur position, réunissent deux traits saillants du caractère national : l’avidité du gain et un certain amour du faste, quoiqu’au premier abord ces deux penchants semblent opposés.

 

 

 

 

La noblesse religieuse mérite, plus encore que la noblesse militaire, d’être étudiée avec soin, car son influence sur les peuples est encore plus puissante, quoiqu’elle ne soit pas basée sur les mêmes fondements. Les membres de cette noblesse s’appellent marabouts. Le marabout est l’homme spécialement voué à l’observance des préceptes du Koran; c’est lui, qui, aux yeux des Arabes, conserve intacte la foi musulmane ; il est l’homme que les prières ont le plus rapproché de la divinité. Aussi ses paroles deviennent des oracles auxquels la superstition ordonne d’obéir et qui règlent à la fois les discussions privées et les questions d’un intérêt général. C’est ainsi que les marabouts ont souvent empêché l’effusion du sang en réconciliant des tribus ennemies ; c’est ainsi que leur protection (Aannaya) a souvent suffi  pour garantir de toute atteinte les voyageurs ou les caravanes. Bien des fois encore ils ont, le Koran en mains, prêché la guerre contre les infidèles. Ces exemples suffisent pour démontrer élue leur influence s’étend sur les questions religieuses et politiques ; elle est, d’ailleurs, d’autant mieux assurée, que l’exercice du culte, l’explication des livres saints, la consécration de toutes choses, mettent les marabouts en relation continuelle et intime avec les musulmans. Il faut remonter très-haut dans notre histoire pour retrouver le temps où nos évêques jouaient le rôle de marabouts, et où leur influence spirituelle et temporelle était assez grande pour allumer aussi une guerre sainte, en entraînant les croisés vers la Palestine.

 

 Un des caractères principaux de la noblesse religieuse est, qu’elle est héréditaire comme les précédentes. Les premiers marabouts étaient en général des hommes rigoureux observateurs du Koran, qui passaient pour avoir donné des preuves de leur nature supérieure en produisant des miracles. Tels sont Mouley-Thayeb, Mohammed-ben-Aaïssa, Hasnaouy, Abd-el-Kader mort à Baghdad, etc., etc., en l’honneur desquels ou retrouve en Algérie une foule de chapelles. C’est ordinairement autour de ces Zaouïas (chapelles), que les marabouts réunissent une sorte de Douar qui prend le nom de Zaouïa, précédé du mot Sidi. Une partie des terres voisines provenant en général des donations pieuses, est cultivée par les hommes de la Zaouïa et sert à les nourrir. De larges offrandes, des provisions de toute espèce, sont offertes aux marabouts et à ceux qui, vivant près de lui, étudient la loi; quelquefois même, par suite d’anciennes obligations que la religion prescrit d’observer, les voisins de la Zaouïa lui payent l’âachour ou la dîme; toutefois ce tribut n’a jamais eu de caractère obligatoire devant la justice. Les Zaouïa sont commandées par l’homme le plus influent de la famille des marabouts ; l’exercice de l’hospitalité envers tous les voyageurs et les étrangers musulmans, est un des premiers devoirs de sa position ; les criminels même doivent trouver un abri chez lui : c’est ainsi que quelques chapelles (que nous appelons vulgairement marabouts) sont un asile inviolable aux yeux des Arabes. Du reste, Ces congrégations religieuses sont tellement nombreuses dans quelques tribus, telles que les Hachem, par exemple, qu’elles y forment des divisions ou Farka particuliers. Les marabouts ne se livrent ordinairement à aucun travail manuel ; ils se vouent dans l’intérieur des Zaouïas à l’instruction d’un certain nombre d’hommes ou d’enfants, qui leur ont été confiés par les tribus. Ces disciples ou desservants de marabouts prennent le nom de Tolba (de Taleb, Lettré). Ces Tolba étudient la religion dans le Koran, et les diverses branches de connaissances exigées par leur état. Ils ont le droit de consacrer les mariages, de prononcer les divorces, etc., etc., et, à ce titre, ils jouissent d’une certaine considération. Toutefois il arrive rarement, qu’à l’extinction d’une famille de marabouts, un de ces Tolba monte d’un degré et devienne marabout à sa place dans la Zaouïa ; le plus souvent ils aspirent à devenir soit maîtres d’école dans les villes, soit assesseurs du Kady, soit même Kady ; d’autres fois encore ils ne suivent aucune de ces carrières, et vivent du produit des terres affectées à l’entretien du marabout de leur ordre.

 

 

 

 

On commettrait une grande erreur en tirant de ce qui précède, la conséquence que tous les Cheurfa, Djouad ou Marabout occupent une position élevée dans la société arabe ; on en voit, au contraire, journellement occupés à tous les métiers. Mais, si tous les membres de ces classes ne jouissent point d’une part égale de considération et d’influence, on peut affirmer au moins que la puissance et l’autorité ne se trouvent que chez elles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Le rituel de puberté des jeunes filles chez les APACHES de l’Ouest

16052017

 

 

 

 

Les APACHES de l’Ouest  sont  ces groupes d’Indiens, comprenant les  bandes  de  Tonto, White Mountain, Cibecue et San Carlos, dont le territoire traditionnel faisait partie de l’actuel Etat d’Arizona. On kes distingue des Chiricahua (appartenant au groupe culturel des Geronimo) ainsi que des Apaches Mescalero et Jicarilla du Nouveau-Mexique. Les Apaches de l’Ouest vivent aujourd’hui dans la partie centre-est de l’Arizona, dans deux grandes réserves – Fort Apache et San Carlos – ainsi que dans la petit réserve de Tonto, située près de la ville de Payson.   

 Quelques Apaches vivent aussi à Camp Verde, dans une réserve qu’ils partagent avec les Yavapais. La population totale de la tribu s’élève à quelque 20 000 habitants.

Les Apaches de l’Ouest parlent l’athapascan du Sud, tout comme leurs voisins les Navaho.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le rituel de puberté des jeunes filles chez les APACHES de l’Ouest  dans Coutumes & Traditions 1493304513-apache1

source: indianz

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les animaux jouent un rôle marquant dans la cérémonie de puberté, tout particulièrement le cerf et l’aigle. Jusqu’à la fin du XIXe siècle, le costume porté par la jeune fille, soit une jupe et une cape, est confectionné en daim. Dès que les Apaches commencent à porter des vêtements de tissu, la jeune fille ne revêt plus qu’un poncho de daim par-dessus sa robe de tissu.

Une plume d’aigle orne la chevelure de la jeune pubère. L’initiée utilise une canne décorée de plumes d’aigle et, souvent, d’un loriot mort. Elle porte autour du cou une lanière de cuir à laquelle sont attachés, au moyen de tendons, un grattoir est une paille. Ces accessoires lui sont utiles puisque pendant les quatre jours que dure la cérémonie, la jeune fille n’est pas autorisée à se toucher ni à porter de contenant à ses lèvres.

La plume d’aigle dans les cheveux est pour assurer que la jeune fille vive en santé jusqu’à ce que ses cheveux deviennent aussi blancs qu’elle. La canne est aussi un symbole de longévité car elle pourra l’aider à marcher lorsqu’elle sera vieille. Quant au loriot mort, il permettra à la jeune fille de développer un bon tempérament, car les Apache prétendent que les loriots sont des oiseaux heureux.

 

 

 

 

Un autre élément important du rituel est cette grande peau de diam sur laquelle la jeune fille dans pendant la cérémonie pour s’assurer d’abondantes provisions de cerf tout au long de son existence. A une certaine étape du rituel, elle s’agenouille sur la peau de diam, dans la position où se trouvait la « Femme Changeante » au moment d’avoir ses premières menstruations. C’est également dans la position agenouillée que la « Femme Changeante » se fit féconder par le Soleil, après quoi elle donna naissance au héros « Tueur de Monstres », ainsi que par l’Eau, ce qui l’amena à donner le jour à « Né de l’Eau ». Finalement, la jeune fille s’allonge sur la peau de diam pour recevoir un message rituel de sa marraine de cérémonie, un acte qui lui donnera la force nécessaire pour marcher longtemps, transporter de lourds fardeaux et ne jamais ployer sous le poids des années.

 

Autrefois, la peau de diam était une façon courante de rémunérer le chaman qui dirigeait la cérémonie.

La robe de diam portée pour le rituel de puberté est décorée de breloques de métal. Des galons de broderies perlées sont souvent ajoutés comme garniture au bas de la jupe et du poncho. Certaines parties de l’ensemble du vêtement peuvent être colorés en jaune avec de l’ocre.

La peau doit traditionnellement provenir d’un cerf à queue noire ; on fixe la peau d’une patte au bas de la cape pour montrer qu’on a utilisé le bon type de cerf. Vers les années 1850, les boîtes de conserve ramenées des raids effectués au Mexique constituaient la principale source de fer-blanc. Lorsqu’une bande se cachait, on se passait des breloques pour ne pas alerter l’ennemi.

 

C’est la mère de la jeune fille qui fait les démarches pour acheter la peau nécessaire à la confection du vêtement. On donne souvent à la couturière des peaux supplémentaires en guise de paiement. Il faut trois peaux pour la cape et trois autres pour la jupe. La taille des franges demande énormément de temps. Une femme racontait dans les années 1930 qu’elle avait payé un garçon cinquante sous pour qu’il l’aide à tenir une peau durant une demi-journée, alors qu’elle y découpait les franges.

Après la cérémonie, la jeune fille peut continuer de porter sa robe aussi souvent qu’elle le désire jusqu’à son mariage ou sa première grossesse, après quoi elle s’habille plus modestement. Elle peut garder en sa possession la robe comme porte-bonheur, ou encore en faire profiter une jeune sœur ou une proche parente.

 

Il n’est pas rare de voir une famille louer d’une autre famille une robe, lorsqu’elle n’a pas les moyens de s’en faire une.

A plusieurs reprises au cours de la cérémonie, des groupes de danseurs masqués font leur apparition. Par groupes de cinq, ils personnifient Gan, les « Esprits des Montagnes », vivant en montagne dans des grottes. Ils viennent apprendre au groupe à suivre la Voie apache et peuvent être implorés pour apporter la guérison, la bonne fortune à la chasse (le cerf est l’animal d’élevage des esprits Gan) et la protection en général. Leur présence à la cérémonie contribue à l’efficacité du rituel.

Les danseurs Gan portent une coiffe de bois en forme d’éventail fixée à un capuchon. Jusqu’à la fin du XIXe siècle, les capuchons sont en daim ; on les remplace ensuite par des capuchons en tissu. Les coiffes, confectionnées à l’aide de tiges de sotol (une plante), sont blanchies à la chaux puis peintes de divers symboles. Parmi ces symboles, on retrouve le colibri, messager du peuple et du monde surnaturel, le soleil et la pluie, de même que, très souvent, le serpent associé à la foudre.

 

Certaines espèces de serpents, les unes vivant sur terre, les autres imaginaires, volent juste au-dessous du ciel avec le porc-épic, le lézard et la mouffette. Certaines de ces animaux amènent la foudre, dangereuse. Un grand serpent du monde terrestre échange avec un éclair au-dessus de lui, au sujet de certains événements survenus sur terre.

 

On attribue au serpent un très grand pouvoir et les chamans qui ont le Pouvoir du Serpent sont considérés comme étant les plus puissants.

 

Les danseurs entrent en scène vêtus d’une jupe courte, autrefois faite en peux de diam, mais aujourd’hui faite de tissu ou de cuir commercial. On retrouve sur leur torse divers motifs peints rattachés au thème de la foudre ; ils dansent en s’appuyant sur des bâtons de bois. Un des danseurs Gan est un clown. Il porte une coiffe en forme de croix et possède une corne de bœuf dont le bruit rappelle le vent.

 

Les avantages du rituel de puberté des jeunes filles s’étendent bien au-delà de l’individu. En effet, ce rituel donne aux clans l’occasion de se réunir et de consolider leurs liens. Comme la marraine de la jeune fille ne fait pas partie du même clan, le rituel permet également de tisser des liens avec des membres d’autres clans. De plus, l’identification à la « Femme changeante » vécue par la jeune fille pendant quatre jours, donne à cette dernière des pouvoirs de guérison et d’apport de bonne fortune qui profitent à la communauté dans son ensemble.

 

De nos jours, des rituels de puberté s’organisent toutes les fins de semaine dans plusieurs localités, d’avril à septembre.

Edgar Perry, directeur du centre culturel White Mountain, à Fort-Apache, se réjouit de constater à quel point ce rituel a conservé toute sa validité. « C’est notre tradition. Ma mère, âgée de 75 ans, a eu sa cérémonie, et sa mère avant elle. Nous savons qu’il est bon de bénir la jeune fille pubère et sa famille. C’est bon pour elle, et ça l’est pour nous. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Diane Dittemore : conservatrice Arizona State Museum, Tucson     

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Souq el-Djedid

14052017

 

 

 

 

Souq el-Djedid dans Attributs d'Algérienneté 1493128804-mosquee-es-seida-2-4-2015

 

 

 

 

 

 

Avant l’arrivée des Français, les enchères publiques algéroises se faisaient, certain jour de la semaine, au Souq-el-Djedid, rendez-vous des affaires et lieu de distraction pour les personnages importants de l’ancienne Régence.

Ce n’était pas un carrefour, mais un emplacement presque carré, avec deux portes que l’on refermait, à certaines heures, tous les soirs. Les habitants restaient ainsi séquestrés jusqu’au lendemain. Ce Souq était entouré d’échoppes de petits marchands. Les bijoutiers y vinrent s’installer après avoir quitté Souq-es-Siagha, sur la place du Gouvernement.

Le Souq-el-Djedid avait, au milieu, un figuier séculaire et gigantesque. Ce point très pittoresque de la ville d’Alger, où l’on vendait aux enchères des bijoux, des tapis, des armes et des vêtements, disparut sous le-gouvernement du duc de Rovigo. Les acheteurs se rangeaient sur deux files en diagonale. Les dellals se promenaient entre les deux rangs avec, sur le dos et à la main, les objets à réaliser. Ils criaient à haute voix les prix qu’ils en demandaient.

Longtemps encore, on vit aussi dans les rues le dellal ambulant, si bien décrit par Eugène Fromentin, cherchant à vendre les objets qui lui avaient été confiés. Ce commissaire-priseur ambulant, portant à lui seul les dépouilles de vingt ménages, s’arrêtait dans les carrefours pour vendre aux enchères publiques tout un assortiment de choses hétéroclites. Ses mains, pleines de bijoux, ressemblaient à des écrins par la profusion de pendants d’oreilles, d’anneaux de pieds, de bracelets étincelant à ses doigts maigres, recourbés comme des crochets. Perdu sous une montagne de bardes, n’ayant de libre que le visage, il se présentait devant les cafés, dans tous les carrefours de la Casbah, et, le vendredi, sur le petit marché de la rue Socgémah, criant avec véhémence le prix du premier objet mis à l’encan.

C’était alors le moyen le plus employé par la population locale pour se débarrasser promptement des objets qui avaient cessé de leur plaire, ou que la nécessité leur faisait réaliser.

Il y avait aussi des deIIalate, Les hommes, ne pouvant entrer dans les maisons, les femmes allaient vendre, dans les intérieurs et dans les cours, des foulas et des bijoux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Gironde : Au cœur de l’Estuaire

12052017

 

 

 

 

L’estuaire de la Gironde est le plus vaste estuaire d’Europe occidentale.

La nature y est changeante et parfois capricieuse : des îles naissent tandis que d’autres disparaissent sous le regard de ses habitants. Un regard différent selon qu’ils vivent rive droite ou rive gauche…. Ce gigantesque estuaire est le repère de petits univers préservés et bien à part. Des architectes s’en sont donnés à cœur joie pour construire des bâtiments uniques quand ce ne sont pas des estivants qui réinvestissent des maisons troglodytes avec vue imprenable sur la Gironde. L’estuaire est l’occasion de rencontrer des hommes et des femmes qui nous font découvrir les secrets du lieu de leur bonheur.

 

 

 

 

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La gafla & la Nedja

10052017

 

 

 

 

 

 

La gafla  & la Nedja  dans Attributs d'Algérienneté 1493033549-s-l1600

Touggourt  – Départ  d’une caravane  de ravitaillement

 

 

 

 

 

 

Lorsqu’on voulait entreprendre un voyage dans le Tell, dans le Sahara, ou dans le désert, ce que l’on a eu de mieux à faire était de se joindre à une caravane : il y en a de deux sortes : la gafla ou caravane marchande, et la nedja ou tribu en mouvement.

La gafla accepte tous ceux qui se présentent, et les protège tant qu’ils veulent la suivre; elle ne leur demande ni d’où ils viennent ni où ils vont : c’est un omnibus.

La nedja se montre plus exigeante : il faut y être connu de quelqu’un, ce qui équivaut à la présentation d’un passe port. Il faut presque y retenir sa place; c’est une diligence.

 

 

 

 

 

 

 

1493033694-s-l1600 dans Attributs d'Algérienneté

Caravane  dans les gorges de  TIRHANIMINE   entre ARRIS et  RHOUFI

 

 

 

 

 

 

La gafla était d’un usage plus général que la nedja, bornée par sa nature à un petit nombre de tribus et de directions.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Eléments provenant de La Qal’a des Banu Hammad (11e – 12e siècle)

8052017

 

 

 

 

 

Ce qui frappe plus particulièrement à la Qala des Beni­Hammad, c’est l’usage de la céramique, soit dans le décor architectural, soit dans les poteries ménagères et les vases décoratifs.

 

- A la face sud du minaret, subsistent des spécimens d’incrustations; deux arcatures des parties hautes sont ornées d’émail vert en treillis; des motifs vernis en forme de croix parsèment une niche de la façade. Il semble aussi que les ornemanistes aient garni de faïence et d’émail les vides des édifices qalaens.

 

 

En même temps, les potiers créaient, pour l’usage domestique, des vases d’un galbe élégant dont de nombreux débris ont pu être retrouvés et étudiés par le général de Beylié, MM. Van Gennep et Marçais. Citons un pot à col large et à anses arrondies, une bouteille à goulot étiré avec une seule anse, des anses de pots ou de bouteilles avec une pastille très saillante qui offre au pouce de la main un point d’appui commode; des pots à couvercles, des brûle-parfums, des coupes, des vases décoratifs sur pieds ajourés, de nombreuses lampes suivant le modèle antique, une sorte d’écritoire avec godets pour couleurs différentes, etc…  

La décoration des poteries peut se grouper comme il suit: décor gravé, d’une géométrie élémentaire avec fréquence de parallèles ou de quadrillages; décor en petits motifs gravés, motifs géométriques ou fleurs stylisées; décor à garniture continue souvent avec étoiles à 4 ou 8 pointes qui laissent pressentir l’art futur de la gypsoplastie maghrébine et andalouse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

Eléments  provenant de La Qal'a des Banu Hammad (11e -  12e  siècle)  dans Archéologie 1492859430-14-516285

Elément de décor architectural en croix

 

 

 

 

 

 

 

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Fragment de décoration murale en plâtre

 

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Fragment de bord de plat

 

 

 

 

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Carreau de revêtement : bord  / engobe argileux, glaçure, peint

 

 

 

 

 

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Fragment de bord de vase / engobe argileux, glaçure, peint

 

 

 

 

 

 

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Brique / glaçure colorée

 

 

 

 

 

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Tuile / glaçure colorée

 

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Fragment de bord de jarre

 

 

 

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Fragment de jarre

 

 

 

 

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Fragment de col à lambrequins festonnés

 

 

 

 

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Fragment de jarre

 

 

 

 

 

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Fragment d’anse

 

 

 

 

 

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Châssis de vitrail

 

 

 

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Lampe

 

 

 

 

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Fragment de panse de jarre

 

 

 

 

 

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Fragment de récipient

 

 

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Élément de décor architectural

 

 

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Etoile

 

 

 

 

 

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Fragment de panse de jarre

 

 

  

  

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Fragment de décoration

 

 

 

  

 

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Fragment de décoration

 

 

 

 

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Clou de porte côtelé

 

 

 

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Fragment

 

 

  

 

 

 

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Fragment de vase

 

 

 

 

  

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Fond de vase

 

 

  

 

 

 

 

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Fragment de jarre

 

 

 

  

 

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Fragment de plat

 

 

 

 

 

 

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Objet en forme d’oiseau

 

 

  

  

  

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Fragment de fond de coupe en Faïence

 

 

 

 

  

  

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Fragment de marli de coupe à décor d’entrelacs

 

 

 

 

 

 

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Élément de décor architectural

 

 

  

 

 

 

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Fragment de vase

 

 

 

 

  

  

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Fragment de stèle funéraire

 

 

  

 

 

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Fragment de jarre à décor d’entrelacs fleuronnés

 

 

  

 

 

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Fragment de jarre

  

 

  

 

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Fragment de balustre ou stèle funéraire

 

 

  

  

  

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Fragment d’arc de mosquée

 

 

 

 

 

 

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Fragment de balustre ou stèle funéraires

 

 

 

 

  

 

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Élément de décor architectural

 

 

 

 

  

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Fragment de plat

 

 

 

  

 

  

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Fragments de croix

 

 

 

 

  

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Bord de coupe ornée d’entrelacs et d’un ruban

 

 

  

 

 

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Fragment de faïence usuelle

 

 

 

  

  

 

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Fragment de faïence usuelle

 

 

 

 

  

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Le foie de chacal

6052017

 

 

 

 

Après la naissance d’un garçon, les Aurassiens d’antan tirent, en signe de joie, deux coups de feu ; en outre, un mouton est égorgé dans les sept jours qui suivent l’accouchement.

 

La préoccupation de l’heureux père est de se procurer du foie de chacal à l’époque où l’enfant commence à manger. On prétend que les chacals ont sept foies.

 

  

  

 

Le foie de chacal  dans Attributs d'Algérienneté 1492681111-be35792

Algérie 1880 

 

 

 

 

 

 

Le chacal incarne les qualités principales, aux yeux des Chaouïa, de finesse, d’habileté, qui le mènent à son but sans encombre, avec une intelligence et une souplesse qui se jouent des obstacles. Le renard pour eux est un animal sot.

Souvent l’Auressien n’attend pas que l’enfant soit en âge de manger. Dès qu’il s’est procuré du foie de chacal, il le broie et après l’avoir mélangé avec du beurre, il en introduit un peu entre les lèvres du nouveau-né.

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




HAMDANE BOURKAÏB : le dernier Amine es-sekka de la Régence D’Alger

4052017

 

 

 

 

  

  

HAMDANE BOURKAÏB : le dernier Amine es-sekka  de  la Régence D’Alger dans Histoire 1024px-Monnaie_d%27Alger_et_ustensiles_m%C3%A9nage_en_cuivre 

 

 

 

 

Hamdane Bourkaïb ben Abderrahmane, amine es-sekka (1), appartenait à l’une des plus vieilles familles du pays. Il descendait des Hadj Saïd, de Bagdad, qui vinrent se fixer à Alger au XVIe siècle. Son père, Hadj Abderrahmane, grand industriel, possédait de nombreuses usines aux portes de Bab-el-Oued, à l’endroit où se trouva plus tard le faubourg de la Gantère. Très bon cavalier, il présidait souvent le Rekeb. On l’appela d’abord Abou Errakeb (père des chevauchées), puis, par corruption, Bou Rekaïeb, et enfin Bourkaïb. Ce surnom resta à ses enfants.

 

D’une taille moyenne, d’une santé robuste, d’un physique agréable, d’une intelligence supérieure, possédant une belle situation de fortune, ayant acquis beaucoup d’expérience à la suite de ses nombreux voyages en Europe, Hamdane Bourkaïb aurait pu rendre d’utiles services à sa patrie si le beylik de la Régence d’Alger n’avait été, pendant, ses dernières années, en proie à une anarchie qui devait fatalement le conduire à sa chute.

Très jeune, Hamdane avait montré un courage allant jusqu’à la témérité. On raconte qu’à l’âge de douze ans il trompa la surveillance de ses parents pour aller, la nuit, couper la corde d’un infortune qui venait, pour une peccadille, d’être pendu à la porte Bab-Azzoun, et que ses bourreaux avaient abandonné à son malheureux sort. Il lui sauva la vie en risquant la sienne, car, malgré sa jeunesse, il n’aurait pas été épargné, à son tour, s’il avait été surpris pendant ou découvert après son audacieuse entreprise.

 

 

Avant la rupture du Dey avec la France, Hamdane était à Marseille, où il vit un grand défilé de troupes, qui le frappa beaucoup. Après l’insulte faite au pavillon de l’amiral de la Bretonnière, il engagea ses amis à se joindre à lui pour empêcher Hussein de persévérer dans une résistance qu’il considérait comme dangereuse. Deux de ses coreligionnaires l’accompagnèrent dans cette démarche :

Ahmed Bouderba, gros commerçant, parlant bien le français, trafiquant avec Tanger, lié d’intérêt avec la maison Frayssinet de Marseille.

Hamdane Osman (ou Othman) ben Khodja, grand voyageur, ayant visité l’Angleterre et l’Italie. Très bien avec le dey Hussein, dont son oncle, Hadj Mohammed, était l’aminé es-sekka.

Le trio exposa au Dey qu’il serait prudent de faire à la France les concessions nécessaires. Hamdane raconta qu’il avait assisté à une revue sur l’esplanade, à Marseille, et qu’il avait pu se rendre compte des forces considérables dont disposait la France.

 Hussein lui répondit que l’on s’était joué de lui; et comme il croyait, dans son ignorance, Marseille une ville n’ayant que des carrefours et manquant de places comme Alger à cette époque, il prétendit qu’Hamdane n’avait dû voir en revue que les mêmes soldats tournant sans cesse autour de la même rue; il ajouta:

« Jamais les Français n’oseront m’attaquer. Avec Sultan-Calassi (Fort-l’Empereur) et ses deux mille canons, Alger est imprenable » (2).

 

Les trois conseillers comprirent trop tard leur imprudence. Rentrés chez eux, ils résolurent d’éviter de se rencontrer avec les Janissaires qui, très excités contre eux après leur démarche, avaient juré leur perte. Attendant les événements, qu’ils ne prévoyaient que trop, ils se séquestrèrent volontairement chez eux: Hamdane Bourkaïb, dans une maison du quartier Zeghara, dans le haut; de Saint-Eugène; il ne montait plus à cheval que dans sa propriété; Ahmed Bouderba, au Caroubier, près de Maison-Carrée, et Hamdane Khodja bon Othman, à la « maison bleue» (Dar zerga), l’une des plus belles campagnes d’Alger.

Ils restèrent ainsi longtemps cachés, prenant de grandes précautions, sortant furtivement le soir pour se rencontrer sur un point déterminé, qui changeait chaque fois.

 

 

Après la défaite de Sidi-Ferruch, lors de la marche sur Alger., Hussein voulut remplacer Ismaïl, son gendre, incapable comme généralissime, par le muphti Cheikh El-Islam. Il lui ordonna d’appeler la population musulmane aux armes pour se défendre contre l’invasion des Roumis, mais ce n’était pas un homme d’action. Ce fut Bou Mezrag, le bey de Titteri, qui fut chargé définitivement de défendre la Régence contre ses envahisseurs.

La situation était terrible. Elle s’aggravait d’heure en heure. Hussein rassembla les notables, les aminés et les hommes de loi. Khodja, Bouderba et Bourkaïb furent appelés et reparurent. Le Dey demanda à tous leur avis.

L’assemblée ne fut pas sincère. Elle opta pour la résistance, tout en déclarant que le Dey était le souverain maître et que ses sujets se conformeraient à sa volonté. En apparence, on se sépara pour se préparer à combattre jusqu’à la mort.

Or il y avait deux courants bien distincts à Alger, celui de la lutte à outrance, qui était à la Casbah et que représentaient les Janissaires, et celui de la capitulation, qui était dans la ville et que dirigeaient les notables. Aussi, la nuit, les gens influents de la ville se réunirent dans le Fort Bab-El-Behar (Porte de la Marine). La résistance fut déclarée impossible. La capitulation s’imposait pour éviter l’effusion du sang, même d’après les plus résolus; quelques-uns déclaraient qu’il n’y avait à craindre ni pillage, ni massacre, d’une nation civilisée comme la France.

Il fut décidé qu’une députation se rendrait à la Casbah et, en même temps, aux avant-postes français. Khodja, Bourkaïb et Bouderba furent désignés à cet effet.

Le lendemain ils se présentaient devant le Dey. Tout espoir était alors perdu. Les Français occupaient le Fort-l’Empereur. Hussein déclara se soumettre et se démettre.

Alors ils le quittèrent et se rendirent au quartier général français, à El-Biar, déclarer au général de Bourmont que, non comme parlementaires accrédités, mais comme les délégués des Maures de la ville, ils sollicitaient une trêve pendant laquelle le Dey aurait le temps de donner satisfaction à la France.

Après une courte entrevue avec le général en chef, ils se retirèrent.

En attendant la fin des négociations, le feu cessa des deux côtés. Pendant ce temps le Dey avait envoyé au général en chef, comme parlementaire, Si Mustapha, makatadji; Hadji Hassen, fils d’Hamdane Khodja, comme interprète. Sir John, représentant de l’Angleterre, seul consul resté à Alger, les accompagna. Les contemporains prétendent que le makatadji, conspirant avec le khaznadji qui voulait s’emparer du pouvoir, proposa comme satisfaction au général en chef d’apporter la tête du Dey.

Le général de Bourmont repoussa avec indignation cette proposition.

« Je ne serai pas complice d’un assassinat, dit-il. Des sentiments d’humanité conseillent au Dey de capituler. Il a raison».

On sait le reste: le dey apposa son sceau sur la capitulation dont le texte est connu. Qu’est-il devenu ?

L’amine es-sekka, Mohammed, descendit alors de la Casbah et, devant le vieux palais, rassura la population affolée, lui annonçant que la capitulation était signée; il prévint en même temps le lieutenant du bey de Constantine d’aviser son maître, dont les troupes attendaient les événements à l’Harrach, qu’il n’avait plus qu’à battre en retraite.

Quelques heures après, Bourkaïb, Khodja et Bouderba, accompagnés de Ben Guechoute et Belkoubabti, guidèrent le général de Bourmont, à son entrée dans la ville, par la rue Porte-Neuve.

Le général en chef avait senti, dès la première heure de son installation, la nécessité d’avoir des intermédiaires entre la population et le nouveau gouvernement.

Il choisit pour l’aider dans cette tâche ceux des habitants qui, au début, s’étaient présentés à lui comme les plus influents de la ville et spontanément avaient déclaré se rallier aux nouveaux conquérants. C’étaient Bouderba, Khodja, Bourkaïb, qui avaient offert d’employer leur crédit, leur influence et leur fortune à servir la cause française.

 Ahmed Bouderba fut alors placé à la tête de la municipalité dont fit partie Khodja.

 

 

Quelque temps après, Hamdane Bourkaïb ben Abderrahman, amine es-sekka, fut nommé agha des Arabes. C’était une situation considérable du temps de la Régence. L’agha commandait en campagne la milice turque; il disposait, avec le concours des caïds et des hakem, de la justice criminelle dans les districts du gouvernement d’Alger.

Bourkaïb organisa, le 26 septembre 1830, l’expédition de l’Harrach. Il s’agissait d’établir près d’Alger la première ferme expérimentale à Maison-Carrée.

« Très bel homme et bon cavalier, dit M. Camille Rousset, il montait un cheval superbe, harnaché comme son maître, et était vêtu avec la dernière magnificence. Le velours de la selle turque, le drap des fontes disparaissaient sous l’éclat des broderies d’or; les étriers longs et larges étaient dorés, le fourreau du yatagan était en or, les crosses des pistolets garnies d’argent étaient incrustées de pierres précieuses. Cinq cavaliers marchaient devant lui, portant des drapeaux;six autres le suivaient, le long fusil en bandoulière; cinq serviteurs l’entouraient, chargés du soin de sa pipe, de son eau, de sa cuisine et de ses tapis de voyage. »

 

Bourkaïb échoua dans cette: entreprise. Contrairement à ce que les historiens ont écrit, les Arabes ne considéraient nullement comme une humiliation d’avoir à leur tête un beldi, homme de la ville, commandant à des hommes de la tente. Très aimé,Bourkaïb possédait une-grande influence à cause de son énergie, qui le distinguait des citadins efféminés. Cependant le général en chef plaça à côté de lui le jeune Yousouf, en qualité de lieutenant chargé de la surveillance de la Mitidja et du Sahel. Le khalifa Yousouf fit de nombreuses expéditions qui ravagèrent la plaine et tinrent les Arabes en respect autour d’Alger.

 

 

Effacé bientôt par son lieutenant, Bourkaïb paraissait rarement. Cependant il accompagna le général Clauzel dans son expédition sur Médéa pour remplacer le bey de Titteri, Bou Mezrag, qui trahissait la France, par Mustapha ben El-Hadj Omar, le fils de sa sœur. Le général Clauzel réussit dans son expédition. Bou Mezrag se rendit prisonnier à Blida. Omar fut installé dans ses nouvelles fonctions avec le cérémonial ordinaire; mais au retour à Alger, victime, de basses intrigues, Hamdane Bourkaïb fut destitué. Il dut rendre  à M. Rolland de Bussy, par ordre supérieur, et entre les mains de M. Daubignosc, chef de la police, le yatagan d’honneur qu’il avait reçu comme insigne de son grade (procès-verbal trouvé dans les papiers). Pendant quelque temps, il ne put sortir que sous la surveillance d’un gendarme. Il fut remplacé alors par Mendery, nommé grand prévôt. Les fonctions d’agha des Arabes furent provisoirement supprimées.

 

 

Exilé peu après, interné à Paris, Hamdane Bourkaïb rentra en grâce après des péripéties trop longues à raconter, et toucha sa solde d’agha jusqu’au 12 février 1832. Le général Berthezène se l’attacha. Il écouta trop souvent ses conseils, dit Pélissier de Raynaud.

 

 

Mais la faveur dont il jouissait de nouveau ne dura pas longtemps. Le père d’Abd-el-Kader, partant pour la Mecque avant la colonisation, était logé à l’haouch Kalaïdji, chez Mustapha ben Omar, dont la mère était Khaddoudja Bourkaïb, mariée à Hadj Omar el-Kobby, descendant des Maures d’Andalousie.

Aussi, quand Mahi-Eddine, après avoir été nommé agha des Arabes, commença, vers 1832, à agiter le pays, la famille Hamdane fut soupçonnée d’appuyer le mouvement et deviser une restauration musulmane (Pélissier de Raynaud). L’insurrection s’accentuant, Bourkaïb, devenu suspect, fut exilé de nouveau, emportant, dit-on, pour ses besoins personnels, un sendouq de grande dimension, rempli d’or et contenant ses bijoux et ses armes. A Paris, il se maria pour la troisième fois avec une Française. Fort malade, le gouvernement français l’autorisa à rentrer dans sa ville natale. Il revint à-Alger vers 1835, à peu près ruiné. Le ministre de la guerre lui accorda un secours de 8,000 francs. Malade, il traîna quelque temps à sa campagne de Zéghara, au-dessus de Notre-Dame d’Afrique, et mourut d’un cancer à la langue, le 12 avril 1836, dans sa maison, 47, rue de la Casbah. Il fut enterré à la mosquée Sidi-Abderrahmane-Thsualabi, près du jardin Marengo.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(1) – L’aminé es-sekka était à Alger un fonctionnaire du service des finances, investi de la confiance du dey. Il avait pour mission de s’occuper de la frappe de la monnaie et il devait, en même temps, éviter la circulation des monnaies de mauvais aloi et empêcher toute fraude en ces matières.

 

 

(2) الجزائر المحمية بالله-  Alger, la bien gardée de Dieu.

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




La Caverne de RAYMOND LULLE

2052017

 

 

 

 

La Caverne de RAYMOND LULLE  dans Attributs d'Algérienneté Ramon_Llull

 

 

Au bout du cap de Bougie, on voit un grand trou ou une voûte qui traverse le cap N-S sous laquelle pourrait passer une galère mâtée et où les brigantins et les bâtiments à rame de Majorque viennent se cacher pour attendre les bâtiments turcs et les prendre.

Quelques-uns appellent cette voûte, la Caverne de Raymond LULLE*, qui, cherchant la pierre philosophale, passa pour magicien. Les autres disent que la Caverne de Raymond LULLE est une grotte à un grand quart de lieue de la ville, vers l’endroit où il y a un bon mouillage.

 

Sous cette voûte il y a une source d’eau et l’on y voit le restant d’une ancienne citerne sur laquelle on a bâti un marabout ou oratoire et ermitage pour un saint turc.    

 

 

 

 

 

 

* : Raymond LULLE, missionnaire franciscain de Majorque, vint, au XIVe siècle, tenter d’implanter le christianisme parmi les populations du Maghreb central et oriental.

Entre deux séjours à Tunis, il débarqua à Bougie, venant de Paris par Montpellier et Majorque en 1307. Après une prédiction sur la place publique, il fut arrêté, jeté en prison puis expuisé.   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Chant populaire

30042017

 

 

 

 

 

Chant populaire dans Littérature 1492596015-899444s080820

 

 

 

 

 

 

 

Cette ancienne berceuse était chantée par les femmes de Guelma pour endormir leurs enfants.  

 

 

 

 

Mon fils dort dans le berceau

Et je le berce.

Quand il sera grand il lira sur la planche

Et le professeur l’instruira.

 

 

Mon chéri est parmi les garçonnets

Le plus agile d’entre eux.

Lorsque vient le coucher du soleil

Il part les laissant seuls.

 

 

O postillon ! Conduis bien,

Prends garde de faire tomber mon fils ;

Je te prie de veiller sur lui

Et te paierai de mes deniers.

 

 

Son père est satisfait

Quand il commence à lire

Et son frère le caresse

D’un coup amical sans lui faire mal.

 

 

Mon fils nage sur la mer

Comme un capitaine marin,

S’il voyage sur terre

Il monte la chamelle coureuse.

 

 

Mon fils est cavalier de goum

Monté sur une jument ;

Si le sommeil arrive

Il se repose un peu.

 

 

Mon fils est parti chasser.

Il me rapporta un porc-épic ;

Lorsqu’il voulut recommencer

Il rencontra les voleurs.

 

 

Mon fils est toujours propre

Il se lave au bain maure.

Lorsque vient l’époque de l’été

Il mange de la chair de colombe.

 

 

Les amis de mon fils sont raisonnables

Et il est le plus sérieux d’entre eux ;

Si la bataille se déclare

C’est lui qui est le premier !

 

 

Dès le matin de bonne heure

Il se lève et travaille ;

Lorsqu’arrive la fin de la matinée

La gazelle revient dans son parc.

 

 

O gens comment vais-je faire !

Mon fils m’a quitté,

Mon esprit s’égare

En songeant au peu de temps que je l’ai vu.

 

 

Mon fils est cadi,

Il tranche les différends,

Il juge par une décision sûre

Entre les partisans des délits.

 

 

 

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 







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