Anciennes Coutumes & Traditions Algériennes relatives à la célébration d’ Ennayer

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La durée de la fête est variable, généralement elle est de trois jours. A Tlemcen le premier jour s’appelle يوم نفقة اللحم)), le deuxième jour (يوم نفقة الكرموس), le troisième (راس العام). Les moulins restent fermés pendant trois jours. A Tlemcen, les fours publics chôment pendant les 3 jours qui suivent la première nefqa. On apporte à la ville, pour les vendre, du lait, des tiges de palmier nain (دوم) dont on mange le cœur. Les fermiers offrent ces mêmes produits à leurs propriétaires qui leur donnent en retour des fruits. L’année sera ainsi blanche comme le lait et vertes comme le palmier.

 

En Kabylie, on place dans les champs ensemencés des tiges de laurier-rose pour chasser les insectes. Chez les nomades, on jette des plantes vertes sur les tentes. Les Beni Bou Saïd font, à leurs chevaux et aux agneaux, une litière de verdure de même au Telagh. A Tlemcen, il est des maisons où, pour l’Ennayer, on jonche de feuillage frais le sol de la cour (de même à St-Denis-du-Sig).

 

 

 

 

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Pour que l’année ne soit pas (حار), brûlante, on évite, un peu partout, de manger des aliments épicés pour l’Ennayer (1er jour), ou des aliments amers, tels que les olives.

Pour le deuxième jour, appelé a Tlemcen نفقة اللحم . En Kabylie, il y a, à cette occasion, ‘thimecheret’ (distribution de viande). Dans l’Aurès, on sacrifie moutons et chèvres. Au Khemis (Beni Snous), on égorge dans chaque famille un nombre de volailles égal à celui de ses membres. Une femme qui allaite ou qui se trouve enceinte mange deux poules. A Tlemcen, dans les familles fortunées, les femmes mangent des coqs, les hommes mangent des poules. On engraisse ces volailles longtemps à l’avance. Même coutume dans la Grande Kabylie. Il importe de manger, ce jour-là, de la viande de poule ; ceux qui sont trop pauvre pour en acheter ont soin de se nettoyer les dents avec des os de poulets. A Nédroma, près de Tlemcen, on mange (le deuxième jour) des têtes de mouton. L’on dit :

من ياكل راس فناير يبقى راس

« Celui qui, pour l’Ennayer, mange une tête, reste tête (homme supérieur) ».

 

 

Le dîner se compose uniquement de berkoukes qui se prépare en roulant en gros grains de la semoule grossière. On ne le place pas comme le couscous dans l’ustensile en alfa (ar : كسكاس / berb : انفيف / Nédroma et Tlemcen : قلال ) pour le faire cuire sur une marmite (ar : قدرة / berb : ثايدروث) à la vapeur d’un bouillon (ar : مرقة / berb : ثيسي). On le fait cuire simplement dans du lait. A Géryville, on cuit le berkoukes dans le keskas, mais on le fait en une seule fois (tandis que le couscous se cuit en trois fois) ; on en laisse au fond de la marmite pour les génies ; on en place sur les pierres du foyer, dans le puits, sur la porte d’entrée, sur le moulin à main (قرويشة) ; mais s’il reste beaucoup de berkoukes, on empêche les djenouns de le gâter en plaçant sur le plat du charbon et du sel.

Chez les Beni Ournid pendant les huit jours qui précèdent l’Ennayer, on ne boit pas de lait aigre ; on ne fabrique d’ailleurs pas de beurre durant cette période. On évite de mêler au berkoukes des condiments.

Même coutume chez les nomades ; ils donnent à manger aux pierres du foyer (مناصب), on place du berkous contre la poutre centrale qui soutient la tente, dans les ustensiles, contre les pièces d’étoffe qui la composent.

On laisse un peu de barkoukes dans les ustensiles pour que, selon les uns, les génies (جنون) trouvent à manger, ou bien pour l’Adjoûzat ennâyer selon d’autres, ou bien encore pour les chiens et les chats qui, ce jour-là, ne doivent pas manquer de nourriture ; peut-être aussi pour la même raison qui fait que l’on ne balaie pas la maison pour l’Ennayer.

A Tlemcen, on mange aussi le berkoukes le jour où l’on commence les labours. Le propriétaire en porte, aux champs, à ses fermiers. On place, dans le premier sillon, du levain, des fèves et une grenade (chez les Beni Snous : du levain, des figues, une grenade). A en croire de vieux tlemceniens, on commençait autrefois les labours pour l’Ennayer. On dit encore ici :

خل زيتونك لنّاير * يضمن لك الخساير

« Laisse tes olives jusqu’à Ennayer ; il te donnera une compensation (en qualité) pour la perte subie (en quantité) ».

1512986360-femmes-roulant-du-couscous dans Coutumes & Traditions

 

 

 

 

 

Les kabyles (Djurdjura) sèment leurs légumes et plantent les jeunes arbres pendant les quinze jours du mois de yennayer. Ce moment est choisi pour faire, dans les plantations d’arbres fruitiers, un premier labour.

A Tlemcen, ceux qui font cuire le pain que l’on porte à leur four (طرّاح) gardent une partie des pains et demandent des étrennes (عوايد), on leur donne de l’argent, des fruits ; on donne aussi des étrennes aux hommes chargés d’enlever les ordures (زبّال), ainsi qu’aux garçons des bains maures.

Pour l’Ennayer, on ne donne pas son levain aux voisins, on ne le prête pas, mais il est fait plus volumineux que d’habitude ; cela, afin qui toute l’année, tous jouissent dans la maison s’un grand bien-être dont le levain est le symbole.

Près de Mascara, on réunit pour l’Ennayer, le plus d’hôtes possible. Aux environs de Tlemcen, dans certains douars, les habitants se réunissent sous une même tente, de préférence sous celle d’un homme qui a perdu sa fortune, ils y font un repas ensemble. On ne s’absente pas pour l’Ennayer.

Une jeune tlemcénienne, qui marchait sur des coquilles d’œufs, ne trouverait pas de mari, surtout si cela lui arrivait pendant l’Ennayer. Même croyance à Nedroma.

Saïda, des vieillards vont de porte en porte. Ils font des souhaits :

 

 

عام مبروك. الله يدخله عليكم بالحنة و الرحمة

Bonne année ! Que Dieu vous apporte une année de clémence et de miséricorde !

Des souhaits faits sans sincérité se retournent contre celui qui les a formulés.

 

 

On se fait aussi des cadeaux. A Nedroma, à Tlemcen, le fiancé envoie, à sa promise, un sultani d’or, un foulard de soie. Sa famille offre, aux parents de la fiancée, une corbeille de palmier nain (قطانية) remplie de fruits divers et de pains aux œufs. Elle en reçoit le lendemain un t’ifour (table ronde avec bordure en planches) garni de crêpes et un pot de miel. Même échange entre la famille d’une femme mariée pendant l’année et le nouveau ménage. On s’offre, entre voisins, des assiettes pleines de berkoukes. On porte des fruits et des crêpes aux juifs de leur connaissance qui leur offrent en retour des reqàqàs (à pâte sans sel ni levain), à la fête dite des reqàqàs.

 

Mascara, à Saïda, à Géryville, on doit manger beaucoup le jour d’Ennayer et ainsi, on ne souffrira pas de la faim pendant l’année nouvelle. A Tlemcen les parents recommandent la sobriété aux enfants et menacent les gloutons de l’âdjoûzat ennayer (عجوزة اناير). Cette vieille femme ouvre, pendant la nuit, le ventre des enfants qui ont trop mangé, prend la nourriture qui s’y trouve, et coud la plaie avec du palmier nain (à Nedroma عقوزة), on l’appelle à Geryville la lemmâsâ (لماسة) ; elle chatouille, pendant la nuit, ceux qui n’ont pas suffisamment mangé.

 

 

La coutume de promener un lion (ayred) pour l’Ennayer se rencontre au Khemis, au Bou Hallou, Beni Snous et aussi chez les Beni Bou Saïd, ainsi que dans l’Aurès (voir ici).

 

 

 

Tlemcen, au 19ème siècle, les élèves de chaque école coranique faisaient pour l’Ennayer une quête au profit de leurs maîtres. De vigoureux tolbas, un bâton à la main, conduisaient des ânes chargés de denrées recueillies. L’un des tolbas se plaçait sur le visage un masque taillé dans une citrouille, agrémenté d’une barbe, de sourcils et barbouillé de plâtre. Le talb masqué s’appelait Boubennâni, il parcourrait les rues de la ville, suivi de ses camarades qui criaient : »Boubennâni ! ». Voici leurs paroles :

 

 

بوبنّاني هاهاه ، و ثنّاني هاهاه ، و ثلثلو هاهاه، و ربعلّو هاهاه، و خمسلّو هاهاه……

Et ainsi, jusqu’à dix.

 

 

Sans autrement s’annoncer, Boubennâni entre dans chaque maison et se couche dans la cour. Ses camarades entrés avec lui l’interpellent :

 

 

بـاش اتقوم ابو بنّاني

« Moyennant quoi te lèveras-tu, Boubennâni ? »

 

 

Celui-ci répond :

انقوم بالشريحة و الكرموس، و الحوز الفروقي، و الرمان المشقوق، و فطور الطالب مالفوق.

« Je me lèverai pour des figues sèches, ouvertes ou non ; pour de grosses noix ; pour des grenades que la maturité a fait éclater ; pour le déjeuner du maître par-dessus le marché ».  

 

 

Le maître de la maison donne aux tolbas des fruits mélangés, des grains, de la farine. Les jeunes gens remercient en chantant :

لا اله الا الله

هذا الدار دار الله * و الطلبة عبيد الله

عمّرها و ثمّرها * بجاهك يا رسول الله

« Cette maison est la maison de Dieu * et les tolbas sont les serviteurs d’Allah

Puisse-t-elle pas considération pour toi, ô Envoyé de Dieu, être habitée et prospère. »

 

 

Mais si l’on n’a rien donné à Boubennâni, le vacarme commence. Les jeunes gens hurlent :

المسمار في اللوح، مول الدار مذبوح، شبرية معلقة، مولاة الدار مطلقة

 « Que le maître de la maison soit égorgé ! Et la maîtresse répudiée ! »

 

(Les autres paroles « le clou dans la planche, le pot suspendu » ne paraissent être là que pour la rime)

 

 

Quand les tolbas d’une école se rencontraient avec les élèves d’une autre, une bagarre, souvent sanglante, commençait. Le parti qui l’emportait dépouillait l’autre. Le produit de la quête était apporté au maître qui donnait un repas (زردة) et accordait un jour de congé. Ce genre de quête a été interdit plus tard.  

 

 

Le personnage masqué appelé Bou Bennani ; on prononce aussi بومنّاني Boumennâni. À Nedroma, le personnage déguisé s’appelle المسيح, le Messie ; il porte un masque en peau de lapin. Il est coiffé d’un vieux كسكاس, garni de plumes. On lui passe au cou un collier de coquilles d’escargots (اغلال).  Le Messie danse, un camarade l’accompagne en frappant sur un tambour fait d’une marmite défoncée, recouverte d’une peau. Un individu, portant un sac, suit le Messie et recueille des figues aux portes ; on l’appelle حمار الكرموس, l’âne aux figues. 

 

Dans les environs de la ville, c’est un jeune garçon qui se déguise en femme et demande, à chaque porte, des figues.

Dans la Grande Kabylie, un homme masqué se promène dans le village à la tombée de la nuit.

 

 

Tlemcen, on se garde d’aller au bain pendant les trois jours de fête, durant lesquels on ne change ni de linge, ni de vêtements. On ne se rase pas. En Kabylie, on choisit ce jour pour faire aux enfants leur première coupe de cheveux. On ne se taille pas les ongles. Si, par mégarde, on s’est coupé les ongles, on enterre plus soigneusement que d’habitude les parties enlevées (il est de même chez les juifs de Tlemcen). Ceux qui ont de la vermine craignent ; le jour d’Ennayer, de s’en débarrasser. Certains maris évitent d’avoir, pendant la première nuit d’Ennayer, des rapports avec leurs femmes. L’enfant qui en pourrait naître apporterait le malheur dans la famille.

Pendant trois jours, les femmes ne balaient pas les chambres ; ou bien, si elles le font, elles laissent les balayures dans un coin, à l’intérieur de la pièce ; afin, disent-elles, que la prospérité ne sorte pas de la maison ; car une chambre nettoyée à ce moment resterait, toute l’année, nue comme l’aire que l’on a soigneusement balayée après le dépiquage. Chez les Beni Snous, on fait rentrer, pour l’Ennayer, les objets prêtés. A Saïda, on achète pour ce jour un balai neuf, que l’on introduit dans la maison en le jetant, par-dessus les murs, de la rue jusqu’à la cour intérieur. 

 

 

 

 

Se teinter le bord des paupières avec du collyre ; puis la nuit se placer un tamis sur le visage en comptant les étoiles au ciel. Cela, afin de renforcer sa vue. Cette coutume se rencontre un peu partout en Oranie. A Tlemcen les enfants se mettent aux yeux du collyre, les uns pour faire fuir l’adjoûzet-ennayer, d’autres pour préserver l’œil du froid ou d’une lumière trop vive. En Kabylie presque tout le monde fait usage ce jour-là de collyre. A Nedroma, certains se teignent les mains avec du henna.

 

 

 

 

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Si dans une famille, un enfant, né avant l’Ennayer, perce des dents, une petite fille le prend sur son dos. Elle se présente ainsi aux portes en demandant de quoi préparer à l’enfant de la bouillie (pour lui faire pousser les dents. Ses compagnes chantent :    

 

 

 

يا سنينة يا بنينة * تخرج لوليدي سنينة * بجاه مكة و مدينة * و رجال الله الكاملين 

 

 

 

« O petite dent, excellente petite dent * tu viendras à mon jeune enfant* par considération pour (les deux villes saintes) La Mecque et Médine et pour tous les saints de Dieu ».   

 

 

 

 

Les enfants des riches, aussi bien que ceux des pauvres, sont ainsi conduits de porte en porte, cette démarche ayant surtout pour but de préserver l’enfant du mauvais œil. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Médaille Propagande Kabylie 1857

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Médaille Propagande Kabylie 1857 dans Attributs d'Algérienneté 1513158191-s-l1600

 

 

 

 

 

 

Ces médailles de propagande ont été frappées pour commémorer la victoire française de 1857. Alors gouverneur de l’Algérie, le général Jacques Louis Randon organise en mai 1857 une expédition militaire dans le Djurdjura en Kabylie. Début juillet, la Grande Kabylie est soumise et la résistance algérienne cesse.

 

 

 

 

 

 

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L’Empire des Sanhadja

6012018

 

 

 

 

 

L’Empire des Sanhadja   dans Histoire

Achir, la cour du palais de Ziri

 

 

 

 

 

 

Les Sanhadja de la première race descendaient de Telkat, fils de Kert, fils de Sanhadj. Leur pays renfermait les villes d’El-M’cila (M’sila), Hamza, Alger, Lemdïa [Médéa], Miliana et les régions occupées plus tard par les Beni-Yezîd, les Hossein, les Attaf, tribus zoghbiennes, et par les Thâleba. Au milieu des Sanhadja vivaient plusieurs peuplades ayant la même origine qu’eux et dont la postérité habite encore les territoires où leurs ancêtres avaient demeuré. Ces peuplades sont les Metennan, les Ouannougha, les Beni-Othman, les Beni-Mezghanna, les Beni-Djâd, les Telkata, les Botouïa, les Beni-Aïfaoun et les Beni-Khalîl. On rencontre les descendants des Telkata dans les provinces de Bougie et de Tunis. Les Telkata avaient la prééminence sur toutes ces tribus.

 

Quelques historiens de Maghreb racontent que Menad, fils de Mencous, gouverna une partie de l’Ifriqiya et du Maghreb central au nom des Abbassides, et qu’il tint son autorité des Aghlabides. Il eut pour successeur son fils Zîri-Ibn-Menad, qui devint un des plus puissants des princes berbères et qui eut à soutenir une longue guerre contre ses voisins, les Maghraoua, peuple de race zenatienne qui habitait le Maghreb central.

 

Quand les Fatimides furent parvenus à établir leur domination en Ifriqiya, Zîri passa de leur côté à cause des liens de clientèle qui attachaient sa famille à celle d’Ali-Ibn-Abi Taleb, et, dès lors, il se montra un de leurs partisans les plus dévoués. S’étant fait appuyer par eux, il obtint l’ascendant sur ses adversaires, les Maghraoua : aussi, cette grande tribu et tous les autres peuples d’origine zenatienne s’éloignèrent à jamais des Fatimides pour embrasser le parti des Omeyades espagnols, dont ils firent reconnaître la souveraineté dans le Maghreb central et dans le Maghreb-el-Aksa.

 

A l’époque où Abou-Yezîd eut presque anéanti la puissance des Fatimides à Kairouan et à El-Mehdïa, Zîri attaqua les Kharidjites, partisans du chef rebelle, et, tout en les harcelant, il fit passer des secours aux Fatimides enfermés dans El-Mehdia.

 

Il rendit ainsi à cette dynastie un service qu’elle n’oublia pas. Voulant toutefois s’assurer un lieu de retraite en cas de revers, il bâtit la ville d’Achîr sur le flanc d’une montagne située dans le pays des Hossein et appelée encore aujourd’hui la montagne de Tîteri. Ayant fortifié cette résidence avec l’autorisation d’El Mansour [le fatimide], il sévit bientôt seigneur d’une des plus grandes villes du Maghreb. L’étendue et la population d’Achîr s’accrurent rapidement, et les pays les plus éloignés y envoyèrent leurs savants et leurs négociants. Quand Ismaïl-el-Mansour assiégea Abou-Yezîd dans le château de Kîana, Zîri lui amena une armée composée de Sanhadja et d’autres peuples berbères. Jusqu’à la prise de cette forteresse, il ne cessa de harceler l’ennemi, et s’étant ainsi acquis l’amitié d’El-Mansour, il rentra en Maghreb, comblé d’honneurs et de riches présents. Outre un diplôme qui le constituait chef des Sanhadja, il obtint de ce prince la permission d’élever des palais, des caravansérails et des bains dans Achîr, Il reçut aussi le commandement de la ville et de la province de Tahert. Quelque temps après, il autorisa son fils Bologguîn à fonder trois villes, l’une sur le bord de la mer et appelée Djézaïr Beni-Mezghanna (les îles des enfants de Mezghanna/ Alger), et l’autre sur la rive orientale du Chélif et appelée Miliana; la troisième porta le nom des Lemdïa (Médéa), tribu sanhadjienne. Bologguîn fut investi par son père du gouvernement de ces trois places, qui sont devenues les villes les plus importantes du Maghreb central. Zîri ne suspendit jamais ses hostilités contre les Maghraoua, et il montra toujours une fidélité inaltérable à la cause des Fatimides. Djouher-el-Kateb ayant fait une expédition dans le Maghreb-el-Aksa, par l’ordre d’El-Muez-li-Dîn-Allah-Mâdd, amena Zîri avec lui, d’après la recommandation de son souverain, et eut souvent occasion de louer les grands services rendus par ce chef. Pendant le siège de Fez, où Ahmed-Ibn-Bekr-el-Djodami résista très-longtemps au général Djouher, Zîri déploya une grande bravoure, et dans une attaque nocturne, emporta la ville par escalade.

 

La guerre entre Zîri et les Maghraoua devint enfin si acharnée que ceux-ci formèrent une alliance avec El-Hakem-el-Mostancer [souverain omeyade de l'Espagne] et firent proclamer l’autorité de ce prince dans le Maghreb central. Mohammed, fils d’El-Kheir et petit-fils de Mohammed-lbn-Khazer, prit une part si active à cette démonstration qu’El-Muez jugea nécessaire de lui opposer les troupes sanhadjiennes. Il donna en même temps à leur commandant, Zîri, le gouvernement du Maghreb et l’autorisation de s’approprier tous les pays qu’il parviendrait à soumettre. Zîri réunit aussitôt les forces de son territoire et se mit en marche. Son avant-garde poussa en avant, sous la conduite de Bologguîn, afin d’attaquer à l’improviste les troupes zenatiennes qu’Ibn-elKheir était en train de rassembler. Le chef maghraouien n’avait pas encore complété ses dispositions, quand les Sanhadja fondirent sur lui. Il s’ensuivit un des conflits les plus acharnés qu’on eût jamais vus; la ligne de l’armée zénato-maghraouienne fut enfoncée, et Mohammed-Ibn-el-Kheir, se trouvant dans l’impossibilité d’échapper et jugeant la mort inévitable, passa dans un endroit écarté et mit fin à ses jours en se jetant sur son épée. Les Zenata prirent la fuite, et pendant le reste de la journée, les Sanhadja continuèrent à les poursuivre et les tailler en pièces. Plusieurs siècles après, on voyait encore les ossements des morts répandus sur le champ de bataille. L’on rapporte que plus d’une dizaine de leurs principaux émirs y perdirent la vie. El-Muez reçut les têtes de ces chefs et ressentit la joie la plus vive à l’aspect de ce cadeau que Zîri lui avait envoyé. Quant à El-Hakemel-Mostancer, il éprouva un chagrin profond du coup terrible qui avait ainsi ébranlé son autorité.

 

Zîri et les Sanhadja parvinrent alors à dompter les peuples nomades du Maghreb; il s’acquit ainsi une grande supériorité sur Djâfer-lbn-Ali seigneur d’El-Mecîla et du Zab, et son rival en rang à la cour du khalife. El-Muez ayant alors pris la résolution de transporter au Caire le siège de son gouvernement, invita Djâfer à quitter El-Mecîla et à venir prendre le commandement de l’Ifriqiya. Cet émir, redoutant les intrigues qui s’ourdissaient contre lui depuis quelque temps, hésita d’obéir, et ayant appris qu’un des affranchis d’El-Muez était en route pour le chercher, il céda à la crainte et s’enfuit d’El-Mecila. Arrivé au milieu des Maghraoua, il les rallia autour de lui, et profitant des bonnes dispositions que ces peuples lui témoignèrent ainsi que de leur ancien attachement pour les Omeyades, il proclama de nouveau la souveraineté d’El-Hakem-el-Mostancer. Zîri sentit la nécessité de comprimer cette révolte avant que les insurgés eussent le temps de raffermir leur puissance. Il se hâta donc de marcher contre eux et de leur livrer bataille. A la suite d’un combat sanglant, l’armée sanhadjienne fut mise en déroute; le cheval de Zîri s’abattit sous lai, et la retraite des vaincus laissa voir les corps de leur chef et de ses gardes étendus au milieu d’un champ de carnage. La tête de Zîri fut portée à Cordoue par une députation d’émirs maghraouiens, qui avaient pour mission de renouveler à El-Hakem-el-Mostancer le serment de fidélité et de lui demander l’appui de ses armes. Yahya-Ibn Ali, le frère de Djâfer, conduisit cette députation. Zîri perdit la vie en l’an 360, après avoir gouverné pendant vingt-six ans. Quand la nouvelle de ce désastre parvint à Achîr, Bologguîn se mit aussitôt en campagne et remporta sur les Zenata une victoire éclatante. Par cet exploit il vengea non-seulement la mort de son père et de ses parents, mais il mérita les éloges d’El-Muez et obtint sa nomination au gouvernement d’Achîr, de Tèhert et de toutes les provinces du Maghreb qui avaient composé les états de son prédécesseur. Il reçut, de plus, le gouvernement d’El-Mecîla, du Zab et des autres provinces qui avaient appartenu à Djâfer-lbn-Ali. L’accroissement de sa puissance et l’étendue que ses états venaient de prendre, lui permirent d’écraser les Mezata, les Hoouara, les Nefza et les autres Berbères qui habitaient des maisons construites de broussailles. Il pénétra au fond du Maghreb pour châtier les Zenata, et, cette entreprise accomplie, il revint, l’an 361, à la cour du sultan, qui l’avait invité à venir se charger du gouvernement de l’Ifriqiya. Les honneurs dont El-Muez le combla en cette occasion, excitèrent au plus haut degré la jalousie des Ketama. Ce monarque partit alors pour le Caire, après avoir constitué Bologguîn son lieutenant en Ifriqiya. Tel fut le commencement de la dynastie ziride.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




La jument de Mohamed-ben-Mokhtar

4012018

 

 

 

 

 

La jument de Mohamed-ben-Mokhtar   dans Attributs d'Algérienneté 1512725290-pl039

 

 

 

 

 

Un Arabe du sud, nommé Mohamed-ben-Mokhtar, était venu acheter des grains dans le Tell, après la moisson ; ses tentes étaient déjà placées sur Oued-Seghouan, et il s’occupait de son commerce avec les Arabes du Tell, quand le bey Bou-Mezrag* (le père de la lance) vint fondre sur lui, à la tête d’une nombreuse cavalerie, pour châtier l’un de ces délits imaginaires que savaient inventer les Turcs comme prétextes à leur rapacité.

 

Aucun bruit n’avait transpiré ; la razzia fut complète, et les cavaliers du Makhzen se livrèrent à toutes les atrocités ordinaires en pareil cas. Mohamed-ben-Mokhtar monte alors rapidement sur sa jument bai brûlé, magnifique bête enviée et connue de tous les Sahariens, et, comprenant la gravité de la position, il se décide à sacrifier toute sa fortune au salut de ses trois enfants; il met l’un d’eux, âgé de quatre ans, sur le devant de sa selle; un autre, âgé de six ou sept ans, derrière lui, embrassant le troussequin, et il allait emporter le dernier dans le capuchon de son burnous, quand il en fut empêché par sa femme, qui lui dit: « Non, non, je ne te le donnerai pas: Ils n’oseront jamais tuer un enfant à la mamelle. Pars, je le garde avec moi, Dieu nous protégera! » Mohamed-ben-Mokhtar s’élance alors, fait le coup de fusil et sort de la mêlée; mais, vivement pressé, il marche le jour et la nuit suivante, et entre le lendemain soir dans Laghouat, où il est en sûreté. 

 

 

Peu de temps après, il sut que la femme avait été sauvée par des amis qu’il avait dans le Tell, 
Mohamed-ben-Mokhtar et sa femme vivent encore, et les deux enfants qu’il a emportés sur sa selle sont aujourd’hui cités parmi les plus beaux cavaliers de la tribu. 

 

 

Est-il une scène plus dramatique, plus digne du pinceau, que cette famille sauvée par un cheval au milieu du pillage et de l’ardente mêlée? 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

*:  Mostéfa Boumezrag dernier bey du beylik du Titteri, de 1819 à 1830. Mort en exil à Alexandrie en Égypte.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




La flûte Djaouak

2012018

Légende de Constantine

 

 

 

 

 

 

La flûte Djaouak dans Croyances & Légendes

 dans Croyances & Légendes

Flûte à conduit « djaouak » 

 

Appelé aussi à Constantine  ‘LE FHEL’.

 C’est une flûte de roseau appelée « bédouine » d’une vingtaine de centimètres de long et environ deux centimètres de diamètre. C’est aussi un instrument de base de l’orchestre Constantinois. Muni de six trous à l’avant et d’un trou à l’arrière, il permet des improvisations et des accompagnements d’une beauté mélodique que seuls l’oud et le violon alto peuvent égaler

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mohammed était un des plus célèbres musiciens de Constantine ; on l’appelait à prendre part à toutes les fêtes, d’où il revenait toujours comblé de présents. 

Cependant Mohammed était triste. Quelle pouvait être la cause de sa tristesse ? Hélas ! son fils, qui promettait d’hériter de son talent et de sa réputation, était mort peu de temps après son mariage, et le vieux musicien ne cessait de demander au Prophète de le laisser vivre assez longtemps pour qu’il pût transmettre ses connaissances musicales à son petit-fils, dernier rejeton de sa race. 

L’enfant, qui se nommait Ahmed, manifesta de bonne heure un goût prononcé pour la musique ; bientôt le vieillard lui ayant confectionné une flûte dont la grandeur était appropriée à ses petites mains, put l’emmener avec lui dans les fêtes, où chacun le félicitait sur le talent précoce de son petit-fils, et l’assurait qu’il parviendrait à l’égaler. 

Un jour que l’enfant était resté seul à la maison, Mohammed fut fort étonné, en revenant chez lui, d’entendre une musique qui semblait produite par deux instruments. 
Pensant que quelque musicien étranger était venu le voir, il pressa le pas, mais, en pénétrant dans la cour, il ne vit que son fils, qui, ne l’ayant pas entendu venir, continuait à jouer de la flûte, et produisait, à lui seul, cet ensemble de sons tout nouveaux. 

L’enfant, ayant introduit l’extrémité de sa petite flûte dans celle de son grand-père, avait obtenu une étendue de sons jusque-là inconnue sur cet instrument. Et comme Mohammed le questionnait au sujet de sa découverte, il répondit simplement qu’il avait voulu que sa voix suivît celle de son aïeul. 

En effet, les sons de la petite flûte suivaient graduellement ceux de la grande, ou, pour mieux nous exprimer, complétaient presque l’octave, dont la grande flûte ne donnait que les premiers sons les plus graves. 

Les marabouts, appelés à se prononcer sur ce fait extraordinaire, en conclurent que le Prophète avait voulu indiquer que l’enfant continuerait la réputation du nom de son aïeul et même la surpasserait. 

C’est à cause de cela qu’on nomma cette nouvelle flûte Djaouak, c’est-à-dire ce qui suit. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Mythes d’origine médiévaux des Berbères

31122017

 

 

 

 

 

 

 

Selon un mythe d’origine répandu à l’époque médiévale, jusqu’à être repris par Ibn Khaldûn au XIVe siècle, les Berbères étaient présentés comme les descendants de Mazigh, fils de Canaan, fils de Cham, l’un des trois fils de Noé. Ils vivaient en Palestine jusqu’à la mort de leur roi, Goliath, tué par David, ce qui provoqua ainsi leur fuite vers le Maghreb. Ce mythe remonte au Livre des Jubilés, écrit intertestamentaire du IIe siècle av. J.-C., où, d’après Yve Modéran, « Canaan, fils de Cham, se voyait attribuer une bonne partie sinon la totalité de l’Afrique du Nord ».

 

D’autres mythes eurent cours à l’époque médiévale, comme celui rapporté par l’auteur abbasside Ibn al-Kalbî (m. 819/821), selon lequel les Kutâma et les Sanhâdja descendraient de tribus yéménites qu’un certain Ifrîqus aurait laissées au Maghreb après en avoir fait la conquête.

 

 

Selon un autre mythe développé par un groupe de généalogistes berbères installés en al-Andalus au XIe siècle, les Berbères, divisés en Barânis et en Butr, seraient les descendants de Mazigh pour les premiers, alors que les seconds seraient les descendants de Barr, un Arabe qui étant tombé amoureux d’une femme aurait fui la jalousie de ses demi-frères en quittant l’Arabie pour s’installer en Palestine, c’est-à-dire au pays des Berbères d’où venaient Tamazigh, la mère de Barr.

 

Ces mythes d’origine furent l’enjeu de légitimation à une époque où tribus et dynasties berbères dominaient le Maghreb médiéval.   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Mosquée d’Ibn Touloun au Caire

29122017

 

 

 

 

 

Mosquée d’Ibn Touloun au Caire  dans Architecture & Urbanisme 1512199697-mosquee-ibn-touloun

 

 

 

 

 

 

 

En 868 Ahmad Ibn Touloun fut nommé par le calife abbasside Al-Mùtazz lieutenant du gouverneur de l’Egypte. L’année suivante, il se rendait indépendant de fait ; il unit, sous son pouvoir la Syrie à l’Egypte : sa cour était d’un luxe inouï. En 870, il abandonne l’ancien quartier d’al Askar pour établir sa propre cité, al-Qatâi, où il fait bâtir son palais. Makrisi nous en a décrit les richesses ; une salle d’or et d’azur était décorée d’un bas-relief en bois de grandeur naturelle, qui le représentait avec sa cour ; les figures étaient couronnées d’or, les turbans enrichis de pierres précieuses, les vêtements peints et incrustés. Les palais de ses dignitaires entouraient le sien. Sur la colline d’Yachkou, il bâtit sa mosquée.

 

La mosquée d’Ibn Touloun est le type de la mosquée à portiques. Des bâtiments annexes sont groupés autour d’elle, avec des cours extérieures, disposition qui rappelle les anciens temples égyptiens.

La mosquée elle-même mesure cent vingt mètres de long sur cent trente huit de large. A chacun des extrémités du sanctuaire se trouve un petit minaret, le minaret véritable étant en dehors de la mosquée. Il est bâti en pierre et sur plan carré. Des niches en arc outrepassé, géminées, décorent ses faces latérales. Il a la particularité d’être un exemple quasiment unique de minaret hélicoïdal ; on ne retrouve en effet entre cette caractéristique que dans la mosquée de Samarra.

 

 

 

 

1512199922-ibn-tulun-mosque dans Architecture & Urbanisme

 

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Il en est de même en Mésopotamie où le gypse est si beau et si abondant que les Assyriens y taillèrent leurs hauts et bas-reliefs. On retrouve dans l’emploi des colonnes engagées cantonnant un massif carré ou rectangulaire la tradition des massif de quatre colonnes. Les arcades des nefs d’Ibn Touloun, où le tympan entre les arcs est allégé par une arcade ajourée, présentent une forme dont l’origine nous est inconnue, mais qu’on retrouve au (dessus des piles des ponts sassanides de Dezfoul et de Chouster. Il n’est pas jusqu’à certains détails d’ornementation qui ne rappellent la décoration des étoiles sassanides, celles notamment qui reproduisent le globe ailé des chapiteaux de Tag-i-Bostan. Enfin, c’est dans la mosquée de Touloun que paraissent pour la première fois les ogives, rappelant  les arcs des monuments d’Amman.  Si l’on songe que ma pierre ne manquait pas au Caire, cette préférence pour la brique s’expliquera surtout par les traditions mésopotamiennes apportées sous les Abbassides et qui se perpétuèrent encore dans l’architecture sous la dynastie des Fatimides chiites.

 

 

 

 

 

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fontaine d’ablution

 

 

 

 

Le mihrab que cantonnent quatre colonnes à chapiteaux byzantins, est décoré de mosaïques de marbre. Sa coupole est en bois, son encadrement formé de rinceaux de mosaïque d’émail ; au-dessus s’élève une petite coupole de bois soutenue par des pendentifs qui datent de la restauration du sultan Lagin au XIIIe siècle, comme aussi le mihrab de bois et les clôtures à jour des fenêtres. Ce ne sont pas ici des vitraux sertis dans une armature en plâtre, mais des dalles de pierre mince dont les découpures présentent des figures géométriques assez simples, mais très élégantes.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Tribu des OULED SIDI CHEIKH

27122017

 

 

 

 

 

Tribu des OULED SIDI CHEIKH  dans Attributs d'Algérienneté 1512209028-ouled-sidi-cheikh2

 

 

 

 

 

 

Elle se divise en Sidi Cheikh Cheraga (de l’est), et Sidi Cheikh Gh’raba (de l’ouest).

 

 

 

SIDI CHEIKH CHERAGA

Ouled Sidi el A’rbi

Ouled Sidi el Zeghem

Ouled Sidi Tahar

Ouled Sidi mahieddin

Ouled Sidi Bou en Nouar

Er Rhmena

 

 

 

 

 

SIDI CHEIKH GH’RABA

Ouled Sidi Abn el H’akem

Ouled Sidi Mohammed Abd Allah

Ouled Sidi el Hadj Ahmed

El Merasla

El Ma’bda

Ouled Sidi Ben Aïssa

Ouled Sidi et Tadj

Ouled Sidi Brahim

Ouled Ben Bou Saïd

Ouled Aziz

Ouled Sidi Sliman

 

 

 

 

 

 

Les Ouled Sidi Cheikh Cheraga campent ordinairement sur le territoire compris entre l’Oued Zergoun au sud, Stiten au nord, Bou A’lam à l’est, et les A’rbaouat à l’ouest.

Les Ouled Sidi Cheikh Gh’araba campent sur le pays compris entre El Bïod Gh’arbi à l’est, Figuig à l’ouest, et leurs montagnes au nord.

Leurs tentes, de couleur noire, sont toutes surmontées de bouquets de plumes d’autruche plus ou moins gros, selon la qualité du personnage ou la fortune de la famille; comme presque tous sont marabout, c’est là, disent-ils, un signe qui les distingue des tribus vulgaires.

Ils sont riches en chameaux, chevaux, moutons, chèvres et ânes, mais ils n’ont point de bœufs et très-peu de mulets.

Les soins à donner aux troupeaux ne les occupent point exclusivement; ils sont, par goût et par instinct, comme tous les Arabes, trafiquants autant que pasteurs; on les compte en grand nombre sur les marchés des Beni Mzab, de Metlili, de Figuig et de Timimoune dans le pays de Gourara.

 

Ils y portent:

Du beurre.
Du fromage.
Du blé.
De l’orge.
Des laines.

Des moutons. 

Des tapis nommés frach.
Des nattes.

Des cordes en palmier.

Des chapeaux de palmier ornés de plumes d’autruche.

 

 

 

 

 

 Ils rapportent des Beni Mzab:

Des fusils.

Des pistolets.

De la poudre.

Des balles.

Des pierres à fusil.

Des bernous.

Des h’aïk d’hommes et de femmes.

Des chemises en laine.

Des chaussures-brodequins.

Des babouches de femmes.

Du calicot.

Des épiceries.

De la coutellerie.

Du fer.

De l’acier.

Des fers à cheval

Des feutres pour selles.

Des laines filées et teintes.

Des teintures.

 

 

 

 

 

Ils rapportent de Timimoune:

Des esclaves nègres et négresses.

Des dattes.

Des vêtements de laine.

Du henna.

De la poudre.

Du tabac.

Des peaux tannées appelées filali.

Des saïe (pièces d’étoffes noires venues du pays des nègres; elles n’ont que six pouces de largeur; les femmes en font des ornements de tête).

 

 

 

Ils rapportent de Figuig les mêmes objets que ceux détaillés à l’article des Beni Mzab, et, en sus, tous ceux dont nous avons parlé ailleurs et qui sont tirés de (Fez).

 

 

 

 

Ils sont chérifs et prétendent descendre du premier khalifat du prophète, Sidi Bou Beker Seddik’, pour qui Mahomet aurait fait ce vœu:

Allah y’dja’l rekoubek sas, Que Dieu fasse que ta famille monte toujours à cheval, 

Ou rekeblek tenebas, Que ton genou soit toujours baisé,

Ou derritek tetàcha, Que ta postérité mange,

Ou ‘derriti tebka belach, Quand la mienne aura faim.

 

 

 

 

 

 

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Si Ahmed Hamza – Chef des  OULED SIDI CHEIKH 

 

 

 

 

 

Malgré cette communauté d’origine, chefs et fractions ont été souvent divisés; mais depuis quelques années ils vivent en bonne intelligence.

La sainteté des Sidi Cheikh et l’influence de leur qualité vénérée, non-seulement n’est point contestée, mais, de temps immémorial, elle leur a attaché un grand nombre de tribus qui se sont déclarées leurs kheddam (serviteurs) et qui se font orgueil de ce titre. Dans le principe, disent les Arabes, quand Dieu eut consacré un homme par un prodige, cet homme fut reconnu marabout’. Les tribus voisines d’abord, puis, et à mesure que sa réputation s’étendait, des tribus plus éloignées vinrent le visiter et demander des miracles à ses prières, de la pluie ou du beau temps, des récoltes abondantes, des vœux pour les nouveau-nés, pour les femmes stériles, pour les troupeaux malades. C’est l’histoire de tous nos saints, avec la différence que, dans la religion mahométane, le titre de marabout’ est héréditaire, et, avec lui, la puissance de cette aristocratie théocratique qui, de père en fils, rayonne sur un plus grand nombre d’individus.

 

Les kheddam (serviteurs) d’un marabout sont obligés d’aller, une fois l’an, visiter le tombeau où repose le premier saint, chef de sa famille, et chaque pèlerin, suivant sa fortune, y laisse des cadeaux, appelés ziara.

 

A son tour, le marabout, ou quelqu’un de ses parents, va visiter les kheddam, et ce voyage est encore l’occasion d’une ample récolte de présents qui, cette fois, prend le nom d’el ouada.

 

Le marabout impose à ses fidèles telle ou telle prière, ordinairement très-courte, de quelques mots seulement, mais qui doit être dite, à heure indiquée, souvent des milliers de fois, que l’on compte sur un chapelet; cette action s’appelle dheker. Cependant une condition exigée, c’est de changer souvent de prière et de laisser chaque fois, au patron, qui seul peut vous en indiquer une nouvelle, une petite redevance.

 

A l’aide de ces obligations pieuses, les marabout se sont si bien emparés de l’esprit des populations que beaucoup d’entre eux, comme certains abbés de notre moyen âge, se sont faits, dans un cercle plus ou moins étendu, plus puissants que leur sultan lui-même, qui les tient toujours en grande vénération, forcé qu’il est de se ménager leur intervention; il ne l’obtient souvent qu’au prix d’une riche ouada. Ils sont d’ailleurs affranchis de toute espèce de corvées et d’impôts.

 

Tous les Arabes ont un grand respect pour les Ouled Sidi Cheikh; mais leurs kheddam particulièrement dévoués de père en fils, sont:

Les Châmba.

Les gens d’Ouargla.

El Mekhadma.

H’al el Touat.

El Ar’ouat’ K’sal.

La moitié des A’rba.

Ouled Khelif.

Ouled Cha’ïb.

Zenakha

Djebel A’mour.

La moitié des H’arar.

H’al Engad.

El H’assesscna.

Bcni A’mer.

H’amïan.
Douï Menïa.
Dja’fra.
Ouled A’ïad.

 

 

 

On comprend facilement qu’avec autant de moyens d’action cette tribu, qui par elle-même est peu de chose, soit cependant une véritable puissance. Kheddam et tribu ne reconnaissent, en réalité, de seigneur et maître que leur marabout’, et lui obéissent passivement, le sultan ne vient qu’après; car, disent-ils, « si un sultan peut nous faire du mal, Dieu peut nous en faire bien davantage. »

Une révolte s’élève-t-elle dans la tribu? Il suffit au marabout d’une menace : « Que Dieu vous maudisse! Qu’il rende vos femmes, ou vos palmiers, ou vos chamelles stériles! » pour que tous viennent lui baiser les pieds. Il en est de même pour les kheddam : « Ainsi, nous disait un Arabe, les Ouled Sidi Cheikh n’auraient que vingt chevaux, ils ordonneraient à la puissante tribu des H’amïan, qui en a deux mille : elle obéirait dans la crainte de Dieu. »

Il faut l’avouer, au reste, les Ouled Sidi Cheik semblent n’user de ce pouvoir que pour faire le bien ; généreux et hospitaliers, si leurs zaouïa s’emplissent parles riches, qui y apportent:

Des moutons,
Des dattes,
Du blé,

Des fruits,

Du beurre,

Du benjoin,

Des bougies,

Des vêtements de laine,

De l’argent,

Et même des chameaux,

Elles se vident par les pauvres, que les besoins d’un voyage ou qu’une intention pieuse y appellent en foule tous les ans, et par les malades, les estropiés et les aveugles qui viennent y demander un miracle.

 

 

 

 

 

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Notable des Ouled-Sidi-Cheikh à Paris 1885

 

 

 

 

 

Les Ouled Sidi Cheikh ne s’allient qu’entre eux; ces nobles de la tente croiraient déroger en donnant leurs filles à des étrangers, à moins qu’ils ne soient, eux aussi, marabout de grande famille, et telle est la vénération générale dont ils sont entourés, même en dehors de leur territoire, que l’empereur du Maroc, Moula Abd er Rah’man, a épousé en 1844, la sœur de Sidi H’amza, nommée El Yak’out(le rubis). 

 

Les Ouled Sidi Cheikh sont renommés pour leur beauté; ils ont d’ailleurs tous les goûts des anciens gentilshommes. Ils aiment les beaux vêtements, les armes riches, les brillants équipages de guerre et de chasse; ils ont des meutes de lévriers, qu’ils font porter sur des chameaux jusqu’au lieu désigné, où ils courent l’autruche et la gazelle. Dans le désert même, ils passent pour d’excellents cavaliers, et leurs chevaux sont superbes. Ceci ne s’entend évidemment que des plus riches; mais toute la tribu se distingue néanmoins par ses allures aristocratiques.

Leur nourriture habituelle est le lait, les dattes, le couscous, la chair de mouton et celle de chameau.

On assure qu’au printemps ils abreuvent leurs chevaux avec le lait de leurs chamelles, et que ce régime les engraisse dune manière étonnante, niais de l’encolure et de la croupe seulement, sans leur donner de ventre. Nous avons entendu dire la même chose de plusieurs autres tribus du désert.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




La poterie traditionnelle Kabyle

25122017

 

 

 

 

 

La poterie traditionnelle Kabyle  dans Art 1511266090-grosse-jarre

Grosse jarre / Kabylie 1963 

 

 

 

 

 

 

Toutes les poteries en usage chez les Kabyles étaient fabriquées localement. C’est un travail réservé exclusivement aux femmes; un homme croirait manquer à sa dignité en s’y livrant.

La terre employée est une argile commune (thalakht), très abondante partout. Avant de s’en servir, on la fait sécher deux ou trois jours, puis on la délaye dans l’eau, afin de séparer les débris de micaschiste et de calcaire qui s’y trouvent. On forme alors une pate avec l’argile dans laquelle on introduit, dans le but de lui donner plus de consistance, une certaine proportion de ciment obtenu en pulvérisant les débris d’anciennes poteries.

L’usage du tour à poteries étant inconnu des Kabyles, toutes les pièces sont montées à la main, sans autres instruments qu’une petite raclette en bois et un caillou roulé, destiné à polir les surfaces.

Les femmes exécutent ce travail avec beaucoup d’adresse et font preuve d’un véritable goût dans le choix des formes, dont plusieurs, du reste, sont évidemment celles des poteries romaines ou puniques conservées par la tradition.

Lorsque les poteries confectionnées ont été suffisamment séchées au soleil, on recouvre, au moyen d’un chiffon, les surfaces extérieures d’une légère couche de bouillie liquide, formée en délayant dans l’eau une espèce d’argile à foulon (sensal), très riche en oxyde de fer. Cet enduit ne parait avoir d’autre objet que d’empêcher les gerçures.

Au bout de quelques jours, on applique les couleurs sur les vases qu’il est d’usage de peindre. Ces couleurs sont au nombre de deux seulement, le rouge et le noir. La première s’obtient au moyen d’une ocre rouge (mogheri), et la seconde, au moyen du peroxyde de manganèse (bousebou). Ces substances sont délayées dans l’eau et appliquées, l’une avec un chiffon, et l’autre avec un pinceau en soies de sanglier.

Mais, en dehors de ces formes consacrées, depuis notre occupation le mauvais goût a fait invasion par l’imitation, plus ou moins réussie, de tous les vases de forme française, sans en excepter le saint ciboire.

Le peroxyde de manganèse se trouve à l’état natif en plusieurs endroits, et notamment près de Mghera, chez les Aït Fraoucen, où il est mêlé à une gangue formée en majeure partie d’argile ferrugineuse.

Enfin, lorsque tout est bien sec, on procède à la cuisson, qui se fait en plein air. Les poteries sont empilées en tas sur une aire plane, et entourées de bois sec, auquel on met le feu. Les objets à cuire se trouvent ainsi dans un véritable brasier, qui est entretenu jusqu’à ce que la cuisson soit jugée suffisante. Malgré toutes les précautions prises, cette cuisson n’est jamais uniforme, et beaucoup de poteries laissent à désirer sous ce rapport.

L’application des émaux aux poteries n’est pas connue des Kabyles; l’ocre et le peroxyde de manganèse, employés comme couleurs, n’éprouvent, par la cuisson, aucune altération clans leur composition chimique, et conservent leurs couleurs naturelles.

Dans certaines localités, et particulièrement chez les Aït Aïssi, les femmes recouvrent les poteries, après la cuisson, d’un vernis végétal, en les frottant, pendant qu’elles sont encore chaudes, avec un morceau de résine de pin (thizefth). C’est ce vernis qui donne la couleur jaune aux poteries qu’on trouve à Alger dans le commerce, et qui sont assez recherchées du public français, comme objets de curiosité.

 

 

 

 

 

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Plat sert à pétrir la pâte, à rouler le couscous etc.  Il a été acheté à Djemaa Saharidj. Début du 20e siècle

 

 

 

 

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Pot à bouillon sert à transporter et à verser les sauces, les bouillons. Peut également servir à traire les chèvres. Petite Kabylie  / Première moitié du 20e siècle

 

 

 

 

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Gargoulette sert à garder et servir l’eau et parfois le lait. Grande Kabylie  /Fin du 19e siècle

 

 

 

 

 

 

 

Les principaux ustensiles de ménage fabriqués par les femmes sont : plusieurs espèces de cruches à eau (asagoum, achmoukh, aziar), dont quelques-uns rappellent, par leur forme, les amphores romaines; des pots à eau (aboukal, taboukalt); des petits vases pour le lait, l’huile, etc. (tassa, thabouiddouth); des casseroles pour cuire les galettes (aferrah, tadjiri); des marmites (thasilt, thakedourth, thimesebbouith, thimeserbah, thouggui ousebbouï); des couvercles de marmites (thadimth); des vases dont le fond est percé de trous, soit pour faire cuire le couscous, soit pour la fabrication de l’huile (aseksouth-en-taâm, aseksouth ousoudem); des plats pour préparer et servir le couscous (eldjefna bou akal); des plats à pied pour servir le couscous, les figues, etc. (el-methered bou akal); des plats sans support pour servir les mets (thabakitli, tharahalith, akeddoueuh, thakessoult); des vases pour conserver l’huile (thasebbalt, thakhabith); des lampes (el-mecbah boa akal).

 

 

 

 

 

 

 

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Ce type de jarre est portée par les femmes sur le dos pour aller chercher l’eau dans les puits et les sources et l’amener dans la maison pour la garder. l’eau est mise dans les autres jarres. Fin du 19e siècle

 

 

 

 

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Ancienne Poterie kabyle de Maâtkas

 

 

 

 

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Marmite pour couscoussier. Fin du 19e siècle

 

 

 

 

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Lampe à huile servant pour le mariage mais aussi pour les fêtes dans la mosquée. Première moitié du 20e siècle

 

 

 

 

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Double gargoulette : Accessoire de maison : sert à conserver et verser l’eau. Grande Kabylie / Fin du 19e-début du 20e siècle

 

 

 

 

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Lampe à huile : Grande Kabylie (Village des Ouadhia)  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les femmes fabriquaient encore les grands vases, de formes si variées, qui servent à emmagasiner les provisions de grains, de figues, de fèves, etc. Ces vases, nommés ikoufan (au singulier akoufi), ne sont pas cuits, et sont, en général, travaillés sur la place même qu’ils doivent occuper dans la maison. Leurs grandes dimensions ne permettraient pas, le plus souvent, de les faire passer par la porte.

Dans la plupart des villages, on ne fabrique que les poteries nécessaires pour les besoins de la localité; quelques tribus, cependant, exportaient l’excédant de leur fabrication sur les marchés du pays, c’étaient : les Aït Khelili, Aït Fraoucen, Aït Iraten, Aït Yenni, Maàtka et Aït Aïssi.

 

 

 

 

 

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Plat tripode : Accessoire domestique : ce type de coupe tripode est utilisé pour les cérémonies de mariage : les invités y déposent 3 œufs, du couscous, des dattes symboles d’une vie heureuse et féconde. 20e siècle

 

 

 

 

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Jarre et couvercle : Le couvercle sert à couvrir la jarre qui contient la réserve d’eau, les graines, les céréales.
Première moitié du 20e siècle

 

 

 

 

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Plat à pied : Pour servir la nourriture mais aussi pour conserver la pâte au henné . Fin du 19e siècle

 

 

 

 

 

 

 

Dans les contrées où la couverture en tuiles est en usage, chaque famille confectionne les tuiles nécessaires aux réparations de ses bâtiments. Les hommes coopèrent avec les femmes à ce travail. Le mode de fabrication est à peu près le même; seulement la terre est moins bien préparée, et l’on y mêle de la paille hachée, afin de donner plus de consistance à la pâte.

Cette paille disparaît par la cuisson, mais les vides qu’elle laisse dans l’intérieur des tuiles n’en altèrent pas sensiblement la qualité, comme on serait tenté de le croire.

La cuisson des tuiles a lieu en plein air, comme pour les poteries.

 

 

 

 

 

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Bélier, jouet d’enfant. Fin du 19e siècle

 

 

 

 

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Vase biberon sert à nourrir les bébés mais aussi à garder le lait et l’eau. Milieu du 20e siècle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Oeuf d’autruche

23122017

 

 

 

 

 

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Oeuf d’autruche / Algérie fin du 19e siècle 

 

 

 

 

 

 

 

L’œuf, symbole de pureté et de perfection par sa couleur et sa forme devient plus apprécié encore s’il est d’une taille exceptionnelle. Devenue rare depuis la lente disparition de l’autruche en Afrique du Nord.

 

 

 

1511437605-15-581928 dans Attributs d'Algérienneté

 

 

 

 

 

Dans un sanctuaire, mosquée ou tombeau, suspendu à la voûte, l’œuf d’autruche est attribué à la Divinité. Utilisé sous la tente ou dans la maison comme porte-bonheur et symbole de fertilité pour le mariage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 







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