Bulla Regia ou Bulla la Royale!

26112020

 

 

 

 

 

 

 

 

Tel est le nom de l’un des sites insignes du patrimoine archéologique national tunisien. Il désigne un ensemble exceptionnel situé au pied de Jbel Rebiaa, à quelques kilomètres au nord de la ville de Jendouba. Composé d’un mot berbère (Bulla) et d’un adjectif latin (Regia) qui a été ajouté à l’époque romaine, probablement en rappel de son rôle de l’une des résidences des rois numides, ce nom est celui d’une ville où saint Augustin aimait passer et aux habitants de laquelle il reprochait leur comportement de mauvais chrétiens!

 

 

 

Comme les autres villes antiques de la région telles que Simitthus (Chimtou), Thuburnica (Sidi Ali Belgacem/Ouerghech), Vaga (Béja), Sicca Veneria (El Kef), Thugga (Dougga) et tant d’autres, Bulla Regia est une agglomération de fondation autochtone à une date encore inconnue. La présence d’une source semble avoir été l’un des facteurs déterminants de l’occupation de l’endroit depuis les premiers temps protohistoriques. Elle a fini par fixer les hommes et favoriser la naissance d’une agglomération appelée à devenir, quelques siècles plus tard, l’une des villes principales du royaume numide. C’est d’ailleurs dans cette ville que fut capturé le roi Hiarbas par le chef militaire romain Pompée en l’année 82 avant J-C. comme le rapporte l’auteur Paul Orose. Sous la domination romaine, elle est attestée comme ville «libre» (oppidum liberum) avant d’accéder au rang de municipe sous Vespasien, puis à celui de colonie sous le règne de l’empereur Hadrien (117-138 après J.-C.). son passé prestigieux et sa situation sur l’une des plus grandes voies e la province d’Afrique proconsulaire, celle qui reliait Carthage à Hippo Regius (aujourd’hui Annaba, en Algérie) ne devaient pas être étrangers à cela. Durant la période du Haut-Empire, elle connaîtra une grande prospérité. De nombreux monuments y sont alors édifiés grâce notamment à la contribution des familles aisées. Ils lui conféreront l’aspect d’une ville romaine où les loisirs ne manquaient pas, avec un théâtre resté fréquenté jusqu’à la veille de l’invasion vandale comme en témoigne Augustin et avec un amphithéâtre qui devait attirer les grandes foules les jours de spectacles. Le théâtre a été fouillé peu d’années après l’indépendance dans le cadre d’un chantier de lutte contre le chômage. En plus de ce monument, ces fouilles de 1960-1961 ont permis de mettre au jour dans ce secteur un vaste ensemble d’édifices publics assez bien conservés entourant deux grandes places, surtout des temples dont l’un à triple cellae qui était consacré au culte de la famille impériale de Septime Sévère (gens Septimia) ainsi qu’un sanctuaire de la déesse égyptienne Isis. À ces édifices, s’ajoutent les nombreux thermes publics qui participaient à ce mode de vie à la romaine. Par leur splendeur et leur luxe, ceux offerts à la ville par Julia Memmia et dont les vestiges imposants dominent de leur masse l’entrée principale du site archéologique, devaient être un motif e fierté pour les habitants.

 

 

 

Ce ne sont pas là les seuls monuments qui témoignent de cette prospérité passée.

Le forum, repéré au début du siècle dernier, dégagé vers 1949-1952, était entouré de bâtiments publics et religieux, en particulier sur le côté ouest, un temple qui semble être le Capitole, dont seul le soubassement a subsisté; à l’est une grande salle à double abside qui était la basilique judiciaire, au nord, le temple d’Apollon qui était le dieu poliade de Bulla Regia et où ont été retrouvées des statues de culte qui sont exposées aujourd’hui au musée National du Bardo à Tunis; et au sud-ouest, le marché avec ses deux rangées de boutiques. Une porte monumentale qui donnait accès à la place, signalée par les premiers explorateurs, a été détruite à la fin du XIXéme siècle.

 

 

 

Mais ce qui constitue l’originalité du site, c’est son architecture domestique. Celle-ci se distingue en effet par les maisons à étage souterrain conçu comme un étage d’habitation. Cet étage en sous-sol est composé en général d’un petit espace central sur lequel donnent les pièces: son aménagement et la qualité de son décor ne laissent pas de doute quant à sa fonction: celle d’être destiné à l’habitation. Parmi ces demeures, les plus somptueuses sont la «Maison de la Chasse», fouillée en 1904, la «Maison de la Pêche», fouillée en 1910 et la «Maison de Vénus marine» qui comprend une grande salle décorée d’une mosaïque représentant le couronnement de Vénus.

 

 

 

Au sud-ouest de l’îlot de la Chasse, un petit complexe paléochrétien composé de deux églises mitoyennes et d’un petit établissement thermale fournit un reflet de la ville à la fin de l’Antiquité, à une époque qui a vu un net recul de la superficie urbaine et l’utilisation de quartiers entiers d’habitat comme champs de sépulture. Cette régression de la vie urbaine va se poursuivre de manière inexorable jusqu’à son extinction totale. La renaissance aura lieu bien de siècles plus tard avec le passage en 187980, de l’autre côté la Majerda, de la ligne de chemin de fer Tunis-Ghardimaou et la création de la petite gare de Jendouba qui sera à l’origine de la naissance de la ville aujourd’hui chef-lieu de gouvernorat du même nom. Mais cela est une autre histoire !

 

 

 

Et un peu plus loin, se trouve un fortin qui a été aménagé en maison de fouilles et à l’extérieur de la clôture du site archéologique s’étend une vaste nécropole païenne qui est restée en usage durant l’Antiquité tardive et dont l’exploration entreprise dès 1889-1890 se poursuit encore de manière très sporadique.

 

 

 

 

 

 

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Les Premières Campagnes de Fouilles à Sedrata (Ouargla)

13102020

 

 

 

 

 

 

 

Les Premières Campagnes de Fouilles à Sedrata (Ouargla)  dans Archéologie 200629073406535904

Niche, période rostemide, Sedrata (Ouargla) Xe s

 

 

 

 

 

 

 

Quittant leur royaume de Tâhert, vers l’an 909 de notre ère, et sa capitale assiégée par des tribus rivales, les Ibadites fuient dans le désert, sous la conduite de leur saint Imam. «Ils tournent le dos, disent les chroniques arabes, au monde corrompu et affaibli par les divisions intestines et marchent vers le Sud jusqu’à Ouargla. Malgré les fièvres terribles qui y règnent l’été et l’aridité absolue du désert environnant ils décident d’y construire leur ville.» Et le chroniqueur ajoute: «Parce qu’ils y trouvent, à 60 m de profondeur, la mer du déluge, immense nappe artésienne qui rebondit dans toute cette région sur une sorte d’écueil souterrain. C’est là que nos Ibadites s’arrêtent avec la résolution de fertiliser ce sol et de conserver intact, loin des envahisseurs, le dépôt de leur foi. Et les gerbes d’eau d’une puissance incroyable qui s’échappent des puits creusés par les fugitifs font bientôt fleurir tout ce désert.»

 

Ainsi naquit Sedrata. Et, quelque fantaisiste que puisse paraître ce récit, il est plus fidèle qu’on ne pourrait le penser. Les recherches sur le site nous ont fait découvrir un réseau serré de canalisation qui, non seulement arrosaient la vaste zone de cultures située autour de la ville, mais se prolongeaient jusqu’aux palmeraies des oasis de Ouargla et de Rouissat, à plusieurs kilomètres de distance.

 

Sedrata, la capitale ibadite, qui connut une si grande prospérité au Xe et au XIe siècle, eut la vie courte. Vers le milieu du XIIIe (1) siècle, expulsés une deuxième fois, les ibadites furent contraints de se réfugier sur le plateau aride du Mzab, plus facile à défendre et où ils sont restés.

 

 

 

 

 

200629073408197054 dans Archéologie

 

 

 

 

 

 

 

Une fois abandonnée par ses habitants Sedrata fut rapidement reconquise et recouverte par les sables. Ce n’était point la première fois que la ville ensevelie excitait la curiosité des chercheurs. En 1881, un membre de la Commission du Transsaharien, H. Tarry, profita de quelques loisirs pour dégager en partie et avec l’aide d’une nombreuse mains-d’œuvre locale deux ou trois maisons de la ville, une mosquée et quelques salles d’un Palais ou «Mahakma», où il recueillit un grand nombre de fragments d’ornementation en plâtre qu’il rapporta à Alger et à Paris: «deux charges de chameau», dit-il dans les quelques notes qu’il a laissées. Hélas, de tout ce butin il n’est rien resté. Malgré toutes les recherches à Paris et en Algérie il a été impossible de retrouver aucune trace. Une entreprise semblable équivaut à un pillage.

 

En 1898, le prof. Paul Blanchet fit quelques fouilles sur l’emplacement de la ville, mais sa mort prématurée l’empêcha d’en rien publier.

Un petit nombre de relevés sommaires, de notes et de photographies et les fragments du Musée d’Alger, c’était là tout ce qu’on connaissait de Sedrata lorsqu’au mois de mars 1950 Mlle Marguerite Van Berchem arrivait pour la première fois à Ouargla, chargée d’entreprendre le dégagement de l’ancienne capitale ibadite. Deux compagnes de fouilles ont été effectuées la première en 1951 et la deuxième en 1952 précédée d’une mission de reconnaissance en mars-avril 1950.

 

 

Mlle van Berchem rend compte à l’Académie des deux campagnes de fouilles qu’elle a effectuées à Sedrata de Ouargla, dans le Sud Algérien. Ces fouilles, entreprises sous le patronage de la Direction des Antiquités de l’Algérie, à l’aide des crédits mis à sa disposition par la Direction de l’Intérieur et des Beaux-Arts au Gouvernement général, ont été précédées en 1950, d’une mission de reconnaissance au cours de laquelle, grâce au concours de l’aviation militaire en Algérie, une série de vues aériennes du site furent prises.

 

Cette reconnaissance aérienne révéla une ville importante qui s’étendait sur plus de 2 kilomètres de longueur, orientée du Nord-Ouest au Sud-Est. L’extrémité nord de la ville se trouve à environ 8 kilomètres à vol d’oiseau au Sud de Ouargla et la pointe sud à 5 ou 6 kilomètres au Nord de la Gara Krima (2).

 

Retraçant dans ses grandes lignes l’histoire de ces schismatiques musulmans d’origine berbère, les Ibadîtes, Mlle van Berchem à évoqué les circonstances dans lesquelles, quittant en l’an 909 de notre ère leur capitale de Tâhert, l’actuelle Tiaret dans la province d’Oran, alors assiégée par des tribus rivales, ils se sont enfoncés dans le Sahara et ont fondé, à 800 kilomètres au Sud d’Alger, la ville de Sedrata (3), aujourd’hui ensevelie depuis huit siècles dans les sables du désert.

 

Au cours de ces deux campagnes de fouilles, au prix des plus grandes difficultés dues à la situation isolée de ces ruines, perdues en plein désert, à la nature du sol et aux terribles vents de sable qui ravagent constamment cette région, deux maisons importantes ont été mises au jour.

 

La première, dégagée en 1951, est située à la périphérie ouest de la ville et mesure environ 20 mètres de longueur sur 8 mètres de largeur. Sur une cour centrale s’ouvrent, à l’Est et à l’Ouest, plusieurs chambres communicantes, longues et étroites. L’une de ces pièces était divisée en trois par deux arcs, supportés par deux couples de fines colonnettes dont l’une est parfaitement conservée. Elle se terminait par deux petites alcôves ou iwans. La pièce contiguë, peut-être une antisalle, était séparée de la cour par des arcs outrepassés qui reposent sur des piliers carrés cantonnés de colonnettes engagées (4), également bien conservés. De l’autre côté de la cour, dans une pièce utilisée comme magasin à provisions, deux jarres, encastrées dans un massif de maçonnerie et qui servaient pour la conservation des dattes ont été retrouvées intactes (5).

 

Pour protéger cette fouille contre les vents de sable qui gênaient considérablement les travaux, Mlle van Berchem a fait construire une palissade de djérids (branches de palmiers coupées après la récolte des dattes) qui a parfaitement résisté d’une année à l’autre et a réussi à préserver cette maison de l’ensablement. Divers travaux de consolidation ont aussi été effectués.

 

La campagne de fouilles de 1952 a mis au jour une maison située à la périphérie Est de la ville, au centre de la zone d’irrigation. C’est, en effet, le point vers lequel convergent les larges et nombreuses seguia (canalisations à ciel ouvert) aujourd’hui ensablées, que l’on distingue si bien d’avion, mais qu’il est très difficile de suivre sur le sol parce qu’elles disparaissent tour à tour sous les hautes dunes de sable qui se sont accumulées sur les ruines de la ville.

 

Cette maison semble avoir été un véritable palais ; elle était entourée d’une enceinte qui vient d’être partiellement dégagée avec une de ses tours d’angle. Dans la partie qui servait d’habitation les restes d’une splendide décoration murale en plâtre ont été recueillis. Le dégagement entier d’une salle de réception et le transport difficile et mouvementé, par camions, d’une cinquantaine de caisses de cette décoration au Musée d’Alger vont permettre à Mlle van Berchem de reconstituer cette salle dans son ensemble.

 

Autrefois recouverte d’une voûte en berceau, dont quelques parties ont été retrouvées enfouies dans le sable, cette salle mesure 7 m. 50 sur 2 m. 20 et se termine aux deux extrémités par deux iwans, précédés d’un arc soutenu par deux colonnettes rondes dégagées.

 

La décoration murale qui ornait la partie supérieure des parois et les encadrements des portes se composait d’une variété étonnante de motifs profondément sculptés dans le revêtement de plâtre du mur. Ce sont tantôt de grandes rosaces, toujours diverses, d’un dessin ferme et élégant, des semis de fleurs stylisées, des palmettes de tous genres, petites et grandes. Quelques éléments de feuilles d’acanthe et des rinceaux de feuilles de vigne courant en bordure d’un arc trahissent encore leur origine hellénistique. Ailleurs des palmiers stylisés, des enroulements encadrant un autre arc dont l’intrados est orné d’un motif en tuyaux d’orgue, semblable aux fameux modillons à copeaux de la Grande Mosquée de Cordoue (Xe siècle). Comme fond à ces motifs on trouve souvent un réseau serré d’alvéoles creusées en biseau.

 

Au sommet de ces panneaux couraient de larges inscriptions coufiques, d’un style très noble, où ne figure aucune date, mais que leurs caractères permettent de faire remonter à la fin du Xe ou au XIe siècle. L’une de ces inscriptions, qui a pu être partiellement reconstituée, est une formule de bénédiction : « baraka » répétée trois fois, formule courante dès les premiers siècles de l’Hégire sur les monuments comme sur les céramiques, les armes, les ustensiles de ménage, etc.

 

Dans la cour du palais, de belles amphores vernissées, des restes de parures féminines, épingles, pierres de colliers, d’innombrables tessons et morceaux de verre ont été retirés du sable.

 

Une partie de l’enceinte qui entourait cette vaste demeure a été dégagée, avec l’entrée et la rampe à degrés qui y conduisait, en tournant à angle droit. Au-dessous, à l’extérieur, des bassins et des restes de canalisations maçonnées ont été mis au jour.

 

Les murs, dans tous les monuments de Sedrata, sont construits en blocage revêtu de timchent, le plâtre gris du pays encore en usage aujourd’hui.

 

La richesse et la variété de la décoration murale qui vient d’être découverte témoignent d’une civilisation raffinée qu’on ne se serait pas attendu à trouver en plein Sahara.

 

S’il est encore prématuré de se prononcer sur l’origine et sur le caractère de cet étonnant décor on peut toutefois émettre quelques suggestions. A l’aide de projections Mlle van Berchem a montré qu’à côté des survivances hellénistiques qui sont nombreuses dans cet ensemble ornemental, sa parenté avec certains monuments chrétiens d’Afrique ne saurait être niée. On trouvera dans les ornements sculptés exposés au Musée copte du Caire maints éléments qui s’en rapprochent. Mais l’influence orientale, en particulier celle de la Perse et de la Mésopotamie, a aussi été très forte. Ceci n’a rien d’étonnant si l’on tient compte des relations étroites qui existaient au Moyen Age entre les noyaux ibadîtes d’Afrique du Nord et les centres urbains de l’Iran et de l’Irak.

 

L’histoire nous apprend qu’au VIIIe siècle Tahert, où vivaient de nombreux marchands venus de l’Irak et de Perse, rivalisait de splendeur avec Belekh, ville du Khorassan, si bien que les Ibadîtes lui avaient donné le nom de « Belekh de l’Occident ». Lorsque Tahert fut mise à sac et que les Ibadîtes l’abandonnèrent en 909 pour venir fonder Sedrata, ils songeaient sans doute à faire une autre Tahert qui pût à son tour rivaliser avec la Belekh persane. Ainsi s’expliqueraient la richesse et la variété des décors de Sedrata qui sont peut-être en partie l’œuvre d’artisans persans, venus en Afrique du Nord à la suite des émirs rostémides.

 

Mais tandis que Tahert était située non loin du littoral méditerranéen, à Sedrata nous sommes à 800 kilomètres au Sud d’Alger et à 400 kilomètres au Sud du limes romain, au-delà duquel on ne se serait pas attendu à trouver une civilisation aussi raffinée et un centre aussi important.

 

Cette découverte pose de troublants problèmes. Non seulement elle ouvre un chapitre nouveau de l’histoire de l’Art musulman mais, sur un plan plus vaste, elle viendra combler une lacune et permettra de reconstituer un chaînon qui, jusqu’alors, a manqué dans l’histoire des civilisations.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1. La date de la destruction de la ville est encore incertaine. Les historiens arabes la placent tantôt au XIe tantôt au XIIIe siècle. La seconde de ces dates est la plus vraisemblable.

 

2. Montagne tabulaire qui domine isolée le désert et sur laquelle on trouve des traces d’anciennes habitations ainsi qu’un puits aujourd’hui ensablé.

 

3. Sedrata, en berbère Isedraten, tire son nom d’une ancienne tribu berbère.

 

4. Ces piliers ne sont pas sans analogie avec ceux qu’on voit dans la mosquée d’Ibn Tûlun au Caire (IXe siècle).

 

5. Cette maison a été fouillée en 1881 par Tarry qui en a laissé quelques dessins d’après lesquels on constate qu’elle était alors en beaucoup meilleur état. Les arcs, aujourd’hui détruits, étaient bien conservés. Après avoir été utilisée par les fouilleurs comme habitation elle fut abandonnée ensuite aux déprédations du temps et des hommes sans qu’aucune précaution ait été prise pour sa conservation.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Monuments Historiques de l’Algérie, entre 1887 et 1930

27072020

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette liste des édifices, des parties d’édifices et des sites classées par les Monuments historiques a été élaborée à partir de celle dressée au 31 mars 1959 par la sous-direction des Beaux-Arts, après vérification et dépouillement des arrêtés contenus dans le Code de l’Algérie annoté, entre 1901 et 1930, et après consultation de documents officiels tels que le JO [RF] et le BO [GGA].

Le dépouillement du Code de l’Algérie annoté, a permis de rajouter plusieurs monuments classés non signalés dans la liste de 1959 et de rectifier des dates de classement.

 

Les appellations des lieux telles qu’elles apparaissent dans ces documents ont été maintenues.

 

 

 

 

 

 

 

 

Monuments Mégalithiques

 

 

 

Djeddars, Frenda, département d’Oran; arrêté du gouverneur général du 23 juin 1913. BO [GGA], 1913: 1016; Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1913: 967.

 

 

 

Dolmens, Saint-Eugène, liste 1900.

 

 

 

Dolmens à droite de la route d’Alger à Laghouat, Oued Djelfa, liste 1900.

 

 

 

Dolmens du moulin du Djelfa, Djelfa, liste 1900.

 

 

 

Dolmens et cromlechs au lieu dit «Djebel-Mazzala», à 16 km de Khroubs-Ouled Rahmoun, liste 1900.

 

 

 

Dolmen de Salluste situé auprès de l’emplacement des anciens jardins de Salluste, près de Constantine; arrêté du gouverneur général du 27 septembre 1911. code de l’Algérie annoté, Suppl. 1911: 697.

 

 

 

Dolmens et cromlechs au lieu dit «Djebel-Ksaïbi» à 32 km de Constantine, Ouled-Rahmoun, liste 1900.

 

 

 

Dolmens et cromlechs à 35 km au sud de Constantine, Ras-el-Aïn Bou-Merzoug, Ouled-Rahmoun, liste 1900.

 

 

 

Dolmens et grottes funéraires à 12 km au nord d’Hamman-Meskhoutine, Roknia, liste 1900.

 

 

 

Dolmens et cromlechs, au sud-est de Constantine, Sigue, liste 1900.

 

 

 

Dolmens, Tiaret, liste 1900.

 

 

 

Tombeaux Mégalithiques sur le plateau de Beni-Messous, Alger, Guyotville, liste 1900.

 

 

 

 

 

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Monuments Préhistoriques

 

 

 

Dessins rupestres d’El-Guicha, Aflou, Oran; arrêté du gouverneur général du 6 mars 1913, BO [GGA], 1913: 545; Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1913: 967.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Monuments antiques

 

 

 

Aqueduc à 5 km de Cherchell, liste 1900.

 

 

 

Aqueduc, Zurich, liste 1900.

 

 

 

Aqueduc, arcades romaines, Constantine, liste 1900.

 

 

 

Arc de triomphe, Announa, liste 1900.

 

 

 

Arc de triomphe de Markouna, Lambès, liste 1900.

 

 

 

Bains de Pompeianus, Oued-Athmenia, liste 1900.

 

 

 

Château d’eau, Tipasa, liste 1900.

 

 

 

Citernes sous la caserne, Cherchell, liste 1900.

 

 

 

Citernes d’Hippone, Bône, liste 1900.

 

 

 

Extrémité nord-ouest de la presqu’île (terrains militaires) contenant des ruines romaines, Sidi-Ferruch; arrêté du 1er avril 1927.

 

 

 

Fragments antiques et inscriptions dans le square, Constantine, liste 1900.

 

 

 

Inscription romaine gravée sur une pierre encastrée dans la façade d’un immeuble situé rue Bab-Azzoun, au coin de la rue du Caftan, Alger: arrêté du 23 août 1900.

 

 

 

Inscription des martyrs Saint-Jacques et Saint-Marien, Constantine, liste 1900.

 

 

 

Inscription encastrée à la porte du Caravansérail, El-Outaya, Biskra, liste 1900.

 

 

 

Monuments funéraires émergeant du sol de l’ancienne nécropole, Sour-Djouab, Aumale, liste 1900.

 

 

 

Mausolée royal dit «Tombeau de la chrétienne», Marengo, liste 1900.

 

 

 

Mausolée romain, Taksebt, Tizi-Ouzou; arrêté du gouvernement général du 23 avril 1902. BO [GGA]. 1902: 468; Code de l’Algérie annoté, Supl. 1902: 74.

 

 

 

Mausolée des rois numides dit «Le Médracen», Aïn-Yagout, Batna, liste 1900.

 

 

 

Mausolée gréco-punique appelé «Souma», Khroub, liste 1900.

 

 

 

Mausolée romain situé sur un terrain domanial dans le douar des Ouled Soukiès, Ksar el-Ahmar, Souk-Ahras, département de Constantine; arrêté du ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts du 11 mars 1902. BO [GGA]. 1902: 416; code de l’Algérie annoté, Suppl. 1902: 42.

 

 

 

Mausolée romain, M’Daourouch, Sédrata, liste 1900.

 

 

 

Mosaïque de l’église dite de «Saint-Réparatus» actuellement dans l’église Neuve, Orléansville, liste 1900.

 

 

 

Mosaïque provenant d’une villa romaine de Saint-Leu déposée au musée Demaeght, Oran, liste 1900.

 

 

 

Objets antiques déposés au musée de Cherchell; arrêté du gouverneur général du 27 janvier 1906. Bulletin (ou Recueil) des actes administratifs de la préfecture d’Alger, 1906: 231 et suiv. ; Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1906: 23.

 

 

 

Pont romain, El-Kantara, liste 1900.

 

 

 

Restes de thermes, ouest et est, Cherchell, liste 1900.

 

 

 

Restes d’amphithéâtre, Cherchell, liste 1900.

 

 

 

Restes de maison, d’enceinte de porte de Rapidum, Aumale, liste 1900.

 

 

 

Restes du théâtre, Tipasa, liste 1900.

 

 

 

Restes d’une basilique et d’un cimetière, Tipasa, liste 1900.

 

 

 

Restes de thermes, Biskra, liste 1900.

 

 

 

Restes de théâtre et de thermes, Guelma, liste 1900.

 

 

 

Restes de citadelles, enceinte byzantine, Tifech, Tipasa de Numidie, Souk-Ahras, liste 1900.

 

 

 

Restes d’une villa romaine, Saint-Leu, liste 1900.

 

 

 

Ruines romaines dites «El-Habs el-Ksour» à Azazga, Azzefoun; arrêté du gouverneur général du 24 avril 1903, BO [GGA]. 1903: 381, Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1903:203.

 

 

 

Ruines du théâtre romain, Cherchell; arrêté du gouverneur général du 23 juillet 1909, BO [GGA]. 1909: 971, Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1909:438.

 

 

 

Ruines romaine (temple, basilique, etc.), Tigzirt, liste 1900.

 

 

 

Ruines d’un prétoire, Tipasa, liste 1900.

 

 

 

Ruines romaines de la Kalaa des Ouled-Abdallah, Ténès, département d’Oran; arrêté du gouverneur général du 9 mai 1905, Bulletin (ou Recueil) des actes administratifs de la préfecture d’Alger 1905: 308, Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1905: 57.

 

 

 

Ruines de l’amphithéâtre, El-Outaya, Biskra, liste 1900.

 

 

 

Ruines du palais byzantin, M’Daourouch, Clairefontaine, liste 1900.

 

 

 

Ruines de Milev, Mila, département de Constantine; arrêté du gouverneur général du 23 avril 1910, BO [GGA]. 1910: 671, Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1910: 578.

 

 

 

Ruines antiques, Morsott, Clairefontaine, arrêté du 23 août 1900.

 

 

 

Ruines de l’ancienne cité berbère de Tihamamine, territoires des Ouled Khellouf, Bordj bou-Arreridj; arrêté du 29 novembre 1906.

 

 

 

Ruines de Kaoua, Inkermann; arrêté du 14 janvier 1901.

 

 

 

Sarcophage et fragment antiques, Tipasa, liste 1900.

 

 

 

Site de Benia constituant l’emplacement de l’ancienne ville berbère d’Yachir à 4 km au sud-ouest de Tleta des Douairs, Achir; arrêté du 20 septembre 1922.

 

 

 

Temple romain de Tébessa-Khalia, Tébessa; arrêté du gouverneur général du 14 mars 1906, BO [GGA]. 1906: 333, Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1906: 37.

 

 

 

Territoires et monuments de l’antique Rapidum, Aumale, liste 1900.

 

 

 

Territoires et monuments de l’antique Cuicul, Djemila, liste 1900.

 

 

 

Territoires et monuments de l’antique Thubursicum Numidarum, Khamissa, liste 1900.

 

 

 

Territoires et monuments de l’antique Lambaesis, Lambèse, liste 1900.

 

 

 

Territoires et monuments de l’antique Theveste, Tébessa, liste 1900.

 

 

 

Territoires et monuments de l’antique Thamugadi, Timgad, liste 1900.

 

 

 

Territoires et monuments de l’antique Diana Veteranorum, Zana, liste 1900.

 

 

 

Tombeau de Præcilius, Constantine, liste 1900.

 

 

 

Théâtre romain et fragments d’architecture qu’il renferme, Philippeville, liste 1900.

 

 

 

Tour berbère de Djebel Mestiri, Tébessa; arrêté du gouverneur général du 5 août 1902, BO [GGA]. 1902: 690, Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1902: 105.

 

 

 

Vestiges des fortifications berbères dites du Bastion XI, Alger: arrêté du 9 septembre 1930.

 

 

 

 

 

 

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Monuments Arabes

 

 

 

 

Bain maure, Nedromah; arrêté du 17 septembre 1912. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1912: 903.

 

 

 

Bordjs et autres ouvrages dépendant des fronts sud et ouest, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Cathédrale mosquée Ketchaoua, Alger; arrêté du gouverneur général du 26 mars 1908, BO [GGA]. 1908: 445, Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1908: 264.

 

 

 

Cathédrale de Constantine, ancienne mosquée Souk el-Ghezel, Constantine; arrêté du gouverneur général du 27 avril 1903, BO [GGA]. 1903: 382, Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1903: 203.

 

 

 

Chaire construite en l’an 981 de l’hégire dans la mosquée de Cherchell, liste 1900.

 

 

 

Colonnes provenant de la mosquée de Mansourah, Tlemcen, liste 1900.

 

 

Enceinte en pisé de Mansourah et ruines de Meçalla, Tlemcen, liste 1900.

 

 

Fontaine de la calle aux vins, Alger; arrêté du 13 mai 1905. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1905: 58.

 

 

Fontaine de l’Amirauté, Alger; arrêté du 13 mai 1905. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1905: 58.

 

 

Fontaine arabe et marabout au Hamma lieu-dit «Les Platanes» à l’entrée du jardin d’Essai, Alger: arrêté du gouverneur général du 20 février 1911. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1911: 697.

 

 

Fragments divers de l’époque arabe au musée de la mairie, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Fort turc du Cap-Matifou, Fort-de-l’eau, liste 1900.

 

 

 

Grande Mosquée et dépendances, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Grande Mosquée d’Alger ou Djamaa-el-Kebir, Alger; arrêté du 30 mars 1887.

 

 

 

Grande Mosquée, Nédromah; arrêté du 17 septembre 1912. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1912: 903.

 

 

 

Groupe de maisons mauresques de la rue 14 juin, Alger; arrêté du gouverneur général du 30 octobre 1909. BO [GGA]. 1909: 1387; Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1909: 466.

 

 

 

Kasbah (El-Qasaba), citadelle d’Alger; arrêté du 30 mars 1887.

 

 

 

Kobba dite du Khalifat, cimetière de Sidi Yacout, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Kobba de Sidi Daoud, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Kobbas de Sidi-Abd-Allah ben Mançour et de Sidi ben-Ali à Aïn-El-Hout, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Maison de Mustapha-Pacha, rue de l’État-Major, ancienne bibliothèque-musée d’Alger, arrêté du 30 mars 1887.

 

 

 

Maison du Khasnadji (ou Dar Aziza Bent el-Bey, Jenina), affecté à l’Archevêché, Alger; arrêté ministériel du 12 février 1887.

 

 

 

Maison du Dar el-Souf (ancienne cour d’assises, palais du général commandant la Cavalerie), Alger; arrêté ministériel du 12 février 1887.

 

 

 

Magasin et agence des Monuments historiques, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Marabout à coupole Hassen Pacha dit «Ben Ali», situé rue du même nom, Alger; arrêté du 13 mai 1905. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1905: 58.

 

 

 

Marabout du jardin Marengo, connu sous le nom de «Tombeau de la reine», Alger; arrêté du 13 mai 1905. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1905: 58.

 

 

 

Marabout de Sidi-Brahim, Nédromah; arrêté du gouverneur général du 21 février 1911. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1911: 697.

 

 

 

Marabout de Sidi-Brahim, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Marabout de Sidi-Wahhab, Tlemcen, 1900.

 

 

 

Mausolée de Sidi ben-Ali, Nédromah; arrêté du 17 septembre 1912. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1912: 903.

 

 

 

Minaret du campement, Oran, liste 1900.

 

 

 

Minaret de la mosquée du Pacha, Oran; arrêté du gouverneur général du 29 décembre 1906. BO [GGA], 1907: 96. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1906: 119.

 

 

 

Minaret de la mosquée de Sidi bou-l’Hassen er-Rachidi, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Minaret d’Agadir, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Minaret de la mosquée de Sidi-Hacène, Tlemcen, arrêté du 26 février 1907; Bulletin (ou recueil) des actes administratifs de la préfecture d’Alger, 1904: 116; BO [GGA], 1904: 194. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1904: 14.

 

 

 

Mosaïque de la médersa Tachfinya conservée au musée de Cluny à Paris, puis restituée au musée des Antiquités et d’Art musulman (musée Stéphane-Gsell), Alger, liste 1900.

 

 

 

Mosquée Djemaa el-Djedid (pêcherie), Alger; arrêté du 30 mars 1887.

 

 

 

Mosquée et zaouia Abderrahman el-Taalebi, Alger; arrêté du 30 mars 1887.

 

 

 

Mosquée Sidi-Ramdane, Alger; arrêté du gouverneur général du 26 février 1904. Bulletin (ou Recueil) des actes administratifs de la préfecture d’Alger, 1904: 116. BO [GGA], 1904: 194. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1904: 14.

 

 

 

Mosquée Djemaa es-Safir, rue Kleber, Alger; arrêté du 13 mai 1905. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1905: 58.

 

 

 

Mosquée Sidi-Mohamed Chérif, située rue Kleber, Alger; arrêté du 13 mai 1905. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1905: 58.

 

 

 

Mosquée du vieux Ténès; arrêté du 9 mai 1905.

 

 

 

Mosquée Sidi-Lakhdar, Constantine; arrêté du gouverneur général du 5 janvier 1905. BO [GGA], 1905: 77. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1905: 5.

 

 

 

Mosquée de Khemis, Marnia; arrêté du 22 avril 1922.

 

 

 

Mosquée Djemaa el-Kebir, Mascara; arrêté du gouverneur général du 25 juillet 1919. BO [GGA], 1919: 682. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1916-1920: 372.

 

 

 

Mosquée Aïn-Beïda, Mascara; arrêté du gouverneur général du 25 juillet 1919. BO [GGA], 1919: 682. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1916-1920: 372.

 

 

 

Mosquée des Ghadarins, Nédromah; arrêté du 17 septembre 1912. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1912: 903.

 

 

 

Mosquée de Sidi-Mendil, Nédromah; arrêté du 17 septembre 1912. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1912: 903.

 

 

 

Mosquée Mohamed El-Kebir, Oran; arrêté du gouverneur général du 24 décembre 1903. BO [GGA], 1904: 70. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1903: 261.

 

 

 

Mosquée Mohamed El-Houari, Oran; arrêté du 29 décembre 1906. BO [GGA], 1907: 96. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1906:119.

 

 

 

Mosquée des Beni-Snouss, villages Tefessara et Tléta Zara, Sedbou; arrêté du 22 avril 1922.

 

 

 

Mosquée de Sidi bou-l’Hassen, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Mosquée de Sidi el-Halloui et dépendances, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Mosquée de Lella er-Toya, rue des Almohades, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Mosquée de Sidi es-Snoussi, rue de Mascara, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Mosquée du Méchouar (chapelle de l’hôpital militaire), Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Mosquée Sidi bou-Ishaq el-Tayyar, ruines et minaret, au cimetière de Sidi es-Snoussi à El-Eubbad, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

 

Mosquée de Sidi bou-Médien et dépendances: medersa, kobba, latrines publiques, bains, maison de l’Oukil et des pèlerins, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Mosquée et minaret de Mansourah et dépendances, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Mosquée Bab-Zir et deux marabouts du cimetière d’El-Eubbad es-Saffi, Tlemcen; arrêté du gouverneur général du 17 février 1905. BO [GGA], 1905: 281. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1905: 25.

 

 

 

Mosquée des Oulad el-Imam, Tlemcen; arrêté du gouverneur général du 11 mars 1907. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1907: 157.

 

 

 

Ancienne mosquée de Sidi El-Ghali, rue Lamoricière, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Partie de l’ancienne médersa qui renferme les tombeaux de Salah Bey et sa famille, Constantine; arrêté du gouverneur général du 17 juillet 1913. BO [GGA], 1913: 1074. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 193: 967.

 

 

 

Parties du palais d’Ahmed Bey, Constantine; arrêté du gouverneur général du 20 mars 1907. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1907: 160.

 

 

 

Petit palais des Sultans à El-Eubbad el-Faougui, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Porte turque de l’arsenal, Alger; arrêté du 30 mars 1887.

 

 

 

Porte du Pénon, Alger; arrêté du 17 février 1905. BO [GGA], 1905: 281. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1905: 25.

 

 

 

Porte dorée ou porte de la Mer, Bougie, liste 1900.

 

 

 

Porte en bois de la mosquée de Sidi-Okba, Biskra, liste 1900.

 

 

 

Porte espagnole du château dite «porte d’Espagne», Oran; arrêté du 29 décembre 1906. BO [GGA], 1907: 96. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1916: 119.

 

 

 

Porte de la manutention militaire, Oran; arrêté du gouverneur général du 26 novembre 1907. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1907: 229.

 

 

 

Porte dite «Bab el-Germadi» sur le front nord-ouest et appelée «Bab el-Toï», Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Porte dite «Bab el-Khemis», entre Tlemcen et Mansourah, liste 1900.

 

 

 

Porte de Mansourah, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Remparts de la Casbah, Nédromah; arrêté du 17 septembre 1912. Code de l’Algérie annoté. Suppl. 1912: 903.

 

 

 

 

Restes de l’enceinte arabe, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Restes de fortifications, Tlemcen, Mansourah, liste 1900.

 

 

 

Tours et ruines de la porte de Sidi-ed-Daoudi, sur le front est, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Tombeau dit «de la sultane» et kobba dite «du khalifa» au cimetière de Sidi-Yacoub, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Villa Abd-el-Tif, Alger; arrêté du 29 septembre 1922.

 

 

 

 

 

 

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Monuments Divers

 

 

 

Citadelle du fort l’Empereur, El-Biar, Alger; arrêté du 24 novembre 1930.

 

 

 

Colonne Montagnac, Nédromah, département d’Oran; arrêté du 21 février 1911. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1911: 697.

 

 

 

Fort Moussa dit «fort Barral», Bougie; arrêté du 17 novembre 1930.

 

 

 

Fort de la Casbah, Bougie; arrêté du 17 novembre 1930.

 

 

 

Monument du Camp des figuiers, érigé pour commémorer le traité conclu le 16 juin 1835 entre le général Trézel et divers chefs arabes, Valmy; arrêté du 17 septembre 1912. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1912: 903.

 

 

 

Restes de l’enceinte fortifiée de la porte Fouka, Bougie; arrêté du 17 novembre 1930.

 

 

 

Tombeau des chasseurs à pied, Nédromah; arrêté du gouverneur général du 21 février 1911. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1911: 697.

 

 

 

Vestiges des fortifications dites du bastion XI, Alger; arrêté du 9 septembre 1930.

 

 

 

Villa Mahieddine, Alger; arrêté du 26 avril 1927.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Les Jardins Suspendus de Babylone

9062020

 

 

 

 

 

Les Jardins Suspendus de Babylone (ou jardins suspendus de Sémiramis), dans l’Irak actuel, étaient la deuxième des sept merveilles du monde.

Des fruits et des fleurs, des cascades, des animaux sauvages, des terrasses, c’est ainsi que les historiens antiques et les poètes grecs décrivaient les Jardins Suspendus de Babylone. Or peut-être, ces jardins n’ont jamais existé, sauf dans leur imagination.

 

Ils sont célébrés par Diodore de Sicile, Flavius Josèphe et Strabon, qui s’inspirent tous de sources plus anciennes. Ainsi Flavius Josèphe s’inspire des textes d’un prêtre du dieu Mardouk, Bérose qui vivait à Babylone une trentaine d’années après la conquête de la ville par Alexandre le Grand (fin du IVe siècle av.J.-C.). C’est à ce prêtre que l’on doit la probable légende de la construction de ces jardins par Nabuchodonosor II afin de rappeler à son épouse Amytis de Mèdes les montagnes boisées de son pays natal.

 

 

 

Les Jardins Suspendus de Babylone  dans Archéologie 200330105548349228

 

 

 

Ce n’était pas réellement des jardiniers qui s’occupaient de l’entretien des jardins mais bien des esclaves qui entretenaient la végétation. Les jardins mesuraient 120 m². Sur la première terrasse de huit mètres, ils plantèrent des grands arbres, sur la deuxième de treize mètres, ils placèrent une quantité d’arbres fruitiers, sur les deux dernières terrasses poussaient des fleurs de toutes sortes.

 

 

 

 

 

 

 

Une Légende?

 

La royauté babylonienne fleurissait sous le règne du célèbre roi Hammurabi (1792-1750 av. J.-C.) Mais ce n’était que sous le règne du roi Naboplashar (625-605 av. J.-C.) que cette civilisation mésopotamienne atteint toute sa gloire. C’est au fils de celui-ci, Nebuchadnezzar II (604-562 av. J.-C.) qu’on attribue tout crédit d’avoir construit les Jardins Suspendus légendaire. On dit qu’il les a fait construire pour faire plaisir à sa femme ou concubine. En dépit du fait qu’un grand nombre de descriptions des Jardins proviennent d’historiens grecs, les annales babyloniennes restent muettes à ce propos. Les tablettes du temps de Nebuchadnezzar ne font aucune référence aux Jardins Suspendus, malgré les descriptions trouvées de son palais et de la ville.

 

Cependant, au XXe siècle on a trouvé quelques fondations mystérieuses qui pourraient appartenir aux Jardins. Mais les archéologues essaient de trouver d’avantage de preuves avant de tirer des conclusions quant à la localisation précise des Jardins Suspendus, son système d’irrigation et son apparence réelle.

 

La réalité historique de ces jardins est de nos jours sérieusement remise en cause. Au XIXe siècle, l’archéologue H. Rassam situe les jardins au nord de la cité à proximité du palais extérieur. Lors des grandes fouilles allemandes, Robert Koldewey suggère qu’une construction voûtée du palais sud aurait pu supporter un toit en terrasse et ainsi correspondre à l’emplacement de ces fameux jardins. En fait, aucune localisation formelle n’a été trouvée. Ce qui ajoute au doute des archéologues et des historiens c’est qu’aucun des documents cunéiformes trouvés sur le site de Babylone ne fait allusion à ces jardins. Il est en effet curieux qu’un roi comme Nabuchodonosor II qui ne cesse de se féliciter de ses réalisations (murailles, portes, palais, etc.) reste muet sur ces hypothétiques jardins.

 

Au cours des années 1990, l’assyriologue anglais Stéphanie Dalley a émis une hypothèse qui semble plus plausible, à savoir que les historiens de l’Antiquité aient confondu Ninive et Babylone. En effet, aucune source babylonienne ne mentionne les jardins, aucun auteur grec classique n’y fait allusion (Hérodote par exemple est totalement muet sur le sujet). les seuls auteurs y faisant référence sont des historiens de l’époque hellénistique ou romaine dont il est fréquent qu’ils confondent les deux capitales des deux empires précédant l’empire perse. Enfin les souverains assyriens, en particulier au VIIe siècle av. J.- C., font construire dans Ninive des jardins. Un texte de Sennachérib évoque ainsi ceux qu’il a fait aménager et décrit les machines nécessaires pour l’irrigation. Un bas-relief du palais d’Assurbanipal montre une colline couverte de végétation et alimentée en eau par un aqueduc et un système de canaux. Par ailleurs, nous savons que, du fait de l’encaissement des cours d’eau, l’irrigation avait recours à un système de «vis d’Archimède» qui, en tournant, faisant remonter l’eau jusqu’au niveau des cultures. Les cultures ainsi irriguées, semblaient donc suspendus, ou, en tout cas, nettement au-dessus du niveau de l’eau. Stéphanie Dalley en conclut que les jardins suspendus étaient donc à Ninive et non à Babylone. Cette explications, quoique probable, reste cependant encore en débat.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

  

 

 

 

 

 

 




Qasr El-Azraq (Jordanie)

22042020

 

 

 

 

 

 

 

Situé à l’extrémité sud-est des dernières ondulations en limite du massif basaltique du Hauran, l’oasis d’Azraq constitue le plus important point d’eau disponible au sortir du désert qui s’étend à l’est du Jourdain ; il contrôle l’extrémité nord de la vallée du Wadi Sirhan, empruntée de tout temps par les caravanes gagnant Bosra puis les villes de la côte depuis l’Arabie, par un itinéraire sud-est-nord-ouest. Cette position stratégique fut peut-être fortifiée par les Nabatéens; l’existence d’un fort romain est assurée par de nombreux témoignages, même si le « château » actuellement visible dans l’agglomération moderne est, dans le détail de ses aménagements, le résultat de nombreux remaniements et réfections, jamais, à notre connaissance, datés précisément (1), qui s’étendent chronologiquement au moins du califat de l’omeyyade Walîd II (743-744 de notre ère) à l’époque contemporaine.

 

Une inscription en arabe placée au-dessus de la porte d’entrée actuelle mentionne ainsi la construction du fort en 634 de l’Hégire (1236/1237 apr. J.-C.) et on sait que le fort d’Azraq servit de base à T.E. Lawrence et à ses troupes pendant l’hiver 1917-1918. L’installation des troupes entraîna quelques réfections (Lawrence, par exemple, s’installa dans la tour de la porte sud), et n’a certainement pas peu contribué à accélérer la dégradation du monument ancien (2) .

 

 

Malgré ces remaniements, ce « château » a manifestement conservé la structure d’un fort romain d’époque tardive, bien visible sur les photographies aériennes anciennes de la Royal Air Force ; le plan des vestiges existant a été publié en 1982 par D. Kennedy et souvent repris. Il s’agit d’un camp approximativement carré (76 x 72 m), à tours d’angle légèrement saillantes sur le nu des deux courtines perpendiculaires, pourvu d’une porte sur le côté oriental (3). En face de la porte, donc au centre du côté ouest, un bâtiment conservé sur trois niveaux doit être assimilé à des principia tardifs. Les casernements sont adossés aux courtines, ce qui classe le fort d’Azraq dans les « forts à casernements périphériques », série bien documentée d’établissements tardifs qui se diffuse à partir de la fin du IIIe siècle (4). L’épigraphie —outre un autel traditionnellement considéré comme dédié aux deux empereurs Dioclétien et Maximien et aux deux Césars Constance et Galère (293-305), et réutilisé une ou deux fois, par la suite, pour de nouvelles inscriptions (5) — indique à l’époque constantinienne (323-333) une présence militaire, liée à la restauration d’un établissement, sur laquelle nous reviendrons.

Ce fort n’est cependant pas le seul vestige militaire connu sur le site. Les photographies aériennes ont en effet révélé l’existence d’un camp plus vaste, rectangulaire, aux angles arrondis, auquel le fort s’est manifestement superposé (6). Le tracé de son enceinte n’est pas connu dans sa totalité, mais on peut estimer ses dimensions à 190 x 130 m (2,47 ha). La date de construction de ce camp ne peut être déterminée. De très faibles traces d’occupation de l’oasis avant la construction du fort ont été découvertes ; elles peuvent être mises en rapport avec une inscription « montrant que deux légions d’ Antoninus Pius y avaient été en garnison » : l’inscription, vue pendant la première guerre mondiale, n’est pas autrement connue et, comme le remarque justement D. Kennedy, la présence des deux cognomina impériaux Antoninus et Pius ne permet pas à elle seule de trancher entre Antonin le Pieux, Marc-Aurèle, Commode, Caracalla ou Élagabal : la fourchette de datation est donc très large, entre 138 et 222. On notera cependant que, dans un dépôt épigraphique dans l’angle nord-ouest du fort avait été découvert un milliaire en basalte, évidemment déplacé, daté très précisément de 210. On peut également rapprocher la construction de ce premier camp d’autres constructions militaires qui appartiennent au tournant du IIe et du IIIe siècle. C’est ainsi que, dans le même secteur frontalier, le poste de Qasr el-Uweinid semble avoir été aménagé à ce moment-là.

 

Dans ce camp, appelé castrum novum Severianum, des bains furent construits en 201 apr. J.-C, Muciano et Fabiano co(n)s(ulibus) . Malgré toutes les incertitudes, la fin du IIe ou le début du IIIe siècle paraissent mieux convenir d’après le contexte historique pour la date de ce camp rectangulaire.

 

 

Nous ne pouvons savoir quel laps de temps a séparé la destruction ou l’abandon du grand camp rectangulaire de la construction du fort à casernements périphériques ; tout au plus, pouvons-nous estimer que les deux événements ne se sont pas immédiatement succédé.

 

On retiendra que l’intérêt stratégique de l’oasis d’Azraq était bien connu de l’armée romaine, au moins dès l’époque sévérienne, et très probablement dès le IIe siècle. Sorte de verrou à la limite du désert, il constituait un point essentiel du système de contrôle des déplacements commerciaux ou des éventuelles actions hostiles. La succession de deux établissements militaires sur le même site, malgré leurs caractéristiques bien différentes, invite à apprécier de façon nuancée les motifs de la réoccupation militaire, qui n’est pas a priori signe d’un changement de stratégie : peut-être ne s’agit-il pas d’implanter un système nouveau, ou un maillon d’un système nouveau, mais plutôt de restaurer un dispositif ancien.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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1. On ignore, en particulier, la date de l’implantation de la mosquée qui se trouve dans la cour du fort.

 

 

2. On aménagea des magasins au rez-de-chaussée, on mura des entrées, « une grande arche fut ouverte dans la cour, sur la palmeraie, avec une rampe pour que nos chameaux pussent rentrer chaque soir », des emplacements de mitrailleuses furent aménagés au-dessus des tours, etc. : Lawrence 1980, p. 542.

 

 

3. Sh. Gregory suggère cependant l’existence possible d’une seconde porte encadrée de tours au centre du côté sud : Gregory 1996, p. 304 et Gregory 1997, fig. F9.1 b.

 

 

4. Certains forts plus anciens, comme Tisavar dans le Sud tunisien (daté de 184-190 : CIL VIII, 11048) et peut-être Qasr el-Hallabat dans la province d’Arabie (daté de 212 ou 213/214 : Kennedy 1982 a, n° 3, p. 39-40) peuvent être considérés comme les prototypes de la série.

 

 

5. La partie supérieure de l’inscription (latin et grec) a été publiée par Dussaud, MACLER 1902, p. 670-671, n° 85 (avec fac-similé), puis reprise dans Kennedy 1982 a, n° 14, p. 91-92 et dans Kennedy 2000, p. 55 (pour le texte latin). Nous reproduisons ici le texte latin de cette inscription double, qui n’a pas été reprise dans l’Année épigraphique, avec quelques modifications de détail d’après le fac-similé de Dussaud, Macler 1902 (repris dans IGRR 3, 1339) : I(ovi) Invicto [Soli] /pro salute et vic[t(oria)] / impp(eratorum duorum) et C(a)ess(arum duorum) / Ioviorum et / Herculiorum. Cet autel échappa de peu à une regravure : lors d’un passage des troupes de Lawrence à Azraq en septembre 1918, le colonel Buxton, de l’Impérial Camel Corps, eut l’intention « d’ajouter un mot en faveur du roi George V »; il en fut détourné par la mort accidentelle, au cours de la visite du fort, d’un de ses lieutenants : Lawrence 1980, p. 715.

 

 

6. Les vestiges de ce camp rectangulaire ont actuellement complètement disparu sous les constructions modernes qui ont envahi l’oasis.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




La Koutoubia

13032020

 

 

 

 

 

 

 

 

La Koutoubia dans Archéologie Vue-de-la-Koutoubia-Marrakech-et-ruines-de-la-primo-mosquee-2-768x510

Vue de la Koutoubia Marrakech et ruines de la primo mosquée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Élevée sur l’emplacement du palais almoravides (Dar El Hajjar), la première Koutoubia fut inaugurée en 1157 et la deuxième construite un an plus tard.

Ainsi le minaret, œuvre d’Abd El-Moumen, se trouva pendant quelque temps entre les deux mosquées qui n’en faisaient qu’une. La première fut détruite et les travaux de construction de l’actuelle Koutoubia furent achevés par le petit-fils d’Abd El-Moumn, El Mansour.

 

La Koutoubia (Koutoub, en arabe, signifie livres) doit son nom aux cent boutiques des libraires venu s’installer à ses pieds. Construite essentiellement avec la pierre, la brique étant particulièrement employée pour les arcs, les portes et les 152 piliers, la Koutoubia va devenir un archétype et un chefs-d’œuvre de l’architecture musulmane.

 

La plus vaste des mosquées de Maghreb est plus large que profonde (90 m sur 60 m) et ses dix-sept nefs, comme toutes les mosquées de l’Occident musulman, sont perpendiculaires à la Qibla, suivant le modèle de la mosquée d’Al Aqsa (le Dôme du Rocher, à Jérusalem), premier monument architectural omeyyade. Il faut savoir, en revanche, qu’il n’en est pas de même au Proche-Orient, où les nefs sont parallèles à la Qibla, suivant le modèle de la mosquée de Damas.

 

Comme dans toutes les mosquées hispano-mauresques, le plan de la Koutoubia est en T, mais complètement développé; ainsi le vaisseau central est large, de même que la nef qui longe le mur de la Qibla, dont l’importance liturgique est soulignée par quatre coupoles.

 

Le vaisseau central est couvert de sept coupoles, la septième étant celle du mihrab (la niche qui désigne la direction de la prière). la cour extérieure est petite et bordée de deux côtés par des portiques à quatre nefs.

 

La mosquée fut décorée sobrement, dans un style que G. Marçais qualifie de «style large». «Les artistes de la Koutoubia, écrit H. Terrasse, n’ont admis que le décor large.»

«Ils ont renoncé aux décors couvrants et aux motifs compacts. Ce sont des arcs aux lignes pures et simples, de grands entrelacs géométriques dessinés par de minces baguettes, des dômes aux larges stalactites. Le décor floral ne vient plus remplir de vastes panneaux…Partout de grands espaces vides où l’oeil peut se reposer. Partout la mesure et la sérénité. Il y eut donc, grâce à l’austérité de la doctrine officielle, un renouvellement de l’art et une épuration de la surabondance facile, un refus de l’esthétique dite de l’horreur de vide.»

 

 

Haut de soixante-dix-sept mètres (jusqu’à la pointe de la flèche), le minaret de la Koutoubia se voit de très loin, «un géographe français eut la surprise (alors qu’il était sur le Djebel Irhoud à l’est de Safi et à 84 km de Marrakech) d’apercevoir la silhouette de la Koutoubia s’estomper un soir dans brume bleue du Haouz». On accède à la plate-forme du lanternon par une rampe qui monte en pente douce autour d’un noyau central. Large d’un mètre et demi, elle permettait aux bêtes de somme de monter le mortier, les briques et les pierres jusqu’au sommet.

 

Le décor extérieur est différent sur chaque face du minaret: réseaux d’entrelacs sculptés dans le stuc, ornements floraux peints, arcs et décor épigraphique, le bandeau terminal en céramique est une innovation qui fera date. Jusque-là ébauché sur les autres minarets, ce bandeau devient une couronne de faïence dessinée en larges filets blancs sur un fond bleu turquoise et composée de carrés et d’hexagones allongés (dont il ne reste plus grand-chose). les proportions ont été remarquablement étudiées, donnant un rapport de 1 sur 5 entre la largeur et la hauteur qui confère à cet édifice une distinction sereine et écrasante.

 

Le lanternon de seize mètres de haut est à lui seul un minaret, il se termine par une flèche en fer sur laquelle sont enfilées trois grosses boules en cuivre doré et une sorte de poire pointue qui serait en or. La pur et gardée par des génies. Tous ceux qui tentèrent de les enlever connurent un sort funeste. On raconte aussi que l’équilibre de ces boules «enchantées» serait maintenu grâce à l’influence des planètes.

 

Construites par le même architecte Gueber de Séville, sous le règne d’El Mansour, ses petites sœurs, la Giralda de Séville et la Tour Hassan inachevée de Rabat, malgré l’admiration qu’elles vont susciter, n’égaleront jamais l’incomparable élégance de la Koutoubia qui marque «l’étape almohade de l’art hispano-mauresque omeyyade où se concilient une apparente simplicité avec une merveilleuse habilité et un luxe discret». Marrakech a la chance d’être la ville de ce chef-d’œuvre impérissable.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




La Cité Perdue de Sefar

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Un site archéologique très intéressant et très beau à découvrir au Sahara Algérien.

 

Elle se situe dans le Tassili-n-Ajjer, (Berbère : Tassili n Ajjer, ce qui signifie : « Plateau des rivières »), une chaîne de montagnes dans la section algérienne du désert du Sahara. Un vaste plateau dans le sud-est de l’Algérie aux frontières de la Libye et du Niger, couvrant une superficie de 72.000 km2.

 

Sefar est une cité rupestre qui remonte à l’ère préhistorique. Elle est la plus grande cité troglodyte au monde et le plus grand musée à ciel ouvert au monde de l’époque néolithique avec ses 15000 gravures et dessins rupestres : un trésor de l’humanité (inscrite au patrimoine mondial de l’humanité depuis 1982).

 

Un site extraordinaire , à voir au moins une fois dans sa vie !

 

 

 

 

 

 

 

 

Une brève présentation (Extrait du film de Yann Artus Bertrand)

 

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Âge de l’Art Rupestre Nord-Africain

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On a longtemps attribué l’art rupestre nord-africain à des périodes récentes. Il aurait trouvé son épanouissement au Néolithique, son origine dans le Capsien. Diverses découvertes s’opposent à cette théorie.

 

 

 

Dès 1965, F. Mori s’appuyait sur les superpositions des gravures de Ti n Ascigh en Libye où une paroi porte trois girafes de patine différente, superposées l’une à l’autre et recouvrant une gravure de bubale, Pelorovis antiquus, de grandes dimensions, pour les rapporter au Pléistocène, soit antérieurement à – 10 000, l’étalement dans le temps que suppose la formation de ces différentes patines n’étant pas compatible avec la chronologie courte parfois prônée.

 

 

 

Un autre argument réside dans l’aspect de certains traits. En les examinant au microscope électronique, M. Cremaschi y a noté des traces d’une intense éolisation précédant la formation de la patine. La dernière phase climatique à même de marquer ainsi la roche se place en fin de glaciation würmienne, vers les XIIIe – Xe millénaires, les phases arides suivantes, dont celle qui sévit au cours du VIe millénaire n’ayant pas érodé aussi intensément la roche. Un tracé qui lui serait immédiatement antérieur est donc peu probable. Par ailleurs, les conditions d’une formation généralisée de la patine supposent une température et une humidité qui n’ont pas existé, sauf localement, depuis le VIe millénaire.

 

 

 

Ces deux arguments qui se confortent pour rapporter ces gravures au Pléistocène trouvent confirmation dans l’Atlas saharien où, dans une cluse entre Laghouat et Brézina, le géographe P. Estorges a signalé une gravure naturaliste oblitérée par un dépôt sableux mis en place en fin de période aride au XIIIe – Xe millénaires.

 

 

 

 

Les gravures de Tin Ghergho dans le Tassili n Ahaggar renforcent elles aussi cette position. Des représentations de faune sauvage ont une patine grise identique à celle de la roche. Elles sont tracées sur des parois partiellement dépouillées d’une pellicule de patine noire, brillante qui les habille sur quelques millimètres d’épaisseur et intègre elle aussi une gravure. Il y a donc là deux ensembles gravés. Le plus ancien, qui fait corps avec la pellicule de patine, est en voie de disparition depuis longtemps puisque c’est sur la roche écaillée que le deuxième ensemble a été dessiné.

 

 

 

 

 

 

Âge de l’Art Rupestre Nord-Africain dans Archéologie img-9-small700

Dans l’oued Tidunadj, des gravures de bovins au trait altéré et repris diverses fois sont partiellement recouvertes par une terrasse de l’oued. Ces particularités permettent de rapporter Les gravures initiales au Pléistocène.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans la Tadrart, en rive gauche de l’oued Tidunadj, une paroi gréseuse porte quatre bovins gravés qui sont partiellement recouverts par une terrasse de l’oued. Les figures sont de grande taille, mesurant de 140 à 195 cm de long, naturalistes, conventionnellement munies d’une unique et imposante corne courbée vers l’avant. Le contour original a dû être profondément gravé mais a été émoussé au point de n’être par endroits plus du tout perceptible. Les gravures ont été “rajeunies” par un burinage qui n’a affecté que certaines parties du trait, probablement celles qui étaient peu lisibles, le dessin devenant en effet maladroit là où ne subsiste aucun reste du trait original. Ces deux techniques présentent la même patine totale, gris foncé, pour les parties à l’air. Une seconde génération de reprises a été réalisée postérieurement, elle est de patine chamois, faite d’un piquetage moins serré et moins régulier. Le recouvrement partiel par une terrasse qui ne peut être postérieure au VIe millénaire et l’évolution des traits impliquent une réalisation des originaux avant – 10 000.

 

 

 

Ces données rejoindraient-elles les manifestations rupestres les plus anciennes que l’on connaît ailleurs dans le monde et qui sont actuellement datées entre – 30 000 et – 15 000?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source: L’ Algérie Des Premiers Hommes. De Ginette Aumassip

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Le Temple Indien à travers l’Histoire

14112019

 

 

 

 

 

On sait peu de choses sur les cultures dont sont issues les cités préhistoriques indiennes comme Harappa et Mohenjo-Daro, et qui se développées sur les rives de l’Indus à partir du IIIe millénaire avant J.-C. Elles forment un quadrillage orienté vers les quatre points cardinaux et le raffinement de leurs infrastructures – des citadelles élevées sur des terrasses étagées, des égouts, l’eau courante pour un usage domestique et de grands bains pour les purifications rituelles – rivalisent avec les cités sumériennes de la même époque malgré l’absence étrange de tombeaux royaux et d’édifices religieux.

 

 

 

 

 

 

Le Temple Indien à travers l'Histoire dans Archéologie 1571558481-mohenjodaro

Ruines Archéologiques de Mohenjo-Daro – Sindh / Pakistan

 

 

 

 

 

 

De façon générale, les traditions architecturales du sous-continent indien – et bien évidemment les monuments préservés sur ce site – sont avant tout de caractère religieux, et se concentrent autour de grands complexes de temples. Le style architectural varie selon les régimes régnants qui se sont succédé et qui imposaient le système religieux de leur choix.

 

On compte quatre époques historiques distinctes. La culture indienne la plus ancienne, préfigurant l’hindouisme moderne, et parfois désignée comme indo-aryenne, s’étend de 1500 avant J.-C. à l’an 1200 de notre ère. Au IIIe siècle avant J.-C. le grand souverain Ashoka fit venir des artisans talentueux de Perse pour initier une tradition hautement évoluée de sculpture de pierre. Cette ère fut également celle où apparurent les premiers monuments bouddhistes, une religion datant du VIe siècle. On trouve dans le sud de l’Inde, d’imposants stûpas bouddhistes (tertres à portail et coupole, servant de lieux de pèlerinage), des chaityas (temples) et des viharas (monastères). Comme à Ajanta, ces monuments sont souvent érigés dans des grottes naturelles, ou taillés à même le flanc de collines.

 

 

 

 

 

 

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© indiaraju

 

Stupâ Sanchi

 

 

 

 

 

 

 

Le Kailâsanâtha d’Ellora dédié à l’hindouisme, au bouddhisme et au jaïnisme fait partie de cette architecture complexe taillée dans la roche. Creusé dans une falaise de basalte qui s’étend sur deux kilomètres, sa construction fut amorcée par une excavation verticale: les sculpteurs avaient creusé à même la roche, retirant quelques 200 000 tonnes de matière, pour façonner une structure monolithique complexe composée de hauts monuments et d’édifices de plusieurs étages, et comportant des sculptures murales richement ornementées. À partir du VIIe siècle, la culture des brahmanes édifia des temples autonomes monumentaux, dont un bon nombre a été préservé jusqu’à nos jours.

 

 

 

 

 

 

 

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Bien que variant suivant les religions, les temples hindous prennent généralement la forme d’enceintes fortifiées renfermant un haut vimana (sanctuaire), un couloir de colonnes ainsi que des bâtiments de moindre importance. On remarque surtout la profusion de riches décorations, quelque peu surchargées et des sculptures figuratives parfois à caractère érotique. (Ces thèmes ont essentiellement à voir avec la croyance tantrique que l’activité sexuelle représente une union extatique de l’humain avec le monde divin). Le temple de Kandariya Mahadeva dans la cité royale de Khajuraho, notamment, était luxueusement aménagé et ornementé. Monté sur un haut piédestal, il est composé d’une agglomération en forme de montagne d’une multitude de tours agencées par ordre de hauteur. Ses parties supérieures sont incrustées de sculptures en bas-relief d’une grande densité.

 

 

 

 

 

 

 

L’autre grande période de l’histoire de l’architecture indienne, qui dura du XIIe au XVIIe siècle, fut précipitée par l’arrivée des musulmans venus de l’Afghanistan qui établirent leur capitale à Delhi. Bien que tourmentée par des troubles politiques, cette ère fut celle d’un extraordinaire essor de la construction monumentales, particulièrement avec l’avènement de l’empire Moghol dès le XVIe siècle. Les musulmans introduisirent en Inde plusieurs types de bâtiments rapportés du Moyen-Orient, notamment des mosquées avec leurs vastes salles de prière et leurs minarets. Le style des mosquées indiennes est le résultat d’une grande influence des constructions perses et sont remarquables en ce qu’elles ont su surpasser leurs modèles dans le raffinement de leur maçonnerie et leurs décorations en sculptures de pierre.

 

 

 

La plus célèbre représentation de cette évolution est le complexe funéraire du Taj Mahal à Âgrâ (vers 1630-1653) – qui reste, techniquement parlant, n’est pas une mosquée. Les musulmans avaient entre-temps lancé une campagne de longue durée et de large étendue pour convertir ou détruire tous les temples hindous, ce qui eut pour conséquence de dépeupler une grande partie de l’Inde du Nord de ses structures monumentales, à l’exception des régions les plus éloignées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La troisième et quatrième grande ère de l’architecture indienne, débuta avec la colonisation de l’empire britannique qui fut marquée par l’importation massive de styles et topologies occidentaux dans le sous-continent.

 

Plus à l’Est encore, l’hindouisme et le bouddhisme marquèrent une avancée à travers le sud de l’Asie, atteignant la Birmanie, l’Indonésie et l’Indochine, et y laissèrent des complexes de temples extraordinaires par leurs formes et leurs dimensions inédites. Le grand sanctuaire de Borobudur, bâti au IXe siècle, en Indonésie et qui s’impose comme le plus grand temple bouddhiste au monde, en est un exemple. Ses plans immenses et symétriques sont orientés vers les quatre points cardinaux, et sa forme est celle d’une série de terrasses superposées, figure symbolique des stages successifs de l’illumination du pèlerin bouddhiste. Le temple d’Angkor Wat, au Cambodge, datant du XIIe siècle, est également remarquable. Il est lui aussi composé de ce qui semble être une myriade de plates-formes, galeries, voûtes et tours, et est représentatif des grandes réalisations de la civilisation khmère.

 

 

 

 

 

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Vue du site de Borobudur

 

 

 

 

Les stūpas de Borobudur restèrent à l’abandon pendant des siècles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Les villes du patrimoine mondial : capitales du temps

9102019

 

 

 

 

 

Les villes du patrimoine mondial : capitales du temps dans Archéologie logo_patrimoine_unesco

 

 

 

 

 

 

Soixante-dix villes historiques en évolution apparaissent sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Chacune fait ici l’objet d’une courte étude qui la situe dans le temps et l’espace, en identifie les principaux repères tout comme l’originalité historiques et en décrit les traits morphologiques urbains essentiels. Les critères justifiant l’inscription de ces villes, selon les recommandations du Comité international des monuments et des sites auprès du Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO, accompagnent les études.

 

 

Édition complète: Ici  

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 







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