Document Guerre d’Algérie: Notion sur le Ramadan (1957)

11062018

à diffuser et commenter aux militaires Français

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Document Guerre d'Algérie: Notion sur le Ramadan (1957) 1522684596-464-001

 

 

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Consentement à la Guerre (1914 – 1918)

14052018

 

 

 

 

 

 

Ce concept semble tout à fait étranger à la société actuelle qui, marquée par plusieurs décennies de paix et de pacifisme dominants, pense que les contemporains de 1914 n’ont pu que réagir à sa manière.  Rappelons une chose toute simple : lorsque les Français ou les Allemands partent à la guerre, ils ignorent par définition l’ampleur des pertes à venir. On ne reconstitue pas le passé en fonction de ce que l’on en sait aujourd’hui. C’est là tout ce qui oppose la mémoire et l’histoire. 

 

 

 

Parmi les signes de ce consentement à la guerre, il s’en trouve un particulièrement parlant. Les autorités militaires françaises s’attendaient à un taux de désertion important au moment de la mobilisation. La propagande socialiste et pacifiste semblait s’organiser et prendre de l’ampleur. L’état-major misait sur un taux de désertion de l’ordre de 13% des mobilisés, ce qui aurait constitué un refus très massif et assumé de la guerre, sachant les risques encourus par les déserteurs. Au lieu de cela, c’est un taux de désertion réel d’un peu plus de 1.5% que connaissent les armées françaises. Preuve que le patriotisme défensif était alors très présent dans les esprits.  

 

 

 

Autre symbole fort de consentement à la guerre : le taux de désertion est aussi particulièrement bas dans les armées multinationales (Autriche-Hongrie, Russie). Les minorités ethniques ne saisissent pas l’occasion de la guerre pour manifester leur désaveu d’in régime honni.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Consentement à la Guerre (1914 - 1918) 1521899367-files20110116072120 

Dans le camp militaire de La Courtine, un commandant de l’armée russe tente de raisonner les soldats mutins.

 

 

 

 

 

Cependant, il existe actuellement, dans l’historiographie française de la Grande Guerre, deux tendances opposées qui ne voient pas le consentement à la guerre du même œil. Stéphane Audoin-Rouzeau, Annette Becker et les chercheurs associés au Centre de l’Historial de Péronne voient dans ce consentement, aussi bien de la part des civils que des combattants, une des clefs de lecture essentielles de la culture de guerre. En revanche, pour Frédéric Rousseau (Centre d’histoire de Montpellier), les soldats ont été constamment contraints de mener cette guerre, menacés par leurs supérieurs. Point de patriotisme défensif dans cette seconde vision, mais la crainte de la répression comme moteur des comportements militaires, et ce que Frédéric Rousseau nomme la « culture du troupeau ».  

 

 

 

Sans nier la dimension de contrainte, prévue d’ailleurs par tous les règlements militaires de l’époque, il convient de la relativiser et surtout de la comprendre comme la comprenaient les soldats de 1914 – 1918. Sur l’ensemble du front français, 6 000 gendarmes ne sauraient constituer une contrainte suffisante à plusieurs millions de soldats mobilisés. Le rôle des sergents ‘serre-file’ (dont il est dit explicitement dans les règles militaires de l’époque qu’ils doivent tirer sur tout soldat refusant de monter à l’assaut) ne constitue pas forcement une contrainte essentielle. Les sergents vivent au contact de leurs hommes et n’ont que peu d’intérêt à se désolidariser d’eux, sinon d’être victimes d’une ‘balle perdue’ ! Bien entendu, pour reprendre l’expression de Nicolas Offenstadt,« de nombreux témoignages attestent cependant de l’efficacité du discours disciplinaire ». 

 

 

 

La synthèse entre les deux interprétations actuelles peut donc suivre les grandes lignes d’explications suivantes. La contrainte qui s’exerce sur les combattants est bien réelle. Mais ce n’est sans doute pas celle de la menace directe : il s’agit surtout d’une contrainte intériorisée qui révèle une société de l’époque infiniment plus hiérarchique que celled’aujourd’hui. Les mobilisés sont encore majoritairement des paysans ou des catégories sociales habituées dans leurs pratiques sociales civiles quotidiennes à la discipline et au respect du supérieur. La société militaire ne fait que renforcer des comportements déjà présents dans leur vie civile. 

 

 

 

Un thème important semble avoir été minoré ces dernières années pour expliquer les comportements des soldats. Cette explication a pourtant été avancée précocement par certains acteurs, notamment 

Maurice Genevoix ou Charles Delvert : il s’agit de la « professionnalisation » progressive des combattants de part et d’autre du front. Ceux qui survivent aux combats deviennent au fil du temps et de l’expérience des professionnels de la guerre, qui en ont appris les ficelles pour y survivre plus probablement. 

Marc Boch a donné son avis d’expert sur ce sujet : « le courage militaire est certainement très répandu. Je ne crois pas exact dire, comme on le fait parfois, qu’il est facile.Non pas toujours, à dire vrai, mais souvent, il est le fruit d’un effort. Effort qu’un homme sain obtient sans douleur de soi-même, et qui devient rapidement une habitude. » 

 

 

 

 

Un ultime argument permet de rendre compte du consentement à la guerre : le quotidien du combattant, fort heureusement pour lui, n’est pas fait que de combat.Loin s’en faut. La guerre c’est aussi le service en compagne, l’entraînement et le travail, qui sont certes subis comme un pensum mais constituent autant de proches d’oubli permettant au soldat de se reconstruire partiellement entre chaque ‘coup dur’ . 

 

 

 

En dernier lieu, il ne faut pas nier la culture de haine qui anime les soldats des deux camps lorsque le combat se rapproche, qu’ils peuvent identifier l’adversaire, surtout s’ils ont subi de lourdes pertes par bombardements peu de temps auparavant.  

Comment comprendre, sinon, le sacrifice consenti des combattants de Verdun qui n’avaient plus de chefs pour les commander, pas de gendarmes pour les contraindre et qui, cependant, du Bois des Caures aux Fossés de Vaux, ont tenu à combattre jusqu’au bout, avec rage et parfois plaisir de tuer,  même si ce dernier est rarement reconnu pas les témoignages empreints de pacifisme de l’entre-deux-guerres. 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 
   
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 



Technique spirituelle du Soufisme : La Méditation

21062017

 

 

 

 

Technique spirituelle du Soufisme : La Méditation   1495730052-the-three-stages-of-islam

 

 

 

 

 

Il y a deux sortes de méditation. La première est Awam, c’est-à-dire commune (populaire). L’autre est Khawas, « d’excellence », c’est celle de l’élite.

 

 

1° La méditation commune : celui qui est le serviteur de Dieu accomplit tout ce que Dieu le « Tout-Puissant » a commandé, et dans tout ce qu’il fait et dans tous ses états se rappelle que Dieu voit et sait. Il doit croire avec une Foi inébranlable que Dieu est éternellement « Soi-existence ».

  

 

2° La méditation « d’excellence » : celui qui cherche la « Réalité » voit dans toutes choses la « secrète Vérité » de Dieu et reconnaît continuellement sa « Présence » avec « Attraction » et « Amour ».

 

 

 

La première méditation est appelée « La Certitude de la Vision », et la seconde « La Réalisation de la Certitude ».

Le Chercheur qui aspire à accomplir la seconde méditation doit se retirer du monde et se purifier. Il doit se représenter à lui-même que l’existence de l’Univers, du firmament à l’extrême profondeur, n’est rien. Il doit se vider lui-même de toutes règles et conditions et penser à lui-même comme étant seul en la Présence de Dieu. Si cette méditation prend racine en lui, le Chercheur, quel qu’il soit, devient conscient de la Perfection de Dieu. Pour atteindre cet état, il doit expulser de son cœur toute chose autre que la « Réalité » (qui est Dieu).

 

 

La prière que nous a enseignée notre prophète est celle-ci : « O Seigneur ! Ne me laisse pas me préoccuper des choses que tu as interdites et montre moi la Réalité des choses. » Nous avons appris à demander le pardon de Dieu en ces termes : « O Mon Seigneur ! J’implore ton pardon, pardonne-moi et ne me laisse pas des pensées néfastes entre dans mon esprit. » Dans cette méditation il est nécessaire de se représenter soi-même tourné vers Dieu dans toutes les directions.

 

 

 

 

Un homme spirituel a dit :

 

 

Dehors et dedans ـــ Il est là.

Et Dieu a tourné toute chose vers lui.

Le Chercheur doit absolument croire qu’il est avec Dieu dans son âme.

 Dehors et dedans ـــ Il est là.

Il doit méditer comme s’il voyait Dieu en tout lieu.

Si le Chercheur n’atteint pas un certain degré,

Cela signifie que son aspiration s’arrête là.   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Les pensées des masques

2042017

 

 

 

Les pensées des masques  1488034242-cpa-mossi-danse-au-mossi-1920

Danse au Mossi (Haute Volta) / Vers 1920

 

 

 

 

 

Les Masques en Afrique sont généralement considérés comme des intermédiaires entre les Divinités et les hommes, entre les devanciers et les vivants.

Il est certes des masques de réjouissance, mais, l’essence même du masque de l’Afrique des profondeurs, est d’expression au service des hommes pour l’équilibre et le bonheur avec l’invisible. En ce sens, étant des êtres vivants mais d’une autre nature, ils ont dans beaucoup de milieux africains, leur langage propre.

Dans ce type de civilisation du Masque, celui-ci ne danse pas ; il se déplace, fait des mouvements de toute nature, marque des pas, souvent de rythmes, mais tous ses mouvements sont intelligibles au même titre que les caractères graphiques d’un stylo sur un parchemin, sont intelligibles qui, déchiffrés, décodés, constituent un discours.

Le langage ici, si on prend la civilisation du Mogho revêt deux formes, qui déterminent deux fonds.

Notons tout d’abord que ces genres de masques sont tous funéraires, et ne peuvent donc sortir et s’exprimer qu’à l’occasion de mort.

Pour l’époque de la mort physique (devant les restes du DE CUJUS) les phrases « dansées », les pensées à intéresser le public, portent sur la vie, fondamentalement celle du défunt impliquant celle de toute la société.

 

 

Pour l’époque de la mort « rituelle » du défunt qui se situe plusieurs mois ou années plus tard, ce sont surtout des pensées à symboles, sans lien nécessaire avec le défunt mais « dansées » pour conseils au milieu social. Prenons cette forme de pensée du langage des Masques du Mogho :

 

« Bon yêeng yeela mê

Mam sen wa n puk dunia

Beem bala n dag n be.

Mam bôonsa wêndé

Tib kôn maame nina yiibu

Taoor nif à yembre

Tm gûuns m taoor beeba

Poor nif a yembre

Tm gûuns m poor beeba.

La wennam kôon maame nine a yiibu

N ning gil fâan taoore.

M zoa,

Pind n gies maame poorên !

Fo saa n gies maame taoore,

Ned a to,

N naa n gies beoogo ».

 

 

« le lion a dit

Quand je venais au monde,

Il n’y avait que des ennemis,

J’ai demandé à Dieu

De me donner deux yeux ;

Un œil devant,

Pour surveiller mes ennemis de devant,

Un œil derrière,

Pour surveiller mes ennemis de derrière.

Dieu me donna deux yeux,

Mais me les mit tous, devant.

Mon ami,

Regardes moi de derrière !

Si tu me regarde de devant,

Un autre

Me regardera demain. »   

 

 

 

 

 

 

 

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Masques de Mossi  

 

 

 

 

 

Cette pensée « dansée » de masque est une mise en garde devant un ennemi trop puissant et déterminé.

Mieux vaut ne jamais se sentir en face de lui, ou le prendre de face.

La tournure qu’un autre « regardera demain » signifie que le lion dit qu’il tuera celui qui se sera tenu devant lui que s’il y a quelqu’un d’autre demain qui le regarde de face, ce sera forcément une autre personne puisqu’il aura mis à mort la première personne.

Prenons cette autre pensée pour saisine de la forme d’expression du langage des masques toujours dans le contexte du Mogho :

« Kammagê

Kônb ra weongo

Gain kammagê

Salensaas

Lagem koabga

Ka yân

A nêng ye

Ti ba-wagdr

Wa rik

N kul a yiri. »

 

« un vieil os

Dort dans un champ

De maïs

Des fourmis s’associent

Par centaines

N’arrivent pas

A l’emporter

Un chien voleur

Vient l’emporter

A sa demeure. »

 

 

 

 

Le langage des masques est abscons, complexe, d’autant plus complexe qu’il ne relève ni de l’écriture, ni de la parole, pour décryptage moins impossible, ni même du tambour qui n’est pas simple ; le discours, le message, la pensée s’expriment pas le geste ; si le sens des « mots » doit encore être figuré, sous d’autres cieux, on invoquait la Croix et la Bannière.

 

Pour comprendre ce texte « dansé », il faut signaler :

Qu’un os qui dort dans un champ de maïs suppose qu’on s’en est débarrassé ; qu’on l’a jeté ; que dès lors n’importe qui, qui le souhaite peut le prendre et l’emporter.

On constate que des fourmis qui le souhaitent, même associées par centaines n’arrivent pas à le déplacer.

Par contre, un chien que la communauté reconnaît comme voleur vient allègrement l’emporter à sa demeure.

 

La pensée ici et ainsi signifie que dans la vie d’une Nation, si on prend ce contexte-là pour meilleure saisine,

-          la Raison ne suffit pas ; les fourmis avaient raison et avaient leur raison.

 

-          Le Droit ne suffit pas ; les fourmis avaient le droit dans cette situation.

Une force aveugle (le chien voleur) peut avoir raison de tout le monde. Le masque veut dire en conclusion que, si on est citoyen d’une Nation, ou si on est croyant dans une communauté d’hommes, il faut agir ou prier Dieu pour qu’à la tête de la Nation, il n’y ait pas un dictateur ; si un dictateur parvient au sommet du pouvoir, il peut mettre à mort toute une foule de citoyens, tout un groupe d’innocents et rester à ce sommet du pouvoir.

 

La pensée ici du masque est un message littéraire, politique, philosophie, de droits de l’homme, de sagesse.

 

Les pensées, tirant racines du langage des Masques sont complexes, mais porteuses d’actions sur le comportement des hommes parce qu’impliquant les morts, à l’époque de la mort, sur la vie des vivants ; leur compréhension par voie et interprétation directe est souvent impossible car, relevant de codes d’initiés et de formations, mais leur valeur est éminente d’autant plus qu’elle peut être universelle.

 

Ces pensées sont de symboles et d’images ; elles relèvent de rythmes et de mesures car, le masque s’exprime sous des rythmes de tam-tams qui rythment ses « pas » même si, dans le milieu, le masque ne marche pas pour avoir des pas.

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Bonne année 2017

31122016

 

 

 

 

Que cette année vous soit heureuse ; que la paix, le repos et la santé vous tiennent lieu de fortune.

A nouvel an, nouvel élan! 

 

 

 

 

 

Bonne année 2017 1481114662-57

 

 

 

 

 

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Noms des mois lunaires musulmans

21112016

 

 

 

 

Noms des mois lunaires musulmans

 

 

 

 

 

Ier MoisMoharrem محرم (Mois acré ou Interdit). Ce nom avait été donné à ce mois par les anciens Arabes, parce qu’ils s’interdisaient toute expédition et toute hostilité pendant sa durée. Dans les actes et les missives.

Chez les Arabes de la plus haute antiquité, ce mois était appelé Moutemer موتمر  suivant Noueyryou Tâbuud تابود  suivant Massoudy.

L’usage de ces noms antiques fut aboli par le trisaïeul du prophète Mohamed, Kelâb ben-Morrah كلاب بن مرة , qui introduisit chez les tribus arabes les noms des mois usités encore de nos jours.

 

 

 

 

 

IIe MoisSAFAR صفر (Mois du Départ). Ainsi nommé parce que c’est dans ce mois que les anciens Arabes commençaient leurs excursions et partaient pour la guerre. Son nom chez les premiers Arabes était Nâdjir ناجر  suivant Noueyryou فعيل Fouayl suivant Massoudy.

 

 

 

 

 

 

IIIe MoisRaBY’ êl-aouel ربيع الأول (Premier Mois du Printemps ou plutôt de l’Automne). Ce mois était en effet le premier mois de cette dernière saison dans l’année des anciens Arabes, qui, étant solaire, commençait au mois d’Août; et ce nom lui a été conservé quand cette année est devenue lunaire, quoique dans ce nouveau système ce mois printanier, ou plutôt automnal dans l’origine, passe maintenant successivement dans toutes les saisons de l’année. Le nom de ce mois dans l’antiquité était Khaouân خوان suivant Noueyry, ou طليو Talyou suivant Massoudy.

 

 

 

 

 

 

IVe MoisRary’ êt-tsany ربيع الثاني (Second Mois du Printemps ou de l’Automne). Cette dénomination a la même origine que celle du mois précédent. Son nom antique était Saouân صوان suivant Noueyryou ناجر  Nâdjir suivant Massoudy.

 

 

 

 

 

 

Ve MoisDjemady êl-aouel جمادى الأول (Premier Mois de la Gelée, ou suivant quelques-uns de la Sécheresse). Plusieurs de ceux qui traduisent le nom de ce mois par gelée, ont pensé qu’il y a eu autrefois une transposition de ce mois et du suivant, qui auraient dû, suivant eux, précéder et non suivre les deux mois du printemps. Mais cette hypothèse de transposition n’est pas nécessaire, l’ancienne année solaire des Arabes ayant eu son commencement en Août, et les deux mois’de Raby’ tombant ainsi alors en Automne (nommée souvent Raby él-Oussel  ربيع الوصل  ), comme les deux mois de Djemady en hiver.

Au reste, le mois جمادى Djemâdy est pris par quelques écrivains pour l’hiver lui-même : l’auteur de la vie de Tymour تيمور, en parlant des Syriens, dit:

 

إنهم في الصور ربيع و في المعاني جمادى

«  Ils sont un printemps en apparence, mais un hiver en réalité. »

 

Son nom antique était Ritmâ رتما  suivant Noueyryou Asmâh أسماح suivant Massoudy.

 

 

 

 

 

 

 

VIe MoisDjemady êt-tsany جمادى الثاني (Second Mois de la Gelée).Voyez la remarque sur le mois précédent.

Dans l’antiquité les Arabes lui donnaient le nom d’Iydah ايده suivant Noueyry, ou Amnah امنح suivant Massoudy.

 

 

 

 

 

 

 

VIIe MoisRedjeb رجب (Mois Respectable). Cette dénomination avait été donnée à ce mois par les anciens Arabes, à cause des pratiques religieuses auxquelles il était consacré, et des trêves qui étaient observées par eux pendant sa durée, ce qui lui avait valu autrefois le titre particulier de Chahar Allah شهر الله  (Mois de Dieu).

Son nom antique était, suivant Noueyry, Assam اصم , qui signifiait proprement sourd ; il lui avait sans doute été donné parce que tant qu’il durait on n’entendait aucun bruit d’armes et de combats. Massoudy donne à ce mois le nom d’Adlak ادلك.

 

 

 

 

 

 

 

VIIIe MoisCha’aBan شعبان (Mois de la Pousse des arbres). Ce mois était ainsi nommé parce que, en effet, dans l’année solaire des anciens Arabes, il se trouvait  placé à l’époque de la germination.

Son nom antique était A’âdil عادل Suivant Noueyryou Kassa’ كسع  suivant Massoudy.

Ce mois et le précédent joints ensemble se désignaient aussi autrefois collectivement sous le nom de Redjebeyn. رجبين  (les deux Redjebs).

 

 

 

 

 

 

 

IXe MoisRamaddan رمضان  (Mois de la Chaleur dévorante). Ce mois était en effet placé à l’époque de la plus grande chaleur, dans l’année solaire des anciens Arabes.

Il était nommé dans l’antiquité Nâttil ناطل selon Noueyryou Zâher زاهر  suivant Massoudy.

 

 

 

 

 

 

 

Xe MoisChàoual شوال (Mois de l’Accouplement). La dénomination de ce mois lui avait été donnée par les anciens Arabes, parce que c’était l’époque de l’accouplement des chameaux, dont les troupeaux composaient la plus grande partie de leurs richesses.

Il était nommé dans l’antiquité Ouâ’il واعل , suivant Noueyryou Bartt برط  selon Massoudy.

 

 

 

 

 

 

 

XIe Mois, Dou-l-qa’adéh ذو القعدة  (Mois du Repos), ainsi nommé par les Arabes, parce que dans ce mois ils suspendaient leurs excursions et venaient se reposer chez eux, la guerre étant interdite pendant sa durée.

On appelle aussi ce mois simplement القعدة él-Qa’adéh.

Son nom chez les Arabes de l’antiquité était Ouarnah ورنه suivant Noueyryou نعيس Na’ys (l’endormeur) suivant Massoudy.

 

 

 

 

 

 

 

XIIe MoisDou-l-hadjéh ذو الحجة (Mois du Pèlerinage). Ce pèlerinage est celui de la Mecque, établi, suivant les traditions musulmanes, par Abraham et Ismaël, et rendu obligatoire par le fondateur de l’islamisme.

Ce mois se nomme aussi simplement الحجة él-Hadjéh.

Le nom antique de ce mois était Bourek برك suivant Noueyryou مرعيس Moura’ys selon Massoudy.

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Mesnevî-i Nûriye (Extrait de la section Zeylü ‘l-Habbe)

22072016

 

 

 

 

 

 

Cher ami ! Sache que le Tout-Puissant t’a tiré du néant pour te donner l’existence, et parmi toutes les formes d’existence il t’a octroyé la plus noble d’entre elles, celle d’être humain, portant notamment l’attribut muslim [soumis à Dieu]. Entre ton commencement dans la vie et ta forme dernière, tous les états et toutes les étapes par lesquels tu passes sont enregistrés dans ton livre comme des grâces qui te sont accordées. Dans cette perspective, l’on peut dire que des diamants ont été enfilés sur le fil du temps que tu as vécu, formant un magnifique collier ou une liste de toutes les variétés de grâces. Par conséquent, à chaque étape et état que tu auras connu lors de ton existence, tu devras rendre des comptes et répondre aux questions : Comment as-tu acquis cette grâce ? Qu’as-tu fait pour la mériter ? T’es-tu montré reconnaissant ? Car une fois que les états se réalisent, ils exigent que toutes ces questions soient posées. Seuls les états qui restent dans la potentialité sans se concrétiser, n’entraînent pas ce questionnement. Les états que tu as traversés sont des faits, tandis que tes états futurs ne sont rien, ils sont inexistants. Seules l’existence implique la responsabilité. Par suite, si tu n’es pas rempli ton devoir de gratitude pour les grâces passées, tu dois te rattraper en le faisant maintenant.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Quel sens donné au jeûne ?

7062016

 

 

 

 

Quel sens donné au jeûne ? 1479032053-160606122506284796

Ghazali s’exprime ainsi sur la spiritualité du jeûne :

 

 

Le jeûne comporte trois degrés : le jeûne du vulgaire ; le jeûne de l’élite ; le jeûne de l’élite de l’élite.

 

 

Le vulgaire refrène les désirs de son ventre et de ses pulsions sexuelles ; l’élite préserve du péché ses oreilles, ses yeux, sa langue, sa main, ses membres ; l’élite de l’élite tend au jeûne du cœur, à l’abstention des préoccupations vulgaires et des pensées mondaines, bref, à tout ce qui peut détourner du seul souci de Dieu, par exemple : tenir les yeux baissés, préserver sa langue du mensonge, de la calomnie, des grossières, se tenir en silence, se remémorer incessamment le nom de Dieu (dhikr), réciter le Coran. En effet, médisance et mensonge annulent le jeûne : oreille complaisante à propos condamnable est tout autant coupable que langue qui le profère.

 

 

 

 

Il convient également de ne pas dormir avec excès pendant la journée, pour mieux ressentir la faim et la soif. C’est alors que le cœur devient pur. Dans ces conditions, il se pourrait que Satan ne vienne pas rôder autour du cœur et qu’on puisse tourner le regard vers le Royaume des cieux, car la nuit de la Destinée* est la nuit où se révèle quelque chose du Royaume, et quiconque aura placé entre son cœur et sa poitrine une besace de nourriture, le Royaume lui sera voilé. Il ne suffit pas non plus de vider son estomac pour lever le voile : tant que le cœur n’a pas évacué tout ce qui n’est pas Dieu, la question demeure…

 

 

 

 

Le but recherché dans le jeûne est aussi de se revêtir des qualités divines, à savoir la Plénitude (samadia) et, dans la mesure du possible, d’imiter les anges, car ceux-ci sont dénués de désirs. Par la lumière de sa raison, l’homme surpasse les animaux, il a le pouvoir de maîtriser ses désirs ; par ailleurs, inférieur aux anges, il reste soumis à l’épreuve de combattre ces désirs qui le tyrannisent. Qu’il y succombe et le voilà ravalé au plus bas, au rang des bêtes ; par contre, s’il arrive à les dominer, il s’élève plus haut : l’horizon des anges. Ces derniers sont proches de Dieu. Quiconque les imite et adopte leurs mœurs, se rapproche de Dieu, comme eux-mêmes en sont rapprochés. Le rapprochement n’est pas seulement spatial, mais par les qualités…

 

 

 

 

 

 

 

 

* : La nuit de la Destinée est la 27ème nuit de Ramadan, évoquée en Coran 97, la sourate al-Qadr (La Destinée) et dans la sourate al-Baqara (La Vache) 2, 185.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Ihyâ’ ‘ulûm al-dîn (Revitalisation des Sciences de la Religion) d’Abou Hâmid Al-Ghazâlî

Les savants ont dit : Celui qui n’a pas lu le Ihyâ’ ne fait pas parti des ahyâ‘ (des vivants).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




La 24ème commémoration du Massacre ‘génocide’ de Khodjaly

26022016

 

 

 

 

 

 

 

Il y a exactement 24 ans, le 26 février 1992, les partisans arméniens soutenus par les forces armées russe du 366e régiment d’infanterie se sont emparés de la ville azerbaïdjanaise de Khodjaly et ils ont massacré impitoyablement sa population pacifique azérie au motif de son origine ethnique.

 

 

 

 

La 24ème commémoration du Massacre ‘génocide’ de Khodjaly 1479032114-1602250336539427122

 

 

 

 

 

339 civils de Khodjaly, dont 43 bébés, 109 femmes et 16 personnes âgées, ont été brutalisés, torturés et assassinés de la manière la plus cruelle et inhumaine.

 

371 habitants de la ville ont été pris en otage et qu’on ignore largement ce qu’ils sont devenus. 200 personnes étant encore portées disparues.

 

 

421 civils ayant survécu ont été blessés.

 

 

 

 

 

 

 

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Parmi les personnes qui ont planifié et qui ont commis ce crime odieux : Karo Pertossian, Seyran Ohanian, Valeri Jitchian, Vachagan Ayrian, Movses Akopian, Vladislav Arutunian, Armen Beglaria, Vachik Mirzoyan, Andrey Ishanian, Sergey Beglarian, Armen Danilian, Grigori Kisebekian, Kamo Arutuian, le commandant du 366e régiment d’infanterie Youri Zarvigarov, etc.

 

 

 

Bien que l’Azerbaïdjan ait introduit des procédures pénales et fait appel à Interpol certaines personnes responsables de ce massacre bénéficiaient et bénéficient de l’impunité à titre d’exemple :

 

 

 

Robert Kotcharian, qui était alors un dirigeant séparatiste et qui était président (entre 1998 – 2008) de l’Arménie, a lui-même été en charge de la planification de ces atrocités et qu’il a en plusieurs occasions exprimé sa fierté pour les actions criminelles menées à Khodjaly.  

 

 

 

 

 

Source photos : Justice For Khojaly 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une pensée pour les victimes de ce génocide pour  que nul n’oublie cet épisode douloureux  de l’histoire humanitaire

Que la justice régnera !

Gloire aux martyrs !  

Gloire et honneur éternels aux combattants de la liberté à travers le monde !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Calligraphie par l’Emir Abd-El-Kader

2022016

 

 

 

 

 

 

 

 

Calligraphie par l’Emir Abd-El-Kader 1479032201-160121112908197079

 

 

 

 

 

Partie de Coran calligraphié par l’Emir Abdelkader à l’âge de 14 ans, en 1236H./ 1820-21.

Manuscrit de 14 folios, 13 lignes par page, 4 versets de sourate 2 (EL-BAQARAT) en écriture maghribî à l’encre brune, vocalisation et signes diacritiques en rouge, vert et jaune.

 

Colophon daté, situé et signé: «Copié pour lui-même par l’humble Abdelkader ibn Mohi ed-Din (Mahieddin) ibn Mustapha al-Hasani à al-Kaitana [sur la route de Mascara] du pays d’Oran le dixième jour du mois de safar de l’année 1236 (1820-21)».

 

Traces de pliures au milieu des folios indiquant que les cahiers étaient pliés en deux pour être gardés dans la poche.

 

 

 

 







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