Technique spirituelle du Soufisme : La Méditation

21062017

 

 

 

 

Technique spirituelle du Soufisme : La Méditation   1495730052-the-three-stages-of-islam

 

 

 

 

 

Il y a deux sortes de méditation. La première est Awam, c’est-à-dire commune (populaire). L’autre est Khawas, « d’excellence », c’est celle de l’élite.

 

 

1° La méditation commune : celui qui est le serviteur de Dieu accomplit tout ce que Dieu le « Tout-Puissant » a commandé, et dans tout ce qu’il fait et dans tous ses états se rappelle que Dieu voit et sait. Il doit croire avec une Foi inébranlable que Dieu est éternellement « Soi-existence ».

  

 

2° La méditation « d’excellence » : celui qui cherche la « Réalité » voit dans toutes choses la « secrète Vérité » de Dieu et reconnaît continuellement sa « Présence » avec « Attraction » et « Amour ».

 

 

 

La première méditation est appelée « La Certitude de la Vision », et la seconde « La Réalisation de la Certitude ».

Le Chercheur qui aspire à accomplir la seconde méditation doit se retirer du monde et se purifier. Il doit se représenter à lui-même que l’existence de l’Univers, du firmament à l’extrême profondeur, n’est rien. Il doit se vider lui-même de toutes règles et conditions et penser à lui-même comme étant seul en la Présence de Dieu. Si cette méditation prend racine en lui, le Chercheur, quel qu’il soit, devient conscient de la Perfection de Dieu. Pour atteindre cet état, il doit expulser de son cœur toute chose autre que la « Réalité » (qui est Dieu).

 

 

La prière que nous a enseignée notre prophète est celle-ci : « O Seigneur ! Ne me laisse pas me préoccuper des choses que tu as interdites et montre moi la Réalité des choses. » Nous avons appris à demander le pardon de Dieu en ces termes : « O Mon Seigneur ! J’implore ton pardon, pardonne-moi et ne me laisse pas des pensées néfastes entre dans mon esprit. » Dans cette méditation il est nécessaire de se représenter soi-même tourné vers Dieu dans toutes les directions.

 

 

 

 

Un homme spirituel a dit :

 

 

Dehors et dedans ـــ Il est là.

Et Dieu a tourné toute chose vers lui.

Le Chercheur doit absolument croire qu’il est avec Dieu dans son âme.

 Dehors et dedans ـــ Il est là.

Il doit méditer comme s’il voyait Dieu en tout lieu.

Si le Chercheur n’atteint pas un certain degré,

Cela signifie que son aspiration s’arrête là.   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Les pensées des masques

2042017

 

 

 

Les pensées des masques  1488034242-cpa-mossi-danse-au-mossi-1920

Danse au Mossi (Haute Volta) / Vers 1920

 

 

 

 

 

Les Masques en Afrique sont généralement considérés comme des intermédiaires entre les Divinités et les hommes, entre les devanciers et les vivants.

Il est certes des masques de réjouissance, mais, l’essence même du masque de l’Afrique des profondeurs, est d’expression au service des hommes pour l’équilibre et le bonheur avec l’invisible. En ce sens, étant des êtres vivants mais d’une autre nature, ils ont dans beaucoup de milieux africains, leur langage propre.

Dans ce type de civilisation du Masque, celui-ci ne danse pas ; il se déplace, fait des mouvements de toute nature, marque des pas, souvent de rythmes, mais tous ses mouvements sont intelligibles au même titre que les caractères graphiques d’un stylo sur un parchemin, sont intelligibles qui, déchiffrés, décodés, constituent un discours.

Le langage ici, si on prend la civilisation du Mogho revêt deux formes, qui déterminent deux fonds.

Notons tout d’abord que ces genres de masques sont tous funéraires, et ne peuvent donc sortir et s’exprimer qu’à l’occasion de mort.

Pour l’époque de la mort physique (devant les restes du DE CUJUS) les phrases « dansées », les pensées à intéresser le public, portent sur la vie, fondamentalement celle du défunt impliquant celle de toute la société.

 

 

Pour l’époque de la mort « rituelle » du défunt qui se situe plusieurs mois ou années plus tard, ce sont surtout des pensées à symboles, sans lien nécessaire avec le défunt mais « dansées » pour conseils au milieu social. Prenons cette forme de pensée du langage des Masques du Mogho :

 

« Bon yêeng yeela mê

Mam sen wa n puk dunia

Beem bala n dag n be.

Mam bôonsa wêndé

Tib kôn maame nina yiibu

Taoor nif à yembre

Tm gûuns m taoor beeba

Poor nif a yembre

Tm gûuns m poor beeba.

La wennam kôon maame nine a yiibu

N ning gil fâan taoore.

M zoa,

Pind n gies maame poorên !

Fo saa n gies maame taoore,

Ned a to,

N naa n gies beoogo ».

 

 

« le lion a dit

Quand je venais au monde,

Il n’y avait que des ennemis,

J’ai demandé à Dieu

De me donner deux yeux ;

Un œil devant,

Pour surveiller mes ennemis de devant,

Un œil derrière,

Pour surveiller mes ennemis de derrière.

Dieu me donna deux yeux,

Mais me les mit tous, devant.

Mon ami,

Regardes moi de derrière !

Si tu me regarde de devant,

Un autre

Me regardera demain. »   

 

 

 

 

 

 

 

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Masques de Mossi  

 

 

 

 

 

Cette pensée « dansée » de masque est une mise en garde devant un ennemi trop puissant et déterminé.

Mieux vaut ne jamais se sentir en face de lui, ou le prendre de face.

La tournure qu’un autre « regardera demain » signifie que le lion dit qu’il tuera celui qui se sera tenu devant lui que s’il y a quelqu’un d’autre demain qui le regarde de face, ce sera forcément une autre personne puisqu’il aura mis à mort la première personne.

Prenons cette autre pensée pour saisine de la forme d’expression du langage des masques toujours dans le contexte du Mogho :

« Kammagê

Kônb ra weongo

Gain kammagê

Salensaas

Lagem koabga

Ka yân

A nêng ye

Ti ba-wagdr

Wa rik

N kul a yiri. »

 

« un vieil os

Dort dans un champ

De maïs

Des fourmis s’associent

Par centaines

N’arrivent pas

A l’emporter

Un chien voleur

Vient l’emporter

A sa demeure. »

 

 

 

 

Le langage des masques est abscons, complexe, d’autant plus complexe qu’il ne relève ni de l’écriture, ni de la parole, pour décryptage moins impossible, ni même du tambour qui n’est pas simple ; le discours, le message, la pensée s’expriment pas le geste ; si le sens des « mots » doit encore être figuré, sous d’autres cieux, on invoquait la Croix et la Bannière.

 

Pour comprendre ce texte « dansé », il faut signaler :

Qu’un os qui dort dans un champ de maïs suppose qu’on s’en est débarrassé ; qu’on l’a jeté ; que dès lors n’importe qui, qui le souhaite peut le prendre et l’emporter.

On constate que des fourmis qui le souhaitent, même associées par centaines n’arrivent pas à le déplacer.

Par contre, un chien que la communauté reconnaît comme voleur vient allègrement l’emporter à sa demeure.

 

La pensée ici et ainsi signifie que dans la vie d’une Nation, si on prend ce contexte-là pour meilleure saisine,

-          la Raison ne suffit pas ; les fourmis avaient raison et avaient leur raison.

 

-          Le Droit ne suffit pas ; les fourmis avaient le droit dans cette situation.

Une force aveugle (le chien voleur) peut avoir raison de tout le monde. Le masque veut dire en conclusion que, si on est citoyen d’une Nation, ou si on est croyant dans une communauté d’hommes, il faut agir ou prier Dieu pour qu’à la tête de la Nation, il n’y ait pas un dictateur ; si un dictateur parvient au sommet du pouvoir, il peut mettre à mort toute une foule de citoyens, tout un groupe d’innocents et rester à ce sommet du pouvoir.

 

La pensée ici du masque est un message littéraire, politique, philosophie, de droits de l’homme, de sagesse.

 

Les pensées, tirant racines du langage des Masques sont complexes, mais porteuses d’actions sur le comportement des hommes parce qu’impliquant les morts, à l’époque de la mort, sur la vie des vivants ; leur compréhension par voie et interprétation directe est souvent impossible car, relevant de codes d’initiés et de formations, mais leur valeur est éminente d’autant plus qu’elle peut être universelle.

 

Ces pensées sont de symboles et d’images ; elles relèvent de rythmes et de mesures car, le masque s’exprime sous des rythmes de tam-tams qui rythment ses « pas » même si, dans le milieu, le masque ne marche pas pour avoir des pas.

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Bonne année 2017

31122016

 

 

 

 

Que cette année vous soit heureuse ; que la paix, le repos et la santé vous tiennent lieu de fortune.

A nouvel an, nouvel élan! 

 

 

 

 

 

Bonne année 2017 1481114662-57

 

 

 

 

 

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Noms des mois lunaires musulmans

21112016

 

 

 

 

Noms des mois lunaires musulmans

 

 

 

 

 

Ier MoisMoharrem محرم (Mois acré ou Interdit). Ce nom avait été donné à ce mois par les anciens Arabes, parce qu’ils s’interdisaient toute expédition et toute hostilité pendant sa durée. Dans les actes et les missives.

Chez les Arabes de la plus haute antiquité, ce mois était appelé Moutemer موتمر  suivant Noueyryou Tâbuud تابود  suivant Massoudy.

L’usage de ces noms antiques fut aboli par le trisaïeul du prophète Mohamed, Kelâb ben-Morrah كلاب بن مرة , qui introduisit chez les tribus arabes les noms des mois usités encore de nos jours.

 

 

 

 

 

IIe MoisSAFAR صفر (Mois du Départ). Ainsi nommé parce que c’est dans ce mois que les anciens Arabes commençaient leurs excursions et partaient pour la guerre. Son nom chez les premiers Arabes était Nâdjir ناجر  suivant Noueyryou فعيل Fouayl suivant Massoudy.

 

 

 

 

 

 

IIIe MoisRaBY’ êl-aouel ربيع الأول (Premier Mois du Printemps ou plutôt de l’Automne). Ce mois était en effet le premier mois de cette dernière saison dans l’année des anciens Arabes, qui, étant solaire, commençait au mois d’Août; et ce nom lui a été conservé quand cette année est devenue lunaire, quoique dans ce nouveau système ce mois printanier, ou plutôt automnal dans l’origine, passe maintenant successivement dans toutes les saisons de l’année. Le nom de ce mois dans l’antiquité était Khaouân خوان suivant Noueyry, ou طليو Talyou suivant Massoudy.

 

 

 

 

 

 

IVe MoisRary’ êt-tsany ربيع الثاني (Second Mois du Printemps ou de l’Automne). Cette dénomination a la même origine que celle du mois précédent. Son nom antique était Saouân صوان suivant Noueyryou ناجر  Nâdjir suivant Massoudy.

 

 

 

 

 

 

Ve MoisDjemady êl-aouel جمادى الأول (Premier Mois de la Gelée, ou suivant quelques-uns de la Sécheresse). Plusieurs de ceux qui traduisent le nom de ce mois par gelée, ont pensé qu’il y a eu autrefois une transposition de ce mois et du suivant, qui auraient dû, suivant eux, précéder et non suivre les deux mois du printemps. Mais cette hypothèse de transposition n’est pas nécessaire, l’ancienne année solaire des Arabes ayant eu son commencement en Août, et les deux mois’de Raby’ tombant ainsi alors en Automne (nommée souvent Raby él-Oussel  ربيع الوصل  ), comme les deux mois de Djemady en hiver.

Au reste, le mois جمادى Djemâdy est pris par quelques écrivains pour l’hiver lui-même : l’auteur de la vie de Tymour تيمور, en parlant des Syriens, dit:

 

إنهم في الصور ربيع و في المعاني جمادى

«  Ils sont un printemps en apparence, mais un hiver en réalité. »

 

Son nom antique était Ritmâ رتما  suivant Noueyryou Asmâh أسماح suivant Massoudy.

 

 

 

 

 

 

 

VIe MoisDjemady êt-tsany جمادى الثاني (Second Mois de la Gelée).Voyez la remarque sur le mois précédent.

Dans l’antiquité les Arabes lui donnaient le nom d’Iydah ايده suivant Noueyry, ou Amnah امنح suivant Massoudy.

 

 

 

 

 

 

 

VIIe MoisRedjeb رجب (Mois Respectable). Cette dénomination avait été donnée à ce mois par les anciens Arabes, à cause des pratiques religieuses auxquelles il était consacré, et des trêves qui étaient observées par eux pendant sa durée, ce qui lui avait valu autrefois le titre particulier de Chahar Allah شهر الله  (Mois de Dieu).

Son nom antique était, suivant Noueyry, Assam اصم , qui signifiait proprement sourd ; il lui avait sans doute été donné parce que tant qu’il durait on n’entendait aucun bruit d’armes et de combats. Massoudy donne à ce mois le nom d’Adlak ادلك.

 

 

 

 

 

 

 

VIIIe MoisCha’aBan شعبان (Mois de la Pousse des arbres). Ce mois était ainsi nommé parce que, en effet, dans l’année solaire des anciens Arabes, il se trouvait  placé à l’époque de la germination.

Son nom antique était A’âdil عادل Suivant Noueyryou Kassa’ كسع  suivant Massoudy.

Ce mois et le précédent joints ensemble se désignaient aussi autrefois collectivement sous le nom de Redjebeyn. رجبين  (les deux Redjebs).

 

 

 

 

 

 

 

IXe MoisRamaddan رمضان  (Mois de la Chaleur dévorante). Ce mois était en effet placé à l’époque de la plus grande chaleur, dans l’année solaire des anciens Arabes.

Il était nommé dans l’antiquité Nâttil ناطل selon Noueyryou Zâher زاهر  suivant Massoudy.

 

 

 

 

 

 

 

Xe MoisChàoual شوال (Mois de l’Accouplement). La dénomination de ce mois lui avait été donnée par les anciens Arabes, parce que c’était l’époque de l’accouplement des chameaux, dont les troupeaux composaient la plus grande partie de leurs richesses.

Il était nommé dans l’antiquité Ouâ’il واعل , suivant Noueyryou Bartt برط  selon Massoudy.

 

 

 

 

 

 

 

XIe Mois, Dou-l-qa’adéh ذو القعدة  (Mois du Repos), ainsi nommé par les Arabes, parce que dans ce mois ils suspendaient leurs excursions et venaient se reposer chez eux, la guerre étant interdite pendant sa durée.

On appelle aussi ce mois simplement القعدة él-Qa’adéh.

Son nom chez les Arabes de l’antiquité était Ouarnah ورنه suivant Noueyryou نعيس Na’ys (l’endormeur) suivant Massoudy.

 

 

 

 

 

 

 

XIIe MoisDou-l-hadjéh ذو الحجة (Mois du Pèlerinage). Ce pèlerinage est celui de la Mecque, établi, suivant les traditions musulmanes, par Abraham et Ismaël, et rendu obligatoire par le fondateur de l’islamisme.

Ce mois se nomme aussi simplement الحجة él-Hadjéh.

Le nom antique de ce mois était Bourek برك suivant Noueyryou مرعيس Moura’ys selon Massoudy.

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Mesnevî-i Nûriye (Extrait de la section Zeylü ‘l-Habbe)

22072016

 

 

 

 

 

 

Cher ami ! Sache que le Tout-Puissant t’a tiré du néant pour te donner l’existence, et parmi toutes les formes d’existence il t’a octroyé la plus noble d’entre elles, celle d’être humain, portant notamment l’attribut muslim [soumis à Dieu]. Entre ton commencement dans la vie et ta forme dernière, tous les états et toutes les étapes par lesquels tu passes sont enregistrés dans ton livre comme des grâces qui te sont accordées. Dans cette perspective, l’on peut dire que des diamants ont été enfilés sur le fil du temps que tu as vécu, formant un magnifique collier ou une liste de toutes les variétés de grâces. Par conséquent, à chaque étape et état que tu auras connu lors de ton existence, tu devras rendre des comptes et répondre aux questions : Comment as-tu acquis cette grâce ? Qu’as-tu fait pour la mériter ? T’es-tu montré reconnaissant ? Car une fois que les états se réalisent, ils exigent que toutes ces questions soient posées. Seuls les états qui restent dans la potentialité sans se concrétiser, n’entraînent pas ce questionnement. Les états que tu as traversés sont des faits, tandis que tes états futurs ne sont rien, ils sont inexistants. Seules l’existence implique la responsabilité. Par suite, si tu n’es pas rempli ton devoir de gratitude pour les grâces passées, tu dois te rattraper en le faisant maintenant.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Quel sens donné au jeûne ?

7062016

 

 

 

 

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Ghazali s’exprime ainsi sur la spiritualité du jeûne :

 

 

Le jeûne comporte trois degrés : le jeûne du vulgaire ; le jeûne de l’élite ; le jeûne de l’élite de l’élite.

 

 

Le vulgaire refrène les désirs de son ventre et de ses pulsions sexuelles ; l’élite préserve du péché ses oreilles, ses yeux, sa langue, sa main, ses membres ; l’élite de l’élite tend au jeûne du cœur, à l’abstention des préoccupations vulgaires et des pensées mondaines, bref, à tout ce qui peut détourner du seul souci de Dieu, par exemple : tenir les yeux baissés, préserver sa langue du mensonge, de la calomnie, des grossières, se tenir en silence, se remémorer incessamment le nom de Dieu (dhikr), réciter le Coran. En effet, médisance et mensonge annulent le jeûne : oreille complaisante à propos condamnable est tout autant coupable que langue qui le profère.

 

 

 

 

Il convient également de ne pas dormir avec excès pendant la journée, pour mieux ressentir la faim et la soif. C’est alors que le cœur devient pur. Dans ces conditions, il se pourrait que Satan ne vienne pas rôder autour du cœur et qu’on puisse tourner le regard vers le Royaume des cieux, car la nuit de la Destinée* est la nuit où se révèle quelque chose du Royaume, et quiconque aura placé entre son cœur et sa poitrine une besace de nourriture, le Royaume lui sera voilé. Il ne suffit pas non plus de vider son estomac pour lever le voile : tant que le cœur n’a pas évacué tout ce qui n’est pas Dieu, la question demeure…

 

 

 

 

Le but recherché dans le jeûne est aussi de se revêtir des qualités divines, à savoir la Plénitude (samadia) et, dans la mesure du possible, d’imiter les anges, car ceux-ci sont dénués de désirs. Par la lumière de sa raison, l’homme surpasse les animaux, il a le pouvoir de maîtriser ses désirs ; par ailleurs, inférieur aux anges, il reste soumis à l’épreuve de combattre ces désirs qui le tyrannisent. Qu’il y succombe et le voilà ravalé au plus bas, au rang des bêtes ; par contre, s’il arrive à les dominer, il s’élève plus haut : l’horizon des anges. Ces derniers sont proches de Dieu. Quiconque les imite et adopte leurs mœurs, se rapproche de Dieu, comme eux-mêmes en sont rapprochés. Le rapprochement n’est pas seulement spatial, mais par les qualités…

 

 

 

 

 

 

 

 

* : La nuit de la Destinée est la 27ème nuit de Ramadan, évoquée en Coran 97, la sourate al-Qadr (La Destinée) et dans la sourate al-Baqara (La Vache) 2, 185.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Ihyâ’ ‘ulûm al-dîn (Revitalisation des Sciences de la Religion) d’Abou Hâmid Al-Ghazâlî

Les savants ont dit : Celui qui n’a pas lu le Ihyâ’ ne fait pas parti des ahyâ‘ (des vivants).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




La 24ème commémoration du Massacre ‘génocide’ de Khodjaly

26022016

 

 

 

 

 

 

 

Il y a exactement 24 ans, le 26 février 1992, les partisans arméniens soutenus par les forces armées russe du 366e régiment d’infanterie se sont emparés de la ville azerbaïdjanaise de Khodjaly et ils ont massacré impitoyablement sa population pacifique azérie au motif de son origine ethnique.

 

 

 

 

La 24ème commémoration du Massacre ‘génocide’ de Khodjaly 1479032114-1602250336539427122

 

 

 

 

 

339 civils de Khodjaly, dont 43 bébés, 109 femmes et 16 personnes âgées, ont été brutalisés, torturés et assassinés de la manière la plus cruelle et inhumaine.

 

371 habitants de la ville ont été pris en otage et qu’on ignore largement ce qu’ils sont devenus. 200 personnes étant encore portées disparues.

 

 

421 civils ayant survécu ont été blessés.

 

 

 

 

 

 

 

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Parmi les personnes qui ont planifié et qui ont commis ce crime odieux : Karo Pertossian, Seyran Ohanian, Valeri Jitchian, Vachagan Ayrian, Movses Akopian, Vladislav Arutunian, Armen Beglaria, Vachik Mirzoyan, Andrey Ishanian, Sergey Beglarian, Armen Danilian, Grigori Kisebekian, Kamo Arutuian, le commandant du 366e régiment d’infanterie Youri Zarvigarov, etc.

 

 

 

Bien que l’Azerbaïdjan ait introduit des procédures pénales et fait appel à Interpol certaines personnes responsables de ce massacre bénéficiaient et bénéficient de l’impunité à titre d’exemple :

 

 

 

Robert Kotcharian, qui était alors un dirigeant séparatiste et qui était président (entre 1998 – 2008) de l’Arménie, a lui-même été en charge de la planification de ces atrocités et qu’il a en plusieurs occasions exprimé sa fierté pour les actions criminelles menées à Khodjaly.  

 

 

 

 

 

Source photos : Justice For Khojaly 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une pensée pour les victimes de ce génocide pour  que nul n’oublie cet épisode douloureux  de l’histoire humanitaire

Que la justice régnera !

Gloire aux martyrs !  

Gloire et honneur éternels aux combattants de la liberté à travers le monde !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Calligraphie par l’Emir Abd-El-Kader

2022016

 

 

 

 

 

 

 

 

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Partie de Coran calligraphié par l’Emir Abdelkader à l’âge de 14 ans, en 1236H./ 1820-21.

Manuscrit de 14 folios, 13 lignes par page, 4 versets de sourate 2 (EL-BAQARAT) en écriture maghribî à l’encre brune, vocalisation et signes diacritiques en rouge, vert et jaune.

 

Colophon daté, situé et signé: «Copié pour lui-même par l’humble Abdelkader ibn Mohi ed-Din (Mahieddin) ibn Mustapha al-Hasani à al-Kaitana [sur la route de Mascara] du pays d’Oran le dixième jour du mois de safar de l’année 1236 (1820-21)».

 

Traces de pliures au milieu des folios indiquant que les cahiers étaient pliés en deux pour être gardés dans la poche.

 

 

 

 




El Mawlid En’nabaoui et Noël célébrés le même jour en 2015: Fêtons ce qui nous unit sans ignorer ce qui nous différencie

23122015

 

 

 

Cette année le Mouloud ( Elmawlid ennbawyi ) sera célébré le même jour que Noël. La date de naissance du Prophète Mohammed (asws) coïncidera avec celle de Jésus ( Sidna Aïssa ), Prophète des Chrétiens. Le symbole est magnifique et je préfère y voir un signe de Dieu, par ces temps très difficiles où le Créateur de l’Univers est malmené par la folie des hommes et où on continue à exterminer ses propres créatures en son nom, comme aux temps des siècles obscurs.

  

 

 

Je refuse de parler de hasard ou d’évoquer un caprice de calendrier, lorsque le ciel nous invite à célébrer la venue de deux messagers de l’amour et de la paix. Jésus est le fils de Marie ( Maryam ) et quand on sait que le Coran célèbre sa mère plus que ne le fait l’Evangile et qu’une sourate entière lui est dédiée ( Coran : 19 ), on mesure encore plus la force du symbole. « Rappelle aussi l’histoire de Marie, telle qu’il est fait mention dans le Coran… » 19/16 « Nous ferons de cet enfant (Jésus) un signe pour les hommes et une miséricorde émanant de nous. » 19/21.

Si Dieu a décidé de faire de Jésus une miséricorde (rahma), au nom de quoi des hommes se réclamant de l’islam, qualifient de mécréants et d’ennemis de Dieu ceux parmi les gens du Livre ( Ahl el kitab ) qui ont choisi le Christianisme? Au nom de l’ignorance probablement car les hommes sont les « ennemis de ce qu’ils ignorent ». Très peu de nos imams ont lu l’Evangile mais la grande majorité des prêtres  ont étudié l’islam dans les séminaires ou dans les universités théologiques.

Comment pourrait-on se connaître si on s’ignore ? De quel droit pourrait-on juger les autres ? Ce sont peut-être ces contradictions et cet abîme culturel qui expliquent la crispation, souvent violente de nos imams à l’égard des autres religions monothéistes et l’absence de dialogue, bien loin de notre propre histoire et de l’enseignement coranique. « Ô gens du Livre ! Venez tous à une parole qui nous est commune à tous. » Coran : 3/64. Une invite divine au dialogue, au respect mutuel et à l’élimination de toute source de conflit qui pose les fondements mêmes de la tolérance. La disparition progressive de cette vertu de notre environnement spirituel et philosophique est probablement la raison principale de notre enfermement religieux qui frise l’inceste métaphysique ; tant le cercle de la vertu se rétrécit de plus en plus sous l’effet conjugué de l’ignorance et de la volonté délibérée des Intégristes.

Ceux-ci, non seulement considèrent les Chrétiens comme les « ennemis de Dieu » mais poussent l’arrogance jusqu’à oublier les enseignements du Prophète en incitant les musulmans vivant dans des pays non-musulmans à réclamer des lieux de culte sans accords de réciprocité. Le Régime saoudien, en refusant l’existence d’églises sur son territoire, dénature tout simplement l’esprit et la lettre de l’enseignement coranique, car il ne peut se poser en héraut du Sunnisme et ignorer superbement le « Pacte de Najran », par exemple.

Pour mémoire, en 631, une délégation de 70 chrétiens dont 14 notables, établis dans la communauté de Najran (Yémen), à quelque 600 km de Médine, la cité où vivait Le Prophète (asws), s’était rendue à Médine chez lui pour négocier les conditions de leur relations avec la communauté musulmane. Les Chrétiens voulant suspendre la réunion et chercher un endroit pour accomplir leur prière, Le Prophète (asws) les invita à prier dans sa propre mosquée. La même scène est tout simplement inimaginable aujourd’hui dans la Péninsule arabique, tant la déviation doctrinale chez les Wahhabites semble avoir pris le pas sur les fondements mêmes de l’islam. L’ostracisme qui frappe aujourd’hui les Gens du Livre est non seulement contraire à notre religion et à notre culture, mais il est de surcroît en contradiction totale avec nos traditions d’accueil et de dialogue. Alors veillons à ne pas nous laisser contaminer par des idées rétrogrades venues d’ailleurs et méditons plutôt quelques uns des nombreux versets coraniques qui nous invitent à plus de tolérance et de fraternité.

« Ne discutez avec les Gens du Livre que de la manière la plus courtoise. » Coran : 29/46

« Et tu trouveras que les Chrétiens sont ceux parmi les gens qui sont les plus proches des croyants (ici, les musulmans). » Coran : 5/82

 

 

L’Algérie, par son histoire ancienne, a connu un brassage d’une grande richesse dont elle a gardé des traditions d’accueil et de dialogue. Il serait surprenant qu’aujourd’hui on admette chez nous qu’au nom de l’islam, on refuse le dialogue entre les religions ou qu’on veuille imposer au nom d’on ne sait quelle nouvelle lecture des textes sacrés, des comportements inadmissibles comme celui de se poser en inquisiteur ou en juge des consciences. En vertu de quoi on s’érigerait aujourd’hui en gardien de la foi ? Certainement pas au nom de Dieu ; Seul Juge de nos actions.

Le rappel de ces vérités pourtant élémentaires, tombe à point nommé avec la concomitance de ces anniversaires, pour nous encourager à mieux nous connaître nous-mêmes en vue de mieux connaître les autres. Certes nous n’avons pas la même approche dans ces célébrations, parce que nous divergeons fondamentalement au plan dogmatique, mais loin de nous la tentation d’imiter servilement les Catholiques dans leur célébration de plus en plus dénaturée de la naissance de Jésus ni de rejeter catégoriquement quelque rite que ce soit. Notre devoir est d’écouter les autres pour mieux les comprendre et pour mieux nous faire comprendre, et de célébrer ce qui nous unit sans ignorer ce qui nous différencie.

 

 

 

Aziz Benyahia

 

 

 

 

Source: ICI

 

 

 

 

A noter que: la  coïncidence de la célébration d’El Mawlid En’abaoui et Noël a été observée une première fois en 1558 puis ne s’est répétée que trois ou quatre fois avant ce mois de décembre 2015. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Le Rire – Osho

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Lorsqu’un enfant naît, la première activité sociale que l’enfant apprend ou peut-être n’est-il pas juste de dire: apprend, parce qu’il l’apporte avec lui, est le sourire. La première activité sociale.

En souriant, il devient partie intégrante de la société. Cela semble très naturel, spontané. D’autres choses viendront plus tard, lorsqu’il sourit c’est sa première étincelle d’être dans le monde. Lorsqu’une mère voit son enfant sourire, elle devient immensément heureuse… parce que ce sourire montre la santé, ce sourire montre l’intelligence, ce sourire montre que l’enfant n’est pas stupide, attardé. Ce sourire montre que l’enfant va vivre, aimer, être heureux. La mère est simplement enjouée.

Sourire est la première activité sociale et devrait rester l’activité sociale principale. L’on devrait continuer à rire durant la totalité de sa vie.

Si vous pouvez rire dans toutes les sortes de situations, vous deviendrez si capable de leurs faire face et cette rencontre vous apportera une maturité.

Je ne dis pas: « Ne pleurez pas. En fait, si vous ne pouvez pas rire, vous ne pouvez pas pleurer. Ils vont ensemble, ils font partie d’un même phénomène: celui d’être vrai et authentique. »

Il y a des millions de personnes dont les larmes ont séché, leurs yeux ont perdu leur éclat, leur profondeur, leurs yeux ont perdu leur eau parce qu’ils ne peuvent pas gémir, ils ne peuvent pas pleurer, les larmes ne peuvent pas couler naturellement. Si le rire est estropié, des larmes sont également estropiées.

Seule une personne qui rit bien peut bien pleurer.

Et, si vous pouvez pleurer et rire bien, vous êtes vivant. L’homme mort ne peut pas rire et ne peut pas pleurer. L’homme mort peut être sérieux. Voyez: Allez regarder un cadavre, l’homme mort peut être sérieux d’une manière plus habile que vous ne pouvez l’être.

Seul un homme vivant peut rire, gémir et pleurer.

Ce sont les humeurs de votre être intérieur, des climats enrichissant. Mais, peu à peu, tout le monde oublie. Ce qui était naturel au début devient artificiel. Vous avez besoin de quelqu’un pour vous pousser dans le rire, pour vous chatouillez dans le rire, alors seulement vous riez. C’est pourquoi tant de plaisanteries existent dans le monde. Le rire apporte la force. En fait, même le corps médical dit que le rire est l’un des médicaments le plus puissant dont la nature ait doté l’homme.

Si vous pouvez rire alors que vous êtes malade, votre santé se rétablira plus vite.

Si vous ne pouvez pas rire, même lorsque vous êtes en bonne santé, tôt ou tard vous perdrez votre tonus et tomberez malade. Le rire apporte de l’énergie depuis votre source intérieure vers votre surface. L’énergie commence à couler, comme une ombre, le rire suit. L’avez-vous observé ?

Lorsque vous riez vraiment, pendant ces brefs moments, vous êtes dans un état de méditation profonde, penser s’arrête.

Il est impossible de rire et de penser en même temps. Ils sont diamétralement opposés: ou vous pouvez rire ou vous pouvez penser. Si vous riez vraiment, penser s’arrête. Si vous continuez à penser, le rire sera simplement comme si comme ça, traînant derrière. Ce sera un rire estropié.

Lorsque vous riez vraiment, le mental soudain disparaît. Pour autant que je sache, danser et rire sont les meilleures portes, les plus naturelles, les plus facilement accessibles. Si vous dansez vraiment, penser s’arrête. Vous allez indéfiniment, vous tourbillonnez et tourbillonnez et devenez un tourbillon: toutes les frontières, toutes les divisions disparaissent. Vous ne savez même plus où votre corps finit et où l’existence commence. Vous fusionnez avec l’existence et l’existence fusionne avec vous. Il y a un recouvrement de frontières. Et si vous dansez vraiment, sans contrôle, mais en laissant la danse vous contrôler, en lui permettant de vous posséder, si vous êtes possédé par la danse, penser s’arrête.

La même chose se produit avec le rire. Si vous êtes possédé par le rire, penser s’arrête. Et si vous connaissez quelques instants de non mental, ces aperçus seront la promesse de beaucoup d’autres récompenses à venir. Vous devez simplement devenir de plus en plus de la nature, de la qualité du non-mental. De plus en plus, penser doit être lâché.

Le rire peut être une belle introduction à un état de non mental. Dès l’instant où vous estimez que le sommeil s’en est allé, commencez à rire, ensuite ouvrez les yeux, cela donnera le ton à la journée.
Si vous pouvez rire tôt le matin vous rirez toute la journée.

Vous avez crée un effet de réaction en chaîne, une chose mène à une autre. Le rire mène à plus de rire. Pratiquement, j’ai toujours vu les gens faire exactement la chose inverse. Depuis tôt le matin, ils sortent du lit en se plaignant, sombres, tristes, déprimés, malheureux. Alors une chose mène à une autre et pour rien, ils se mettent en colère… C’est très mauvais parce que cela changera votre climat pour toute la journée, cela établira une tonalité pour la journée entière.

Essayez-le ! Commencez et terminez votre journée avec le rire et vous verrez que peu à peu, entre ces deux points, de plus en plus de rire monte.

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 







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