Catégories de gestion d’aires protégées de l’UICN

21022017

 

 

 

 

L’UICN* a adopté la définition suivante de l’aire protégée : « un espace géographique clairement défini, reconnu, consacré et géré, par tout moyen efficace, juridique ou autres, afin d’assurer à long terme la conservation de la nature ainsi que les services écosystémiques et les valeurs culturelles qui lui sont associées », et a classé les aires protégées en six catégories (la première subdivisée en deux) en fonction de leur type de gestion.

 

 

 

Ces catégories sont résumées  sur le tableau ci-après :

 

 

 

 

Réf.

Nom

Description

Ia

Réserve naturelle intégrale

Aire visant à protéger la biodiversité et aussi, éventuellement des caractéristiques géologiques/ géomorphologiques, où les visites, l’utilisation et les impacts humains sont strictement contrôlés et limités pour garantir la protection des valeurs de conservation.

Ib

Zone de nature sauvage

Vaste aire intacte ou légèrement modifiée, ayant conservé son caractère et son influence naturels, sans habitations humaines permanentes ou significatives, protégée et gérée aux fins de préserver son état naturel.

II

Parc national

Vaste aire naturelle ou quasi naturelle visant à protéger des processus écologiques de grandes échelle, ainsi que les espèces et les caractéristiques écosystémiques régionales, fournissant aussi une base pour des visites de nature spirituelle, scientifique, éducative et réactive, dans le respect de l’environnement et de la culture des communautés locales.

III

Monument ou élément naturel

Aire délimitée pour protéger un monument naturel spécifique, qui peut être un élément topographique, une montagne ou une caverne sous-marine, une caractéristique géologique telle qu’une grotte, ou même un élément vivant comme un bosquet boisé ancien.

IV

Aire de gestion des habitants ou des espèces

Aire visant des espèces ou des habitants particuliers et dont la gestion reflète cette priorité. Quoique ce ne soit pas une obligation, de nombreuses aires protégées de la catégorie IV ont besoin d’interventions régulières et actives pour répondre aux exigences d’espèces particulières ou pour maintenir des habitats.

V

Paysage terrestre ou marin protégé

Aire protégée à laquelle l’interaction des hommes et de la nature a conféré au fil du temps un caractère distinct, avec des valeurs écologiques, biologiques, culturelles et panoramiques considérables, et où la sauvegarde de l’intégrité de cette interaction est vitale pour protéger et maintenir ce paysage ainsi que la conservation de la nature et les autres valeurs qui lui sont associées.

VI

Aire protégée avec utilisation durable des ressources naturelles

Aire protégée préservant des écosystèmes et des habitats ainsi que les valeurs culturelles et les systèmes de gestion des ressources naturelles qui y sont associés. Les aires de cette catégorie sont généralement vastes et la plus grande partie de leur superficie présente des conditions naturelles ; une certaine proportion y est soumise à une gestion durable des ressources naturelles, et une utilisation modérée des ressources naturelles, non industrielles et compatible avec la conservation de la nature, y est considérée comme l’un des objectifs principaux.

 

 

 

 

 

 

 

* : L’UICN, l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature rassemble au sein de son réseau plus de 1 000 organismes gouvernementaux et organisations non gouvernementales. Outre le millier d’employés que comptent ses bureaux dans le monde entier, elle fait appel à quelque 11 000 volontaires spécialistes des sciences sociales et naturelles, juristes et éducateurs de plus de 160 pays, qui travaillent essentiellement pour ses six commissions. Elle a été créée en 1948.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




La rose des sables

13112016

 

 

 

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Célèbre et très prisée des touristes : la rose des sables, merveille du règne non pas végétal mais minéral. Ce sont des blocs de grains de sable soudés les uns avec les autres et qui ont des formes géométriques répétitives. Ces figures font penser à une série de coquillages. On trouve, ce genre de minéraux, dans le sable des déserts. C’est là, qu’ils naissent et se développent. Ces pierres ont l’aspect très agréable à l’œil, avec des motifs qui se répètent indéfiniment.

 

 

 

On pense que la matière est capable de s’organiser elle-même dans certaines conditions de l’environnement et la rose des sables en est un exemple du fait de la répétitivité des motifs extérieurs.

 

Comment une rose du désert a-t-elle pu se former ?

 

Cette construction cristallographique appelée rose des sables s’est réalisée à partir de grains de sable cimentés par du gypse ou sulfate de calcium hydraté, dans un milieu d’eau salée peu profonde et balayée par le soleil et les vents de sable ; il faut noter que dans le processus de sédimentation et d’évaporation qui a eu lieu, au moins deux éléments ont joué un rôle clé : d’une part les vents de sable ont eu une action électrifiante, les grains de sable possédant une charge ; d’autre part la présence d’eau salée a une grande importance par le fait qu’elle a une action solubilisante sur le gypse ; de plus, l’eau salée joue un rôle de conducteur tout en exerçant une action expansive sur la rose des sables en formation ; donc, le milieu dans lequel a germé cette rose des sables est un environnement où les forces mécaniques, électromagnétiques et thermodynamiques ont agi conjointement, peut être successivement, sur une période extrêmement lente et indéterminée, mais régulière.

 

 

 

 

 

Ces « roses » dont les dimensions vont de quelques centimètres à plus d’un mètre se trouvent rarement à même le sol mais sont  plus souvent enfouies sous plusieurs mètres de sable. Une fois ramassées, il faut prendre soin d’elles car, sous l’effet de la pluie, le gypse se dissout à nouveau, les cristaux se défont et, comme toutes les fleurs, la rose des sables risque de faner.

 

 

 

 

 

Les gens du désert du Sahara croient que les Roses des sables ont une énergie interne qui est utilisée pour la protection, la richesse et la purification car elles sont la conception de la Nature. Elles peuvent être mises à la maison pour les mêmes croyances ou elles peuvent simplement être utilisées comme des ornements uniques et rares pour décoration attrayante à la maison (dans les aquariums, les jardins, dans la cuisine, en salle de séjour, accroché au mur, sur les vitrines, etc), dans votre magasin de bijoux, magasins d’antiquités, boutique d’objets uniques, etc, ou il peut aussi être ajouté à votre collection de pierres rares et naturelles. Les idées sont encore ouvertes, le choix est le votre. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La grotte aux requins

3102016

 

 

 

 

L’Ile Maurice, encore confidentielle malgré une réputation qui commence à se transmettre de bouche à oreille, est une destination de rêve pour les plongeurs. Les eaux chaudes et cristallines offrent des conditions magnifiques pour la plongée, et de nombreux sites où la faune et la flore sont variées et diversifiées. 

 

La fosse aux requins à l’île aux Pigeons et l’épave du Djabeda comptent parmi les plongées les plus spectaculaires. 
En face du trou aux biches, plusieurs sites sont réputés pour la richesse de la faune fixée (gorgones, corail noir…) ainsi que pour la présence d’épaves, notamment celle du Stella Maru. 

 

 

 

 

 

 

La Fosse aux Requins 

Découverte par Hugues Vitry, il observe le comportement des requins à l’intérieur de cette fosse au large de l’île, puis il décide d’y faire entrer des plongeurs pour leur faire comprendre l’environnement du requin wheleeri. On y pénètre par groupes restreints, on se positionne derrière de grosses roches et l’on observe la danse des requins qui, semble-t-il, viennent se réoxygéner là avant de repartir dans le courant de la matinée. On a compté jusqu’à 38 requins en même temps dans la Fosse. 

 

 

 

 

 

 

 

La grotte aux requins est un documentaire de Joe Kennedy. Il nous retrace l’aventure de deux scientifiques, partis observer et étudier les requins gris dans leur milieu naturel, au large de l’île Maurice, dans l’océan Indien.

 

 

 

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Le parc de Plitvice – Croatie –

3062016

 

 

 

 

 

 

 

Le pays aux 1 185 îles, dont 66 seulement habitées, est un rêve aquatique. Avec ses 1800 km de côtes sur l’Adriatique, la Croatie recèle des richesses rares. Découpé, sauvage et offrant des paysages d’une grande variété, son littoral est une invitation à la découverte des mystères d’une nature méditerranéenne forte et intense. Ajoutez-y des montagnes parfois si proches de la mer qu’elles s’y jettent, un passé millénaire comme celui de la citadelle de Dubrovnik, classés au patrimoine mondial de l’humanité et des parcs nationaux.   

 

 

 

 

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Le parc de Plitvice en chiffre

  • superficie: 29 685 hectares
  • nombre de visiteurs par an: 900 000
  • Lacs: 16 grands lacs
  • cascades: 95
  • altitude minimale: 367 m 
  • altitude maximale: 1279 m (Seliski vrh)
  • espèces d’oiseaux: plus de 140
  • Flore: 1400 espèces et sous-espèces
  • Mammifères: plus de 50 espèces

 

 

 

 

 

 

Plitvice, le plus luxuriant des huit parcs nationaux, est féerique. A 120 km au sud de Zagreb en direction de l’Adriatique. Aménagé pour y séjourner et s’y promener, plitvice englobe en son centre 16 lacs, reliés par des cascades, entre 636 et 48 m d’altitude. Le parc vous offre ses chutes, sa forêt vierge de Čorkova, ses sapins de 50 m, et une nature luxuriante, faite de nombreuses forêts, que l’on peut parcourir à pied grâce à des sentiers, à vélo et même à canoë.

 

 

On y accède par une petite route entortillée sur laquelle les automobilistes croates jouent du klaxon et les touristes de la pédale de frein. Cette route fut pendant longtemps la seule à relier la capitale Zagreb à la population côte dalmate. A mi-chemin, au cœur d’une profonde forêt de hêtres et une zone montagneuse plus escarpée, se cache le parc national des lacs de Plitvice. Une véritable merveille, un motif d’orgueil national autant qu’une des principales attractions touristiques croates avec 5 000 visiteurs par jour ; c’est la raison pour laquelle l’Unesco l’a inscrit au patrimoine mondial en 1979.

 

 

 

La simple description du phénomène naturel qui attire autant de monde ne manque pas de poésie : seize lacs en gradins se jetant les uns dans les autres en enjambant des travertins d’algues et de mousse sédimentées. La formation de ces lacs et cascades résulte d’un phénomène d’hydrographie karstique : les dépôts sédimentaires issus de processus biologique de sécrétion calcaire se mêlent à des algues, de la mousse et autres plantes. L’ensemble forme des couches qui augmentent progressivement le niveau des chutes, se déplacent et modifient ainsi le paysage au cours des siècles. La balade est autrement plus bucolique, et ce paysage pourrait figurer dans un conte de fée. Les forêts de hêtres, d’épicéas, de genévriers et de pins abritent plus de 120 espèces d’oiseaux. On y trouve même des ours, des loups ou encore des lynx. Quant aux nombreuses truites, elles sont certes moins exotiques, mais tout aussi protégées.

 

 

 

Le parc de plitvice est divisé en deux parties : les lacs dits supérieurs, qui culminent à 637 m au-dessus du niveau de la mer, et les lacs inférieurs, dont le dernier donne naissance à la rivière Korana, 134 m plus bas. Tout au long du parc, 18 km de fines passerelles en bois permettent d’enjamber le chapelet de mares et de lacs et de rejoindre les sentiers de terre en passant au plus près des travertins, ces paillassons de mousse, d’algues et de micro-organismes encroûtés par le calcaire que libèrent les bouillonnements subaquatiques. Jusqu’au sommet les eaux cristallines, peu profondes, sont d’un turquoise comme on n’en voit même pas aux Seychelles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mare Nostrum (La Méditerranée)

14042016

 

 

 

 

 

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Les Phéniciens appelaient la Méditerranée « la Grande Mer ». Les Grecs et les Romains, pour leur part, en avaient une vision égocentrique, celle d’un « lac », d’une « mer intérieure » soumise à leur impérialisme culturel et commercial : par hemin Thalassa disait Platon (« la Mer qui est près de nous »), he eso Thalassa (« la Mer intérieure »), lui répondit Aristote en écho. Pour les Latins, elle était plus simplement Mare Nostrum, « notre Mer » (mediam terram ne devait apparaître qu’au Ve siècle). Quant à leurs successeurs, les Arabes et les Turcs, ils la baptisèrent « mer des Romains » (Bahr al-Rum / بحر الروم), une façon de reconnaître qu’elle était inséparable de la culture gréco-latine, qui s’était épanouie au sein de la civilisation byzantine.

 

 

Ainsi sont nés et se sont perpétué les grands mythes attachés à la Méditerranée, qui constituent encore de nos jours son « âme profonde », son « identité », au-delà des clivages culturels et des rivalités géopolitiques. Des colonnes d’Hercule (le détroit de Gibraltar) au Pont-Euxin (la mer Noire), on continue de chanter les exploits de héros au destin exceptionnel, qui ont pour noms Ulysse, Enée ou Jason.  

 

A une étape au moins de leur odyssée respective, Ulysse et Enée échouent sur la côte de l’Afrique, le premier chez les Lotophages, les « mangeurs de fleurs » (lotos en grec), le second chez Didon, la reine de Carthage. On situe d’ordinaire le pays des Lotophages en Tunisie, sur l’île de Djerba (appelée Méninx dans l’antiquité). Hérodote localise ce peuple au voisinage du lac Tritonis, peut-être la « petite Syrte » (le golf de Gabès). Quant au naufrage d’Enée, Virgile situe l’épisode non loin de la cité punique, fondée, précise le poète, « sur une terre qui appartient aux Libyens ».

 

Rendue célèbre par deux récits concurrents intitulés Les Argonautiques, la quête de la fameuse « Toison d’or » amène Jason et ses compagnons sur les côtes de la Libye. Si l’on accorde quelque crédit au récit épique – transportée à l’intérieur des terres par « une énorme vague », la nef est déposée…dans le désert ! – , c’est d’un raz-de-marée dont fut victime l’équipage de l’Argo – un tsunami.

 

Des témoignages très anciens, corroborés par la géologie et l’archéologie, font en effet état de puissants tremblements de terre en Méditerranée, parfois accompagnés d’irruptions volcaniques et de raz-de-marée. Ce fut le cas à Théra (actuelle Santorin), 1650 ans avant notre ère, ou encore en Crète. C’est sans doute le « souvenir » d’un événement spectaculaire (l’engloutissement d’une île), qui serait à l’origine du mythe de l’Atlantide. A un degré moindre, la côte de la Cyrénaïque s’est légèrement affaissée au cours des deux derniers millénaires (près de 4 m tout de même) ; un phénomène particulièrement saisissant à Apollonia.

 

 

En 362, un violent séisme secoua toute l’Afrique du Nord, causant de gros dégâts à Sabratha et à Cyrène. Une catastrophe qui fut peut-être, pour partie au moins, la cause de l’inexorable déclin des ports du littoral libyen au siècle suivant. Des séismes, on le sait, qui continuent de frapper régulièrement le Maghreb, l’Italie, la Grèce et la Turquie. Quant aux raz-de-marée, les experts n’écartent pas l’hypothèse d’un cataclysme majeur, dont les effets seraient décuplés par l’étroitesse du bassin et la concentration urbaine sur les côtes.         

 

 

 

 La Méditerranée fut pour les Hébreux la « mer des Philistins », mer de l’Autre. Elle devint un Mare Nostrum. Alors que les Sardes tournent résolument le dos aux flots, l’intérieur d’Ibiza est délaissé au profit des plages. La mer du Milieu, qui n’a rien de juste, oscille entre les statuts les plus divers. Maternelle chez Fernandez, qui en fait une mère Méditerranée, moins familière pour Morand, qui voit en elle la mer des Surprises, la Grande Bleue a marqué l’imaginaire de ses riverains et de tous ceux qui, un jour ou l’autre, ont eu le bonheur de la sillonner. Mais la Méditerranée, comme toutes les mers, n’est pas une simple étendue d’eau. Elle est rivage ; elle est même le Rivage des Mythes. Elle est en somme un admirable feuilleté temporel, dont chaque strate mérite d’être parcourue, dégustée.   

 

 

 

 

 

 Grottes d’Hercule

 

Les grottes d’Hercule sont un lieu touristique bien connu depuis les années 1920. Il s’agit de grottes naturelles calcaires ouvertes sur la mer, dans lesquelles cette dernière pénètre à marée haute.

La mythologie veut qu’Hercule se soit retiré là une fois ses exploits accomplis, et qu’il ait creusé le détroit de Gibraltar en déplaçant les montagnes (le djebel Tarik de Gibraltar en Europe et le Djebel Moussa en Afrique, près de Ceuta). On lui attribue l’aménagement de ces grottes près de Tanger (Maroc). Pour certains, c’est ici que vivait le cyclope Polyphème, fils de Poséidon, dieu de la mer, qu’Ulysse éborgna lors de son voyage. En vérité, ces grottes auraient été creusées à l’époque néolithique, la roche étant exploitée pour divers travaux et outils.  

 

 

 

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Les néons lumineux: un rare phénomène météorologique

7022016

 

 

 

Les néons lumineux: un rare phénomène météorologique  dans Nature LightPillar1

 

 

 

 

Un phénomène météorologique d’une extrême rareté observé il y a quelques jours dans le ciel de la Chine. Quand il fait trop froid, dans certains pays, on peut voir de magnifiques lignes de lumière apparaître dans le ciel, comme des néons lumineux. 

 

 

 

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 Météorologique

 

 

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Source photos: MyModernMet

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Bahiret el Biban

9012016

 

 

 

 

 

Située dans le Sud tunisien, à proximité de la frontière libyenne, la Bahiret el Biban est une lagune côtière originale dans un environnement aride (pluviométrie moyenne annuelle inférieure à 200 m). Elle est isolée de la mer, non par une flèche sableuse actuelle ou holocène, mais par un bourrelet consolidé haut de quelques mètres (Slob ech Chergui à l’Est, Slob el Gharbi à l’Ouest), fait d’un calcaire gréseux oolithique (formation Rejiche). Ce bourrelet représente un ancien cordon littoral qui s’est formé pendant le dernier interglaciaire, il y a environ 125 000 ans. La Bahiret el Biban a une forme grossièrement elliptique; son grand axe, orienté ONO-ESE, mesure 32 km, son petit axe 9 km. Elle couvre une surface de 230 km2. Sa profondeur maximale atteint 6,50 m dans une gouttière médiane qui correspond au grand axe du bassin. La lagune communique avec la mer, à peu près au droit de son petit axe, par une ouverture large de 2,5 km, mais réduite à de multiples passes, étroites et très peu profondes, séparées par des îlots; seul le chenal d’El Biban, juste à l’est de l’îlot du même nom, a une profondeur qui peut atteindre 5 m. Plusieurs facteurs commandent le régime hydrologique de la Bahiret el Biban : les échanges avec la mer au niveau des passes; l’évaporation surtout sensible aux deux extrémités du bassin ; les apports d’eaux continentales, faibles pour ceux liés aux nappes souterraines, parfois importants mais exceptionnels pour ceux dus aux crues d’oueds, en particulier l’oued Fessi. A l’intérieur de la lagune, les vents locaux engendrent une dérive littorale qui se déplace préférentiellement dans le sens des aiguilles d’une montre et qui est perturbée, à proximité des passes, par des courants alternatifs provoqués par la marée dont le marnage moyen est ici de l’ordre de 0,70 m. Les températures des eaux de surface varient entre environ 13° en janvier et 27° en août.

 

 

 

La composition chimique des eaux de la Bahiret el Biban n’est constante ni dans le temps ni dans l’espace. Elle dépend des courants qui permettent l’ingression des eaux marines, des arrivées intermittentes d’eaux continentales, de l’évaporation plus ou moins forte suivant les saisons. La lagune présente une dissymétrie fondamentale entre sa moitié occidentale où l’influence des saumures évaporitiques est prépondérante et sa moitié orientale où les eaux sont chimiquement voisines de celle de la mer ouverte. Dans l’ensemble les échanges avec la mer sont insuffisants pour compenser l’évaporation de la lagune. Celle-ci se comporte comme un piège pour les sels dissous et seuls des apports continentaux importants, lors des années pluvieuses, déclenchent de temps à autres des phases de dessalage. Ainsi se maintient une salinité d’ensemble modérée qui, en moyenne, ne dépasse pas de 15% celle de l’eau de mer voisine.

 

 

 

La Bahiret el Biban constitue actuellement un des hauts lieux de la pêche en Tunisie. Les poissons y abondent (daurades, loups, serres, marbrés, saupes, mulets) et cette richesse a attiré l’Homme depuis des époques très reculées. Aujourd’hui des bordigues, installées à la sortie des deux passes situées de part et d’autre de l’îlot d’El Biban, permettent la capture des poissons qui migrent vers le large. Les prises sont particulièrement importantes d’octobre à janvier et de mai à août quand les poissons migrent vers la mer. La production moyenne est d’environ 300 tonnes par an, mais elle varie beaucoup d’une année à l’autre en fonction inverse de la salinité des eaux dans la lagune. Les longues périodes de sécheresse engendrent des salures accusées qui empêchent un bon alevinage, donc une chute marquée des prises de poissons.

 

 

 

Les ressources halieutiques de la Bahiret el Biban étaient déjà connues et exploitées dans l’antiquité : sur ce point, le témoignage des textes est en accord avec les données archéologiques récentes. Dans le Périple du Pseudo-Scyllax (Desanges, 1978, p. 408-409), des Salaisons (Tarikheiae) sont mentionnées entre Abrotonon (Sabratha) et l’île des Hauts-Fonds (Jerba); pour Strabon (XVII, 3,18), ces Salaisons et des fabriques de pourpre (porphyrobapheia) étaient localisées à Zoukhis, c’est-à-dire à l’entrée de la Bahiret el Biban (Desanges p. 101), où des traces d’installations d’époque romaine (cuves, mosaïques), s’observent effectivement à proximité du bordj hispano-turc de l’îlot Sidi Ahmed Chaouch. La position privilégiée de ce dernier, près du plus important des chenaux qui ont donné leur nom (biban = les portes) à la lagune, a permis une occupation humaine permanente à travers les siècles. D’autres sites d’importance majeure ont été reconnus sur les rives de la Bahiret el Biban, qui mettent en évidence une présence humaine plus dense dans l’antiquité que de nos jours, autour d’activités liées à la pêche : sur la rive sud, face à l’entrée de la lagune, l’Henchir Bou Gueurnine, se remarque par de très nombreuses et vastes citernes ; en plusieurs autres points, sur les slobs notamment, on voit des restes de tours qui font penser aux observatoires (thynnoscopia), mis en place, selon Strabon (XVII, 16), pour guetter les migrations de poissons. Le plus remarquable des établissements antiques est celui d’Henchir Medeina, situé à l’extrémité sud-est de la Bahiret el Biban. Il pourrait correspondre à la localité de Pisida mentionnée par la Table de Peutinger (VII, 1-2) entre Pons Zitha et Sabratha. Les vestiges, étendus sur environ 500 m en bordure du rivage intérieur de la lagune, avaient été pris à tort pour les quais d’un port dans les descriptions anciennes (Rebillet, 1892; Lecoy de la Marche, 1894). Les éléments les plus caractéristiques étaient en effet de longs alignements de blocs ou de dalles, disposés parfois sur deux rangées à la limite de l’estran. Mais il n’y a jamais eu ici, à l’époque antique, de fond suffisant pour permettre l’accostage des bateaux, même de faible tirant d’eau. Il s’agit, en fait, des substructions dégagées par l’érosion littorale, de batteries de cuves appartenant à un groupe d’usines de salaisons ou de garum. Des analogies nombreuses sont en effet à souligner avec les établissements du même genre signalés plus au nord le long des côtes tunisiennes, notamment à Nabeul, Salakta et à Kerkennah, ainsi qu’avec ceux qui ont été étudiés sur les côtes ibériques et marocaines.

 

 

 

 

 

 

 

 

Par : R. PASKOFF  & P. TROUSSET

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La pêche traditionnelle est encore fortement présente sur les lagunes d’El Bibane et Boughrara en Tunisie. A l’image de leurs ancêtres, des pêcheurs répètent des gestes transmis de génération en génération.

Ce film est une rencontre entre l’écologue, scientifique de terrain, et une famille de pêcheurs du sud tunisien. 

 

 

 

 

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Naturopathie, un art de vivre

5112015

 

 

 

Dans ce documentaire, vous allez découvrir ce qu’est la Naturopathie à travers l’intervention de différents naturopathes et experts français. Vous allez ainsi connaître son origine, ses principes fondamentaux et comment les appliquer afin d’optimiser votre santé physique, psychologique voire spirituelle.

 

 

 

 

 

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Algérie, la mer retrouvée

25042015

 

 

 

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C’est un géant méditerranéen qui a longtemps tourné le dos à la mer. L’Algérie redécouvre aujourd’hui son littoral et Thalassa nous emmène pour un voyage inédit tout au long de ces 1600 kilomètres de côtes.

 

D’Ouest en Est, les paysages algériens offrent une variété fascinante. D’Oran jusqu’à Annaba, le voyageur traverse des reliefs lunaires, des forêts épaisses, des marais multicolores et des dunes à perte de vue. De ces côtes méconnues, Thalassa propose une exploration inédite.

 

La grande majorité des algériens vivent le long des côtes. Pourtant certaines plages restent désertes et les bateaux sont rares. Pourquoi ce paradoxe ? À cause de cette “décennie noire” qui a ensanglanté le pays. Depuis les années 90, la population a gardé des réflexes de prudence.
Pour faire revivre le littoral, la société civile se mobilise.

 

L’équipe de Thalassa a suivi quatre de ces algériens ordinaires et extraordinaires. Pour eux, la mer est une évidence. Ils seront nos guides.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Le mystérieux orage de Catatumbo

19082014

 

 

 

L’orage de Catatumbo est un phénomène météorologique à la durée et l’intensité impressionnantes. Il se produit au nord-ouest du Venezuela et a la particularité de perdurer pendant près de 6 mois.

 

 

 

 

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 Des éclairs par dizaine en l’espace de quelques heures. C’est ce qu’offre au Venezuela l’orage de Catatumbo, l’orage le plus persistant du monde. Le phénomène se déchaine entre 140 et 160 nuits par an, soit un peu moins de 6 mois. Chacune de ces nuits, il perdure pendant une dizaine d’heures et transcende le ciel nocturne au dessus du lac de Maracaibo, au nord-ouest de l’état sud-américain. 

 

 

Sa fréquence d’éclairs est impressionnante : en moyenne, ce sont plus de 28 coups de foudre à la minute qui illuminent les cieux. Mais la démesure de cette perturbation atmosphérique ne s’arrête pas là, les éclairs sont produits à plus de 4 kilomètres au-dessus du sol et dépassent largement la puissance d’une décharge électrique d’un orage classique.

 

 

En effet, les éclairs de la foudre de Catatumbo transportent un courant électrique dont l’intensité est comprise entre 100.000 et 300.000 ampères alors que pour un coup d’éclair d’un orage classique, elle se situe plutôt entre 10.000 et 50.000 ampères.

 

 

 

 

 

 

Un record mondial

 

Cet exceptionnel phénomène météorologique a été inscrit l’année dernière dans le livre Guinness World Records. L’orage de Catatumbo détient à ce jour le record du plus grand nombre de coups de foudre par kilomètre carré et par an. En moyenne, il est estimé que plus de 1,6 million de décharges électriques sont produites tous les ans.

 

Erick Quiroga est l’écologiste vénézuélien qui a entrepris les démarches pour l’attribution du record dans le Guinness Book, ce dernier entrevoit désormais un nouveau titre beaucoup plus prestigieux. En effet, le défenseur de l’environnement souhaite que l’orage de Catatumbo soit considéré comme patrimoine naturel de l’humanité et soit inscrit dans la liste établie par le comité du patrimoine mondial de l’UNESCO. 

 

 

 

 

Orage mystérieux

 

Depuis de nombreuses années, les scientifiques s’interrogent sur ce phénomène unique en son genre qui se déroule près de l’embouchure du río Catatumbo, un affluent du lac de Maracaibo. Toutefois, une récente hypothèse a été proposée par des chercheurs pour tenter de comprendre l’origine de la perturbation atmosphérique. En cause : des vents circulant et la présence de méthane.

 

Les vents chauds et humides qui proviennent de la mer des Caraïbes s’engouffrent dans le bassin du lac de Maracaibo et rencontrent l’air froid de la Cordillères des Andes, provoquant des perturbations atmosphériques. Pendant ce temps, le méthane stocké dans le lac s’évapore et gagne en altitude. Les courants d’air ascendants des nuages répartissent alors aléatoirement le méthane qui va se concentrer à différents endroits.

 

De là, le méthane va affaiblir les propriétés d’isolation de l’air qui servent à réduire l’activité électrique. Ceci va alors permettre à l’orage de se former et de perdurer. Mais pourquoi l’orage se déroule t-il uniquement la nuit ? A cause du rayonnement solaire. Pendant la journée, ce dernier décompose les molécules de méthane dans l’atmosphère. Lorsque le soleil se couche, les rayons ultraviolets disparaissent, le méthane joue alors son rôle et l’orage peut commencer à gronder.

 

 

 

 

Dérèglements climatiques

 

En 2010, l’orage de Catatumbo ne s’est pas manifesté pendant deux mois, sa plus longue période d’absence observée depuis 1906. Elle serait due à l’amplification d’El Niño, un phénomène climatique qui se caractérise en partie par des températures anormalement élevées. Toutefois, il n’est pas exclu que l’Homme joue un rôle dans cette anomalie climatique.

 

La déforestation massive et les élevages intensifs de bétail produiraient une masse de sédiments conséquente dans cette région marécageuse qui pourrait altérer le phénomène.

 

 

 

 

 

http://www.dailymotion.com/video/x20m4hl

 

 

 

 

 

 

 

 

 







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