Le Vent du Désert ou Chyli

27072018

 

 

 

 

 

Les vents sont principalement constitués par deux grands courants , les vents de nord et ceux de sud est et de sud, qui alternent entre eux. Pendant le séjour fait à Biscra par M Beylot (*) , 1843-1844, le vent de nord-ouest soufflait quatre-vingt-sept fois; celui de nord, cinquante-six fois; celui d’est.quarante-huit fois; celui d’ouest, dix fois ; celui de sud, une fois; celui de nord-est, une fois. Durant ce même laps de temps, le vent de sud-ouest ne fut pas observé une seule fois.

 

 

 

 

 

Le vent de sud-est constitue le vent du Désert ou Chyli, il  règne en toute saison; il souffle généralement avec lenteur et par bouffées, s’annonçant par un calme accompagné d’un aspect grisâtre, plombé de l’atmosphère. La température s’élève en même temps, et toute l’humidité dont l’air pouvait être imprégné, disparaît complètement. C’est ce qu’indiqué parfaitement l’hygromètre, qui passe à l’extrême sécheresse dés les premiers souffles du Chyli (l’aiguille se rapproche plus ou moins près de zéro). Ainsi, le papier qui tapisse les appartements, se décolle alors avec bruit. Ainsi encore, les meubles, par le retrait du bois, crient de toutes parts, ce qui permet d’en ouvrir facilement ceux qu’on n’ouvrait qu’avec difficulté, ou qu’on ne pouvait même pas ouvrir du tout, un instant auparavant. C’est, du reste , ce que les voyageurs ont déjà fait connaître à l’égard du sirocco ou vent du Désert en général.

 

 

 

 

 

Le  Chyli s’accompagne d’une poussière une , impalpable, disséminée jusques dans les hauteurs de l’atmosphère, et qui pénètre partout, dans les appartements les mieux clos et les meubles les plus hermétiquement fermés. Cette poussière s’aperçoit dans l’atmosphère avant même que le Chyli ne se soit encore fait sentir, et c’est elle qui donne au ciel cet aspect particulier, cette teinte plombée dont nous avons déjà parlé, ainsi que ce hâle qui, souvent, dès la veille de l’apparition du Chyli , se montre autour de la lune, selon la remarque de M le docteur Beylot.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(*): était médecin-adjoint à Miliana

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Le Cèdre de l’Atlas (Cedrus atlantica)

19062018

 

 

 

 

 

 

 

Endémique des montagnes d’Afrique du Nord, forêts disjointes et souvent menacées. Appelé aussi cèdre bleu, cet arbre aux aiguilles vert bleuté est l’essence noble des forêts marocaines et algériennes. Capable de dépasser la taille du cèdre du Liban (50 m contre 40 m environ), il s’en différencie par un port plus érigé et élancé, plus pyramidal (surtout lorsqu’il est jeune), des branches plus courtes et ascendantes, une écorce grise plus claire, lisse et luisante qui se craquelle en vieillissant, et enfin des cônes moins longs

(5 à 6 cm) avec souvent un petit creux au centre. Au Maroc, Cerdus atlantica occuperait environ 90 000 ha, parfois sous forme de lambeaux, dans le Rif et le Jbel Tazzeka, le Moyen Atlas central (région d’Ifrane) et oriental. En Algérie son aire, également tributaire de l’orographie, se répartit sur 20 000 ha entre les forêts mieux conservées de l’Atlas tellien (de l’Ouarsenis à la Kabylie) et celles de l’Atlas saharien en forte régression (du Hodna à l’Aurès).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Cèdre de l'Atlas (Cedrus atlantica) dans Nature 1523192815-artfichier-702125-6356380-201610202857143 

Une forêt de cèdres dans la région d’Azrou-Ifrane au Maroc.

 

 

 

 

 

 

 

 

Ses exigences écologiques lui permettent une assez grande amplitude altitudinale. C’est le cèdre le plus rustique : selon certains paléobotanistes, il vivait déjà dans le sud-ouest de l’Europe à la fin de l’ère tertiaire (au Miocène et au Pliocène). Sa disparition au nord du bassin remonterait aux périodes froides de l’ère quaternaire (à environ 500 000 ans). Sa présence au Maroc est attestée depuis plus de 120 000 ans (mais seulement depuis 5 000 BP sur le Moyen Atlas) et, en Kroumirie, depuis moins 37 700 BP ; dont on explique son absence actuelle en Tunisie par l’action des Phéniciens, grands constructeurs de bateaux. Indifférentes aux substrats, surtout calcaires mais parfois gréseux comme dans le Rif ou basaltiques comme dans le Moyen Atlas tabulaire, les cédraies de l’Atlas se rapportent à un large éventail bioclimatique et altitudinal. 

 

 

 

Certes, ce sont les cédraies de moyenne altitude, « les cédraies montagnards-méditerranéennes qui sont de loin les plus répandues entre 1700 et 2100 m en moyenne ».  Cependant, des individus isolés peuvent s’observer vers le bas, dans de basses vallées humides (autour de 1000 m), comme vers le haut, sur les sommets du Djurdjura et de l’Aurès (vers 2300 m), dans le Rif (vers 2400 m) et le Moyen Atlas (vers 2600 m). Au total, les cédraies comportent trois types altitudinaux qu’on rattache à une gamme bioclimatique allant du perhumide, sur le Rif, au subhumide et peut-être au semi-aride, sur l’Aurès. 

 

Les cédraies de basse altitude sont présentes en bioclimat humide froid à l’étage supra-méditerranéen (surtout entre 1500 et 1700 m). Les cédraies de moyenne altitude répondent plutôt à une variante très froide du bioclimat humide (mais aussi subhumide ou perhumide) à l’étage montagnard-méditerranéen, d’environ 1700 à 2100 m. Les cédraies de haute altitude sont présentes surtout en ambiance subhumide extrêmement froide, à l’étage oroméditerranéen (d’environ 2100 à 2500 m).

 

 

 

Le cèdre de l’Atlas est intégré à la dynamique des chênaies sclérophylles (chêne vert à feuilles rondes) et caducifoliées (chêne faginé et surtout chêne zéen). Quant aux autres conifères qui s’associent à Cedrus atlantica, ils restent rares ou très localisés, que ce soient le pin de Maurétanie et le pin maritime, ou le sapin du Maroc et le sapin d’Algérie. Le pin d’Alep, quant à lui, ne se mélange pratiquement pas avec le cèdre. Enfin le genévrier thurifère commence son ascension dans les cédraies claires ou dégradées de haute altitude. 

 

 

 

 

le problème actuel des cédraies de l’Atlas est leur dégradation par les multiples activités humaines. L’essor démographique, le pastoralisme intensif, les ébranchements anarchiques, les incendies n’ont laissé bien souvent que des lambeaux de forêts « ponctués de vétérans moribonds et de chandelles sur pied », menaçant ainsi leur génération comme dans le Moyen Atlas central et oriental ou le Haut Atlas oriental. Certes il existe bon nombre de cédraies de basse ou moyenne altitude qui, sous couvert du chêne vert ou du chêne zéen, se régénèrent assez bien, celles de moyenne altitude se régénérant cependant surtout à découvert, dans les trouées de clairière, en préforêt ou en lisière. 

 

 

 

Mais les coupes effectuées dans les chênes verts ou les genévriers thurifères associés aux cédraies claires d’altitude exposent le sol au phénomène de l’érosion hydrique. Or, si le cèdre s’accommode de tous les types de substrats, son système racinaire pivotant et puissant n’aime pas les sols superficiels ni les dalles rocheuses peu fissurées. Alors se déclenchent les processus de la désertification, que vient souvent renforcer une succession d’années particulièrement sèches.Et depuis au moins deux décennies, la fragmentation plus grande des cédraies, l’appauvrissement de leur biodiversité, entraînent d’autres dégâts : l’écorçage des jeunes arbres par les singes magots. Au Maroc comme en Algérie, « le magot (Macaca sylvanus) et le cèdre de l’Atlas constituent deux éléments essentiels d’un même type d’écosystèmes ayant fonctionné en parfait équilibre depuis des centaines de milliers d’années ». Et comme ils voient diminuer leur domaine vital et leurs ressources en eau, par exemple dans le Moyen Atlas central (forêt d’Aïn Kahla), ils pratiquent l’écorçage des jeunes cèdres afin d’en lécher les sels minéraux. Et « la carte de l’ampleur des dégâts se superpose parfaitement à la carte de la pauvreté de la forêt en biodiversité végétale ». 

Si les cédraies d’Algérie, de l’Aurès et du Djurdjura ne subissent pas l’écorçage de magot, c’est qu’elles sont plus diversifiées, en tout cas bien moins pâturées par les moutons que celles des Atlas marocains. 

 

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le Jardin botanique de Padoue

24042018

  

 

 

 

 

Le Jardin botanique de Padoue  dans Nature 1521457987-hortus-cinctus-veduta

Jardin botanique de Padoue – Vue de l’Hortus cinctus

 

 

 

 

 

 

Le plus ancien des jardins botaniques encore existant sur son emplacement et dans sa forme originels est celui de Padoue en Vénétie. La date officielle de création de l’Horto de i semplici di Padova est le 14 février 1545. Cette création fait suite aux requêtes présentées devant le Conseil de l’université et le Sénat de Venise, par le médecin, professeur de botanique Francesco Bonafede (1474 – 1558). 

Il souhaite que soit créé un jardin spécialisé au sein de l’université de Padoue. Certains historiens pensent que l’architecte Andrea Moroni (1500 _ 1560) , engagé pour la construction de grands projets à Padoue comme la basilique Saint-Justine, le palais du Podestat ou celui de del Bo, aurait fait les premiers dessins qui permirent aux autorités de prendre leur décision et de lancer les travaux. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 »Le jardin botanique de Padoue, fondé par le sénat de Venise en 1545, est le plus ancien qu’il y ait en Europe « . Son emplacement n’a pas changé; un vieux platane oriental, au tronc noueux , aux courts rameaux, mais encore verdoyants, date de sa création. Je ne pouvais le contempler sans une sorte de respect; je trouvais quelque chose de docte à ce contemporain de tant de professeurs illustres, dont les statues de pierre sont à quelques pas, qu’il avait reçus sous son ombre, et il me semblait comme une espèce de doyen parmi les arbres savanes des jardins botaniques. Le jardin de Padoue, sans avoir le luxe de nos serres à la mode, suffit aux besoins de l’enseignement ; il comptait, m’a-t-on dit , en 1827, 5 à 6,000 espèces, nombre qui s’accroît chaque année. La chaleur d’Italie s’y fait déjà remarquer d’une manière très-sensible : les magnolias n’ont pas besoin d’abris ni de paillassons pendant l’hiver ; ils y viennent aussi bien que ceux que j’ai vus depuis en pleine terre dans le jardin anglais de Caserte, et plusieurs étaient hauts comme de grands tilleuls.

 

Le goût des sciences, des lettres et des arts fut toujours très-vif à Padoue. Son ancienne et célèbre académie des Ricovrati recevait des femmes, usage que l’Académie française fut plusieurs fois tentée d’imiter : sous Louis XIV , Charpentier appuyait l’admission de Mme Seudéry, Des IIoulières et Dacier ; dans le dernier siècle, les candidats de D’Alembert furent, dit-on, Mmes Necker, d’Épinay et de Genlis; de nos jours, la même proposition n’aurait rien d’étrange , et les talents poétiques de quelques femmes en feraient de fort dignes et fort agréables académiennes.

 

J’eus l’honneur d’assister, en 1826, à la séance annuelle de l’Académie de Padoue : on remarquait près de ses membres des femmes aimables, dont quelques-unes auraient pu jadis être de l’Académie des Ricorrati, et des jeunes gens. Il y eut un rapport très-bien fait, peut-être un peu long, de M. le secrétaire, sur les ouvrages des académiciens qui paraissent travailler  ; enfin, sauf les concours, les prix de vertu et les ouvrages utiles aux mœurs, c’était presque l’institut. »

 

 Voyages historiques et littéraires en Italie pendant les années 1826, 1827  Par Valery (Antoine Claude Pasquin)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le jardin est décrit, dès 1546, par un chroniqueur vénitien Marco Guazzo (1480 – 1556).Les raisons qu’il avance pour justifier la forme définitive du jardin sont d’ordre pratique et sans aucune référence à caractère symbolique. Le terrain retenu pour y installer le jardin a une forme irrégulière. Avec un jardin carré, un bon tiers de la surface était perdue ; c’est pourquoi, il fut décidé d’inclure ce carré dans une autre figure géométrique, le cercle. Le jardin « rond », Hortus sphaericus, est ainsi formé de douze grands parterres, ceux du carré principal divisé en quatre quartiers, enserrés de huit triangles pour rattraper la forme circulaire. Sur une superficie de l’ordre 8 000 mètres carrés, sont ainsi dessinés et prévus 576 emplacements. Ce n’est qu’en 1552, afin d’éviter les vols de plantes, que le jardin est entouré d’un mur percé de quatre portes monumentales situées aux quatre points cardinaux. 

 

 

 

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Grand Plan de l’Horto dei Semplici  - Girolamo Porro 1561

 

Plan de la seule partie entourée d’un mur avec une entrée à chaque point cardinal. On distingue l’inclusion du carré (symbole terrestre) avec ses différents parterres dans un cercle (symbole céleste)  

 

 

 

 

 

 

 

 

En plus de ce jardin clos, quatre autres jardins sont prévus à l’extérieur des murs : au nord-est, un petit bois d’arbre médicinaux non indigènes, plantés en alignement ; au sud-est, des arbrisseaux ; au nord-ouest et sud-ouest, deux autres petits emplacements. Un labyrinthe et un hippodrome – l’une des formes du jardin romain antique – complètent le projet. La surface totale du terrain mis à disposition pour le jardin est de cinq campi trois quart, soit environ 22 000 mètres carrés.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Reportage Ushuaia Tv: le jardin botanique de Padoue

 

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Les périodes pluviales dans le Massif de l’ATAKOR

11032018

 

 

 

 

Les périodes pluviales dans le Massif de l’ATAKOR dans Nature 1515595889-5346-massif-de-l-atakor

Massif de L’Atakor (Sud Algérien) / ©Yann Arthus Bertrand

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans le massif de l’Atakor et ses bordures, trois périodes pluviales ont été mises en évidence d’après l’étude des sédiments et de leur faune. Des outillages y sont associés et ces trois périodes peuvent être identifiées avec le Villafranchien, l’Acheuléen et l’Atérien. En outre, on observe un court épisode humide au Néolithique. 
 

Dans cette région, les périodes acheuléenne et néolithique correspondraient à des avances de courte durée de la frange climatique tropicale, alors que le pluvial atérien pourrait être d’origine méditerranéenne. Ici aussi les périodes pluviales n’apparaissent pas sans ordre, mais semblent alterner régulièrement comme si cette région avait été successivement dans les zones de savane, désert, frange méditerranéenne, désert, savane et ainsi de suite. Des facteurs locaux : hauts sommets, grands bassins, ont pu intervenir, mais à la suite des actions anthropiques, en particulier depuis le Néolithique, on peut se demander si les aspects du paysage actuel sont ceux des anciennes périodes sèches. 

 

 

 

 

 

 

 

  •  a. La Villafranchien

Les « vieux glacis » et les sédiments les plus anciens à la base des versants peuvent être rapportés à la période villafranchienne. 

De tels glacis prennent une ampleur remarquable dans les Tassilis. A cette période a pu correspondre un climat tropical à saison sèche accentuée.  

La dalle calcaire, épaisse et très étendue, date au moins du Villafranchien et semble s’être formée lors d’un épisode de lac à sédimentation calcaire : succédant à des argiles grises à faune d’eaux tièdes (crocodiles, rhinocéros), cette accumulation calcaire a pu avoir lieu lors d’une « lente modification climatique amenant le paysage de l’Atakor de la zone d’influence tropicale sèche 

(Mio-Pliocène) à celle d’un climat plus frais ».

 

La flore pontique arborée est présente jusqu’au centre du Hoggar. Le gisement villafranchien de diatomites lacustres de l’Ilamane, à 2 300 m, témoigne d’un climat humide avec une flore marquée par l’influence irano-caucasienne et des espèces ligneuses tropicales: il s’agirait d’une forêt ouverte mixte. La flore du Hoggar, remarquablement hétérogène depuis la fin du Tertiaire, s’appauvrit au cours du Quaternaire, en nombre de genres et en espèces. 

 

 

Sur les bordures du massif, le climat de cette période correspond à la dernière phase d’altération importante : glacis supérieurs plus ou moins rubéfiés. 

Des vestiges de sol brun épais semble témoigner d’un abaissement de la température après l’époque des lacs à accumulation calcaire, avec une phase active de creusement et de façonnement des versants, cette période étant liée à une phase de déformation importante (éruptions de lave acide). 

 

 

 

 

 

 

 

 

  • b. Le Pléistocène moyen

Depuis la fin du Villafranchien jusqu’à la formation de la « Terrasse graveleuse », datée de la fin du Paléolithique supérieur, deux séries de glacis d’érosion sont façonnées dans les basaltes altérés alors que sur les bordures se développent seulement un glacis moyen et une seule grande terrasse de gros blocs le long des oueds.  Alors que le réseau de vallées est hérité de cette période, l’épisode de la terrasse « moyenne » graveleuse correspond à l’ennoyage généralisé de ces vallées et signifie un retour à des conditions semi-arides, mais sans doute moins arides que l’actuel. 

 

 

Cette terrasse moyenne est présente partout et fournit un excellent repère chronologique: d’après l’outillage, cette « crise morphoclimatique » se place au Paléolithique, dans l’Acheuléen moyen à supérieur, et elle a affecté tout le Sahara central. 
 

Ainsi le gisement de Tihodaïne, au pied du Tassili des Ajjer, a fourni une faune typique de savane africaine. Les diatomées et les pollens tropicaux de cette période appartiennent aux seuls espèces chaudes connues dans le Quaternaire de l’Atakor. 

 

 

Les flores du Pléistocène moyen ont confirmé la juxtaposition des éléments tropicaux et subtropicaux de plaine, des éléments montagnards et d’une majorité d’éléments méditerranéens et surtout subméditerranéens et désertiques. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  • c. Le Pléistocène supérieur

 Au pluvial froid le plus récent, ce sont formés en abondances des dépôts marécageux et des sols bruns, noirs ou gris. Sur les bordures de l’Atakor, les nappes d’eaux ont pu exister, presque en permanence, jusqu’au Néolithique compris. 

 

 

Les sols de cette période se caractérisent par une transformation chimique réduite et une fraction argileuse où dominent la montmorillonite et l’illite, caractères qui peuvent bien s’expliquer dans le contexte d’un climat méditerranéen. En outre, l’étude des pollens montre l’existence, après une période aride accusée, d’une flore méditerranéenne à nuance assez fraîche (cèdre, pin d’Alep). Cette végétation pourrait être contemporaine de l’Atérien, par conséquent du cycle saourien, mais on y trouve également des éléments tropicaux, d’origine est-africain, et balkano-caucasiens.

 

 

On observe à cette époque un comportement anarchique de l’érosion linéaire et  du développent du glacis récent. Les témoignages de sédimentation calcaire sont fréquents. La faune de mollusques dans les dépôts calcaires comprend un grand nombre d’espèces hygrophiles et les espèces à affinités paléocratiques ou méditerranéennes dominent. 

 

 

L’ancienneté des lacs calcaires est datée sur des formations semblables de 11 850 ± 350 (sud-est de Tamanrasset) à 8 380 ± 300 ans B. P. (ouest d’Hirafok), c’est-à-dire l’époque atérienne, caractérisée par l’importance de l’humidité et des pluies, mais ces auteurs la relient à une extension vers le nord du climat subtropical. 

 

Le court épisode humide néolithique, dont plusieurs gisements ont été datés de 5 030 à 4 680 ± 300 B. P. est caractérisé par un cortège d’espèces méditerranéennes xérophiles.   

 

 

En de nombreux points, ce Néolithique a un caractère nettement chaud (faunes tropicales à Meniet et à In Guezzam) mais ne semble pas avoir été très humide. Son influence sur l’évolution morphologique a été pratiquement nulle. 

 

 

La terrasse limoneuse récente, de couleur brune, s’est formée en pleine période historique, alors qu’en montagne le creusement s’affirme surtout après le Néolithique jusqu’à l’incision généralisée qui caractérise la période actuelle. 

 

Il semble donc que le Sahara central est resté largement ouvert aux influences méditerranéenne et tropicale, même extérieures au continent africain, aux périodes du Quaternaire ancien. Ceci explique l’hétérogénéité de la flore et aussi de la faune. La fin de la dernière période humide et par conséquent la disparition de la végétation sylvatique de type méditerranéen correspondrait à la fin de l’optimum climatique du Post-Würm européen, à forte pluviosité. 

 

 

la succession des épisodes climatiques apparaît ainsi relativement simple en montagne, chaque cycle comprenant un Pluvial frais devenant froid, puis une phase sèche. En plaine, la succession est plus complexe, semble-t-il, mais les phases de stabilité correspondent aux périodes sèches. Dans les deux cas, chaque cycle ne donne naissance qu’à une seule forme durable, le glacis 

d’érosion, qui se forme lors du passage de l’Aride au Pluvial. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

oued+d+afilal+tamanrasset dans Nature

L’oued Afilal constituent le cours d’eau le plus important du massif de l’Atakor (région de Tamanrasset) qui culmine à plus de 3000 mètres. Les gueltas se présentent sous forme de petites terrasses, marmites et petites cascades dans lesquelles l’eau coule en permanence dans un milieu environnant complètement désertique, elles renferment une végétation riche et diversifiée ainsi qu’une faune diversifiée complétée par la présence insolite d’une ichtyofaune représentée par le barbeau du désert.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Parcs et Réserves Naturelles au Bhoutan

26012018

 

 

 

 

 

L’ensemble des aires protégées, incluant les parcs nationaux, les réserves naturelles et les corridors biologiques, représente 60% de la superficie du pays.

En outre, le Bhoutan est le seul endroit au monde où le léopard des neiges et le tigre royal du Bengale cohabitent sur un même territoire. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  1. Le Wangchuck Centennial Park, créé en 2008 pour célébrer les 100 ans de la monarchie est, avec ses 4914km², le plus grand du pays. Il se situe dans le centre nord du Bhoutan et inclut le plus haut sommet du pays, le Gangkar Phuensum (7514 m). en hiver, 85% du parc est sous la neige.On y trouve de nombreux conifères et des genévriers. Il comprend trois zones écologiques entre 2500 m et plus de 5000 m, qui présentent six différents types d’habitat végétal : forêts de feuillus, de conifères mélangés, de sapins, de genévriers, des prairies alpines avec buissons, et des éboulis.   

    Trente-trois espèces de plantes médicinales s’y trouvent, dont le très onéreux yartsagumbu (Cordyceps sinensis) et l’if himalayen (Taxus baccata wallichaina). L’arbre national du Bhoutan, le Cupressus corneyana, a un bois très apprécié ; il est aussi utilisé dans la fabrication d’encens.  

    Ont été recensés et documentés : 43 mammifères, 42 espèces de papillons et 250 espèces d’oiseaux.

    Y habitent, entre autres, le tigre royal du Bengale, le léopard, le léopard des neiges, l’ours noir de l’Himalaya, le chat félin, le daim musqué himalayen, le bouquetin de l’Himalaya et le takin du Bhoutan.

 

 

 

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2. le Parc national Jigme Dorji Wangchuck, d’une superficie de 4349 km², a été créé en 1974. C’est la seconde plus grande étendue protégée du Bhoutan et elle est également, d’un point de vue biologique, l’une des plus riches de tout l’Himalaya oriental. Elle couvre une région qui va des forêts tropicales – arrosées par la mousson, à 1000 m d’altitude – jusqu’aux glaciers à la frontière nord-ouest du pays – à plus de 7000 m – et elle abrite des plantes et des animaux d’une grande diversité. 

 Dans la région alpine, on trouve notamment la fleur national, le pavot bleu, l’edelweiss, les rhododendrons et diverses orchidées.

Des animaux rares tels que le léopard des neiges, le takin, le tigre, l’ours noir ou le panda rouge, peuplent les forêts et les montagnes du parc. 

 

 

 

 

Parcs et Réserves Naturelles au Bhoutan  dans Nature 1514115724-9327414-orig

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3. Le Parc National Jigme Singye Wangchuck, le troisième plus grand du Bhoutan avec 1300 km², est situé au centre du pays. Il couvre un territoire allant des sommets enneigés jusqu’à des forêts de sapins et des forêts aux feuilles caduques. Connu autrefois sous le nom de Parc national des Montagnes Noires, il est soumis à des conditions climatiques très variées et abrite de ce fait une grande variété de plantes, d’animaux et d’oiseaux. Il possède également l’une des plus grandes couvertures forestières intactes de tout l’Himalaya oriental.  

 On y trouve le daim musqué et l’ours noir de l’Himalaya. Le langur doré, une espèce endémique du Bhoutan, le léopard tacheté, le panda rouge et le tigre royal du Bengale y vivent également. La partie orientale du parc abrite environ 20% de tous les tigres du Bhoutan. Cohabitent également dans ce parc 391 espèces d’oiseaux, dont 7 menacées d’extinction. La vallée de Phobjikha est le lieu d’hivernage d’environ 260 grues à cou noir qui y passe régulièrement la saison froide.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

4. Le Parc national de Trumshingla, de 786 km², a été créé en 1998. Cette forêt encore vierge s’étend des forêts subtropicales de la vallée de Ura à la région de Sengor au climat alpin. La présence du léopard des neige, du panda rouge et de plantes rares en fait un parc exceptionnel et d’une grande importance. Avec des altitudes se situant entre 1000 m et 4000 m et des températures entre – 21°C et + 28°C, le parc subit des variations cliniques parmi les plus spectaculaires du monde.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

5. Le Sanctuaire naturel de Bumdeling est situé dans le nord-est du Bhoutan. Il couvre une surface 420 km² dans la zone tampon des districts de Trashiyangtsé, Lhuntsé et Mongar sur la frontière indienne à l’est, et tibétaine au nord. 

 Le sanctuaire abrite environ 100 espèces de mammifères dont des espèces menacées telles que le léopard des neiges, le tigre royal du Bengale ainsi que le panda rouge. Environ 150 grues à cou noir hivernent à Bumdeling entre novembre et mars. Le sanctuaire est également un paradis pour les papillons et, à ce jour, plus de 130 espèces y ont été répertoriées. On s’attend à en découvrir encore plus d’une centaine d’autres.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

6. Le Sanctuaire naturel de Sakteng, établi en 2003 sur 650 km², à la frontière avec l’Arunachal Pradesh indien, est le plus oriental. C’est un monde d’une étonnante biodiversité qui vraisemblablement réserve encore de belles découvertes, tant les écosystèmes y sont variés, allant des pâturages alpins aux forets tempérées et subtropicales, et où abondent les rhododendrons. On y trouve le léopard des neiges, le panda rouge, l’ours noir de l’Himalaya, le cerf muntjac (ou cerf aboyeur), le renard roux de l’Himalaya, une espèce d’écureuil de l’Himalaya et peut être même le yéti, l’abominable homme des neiges.  

 Parmi les oiseaux on compte l’Assamese macaw, l’ithagine ensanglantée, la pie-grièche du Tibet, le pic cendré, la huppe fasciée, la mésange cul-roux et le roselin sombre. Parmi les plantes, mentionnons le pavot bleu, des rhododendrons, des primevères et des gentianes qui, au printemps, transforment le parc en un immense jardin. 

 

 

 

 

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7. Le Parc national royal de Manas, 1023 km², a été créé en 1966. Il continue le Parc national Jigme Singye Wangchuck vers le sud jusqu’en Assam, région à laquelle il est relié par la Manas Tiger Reserve, une réserve indienne répertoriée dans le cadre de l’Héritage mondial de l’Unesco. 

 Cette zone abrite une faune très riche dont le très menacé tigre royal du Bengale dont le nombre a pourtant doublé en vingt ans (200), le masheer doré (Tor putitora), l’éléphant asiatique, le rhinocéros indien, le léopard tacheté, l’ours noir de l’Himalaya, le dauphin du Gange, le pangolin ainsi que le langur doré, une espèce de singe que l’on ne trouve nulle part ailleurs dans le monde. Plus de 365 espèces d’oiseaux y ont également été répertoriées et on estime que 200 autres espèces, non encore recensées, y vivent également. 

 

 

 

 

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8. Le Sanctuaire naturel de Phibsoo, 278 km², créé en 1974. A la frontière avec l’Inde, il protège les forêts de Sal (Shorea robusta).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 9. Le Sanctuaire naturel de Khaling/Neoli, 273 km², créé en 1984 pour la protection des espèces animales de la zone semi-tropicale. 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

10. La Réserve de Torsa, 644 km², dans l’ouest du pays, à la frontière avec la valée de Chumbi au Tibet.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




La Gestion du Carbone dans les Écosystèmes Naturels

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Les écosystèmes peuvent se regrouper en biomes, qui correspondent à des différences géographiques naturelles au niveau des sols et du climat, et par conséquent à des types de végétation différents. Ces biomes peuvent varier considérablement quant à leur capacité à assimiler et à stocker le carbone. Le bilan carbone des écosystèmes est régulé non seulement par l’équilibre entre les gains en carbone issus de la pousse et les pertes par respiration, mais aussi par plusieurs autres facteurs, y compris les incendies, les herbivores, l’érosion et la lixiviation. Cette section considère les réserves de carbone et la capacité de stockage dans chaque biome, ainsi que dans les tourbières, les zones côtières et les océans, et examine les incidences des activités humaines sur ces biomes et leur rôle dans le cycle du carbone.

 

 

 

 

 

 

 

  • LA TOUNDRA

Les écosystèmes de toundra sont denses en carbone. Leur potentiel de stockage de quantités supplémentaires de carbone est limité, mais les pertes pourraient être énormes si le pergélisol venait à fondre. La prévention des changements climatiques est actuellement le seul moyen sûr de minimiser ces pertes.

 

Les écosystèmes de toundra se trouvent en Arctique et dans les régions montagneuses, plus particulièrement dans le Nord du Canada, en Scandinavie et en Russie, au Groenland et en Islande. Les températures y sont basses ou très basses la plupart de l’année, avec de longues périodes d’enneigement et une courte période de végétation. La couche de sol active, près de la surface, est généralement engorgée d’eau l’été et gelée l’hiver. La diversité de plantes et d’animaux est faible. L’environnement sélectionne des plantes résistantes, à croissance lente, ayant une biomasse faible au-dessus du sol. Les taux de décomposition sont peu élevés et de grandes quantités de matières végétales mortes s’accumulent dans le sol (environ 218 t C à l’hectare). Du fait de la lenteur du processus de décomposition, le recyclage des matières nutritives est également lent, ce qui limite encore la pousse des végétaux et explique que la biomasse des plantes de la toundra se trouve principalement en dessous de la surface du sol. La biomasse végétale totale est estimée stocker en moyenne 40 t C à l’hectare.

En dessous de la couche de sol active se trouve une couche gelée en permanence, appelée pergélisol. Bien que cela soit difficile à estimer, on pense que le stockage mondial de carbone dans le pergélisol se situe autour de 1 600 Gt, soit le double de la réserve atmosphérique.

 

 

Impact des activités humaines et répercussions sur la gestion du Carbone

 Actuellement, les écosystèmes de toundra sont très peu utilisés par les humains et les possibilités d’y piéger des quantités supplémentaires de carbone sont limitées. Toutefois, même un réchauffement relativement faible de la planète risque d’avoir des incidences considérables sur ces systèmes. On estime qu’un dégel du pergélisol résultant de changements climatiques, et la décomposition du carbone stocké dans les sols qui s’ensuivrait, pourrait libérer 40 Gt CO2 dans l’atmosphère au cours des quatre décennies à venir et 100 Gt CO2 d’ici la fi n du siècle, ce qui suffi rait pour provoquer une augmentation de 47 ppm de la concentration de CO2 dans l’atmosphère.

  

 

 

 

 

 

  • LES FORÊTS BORÉALES

Les biomes des forêts boréales renferment les deuxièmes réserves de carbone les plus importantes, la plus grande partie de celles-ci étant stockée dans les sols et les litières. Le drainage des tourbières des forêts boréales, le recours à des pratiques sylvicoles inappropriées et une mauvaise gestion des incendies sont autant de facteurs qui peuvent causer des pertes importantes au niveau du carbone stocké dans cet écosystème.

Les forêts boréales occupent de vastes étendues dans l’hémisphère nord et se trouvent principalement au Canada, en Russie, en Alaska et en Scandinavie. La biodiversité dans ces forêts est généralement faible. La biomasse végétale est beaucoup plus importante que dans la toundra, celle-ci stockant environ 60 à 100 tonnes de carbone à l’hectare, dont environ 80 % dans la biomasse qui se trouve au-dessus du sol. En raison des basses températures, la décomposition dans les forêts boréales est lente. Cela conduit, comme dans la toundra, à d’importantes accumulations de carbone dans les sols (entre 116 et 343 t C à l’hectare). Les incendies, qui sont courants dans les forêts boréales, constituent l’un des principaux facteurs du bilan carbone dans ces régions, du carbone s’échappant du système lorsque la fréquence des incendies est élevée. La question de savoir si les forêts boréales anciennes très matures sont actuellement une source ou un puits de carbone est source de débats, bien que des études récentes semblent indiquer que ces vieux peuplements pourraient en fait être des puits de carbone. En général, en raison des faibles taux de décomposition dans les forêts boréales et des vastes tourbières sur lesquelles elles poussent, elles sont considérées comme d’importants puits de carbone.

 

 

Impact des activités humaines et répercussions sur la gestion du Carbone

Les pressions accrues exercées sur ces forêts par les activités humaines, telles que l’abattage et l’exploitation minière, et le drainage des tourbières sur lesquelles elles poussent, provoquent des rejets de carbone dans l’atmosphère et réduisent considérablement leur capa cité de stockage de ce gaz. La protection des forêts boréales contre l’abattage et la mise en œuvre de meilleures pratiques sylvicoles pourraient par conséquent permettre de réduire les émissions de carbone, d’en préserver les stocks et d’en maintenir l’absorption par ces forêts.

  

 

 

 

 

 

  • LES FORÊTS TEMPÉRÉES

Les forêts tempérées sont des puits de carbone actifs et le déboisement a pratiquement cessé dans les zones tempérées. Lorsque la demande en terres et/ou en eau en donne la possibilité, le reboisement permet de piéger du carbone et peut offrir d’autres avantages, dont l’accroissement de la biodiversité et la possibilité d’activités récréatives.

Les forêts tempérées se situent dans les régions qui connaissent quatre saisons distinctes, un hiver bien défi ni et des précipitations régulières. Elles occupent de vastes étendues en Asie, en Europe et en Amérique du Nord et se trouvent pour la plupart dans les pays développés. Il existe de nombreux types de forêts tempérées : certaines sont constituées essentiellement de feuillus et d’autres d’espèces conifères. Elles présentent généralement une biodiversité animale et végétale relativement élevée. Comme les sols qu’elles produisent sont souvent très fertiles, une grande partie des superficies jadis occupées par les forêts tempérées ont été converties en terres agricoles et en pâturages et sont aujourd’hui utilisées pour la production alimentaire. Dans les forêts tempérées, la croissance des plantes, la décomposition et le cycle du carbone sont rapides ; il s’y accumule moins de carbone dans les sols que dans les forêts boréales ou la toundra. La réserve globale de carbone dans ces forêts a été estimée entre 150 et 320 tonnes à l’hectare, dont la biomasse végétale, qui est principalement constituée d’organes ligneux s’élevant au-dessus du sol et de systèmes racinaires profonds, représente environ 60 % et les réserves de carbone dans les sols le restant.

 

 

Impact des activités humaines et répercussions sur la gestion du Carbone  

Les forêts tempérées, notamment en Europe et en Amérique du Nord, sont en expansion depuis plusieurs décennies. Dans de nombreuses régions, les pratiques actuelles de gestion, telles que rotations relativement longues et gestion appropriée des incendies, ont conduit à une augmentation de la capacité à stocker le carbone. En conséquence, les forêts tempérées sont actuellement considérées comme étant, dans l’ensemble, des puits de carbone. Selon certaines estimations, les forêts d’Europe absorbent entre 7 et 12 % des émissions de carbone du continent. La poursuite du reboisement et l’amélioration de la gestion pourraient permettre de piéger davantage de carbone à court terme.

  

 

 

 

 

 

 

  • LES PRAIRIES TEMPÉRÉES

Les superficies occupées à l’origine par les prairies tempérées ont été en grande partie défrichées pour faire place à l’agriculture. Là où la végétation naturelle subsiste, des pertes supplémentaires de carbone pourraient être évitées en minimisant les perturbations qui résultent de l’activité humaine.

On trouve des prairies dans une grande partie du monde, les prairies représentant le premier stade de succession des régions boisées. Elles constituent également la végétation naturelle dans les zones climatiques où les précipitations sont plus élevées que dans les déserts mais insuffisantes pour que poussent des arbres. De vastes étendues de prairies tempérées naturelles se trouvent en Amérique du Sud, aux États-Unis et en Asie centrale. La croissance des plantes dans ces prairies est limitée par les disponibilités en eau et en éléments nutritifs, et la majeure partie de la biomasse végétale se situe en dessous du sol, où les plantes produisent des racines qui se décomposent lentement. Les animaux qui y paissent jouent généralement un rôle important dans la préservation des prairies : ceci est dû au fait qu’ils accélèrent le cycle du carbone en consommant d’importantes quantités de biomasse (feuilles), en respirant, et en restituant une partie de cette biomasse dans le sol sous forme de fumier. Le fumier représente une forme de carbone organique qui se décompose plus facilement que la litière de feuilles et de racines de graminées. Dans de nombreuses régions, ce rôle est aujourd’hui assuré par le bétail.

Globalement, les niveaux de biomasse végétale dans les prairies tempérées sont faibles par rapport à ceux des écosystèmes de forêt ou de brousse (à savoir 0,68 et 7,3 t C à l’hectare, respectivement, dans la steppe tempérée chinoise). Toutefois, leurs réserves de carbone organique dans les sols sont généralement supérieures à celles des forêts tempérées (133 t C à l’hectare).

 

 

Impact des activités humaines et répercussions sur la gestion du Carbone   

Bien que les prairies tempérées n’offrent qu’une productivité intermédiaire, certaines d’entres elles se prêtent bien à la culture et peuvent produire d’excellentes terres agricoles. Dans une grande partie de leur aire de distribution naturelle, p. ex. en Amérique, les prairies ont été défrichées pour faire place à une agriculture intensive.

 

 

 

 

 

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La steppe de l’est du Kazakhstan en été

 

 

 

 

 

 

 

  • LES DÉSERTS ET LES BROUSSES SÈCHES

Les vastes superficies occupées par les zones sèches confèrent au piégeage du carbone dans ces régions une importance mondiale, malgré que la densité en carbone au sein de ces régions soit relativement faible. Comme dans de nombreuses zones sèches les sols ont été dégradés, ils sont actuellement loin d’être saturés en carbone et leur potentiel de piégeage du carbone peut être élevé.

Les déserts et les brousses sèches occupent des régions connaissant des précipitations très faibles ou fortement saisonnières et se rencontrent dans beaucoup de pays, y compris dans de nombreuses régions d’Afrique, au sud des États-Unis et au Mexique, dans certaines régions d’Asie et sur de grandes étendues en Australie. La végétation à croissance lente, qui est constituée principalement d’arbustes ligneux et de plantes basses, est extrêmement bien adaptée pour minimiser les pertes d’eau. Tout comme la diversité végétale, la diversité animale y est généralement faible.

Le manque d’humidité détermine la manière dont ces écosystèmes transforment le carbone. La croissance des plantes a tendance à être extrêmement sporadique, celles-ci consacrant leur énergie à se protéger contre les pertes d’eau et contre les herbivores en rendant leurs tissus robustes et résistants à la décomposition. Le manque d’eau ralentit également le rythme de décomposition, entraînant l’accumulation de matières végétales mortes riches en carbone dans les sols. Selon les estimations, la teneur en carbone des sols désertiques se situe entre 14 et 100 tonnes à l’hectare, alors qu’elle est estimée atteindre 270 tonnes à l’hectare dans les brousses sèches. Les quantités de carbone stockées dans la végétation sont considérablement inférieures, celles-ci se situant généralement autour de 2 à 30 tonnes à l’hectare au total.

Il ressort de certaines études récentes que l’absorption du carbone par les déserts est beaucoup plus importante que ce que l’on pensait jusqu’ici et qu’elle représente une part significative du puits terrestre de carbone. Toutefois, de considérables incertitudes subsistent et d’autres travaux de recherche seront nécessaires afin de vérifier ces résultats, en quantifiant par exemple les réserves de carbone au-dessus et en dessous du sol au fi l du temps.

 

  

Impact des activités humaines et répercussions sur la gestion du Carbone

Comme ces écosystèmes sont généralement pauvres en éléments nutritifs, ils ont tendance à fournir des terres agricoles pauvres et la production alimentaire dans ces régions n’atteint généralement qu’un niveau de subsistance. La dégradation des sols, qui résulte d’une utilisation inappropriée des terres, conduit à des pertes de carbone à partir des sols.

 

 

 

 

 

 

 

  • LES SAVANES ET LES PRAIRIES TROPICALES

Les savanes, qui couvrent de vastes superficies en Afrique et en Amérique du Sud, peuvent stocker d’importantes quantités de carbone, notamment dans leurs sols. Des activités telles que la culture et le pâturage intensif, ainsi que la fréquence ou l’intensité accrue des incendies, peuvent réduire les réserves de carbone stockées dans ces systèmes.

Les savanes, qui constituent un élément important de la végétation de la planète, occupent de vastes superficies en Afrique subsaharienne et en Amérique du Sud. Ce biome se caractérise par la codominance d’arbres et de graminées, mais va de prairies, où les arbres sont pratiquement absents, à des écosystèmes se rapprochant des forêts, où les arbres sont dominants. La plupart des zones de savane sont des écosystèmes naturels ; toutefois, elles peuvent aussi résulter de la dégradation des forêts tropicales suite au brûlage, au pâturage et au déboisement. En Afrique, les zones de savane abritent une faune charismatique de grands mammifères et offrent d’importantes possibilités d’écotourisme.

La quantité de carbone stockée au-dessus du sol dépend de l’étendue de la couverture arboricole ; elle va de moins de 2 tonnes de carbone à l’hectare pour les prairies tropicales à plus de 30 tonnes à l’hectare pour les savanes boisées. Les réserves de carbone dans les racines sont en général légèrement plus élevées, celles-ci étant estimées entre 7 et 54 tonnes à l’hectare. Les réserves de carbone dans les sols sont élevées par rapport à celles de la végétation (~174 t C à l’hectare). Les savanes et les prairies tropicales subissent naturellement de fréquents incendies, lesquels jouent un rôle important dans le fonctionnement de ces écosystèmes. Les incendies dans les savanes peuvent libérer d’énormes quantités de carbone dans l’atmosphère (estimées mondialement entre 0,5 et 4,2 Gt C par an). Cependant, le carbone perdu est en majeure partie récupéré durant la période suivante de repousse, à moins que la surface ne soit convertie en pâturage pour le bétail, et l’on considère actuellement que ces écosystèmes jouent globalement le rôle de puits de carbone, piégeant, selon les estimations, 0,5 Gt C par an.

 

 

Impact des activités humaines et répercussions sur la gestion du Carbone

Les pressions exercées par les activités humaines sur ces écosystèmes augmentent encore et il est estimé que plus d’un pour cent des savanes mondiales est détruit chaque année par des incendies d’origine anthropique, par l’élevage et par les activités agricoles.

 

  

 

 

 

 

 

  • LES FORÊTS TROPICALES

Les forêts tropicales, qui renferment les réserves terrestres de carbone les plus importantes, sont des puits de carbone actifs. La réduction des émissions résultant du déboisement et de la dégradation des forêts est un élément essentiel de la lutte contre les changements climatiques dangereux. De plus, la lutte contre l’abattage illégal et mal géré constituera un élément important de la réduction des émissions imputables aux pratiques sylvicoles.

Les forêts tropicales occupent de vastes étendues au centre et au nord de l’Amérique centrale, en Afrique occidentale, en Asie du Sud-est et au nord-est de l’Australie. La plupart des forêts tropicales sont humides et se trouvent dans des régions où les précipitations annuelles dépassent normalement les 2 000 mm par an et se répartissent de manière relativement égale. Ces forêts, qui présentent des niveaux de diversité extrêmement élevés de plantes, de mammifères, d’insectes et d’oiseaux, accueillent la plus grande biodiversité de tous les biomes de la Terre.

Le climat chaud et pluvieux des forêts tropicales humides permet une croissance rapide des plantes et la majeure partie du carbone est stockée dans la végétation, les stocks de carbone dans la biomasse étant estimés entre 170 et 250 t C à l’hectare. Les réserves de carbone dans les forêts tropicales humides peuvent varier considérablement en fonction de l’abondance des espèces ligneuses denses de grosse taille qui stockent le plus de carbone. En moyenne, on estime que les forêts tropicales stockent environ 160 tonnes de carbone à l’hectare dans la végétation au-dessus du sol et environ 40 tonnes à l’hectare dans les racines. Les réserves de carbone dans les sols sont estimées par Amundson (2001) entre 90 et 200 tonnes à l’hectare, et sont par conséquent légèrement inférieures aux stocks de la biomasse.

On considère globalement que les forêts tropicales sont actuellement des puits de carbone, des études récentes indiquant une absorption annuelle mondiale d’environ 1,3 Gt de carbone. Sur ce total, il est estimé que les forêts d’Amérique centrale et du Sud absorbent environ 0,6 Gt C, les forêts africaines un peu plus de 0,4 Gt et les forêts asiatiques environ 0,25 Gt. Pour placer ce chiffre dans son contexte, l’absorption de carbone par les forêts tropicales équivaut à environ 15 % des émissions mondiales totales de carbone d’origine anthropique. Les forêts tropicales contribuent, par conséquent, de manière significative à l’atténuation des changements climatiques.

 

 

 

 

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Carte des forêts tropicales humides. Ces forêts jouent un rôle majeur dans la régulation du climat en absorbant le CO₂ de l’atmosphère et en le stockant sous forme de biomasse. 

 

 

 

L’utilisation et la conservation des forêts tropicales par les Êtres Humains

Les forêts tropicales sont converties à des fins agricoles et industrielles (production d’aliments et de biocarburant) à un rythme accéléré. Les causes du déboisement des forêts tropicales, qui sont complexes, vont de problèmes sous-jacents de pressions internationales et de mauvaise gouvernance aux besoins locaux en ressources. Les taux mondiaux de déboisement en forêt tropicale sont estimés actuellement entre 6,5 et 14,8 millions d’hectares par an, ces activités de déboisement libérant à elles seules dans l’atmosphère entre 0,8 et 2,2 Gt de carbone par an. Non seulement le déboisement réduit le volume de carbone stocké par la végétation, mais il peut aussi réduire considérablement les réserves de carbone dans les sols.

Outre le déboisement, les forêts tropicales sont par ailleurs exploitées pour l’extraction de bois et d’autres produits forestiers. Ces activités conduisent à leur dégradation et sont estimées rejeter dans l’atmosphère des émissions supplémentaires de carbone atteignant environ 0,5 Gt par an au niveau mondial.

Lors de l’abattage des forêts tropicales humides, on ne récolte généralement qu’un à 20 arbres à l’hectare. Les techniques d’abattage traditionnelles endommagent ou détruisent une partie importante de la végétation restante au cours de la récolte, ce qui conduit à des pertes substantielles de carbone. Les techniques d’abattage à incidences réduites permettent de diminuer les pertes de carbone occasionnées par les activités de foresterie, avec une diminution d’environ 30 % par rapport aux techniques traditionnelles.

 

 

  

 

 

 

 

 

  • LES TOURBIÈRES

Les sols des tourbières stockent de grandes quantités de carbone, mais on court le risque grave d’en perdre une grande partie par la conversion des écosystèmes de tourbières au profit de l’agriculture, des plantations et de la production de bioénergie dans le monde entier. La conservation et la restauration des tourbières tropicales doivent être considérées comme des priorités mondiales.

 

 

 

 

 

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Lacs de tourbière – LES TOURBIÈRES DE SOOMAA, ESTONIE

 

 

 

 

  

Bien qu’il ne s’agisse pas d’un véritable biome, les tourbières constituent un cas spécial dans la gestion du cycle global du carbone. Les tourbières sont associées à tout un éventail de milieux engorgés d’eau dans lesquels la décomposition des matières végétales mortes et du carbone présent dans les sols est extrêmement lente, ce qui conduit à la fossilisation d’éléments de litière et à des sols d’une teneur en carbone organique supérieure à 30 %. Bien que certains sols tourbeux puissent se trouver dans des écosystèmes productifs, tels que les roselières, les marais à papyrus et les mangroves, les sols tourbeux se rencontrent souvent dans des milieux improductifs où les plantes poussent très lentement. Leur capacité de stockage est énorme ; selon certaines estimations, ~550 Gt C seraient stockées globalement dans les sols tourbeux et la moyenne mondiale atteindrait 1 450 t C à l’hectare. Ces zones sont très répandues dans le monde, mais elles ne couvent qu’une très petite proportion des terres, ce qui en fait les réserves de carbone les plus efficaces de tous les écosystèmes, vu l’espace qu’elles occupent.

Avec l’assèchement des tourbières, d’importantes quantités de carbone sont actuellement perdues et, à moins que des mesures urgentes ne soient prises, ces pertes s’aggraveront car les superficies de tourbières asséchées augmentent continuellement. Au moins la moitié de ces pertes se produisent actuellement dans les tourbières tropicales. Dans ces zones, qui se concentrent en Malaisie et en Indonésie, de vastes étendues de forêts tropicales sont drainées en vue de la production d’huile de palme et de bois de trituration. L’assèchement des sols tourbeux produit un milieu aérobie dans lequel le carbone de la tourbe est respiré par les organismes se trouvant dans les sols. Les pertes de carbone sont encore aggravées par le risque accru d’incendies dans les tourbières asséchées, la tourbe sèche agissant comme source de carburant alimentant les incendies souterrains.

Des incertitudes subsistent quant au niveau des pertes de carbone à partir des tourbières asséchées, mais en toute probabilité elles sont déjà importantes (0,5– 0,8 Gt C par an) et représentent une proportion substantielle des émissions globales de gaz à effet de serre d’origine anthropique. En raison de ces pertes, les biocarburants qui sont cultivés sur les terres tourbeuses ont un impact négatif sur le bilan carbone mondial. Il est estimé par exemple que la combustion de l’huile de palme cultivée sur les tourbières asséchées génère par unité d’énergie produite 3 à 9 fois plus de CO2 que la combustion de charbon, ce qui équivaut à une dette carbone qui ne sera remboursée qu’au bout de 420 ans de production de biocarburant (Fargione et al. 2008). Ce chiffre met en lumière la fausse économie de carbone que représente la culture de biocarburants sur des tourbières asséchées, la nécessité de préserver les tourbières en parfait état et le potentiel de réduction des émissions par la ré-humidification. La ré-humidification des tourbières rétablit leur engorgement d’eau, réimpose les conditions anaérobies dans lesquelles la décomposition des matières végétales mortes est interrompue, réduisant ainsi considérablement le rejet de CO2 et le risque d’incendies.

 

  

 

 

 

 

 

  • LES OCÉANS ET LES ZONES CÔTIÈRES

Sans la contribution des océans et des écosystèmes côtiers au piégeage biologique mondial du carbone, la concentration de CO2 dans l’atmosphère serait aujourd’hui bien supérieure à ce qu’elle est. Mais la capacité d’absorption des océans et des zones côtières est à la fois limitée et fragile. La réduction des pressions, la restauration et l’exploitation durable sont autant d’options de gestion qui peuvent aider ces écosystèmes à maintenir leur importante fonction de gestion du carbone.

Les océans jouent un rôle énormément important à la fois pour la partie organique et la partie inorganique du cycle du carbone. Ils renferment en dissolution environ cinquante fois plus de carbone inorganique que l’atmosphère, sous forme de mélange complexe de dioxyde de carbone dissous, d’acide carbonique et de carbonates.

Le dioxyde de carbone est beaucoup plus soluble dans l’eau froide que dans l’eau tiède et, par conséquent, la relation entre la concentration de dioxyde de carbone dans l’atmosphère et celle de carbone inorganique dissous dans les océans dépend fortement de la température de l’eau et de la circulation océanique. Généralement, aux latitudes élevées, les eaux froides de la surface des océans absorbent d’importantes quantités de dioxyde de carbone. Ce faisant, elles deviennent plus denses et chutent au fond des océans, transportant avec elles du carbone inorganique dissous et créant ce qu’on appelle « la pompe de solubilité ». Au fur et à mesure que la concentration (ou pression partielle) du dioxyde de carbone augmente dans l’atmosphère, les océans en absorbent davantage. De ce fait, on estime que les océans ont absorbé autour de 30 % des émissions de dioxyde de carbone résultant des activités humaines depuis l’industrialisation. Les océans constituent, par conséquent, le deuxième puits de dioxyde de carbone d’origine anthropique le plus important après l’atmosphère. L’absorption supplémentaire de dioxyde de carbone a eu toutefois pour conséquence une acidification légère, quoique mesurable, des océans au cours de cette période.

Le carbone inorganique dissous est converti en pleine mer en carbone organique dissous, ou particulaire, par le phytoplancton via la photosynthèse. Au total, les océans sont estimés compter pour près de la moitié de l’absorption biologique de carbone dans le monde. La majeure partie du carbone ainsi fixé est recyclée au sein de la zone photique (la hauteur de la colonne d’eau qui est exposée à une lumière solaire suffi sante pour permettre la photosynthèse), alimentant les microorganismes qui forment la base de la chaîne alimentaire marine. Dans une grande partie de l’océan, l’activité photosynthétique est limitée par les disponibilités en matières nutritives. Parmi les exceptions notables figurent les zones de résurgence des eaux profondes, où les eaux froides riches en éléments nutritifs remontent à la surface, ce qui favorise une croissance abondante de plancton. Dans ces conditions, le phytoplancton forme parfois des efflorescences gigantesques couvrant des centaines de milliers de kilomètres carrés à la surface des mers et influe alors sur d’importants processus écologiques et sur le cycle du carbone. Lorsque les restes de plancton mort tombent au fond de la mer, les matières organiques issues de leur biomasse s’enfouissent sous forme de sédiments exceptionnellement enrichis en carbone organique – ce mécanisme de transfert du carbone des eaux de la surface (et par conséquent indirectement de l’atmosphère) vers les grands fonds des océans et, finalement, par subduction, dans la croûte terrestre, est appelé « pompe biologique ». Seuls entre 0,03 % et 0,8 % des matières organiques présentes dans les mers forment des sédiments, et pour que ceux-ci soient piégés de manière permanente, il ne faut pas qu’ils soient recyclés dans le système d’échange trophique.

Les zones côtières (les eaux littorales jusqu’à 200 mètres de profondeur, qui comprennent les écosystèmes coralliens et les herbiers) jouent également un rôle important dans le cycle océanique du carbone. Selon diverses estimations, la majeure partie de la minéralisation et de l’enfouissement du carbone organique, ainsi que de la production et de l’accumulation de carbonates se produit dans ces régions, malgré le fait qu’elles couvrent moins de 10 % de la superficie océanique totale. L’enfouissement de carbone organique dans ces zones est estimé à un peu plus de 0,2 Gt C par an.

Les zones humides côtières sont susceptibles d’accumuler du carbone à des taux élevés sur de longues périodes de temps car elles s’enrichissent continuellement de sédiments à haute teneur organique, qu’elles enfouissent. Par exemple, on a calculé en 2003 que, mondialement, les mangroves accumulaient environ 0,038 Gt C par an, ce qui, lorsqu’on prend la zone de couverture en considération, indique qu’elles piègent le carbone plus rapidement que les forêts terrestres. Toutefois, on s’accorde largement pour dire que si les tendances actuelles au niveau de l’utilisation des sols, de l’exploitation des ressources et des impacts se poursuivent, les zones humides côtières deviendront des sources plutôt que des puits de carbone. On estime (en 2005) estiment que l’ampleur considérable des pertes d’habitats côtiers végétalisés a réduit d’environ 0,03 Gt C par an l’enfouissement de carbone dans les océans.

Des solutions technologiques ont été proposées afin d’augmenter le potentiel de piégeage des océans. Certaines, telles que la fertilisation des océans par l’ajout de fer, de phosphore ou de nitrates, augmentent l’absorption biologique de carbone. D’autres, comme l’injection de CO2 dans les grands fonds marins, font usage de réserves géophysiques. L’objet de ces interventions technologiques dans les milieux océaniques, qui, selon les estimations, ont une capacité de stockage conjuguée de plusieurs milliers de gigatonnes de carbone, consiste à accélérer le transfert de CO2 de l’atmosphère vers les grands fonds des océans, processus qui se produit naturellement au rythme estimé de 2 Gt C par an. Selon certains spécialistes, il est peu probable que ces interventions réussissent à l’échelle mondiale, de nombreuses questions subsistant quant à leurs effets indésirables potentiels sur l’environnement et aux répercussions directes qu’elles pourraient avoir sur la vie marine locale. Des expériences de fertilisation des océans menées à grande échelle sont en cours, mais il est difficile de déterminer la quantité de carbone réellement piégée sur le fond océanique. Étant donné le grand nombre de variables inconnues et les déficiences actuelles des modèles, certains incitent à la prudence quant à l’utilisation de ces technologies de géo-ingénierie dans les océans.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




La Nature Sur La Route de la Soie

3112017

(Côté Chinois)

 

 

 

 

 

Avant l’avènement des moyens de transport modernes, le voyageur désireux de poursuivre son chemin à l’est de Kashgar devait soigneusement préparer la longue traversée du désert du Taklamakan. Dans ces régions, toute forme de vie semble inexistante, mais en réalité, la nature est en éveil partout, même dans les conditions les plus extrêmes, et ceci est toujours vrai de nos jours.

 

 

 

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Désert du Taklamakan

 

 

 

 

La route septentrionale traverse les Monts Célestes durant sa première moitié. Contrairement aux dunes désertiques du sud qui semblent sans vie, les flancs des montagnes du nord sont recouverts de forêts et de pâturages qui abritent une faune nombreuse et variée.

 

L’ibex, une chèvre sauvage aux cornes gracieusement recourbées sur sa nuque, se tient en équilibre sur des rochers escarpés ou saute par-dessus les précipices avec la grâce d’un trapéziste. Et là où cette proie sauvage abonde, le léopard des neiges, protégé des vents froids par sa fourrure épaisse, n’est jamais très loin.

 

En empruntant la route méridionale on aperçoit sur la droite les hautes chaînes qui délimitent le plateau tibétain : les monts Kunlun, Altun et Qilian. Peu de voyageurs franchissent cette barrière et ceux qui le font se retrouvent alors dans un monde des plus inhospitaliers : une steppe aride et désertique, balayée par un air froid et rare, dont l’altitude avoisine les 5000 m.

 

Evoluant dans un paysage de dunes, de lacs salés et de steppes herbeuses, les troupeaux de yaks sauvages au poil dru et les antilopes tibétaines sont préservés grâce à leur éloignement de toute zone habitée.

 

Qu’il passe par le nord ou par le sud, le voyageur aura l’occasion de se confronter au désert. Le Taklamakan, le plus grand désert de Chine qui s’étend dans une vaste dépression, connaît des étés torrides et des hivers glaciaux. Ses dunes mouvantes et ses vastes plaines couvertes de galets – connues sous le nom de gobi- ne permettent que très rarement à l’herbe de pousser. Pourtant, même ici, quelques rares créatures arrivent à survivre : des chameaux de Bactriane, proche cousin du chameau domestique, évoluent dans les régions les plus reculées à l’abri des chasseurs. Ces animaux résistants peuvent boire l’eau salée des lacs, et survivre ainsi dans un environnement qu’aucun autre mammifère ne peut supporter.

 

Lorsqu’il y a de l’eau douce, la nature explose, ne serait-ce que le temps d’une brève saison. Dans les lits des rivières asséchées, des buissons tels que l’absinthe ou l’herbe à chameau poussent alors en abondance. La gazelle à goitre et l’âne sauvage du Tibet trouvent une grande partie de l’eau dont ils ont besoin pour leur survie en boutant la rare végétation. Là où l’eau est plus abondante, des peupliers émergent des sables. Dans ces « forêts », on trouve l’endémique lièvre du Tarim et le cerf de Yarkand, parent plus petit du cerf rouge, avec un pelage plus court que ses congénères des montagnes.

 

Sur les plans d’eau ouverts, tels que le plus grand lac d’eau douce, Bosten Hu, nichent des oiseaux, dont la nette rousse, le tadorne casarca, le harle bièvre et le cygne tuberculé.

 

Le grand lac du Lop Nor et ses marais, privés de leur approvisionnement en eau par des projets d’irrigation lointains, appartiennent désormais au passé. Malgré cela, le long des fleuves autour de certaines sources ou marais, des étendues herbeuses existent encore. On y trouve toujours des sangliers en abondance, autrefois proies privilégiées des tigres. Ceux-ci, longuement décrits par Sven Hedin lors de ses voyages au début du 20e siècle, ont disparu de la région vers les années cinquante.

 

 

 

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Le lac salé multicolore du Lop Nor

 

 

 

 

Enfin, le voyageur quitte les déserts occidentaux et pénètre dans les plaines du nord de la Chine, où il rencontre un paysage de loess fertile avec des cultures de blé ainsi que des forêts de pins et de peupliers.

Vers le sud, le sommet du mont Taibai est abrité par les monts Qingling, dont les forêts verdoyantes constituent la limite septentrionale de la faune et de la flore. Composée en partie de bambous, ces forêts abritent de nombreux animaux endémiques en Chine, tel que rare ibis nippon, avec son bec incurvé et sa face rouge nue, qui n’existe plus qu’ici. Il dépend des ruisseaux et rivières limpides descendant des montagnes. Des rhinopithèques dorés, les plus colorés des quatre espèces de primates à nez épaté, s’ébattent dans la canopée par groupes de plusieurs dizaines d’individus. Plus bas, des takins se baladent dans les sous-bois. Leurs cornes massives indiquent leur parenté avec le bœuf musqué de l’Arctique. Enfin, animal emblématique de la faune chinoise menacée, le panda géant vit toujours dans cet environnement.

 

 

 

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Rhinopithèques dorés

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Principales réserves sur la Route de la Soie :

 

 
  

 

  • Réserve naturelle du lac du Ciel, Xinjiang, (380 m²)

 

 

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Grâce à ses paysages pittoresques dominés par le sommet enneigé du mont Bogda et sa proximité avec la capitale provinciale d’Urumqi, ce parc constitue un important pôle touristique. Il contient des forêts d’épinettes de Chine, conifères caractéristiques des Tian Shan.

 

  

 

 

 

 

 

 

 

  • Réserve naturelle nationale du mont Arjin, Xinjiang (45 800 m²)

Egalement connue sous le nom de Altun Tash, cette réserve naturelle de haute altitude préserve les parties septentrionales du plateau tibétain, ses lacs salés, ses sommets couverts de neiges éternelles, ainsi que de grands troupeaux d’ânes, de yaks sauvages et d’antilopes tibétaines. La réserve comprend le sommet de Muztagh Ulugh (6973 m).

 

  

 

 

 

 

 

 

 

  • Réserve de chameaux sauvage du Lop Nor, Xinjiang

Elle regroupe la plus grande population de la seule espèce de chameaux sauvages du monde. La majeure partie de cette réserve n’est pas autorisée au tourisme. Les régions périphériques peuvent être visitées au départ de Kuerla ou de Ruoqiang.

 

  

 

 

 

 

 

 

 

  • Réserve naturelle nationale du mont Taibai, Shaanxi

A 120 km au sud-ouest de Xian, Taibai est célèbre non seulement par son sommet qui culmine à 3767 m, mais également pour ses anciens temples. Le mont Taibai est au centre de cinq réserves naturelles contiguës qui couvrent une surface de 1531 km². Ses forêts denses sont caractéristiques des hauts plateaux du sud et abritent des rhinopithèques dorés, des takins et le panda géant.       

 

 

 

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Mont Taibai

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Convention relative aux zones humides (Ramsar)

18092017

 

 

 

 

 

Convention relative aux zones humides (Ramsar)  dans Nature

 

 

 

 

La convention relative aux zones humides d’importance internationale particulièrement comme habitats d’oiseaux d’eau (Convention de Ramsar relative aux zones humides), adoptée à Ramsar (Iran) en 1971, est le premier traité mondial concernant la conservation et l’utilisation rationnelle des ressources naturelles. Entrée en vigueur en 1975 et compte 106 Parties contractantes.

 

 

 

 

Définitions

 

La spécificité de la Convention de Ramsar consiste à fournir un cadre de coopération international sur la conservation et l’utilisation rationnelle des biomes de zones humides. Les zones humides sont définies comme suit, à l’Article 1 :

 

« Des étendues de marais, de fagnes, de tourbières ou d’eaux naturelles ou artificielles, permanentes ou temporaires, ou l’eau est stagnante ou courante, douce, saumâtre ou salée, y compris des étendues d’eau marine dont la profondeur à marée basse n’excède pas six mètres. »

 

Le texte ajoute également que les zones humides :

« pourront inclure des zones de rives ou de côtes adjacentes à la zone humide et des îles ou des étendues d’eau marine d’une profondeur supérieure à six mètres à marée basse, entourées par la zone humide ».

 

 

Le texte de la Convention de Ramsar comprend douze articles, amendés par le Protocole de Paris en 1982 et les amendements de Regina en 1987. La Conférence des Parties (CoP) se réunit tous les trois ans. Entre les réunions de la CoP, un Comité permanent composé de représentants régionaux dirige la Convention et se réunit annuellement. Le Bureau de la Convention de Ramsar joue le rôle de Secrétariat et tient à jour la Liste des zones humides d’importance internationale (Liste de Ramsar), définie à l’Article 2.

 

Au total, 891 sites de zones humides sont actuellement inclus dans la Liste mondiale de la Convention de Ramsar (au 29 septembre 1997), dont 567 se trouvent en Europe.les pays doivent désigner au moins une zone humide pour pouvoir participer à la Convention de Ramsar. En désignant une zone humide pour l’inscription sur la Liste de la Convention de Ramsar, un gouvernement s’engage à prendre les mesures nécessaires à sa conservation et, en particulier, à « maintenir son caractère écologique ». Cela est généralement considéré comme signifiant l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan de gestion intégrée du site. Les sites sont inscrits sur la Liste de Ramsar en fonction de leur importance internationale dans les domaines de l’écologie, de la botanique, de la zoologie, de la limnologie ou de l’hydrologie.

 

 

 

 

 

 

Critères

Les sites qualifiés pour l’inscription sur la Liste de Ramsar sur la base d’un ou plusieurs des critères suivants :

 

 

1- Critères relatifs aux zones humides représentatives ou uniques :

Une zone humide devrait être considérée comme d’importance internationale s’il s’agit :

a)      D’un bon exemple tout à fait représentatif d’une zone humide caractéristique de la région biogéographique en question ; ou

b)      D’un exemple particulièrement représentatif d’un type de zone humide répandu dans plusieurs régions biogéographiques ; ou

c)       D’un exemple représentatif d’une zone humide qui joue un rôle important, du point de vue hydrologique, biologique ou écologique dans le fonctionnement d’un bassin fluvial ou d’un système côtier, notamment si elle est située de part et d’autre d’une frontière ; ou

d)      D’un exemple d’un type spécifique de zone humide, rare ou inhabituelle dans la région biogéographique en question.

 

 

 

 

2- Critères généraux tenant compte de la flore ou de la faune

Une zone humide devrait être considérée comme d’importance internationale :

a)      Si elle abrite un ensemble significatif d’espèces ou de sous-espèces de plantes ou d’animaux rares, vulnérables ou en voie de disparition, ou un nombre significatif d’individus d’une ou plusieurs de ces espèces ; ou

b)      Si elle présente une valeur particulière pour le maintien de la diversité écologique et génétique d’une région grâce à la richesse et l’originalité de sa flore et de sa faune ; ou

c)       Si elle présente une valeur particulière comme habitat de plantes ou d’animaux à un stade critique de leur cycle biologique ; ou

d)      Si elle revêt une valeur spéciale par la présence d’une espèce végétale ou animale au moins.

 

 

 

 

 

3- Critères spécifiques tenant compte des oiseaux d’eau

Une zone humide devrait être considérée comme d’importance internationale :

a)      Si elle abrite habituellement 20 000 oiseaux d’eau ; ou

b)      Si elle abrite habituellement un nombre significatif d’individus appartenant à des groupes particuliers d’oiseaux et indicateurs des valeurs, de la productivité ou de la diversité de la zone humide ; ou

c)       Si, dans le cas où l’on dispose de données sur les populations, elle abrite habituellement 1% des individus d’une population d’une espèce ou d’une sous-espèce d’oiseaux d’eau.

 

 

 

 

 

4- Critères spécifiques tenant compte des poissons

Une zone humide devrait être considérée comme d’importance internationale :

a)      Si l’on y trouve une proportion importante de sous-espèces, d’espèces ou de familles, de poissons indigènes, d’individus à différents stades du cycle de vie, d’interactions interspécifiques et/ou de populations représentatives des avantages et/ou des valeurs des zones humides et qu’elle contribue ainsi à la diversité biologique mondiale ; ou

b)       si elle sert de source d’alimentation importante pour les poissons, de frayères, de zone d’alevinage et/ou de voie de migration dont dépendent des stocks de poissons se trouvant dans la zone humide ou ailleurs.

Des lignes directrices détaillées sur l’application de ces critères ont été adoptées par la Conférence des Parties et sont disponibles auprès du Secrétariat de la Convention.

 

 

 

 

 

 

Sites de zone humide menacés

 

Les Partie contractantes à la Convention de Ramsar doivent élaborer et appliquer leurs plans d’aménagement de façon à favoriser la conservation des zones humides inscrites sur la Liste. Elles doivent aussi informer le Bureau si le caractère écologique d’une zone humide située sur leur territoire et figurant dans la Liste a changé, est en train de changer ou est susceptible de changer, par suite d’évolution technologiques, de pollution ou d’une autre intervention humaine. Les Parties contractantes sur le territoire desquelles se trouvent des sites qui ont été ou qui sont menacés par une modification de leur caractère écologique doivent prendre des mesures rapides et efficaces pour empêcher ces modifications ou y remédier.

Les sites de la Convention de Ramsar exigeant une attention prioritaire pour leur conservation peuvent être inscrits par les Parties contractantes dans le Registre de Montreux. Le Registre de Montreux est tenu à jour par le Bureau de la Convention de Ramsar. Après l’inscription d’un site Ramsar dans ce registre, la Partie contractante concernée peut demander l’application de la Procédure de surveillance continue (Management Guidance Procedure) (MGP), mécanisme d’assistance technique pour aider les Parties contractantes à trouver des solutions aux problèmes qui ont entraîné l’inscription du site dans le registre de Montreux. La MGP est généralement entreprise sous la forme d’une visite d’un membre du personnel technique du Bureau sur le site, avec des experts compétents, et aboutit à un rapport et à des recommandations de mesures à prendre.           

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  




Gironde : Au cœur de l’Estuaire

12052017

 

 

 

 

L’estuaire de la Gironde est le plus vaste estuaire d’Europe occidentale.

La nature y est changeante et parfois capricieuse : des îles naissent tandis que d’autres disparaissent sous le regard de ses habitants. Un regard différent selon qu’ils vivent rive droite ou rive gauche…. Ce gigantesque estuaire est le repère de petits univers préservés et bien à part. Des architectes s’en sont donnés à cœur joie pour construire des bâtiments uniques quand ce ne sont pas des estivants qui réinvestissent des maisons troglodytes avec vue imprenable sur la Gironde. L’estuaire est l’occasion de rencontrer des hommes et des femmes qui nous font découvrir les secrets du lieu de leur bonheur.

 

 

 

 

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Catégories de gestion d’aires protégées de l’UICN

21022017

 

 

 

 

L’UICN* a adopté la définition suivante de l’aire protégée : « un espace géographique clairement défini, reconnu, consacré et géré, par tout moyen efficace, juridique ou autres, afin d’assurer à long terme la conservation de la nature ainsi que les services écosystémiques et les valeurs culturelles qui lui sont associées », et a classé les aires protégées en six catégories (la première subdivisée en deux) en fonction de leur type de gestion.

 

 

 

Ces catégories sont résumées  sur le tableau ci-après :

 

 

 

 

Réf.

Nom

Description

Ia

Réserve naturelle intégrale

Aire visant à protéger la biodiversité et aussi, éventuellement des caractéristiques géologiques/ géomorphologiques, où les visites, l’utilisation et les impacts humains sont strictement contrôlés et limités pour garantir la protection des valeurs de conservation.

Ib

Zone de nature sauvage

Vaste aire intacte ou légèrement modifiée, ayant conservé son caractère et son influence naturels, sans habitations humaines permanentes ou significatives, protégée et gérée aux fins de préserver son état naturel.

II

Parc national

Vaste aire naturelle ou quasi naturelle visant à protéger des processus écologiques de grandes échelle, ainsi que les espèces et les caractéristiques écosystémiques régionales, fournissant aussi une base pour des visites de nature spirituelle, scientifique, éducative et réactive, dans le respect de l’environnement et de la culture des communautés locales.

III

Monument ou élément naturel

Aire délimitée pour protéger un monument naturel spécifique, qui peut être un élément topographique, une montagne ou une caverne sous-marine, une caractéristique géologique telle qu’une grotte, ou même un élément vivant comme un bosquet boisé ancien.

IV

Aire de gestion des habitants ou des espèces

Aire visant des espèces ou des habitants particuliers et dont la gestion reflète cette priorité. Quoique ce ne soit pas une obligation, de nombreuses aires protégées de la catégorie IV ont besoin d’interventions régulières et actives pour répondre aux exigences d’espèces particulières ou pour maintenir des habitats.

V

Paysage terrestre ou marin protégé

Aire protégée à laquelle l’interaction des hommes et de la nature a conféré au fil du temps un caractère distinct, avec des valeurs écologiques, biologiques, culturelles et panoramiques considérables, et où la sauvegarde de l’intégrité de cette interaction est vitale pour protéger et maintenir ce paysage ainsi que la conservation de la nature et les autres valeurs qui lui sont associées.

VI

Aire protégée avec utilisation durable des ressources naturelles

Aire protégée préservant des écosystèmes et des habitats ainsi que les valeurs culturelles et les systèmes de gestion des ressources naturelles qui y sont associés. Les aires de cette catégorie sont généralement vastes et la plus grande partie de leur superficie présente des conditions naturelles ; une certaine proportion y est soumise à une gestion durable des ressources naturelles, et une utilisation modérée des ressources naturelles, non industrielles et compatible avec la conservation de la nature, y est considérée comme l’un des objectifs principaux.

 

 

 

 

 

 

 

* : L’UICN, l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature rassemble au sein de son réseau plus de 1 000 organismes gouvernementaux et organisations non gouvernementales. Outre le millier d’employés que comptent ses bureaux dans le monde entier, elle fait appel à quelque 11 000 volontaires spécialistes des sciences sociales et naturelles, juristes et éducateurs de plus de 160 pays, qui travaillent essentiellement pour ses six commissions. Elle a été créée en 1948.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 







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