La Nature Sur La Route de la Soie

3112017

(Côté Chinois)

 

 

 

 

 

Avant l’avènement des moyens de transport modernes, le voyageur désireux de poursuivre son chemin à l’est de Kashgar devait soigneusement préparer la longue traversée du désert du Taklamakan. Dans ces régions, toute forme de vie semble inexistante, mais en réalité, la nature est en éveil partout, même dans les conditions les plus extrêmes, et ceci est toujours vrai de nos jours.

 

 

 

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Désert du Taklamakan

 

 

 

 

La route septentrionale traverse les Monts Célestes durant sa première moitié. Contrairement aux dunes désertiques du sud qui semblent sans vie, les flancs des montagnes du nord sont recouverts de forêts et de pâturages qui abritent une faune nombreuse et variée.

 

L’ibex, une chèvre sauvage aux cornes gracieusement recourbées sur sa nuque, se tient en équilibre sur des rochers escarpés ou saute par-dessus les précipices avec la grâce d’un trapéziste. Et là où cette proie sauvage abonde, le léopard des neiges, protégé des vents froids par sa fourrure épaisse, n’est jamais très loin.

 

En empruntant la route méridionale on aperçoit sur la droite les hautes chaînes qui délimitent le plateau tibétain : les monts Kunlun, Altun et Qilian. Peu de voyageurs franchissent cette barrière et ceux qui le font se retrouvent alors dans un monde des plus inhospitaliers : une steppe aride et désertique, balayée par un air froid et rare, dont l’altitude avoisine les 5000 m.

 

Evoluant dans un paysage de dunes, de lacs salés et de steppes herbeuses, les troupeaux de yaks sauvages au poil dru et les antilopes tibétaines sont préservés grâce à leur éloignement de toute zone habitée.

 

Qu’il passe par le nord ou par le sud, le voyageur aura l’occasion de se confronter au désert. Le Taklamakan, le plus grand désert de Chine qui s’étend dans une vaste dépression, connaît des étés torrides et des hivers glaciaux. Ses dunes mouvantes et ses vastes plaines couvertes de galets – connues sous le nom de gobi- ne permettent que très rarement à l’herbe de pousser. Pourtant, même ici, quelques rares créatures arrivent à survivre : des chameaux de Bactriane, proche cousin du chameau domestique, évoluent dans les régions les plus reculées à l’abri des chasseurs. Ces animaux résistants peuvent boire l’eau salée des lacs, et survivre ainsi dans un environnement qu’aucun autre mammifère ne peut supporter.

 

Lorsqu’il y a de l’eau douce, la nature explose, ne serait-ce que le temps d’une brève saison. Dans les lits des rivières asséchées, des buissons tels que l’absinthe ou l’herbe à chameau poussent alors en abondance. La gazelle à goitre et l’âne sauvage du Tibet trouvent une grande partie de l’eau dont ils ont besoin pour leur survie en boutant la rare végétation. Là où l’eau est plus abondante, des peupliers émergent des sables. Dans ces « forêts », on trouve l’endémique lièvre du Tarim et le cerf de Yarkand, parent plus petit du cerf rouge, avec un pelage plus court que ses congénères des montagnes.

 

Sur les plans d’eau ouverts, tels que le plus grand lac d’eau douce, Bosten Hu, nichent des oiseaux, dont la nette rousse, le tadorne casarca, le harle bièvre et le cygne tuberculé.

 

Le grand lac du Lop Nor et ses marais, privés de leur approvisionnement en eau par des projets d’irrigation lointains, appartiennent désormais au passé. Malgré cela, le long des fleuves autour de certaines sources ou marais, des étendues herbeuses existent encore. On y trouve toujours des sangliers en abondance, autrefois proies privilégiées des tigres. Ceux-ci, longuement décrits par Sven Hedin lors de ses voyages au début du 20e siècle, ont disparu de la région vers les années cinquante.

 

 

 

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Le lac salé multicolore du Lop Nor

 

 

 

 

Enfin, le voyageur quitte les déserts occidentaux et pénètre dans les plaines du nord de la Chine, où il rencontre un paysage de loess fertile avec des cultures de blé ainsi que des forêts de pins et de peupliers.

Vers le sud, le sommet du mont Taibai est abrité par les monts Qingling, dont les forêts verdoyantes constituent la limite septentrionale de la faune et de la flore. Composée en partie de bambous, ces forêts abritent de nombreux animaux endémiques en Chine, tel que rare ibis nippon, avec son bec incurvé et sa face rouge nue, qui n’existe plus qu’ici. Il dépend des ruisseaux et rivières limpides descendant des montagnes. Des rhinopithèques dorés, les plus colorés des quatre espèces de primates à nez épaté, s’ébattent dans la canopée par groupes de plusieurs dizaines d’individus. Plus bas, des takins se baladent dans les sous-bois. Leurs cornes massives indiquent leur parenté avec le bœuf musqué de l’Arctique. Enfin, animal emblématique de la faune chinoise menacée, le panda géant vit toujours dans cet environnement.

 

 

 

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Rhinopithèques dorés

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Principales réserves sur la Route de la Soie :

 

 
  

 

  • Réserve naturelle du lac du Ciel, Xinjiang, (380 m²)

 

 

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Grâce à ses paysages pittoresques dominés par le sommet enneigé du mont Bogda et sa proximité avec la capitale provinciale d’Urumqi, ce parc constitue un important pôle touristique. Il contient des forêts d’épinettes de Chine, conifères caractéristiques des Tian Shan.

 

  

 

 

 

 

 

 

 

  • Réserve naturelle nationale du mont Arjin, Xinjiang (45 800 m²)

Egalement connue sous le nom de Altun Tash, cette réserve naturelle de haute altitude préserve les parties septentrionales du plateau tibétain, ses lacs salés, ses sommets couverts de neiges éternelles, ainsi que de grands troupeaux d’ânes, de yaks sauvages et d’antilopes tibétaines. La réserve comprend le sommet de Muztagh Ulugh (6973 m).

 

  

 

 

 

 

 

 

 

  • Réserve de chameaux sauvage du Lop Nor, Xinjiang

Elle regroupe la plus grande population de la seule espèce de chameaux sauvages du monde. La majeure partie de cette réserve n’est pas autorisée au tourisme. Les régions périphériques peuvent être visitées au départ de Kuerla ou de Ruoqiang.

 

  

 

 

 

 

 

 

 

  • Réserve naturelle nationale du mont Taibai, Shaanxi

A 120 km au sud-ouest de Xian, Taibai est célèbre non seulement par son sommet qui culmine à 3767 m, mais également pour ses anciens temples. Le mont Taibai est au centre de cinq réserves naturelles contiguës qui couvrent une surface de 1531 km². Ses forêts denses sont caractéristiques des hauts plateaux du sud et abritent des rhinopithèques dorés, des takins et le panda géant.       

 

 

 

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Mont Taibai

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Convention relative aux zones humides (Ramsar)

18092017

 

 

 

 

 

Convention relative aux zones humides (Ramsar)  dans Nature

 

 

 

 

La convention relative aux zones humides d’importance internationale particulièrement comme habitats d’oiseaux d’eau (Convention de Ramsar relative aux zones humides), adoptée à Ramsar (Iran) en 1971, est le premier traité mondial concernant la conservation et l’utilisation rationnelle des ressources naturelles. Entrée en vigueur en 1975 et compte 106 Parties contractantes.

 

 

 

 

Définitions

 

La spécificité de la Convention de Ramsar consiste à fournir un cadre de coopération international sur la conservation et l’utilisation rationnelle des biomes de zones humides. Les zones humides sont définies comme suit, à l’Article 1 :

 

« Des étendues de marais, de fagnes, de tourbières ou d’eaux naturelles ou artificielles, permanentes ou temporaires, ou l’eau est stagnante ou courante, douce, saumâtre ou salée, y compris des étendues d’eau marine dont la profondeur à marée basse n’excède pas six mètres. »

 

Le texte ajoute également que les zones humides :

« pourront inclure des zones de rives ou de côtes adjacentes à la zone humide et des îles ou des étendues d’eau marine d’une profondeur supérieure à six mètres à marée basse, entourées par la zone humide ».

 

 

Le texte de la Convention de Ramsar comprend douze articles, amendés par le Protocole de Paris en 1982 et les amendements de Regina en 1987. La Conférence des Parties (CoP) se réunit tous les trois ans. Entre les réunions de la CoP, un Comité permanent composé de représentants régionaux dirige la Convention et se réunit annuellement. Le Bureau de la Convention de Ramsar joue le rôle de Secrétariat et tient à jour la Liste des zones humides d’importance internationale (Liste de Ramsar), définie à l’Article 2.

 

Au total, 891 sites de zones humides sont actuellement inclus dans la Liste mondiale de la Convention de Ramsar (au 29 septembre 1997), dont 567 se trouvent en Europe.les pays doivent désigner au moins une zone humide pour pouvoir participer à la Convention de Ramsar. En désignant une zone humide pour l’inscription sur la Liste de la Convention de Ramsar, un gouvernement s’engage à prendre les mesures nécessaires à sa conservation et, en particulier, à « maintenir son caractère écologique ». Cela est généralement considéré comme signifiant l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan de gestion intégrée du site. Les sites sont inscrits sur la Liste de Ramsar en fonction de leur importance internationale dans les domaines de l’écologie, de la botanique, de la zoologie, de la limnologie ou de l’hydrologie.

 

 

 

 

 

 

Critères

Les sites qualifiés pour l’inscription sur la Liste de Ramsar sur la base d’un ou plusieurs des critères suivants :

 

 

1- Critères relatifs aux zones humides représentatives ou uniques :

Une zone humide devrait être considérée comme d’importance internationale s’il s’agit :

a)      D’un bon exemple tout à fait représentatif d’une zone humide caractéristique de la région biogéographique en question ; ou

b)      D’un exemple particulièrement représentatif d’un type de zone humide répandu dans plusieurs régions biogéographiques ; ou

c)       D’un exemple représentatif d’une zone humide qui joue un rôle important, du point de vue hydrologique, biologique ou écologique dans le fonctionnement d’un bassin fluvial ou d’un système côtier, notamment si elle est située de part et d’autre d’une frontière ; ou

d)      D’un exemple d’un type spécifique de zone humide, rare ou inhabituelle dans la région biogéographique en question.

 

 

 

 

2- Critères généraux tenant compte de la flore ou de la faune

Une zone humide devrait être considérée comme d’importance internationale :

a)      Si elle abrite un ensemble significatif d’espèces ou de sous-espèces de plantes ou d’animaux rares, vulnérables ou en voie de disparition, ou un nombre significatif d’individus d’une ou plusieurs de ces espèces ; ou

b)      Si elle présente une valeur particulière pour le maintien de la diversité écologique et génétique d’une région grâce à la richesse et l’originalité de sa flore et de sa faune ; ou

c)       Si elle présente une valeur particulière comme habitat de plantes ou d’animaux à un stade critique de leur cycle biologique ; ou

d)      Si elle revêt une valeur spéciale par la présence d’une espèce végétale ou animale au moins.

 

 

 

 

 

3- Critères spécifiques tenant compte des oiseaux d’eau

Une zone humide devrait être considérée comme d’importance internationale :

a)      Si elle abrite habituellement 20 000 oiseaux d’eau ; ou

b)      Si elle abrite habituellement un nombre significatif d’individus appartenant à des groupes particuliers d’oiseaux et indicateurs des valeurs, de la productivité ou de la diversité de la zone humide ; ou

c)       Si, dans le cas où l’on dispose de données sur les populations, elle abrite habituellement 1% des individus d’une population d’une espèce ou d’une sous-espèce d’oiseaux d’eau.

 

 

 

 

 

4- Critères spécifiques tenant compte des poissons

Une zone humide devrait être considérée comme d’importance internationale :

a)      Si l’on y trouve une proportion importante de sous-espèces, d’espèces ou de familles, de poissons indigènes, d’individus à différents stades du cycle de vie, d’interactions interspécifiques et/ou de populations représentatives des avantages et/ou des valeurs des zones humides et qu’elle contribue ainsi à la diversité biologique mondiale ; ou

b)       si elle sert de source d’alimentation importante pour les poissons, de frayères, de zone d’alevinage et/ou de voie de migration dont dépendent des stocks de poissons se trouvant dans la zone humide ou ailleurs.

Des lignes directrices détaillées sur l’application de ces critères ont été adoptées par la Conférence des Parties et sont disponibles auprès du Secrétariat de la Convention.

 

 

 

 

 

 

Sites de zone humide menacés

 

Les Partie contractantes à la Convention de Ramsar doivent élaborer et appliquer leurs plans d’aménagement de façon à favoriser la conservation des zones humides inscrites sur la Liste. Elles doivent aussi informer le Bureau si le caractère écologique d’une zone humide située sur leur territoire et figurant dans la Liste a changé, est en train de changer ou est susceptible de changer, par suite d’évolution technologiques, de pollution ou d’une autre intervention humaine. Les Parties contractantes sur le territoire desquelles se trouvent des sites qui ont été ou qui sont menacés par une modification de leur caractère écologique doivent prendre des mesures rapides et efficaces pour empêcher ces modifications ou y remédier.

Les sites de la Convention de Ramsar exigeant une attention prioritaire pour leur conservation peuvent être inscrits par les Parties contractantes dans le Registre de Montreux. Le Registre de Montreux est tenu à jour par le Bureau de la Convention de Ramsar. Après l’inscription d’un site Ramsar dans ce registre, la Partie contractante concernée peut demander l’application de la Procédure de surveillance continue (Management Guidance Procedure) (MGP), mécanisme d’assistance technique pour aider les Parties contractantes à trouver des solutions aux problèmes qui ont entraîné l’inscription du site dans le registre de Montreux. La MGP est généralement entreprise sous la forme d’une visite d’un membre du personnel technique du Bureau sur le site, avec des experts compétents, et aboutit à un rapport et à des recommandations de mesures à prendre.           

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  




Gironde : Au cœur de l’Estuaire

12052017

 

 

 

 

L’estuaire de la Gironde est le plus vaste estuaire d’Europe occidentale.

La nature y est changeante et parfois capricieuse : des îles naissent tandis que d’autres disparaissent sous le regard de ses habitants. Un regard différent selon qu’ils vivent rive droite ou rive gauche…. Ce gigantesque estuaire est le repère de petits univers préservés et bien à part. Des architectes s’en sont donnés à cœur joie pour construire des bâtiments uniques quand ce ne sont pas des estivants qui réinvestissent des maisons troglodytes avec vue imprenable sur la Gironde. L’estuaire est l’occasion de rencontrer des hommes et des femmes qui nous font découvrir les secrets du lieu de leur bonheur.

 

 

 

 

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Catégories de gestion d’aires protégées de l’UICN

21022017

 

 

 

 

L’UICN* a adopté la définition suivante de l’aire protégée : « un espace géographique clairement défini, reconnu, consacré et géré, par tout moyen efficace, juridique ou autres, afin d’assurer à long terme la conservation de la nature ainsi que les services écosystémiques et les valeurs culturelles qui lui sont associées », et a classé les aires protégées en six catégories (la première subdivisée en deux) en fonction de leur type de gestion.

 

 

 

Ces catégories sont résumées  sur le tableau ci-après :

 

 

 

 

Réf.

Nom

Description

Ia

Réserve naturelle intégrale

Aire visant à protéger la biodiversité et aussi, éventuellement des caractéristiques géologiques/ géomorphologiques, où les visites, l’utilisation et les impacts humains sont strictement contrôlés et limités pour garantir la protection des valeurs de conservation.

Ib

Zone de nature sauvage

Vaste aire intacte ou légèrement modifiée, ayant conservé son caractère et son influence naturels, sans habitations humaines permanentes ou significatives, protégée et gérée aux fins de préserver son état naturel.

II

Parc national

Vaste aire naturelle ou quasi naturelle visant à protéger des processus écologiques de grandes échelle, ainsi que les espèces et les caractéristiques écosystémiques régionales, fournissant aussi une base pour des visites de nature spirituelle, scientifique, éducative et réactive, dans le respect de l’environnement et de la culture des communautés locales.

III

Monument ou élément naturel

Aire délimitée pour protéger un monument naturel spécifique, qui peut être un élément topographique, une montagne ou une caverne sous-marine, une caractéristique géologique telle qu’une grotte, ou même un élément vivant comme un bosquet boisé ancien.

IV

Aire de gestion des habitants ou des espèces

Aire visant des espèces ou des habitants particuliers et dont la gestion reflète cette priorité. Quoique ce ne soit pas une obligation, de nombreuses aires protégées de la catégorie IV ont besoin d’interventions régulières et actives pour répondre aux exigences d’espèces particulières ou pour maintenir des habitats.

V

Paysage terrestre ou marin protégé

Aire protégée à laquelle l’interaction des hommes et de la nature a conféré au fil du temps un caractère distinct, avec des valeurs écologiques, biologiques, culturelles et panoramiques considérables, et où la sauvegarde de l’intégrité de cette interaction est vitale pour protéger et maintenir ce paysage ainsi que la conservation de la nature et les autres valeurs qui lui sont associées.

VI

Aire protégée avec utilisation durable des ressources naturelles

Aire protégée préservant des écosystèmes et des habitats ainsi que les valeurs culturelles et les systèmes de gestion des ressources naturelles qui y sont associés. Les aires de cette catégorie sont généralement vastes et la plus grande partie de leur superficie présente des conditions naturelles ; une certaine proportion y est soumise à une gestion durable des ressources naturelles, et une utilisation modérée des ressources naturelles, non industrielles et compatible avec la conservation de la nature, y est considérée comme l’un des objectifs principaux.

 

 

 

 

 

 

 

* : L’UICN, l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature rassemble au sein de son réseau plus de 1 000 organismes gouvernementaux et organisations non gouvernementales. Outre le millier d’employés que comptent ses bureaux dans le monde entier, elle fait appel à quelque 11 000 volontaires spécialistes des sciences sociales et naturelles, juristes et éducateurs de plus de 160 pays, qui travaillent essentiellement pour ses six commissions. Elle a été créée en 1948.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




La rose des sables

13112016

 

 

 

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Célèbre et très prisée des touristes : la rose des sables, merveille du règne non pas végétal mais minéral. Ce sont des blocs de grains de sable soudés les uns avec les autres et qui ont des formes géométriques répétitives. Ces figures font penser à une série de coquillages. On trouve, ce genre de minéraux, dans le sable des déserts. C’est là, qu’ils naissent et se développent. Ces pierres ont l’aspect très agréable à l’œil, avec des motifs qui se répètent indéfiniment.

 

 

 

On pense que la matière est capable de s’organiser elle-même dans certaines conditions de l’environnement et la rose des sables en est un exemple du fait de la répétitivité des motifs extérieurs.

 

Comment une rose du désert a-t-elle pu se former ?

 

Cette construction cristallographique appelée rose des sables s’est réalisée à partir de grains de sable cimentés par du gypse ou sulfate de calcium hydraté, dans un milieu d’eau salée peu profonde et balayée par le soleil et les vents de sable ; il faut noter que dans le processus de sédimentation et d’évaporation qui a eu lieu, au moins deux éléments ont joué un rôle clé : d’une part les vents de sable ont eu une action électrifiante, les grains de sable possédant une charge ; d’autre part la présence d’eau salée a une grande importance par le fait qu’elle a une action solubilisante sur le gypse ; de plus, l’eau salée joue un rôle de conducteur tout en exerçant une action expansive sur la rose des sables en formation ; donc, le milieu dans lequel a germé cette rose des sables est un environnement où les forces mécaniques, électromagnétiques et thermodynamiques ont agi conjointement, peut être successivement, sur une période extrêmement lente et indéterminée, mais régulière.

 

 

 

 

 

Ces « roses » dont les dimensions vont de quelques centimètres à plus d’un mètre se trouvent rarement à même le sol mais sont  plus souvent enfouies sous plusieurs mètres de sable. Une fois ramassées, il faut prendre soin d’elles car, sous l’effet de la pluie, le gypse se dissout à nouveau, les cristaux se défont et, comme toutes les fleurs, la rose des sables risque de faner.

 

 

 

 

 

Les gens du désert du Sahara croient que les Roses des sables ont une énergie interne qui est utilisée pour la protection, la richesse et la purification car elles sont la conception de la Nature. Elles peuvent être mises à la maison pour les mêmes croyances ou elles peuvent simplement être utilisées comme des ornements uniques et rares pour décoration attrayante à la maison (dans les aquariums, les jardins, dans la cuisine, en salle de séjour, accroché au mur, sur les vitrines, etc), dans votre magasin de bijoux, magasins d’antiquités, boutique d’objets uniques, etc, ou il peut aussi être ajouté à votre collection de pierres rares et naturelles. Les idées sont encore ouvertes, le choix est le votre. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La grotte aux requins

3102016

 

 

 

 

L’Ile Maurice, encore confidentielle malgré une réputation qui commence à se transmettre de bouche à oreille, est une destination de rêve pour les plongeurs. Les eaux chaudes et cristallines offrent des conditions magnifiques pour la plongée, et de nombreux sites où la faune et la flore sont variées et diversifiées. 

 

La fosse aux requins à l’île aux Pigeons et l’épave du Djabeda comptent parmi les plongées les plus spectaculaires. 
En face du trou aux biches, plusieurs sites sont réputés pour la richesse de la faune fixée (gorgones, corail noir…) ainsi que pour la présence d’épaves, notamment celle du Stella Maru. 

 

 

 

 

 

 

La Fosse aux Requins 

Découverte par Hugues Vitry, il observe le comportement des requins à l’intérieur de cette fosse au large de l’île, puis il décide d’y faire entrer des plongeurs pour leur faire comprendre l’environnement du requin wheleeri. On y pénètre par groupes restreints, on se positionne derrière de grosses roches et l’on observe la danse des requins qui, semble-t-il, viennent se réoxygéner là avant de repartir dans le courant de la matinée. On a compté jusqu’à 38 requins en même temps dans la Fosse. 

 

 

 

 

 

 

 

La grotte aux requins est un documentaire de Joe Kennedy. Il nous retrace l’aventure de deux scientifiques, partis observer et étudier les requins gris dans leur milieu naturel, au large de l’île Maurice, dans l’océan Indien.

 

 

 

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Le parc de Plitvice – Croatie –

3062016

 

 

 

 

 

 

 

Le pays aux 1 185 îles, dont 66 seulement habitées, est un rêve aquatique. Avec ses 1800 km de côtes sur l’Adriatique, la Croatie recèle des richesses rares. Découpé, sauvage et offrant des paysages d’une grande variété, son littoral est une invitation à la découverte des mystères d’une nature méditerranéenne forte et intense. Ajoutez-y des montagnes parfois si proches de la mer qu’elles s’y jettent, un passé millénaire comme celui de la citadelle de Dubrovnik, classés au patrimoine mondial de l’humanité et des parcs nationaux.   

 

 

 

 

Le parc de Plitvice  - Croatie -   dans Nature 1478280772-16052202490911174

Le parc de Plitvice en chiffre

  • superficie: 29 685 hectares
  • nombre de visiteurs par an: 900 000
  • Lacs: 16 grands lacs
  • cascades: 95
  • altitude minimale: 367 m 
  • altitude maximale: 1279 m (Seliski vrh)
  • espèces d’oiseaux: plus de 140
  • Flore: 1400 espèces et sous-espèces
  • Mammifères: plus de 50 espèces

 

 

 

 

 

 

Plitvice, le plus luxuriant des huit parcs nationaux, est féerique. A 120 km au sud de Zagreb en direction de l’Adriatique. Aménagé pour y séjourner et s’y promener, plitvice englobe en son centre 16 lacs, reliés par des cascades, entre 636 et 48 m d’altitude. Le parc vous offre ses chutes, sa forêt vierge de Čorkova, ses sapins de 50 m, et une nature luxuriante, faite de nombreuses forêts, que l’on peut parcourir à pied grâce à des sentiers, à vélo et même à canoë.

 

 

On y accède par une petite route entortillée sur laquelle les automobilistes croates jouent du klaxon et les touristes de la pédale de frein. Cette route fut pendant longtemps la seule à relier la capitale Zagreb à la population côte dalmate. A mi-chemin, au cœur d’une profonde forêt de hêtres et une zone montagneuse plus escarpée, se cache le parc national des lacs de Plitvice. Une véritable merveille, un motif d’orgueil national autant qu’une des principales attractions touristiques croates avec 5 000 visiteurs par jour ; c’est la raison pour laquelle l’Unesco l’a inscrit au patrimoine mondial en 1979.

 

 

 

La simple description du phénomène naturel qui attire autant de monde ne manque pas de poésie : seize lacs en gradins se jetant les uns dans les autres en enjambant des travertins d’algues et de mousse sédimentées. La formation de ces lacs et cascades résulte d’un phénomène d’hydrographie karstique : les dépôts sédimentaires issus de processus biologique de sécrétion calcaire se mêlent à des algues, de la mousse et autres plantes. L’ensemble forme des couches qui augmentent progressivement le niveau des chutes, se déplacent et modifient ainsi le paysage au cours des siècles. La balade est autrement plus bucolique, et ce paysage pourrait figurer dans un conte de fée. Les forêts de hêtres, d’épicéas, de genévriers et de pins abritent plus de 120 espèces d’oiseaux. On y trouve même des ours, des loups ou encore des lynx. Quant aux nombreuses truites, elles sont certes moins exotiques, mais tout aussi protégées.

 

 

 

Le parc de plitvice est divisé en deux parties : les lacs dits supérieurs, qui culminent à 637 m au-dessus du niveau de la mer, et les lacs inférieurs, dont le dernier donne naissance à la rivière Korana, 134 m plus bas. Tout au long du parc, 18 km de fines passerelles en bois permettent d’enjamber le chapelet de mares et de lacs et de rejoindre les sentiers de terre en passant au plus près des travertins, ces paillassons de mousse, d’algues et de micro-organismes encroûtés par le calcaire que libèrent les bouillonnements subaquatiques. Jusqu’au sommet les eaux cristallines, peu profondes, sont d’un turquoise comme on n’en voit même pas aux Seychelles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mare Nostrum (La Méditerranée)

14042016

 

 

 

 

 

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Les Phéniciens appelaient la Méditerranée « la Grande Mer ». Les Grecs et les Romains, pour leur part, en avaient une vision égocentrique, celle d’un « lac », d’une « mer intérieure » soumise à leur impérialisme culturel et commercial : par hemin Thalassa disait Platon (« la Mer qui est près de nous »), he eso Thalassa (« la Mer intérieure »), lui répondit Aristote en écho. Pour les Latins, elle était plus simplement Mare Nostrum, « notre Mer » (mediam terram ne devait apparaître qu’au Ve siècle). Quant à leurs successeurs, les Arabes et les Turcs, ils la baptisèrent « mer des Romains » (Bahr al-Rum / بحر الروم), une façon de reconnaître qu’elle était inséparable de la culture gréco-latine, qui s’était épanouie au sein de la civilisation byzantine.

 

 

Ainsi sont nés et se sont perpétué les grands mythes attachés à la Méditerranée, qui constituent encore de nos jours son « âme profonde », son « identité », au-delà des clivages culturels et des rivalités géopolitiques. Des colonnes d’Hercule (le détroit de Gibraltar) au Pont-Euxin (la mer Noire), on continue de chanter les exploits de héros au destin exceptionnel, qui ont pour noms Ulysse, Enée ou Jason.  

 

A une étape au moins de leur odyssée respective, Ulysse et Enée échouent sur la côte de l’Afrique, le premier chez les Lotophages, les « mangeurs de fleurs » (lotos en grec), le second chez Didon, la reine de Carthage. On situe d’ordinaire le pays des Lotophages en Tunisie, sur l’île de Djerba (appelée Méninx dans l’antiquité). Hérodote localise ce peuple au voisinage du lac Tritonis, peut-être la « petite Syrte » (le golf de Gabès). Quant au naufrage d’Enée, Virgile situe l’épisode non loin de la cité punique, fondée, précise le poète, « sur une terre qui appartient aux Libyens ».

 

Rendue célèbre par deux récits concurrents intitulés Les Argonautiques, la quête de la fameuse « Toison d’or » amène Jason et ses compagnons sur les côtes de la Libye. Si l’on accorde quelque crédit au récit épique – transportée à l’intérieur des terres par « une énorme vague », la nef est déposée…dans le désert ! – , c’est d’un raz-de-marée dont fut victime l’équipage de l’Argo – un tsunami.

 

Des témoignages très anciens, corroborés par la géologie et l’archéologie, font en effet état de puissants tremblements de terre en Méditerranée, parfois accompagnés d’irruptions volcaniques et de raz-de-marée. Ce fut le cas à Théra (actuelle Santorin), 1650 ans avant notre ère, ou encore en Crète. C’est sans doute le « souvenir » d’un événement spectaculaire (l’engloutissement d’une île), qui serait à l’origine du mythe de l’Atlantide. A un degré moindre, la côte de la Cyrénaïque s’est légèrement affaissée au cours des deux derniers millénaires (près de 4 m tout de même) ; un phénomène particulièrement saisissant à Apollonia.

 

 

En 362, un violent séisme secoua toute l’Afrique du Nord, causant de gros dégâts à Sabratha et à Cyrène. Une catastrophe qui fut peut-être, pour partie au moins, la cause de l’inexorable déclin des ports du littoral libyen au siècle suivant. Des séismes, on le sait, qui continuent de frapper régulièrement le Maghreb, l’Italie, la Grèce et la Turquie. Quant aux raz-de-marée, les experts n’écartent pas l’hypothèse d’un cataclysme majeur, dont les effets seraient décuplés par l’étroitesse du bassin et la concentration urbaine sur les côtes.         

 

 

 

 La Méditerranée fut pour les Hébreux la « mer des Philistins », mer de l’Autre. Elle devint un Mare Nostrum. Alors que les Sardes tournent résolument le dos aux flots, l’intérieur d’Ibiza est délaissé au profit des plages. La mer du Milieu, qui n’a rien de juste, oscille entre les statuts les plus divers. Maternelle chez Fernandez, qui en fait une mère Méditerranée, moins familière pour Morand, qui voit en elle la mer des Surprises, la Grande Bleue a marqué l’imaginaire de ses riverains et de tous ceux qui, un jour ou l’autre, ont eu le bonheur de la sillonner. Mais la Méditerranée, comme toutes les mers, n’est pas une simple étendue d’eau. Elle est rivage ; elle est même le Rivage des Mythes. Elle est en somme un admirable feuilleté temporel, dont chaque strate mérite d’être parcourue, dégustée.   

 

 

 

 

 

 Grottes d’Hercule

 

Les grottes d’Hercule sont un lieu touristique bien connu depuis les années 1920. Il s’agit de grottes naturelles calcaires ouvertes sur la mer, dans lesquelles cette dernière pénètre à marée haute.

La mythologie veut qu’Hercule se soit retiré là une fois ses exploits accomplis, et qu’il ait creusé le détroit de Gibraltar en déplaçant les montagnes (le djebel Tarik de Gibraltar en Europe et le Djebel Moussa en Afrique, près de Ceuta). On lui attribue l’aménagement de ces grottes près de Tanger (Maroc). Pour certains, c’est ici que vivait le cyclope Polyphème, fils de Poséidon, dieu de la mer, qu’Ulysse éborgna lors de son voyage. En vérité, ces grottes auraient été creusées à l’époque néolithique, la roche étant exploitée pour divers travaux et outils.  

 

 

 

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Les néons lumineux: un rare phénomène météorologique

7022016

 

 

 

Les néons lumineux: un rare phénomène météorologique  dans Nature LightPillar1

 

 

 

 

Un phénomène météorologique d’une extrême rareté observé il y a quelques jours dans le ciel de la Chine. Quand il fait trop froid, dans certains pays, on peut voir de magnifiques lignes de lumière apparaître dans le ciel, comme des néons lumineux. 

 

 

 

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Source photos: MyModernMet

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Bahiret el Biban

9012016

 

 

 

 

 

Située dans le Sud tunisien, à proximité de la frontière libyenne, la Bahiret el Biban est une lagune côtière originale dans un environnement aride (pluviométrie moyenne annuelle inférieure à 200 m). Elle est isolée de la mer, non par une flèche sableuse actuelle ou holocène, mais par un bourrelet consolidé haut de quelques mètres (Slob ech Chergui à l’Est, Slob el Gharbi à l’Ouest), fait d’un calcaire gréseux oolithique (formation Rejiche). Ce bourrelet représente un ancien cordon littoral qui s’est formé pendant le dernier interglaciaire, il y a environ 125 000 ans. La Bahiret el Biban a une forme grossièrement elliptique; son grand axe, orienté ONO-ESE, mesure 32 km, son petit axe 9 km. Elle couvre une surface de 230 km2. Sa profondeur maximale atteint 6,50 m dans une gouttière médiane qui correspond au grand axe du bassin. La lagune communique avec la mer, à peu près au droit de son petit axe, par une ouverture large de 2,5 km, mais réduite à de multiples passes, étroites et très peu profondes, séparées par des îlots; seul le chenal d’El Biban, juste à l’est de l’îlot du même nom, a une profondeur qui peut atteindre 5 m. Plusieurs facteurs commandent le régime hydrologique de la Bahiret el Biban : les échanges avec la mer au niveau des passes; l’évaporation surtout sensible aux deux extrémités du bassin ; les apports d’eaux continentales, faibles pour ceux liés aux nappes souterraines, parfois importants mais exceptionnels pour ceux dus aux crues d’oueds, en particulier l’oued Fessi. A l’intérieur de la lagune, les vents locaux engendrent une dérive littorale qui se déplace préférentiellement dans le sens des aiguilles d’une montre et qui est perturbée, à proximité des passes, par des courants alternatifs provoqués par la marée dont le marnage moyen est ici de l’ordre de 0,70 m. Les températures des eaux de surface varient entre environ 13° en janvier et 27° en août.

 

 

 

La composition chimique des eaux de la Bahiret el Biban n’est constante ni dans le temps ni dans l’espace. Elle dépend des courants qui permettent l’ingression des eaux marines, des arrivées intermittentes d’eaux continentales, de l’évaporation plus ou moins forte suivant les saisons. La lagune présente une dissymétrie fondamentale entre sa moitié occidentale où l’influence des saumures évaporitiques est prépondérante et sa moitié orientale où les eaux sont chimiquement voisines de celle de la mer ouverte. Dans l’ensemble les échanges avec la mer sont insuffisants pour compenser l’évaporation de la lagune. Celle-ci se comporte comme un piège pour les sels dissous et seuls des apports continentaux importants, lors des années pluvieuses, déclenchent de temps à autres des phases de dessalage. Ainsi se maintient une salinité d’ensemble modérée qui, en moyenne, ne dépasse pas de 15% celle de l’eau de mer voisine.

 

 

 

La Bahiret el Biban constitue actuellement un des hauts lieux de la pêche en Tunisie. Les poissons y abondent (daurades, loups, serres, marbrés, saupes, mulets) et cette richesse a attiré l’Homme depuis des époques très reculées. Aujourd’hui des bordigues, installées à la sortie des deux passes situées de part et d’autre de l’îlot d’El Biban, permettent la capture des poissons qui migrent vers le large. Les prises sont particulièrement importantes d’octobre à janvier et de mai à août quand les poissons migrent vers la mer. La production moyenne est d’environ 300 tonnes par an, mais elle varie beaucoup d’une année à l’autre en fonction inverse de la salinité des eaux dans la lagune. Les longues périodes de sécheresse engendrent des salures accusées qui empêchent un bon alevinage, donc une chute marquée des prises de poissons.

 

 

 

Les ressources halieutiques de la Bahiret el Biban étaient déjà connues et exploitées dans l’antiquité : sur ce point, le témoignage des textes est en accord avec les données archéologiques récentes. Dans le Périple du Pseudo-Scyllax (Desanges, 1978, p. 408-409), des Salaisons (Tarikheiae) sont mentionnées entre Abrotonon (Sabratha) et l’île des Hauts-Fonds (Jerba); pour Strabon (XVII, 3,18), ces Salaisons et des fabriques de pourpre (porphyrobapheia) étaient localisées à Zoukhis, c’est-à-dire à l’entrée de la Bahiret el Biban (Desanges p. 101), où des traces d’installations d’époque romaine (cuves, mosaïques), s’observent effectivement à proximité du bordj hispano-turc de l’îlot Sidi Ahmed Chaouch. La position privilégiée de ce dernier, près du plus important des chenaux qui ont donné leur nom (biban = les portes) à la lagune, a permis une occupation humaine permanente à travers les siècles. D’autres sites d’importance majeure ont été reconnus sur les rives de la Bahiret el Biban, qui mettent en évidence une présence humaine plus dense dans l’antiquité que de nos jours, autour d’activités liées à la pêche : sur la rive sud, face à l’entrée de la lagune, l’Henchir Bou Gueurnine, se remarque par de très nombreuses et vastes citernes ; en plusieurs autres points, sur les slobs notamment, on voit des restes de tours qui font penser aux observatoires (thynnoscopia), mis en place, selon Strabon (XVII, 16), pour guetter les migrations de poissons. Le plus remarquable des établissements antiques est celui d’Henchir Medeina, situé à l’extrémité sud-est de la Bahiret el Biban. Il pourrait correspondre à la localité de Pisida mentionnée par la Table de Peutinger (VII, 1-2) entre Pons Zitha et Sabratha. Les vestiges, étendus sur environ 500 m en bordure du rivage intérieur de la lagune, avaient été pris à tort pour les quais d’un port dans les descriptions anciennes (Rebillet, 1892; Lecoy de la Marche, 1894). Les éléments les plus caractéristiques étaient en effet de longs alignements de blocs ou de dalles, disposés parfois sur deux rangées à la limite de l’estran. Mais il n’y a jamais eu ici, à l’époque antique, de fond suffisant pour permettre l’accostage des bateaux, même de faible tirant d’eau. Il s’agit, en fait, des substructions dégagées par l’érosion littorale, de batteries de cuves appartenant à un groupe d’usines de salaisons ou de garum. Des analogies nombreuses sont en effet à souligner avec les établissements du même genre signalés plus au nord le long des côtes tunisiennes, notamment à Nabeul, Salakta et à Kerkennah, ainsi qu’avec ceux qui ont été étudiés sur les côtes ibériques et marocaines.

 

 

 

 

 

 

 

 

Par : R. PASKOFF  & P. TROUSSET

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La pêche traditionnelle est encore fortement présente sur les lagunes d’El Bibane et Boughrara en Tunisie. A l’image de leurs ancêtres, des pêcheurs répètent des gestes transmis de génération en génération.

Ce film est une rencontre entre l’écologue, scientifique de terrain, et une famille de pêcheurs du sud tunisien. 

 

 

 

 

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