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Dictons d’Ahmed Ben Youssef El Miliani

20092017

 

 

 

 

 

 

Sidi Ahmed Ben Youssef; marabout très-vénéré de Miliana, qui a laissé sur toutes les villes de la régence des sentences qui sont devenues des dictons populaires,

 

 

 

 

 

 

Dictons d’Ahmed Ben Youssef El Miliani dans Attributs d'Algérienneté 1502870906-271-001

Miliana Photo du Mausolée de Sid Ahmed Benyoucef

  

 

 

 

 

 

  • a dit en parlant des habitants de Mazouna:

 

يحجوا بكبارهم بصغارهم

و تاكلهم النار بحجارهم بترابهم

 

« Pleins d’un grand zèle pour le pèlerinage, ils y amènent leurs vieillards et leurs enfants ; mais eux, leurs enfants, les pierres et la terre de leur ville, seront dévorés par le feu de l’enfer. »

 

  

 

 

 

  • Le même Sidi-Hamed-ben-Youssef a dit en parlant de Ténès:

 

تنــس

مبنية على دنس

ماها دم

هواها سم

و الله بن يوسف ما يبات ثم

 

« Ténès, Ville bâtie sur du cuivre, Son eau est du sang, Son air est du poison; Certes Ben-Youssef ne voudrait pas passer une seule nuit dans ses murs. » (Ces lignes riment en arabe.)

 

 

  

 

 

 

  • Mostaganem était alors une ville riche, une ville de luxe. Sidi Hamed-ben-Youssef a dit en parlant de Mostaganem:

 

أهل مستغانم

مطلعين البلغا

على حس المضغة

 

« Mostaganem, dont les habitants se hâtent de relever les talons de leurs belghas* pour courir plus vite après un bon morceau.»

  

 

*: Les belghas sont les larges pantoufles jaunes que les gens riches portent par dessus leurs autres souliers, et qu’ils ne chaussent pas habituellement.

  

 

 

 

  •  Sidi-Hamed-ben-Youssef a dit en parlant des habitants de Mascara:

 

الحراميين جدت فيهم حتى

معسكر هربوا لي في الزنوق

 

« J’avais conduit les fripons jusque dans les murs de Mascara; ils se sont sauvés dans les maisons de cette ville. »

 

 

Il disait encore:

 

حين تجبره محندر

مبندر

وسى القر

ڤول من اولاد معسكر

 

« Si tu rencontres quelqu’un gras, fier et sale, tu peux dire, c’est un habitant de Mascara.»

 

 

 

 

  • Sidi-Hamed-ben-Youssef a dit en parlant de Miliana:

 

نساها وزرا

و رجالها يسرا

 

« Les femmes y commandent,

Et les hommes y sont prisonniers. »

 

  

 

 

 

 

  • Sidi-Hamed-ben-Youssef dit en parlant de Médéa:

 

المدية ماهدية

يدخل الشر الصباح يخرج العشية

 

« Médéa, ville d’abondance; si le mal y entre le matin il en sort le soir. »

 

 

 

  

 

 

 

  • Sidi-Hamed-ben-Youssef a dit en parlant du pays de la Yagoubia (près de Saïda) :

 

اليعقوبية زينة العقوبة

 

« La Yagoubia, beauté de l’âge mûr. » C’était le plus riche pays de la province d’Oran.

 

 

  

 

 

 

  • Sidi-Hamed-ben-Youssef, le marabout de Miliana, a dit en parlant de Belida:

 

الناس قالولك بليدة

أنا سميتك وريدة

 

« On t’a appelé une petite ville,

Moi je t’appellerai une petite rose. »

 

 

 

 

 

 

  • Sidi-Hamed-ben-Youssef a dit en parlant des Hachems.

 

دراهم نحيسي هو

على راجل غريسي

 

« Une pièce fausse est moins fausse

Qu’un homme des Hachems. »

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Rabah Ben Taleb

16092017

 

 

 

 

 

Rabah Ben Taleb dans Attributs d'Algérienneté 1503495310-tribus1846

Carte des TRIBUS du TITTERI1846

 

 

 

 

 

Rabah ben Taleb, simple cavalier qui s’était fait remarquer par son énergie et son courage. Choisi comme chef par les Arib pour mener leur lutte contre les Dira. Une lutte qui n’avait été d’abord qu’une querelle de tribu à tribu, prit les proportions d’une guerre véritable et revêtit un véritable caractère politique*

 

Rabah, profitant de l’agitation causée, dans le beylik de l’Ouest, par l’apparition du marabout Bou Terfas, fit un appel aux tribus de la Mitidja, du Tel et même du Sahara. Il put réunir ainsi plus de huit mille cavaliers, avec lesquels il dirigea une incursion considérable contre les tribus du Dira. Toutes les tribus de ce caïdat, commandées par le frère de Mehmed bey de Titeri, furent impitoyablement razziées. Le butin fut immense, les vainqueurs se ruèrent sur le petit bordj de Sour el-Rozlan, dont ils chassèrent la garnison turque et pillèrent le matériel. 
Les Arib devaient payer cher cette insulte au drapeau Ottoman. 

 

 

 

Quelque temps après cet événement, le Dey donna l’ordre au Bey d’Oran, Mohammed Bou Kabous, connu par son énergie et qui disposait d’un makhzen nombreux et bien organisé, de faire une razzia sur les Arib alors campés à l’Oued Djenan. Bou Kabous partit d’Oran avec huit cents Zebantot montés sur des mulets, réunit à Miliana les contingents des tribus forts de quatre mille cavaliers, passa par Taza, longea la limite du Tel et du Petit désert. En traversant le territoire des Oulad Allan, il fit couper les poignets à seize individus de cette tribu qui s’étaient nuitamment introduits dans son camp pour y voler. Enfin, il fondit comme la foudre sur les Arib auxquels il tua beaucoup de monde, fit un butin d’autant plus considérable que ceux-ci s’étaient enrichis dans les précédentes affaires. Puis, il ramena à Médéa deux cents femmes et  » quarante-cinq prisonniers qui furent décapités sur le marché, et dont les têtes, suivant la coutume, -ornèrent les remparts pour, rappeler aux; rebelles le châtiment ‘réservé à ceux qui oseraient attaquer les Osmanlis. ; En retournant à Oran, le Bey Bou Kabous passa la nuit à:Berrouaguïa. Là, suivant le serment qu’il avait fait, son cheval put s’abreuver à longs traits au bassin de la fermé.

 

 

Rabah ben Taleb, instigateur de la révolte avait — comme il arrive fréquemment aux fauteurs de désordre— trouvé le moyen de s’échapper; il avait pu se sauver accompagné de quelques cavaliers. Le Pacha donna à Ismaïl Bey l’ordre de s’en emparer mort ou vif. Les Turcs employèrent leur moyen habituel : Ismaïl prescrivit au kaïd du Dira de promettre l’aman au rebelle afin de l’attirer au marché dit dimanche des Oûlàd Dris qui se tenait, sous le fort de Sour El Rozlan. Le Bey dépêcha en même temps cinq cavaliers du Makhzen avec mission de tuer le chef des Arib s’il se présentait (**). Celui-ci, confiant dans l’aman du chef turc vint en effet. Au moment où il s’approchait à cheval pour parlementer avec le caïd osmanli, ce dernier fit un signe et le brave Rabah ben Taleb tomba frappé de cinq coups de feu tirés des créneaux du fort. 

 

 

 

Les Arib ont conservé le souvenir de Rabah ben taleb, dont la mort à inspiré à leur rapsode ces vers pleins de tristes, mais, pour eux, fiers souvenirs. 

  

السوق عامر

البراح يبرح

الي قتل علينا

رابح لا يربح

 

 

 

Sur le marché, la foule se pressait; 

La voix du Berrah (crieur public) retentissait 

(Le jour où coulait son sang précieux). 

Les meurtriers de notre Babah ne seront point heureux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

* : le contexte politique : Hassan bey (Bey de Titeri 1801 – 1809) ayant été appelé à remplir les fonctions d’aga à Alger, son neveu Ismaïl fut nommé Bey de Titeri.
La domination des Turcs s’affaiblissait de tous côtés : Mohammed bel Arche, dans l’Est, Si Cherif dans l’Ouest: partout des insurrections. Le Sud ne resta pas en arrière, et les Oulad Naïl, travaillés comme les autres par les besoins du moment, refusèrent de payer l’impôt, et ce n’était pas la première fois ! Ismaïl-Bey marcha contre eux, mais arrivé sur leur territoire, ces nomades étaient partis et la colonne dût rétrograder sans butin. Le Makhzen du Titeri commença alors à exprimer son mécontentement de revenir à vide et l’affaire pouvait devenir grave. Heureusement, le Bey fut rejoint par le cheikh Naïmi ben Zidan des Oulad Khalif, un des Arabes le plus déterminés du pays. Ce Naïmi était un homme d’expédients, il proposa à Ismaïl de razzier les Béni Lent qui étaient en révolte ouverte contre le bey de l’Ouest. Le coup de main, dirigé par Naïmi, eut son plein succès, et le bey de Titeri ainsi que son makhzen rentrèrent à Médéa avec un butin considérable. Mais, lorsque le bey Bou Kabbous apprit qu’une tribu de son commandement avait été razziée par le bey de Titeri, il fut pris d’une violente colère et jura d’aller faire boire son cheval à la fontaine de Berrouaguïa. 

Les tribus du caïdat du Dira étaient, à ce moment et depuis de longues années déjà, en discussion relativement à des terrains proches de l’Oued Djenan, terrains que leur disputaient les Arib et les Béni Sliman. Ces derniers relevaient de l’aga tandis que les autres dépendaient du bey de Titeri : chacun de ces fonctionnaires prenait fait et cause pour ses administrés et était-au moins jaloux de ses droits. La querelle ayant été portée au divan d’Alger et le Pacha n’ayant pu mettre les parties d’accord, les renvoya à l’arbitrage souverain des armes, ce qui était d’ailleurs un moyen assuré d’affaiblir, des tribus puissantes et souvent peu soumises. Les tribus en vinrent donc aux mains sur le territoire des Adaoura, lesquels se trouvèrent divisés à  ce sujet en deux partis, dont chacun fournit son contingent aux tribus belligérantes. On se battit avec un acharnement égal de part et d’autre»: cependant, écrasés par le nombre, les Arib: et les Beni-Sliman furent battus et durent évacuer, le territoire en litige. Les Arib choisirent alors pour chef un certain Rabah ben Taleb. 

 

 

 

 

 

** : Ces cinq cavaliers étaient Kouider ben Ahmed, Bou Taleb ben el-Aït, Ahmed Kahouadji, Mohammed ben el-Khemissi, et M’barek bou-Khors
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Le Nord tlemcenien et le Nord constantinois / 2 ème partie

12092017

 

 

Les gens de M’sirda et les gens d’El-Milia
Une généalogie et un parler similaire
Les ketama de Jijel et les zénètes de Tlemcen

 

 

 

 

 

 

LE PORT COSMOPOLITE DE MARSAT BEN M’HIDI (PORT SAY)
 

Pensant être le pionnier, Jean-Batiste Say fut surpris de rencontrer les Allouche, Larbi, Ferroco, Bettahar, Mollino et Haddou ben Hammou. D’autres pêcheurs venant de Beider et de Nemours (Ghazaouet), s’y sont aussi installés dans ce havre de paix propice au commerce avec le Maroc et l’Espagne, et ce, depuis 1867. En 1904, Port-Say est devenu une vraie destination et des navettes se sont vite organisées entre différents ports:Oran, Ghazaouet, Mostaganem, Melilla… En 1904, il y a eu 474 entrées et sorties avec un tonnage de jauge de 9.095.
 

Plus tard, l’image d’une ruée vers l’or, Port-Say est devenu un village cosmopolite où se côtoient Arabes, Berbères, colons français, travailleurs espagnols et italiens et même allemands. Dans les années 1900, Port-Say n’avait rien à envier aux grandes stations balnéaires méditerranéennes. L’élite oranaise et même métropolitaine y débarque. On notera la visite du journaliste parisien Dubochet, le photographe Vrina, l’économiste Labon, chargé de mission du commerce, le journaliste Georges Clarétie du Figaro, Jean du Taillis et Jean Servien du Petit Marseillais. L’écrivain H. Caillot, Jean Hess, homme politique et médecin de la Marine, auteur du Question du Maroc, Paris, 1903 et de L’Algérie nouvelle, Paris, 1909, César Trouin, député de la première circonscription d’Oran.
 

Le 5 janvier 1908, les généraux Lyautey et Bernard descendirent à Port-Say. Pour celui qui a assisté à la métamorphose de la région, il ne peut que constater les dégâts portés sur ce qui était considéré jadis comme une perle que l’aquarelliste nantais Alexis de Broca a merveilleusement immortalisée dans l’une de ses toiles.
 

 

 

 

LES SOUAHLIA ET L’ACCENT LINGUISTIQUE DES K’BAIL EL HADRA
 

Quant aux Souahlia qui est une région située entre Nedroma, Ghazaouet et Djebela. Tounane est la commune de Souahlia dans la wilaya de Tlemcen. Les principaux villages de Souahlia sont Tounane, Mezaourou Adjaija, Dar Benaich, Sidi Brahim. Elles couvrent le littoral méditerranéen, distante de 30 km de Maghnia et 8 km de Ghazaouet, la population de cette région est de 45000 habitants.
 

Les Souahlia habitaient aussi la bourgade de Tounane située à l’actuel Lalla Ghazouana il l’a quittèrent en 1845 de peur des représailles des Français suite à leur défaite devant l’Emir Abdelkader dans la guerre de Sidi Brahim et le 15 octobre 1845 les Souahlia ont écrit une lettre au commandant français dont laquelle le caïd Ahmed Benahmed Ibrahim Ben Kaddour exprimait le désir du retour au village abandonné.
 

La commune de Souahlia en arabe baladiet essouahlia, est située au nord ouest de l’Algérie, à 270 km à l’ouest d’Oran et à 70 km au nord de Tlemcen dans la wilaya de Tlemcen. Elle est bordée au nord par la mer Méditerranée, à l’est par les communes de Ghazaouet et Tient, au sud-ouest par Djebala, à l’ouest par les communes de Souk Tlata et de Bab El Assa.
 

Tounane chef lieu, a été construit en 1960 pour prendre le nom de commune mixte de Tounane avant l’indépendance car elle a rassemblée 2 communes précédentes celles de Beghaoun et de Zaouiet El Mira. Lorsqu’on parle avec les gens de Tounane Souahlia on a l’impression qu’on est à El Milia ou Jijel. Beaucoup de mots de fruits, légumes et même des propos ressemblent au parler des Ouled Aïdoun, Mechat, Ouled Aouat, Beni Idderetc…
 

Après l’indépendance le 05 novembre 1963 elle est nommée commune de Souahlia relative à la tribu des Souahlia qui existait avant 1830 et qui veut dire côtière prés du littoral. Le chef lieu est aussi nommé Souahlia dans le journal officiel, malheureusement il garde toujours le nom de Tounane.
 

 

 

 

UN CADRE GÉOGRAPHIQUE AU RELIEF TOURMENTE
 

Terre ou relief tourmenté et raviné, tel est le cadre géographique de cette partie occidentale de l’Oranie. A l’instar des autres espaces montagnards de l’Afrique du nord, cette entité régionale est marquée d’abord par le milieu physique, ensuite par le milieu humain très ancien, très conservateur, qui s’est montré hostile aux différents occupants. L’adaptation de cette population au milieu montagnard s’est traduite par le développement d’une économie locale traditionnelle qui était, certes, archaïque, mais suffisante pour sa survie.
 

Ainsi parler des montagnes nord africaines, c’est d’abord parler des vieilles civilisations qui ont succédé. TINTHOIN, 1.Le territoire de la commune de MSirda Fouaga est situé au nord-ouest de la wilaya de Tlemcen. Son chef-lieu, Arbouz, est situé à 95 km au nord-ouest de Tlemcen, à 50 km au nord-ouest de Maghnia et à 19 km à vol d’oiseau à l’est de la ville marocaine de Saïdia. En 1984, la commune de M’Sirda Fouaga est constituée à partir des localités suivantes:
 

M’Sirda Fouaga
 

Arbouz (chef-lieu)
 

Boukanoun
 

Sebabna
 

Djama Et Oust
 

Bider
 

Ouled Bouyacoub
 

Zaouia Ouled Benyahia
 

El Hanach Poste Bourogba
 

El Ayayat
 

 

Il faut dire que cette partie ne cite pas suffisamment ses sources qui nécessitent d’autres références. Le lecteur saura que les éléments bien que connus ont été puisés depuis (fr.wikipedia.org/wiki/MSirda Fouaga) : La région de M’sirda est divisée en deux douars les Fouaga et les Tahta, elle se compose de 16 fractions (familles) qui sont Bekhata, Beni Sedrata, Kaezaouia, Mehada, Khada, Kouarda, Ouled ben Ayed et Yalaoui pour les Tahta et Ouriache, Anabra, Aghrem, Mefi, Bedar, Ouled ben Chaib, Elhouaren et les Ouled ben Yahia pour les Fouaga.
 

Sous l’occupation française, Napoléon III, divise la région de Msirda en deux douars, les M’sirda Tahta et les M’sirda Fouaga. Les habitants de la région sont appelés les Msirdiyines. Autrefois les M’Sirdis sont appelés Béni Slimane et Débabsa. Lorsque l’Emir Abdelkader signa le Traité de la Tafna en 1837. La tribu T’hata fut soumise en 1843 au Général Bedeau alors que M’Sirda Fouaga fut soumise à Lamoricière en 1844.
 

 

 

 

TLEMCEN OCCIDENTAL ET KABYLIE ORIENTALE
 

Nous allons faire la jonction entre le Nord Tlemcénien et le Nord Constantinois et voir comment ces deux régions partagent les mêmes us et coutumes dans la manière de vivre et de leur parler local. Ces tribus de la Kabylie orientale appelée communément « Kbaïl El Hadra » qui ont été frappées de séquestre collectifs et individuels pour avoir participer en masse à l’insurrection contre la présence coloniale française. Ils seront vingt neuf tribus des cercles de Jijel, El Milia et Collo à être condamnées par l’administration française où tous leurs biens seront séquestrés. Il s’agit de :
 

Douar-commune des : Ouled-Aouat, Djebala, Taïlmame.Tribu des Beni-Tlilen Beni-Kaïd, Ouled-M’barek, Achaïch, Ouled Aïdoun, Beni-Ftah. Beni-bel-Aïd, Beni-Meslem, Ouled-Mrabet, Afensou, Arb-el-Gouffi. Tribu des Beni-Ferguen Djezia, Ziabra. Douar-commune de : El-Djenah Oued-Aghrioune, Hayen, Beni-Mammar, Ouled-bou-Youcef. Tribu des : Beni-Ider, Beni-Maad, Beni-Marmi, Ouled-Ali, Lalem. Ouled-Nabet, Beni-Ourzeddine.
 

 

 

 

KABYLIE ORIENTALE UNE RÉGION DE BAROUDEURS
 

De 1837 à 1840, le premier contact avec la Kabylie Orientale n’avait guère été fructueux ; à l’égard des grands chefs indigènes, la politique coloniale avait été toute négative ; les difficultés rencontrées dans leurs tentatives pour établir des garnisons permanentes dans le pays leur firent renoncer à toute hardiesse dans la politique militaire.
 

Pendant une dizaine d’années, les généraux français, aux prises sur d’autres théâtres de l’Algérie, avec de grandes difficultés dont l’une des plus considérables fut la lutte contre Abd-el-Kader, n’eurent point le loisir de penser à une conquête sérieuse de la Kabylie Orientale. Jusqu’en 1850 ils se bornèrent à une série d’actions restreintes, simples coups de main effectués autour des principaux établissements, Skikda (Philippeville), Constantine ou Mila, Sétif et Béjaia(Bougie).
 

Pour donner plus de sécurité à la route qui reliait Constantine à Philippeville, ils furent amenés à effectuer plusieurs reconnaissances dans le massif bordant, à l’Ouest, la vallée du Safsaf. En septembre 1841, le général Négrier, successeur du général Galbois au commandement supérieur de la province de Constantine, visite les Beni-Ishak de l’oued Guebli, une partie des Beni-Toufout, et rencontre une résistance sérieuse chez ces tribus montagnardes de l’Ouest d’El-Arrouch.
 

Le général Levasseur, commandant supérieur de Philippeville, refait l’année suivante à peu près le même itinéraire, en passant par les Beni-Salah de la rive gauche de l’oued Guebli. En 1843, les Beni-Toufout reçoivent, à leur tour, la visite d’une colonne commandée par le général Baraguey d’Hilhers, qui opérait de concert avec un contingent sorti de Skikda(Philippeville) pour effectuer la soumission des Kabyles de la rive droite de l’oued Guebli, les plus rapprochés de Philippeville.
 

Ces opérations combinées furent, pour la première fois l’occasion de soumettre les tribus de cette région, Beni-Mehenna, Beni-Ishak de oued Guebli, et une fraction des Beni-Salah.
 

 

 

 

LES BENI KHATTAB – LES OULED AIDOUN CONTRE LES GÉNÉRAUX COLONIAUX
 

La plupart de ces soumissions n’étaient que nominales. Seuls les Beni-Toufout, les plus éloignés parmi ces tribus, étaient restés invaincus.
 

A partir de 1847, les reconnaissances deviennent plus sérieuses. On pénètre plus avant dans la région comprise entre les deux vallées de l’oued Guebli et de l’oued El-Kébir. Le général Bedeau, commandant supérieur de la division de Constantine depuis 1844, décida, en juin 1847, d’y faire une randonnée d’une quinzaine de jours. Parti de Mila, il réalise pour la première fois, en passant par les Béni-Kaïd, Beni-Khettab et Ouled-Aïdoun de la vallée de l’oued El-Kébir, la traversée des montagnes kabyles jusqu’à Collo.
 

L’importance de cette expédition mérite d’être soulignée : jamais encore, en partant d’un établissement de l’intérieur, les troupes coloniales françaises, n’avaient pu atteindre le littoral en passant directement par les montagnes. Le général Galbois, en 1839 n’avait pas voulu prendre ce risque. Le général Bedeau put d’ailleurs constater la sagesse du maréchal Valée, dans sa préférence accordée à remplacement de Philippeville sur celui de Collo.
 

La résistance vigoureuse qu’il rencontra particulièrement chez les Ouled-Aidoun, renforcés de tous les contingents des environs, lui donna une idée des difficultés éprouvées s’ils avaient voulu relier Constantine à Collo. Aussi renonça-t-il lui-même à l’occupation inutile de ce port.
 

En 1848, l’armée coloniale se hasarda à explorer le Zouagha, domaine héréditaire des Ben Azzedin, dont les rochers inaccessibles avaient servi de refuge à leur ancêtre Nacer.
 

Le général Herbiilon venait de succéder au général Bedeau.il comprit que les désordres commis sur la route de Constantine à Skikda (Philippeville), comme au Nord de Mila, avaient pour instigateurs les Ben Azzedin.
 

Il décida, d’envoyer un contingent sous la direction du colonel Jamin, dans le pays, puis s’y porta lui-même. Mais l’année suivante l’expédition fut plus sérieuse. Une colonne traversa l’oued Endja, parvint jusqu’à Fedj-Baïnein, nœud vital du Zouagha où l’armée coloniale devait revenir souvent au cours des campagnes suivantes. Puis, franchissant plus au Nord l’oued Itéra, le Général explora le pays des Beni-Mimoun, qu’il dut combattre pendant plusieurs jours alors que les Beni-Toufout reçurent à leur tour, la visite des soldats français.
 

 

 

 

LES INSURRECTIONS POPULAIRES DES TRIBUS DE l’OUED KEBIR
 

En fait, jusqu’en 1840, l’action dans la montagne bordant les régions de Constantine et de Skikda (Philippeville), fut très limitée. Ils n’avaient pénétré que la bordure du massif. La vallée du Guebli avait été parcourue plusieurs fois; le Zouagha lui-même et le cours supérieur de l’oued El-Kébir avaient été effleurés. Mais la plus grande partie des montagnes comprises entre Djidjelli, Mila et Collo restait inconnue : les tribus de l’Est de Djidjelli, celles du cours inférieur de l’oued El- Kébir et du pâté de Collo n’avaient jamais rencontrer les soldats français ; et la traversée de Mila à Djidjelli, projetée en 1839 par le général Galbois, n’avait pas encore été réalisée.
 

Les expéditions elles-mêmes, effectuées jusqu’à ce jour, n’avaient pas eu beaucoup d’effet. Il ne fallait pas se faire d’illusions sur la soumission purement nominale des quelques tribus visitées.
 

Elles s’insurgeaient aussitôt après le départ des colonnes françaises, D’ailleurs, pendant ces premières années, les généraux français ne semblent pas avoir eu de projets conquérants à l’égard de la Kabylie Orientale, et les différents coups de main furent réalisés simplement dans l’intention de protéger les relations entre les deux villes de Constantine et Skikda (Philippeville), sans cesse inquiétées par des individus descendus des montagnes de l’Ouest.
 

Un peu plus tard, en 1846, le colonel Eynard, commandant la subdivision, sentit la nécessité de se porter dans la montagne au Nord de Sétif pour y calmer l’effervescence produite par un chérif, Moulay Mohammed, apparu récemment. Plusieurs démonstrations avaient été déjà faites depuis trois mois dans la région, mais sans aucun résultat. Les tribus voisines de la plaine, nos alliées, étaient même sérieusement inquiétées ; il devenait urgent de détruire le foyer de l’insurrection. Le colonel Eynard se porta chez les Amoucha, y mit en fuite le chérif. Mais les Amoucha firent appel à leurs voisins, et toutes les tribus appartenant au versant Sud de la chaîne des Babors envoyèrent des contingents pour une nouvelle attaque.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Boudjemâa Haichour

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Le Nord tlemcenien et le Nord constantinois / 1 ère partie

8092017

 

Les gens de M’sirda et les gens d’El-Milia
Une généalogie et un parler similaire
Les ketama de Jijel et les zénètes de Tlemcen 

  

 

 

 

  

 

 

Dans cette présente étude généalogique, on a essayé de rapprocher deux régions de notre pays l’une dans la partie voisine de la frontière algéro marocaine, plus précisément les Gens de M’Sirda et l’autre sur les deux rives de Oued El Kébir, les Ouled Aidoun, celle d’El Milia dans la wilaya de Jijel. Quelles en sont les caractéristiques anthropologiques, linguistiques, les us et coutumes qui les caractérisent ? Se sont deux régions d’origine amazigh l’une Zénéte les M’Sirdi et l’autre Kétama d’ El Milia de Jijel.
 

L’explication rationnelle sur l’évolution combien complexe de la généalogie d’une Nation, aussi riche en événements historiques et ethnologiques qui fournissent incontestablement une cohérence dans la connaissance des racines des familles dans une Algérie plusieurs fois millénaire d’une histoire commune lointaine.

 
Ibn Khaldoun a étudié l’essentiel de ces traits de son temps qui demeurent invariables à nos jours malgré le jeu et la manipulation des ethnologues de la colonisation.
 

 

 

LE SOCLE IDENTITAIRE D’UN LEG HISTORIQUE COMMUN
 

C’est pourquoi dira Charles Robert Ageron dans son ouvrage : « Dimension de la conscience historique » à la page 384, éditions Plon 1961 que : « l’histoire est un dialogue du passé et du présent dans lequel le présent prend et garde l’initiative… On ne peut imposer à l’histoire de repenser une société exclusivement de la manière même dont celle-ci se pensait elle-même… C’est en la rapportant à un présent inédit qu’on amène le passé à livrer un secret dérobé jusqu’alors aux investigations les plus attentives».
 

 Le territoire des M’Sirdi est une terre d’asile et de résistance. Tant mieux si la tribu des Daouida où Ibn Khaldoun s’est refugié. L’accueil fait à Ibn Khaldoun alors fugitif, s’expliquait par le fait que cette tribu trouvait en l’homme les traits d’un guide et d’un conseiller hors pair. Alors le souverain de Tlemcen offrit à Ibn Khaldoun le poste de 1er Ministre et l’invita à se rendre auprès de lui.

« Comme je voyais les affaires s’embrouiller, je n’acceptais pas son invitation » racontait Ibn Khaldoun. A sa place il envoya son frère qui venait de s’évader.
 

En revanche, il s’employait à ramener les Daouida dans le giron tlemcénien et à négocier une alliance entre Tlemcen et Tunis, au moment où Abou Hammou, le Roi de Tlemcen se préparait à venir à Béjaia. Mais revenons sur notre étude et parlons-en sur les Gens de M’Sirda. Les M’Sirdi occupaient depuis les siècles la zone tellienne et littorale de l’Algérie.
 

 

 

UNITÉ TERRITORIALE DE M’SIRA ET RESISTANCE ANTI COLONIALE
 

Du temps de l’empereur Napoléon III, le territoire Algérien alors sous domination française fut découpé en douars en 1863 et ceci afin de délimiter le territoire que chaque tribu occupe afin d’y répartir les terres. Cette manœuvre avait en réalité pour but de substituer les entités ethniques qui existaient en une organisation territoriale et administrative et ceci afin de dés-unifier certaines tribus qui auraient pu poser des problèmes de résistance.
 

Le territoire des M’sirda c’est à dire le territoire qui leurs a été reconnu par les opérations de délimitation entrepris de 1905 à 1923 couvre une superficie d’environ 29.000 hectares. Il dépend de la commune de Maghnia et compte une soixantaine de villages. Il est situé à l’extrémité occidentale de l’Algérie, touche à la fois la mer méditerranée et le royaume du Maroc avec les limites suivantes :
 

Au nord, la mer méditerranée.
 

A l’est, les douars Souhalia, Zaouïa-el-Mira et Ternana.
 

Au sud, la commune de Maghnia.
 

A l’ouest, la frontière algéro-marocaine.
 

 

Ce territoire présente dans son ensemble le caractère montagneux des rivages nord africains, à l’exception d’une plaine assez peu étendue (4.000 hectares environ) qui se trouve sur la frontière entre les douars Beni-Mengouch et Attia, et qui est le prolongement de la plaine marocaine des Trifia; il est d’une altitude assez faible, les sommets varient de 200 à 600 mètres.

 

Mais le relief est tourmenté et les chaînons sont séparés par de nombreux ravins, profonds, étroits, d’un accès très difficile. Le rivage, bordé par des collines de 200 à 300 mètres est rocheux et très inhospitalier. Cette région fut jadis très boisée mais on trouve encore aujourd’hui sur bien des points de beaux arbres tels que thuyas et chêne verts. Le climat est celui de la côte algérienne dans l’ensemble, moyennement humide. La région de M’sirda reçoit environ 350mm de pluie par an.
 

Elle possède un grand nombre de sources dont beaucoup sont aménagées en-bassins et abreuvoirs. Les sols là ou l’érosion n’est pas très trop forte, se prête à la culture des céréales et à l’entretien de jardins, vergers et potagers.
 

A part les sentiers et les pistes meulières ce territoire ne compte que quelque rares voies de communications dont la plus importante est la route de Maghnia à Port Say (nationale 7). Dans les années 90 un nouveau découpage des douars à été entrepris, ralliant le douar de M’sirda Tahta à celui des Souhalia. Le douar de M’sirda Fouaga n’a quant à lui pas été modifié et à pour chef lieu le village de Arbouz.
 

M’sirda thata
 

M’sirda thata ville algérienne frontalière avec oujda (maroc)
 

 

 

 

ORIGINES DES M’SIRDA
 

La région de M’sirda est divisée en deux douars les Fouaga et les Tahta, elle se compose de 16 fractions (familles) qui sont Bekhata , Beni Sedrata, Kaezaouia, Mehada, Khada, Kouarda, Ouled ben Ayed pour les Tahta et Ouriache, Anabra, Aghrem, Mefi, Bedar, Ouled ben Chaib, Elhouaren et les Ouled ben Yahia pour les Fouaga. La tribu des M’sirda a cessé d’exister en tant qu’unité ethnique par l’arrêté d’homologation du 31 août 1825 qui l’a érigée en deux divisions administratives les douars M’sirda Fouaga et M’sirda Tahta.
 

 

 

LES RACINES ARABO-BERBERES DES M’SIRDI
 

Les régions montagneuses de M’sirda ont longtemps étaient un refuge pour les tribus berbères mais il serait toutefois téméraire d’en conclure que les M’sirda sont de purs Berbères. Il paraît bien au contraire qu’ils se soient constitués comme tant d’autres au cours du temps par la réunion d’éléments hétérogènes. On peut distinguer parmi eux deux éléments ethniques : l’un autochtone (berbères) qui comprend surtout les Msirda et les Anabra, l’autre arabe qui comprend les Abd-el-Moumen et les Ouled-ben-Yahia.
 

D’après les Généalogistes, Les Msirdis appartiendraient à la race des zénètes et descendraient d’Istilien, père des tribus Maghraouiennes (voir Ibn Khaldoun tome 3 page 227) d’Ibn Kharez l’opposant des Fatimides de Karouan (Xème siècle) et de Ziri Ben Attia, avec lequel ils se seraient installés dans la région de Oujda lorsqu’il fonda cette ville en 994.
 

Quant aux Anabra originaires de Tlemcen et descendants d’ Yaghmoracen (fondateur de la dynastie Abd-el-Ouadite) seraient venus se joindre aux Msirda pour échapper à la domination turque. Ces deux éléments constituent la majorité des éléments berbères de la région.
 

Concernant les éléments arabes, ils ont de commun leur prétention à une ascendance chérifienne : les Oulad Abd-el-Moumen par l’intermédiaire d’Idris et les Oulad ben Yahia par l’intermédiaire de Mouley Abdelkader el Djilani.
 

Il ne faut pas confondre les Ouled Abdelmoumen avec le grand souverain des Almohades. Le personnage dont il est question serait venu de Cordoue au XIII è siècle où il serait installé avec les Béni Mengouch dans l’actuelle région de M’Sirda.
 

L’histoire de M’sirda sous la forme de leurs tribus actuelles n’est pas très vieille. En effet la plus vieille mention que l’on trouve de ce nom dans les annales du Maghreb (Mzerdâ) sont d’Ibn-Khaldoun (célèbre historien arabe du XV ème siècle) et remonteraient aux XII éme siècle.
 

Si fragmentaires que soient les informations recueillies, nous dire que les mêmes caractéristiques reflètent l’ethnologie M’Sirdie à savoir berbère et arabe. En fait c’est une tradition établie aussi bien à Nédroma qu’à M’Sirda, que toute la région était sous la domination des Béni Illoul, fraction des Koumia, tribu à laquelle appartenait Abdelmoumen vers le début du XIIIè siècle.
 

 

 

 

GENEALOGIE DES BENI SLIMANE/DEBABSA ET DES MAAKIL
 

Un autre lien peut encore attester de ces rapports avec les Almohades, c’est que les Abadine, fraction de la tribu des Achach, qui prétendent descendre des Abed, famille où naquit le grand Abdelmoumen, ont toujours convoité les terres des M’Sirdis comme un bien ancestral. Mais la puissance des Koumia ne tarda pas à déchoir avec celle des Almohades, et le XIV siècle vit s’opérer une fusion entre les tribus berbères et arabes. Aussi les Daoui Obeïd Allah, tribu arabe, vint dominer toute la région de la Moulouya à la Tafna. Pendant tout le XVII è siècle, les sultans marocains ont eu des prétentions sur l’Ouest du pays, mais ne sont pas arrivés car la population de cette région est hostile à tout pouvoir externe.
 

La fusion des arabes et des M’Sirdis dans leur Ben Ammat n’est pas connue mais on est en droit de signaler la forte présence des Arabes Maâkil par cette fraction des Béni Obeïd Allah. Ainsi les M’Sirda T’hata( ceux d’en bas)qui étaient des Béni Slimane autour de Souk Tlata et les M’Sirda Fouaga (ceux d’en haut) appelés Débabsa, situés autour de Sebabna.
 

Les M’Sirdis sont restés fidèles à eux même et à l’Emir Abdelkader en dépit des massacres opérés dans leurs rangs. C’est sur leur territoire au pied du Kerkour, que se déclencha la bataille de Sidi Brahim mené par Bou Hamidi en présence de l’Emir Abdelkader.
 

 

 

 

FIDÉLITÉ DE M’SIRDA ENVERS L’EMIR ABDELKADER A SIDI BRAHIM
 

De par sa beauté féerique qui subjugue le visiteur, Marsat Ben M’hidi, Msirda Ajroud de son appellation d’origine, attire chaque année des milliers de touristes locaux et émigrés pour leur offrir la fraîcheur de la mer, l’air pur des montagnes fortement boisées et la gentillesse de ses habitants. Quant à l’histoire de Marsat Ben M’hidi (Port Say)
 

Le bâtisseur, lieutenant de vaisseau de réserve, de son vrai nom Louis Jean-Baptiste Say, est né un 30 janvier 1852 à Nantes (son père Louis-Octave Say, propriétaire, et sa mère Octavia Euphémie Etienne, comtesse, veuve Janvier de la Motte, veuve en premier mariage de Louis-Octave Say). Say est mort le 3 octobre 1915 à l’âge de soixante-quatre ans.
 

Louis Jean-Baptiste Say n’a pas découvert le site. Certes, s’il l’a exploré en 1886, il s’y installa en juillet 1900. A en croire Jean Hess, l’idée de construire un port remonte à 1764, lorsque le bailli de Suffren voulut établir une liaison maritime avec les îles Zaffarines. En 1845, la transformation du mouillage de l’Oued Kiss en lieu de débarquement des forces du maréchal Bugeaud, est devenue une option stratégique pour contrecarrer les tribus marocaines d’une part et le soulèvement de l’émir Abdelkader d’autre part.
 

Finalement et sans autorisation, Say entreprit la construction de son port en 1904. Cette embouchure du Kiss, se situant au lieu-dit Adjroud, avait fait l’objet de nombreuses études, évoquant la région, remonte jusqu’à l’Antiquité pour la décrire. Selon l’auteur des tribus des M’sirda, les itinéraires anciens et les géographes la citent, Strabon donne le nom de Massaisyliens aux populations qui habitent à l’est de la Moulouïa (Mélouïa). Ptolémée, au IIe siècle après J.-C., parle des Herpiditanes qui seraient à l’origine des M’sirda.
 

La région faisait partie au IIIe siècle de notre ère de la Maurétanie césarienne. Toujours d’après Audisio, l’itinéraire d’Antoine cite la station de Lemnis, que certains confondent avec Port-Say. El-Bekri dans sa description de l’Afrique du Nord évoque le port d’Adjroud, et le situe immédiatement à l’Orient de celui des Djeraoua. Beaucoup plus proche de notre ère, c’est-à-dire au XVIIe siècle, la région, qui n’avait pas encore un nom spécifique, fut au centre d’interminables conflits.
 

Il fut d’abord le théâtre de faits marquants de l’histoire d’Algérie. A quelques encablures, au Djebel Kerkour, l’émir Abdelkader mena une rude et glorieuse bataille contre le colonel Montagnac et c’est sur ces mêmes terres que commença son odyssée, presque au même moment de la chute des M’sirda Thata (1846) et Fouaga (1847). Le site, de par son emplacement stratégique, n’a pas échappé aux militaires français qui voulaient, dès 1845, l’ériger en poste avancé pour frapper les envahisseurs marocains (les Béni Snessen) et par là même asphyxier l’émir Abdelkader.
 

L’embouchure de l’oued Kiss, c’est-à-dire Port-Say, était l’endroit qu’avait choisi le maréchal Bugeaud pour approvisionner ses armées, car les Marocains ont toujours eu des prétentions territoriales sur l’ouest algérien, notamment sous le règne de Moulay Ismaïl (1678-1679) qui voulut étendre sa souveraineté jusqu’à la Tafna. Le traité du 18 mars 1845 consacra, hélas, le 32e parallèle comme limite des territoires algériens en amputant à notre pays de toute la partie allant de l’actuelle frontière jusqu’au cours de la Moulouïa (la Malva des Romains), frontière reconnue comme telle depuis les Romains jusqu’aux Turcs.
 

C’est cette limite qu’aurait dû adopter «l’absurde et à jamais regrettable traité de 1845 et non cet insignifiant oued Kiss» (Canal J. Monographie de l’arrondissement de Tlemcen, 1885). Autrement dit, la France a fait perdre à l’Algérie indépendante une grande partie du territoire des Béni Snassen, dont quelques descendants peuplent jusqu’à nos jours la petite localité de Marsat Ben M’hidi.
 

L’Algérie perdit également la plaine de Trifa et d’Angad, une partie des Kebdana, la plaine de Tazagrarète longeant l’une des plus belles plages de la Méditerranée, Saïdia. Dire que le site fut découvert par Say, c’est méconnaître l’histoire car cela sous-entend que l’endroit était vierge. Or, avant même l’avènement des Français, la plage fut peuplée de pêcheurs venus pour la plupart du douar Ad’ouz dans le Rif marocain, exactement de l’ouest de la baie d’El-Hoceima. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

…. A suivre 

 

 

 

 

 

Boudjemâa Haichour

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Dar-inkacheria (دار الانكشارية) maison de l’infanterie

4092017

 

 

 

Dar-inkacheria (دار الانكشارية) maison de l'infanterie dans Attributs d'Algérienneté 1503292726-alger1821-jpg-973160569765b5a222135f9c85c28d4d

La porte  Bab-Azoun vers 1820 

 

 

 

 

 

Il y avait à la régence d’Alger sept casernes, savoir:

 

 Dar-inkacheria-el—Kedima, la vieille caserne, à Bab-Azoun. 

 

 

2° Dar-inkacheria-mtâa-el-Arich, la caserne de la treille, à BabAzoun.

 

 

3° Dar-inkacheria-mtâa-el-Kherattin, la caserne des tourneurs, rue Bab-Azoun (plus tard hôpital Caratine).

 

 

4° Dar-inkiicheria-mtâa-el-Themakin, la caserne des faiseurs de themuks (botte; dont les cavaliers arabes se servent pour monter à cheval).

 

 

5° Dar- inkiicheria -mtâa—el-Makaroun, caserne des vendeurs de sucreries (plus tard caserne Macaron).

 

 

6° Dar-inkacheria-mtâa-Bab-el-Behar, caserne de la porte de la mer.

 

 

7° Dar-inkacheria-mtâa-Bab-ez-Zira, caserne de la porte de l’île.

 

 

  

 

Ces diverses casernes possédaient des habous, constitués en faveur des oudjacs qui y logeaient, par des Turcs appartenant à ces oudjacs, morts sans enfants, ou bien par ceux qui s’élevaient à de hautes fonctions dans le gouvernement. Les fonds provenant de ces habous étaient administrés par les soins des kobdjis (قبجي) ou gouverneurs des casernes. Les kobdjis étaient en outre chargés de l’éducation des tchelakats (ﭼلاﮜة), enfants orphelins ou autres, qui, dans le recrutement de la milice, étaient amenés à Alger.

L’éducation des tchelakats consistait à apprendre à lire en arabe, et à tirer à la cible tous les cinq jours. C’était d’eux que sortaient généralement les interprètes du diwan. Les kobdjis avaient une grande influence sur les soldats turcs : lors de la mise à mort d’un pacha, ils se formaient généralement en diwan, et dirigeaient le choix de la milice sur le pacha à élire.

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




L’Elixir du Dey ’SARDNA’

13072017

 

 

 

Recette incomparable trouvée à la Casbah après la chute de la régence. Elle avait appartenu à la belle Circassienne du dey d’Alger, qui avait été enfouie par elle à l’approche des Français.

 

Le lieutenant-colonel ANDRAS, ex-inspecteur général des prisons militaires et ateliers des condamnés de la régence d’Alger, était le seul possesseur de cette heureuse découverte. Depuis 1831, il n’a cessé de faire des essais sur sa personne même; on peut se convaincre des résultats qu’il a obtenus. — Ayant était approuvé par la haute société et ordonné par un célèbre médecin cet Elixir était commercialisé par le lieutenant-colonel ANDRAS sous le nom ELIXIR SARDNA  

 

 

 

 

Il est fabriqué par la distillation, composé de plantes cueillies au pied du petit mont Atlas. Cet ELIXIR est généralement employé dans la Circassie; c’est à l’usage habituel qu’en font les Circassiennes, qu’il faut attribuer cette blancheur et le lisse de la peau tant enviés de nos dames. Le parfum en est suave et surpasse toutes les odeurs. Il conserve et rend la jeunesse à la figure, fait disparaître les rides, boutons et rousseur de la peau, guérit les dartres, rend l’éclat primitif à la vue et la fortifie, guérit la mauvaise odeur de la bouche, ôte les maux de tête et tintements d’oreilles, cicatrise les coupures, ôte le feu du rasoir et tend la peau. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




La langue officielle des Rois Numides

9072017

 

 

 

 

La langue officielle des rois numides fut le punique, et non le berbère. Ce fut en punique qu’ils firent rédiger, jusque vers le milieu du premier siècle avant notre ère, les légendes de leurs monnaies. 

 

Après la ruine de Carthage, ils héritèrent des bibliothèques qu’avait épargnées l’incendie allumé par les soldats romains. La connaissance du punique se répandit chez leurs sujets, surtout dans les territoires voisins de la province carthaginoise.

 

 

 

 

 

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Inscription néo-punique, provenant Aïn Nechma près de Guelma / période punique (fin du 9e siècle av J.-C.-146 av J.-C.)

 

 

 

 

 

 

 

Au temps de Saint-Augustin, on le parlait encore aux environs de Bône et de Guelma. Ce n’était pas à cette époque un idiome que les savants étudiaient et dont ils aimaient à faire parade : au contraire, les puristes qui enseignaient la rhétorique classique affectaient de l’ignorer. Il était en usage chez les gens de la campagne, dont beaucoup ne comprenaient pas le latin : il fallait des interprètes puniques pour parlementer avec des paysans révoltés. Autour de Guelma et à Guelma même, à Constantine, à Mila, ou a trouvé des épitaphes et des ex-voto phéniciens, postérieurs à la chute de l’État Carthaginois.

 

Les princes numides donnèrent parfois des noms puniques à leurs enfants : un fils et un petit-fils de Masinissa s’appelèrent Mastanabal et Adherbal. Le peuple fit de même pendant des siècles, Des noms carthaginois, Namphamo, Asdrubal, Barigbal, Bomilcar, etc., se lisent sur des inscriptions latines gravées au pied de l’Aurès, dans les plaines de Sétif et dans les montagnes d’Aumale,c’est-à-dire dans des pays qui n’ont jamais été soumis à Carthage.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




M’Hamed Ben Daoud El Mili Bey

1072017

 Surnommé Bou-Chettabia (le piocheur)

 

 

 

 

 

Bey de Constantine, règne deux ans (août 1818 - mai 1819), et est destitué.

 

 

Dans ses moments de loisir, il avait imaginé de remplacer le yatagan, cette arme pourtant si sûre aux mains du chaouch, par une sorte de pioche (chettabia) au tranchant large et bien affilé, qui servait en même temps de décoration au café des chaouchs, où elle restait toujours suspendue, comme un épouvantail pour les passants.

 

 

Voici comment on procédait : 
Le patient était agenouillé à terre dans la posture de la prostration, le fer s’abattait sur son col tout comme la pioche du fossoyeur dans la motte de terre ; en sorte que l’on pouvait dire de cet instrument qu’il piochait les têtes, comme on a dit du glaive qu’il les moissonne.

 

C’est à l’invention de cet ignoble couperet que le bey El-Mili dut le surnom de Bou Chettabia (l’homme à la pioche) par lequel on l’a désigné depuis. 

 

 

Le Caïd Ed-derbia et Si Tahar ez-Zemouri, secrétaire du Caïd-dar, furent les premiers qui expérimentèrent cet odieux instrument de mort, sous lequel tombèrent également les têtes du bache-seïar, de Sliman ben Dali, à la fois agha ed-deïra et Caïd ez-zemala, et d’un grand nombre d’arabes du dehors. 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




L’aspect communicatif des bijoux berbères d’Algérie

27062017

 

 

 

 

 

 

La communication est un besoin vital qui remonte à l’existence de l’être humain.  Ce dernier a cherché à travers les siècles à surmonter les difficultés rencontrées pour entrer en contacte avec son entourage. Avant qu’il ne développe la parole, l’homme a créé des canaux et des modes de communication non verbaux basés sur des codes communs dans leurs contextes et à travers lesquels il transmettait des messages et  des significations tels que la danse, le feu, l’écriture murale et les différents supports artisanaux qu’on retrouve aujourd’hui dans notre vie quotidienne.

En notre ère, ces richesses ont malheureusement tendance à perdre leur fonction communicative.

 

 

 

 

 

 

Le Langage des objets (BIJOUX)

 

 

C’est un type de communication non verbale regroupant des objets à travers lesquels on peut comprendre l’aspect comportemental d’une société. Parmi ces objets, on peut citer par exemple les parfums, les vêtements, la coiffure, les meubles, les fantaisies, le décor et les couleurs.

A l’instar des objets sus cités, les bijoux ont aussi leur force d’expression et d’information pas uniquement dans leur aspect esthétique mais encore davantage dans ce qu’ils portent comme information sur bien entendu les secrets que déguise l’aspect sociologique et comportemental d’une communauté.

 

Ci-après, on va montrer comment cet objet peut nous donner des informations sur la classe sociale notamment ceux relatifs à la situation familiale de l’individu et à son âge etc. notamment ceux de la région de Beni-Yenni dans la région de la Grande Kabylie et ceux de la région d’Ouled Fatma de la région des Aurès, car les bijoux peuvent être appréhendés, comme tout objet fait par l’homme, à un double niveau, l’un esthétique au sens exact du terme, c’est à-dire selon le sentiment immédiat du plaisir qu’il procure celui qui le perçoit, et l’autre conceptuel ou sémiologique, et à ce moment là l’objet tend à s’élever au-dessus de son utilité et de sa fonction pour exprimer l’esprit d’un groupe.

 

 

 

 

 

Les fonctions du bijou

 

 

  1. La fonction de thésaurisation Lors de son mariage, la femme reçoit un nombre de bijoux proportionnel à l’importance de sa dot, l’ensemble de ces bijoux représente un capital monnayable en cas de difficultés imprévues ou de frais occasionnels au sein du foyer familial et là on peut citer le proverbe algérois qui illustre l’usage des bijoux aux moments de crise « Elhadaïd lil chadaïd ».

 

 

  1.  La fonction de protection Cette fonction peut être déterminée par l’usage des bijoux pour la protection contre l’effet du mauvais œil provoqué par l’envieux et le jaloux, ou les maladies, le malheur et les dangers et pour cette fonction on peut citer la main protectrice dite « KHAMSA ».

 

 

 

  1. La fonction communicative Celle-ci dépasse la fascination et la protection que peut porter le bijou pour le corps afin qu’il devienne un objet témoin de son contexte socioculturel, car il dévoile à travers ses symboles et son port des vérités et des informations,  qui remontent à l’histoire profonde de nos ancêtres, accompagnées des croyances, cultes, mythes…

 

 

 

 

 

 

Symboles

 

Ces symboles qui caractérisent les bijoux en forme de figures animales, florales et géométriques continuent toujours de survivre sur tous les objets d’art populaires car les artisans qui les ont conçus, depuis l’antiquité, les ont chargés de significations et les auteurs considèrent que ces signes (symboles) relèvent d’une intention magico-religieuse : conservation de soi et de l’espèce, fertilité de la terre et des hommes, cultes des morts. 

 

 

 

 

Le port du bijou

Aujourd’hui chaque femme peut porter un bijou de la manière dont elle le perçoit tandis  qu’auparavant il y avait des règles qui déterminaient le port de certaines pièces de bijou par une catégorie de femmes, car ces dernières, et suite à un code commun, se servait de la manière dont elles les portaient  pour communiquer des messages non verbaux concernant des événements qui marquaient leurs vie dans leur société (naissance, puberté, mariage, divorce…)

 

 

 

 

 

 

L’aspect communicatif des bijoux berbères d’Algérie dans Attributs d'Algérienneté 1496049591-15-610485

Portrait de femme kabyle entre 1880-1899 © Prince Roland Bonaparte

 


 

 

 

 

La région de ben-yenni

 

 

Les bijoux de Ben-Yenni sont très célèbres par leurs grandes tailles, l’usage de corail et de décor émaillé.

 

 

 

 

  • Diadème (Thaassabth) C’est un bijou connu par sa grande dimension, d’une longueur de 54 cm et d’une hauteur totale environ 15 à 16 cm. C’est une pièce qui a son histoire et sa grande force symbolique, car elle n’est portée dans cette région que sur le front des femmes mariées comme signe d’alliance entre les familles, donc  auparavant il suffisait de remarquer « thaassabth » sur le front d’une femme pour comprendre qu’elle est mariée.

 


 

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Très grande Thaassabth ; diadème kabyle ancien en argent émaillé à décor floral polychrome serti de 40 gros cabochons de corail.
Poids Brut : 735g./ Dim. 60 x 18 cm
Grande Kabylie, Beni Yenni

 

 

 

 

 

 

  • Thialloukin C’est un type de boucles d’oreilles arrondies ; elle est constituée d’une pièce d’argent unique qui ne contient ni corail ni email. Ce genre de boucles d’oreilles est porté dans cette région par les petites filles qui n’ont pas encore atteint l’âge de la puberté, donc les parents les mettent à leurs fillettes afin de dire aux membres de leur tribu qu’elles sont encore jeunes pour le mariage et qu’elles ne possèdent pas encore les forces de la fécondité.


 

 

 

 

  • Thigoudhmathin C’est un type de boucles d’oreilles sous forme d’anneau qui porte dans l’une de ses extrémités un cabochon de corail comme il a une petite ouverture dans l’autre. Ce genre de boucles d’oreilles est porté dans la région par les vieilles femmes afin d’exprimer aux autres et au sein de leur tribu leurs phase transitoire vers la stérilité (la ménopause).


 

 

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  • Thafzimth C’est une pièce arrondie riche en email et en cabochon de corail. Le premier usage de cette pièce était d’après EUDEL, lors de la victoire des Béni-Yenni sur les Béni-Abbes ; à cette époque-là les femmes de Beni-Yenni la portaient comme signe de joie et de victoire. Mais cette fibule est devenue après un signe approprié aux femmes qui donnent naissance à un garçon, et à ce moment-là, si on rencontre dans la région de Beni-Yenni une femme qui porte sur son front Thafzimth, on comprendra, d’une manière non verbale, qu’elle est fière de mettre au monde un garçon.  


 

 

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Grande fibule ronde, Algérie,Grande Kabylie, Benni Yenni, fin du XIXe – début du XXe siècle Argent ciselé, décoré d’émaux cloisonnés jaune, vert et bleu, serti de gros cabochons de corail.


 

 

 

 

 

  • Thafzimth de petite taille Celle-ci n’est portée au milieu du buste que par la mère, au lendemain du mariage de sa fille. Ce port est une manière de marquer sa joie et sa fierté d’avoir bien élevé sa fille qui a su à son tour garder et protéger la dignité de sa famille.

 


 

 

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2 petites fibules / Beni Yenni, Grande Kabylie XXe siècle


 

 

 

 

  • Afzim C’est une fibule triangulaire riche en email cloisonné et au corail. Elle été portée auparavant que pas la jeune fiancée, ce port a comme fonction d’émettre aux jeunes de sa tribu le message qu’elle est déjà promise.


 

 

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Importante fibule triangulaire, en argent émaillé en vive polychromie, serti de cabochons en corail. Le revers est entièrement émaillé. Algérie, Grande Kabylie. L : 22 cm.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La region des ouled fathma: (therwent en fathem)

 

 

Le bijou traditionnel dans cette région constitue, comme dans toutes les régions Aurasiènnes une réalité complexe comportant des particularités accumulées à diverses époques de l’histoire locale.

 

 

 

 

. Diadème (L’djbin)

Ce type de diadème aurésien peut envoyer deux messages non verbaux selon la manière dont il est porté, car il peut exprimer le mariage de la femme qui le porte s’il est mis sur son front comme il peut aussi transmettre le sens du célibat de celle qui le met sur son buste.


 

 

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  • Thit Yir Ce type de boucles d’oreilles sous forme d’un simple anneau transmet dans la région des Ouled Fathma deux sens différent selon son port car en l’observant chez une femme de cette région on pourra déterminer soit qu’elle est enceinte ou bien qu’elle veut dire aux autres qu’elle est ménopausée et qu’elle a perdu ses forces de fécondité.


 

 

 

 

 

  • Thimshrefth C’est un type de boucle d’oreilles qui est dans le demi-cercle inférieur en dents de scie. Ce bijou veut dire, dans la région des Ouled Fathma, que la femme qui le porte est célibataire si seulement si elle l’accompagne avec un bracelet à la main, mais si elle le porte tout seul en impair celle-ci a comme objet de dire à son entourage qu’elle est soit veuve ou divorcée.


 

 

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  • Tabzimt

Ce bijou peut être sous différentes formes. Celle-ci (triangulaire) véhicule deux messages non verbaux ; si on aperçoit dans la région des Ouled Fathma une femme qui porte ce bijou sur son buste du côté gauche, cela veut dire qu’elle a donné naissance à un garçon, mais si cette pièce est mise sur le coté droit on comprendra que cette femme veut nous transmettre le message de la naissance d’une fille.


 

 

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Superbe et rare paire de petites fibules en provenance du pays Chaouia (Aurès), fin du XIXe début du XXe siècle.

 

 

 

 

 

 

Les bijoux jouent un rôle très important dans une communauté quelconque pas seulement par leur aspect esthétique mais aussi par les vérités qu’ils cachent, tels qu’ils  permettent une transmission non verbale entre les différentes catégories de la société. De cette manière, ils permettent d’une façon efficace d’apporter une contribution appropriée pour le développement d’une communauté, particulièrement sur le plan structurel et communicatif.

 

Ainsi, en valorisant cet objet de double importance, on peut conclure  que l’être humain par son intelligence a su surmonter les difficultés qu’il a rencontré depuis son existence à nos jours afin de créer des modes de communication non verbaux fiables et qui expriment ses préoccupations et ses croyances.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Les anciennes grandes familles algéroises (XIXe siècle) – 4ème partie-

23062017

 

 

Grandeur et décadence

 

 

 

 

A côté de ces familles qui ont conservé longtemps leur rang, que de désastres ou d’abaissements de situation pour bien d’autres! Les unes ont été ruinées par les expropriations. D’autres avaient vendu leur propriété à rente viagère. Le capital leur en fut payé plus tard. Elles ne surent pas placer ces remboursements, laissèrent ces fonds sans emploi et virent s’épuiser peu à peu leur fortuné improductive.

 

Oubliés ou de condition bien modeste, les petits-fils des BEN EL-ANNABI, BEN OUANICHE, BEN EL-DJIAR (l’amine des chaufourniers), des BEN NEGRO, lieutenant de SIDI ALLAL, et des BEN HAFFAF, les anciens muphtis. Les descendants des deux frères ALI et AHMED BEN HAFFIZ, riches propriétaires à Aïn-Cahdra, sont devenus simples cultivateurs sur leurs propres terres, après avoir donné des cadis et un général à l’armée turque.

 

Et combien encore, ayant glissé peu à peu sur la pente de la décadence, exerçaient des métiers vulgaires. Disparus avec leur ancienne splendeur, les belles campagnes, les harnachements superbes et les armes magnifiques ! 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 







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