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Drapeau du Beylik de l’Est (bâylik Qasentina)

16012018

 

 

 

 

 

Drapeau du Beylik de l'Est (bâylik Qasentina) dans Attributs d'Algérienneté 1515751073-draprau-constantine-recadre

Drapeau provenant de la Brèche de Constantine 13/10/1837 

Datation : XIXe siècle, premier tiers

Matériaux : Etamine en laine rouge et blanche. Cravate en broderies de soie multicolore sur laine blanche. Hampe en bois et laiton.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans un contexte de crise diplomatique entre la France et l’Algérie, suite à une dette française impayée, Alger est prise en juillet 1830. La guerre sainte est proclamée contre les français en 1832. Après l’échec du siège de Constantine en 1836, Louis-Philippe décide l’année suivante d’une nouvelle expédition. Le siège commence le 9 octobre. Dès le lendemain, malgré la résistance d’Ahmed bey, dernier bey (chef) de Constantine, une brèche est ouverte dans le rempart de la ville.

 

 

 

 

Ce drapeau a été conquis par le capitaine Le Flo, du 2e régiment d’infanterie légère, sur la brèche de Constantine lors de l’assaut du 13 octobre 1837. L’emblème rouge est orné du sabre à deux lames du prophète figurant sur le sceau du bey Ahmed de Constantine. Ce sabre bifide, symbole de la guerre sainte et insigne des plus vénérés dans l’Islam, est la représentation de l’un des neuf sabres détenus par le prophète Mahomet. Le plus connu d’entre ceux-ci est Dul-Fikar, que le prophète remis à son gendre Ali, quatrième calife de l’Islam.

 

 

Ce trophée fut apporté par ordre du général Valée, commandant l’attaque de la cité, au colonel de Lamoricière. Alors à la tête d’une colonne d’avant-garde, il fut le premier officier à gravir la brèche de Constantine. Celui-ci venait d’être évacué, grièvement blessé par l’explosion d’une mine alors qu’il pénétrait dans la ville.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Le Cherchem

12012018

 

 

 

 

 

Le Cherchem dans Attributs d'Algérienneté

©Ici 

 

 

 

 

 

 

 

Le blé entre dans une préparation qui se mange un peu partout le troisième jour d’Ennayer : c’est le cherchem (شرشم).

 

Pour le préparer, les femmes placent, dans de l’eau et pendant plusieurs jours, du blé, des fèves, des pois chiches. Quand ces graines ont gonflé, on les fait cuire dans de l’eau légèrement salée. Le cherchem se mange sans cuiller, avec les doigts. Si le grain a beaucoup augmenté de volume dans l’eau, l’année sera bonne.

 

 

 

On dit ici :

 

 

كل الشرشم لا تحشم * رب عالم ما دسينا شي

قم تسلف لا تتوهرف * قاع الحلّة ما فيها شي

 

 

« Mange du cherchem sans honte * Dieu sait bien que nous n’avons pas caché (de mets plus présentables). 

 

Va emprunter et ne trompe pas le monde * Dans le campement tout entier, il n’y a pas autre chose ». 

 

 

  

 

 

 

Autrefois, disent les cultivateurs , comme on allait labourer à d’assez grandes distances, les travailleurs n’emportaient pas de vivres ; ils se nourrissaient d’une partie des semences cuites à l’eau : blé, fèves, pois.

Si alors, un des laboureurs venait à mourir, il avait, en quelque sorte, mangé de la prochaine récolte à laquelle lui donnait droit son travail. 

 

 

Un autre mets de préparation tout aussi simple et qui se mangeait beaucoup pour l’Ennayer est la guelia (قليعة). On pile de l’orge préalablement grillée et on humecte d’un peu d’eau la farine obtenue.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Médaille Propagande Kabylie 1857

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Médaille Propagande Kabylie 1857 dans Attributs d'Algérienneté 1513158191-s-l1600

 

 

 

 

 

 

Ces médailles de propagande ont été frappées pour commémorer la victoire française de 1857. Alors gouverneur de l’Algérie, le général Jacques Louis Randon organise en mai 1857 une expédition militaire dans le Djurdjura en Kabylie. Début juillet, la Grande Kabylie est soumise et la résistance algérienne cesse.

 

 

 

 

 

 

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La jument de Mohamed-ben-Mokhtar

4012018

 

 

 

 

 

La jument de Mohamed-ben-Mokhtar   dans Attributs d'Algérienneté 1512725290-pl039

 

 

 

 

 

Un Arabe du sud, nommé Mohamed-ben-Mokhtar, était venu acheter des grains dans le Tell, après la moisson ; ses tentes étaient déjà placées sur Oued-Seghouan, et il s’occupait de son commerce avec les Arabes du Tell, quand le bey Bou-Mezrag* (le père de la lance) vint fondre sur lui, à la tête d’une nombreuse cavalerie, pour châtier l’un de ces délits imaginaires que savaient inventer les Turcs comme prétextes à leur rapacité.

 

Aucun bruit n’avait transpiré ; la razzia fut complète, et les cavaliers du Makhzen se livrèrent à toutes les atrocités ordinaires en pareil cas. Mohamed-ben-Mokhtar monte alors rapidement sur sa jument bai brûlé, magnifique bête enviée et connue de tous les Sahariens, et, comprenant la gravité de la position, il se décide à sacrifier toute sa fortune au salut de ses trois enfants; il met l’un d’eux, âgé de quatre ans, sur le devant de sa selle; un autre, âgé de six ou sept ans, derrière lui, embrassant le troussequin, et il allait emporter le dernier dans le capuchon de son burnous, quand il en fut empêché par sa femme, qui lui dit: « Non, non, je ne te le donnerai pas: Ils n’oseront jamais tuer un enfant à la mamelle. Pars, je le garde avec moi, Dieu nous protégera! » Mohamed-ben-Mokhtar s’élance alors, fait le coup de fusil et sort de la mêlée; mais, vivement pressé, il marche le jour et la nuit suivante, et entre le lendemain soir dans Laghouat, où il est en sûreté. 

 

 

Peu de temps après, il sut que la femme avait été sauvée par des amis qu’il avait dans le Tell, 
Mohamed-ben-Mokhtar et sa femme vivent encore, et les deux enfants qu’il a emportés sur sa selle sont aujourd’hui cités parmi les plus beaux cavaliers de la tribu. 

 

 

Est-il une scène plus dramatique, plus digne du pinceau, que cette famille sauvée par un cheval au milieu du pillage et de l’ardente mêlée? 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

*:  Mostéfa Boumezrag dernier bey du beylik du Titteri, de 1819 à 1830. Mort en exil à Alexandrie en Égypte.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Mythes d’origine médiévaux des Berbères

31122017

 

 

 

 

 

 

 

Selon un mythe d’origine répandu à l’époque médiévale, jusqu’à être repris par Ibn Khaldûn au XIVe siècle, les Berbères étaient présentés comme les descendants de Mazigh, fils de Canaan, fils de Cham, l’un des trois fils de Noé. Ils vivaient en Palestine jusqu’à la mort de leur roi, Goliath, tué par David, ce qui provoqua ainsi leur fuite vers le Maghreb. Ce mythe remonte au Livre des Jubilés, écrit intertestamentaire du IIe siècle av. J.-C., où, d’après Yve Modéran, « Canaan, fils de Cham, se voyait attribuer une bonne partie sinon la totalité de l’Afrique du Nord ».

 

D’autres mythes eurent cours à l’époque médiévale, comme celui rapporté par l’auteur abbasside Ibn al-Kalbî (m. 819/821), selon lequel les Kutâma et les Sanhâdja descendraient de tribus yéménites qu’un certain Ifrîqus aurait laissées au Maghreb après en avoir fait la conquête.

 

 

Selon un autre mythe développé par un groupe de généalogistes berbères installés en al-Andalus au XIe siècle, les Berbères, divisés en Barânis et en Butr, seraient les descendants de Mazigh pour les premiers, alors que les seconds seraient les descendants de Barr, un Arabe qui étant tombé amoureux d’une femme aurait fui la jalousie de ses demi-frères en quittant l’Arabie pour s’installer en Palestine, c’est-à-dire au pays des Berbères d’où venaient Tamazigh, la mère de Barr.

 

Ces mythes d’origine furent l’enjeu de légitimation à une époque où tribus et dynasties berbères dominaient le Maghreb médiéval.   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Tribu des OULED SIDI CHEIKH

27122017

 

 

 

 

 

Tribu des OULED SIDI CHEIKH  dans Attributs d'Algérienneté 1512209028-ouled-sidi-cheikh2

 

 

 

 

 

 

Elle se divise en Sidi Cheikh Cheraga (de l’est), et Sidi Cheikh Gh’raba (de l’ouest).

 

 

 

SIDI CHEIKH CHERAGA

Ouled Sidi el A’rbi

Ouled Sidi el Zeghem

Ouled Sidi Tahar

Ouled Sidi mahieddin

Ouled Sidi Bou en Nouar

Er Rhmena

 

 

 

 

 

SIDI CHEIKH GH’RABA

Ouled Sidi Abn el H’akem

Ouled Sidi Mohammed Abd Allah

Ouled Sidi el Hadj Ahmed

El Merasla

El Ma’bda

Ouled Sidi Ben Aïssa

Ouled Sidi et Tadj

Ouled Sidi Brahim

Ouled Ben Bou Saïd

Ouled Aziz

Ouled Sidi Sliman

 

 

 

 

 

 

Les Ouled Sidi Cheikh Cheraga campent ordinairement sur le territoire compris entre l’Oued Zergoun au sud, Stiten au nord, Bou A’lam à l’est, et les A’rbaouat à l’ouest.

Les Ouled Sidi Cheikh Gh’araba campent sur le pays compris entre El Bïod Gh’arbi à l’est, Figuig à l’ouest, et leurs montagnes au nord.

Leurs tentes, de couleur noire, sont toutes surmontées de bouquets de plumes d’autruche plus ou moins gros, selon la qualité du personnage ou la fortune de la famille; comme presque tous sont marabout, c’est là, disent-ils, un signe qui les distingue des tribus vulgaires.

Ils sont riches en chameaux, chevaux, moutons, chèvres et ânes, mais ils n’ont point de bœufs et très-peu de mulets.

Les soins à donner aux troupeaux ne les occupent point exclusivement; ils sont, par goût et par instinct, comme tous les Arabes, trafiquants autant que pasteurs; on les compte en grand nombre sur les marchés des Beni Mzab, de Metlili, de Figuig et de Timimoune dans le pays de Gourara.

 

Ils y portent:

Du beurre.
Du fromage.
Du blé.
De l’orge.
Des laines.

Des moutons. 

Des tapis nommés frach.
Des nattes.

Des cordes en palmier.

Des chapeaux de palmier ornés de plumes d’autruche.

 

 

 

 

 

 Ils rapportent des Beni Mzab:

Des fusils.

Des pistolets.

De la poudre.

Des balles.

Des pierres à fusil.

Des bernous.

Des h’aïk d’hommes et de femmes.

Des chemises en laine.

Des chaussures-brodequins.

Des babouches de femmes.

Du calicot.

Des épiceries.

De la coutellerie.

Du fer.

De l’acier.

Des fers à cheval

Des feutres pour selles.

Des laines filées et teintes.

Des teintures.

 

 

 

 

 

Ils rapportent de Timimoune:

Des esclaves nègres et négresses.

Des dattes.

Des vêtements de laine.

Du henna.

De la poudre.

Du tabac.

Des peaux tannées appelées filali.

Des saïe (pièces d’étoffes noires venues du pays des nègres; elles n’ont que six pouces de largeur; les femmes en font des ornements de tête).

 

 

 

Ils rapportent de Figuig les mêmes objets que ceux détaillés à l’article des Beni Mzab, et, en sus, tous ceux dont nous avons parlé ailleurs et qui sont tirés de (Fez).

 

 

 

 

Ils sont chérifs et prétendent descendre du premier khalifat du prophète, Sidi Bou Beker Seddik’, pour qui Mahomet aurait fait ce vœu:

Allah y’dja’l rekoubek sas, Que Dieu fasse que ta famille monte toujours à cheval, 

Ou rekeblek tenebas, Que ton genou soit toujours baisé,

Ou derritek tetàcha, Que ta postérité mange,

Ou ‘derriti tebka belach, Quand la mienne aura faim.

 

 

 

 

 

 

1512209805-s-l1600 dans Attributs d'Algérienneté

Si Ahmed Hamza – Chef des  OULED SIDI CHEIKH 

 

 

 

 

 

Malgré cette communauté d’origine, chefs et fractions ont été souvent divisés; mais depuis quelques années ils vivent en bonne intelligence.

La sainteté des Sidi Cheikh et l’influence de leur qualité vénérée, non-seulement n’est point contestée, mais, de temps immémorial, elle leur a attaché un grand nombre de tribus qui se sont déclarées leurs kheddam (serviteurs) et qui se font orgueil de ce titre. Dans le principe, disent les Arabes, quand Dieu eut consacré un homme par un prodige, cet homme fut reconnu marabout’. Les tribus voisines d’abord, puis, et à mesure que sa réputation s’étendait, des tribus plus éloignées vinrent le visiter et demander des miracles à ses prières, de la pluie ou du beau temps, des récoltes abondantes, des vœux pour les nouveau-nés, pour les femmes stériles, pour les troupeaux malades. C’est l’histoire de tous nos saints, avec la différence que, dans la religion mahométane, le titre de marabout’ est héréditaire, et, avec lui, la puissance de cette aristocratie théocratique qui, de père en fils, rayonne sur un plus grand nombre d’individus.

 

Les kheddam (serviteurs) d’un marabout sont obligés d’aller, une fois l’an, visiter le tombeau où repose le premier saint, chef de sa famille, et chaque pèlerin, suivant sa fortune, y laisse des cadeaux, appelés ziara.

 

A son tour, le marabout, ou quelqu’un de ses parents, va visiter les kheddam, et ce voyage est encore l’occasion d’une ample récolte de présents qui, cette fois, prend le nom d’el ouada.

 

Le marabout impose à ses fidèles telle ou telle prière, ordinairement très-courte, de quelques mots seulement, mais qui doit être dite, à heure indiquée, souvent des milliers de fois, que l’on compte sur un chapelet; cette action s’appelle dheker. Cependant une condition exigée, c’est de changer souvent de prière et de laisser chaque fois, au patron, qui seul peut vous en indiquer une nouvelle, une petite redevance.

 

A l’aide de ces obligations pieuses, les marabout se sont si bien emparés de l’esprit des populations que beaucoup d’entre eux, comme certains abbés de notre moyen âge, se sont faits, dans un cercle plus ou moins étendu, plus puissants que leur sultan lui-même, qui les tient toujours en grande vénération, forcé qu’il est de se ménager leur intervention; il ne l’obtient souvent qu’au prix d’une riche ouada. Ils sont d’ailleurs affranchis de toute espèce de corvées et d’impôts.

 

Tous les Arabes ont un grand respect pour les Ouled Sidi Cheikh; mais leurs kheddam particulièrement dévoués de père en fils, sont:

Les Châmba.

Les gens d’Ouargla.

El Mekhadma.

H’al el Touat.

El Ar’ouat’ K’sal.

La moitié des A’rba.

Ouled Khelif.

Ouled Cha’ïb.

Zenakha

Djebel A’mour.

La moitié des H’arar.

H’al Engad.

El H’assesscna.

Bcni A’mer.

H’amïan.
Douï Menïa.
Dja’fra.
Ouled A’ïad.

 

 

 

On comprend facilement qu’avec autant de moyens d’action cette tribu, qui par elle-même est peu de chose, soit cependant une véritable puissance. Kheddam et tribu ne reconnaissent, en réalité, de seigneur et maître que leur marabout’, et lui obéissent passivement, le sultan ne vient qu’après; car, disent-ils, « si un sultan peut nous faire du mal, Dieu peut nous en faire bien davantage. »

Une révolte s’élève-t-elle dans la tribu? Il suffit au marabout d’une menace : « Que Dieu vous maudisse! Qu’il rende vos femmes, ou vos palmiers, ou vos chamelles stériles! » pour que tous viennent lui baiser les pieds. Il en est de même pour les kheddam : « Ainsi, nous disait un Arabe, les Ouled Sidi Cheikh n’auraient que vingt chevaux, ils ordonneraient à la puissante tribu des H’amïan, qui en a deux mille : elle obéirait dans la crainte de Dieu. »

Il faut l’avouer, au reste, les Ouled Sidi Cheik semblent n’user de ce pouvoir que pour faire le bien ; généreux et hospitaliers, si leurs zaouïa s’emplissent parles riches, qui y apportent:

Des moutons,
Des dattes,
Du blé,

Des fruits,

Du beurre,

Du benjoin,

Des bougies,

Des vêtements de laine,

De l’argent,

Et même des chameaux,

Elles se vident par les pauvres, que les besoins d’un voyage ou qu’une intention pieuse y appellent en foule tous les ans, et par les malades, les estropiés et les aveugles qui viennent y demander un miracle.

 

 

 

 

 

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Notable des Ouled-Sidi-Cheikh à Paris 1885

 

 

 

 

 

Les Ouled Sidi Cheikh ne s’allient qu’entre eux; ces nobles de la tente croiraient déroger en donnant leurs filles à des étrangers, à moins qu’ils ne soient, eux aussi, marabout de grande famille, et telle est la vénération générale dont ils sont entourés, même en dehors de leur territoire, que l’empereur du Maroc, Moula Abd er Rah’man, a épousé en 1844, la sœur de Sidi H’amza, nommée El Yak’out(le rubis). 

 

Les Ouled Sidi Cheikh sont renommés pour leur beauté; ils ont d’ailleurs tous les goûts des anciens gentilshommes. Ils aiment les beaux vêtements, les armes riches, les brillants équipages de guerre et de chasse; ils ont des meutes de lévriers, qu’ils font porter sur des chameaux jusqu’au lieu désigné, où ils courent l’autruche et la gazelle. Dans le désert même, ils passent pour d’excellents cavaliers, et leurs chevaux sont superbes. Ceci ne s’entend évidemment que des plus riches; mais toute la tribu se distingue néanmoins par ses allures aristocratiques.

Leur nourriture habituelle est le lait, les dattes, le couscous, la chair de mouton et celle de chameau.

On assure qu’au printemps ils abreuvent leurs chevaux avec le lait de leurs chamelles, et que ce régime les engraisse dune manière étonnante, niais de l’encolure et de la croupe seulement, sans leur donner de ventre. Nous avons entendu dire la même chose de plusieurs autres tribus du désert.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Oeuf d’autruche

23122017

 

 

 

 

 

Oeuf d'autruche dans Attributs d'Algérienneté 1511437605-15-581927

Oeuf d’autruche / Algérie fin du 19e siècle 

 

 

 

 

 

 

 

L’œuf, symbole de pureté et de perfection par sa couleur et sa forme devient plus apprécié encore s’il est d’une taille exceptionnelle. Devenue rare depuis la lente disparition de l’autruche en Afrique du Nord.

 

 

 

1511437605-15-581928 dans Attributs d'Algérienneté

 

 

 

 

 

Dans un sanctuaire, mosquée ou tombeau, suspendu à la voûte, l’œuf d’autruche est attribué à la Divinité. Utilisé sous la tente ou dans la maison comme porte-bonheur et symbole de fertilité pour le mariage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Tribu des OULED NAÏL

19122017

 

 

 

 

 

Tribu des OULED NAÏL dans Attributs d'Algérienneté 1510825553-ouled-nail2

 

 

 

 

 

Les Ouled Naïl forment une tribu immense qui se divise en deux grandes fractions, nommées de leurs positions, l’une Ouled Naïl Cheraga ou de l’est, l’autre Ouled Naïl Gheraba ou de l’ouest, et qui se subdivisent ainsi:

 

 

 

 

OULED NAÏL CHERAGA

Ouled Khaled.
Ouled A’mara.
Ouled Rahma.
Ouled Rabah’.
Ouled Saçi.
Ouled H’arkat.
Ouled Melkhoua.
Ouled Zir.
Ouled Salah’.

Ouled Tabâ’.
Ouled A’ïça.
Ouled Aïfa.
Ouled Ferredj.
Ouled Sidi Zïan.
Ouled el A’ouer.
Ouled Ah’med.
Ouled A’mer.

 

 

 

 

 

 

OULED NaÏl GHeRaba

Ouled Yahia Ben Salem.

Ouled Ennoeh’.

Ouled Sâ’d Ben Salem.

Ouled si Mah’med.

Ouled Kerd el Ouad.

Ouled Medjeber.

Ouled Moh’ammed Ben Mbarek.

Ouled el R’ouïni Ben Salem.

Mbarka ou A’bid Allah’.

 

 

 

 

 

 

Chacune de ces divisions se subdivise encore en un grand nombre de fractions, et qui campent, en nomades, sur le territoire borné au nord par Boussaâda, à l’ouest par Charef et El Ar’ouat’, au sud par l’Oued Djedi, à l’est par Ouled Djellal, Mdoukal et Msila; c’est-à-dire tout le Djebel Sah’ri et la plus grande partie du bassin de l’Oued Djedi.

 

Par exception au mode de gouvernement qui régit presque toutes les tribus arabes, les Ouled Naïl n’ont jamais eu, ni pour les Cheraga ni pour les Gheraba, un Caïd commandant à toutes les fractions ; chacune d’elles se désigne un cheikh et vit indépendante de ses voisines. Le cheikh est toujours choisi parmi les plus nobles, les plus riches, « parmi ceux qui ont le plus d’épaules, ».

 

 

 

 

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Jeunes femmes de la tribu des  Ouled Nails / 1907 

 

 

 

 

 

Les familles les plus puissantes sont chez les Ouled Naïl de l’est:

Atïa Ben Brahim, des Ouled A’ïça.
El Nahouma, des Ouled Aïfa.

 

 

Et chez ceux de l’ouest:

El T’oumi Ben Toumi, des Ouled Ennoeh’.
Mohammed Ben Chetoeh’, des Ouled Sâ’d Ben Salem.
Mohammed Ben Foudil, des Ouled si Mah’med.

 

 

 

L’ensemble du pays habité par les Ouled Naïl, bien que cultivé sur certains points, ne produit cependant pas assez de céréales pour suffire aux besoins de tous. Chaque année, après la moisson, une émigration de la tribu vient dans le Tell faire des achats de grains, que chacun emmagasine au retour dans les silos ou dans les k’sour les plus voisins de leur lieu de campement et qui sont:

 

 

 

Charef.

H’erteba.

Meça’d.

H’amoura.

El H’amel.

Aïn Gherab, Silos.

Aïn el Maleh’, Silos.

Sidi Khaled.

A’ïn Rich, Silos. .

Bou Ferdjoun.

El Guedid.

Aïn el Medjedel, Silos.

 Demed.

 Ouled Djellal.

Boussaâda.

 

 

 

Le but de ces voyages est d’aller vendre ou échanger contre des grains, qui approvisionneront la famille pour toute l’année, les étoffes de laine, bernous et haïk, et les tentes en laine ou en poil de chameau que les femmes ont tissées pendant leurs longs loisirs. Mais là ne se bornent pas les courses des Ouled Naïl; presque tous sont riches en chameaux; quelques familles en possèdent sept à huit cents; elles les louent aux marchands voyageurs, dont le métier est de venir acheter dans les villes d’entrepôt et d’aller revendre dans le’ Sahara lès objets de première nécessité et de luxe même qui y ont été apportés, soit de Tunis, soit autrefois d’Alger et de Constantine. Aussi retrouve-t-on ces colporteurs infatigables sur les marchés de Boussaâda, de tous les villages des Ziban, de Biskra, de Laghouat, des Beni Mzab et de Touggourt.

 

 

Placée sur la ligne intermédiaire du Tell et du Sahara, cette tribu industrieuse, que ses penchants semblent avoir faite plutôt commerçante que guerrière, bien qu’elle puisse lever de nombreux cavaliers, était admirablement servie par sa position pour le genre d’industrie qu’elle exploite, et qui lui procure de grands bénéfices en argent.

 

 

Sa richesse propre est d’ailleurs considérable et consiste, comme celle de tous les Arabes de la tente, en troupeaux de bœufs, de chameaux, de moutons et d’ânes. Certains chefs, comme les patriarches de la Bible, en possèdent une si grande quantité que le chiffre en paraît fabuleux.

 

Ce sont là des fortunes qui, plus d’une fois, tentèrent l’âpre avidité des beys du gouvernement turc; les Ouled Naïl Cheraga relevaient alors de Constantine, les Gheraba de Titteri, et payaient aux beys de ces deux provinces des redevances énormes, appelées l’eussa ou lazma, pour avoir le droit de venir acheter les grains duTell. Mais il est arrivé souvent qu’après les provisions faites, les voyageurs étaient, au retour, assaillis et pillés par les cavaliers du bey, embusqués sur la route.

 

Sous Abd el Kader, les Ouled Naïl Cheraga relevaient du khalifat de Biskra, et les Gheraba, du khalifat de Médéa. Outre le zekkat et l’âchour, ils payaient l’eussa.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Le Quarantième jour : Rebɛin

15122017

 

 

 

 

 

Le Quarantième jour : Rebɛin  dans Attributs d'Algérienneté 1509981217-s-l1600

Saïda – 1903: Enterrement 

 

 

 

 

 

 

 

On le sait, quarante jours sont aussi nécessaire au mort pour devenir un défunt : rebɛin youm ‘le quantième jour’ manifeste la fin du premier deuil, date où l’on « refait la tombe en dur », date du premier repas communiel commémoratif organisé par la famille du défunt. Pendant quarante jours, il est dit par la tradition populaire que l’âme végétative (ennefs) rôdait autour des effets du mort, sur ses lieux de vie. Il était toujours un peu de ce monde, n’appartenant pas encore à celui des ‘at laxert’ (les gens de l’Au-delà). On dit, en Kabylie, que le cadavre pendant le lavage rituel est sensible à ce qu’il subit. Les chants funéraires mentionnent cette idée, le laveur (la laveuse) est cencé(e) agir avec tact et, traditionnellement, il demandait pardon au défunt de l’avoir malmené.

 

Tout comme le bébé et l’accouchée, le cadavre est sujet aux interventions agressives des esprits et c’est pour cette raison, dit-on, qu’il ne faut jamais le laisser seul, même un instant. Les anecdotes sur la transformation de l’apparence (bleuissement, gonflement, etc.), ou une disparition mystérieuse, sont nombreuses. Là, le métal (couteau, poignard, pièce d’argent) est utilisé comme protection.

 

Le quantième jour du décès, symétrique inverse de celui de la naissance, est la fin du passage. Il est marqué en Kabylie par un rituel féminin d’intermédiation entre les morts et les vivants : asensi, forme de nécromancie. Accompli par une spécialiste, femme-chamane, elle-même issue fonctionnellement d’une initiation représentée comme mort-naissance. Ce rite consiste à faire parler le mort,  censé voir atteint son séjour définitif, sur son décès, son ‘voyage’ mortuaire, ses besoins, ses conseils aux survivants. La parole est déclenchée par les ingrédients d’un repas, ‘le souper du mort », que goûte la chamanesse en lieu et place du défunt alors supposé s’exprimer par sa bouche.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Les enfants Touareg

11122017

 

 

 

 

 

Les garçons comme les filles ont souvent le crâne rasé, où seule une natte, une crête ou une mèche subsiste. Les Touaregs, animistes à l’origine, comme la plupart des Africains, croient aux esprits.

 

 

 

Les enfants Touareg  dans Attributs d'Algérienneté t10320x200

 

 

 

C’est pour éviter que les djénoun (au singulier : djinn, mauvais génie) ne se glissent dans la chevelure de leurs enfants que les femmes touareg leur rasent la tête. Elles laissent toutefois une prise possible, au cas où ils viendraient à mourir, pour que les anges puissent les attraper et les emmener au ciel.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 







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