Rites et Croyances Préislamiques en Arabie Méridionale

11092020

 

 

 

 

 

 

 

 

Rites et Croyances Préislamiques en Arabie Méridionale dans Croyances & Légendes preview_00318745_001

 

 

 

 

 

 

Les 3.700 inscriptions connues qui sont rédigées en dialectes arabes méridionaux permettent de refaire en partie sur une période d’une quinzaine de siècles — du VIIIᵉ siècle avant J.-C. au VIIᵉ siècle de notre ère — l’histoire des divers états de l’Arabie Heureuse. Leur évolution politique paraît s’être développée suivant le même processus : théocratie, sous l’autorité du moukarrib, prêtre-prince ou prince-sacrificateur, et royaume laïc dans lequel les tribus sont soumises a l’hégémonie de quelques grandes familles de soldats ‘et de propriétaires.

 

Le régime politique, économique et social des populations sédentaires de l’Arabie méridionale a exercé de profondes influences dans le domaine religieux. L’état, les tribus, les agglomérations, les exploitations agricoles, les particuliers avaient leurs dieux protecteurs. Les temples comptaient parmi les édifices les plus importants de la cité, et de nombreuses inscriptions commémorent leur construction et leur restauration. La divinité y était probablement représentée sous forme humaine ou animale. Le temple pouvait servir de lieu d’asile et possédait des terres et des troupeaux; les frais d’entretien étaient couverts par le produit de diverses redevances.

 

Le service du dieu et du temple était assuré par des prêtres. Une de leurs fonctions consistait sans doute à recueillir les oracles auxquels les inscriptions font de fréquentes allusions.

 

Le personnel du temple comptait également des hiérodules ; originaires d’Arabie, d’Égypte et de Syrie, elles étaient offertes à la divinité et consacrées à son service. Une classe, d’hommes et de femmes appelés lw’ , lw’t, est sans doute à rapprocher des lévites hébreux.

 

On offrait au dieu des esclaves et des animaux. Mention était faite de ces dédicaces sur des inscriptions gravées sur des stèles que l’on plaçait dans le temple. On y offrait aussi des statuettes d’or ou d’argent, représentant le dédicant ou les animaux recommandés à la faveur divine. Des offrandes expiatoires, consistant en payement d’amendes, étaient imposées aux transgresseurs des lois concernant la pureté et l’impureté.

 

Les aromates, que l’Arabie Heureuse produit en abondance, étaient brûlés ou répandus sur les autels domestiques comme dans les temples. La pratique des sacrifices sanglants était très répandue ; toutefois on a prétendu à tort que l’usage des sacrifices humains soit attesté par les inscriptions. Les allusions à des autels à holocaustes prouvent que l’on connaissait les sacrifices parle feu.

 

La coutume des pèlerinages était très répandue, et l’étymologie de plusieurs termes couramment usités permet de conclure à l’existence du rite du circuit autour des sanctuaires et des statues de divinités.

 

Il n’y a pas de trace de prière collective ou imposée à des heures déterminées. Mais on recourait volontiers à la prière privée dans le temple ou ailleurs ; on invoquait le dieu pour obtenir ses bienfaits, et on lui rendait grâces pour les faveurs qu’il avait dispensées.

 

Les Arabes du Yemen pratiquaient la magie et la sorcellerie ; ils portaient volontiers des amulettes, souhaitaient le bon œil, redoutaient les maléfices du mauvais œil, et usaient d’un système d’écriture cryptographique qui devait présenter un caractère magique.

Les tombeaux étaient pourvus d’objets de toutes sortes qui devaient être destinés à l’usage des morts. On connaît un grand nombre de statuettes et de stèles funéraires portant le nom du défunt.

 

Le profane et le sacré, le pur et l’impur étaient nettement distingués. Les infractions aux prescriptions concernant la pureté morale, rituelle ou légale faisaient l’objet d’une confession publique, accompagnée d’une profession de repentir et d’une expiation.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Le Chaouia (dialecte) de l’Ahmar-Khaddou – 3ème Partie

9092020

D’après le minutieux travail de Gustave Mercier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Étude Grammaticale

 

 

 

 

 

 

 

Chapitre Premier – Du Nom

 

 

Le Chaouia (dialecte) de l'Ahmar-Khaddou - 3ème Partie dans Attributs d'Algérienneté 20070112134142567

Ahmar Khadou 1935

Source: Ici 

 

 

 

 

 

 

 

Nous commençons par le nom, l’article n‘existant pas en Chaouia, non plus que dans tous les autres dialectes berbères. Les noms sont de deux genres et de deux nombres.

 

Du masculin. — Les noms masculins singuliers commencent fréquemment par un a: cependant, un grand nombre d’entre eux ont pour lettre initiale une consonne, contrairement à ce qui a lieu en Kabyle, où ces noms sont très rares.

 

Parmi ces derniers, les uns, tout en dérivant du même radical que le mot kabyle correspondant, n’admettent pas la voyelle initiale et simplement euphonique du Kabyle.

 

Ex. : Chaouia: t’ad’, doigt; Zouaoua: adhad’ .

ـــــــ : loum, paille; ـــــــ : alim.

ـــــــ : souf, rivière; ـــــــ : asiff.

ـــــــ : dhar, pied; ـــــــ : adhar.

ـــــــ : fous, main; ـــــــ : afous, etc.

 

 

 

 

D’autres proviennent d’une racine totalement différente de celle qui a servi à former le mot usité en Kabyle. Ex. : fik’er, serpent; zalar’, bouc; zourin, vigne; boud’rim, renard; foud, cuisse (1), etc., etc.

 

On pourrait multiplier les exemples. Il en résulte cette conséquence, que l’a prosthétique ne peut être considéré en berbère ni comme une modification de l’article, ni comme faisant partie du corps du mot, dont il servirait, par exemple, à déterminer le genre? Je n’y vois qu’une simple règle, ou plutôt une habitude d’euphonie.

 

 

 

 

Du féminin. — Le signe constant et général de la forme féminine en Chaouia, ainsi que dans les autres dialectes berbères, est le th préfixe ou suffixe, qui devient t lorsqu’il est précédé d’un n, d’un l ou d’un s.

 

Tous les noms qui ne sont ni commencés ni terminés par un th peuvent, sauf de rares exceptions, — les noms d’origine étrangère entre autres,— être a priori considérés comme masculins.

 

 

1° Le féminin des noms qui existent dans les deux genres se formera en préfixant et suffixant un th à la forme masculine.

 

Ex. : insi, hérisson, fém. thinsith.

ar’erzoul, chien ـــــــ thar’erzoult.

amejhoul, veau ـــــــ thamejhoult.

aserd’oun, mulet ـــــــ thaserd’ount.

afounas, boeuf, ـــــــ thafounast.

 

 

 

 

2° Un grand nombre de substantifs ne désignant pas des êtres animés commencent par un th, et sont par conséquent du genre féminin. Ex. : thaid’a, pin; thit’,fontaine; thala, mare, etc

 

 

 

 

3° Les Chaouia, comme tous les Berbères, désignent l’unité, l’individu pris isolément dans l’espèce, par la forme féminine. Par conséquent, pour former un nom d’unité, on préfixera et suffixera un th au nom de l’espèce. Ex. : oukhlif, le chêne vert (espèce); houkhlifth, un chêne vert (ar. كروّش).

 

 

 

REMARQUE. — Comme nous l’avons déjà dit plus haut, ce th initial disparaît souvent pour laisser place à une légère aspiration qui est quelquefois seule à caractériser le genre féminin du nom. Ex. : haddarth, maison ; hemourth, pays; hala, mare; hit’, fontaine, etc.

 

 

Signalons, pour terminer, quelques noms, les mêmes pour la plupart que dans les autres dialectes berbères, qui tirent leur féminin d’une autre racine :

 

 

iker, mouton fém. thikhsi.

ar, lion — asedda. (2)

ah’ik’oul, perdrix mâle — thasekkourth. (3)

zalar’ bouc, — thr’at’.

ariaz, homme, — hamet’t’outh.

iis, cheval — âouda.

mem, fils, — illi, fille.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1. Les noms correspondants du Zouaoua sont: azrem, serpent; ak’elouach, bouc; thara, vigne (féminin); abarer’, renard; thar’ma (féminin), cuisse.

 

2. De l’arabe أسد , lion.

 

3. Comp. Kabyle ih’aïk’el, arabe حجل .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Anthroponymie Touarègue – 1ère partie –

7092020

Dénominations Multiples des Individualités

 

 

 

 

 

 

 

 

Le nom donné au septième jour de la naissance de l’enfant touareg est soit un nom touareg soit un nom arabo-musulman. Il est très fréquent qu’à ce premier nom officiel soit ajouté un surnom au fil des années, surnom qui prend souvent une telle importance qu’il se substitue au nom de « baptême » au point de l’éliminer complètement. On verra les multiples raisons qui aboutissent à la création des surnoms, descriptifs et chargés d’informations diverses.

 

Les homonymes ont une place particulière dans la désignation d’interlocuteurs, avec ou sans réciprocité. Il n’est pas rare aussi que les circonstances obligent à dissimuler la véritable identité d’un individu qui est alors désigné par un pseudonyme.

 

Ainsi dans cette société berbère, à l’écart de celles des régions berbères septentrionales, on observe des processus de nomination très particulières, inconnues ailleurs.

 

Nom, surnom, homonyme et pseudonyme sont conformes à ce qu’on observe dans la lexicologie habituelle en touareg, onomastique et noms communs, quant à la morphologie.

 

 

 

I. MORPHOLOGIE

 

On distingue deux types d’énoncés : les énoncés simples et les énoncés complexes.

 

 

 

- énoncé simple à une seule unité linguistique:

Il s’agit de noms masculins (H) et féminins (F). Les noms masculins commencent généralement par une voyelle, comme tous les mots masculins, mais aussi par une consonne : Alad, Firhurt, Musa

 

 

Les noms féminins ont généralement, à l’initiale comme pour les noms communs, un t- ou n’importe quelle autre consonne, particulièrement s’il s’agit de noms musulmans : Temilewlew, Tarifa, Fatima , Khawa / Hawa, Khadidja

 

Cette unité peut être un verbe conjugué :

Idder « il a vécu », Issham « il vaut mieux », Tendew « elle a été rejetée », Tebbibel « elle a tout en abondance ».

 

 

 

 

 

- énoncé complexe à plusieurs unités :

Il s’agit de modalités syntaxiques associées à un nom ou à un verbe, pouvant se combiner entre elles:

 

wer particule de négation « ne… pas » + verbe ;

d particule d’approche « par ici » + verbe ;

wa / ta « celui / celle », wi / ti « ceux / celles », pronoms démonstratifs associés à la particule de détermination n + nom, ou à un participe ;

un pronom + verbe :

Wer-Ilemmed  » il n’apprend pas » < du verbe elmed « apprendre » ;

Wer-tenezzu « elle n’est pas à vendre » < du verbe enz « vendre / acheter » ;

Tusa-d « elle est venue ici » < du verbe asu « venir / aller à » ;

Sâllin-tät « ils entendent parler d’elle’ » < du verbe eslu « entendre » ,

lr-e-Yalla « Dieu l’aime » < du verbe eru « aimer » ;

Wa-d-yusän « celui qui est arrivé ici » < du verbe asu « arriver » ;

Ta-n-anzad « celle au violon, la joueuse de violon » = « la violoniste » ;

Wa-ismudän « celui qui fait faire la prière » < du verbe mud « prier » ;

Ta-lemmidät « la fragile » (participe du verbe lemmed « être frêle »).

Ces noms composés très abondants sont le plus souvent des surnoms (cf. plus bas).

 

 

Il peut s’agir de termes de parenté associés à un nom propre auquel il est relié par un tiret – composé à valeur anthroponymique — ou, sans tiret, à un nom commun

ag , aw « fils de » ;

welet / shet « fille(s) de » ;

kel « gens de » ;

Bazo ag-Alkhu « Bazo fils d’Alkhu » ;

ag lakkol  » fils de l’école » = « écolier » ;

aw temajäq « fils de Touareg » ;

shet akal « filles du pays » ;

kel-Azawagh « les gens de l’Azawagh« .

 

 

En règle générale, les éléments constituant les anthroponymes et les toponymes composés sont reliés par des tirets, à la différence de ceux qui forment des noms communs auxquels on applique le principe de notation des nominaux ordinaires.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

II. LE NOM ésem

 

En touareg, l’appellation générique du nom est esem (pl. ismawän ) d’origine arabe ; il est phonétiquement réalisé esem , isen / isnawän suivant les parlers. Selon les régions, on dit aussi ésem wa n agazam « nom de l’égorgement » dont la victime est généralement un mouton pour consacrer toute nomination ; ce premier nom est appelé également ésem wa n eddin « nom de la religion », ou encore ésem khalâlän « nom licite / béni ». On emploie aussi l’expression ésem wa n téséghert « nom du choix », rappelant diverses pratiques de tirage au sort d’un nom parmi d’autres. Il est attribué à l’enfant au septième jour de sa naissance selon des rites cérémoniels et de choix qui peuvent varier d’une région à une autre.

Il peut être d’origine touarègue ou d’origine arabo-musulmane.

 

 

 

 

 

1. Noms d’origine touarègue :

 

Il y a ceux qui sont sans signification apparente mais rappellent des personnages célèbres du type Bazo , Kawa , Attafrish , Firhun

 

Beaucoup d’autres ont des référents repérables, se présentant sous forme d’énoncés simples. Ils sont « motivés » et peuvent référer à la faune sauvage, au monde végétal et minéral, au monde astral…

 

 

 

 

a. la faune sauvage :

 

Amdagh « girafe » (H), Elu « éléphant » (H), Akundar « rat » (H), Akotay « gerboise » (H), Tibeggit « chacal femelle » (F), Teneri « antilope mohor » (F), Tidemit « biche » (F).

 

 

 

 

 

b. le monde végétal :

 

Telagasî « coloquinte » (F), Aboragh « savonnier, faux dattier » (H), Tesakenî « jeune dattier » (F), Tadamamte  »de datte » (F), Takukent « gommier » (F).

 

 

 

 

 

c. le monde minéral :

 

Ekade « pierre » (H), Agentar « petit vallon » (H), Tawirayt « petit caillou » (F), Ewel « fragment de poterie / tesson » (H) ; Téwelt « petit tesson » (F) ; I-n-ézed / l-n-ezedän « un des cendres » (H).

 

 

 

 

 

d. le monde astral :

 

Tallit « lune » (F), Ayyur « lune » (H), Tatrit « petite étoile, étoile du berger » (F), Amanar « guide, Orion » (H), Madel « Voie lactée » (F) ; Ta-n-ennurän « celle des lumières » (F).

 

 

 

 

 

e. références diverses :

Emmah « prunelle » ; Téssé « fait de boire, boisson » (F) ; Anar « sourcil » (H) ; Amankay « celui assurant la charge sociale, le responsable » (H).

 

 

• référents physiques

Elbak / Ilbak « il est très maigre » = « le maigre » ; Gezzulän « le court, petit » ; Sedidän / Wa Sedidan « le mince » ; Tekna « elle est parfaite ».

 

 

 

• référents saisonniers :

Manna « sécheresse, famine » (F), Gharat « moisson, saison sèche » (F) ; Akasa « herbe fraîche / pâturage » (H) (saison des pluies).

 

 

 

• référents temporels, jours de la semaine :

Elkhad « dimanche » (H), Alitnin « lundi » (H), Altanata « mardi » (F), I-n-anarba « un de mercredi » (H), Narba < Anarba « mercredi » (F)…

 

 

 

• références à des objets :

Alessho « tissu indigoté » (H), Taneghmit « safran » (F), Tameghwant « perle, coquillage blanc » (F).

 

 

 

• références à divers concepts :

Elkher « paix » (H), Oummalkher « celle de la Paix » (F), Issham « il vaut mieux » (H), Irzagh « il porte bonheur » (H), Agg-azum « fils du Carême » (H), Awi « apporte » (H). Ur-t-orden > Uttorden « on ne l’a pas espéré » = « l’inespéré ».

 

 

 

 

 

Remarques :

Sauf à en connaître bien l’usage, il est souvent difficile de faire la distinction entre « nom » et « surnom » : d’une part, certains surnoms peuvent être devenus des noms à part entière consacrés par l’usage et l’oubli définitif du nom de baptême ; d’autre part certains onomen peuvent jouer le double rôle de « nom » et de « surnom » : par exemple Ahar « lion » nom d’homme qui peut être aussi un surnom et même un « pseudonyme » selon les circonstances, la nécessité et la connivence établie entre des interlocuteurs. Il en est de même, parmi beaucoup d’autres, pour Tanfust « belle action » (F), Tugdat « (celle qui est) égale en taille » (F), Takkest « après-midi » (F)…

 

Des noms communs peuvent devenir des noms propres : amghar « chef’, akli « serviteur », aboghelli « tributaire », ashku « enfant de serviteur »…

 

Des noms individualisés peuvent devenir des patronymes : Wa-tân-ofân « celui qui les surpasse » est devenu le nom de famille Watânofân.

Ces alternatives n’existent pas quand les noms sont d’origine arabe.

 

 

 

 

 

 

2. Noms d’origine arabe :

 

Ces anthroponymes font référence à des personnages historiques, célèbres pour leur origine coranique ; ces noms arabo-musulmans subissent des transformations phonétiques et aussi morphologiques pour correspondre aux nécessités de la langue touarègue. Ils sont aussi à l’origine de nombreux diminutifs qui peuvent devenir de simples noms :

Mukhamad > Akhmad, Akhmudu, Maman, Momo… « Prophète Mohammed » ;

Fatima > Fadimata, Fatiman, Fatti, Fattu pour « Fatima » fille du Prophète ;

Issuf pour  » Yussuf » du Coran et Joseph de la Bible ;

Ghali, Aghali pour « Ali » gendre du prophète…

 

Ces noms, attribués le septième jour de la naissance, sont en concurrence avec les noms d’origine touarègue sans que cela intervienne dans l’appartenance à l’islam mais, comme on l’a vu, ils peuvent être « oubliés » au profit de noms ou de surnoms berbères.

 

Dans le cycle des histoires légendaires d’Aligurran, celui-ci interroge sa sœur par une énigme pour connaître le nom d’une femme présente, à son insu, et pouvoir la saluer. Il lui dit « neuf mois et une semaine » : sa sœur a compris qu’il s’agit du temps de gestation prolongé d’une semaine qui aboutit à l’attribution du nom (qui lui est demandé). Elle lui répond par une énigme à déchiffrer « le fleuve sans arbre » – surface brillante sans ombre – d’où le nom de la femme Temilewlew « la brillante ».

Le plus souvent, on salue une personne en utilisant un terme d’adresse ou un nom qu’on lui attribue selon les liens sociaux entretenus, à défaut de connaître son nom.

 

 

 

 

 

 

 

Mohamed AGHALI-ZAKARA

 

 

Source: Nouvelle revue d’onomastique, n°41-42, 2003. pp. 221-229;

 

 

 

 

 

 

 

 

 

….à suivre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Le Chaouia (dialecte) de l’Ahmar-Khaddou – 2ème Partie

5092020

D’après le minutieux travail de Gustave Mercier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Étude Grammaticale

 

 

 

 

Observations préliminaires.

 

Le Chaouia, de même que les autres dialectes de la langue berbère, ne s’écrit pas. Les habitants de l’Aurès n’ont même pas conservé le souvenir d’un alphabet anciennement en usage, comme celui des Touareg; aucune inscription de caractère libyque ou berbère n’a, à notre connaissance, été découverte chez eux jusqu’à ce jour, bien que les tombeaux mégalithiques y abondent (1).

 

Les lettres de l’alphabet Chaouia sont les mêmes que celles du Kabyle, sauf une particularité en ce qui concerne le k mouillé. Quelques-unes d’entre elles, le h’ ح , le ç ص, et très probablement le â ع, n’existent que dans les mots empruntés à l’arabe, où d’ailleurs elles sont prononcées sans leur emphase habituelle. Une lettre de l’alphabet arabe, le ظ, se confond dans tous les dialectes berbères, avec le ض (dh). Par contre, plusieurs lettres de l’alphabet Chaouia, le tch, le j, le g dur, le k prononcé comme un ch allemand dans le mot welcher, n’ont pas d’équivalent en arabe, et l’on est obligé d’user de signes conventionnels pour leur en donner. Il nous paraît donc plus naturel et tout aussi commode d’appliquer ces conventions à la transcription en caractères français, ainsi que l’a fait le général Hanoteau, dont nous suivrons en tous points le système à cet égard (2).

 

 

 

Les règles de l’euphonie sont, d’une manière générale, les mêmes que celles du Zouaoua. Il y a lieu cependant de noter les particularités suivantes :

 

Le th a une tendance très marquée à s’affaiblir en h, quelquefois même à disparaître complètement.

Ex. : thamet’t’outh et plus souvent hamet’t’outh, femme;

our izemmer ch ah irfed’ pour ath irfed’, il ne peut pas le porter.

 

 

Le dj final d’un mot se durcit en ch devant le signe th du féminin qui lui-même se renforce en t.

Ex. : iidj, un, fem. hicht.

 

 

Le d est d’un emploi relativement rare, surtout dans les mots venant de l’arabe, et presque toujours remplacé par le d’ ذ, dont la prononciation diffère très peu d’ailleurs de celle du premier (3). Il arrive même quelquefois que ces deux lettres soient prises in différemment l’une pour l’autre.

 

 

Le dh ض, redoublé, se renforce en t’ ط.

Ex. : erdhel, prêter, Ve forme ret’t’el; edhs, dormir, Ve forme et’t’es.

 

Lorsque le dh de la 2e personne du singulier est suivi du pronom féminin affixe t, ces deux lettres se contractent en t’ ط.

Ex: heslit’ elr’ena‘ïa, pour heslidh t elr’enaïa, tu as entendu (elle) le chant (4).

 

 

 

 

De même, le r’ غ , redoublé dans le corps d’un mot sous l‘influence d’une cause grammaticale quelconque, se renforce en k’ ق.

Ex. : enr’, tue, Ve forme nek’k’ ; err’, brûle, Ve forme rek’k’.

 

 

Lorsque le r‘ est suivi d’un h, il se contracte avec cette dernière lettre pour former un kh خ.

Ex. : ettourkhen, pour ettour’hen, je les ai oubliés.

 

 

Le g dur est assez rare; il se prononce presque toujours mouillé. Mais, le plus souvent, il disparaît complètement par suite de son affaiblissement en i.

Ex. : argaz et mieux ariaz, homme ; agerzizet et mieux aïerzizet, lièvre (5).

 

Mais lorsque ce g affaibli en i est redoublé dans le corps du mot sous l’influence d’une cause grammaticale, il redevient g dur.

Ex. iiya, il fait, lVe -Ve formes itegg; iouiir, il va, Ve forme ieggour, il marche.

 

Le k doux est, lui aussi, presque toujours mouillé, et se prononce comme le ch allemand dans le mot welcher. Nous indiquerons cet affaiblissement dans les mots où il est le plus marqué en substituant à la lettre k la lettre grecque χ .

 

 

Comme le g, le k a une tendance très marquée à s’affaiblir en i. Il y arrive parfois complètement.

Ex. : iis (pour iχs), cheval, pl. iχsan. (6)

 

 

Lorsque la sifflante s est suivie d’un d’, elle prend fréquemment le son z et le d’ redevient un d ordinaire.

Ex. : azdin, un jour (composé de as, jour, et de la particule d’in) ;

         Iououi ias d, il lui apporte.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1. Notamment dans la forêt de Bou-Yemman, entre T’kout et l’Ahmar-Khaddou.

 

2. Hanoteau, Grammaire kabyle, Alger, s. d., in-8.

 

3. Ce d’ correspond souvent au t de Ouargla et du Mzab.

Ex. : Chaouia: ad’ef, entrer. Ouargla, M’zab : atef.

 

Quelquefois, il correspond au th du Zouaoua.

Ex. : Chaouia : ad’bir, pigeon. Zouaoua : ithbir.

 

4. Le t’ du Chaouia correspond quelquefois au dh du Zouaoua.

Ex: Chaouia: t’ad’, doigt Zouaoua: adhad’

           ـــــــ : gazit’, coq.                    ـــــــ : aiazidh.

Il est de même dans les dialectes de Bougie, du Djérid et du Djebel Nefoussa.

 

5. Par suite de cet affaiblissement, le g dur du Zouaoua devient presque toujours i en Chaouia. Cependant, on trouve nombre d’exemples dans les quels cette lettre s’est changée en j ou dj.

Ex: Chaouia: jouraf, corbeau. Zouaoua: agerfiou.

        ـــــــ : aniji, hôte.                  ــــــ : inebgi.

       ـــــــ : ajenna, ciel.               ـــــــ : igenni.

      ـــــــ : ajerthil, natte.           ـــــــ : agerthil.

     ـــــــ : djar, entre.                ـــــــ : gar, etc.

Moissonner se dit en Zouaoua emger; en Chaouia: emjer et meier.

 

6. Le k du Zouaoua devient quelquefois ch en Chaouia.

  Ex. : chaouia: chal, terre zouaoua: akal.

Mais cette transformation est beaucoup moins fréquente en Chaouia que dans les autres dialectes parlés par les populations de race zénète, ceux du M’zab et de l’Oued Rir’ entre autres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Ethiopie, un voyage extraordinaire

3092020

 

 

 

 

 

 

 

 

Sophie Jovillard nous emmène à la découverte d’un pays baigné d’une aura de mystère et d’aventure. Considérée comme l’un des berceaux de l’humanité, l’Éthiopie est l’une des plus anciennes zones de peuplement de la planète. L’Éthiopie s’ouvre aux regards patients. À ceux qui acceptent de se laisser happer par le chaos apparent d’Addis Abeba, sa modernité dévorante, afin de comprendre les aspirations de sa société. À ceux qui contemplent les heures lentes de la cérémonie du café, symbole de l’accueil.

 

Au sommaire :

- Sur les routes d’Éthiopie

- L’Éthiopie côté lac

- Les femmes de pouvoir

- Passion marathon

- Café, l’or noir d’Éthiopie

- Les artisans de la foi

 

 

 

 

 

 

Image de prévisualisation YouTube

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Le Chaouia (dialecte) de l’Ahmar-Khaddou – 1ère Partie

1092020

D’après le minutieux travail de Gustave Mercier

 

 

 

 

 

Le Chaouia (dialecte) de l'Ahmar-Khaddou - 1ère Partie dans Attributs d'Algérienneté 200630081125445627

 

 

 

 

 

 

 

 

Introduction

 

 

On donne le nom général de massif de l’Aurès au vaste pâté montagneux qui s’étend à l’est de la voie ferrée de Batna à Biskra. La signification du mot Aurès, ou Aourès, comme prononcent la population locale (indigènes), n’a pu encore être déterminée : c’est probablement un vocable d’origine berbère, que l’on retrouve dans plusieurs noms de montagnes, notamment près de Khenchela où il existe un Djebel Aourès qui a peut-être donné son nom à tout le massif.

 

L’Aurès a déjà été maintes fois décrit. Il nous suffira de rappeler qu’il se compose d’une série de chaînons abrupts et parallèles, orientés du nord-est au sud-ouest et séparés par des vallées étroites et profondes où coulent des torrents qui arrosent des terrains de culture d’une admirable fertilité. Les relations entre ces différentes vallées sont difficiles, en raison de la hauteur des montagnes et de la rareté des passages, souvent impraticables l’hiver. Il en résulte entre les habitants de chaque vallée des différences assez notables dans le caractère et les mœurs, même dans la langue, surtout dans la manière de prononcer.

 

Les habitants d’origine berbère se donnent eux-mêmes le nom de K’ébaïl, Kabyles, et sont appelés Chaouia par les Arabes, de l’arabe شوى, moutons, brebis. Peut-être faut-il voir dans cette dénomination un terme de mépris; et ceux auxquels elle s’adresse la considèrent en effet presque comme injurieuse.

 

Les Chaouias font partie des Berbères compris par Ibn Khaldoun sous le nom de Berbères de la troisième race ou Zénètes. Il est probable que les Zénètes se sont établis dans l’Afrique septentrionale à une époque beaucoup plus récente que les anciens Berbères des races de Loua (Berbères de l’est) et de Sanhaga (Berbères de l’ouest).

 

Les Chaouias appellent eux-mêmes leur langue hak’bailith, kabyle. Elle présente pourtant avec les dialectes parlés dans les montagnes du Djurdjura des différences assez grandes pour qu’un Chaouia et un Zouaoua, par exemple, mis en présence, puissent difficilement se comprendre. Les dialectes berbères avec lesquels elle me parait présenter le plus d’analogie sont ceux des Beni Menacer, de l’Ouarsenis, des A’chacha, des Haraoua, des Oulad Ben Halima, tous dialectes parlés, comme le Chaouia, par des populations de race zénète.

 

De tous les idiomes berbères étudiés jusqu’à ce jour, le Chaouia semble le plus doux et le plus harmonieux. Dans la bouche des femmes, il ressemble parfois à un véritable gazouillement. Il convient de le classer dans la catégorie des dialectes faibles et il forme pour ainsi dire l’une des extrémités de l’échelle des dialectes qui, rangés par degrés de dureté croissante, aboutirait au tamachek’ à l’autre extrémité.

 

Cependant, comme nous avons déjà eu l’occasion de le dire plus haut, la prononciation de cet idiome, son vocabulaire même dans une mesure plus restreinte changent d’une vallée à l’autre. Il est un peu plus dur chez les Oulad Abdi et les Oulad Daoud, très doux au contraire chez les tribus de l’Ahmar-Khaddou et des Beni Bou Sliman, qui passent pour parler la langue la plus pure.

 

C’est le langage de ces derniers que nous avons l’intention d’étudier ici : tâche qui nous a été rendue possible par un séjour de plusieurs années au milieu de ces populations.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Du Nom des Énigmes en Kabyle

31072020

 

 

 

 

 

 

Du Nom des Énigmes en Kabyle dans Littérature 200607081114638471

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Selon les différentes localités kabyles, une douzaine de termes sont employés encore aujourd’hui pour désigner les énigmes.

 

 

 

1 – Tamsaɛreqt (pl. timsaɛraq, timsaɛraqin, timsɛraqin): «celle qui égare», du verbe aɛreq: «s’égare», «échapper(s)», «se tromper», «ne pas deviner», «disparaître», «cacher», «ne plus se rappeler».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2 – Tamsefruţ (pl. Timserfa): «celle qui explique» du verbe efru: «expliquer», «résoudre», «terminer», «séparer les belligérants», «ramener la paix» (tifrat = paix), «tirer».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3 – Asefru désigne également le poème ou une composition rimée charge d’un sens ésotérique à l’attention des esprits sagaces.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

4 – Taqnużt (masc. Aqnuż, pl. Tiqwnaż, iqwnaż) est à l’origine, un jeu de dames dans lequel deux joueurs déplacent 24 pièces (12 x 2) sur un plateau (une pierre plate) carré, divisé en 144 cases. Nous l’avons trouvé sous le nom de tiddas et de damma (lat. damina?). verbe qwennez: «jouer aux dames», «gagner la partie».

 

Qqunneż «donner sa langue au chat» (au jeu des énigmes) et Squnneż «faire donner sa langue au chat» (toujours au jeu des énigmes) sont les formules qui permettent au sphinx d’additionner des «points d’échec» (iqwnaz). Aqnuż c’est le point, c’est une partie gagnée. À ne pas confondre avec aqennuż qui signifie «embarras», «gêne», «complication», «boule dans la gorge» (angoisse: «il m’a laissé dans l’embarras» (yeğğa-yi-d aqennuż). Cela signifie aussi «grumeaux», «bosse», «grosse bouchée», «boule», «boulette».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

5 – Tamesbbibbit (pl. Timesbbibbay) qui est l’origine également d’un toute autre jeu d’enfants et d’adolescents: les joueurs (jeunes des deux sexes) font cercle accroupis. Ici, le sphinx s’appelle «le hibou» (bururu), car il a les yeux bandés.

 Chacun des joueurs choisit un nom d’animal. Le jeu consiste à transformer sa voix de façon à ce que le «hibou» ne la reconnaisse pas. S’il reconnaît «l’animal» ou «l’oiseau» qui vient de parler, celui-ci le remplace en portant à son tour le bandeau du hibou, non, sans avoir auparavant porté «le hibou» sur le dos (ibbibbi) d’où le nom tamesbbibbit «celle (jeu) où l’on se porte sur le dos». il est aujour’hui un simple jeu d’enfants qui consiste, à «se porter sur le dos» (timbibbit). Dans le jeu des énigmes, on retrouve le verbe Bbibb dans plusieurs formules: «Je te charge!» (A-k sbbibbeɣ!), dit le sphinx à l’un des joueurs qui donne sa langue au chat. «Je donne ma langue au chat!» (Aqnuż!)

 

L’Oedipe ajoutera: «Charge-moi!) (Sbbibbi-yi!). Le sphinx dit, par exemple: «Porte-moi jusqu’à Bougie des ancêtres».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

6 – Tamɛayt (pl. timɛayin), c’est l’histoire plaisante l’anecdote à sens amusant ou moral; une parabole, un proverbe ou une mésaventure: «J’ai vécu une mésaventure» (Tedra felli-i tem₃ayt).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

7 – Taqsiţ (pl. Tiqsidin) est en fait la petite histoire, l’anecdote amusante, le court récit (de l’arabe elqissa?) .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

8 – Tamacahuţ (pl. Timucuha), c’est le conte, l’histoire merveilleuse qui par extension s’applique aussi à l’énigme. Par le masc. (amacahu) on désigne aussi, «le mythe» (izri). A-macahu! «Ô conte! Ô mythe!» est la formule pour annoncer le commencement d’un conte ou d’une énigme qui signifie «il était une fois» .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

9 – Tamacahuţ usefru (pl. Timucuha usefru) ou encore asefru n tamacahuţ (pl. Isefra n tmacahuţ) sont les structures sous-jacentes qui forment la combinaison du 3 et 8 ci-dessus qui, littéralement, veulent dire «conte de poème» (conte rimé) et «poème de conte» (poème conté).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

10 – Tamkersuţ (pl. Timkersa) «celle qui est nouée», du verbe ekres «faire un nœud», «compliquer, rendre les choses difficiles»: «La situation m’est difficile» (Tekres fell-i teswiɛt). «Il a ridé sont front», il boude (Ikres tawenza-s/ anyir-is). «Mon sang s’est noué»: J’ai des varices (Kersen idammen-iw).

 L’énigme est donc perçue comme «un nœud» (tiyersi) qu’il faut défaire, pour trouver la solution.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

11 – Tamsaɛwweqt (pl. Timsaɛwiqin) «celle qui gêne», du verbe «gêner», «embarrasser» (saɛwweq). «Être gêné», «être embarrasé» (ɛawwqeɣ), «Il m’embarrasse» (iɛewweq-iyi), «Je ne sais comment faire avec lui» (ɛawwqeɣ deg-s)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

12 – Tameckalt (pl. Timeckalin) «celle qui entrave», du verbe «entraver de liens» (cekkel). Nous retrouvons la même idée qu’au niveau de 10 et 11. Cckal signifie aussi «patte», «attache», «empêchement» et «sûreté d’une arme à feu».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

13 – Tamcellakt (pl. Timcellakin) «celle qu’il faut deviner» du verbe «deviner» (cellek). En fait, c’est le terme qui désigne la devinette même. Comme il a été dit plus haut,en acquérant ses lettres de noblesse comme genre littéraire oral, la devinette a laissé place à «l’énigme» (tamsaɛreqt). Tant est si bien que l’énigme a fait oublier la devinette (tamcellakt) .

 

 

 

 

 

 

 

Source: La langue et la mémoire de Youcef Allioui 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Le Marché Kabyle d’antan – Marchés Extérieurs:Résumé

29072020

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le mouvement d’importation qui part de ces marchés roule principalement sur quatre natures d’articles, savoir : les huiles, les bijoux et armes , les ouvrages en bois, les bernous.

 

Les blés importés partent surtout des marchés périodiques fréquentés par les laboureurs. C’est chez les tribus arabes contiguës à son territoire, que la Kabylie vient chercher la plus grande partie de ses grains.

 

Les articles de luxe , soieries, merceries, cotonnades, partent surtout des marchés permanents, des villes habitées par les négociants qui font venir ces articles.

 

Les laines dont la Kabylie a besoin, pour la fabrication de ses tissus, partent surtout des marchés périodiques fréquentés par les éleveurs de bestiaux.

 

Quant au mouvement d’exportation, les huiles s’écoulent par les villes aussi bien que par les tribus. Cependant on peut regarder la ville de Bou-Sa’da, eu égard au nombre et à l’étendue des ramifications commerciales qui y viennent aboutir, comme le débouché le plus important. Bougie partagera sous ce rapport la prééminence de Bou-Sa’da, aussitôt qu’elle sera entrée en libre pratique. Alors les huiles de la Kabylie auront, par Bougie, le marché de l’Europe, et le marché du désert, par Bou-Sa’da.

 

Les bijoux et les armes fabriqués en Kabylie s’écoulent principalement sur les marchés périodiques, étant surtout à l’usage des tribus.

 

Les ouvrages en bois vont partout; partout où il existe un ménage, si pauvre qu’il soit, sous la tente, sous le chaume ou sous la tuile.

 

Enfin les bernous aboutissent surtout aux villes, où les Arabes viennent les chercher, lorsqu’ils veulent renouveler cette partie de leur vêtement.

 

Ainsi les deux denrées nécessaires, l’une à la nourriture de tous, l’autre au travail des femmes, le blé et la laine brute, sont achetées par les Kabyles sur les marchés des tribus.

 

Ils portent eux-mêmes en échange l’huile, leur produit national, tant dans les villes que sur les marchés de tribus, et les bernous, ouvrages de leurs femmes, surtout dans les villes.

 

Le nombre des nœuds où aboutissent, en dehors de la Kabylie, les relations commerciales de cette contrée, se réduit à seize : dix marchés et six villes.

 

Parmi ces marchés, quatre se tiennent le dimanche; un le lundi; un le jeudi; trois le vendredi et un le samedi. Deux sont occupés par l’autorité française, le dimanche de Setif et le dimanche de la Medjâna.

 

Parmi les villes, une est en dehors de l’Algérie, c’est Tunis; Bougie est bloquée et figure pour mémoire, quant à présent; Msîla est un lieu de passage; Alger et Constantine sont les chefs-lieux de deux de provinces. Enfin il reste une dernière ville, l’un des nœuds commerciaux les plus importants de la Kabylie , qui reconnaît notre autorité, qui a plusieurs fois invoqué notre protection et qui ne possède aucun agent de l’administration française; c’est Bou-Sa’da.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Monuments Historiques de l’Algérie, entre 1887 et 1930

27072020

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette liste des édifices, des parties d’édifices et des sites classées par les Monuments historiques a été élaborée à partir de celle dressée au 31 mars 1959 par la sous-direction des Beaux-Arts, après vérification et dépouillement des arrêtés contenus dans le Code de l’Algérie annoté, entre 1901 et 1930, et après consultation de documents officiels tels que le JO [RF] et le BO [GGA].

Le dépouillement du Code de l’Algérie annoté, a permis de rajouter plusieurs monuments classés non signalés dans la liste de 1959 et de rectifier des dates de classement.

 

Les appellations des lieux telles qu’elles apparaissent dans ces documents ont été maintenues.

 

 

 

 

 

 

 

 

Monuments Mégalithiques

 

 

 

Djeddars, Frenda, département d’Oran; arrêté du gouverneur général du 23 juin 1913. BO [GGA], 1913: 1016; Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1913: 967.

 

 

 

Dolmens, Saint-Eugène, liste 1900.

 

 

 

Dolmens à droite de la route d’Alger à Laghouat, Oued Djelfa, liste 1900.

 

 

 

Dolmens du moulin du Djelfa, Djelfa, liste 1900.

 

 

 

Dolmens et cromlechs au lieu dit «Djebel-Mazzala», à 16 km de Khroubs-Ouled Rahmoun, liste 1900.

 

 

 

Dolmen de Salluste situé auprès de l’emplacement des anciens jardins de Salluste, près de Constantine; arrêté du gouverneur général du 27 septembre 1911. code de l’Algérie annoté, Suppl. 1911: 697.

 

 

 

Dolmens et cromlechs au lieu dit «Djebel-Ksaïbi» à 32 km de Constantine, Ouled-Rahmoun, liste 1900.

 

 

 

Dolmens et cromlechs à 35 km au sud de Constantine, Ras-el-Aïn Bou-Merzoug, Ouled-Rahmoun, liste 1900.

 

 

 

Dolmens et grottes funéraires à 12 km au nord d’Hamman-Meskhoutine, Roknia, liste 1900.

 

 

 

Dolmens et cromlechs, au sud-est de Constantine, Sigue, liste 1900.

 

 

 

Dolmens, Tiaret, liste 1900.

 

 

 

Tombeaux Mégalithiques sur le plateau de Beni-Messous, Alger, Guyotville, liste 1900.

 

 

 

 

 

Image de prévisualisation YouTube

 

 

 

 

 

 

 

Monuments Préhistoriques

 

 

 

Dessins rupestres d’El-Guicha, Aflou, Oran; arrêté du gouverneur général du 6 mars 1913, BO [GGA], 1913: 545; Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1913: 967.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Monuments antiques

 

 

 

Aqueduc à 5 km de Cherchell, liste 1900.

 

 

 

Aqueduc, Zurich, liste 1900.

 

 

 

Aqueduc, arcades romaines, Constantine, liste 1900.

 

 

 

Arc de triomphe, Announa, liste 1900.

 

 

 

Arc de triomphe de Markouna, Lambès, liste 1900.

 

 

 

Bains de Pompeianus, Oued-Athmenia, liste 1900.

 

 

 

Château d’eau, Tipasa, liste 1900.

 

 

 

Citernes sous la caserne, Cherchell, liste 1900.

 

 

 

Citernes d’Hippone, Bône, liste 1900.

 

 

 

Extrémité nord-ouest de la presqu’île (terrains militaires) contenant des ruines romaines, Sidi-Ferruch; arrêté du 1er avril 1927.

 

 

 

Fragments antiques et inscriptions dans le square, Constantine, liste 1900.

 

 

 

Inscription romaine gravée sur une pierre encastrée dans la façade d’un immeuble situé rue Bab-Azzoun, au coin de la rue du Caftan, Alger: arrêté du 23 août 1900.

 

 

 

Inscription des martyrs Saint-Jacques et Saint-Marien, Constantine, liste 1900.

 

 

 

Inscription encastrée à la porte du Caravansérail, El-Outaya, Biskra, liste 1900.

 

 

 

Monuments funéraires émergeant du sol de l’ancienne nécropole, Sour-Djouab, Aumale, liste 1900.

 

 

 

Mausolée royal dit «Tombeau de la chrétienne», Marengo, liste 1900.

 

 

 

Mausolée romain, Taksebt, Tizi-Ouzou; arrêté du gouvernement général du 23 avril 1902. BO [GGA]. 1902: 468; Code de l’Algérie annoté, Supl. 1902: 74.

 

 

 

Mausolée des rois numides dit «Le Médracen», Aïn-Yagout, Batna, liste 1900.

 

 

 

Mausolée gréco-punique appelé «Souma», Khroub, liste 1900.

 

 

 

Mausolée romain situé sur un terrain domanial dans le douar des Ouled Soukiès, Ksar el-Ahmar, Souk-Ahras, département de Constantine; arrêté du ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts du 11 mars 1902. BO [GGA]. 1902: 416; code de l’Algérie annoté, Suppl. 1902: 42.

 

 

 

Mausolée romain, M’Daourouch, Sédrata, liste 1900.

 

 

 

Mosaïque de l’église dite de «Saint-Réparatus» actuellement dans l’église Neuve, Orléansville, liste 1900.

 

 

 

Mosaïque provenant d’une villa romaine de Saint-Leu déposée au musée Demaeght, Oran, liste 1900.

 

 

 

Objets antiques déposés au musée de Cherchell; arrêté du gouverneur général du 27 janvier 1906. Bulletin (ou Recueil) des actes administratifs de la préfecture d’Alger, 1906: 231 et suiv. ; Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1906: 23.

 

 

 

Pont romain, El-Kantara, liste 1900.

 

 

 

Restes de thermes, ouest et est, Cherchell, liste 1900.

 

 

 

Restes d’amphithéâtre, Cherchell, liste 1900.

 

 

 

Restes de maison, d’enceinte de porte de Rapidum, Aumale, liste 1900.

 

 

 

Restes du théâtre, Tipasa, liste 1900.

 

 

 

Restes d’une basilique et d’un cimetière, Tipasa, liste 1900.

 

 

 

Restes de thermes, Biskra, liste 1900.

 

 

 

Restes de théâtre et de thermes, Guelma, liste 1900.

 

 

 

Restes de citadelles, enceinte byzantine, Tifech, Tipasa de Numidie, Souk-Ahras, liste 1900.

 

 

 

Restes d’une villa romaine, Saint-Leu, liste 1900.

 

 

 

Ruines romaines dites «El-Habs el-Ksour» à Azazga, Azzefoun; arrêté du gouverneur général du 24 avril 1903, BO [GGA]. 1903: 381, Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1903:203.

 

 

 

Ruines du théâtre romain, Cherchell; arrêté du gouverneur général du 23 juillet 1909, BO [GGA]. 1909: 971, Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1909:438.

 

 

 

Ruines romaine (temple, basilique, etc.), Tigzirt, liste 1900.

 

 

 

Ruines d’un prétoire, Tipasa, liste 1900.

 

 

 

Ruines romaines de la Kalaa des Ouled-Abdallah, Ténès, département d’Oran; arrêté du gouverneur général du 9 mai 1905, Bulletin (ou Recueil) des actes administratifs de la préfecture d’Alger 1905: 308, Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1905: 57.

 

 

 

Ruines de l’amphithéâtre, El-Outaya, Biskra, liste 1900.

 

 

 

Ruines du palais byzantin, M’Daourouch, Clairefontaine, liste 1900.

 

 

 

Ruines de Milev, Mila, département de Constantine; arrêté du gouverneur général du 23 avril 1910, BO [GGA]. 1910: 671, Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1910: 578.

 

 

 

Ruines antiques, Morsott, Clairefontaine, arrêté du 23 août 1900.

 

 

 

Ruines de l’ancienne cité berbère de Tihamamine, territoires des Ouled Khellouf, Bordj bou-Arreridj; arrêté du 29 novembre 1906.

 

 

 

Ruines de Kaoua, Inkermann; arrêté du 14 janvier 1901.

 

 

 

Sarcophage et fragment antiques, Tipasa, liste 1900.

 

 

 

Site de Benia constituant l’emplacement de l’ancienne ville berbère d’Yachir à 4 km au sud-ouest de Tleta des Douairs, Achir; arrêté du 20 septembre 1922.

 

 

 

Temple romain de Tébessa-Khalia, Tébessa; arrêté du gouverneur général du 14 mars 1906, BO [GGA]. 1906: 333, Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1906: 37.

 

 

 

Territoires et monuments de l’antique Rapidum, Aumale, liste 1900.

 

 

 

Territoires et monuments de l’antique Cuicul, Djemila, liste 1900.

 

 

 

Territoires et monuments de l’antique Thubursicum Numidarum, Khamissa, liste 1900.

 

 

 

Territoires et monuments de l’antique Lambaesis, Lambèse, liste 1900.

 

 

 

Territoires et monuments de l’antique Theveste, Tébessa, liste 1900.

 

 

 

Territoires et monuments de l’antique Thamugadi, Timgad, liste 1900.

 

 

 

Territoires et monuments de l’antique Diana Veteranorum, Zana, liste 1900.

 

 

 

Tombeau de Præcilius, Constantine, liste 1900.

 

 

 

Théâtre romain et fragments d’architecture qu’il renferme, Philippeville, liste 1900.

 

 

 

Tour berbère de Djebel Mestiri, Tébessa; arrêté du gouverneur général du 5 août 1902, BO [GGA]. 1902: 690, Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1902: 105.

 

 

 

Vestiges des fortifications berbères dites du Bastion XI, Alger: arrêté du 9 septembre 1930.

 

 

 

 

 

 

Image de prévisualisation YouTube

 

 

 

 

 

 

Monuments Arabes

 

 

 

 

Bain maure, Nedromah; arrêté du 17 septembre 1912. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1912: 903.

 

 

 

Bordjs et autres ouvrages dépendant des fronts sud et ouest, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Cathédrale mosquée Ketchaoua, Alger; arrêté du gouverneur général du 26 mars 1908, BO [GGA]. 1908: 445, Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1908: 264.

 

 

 

Cathédrale de Constantine, ancienne mosquée Souk el-Ghezel, Constantine; arrêté du gouverneur général du 27 avril 1903, BO [GGA]. 1903: 382, Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1903: 203.

 

 

 

Chaire construite en l’an 981 de l’hégire dans la mosquée de Cherchell, liste 1900.

 

 

 

Colonnes provenant de la mosquée de Mansourah, Tlemcen, liste 1900.

 

 

Enceinte en pisé de Mansourah et ruines de Meçalla, Tlemcen, liste 1900.

 

 

Fontaine de la calle aux vins, Alger; arrêté du 13 mai 1905. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1905: 58.

 

 

Fontaine de l’Amirauté, Alger; arrêté du 13 mai 1905. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1905: 58.

 

 

Fontaine arabe et marabout au Hamma lieu-dit «Les Platanes» à l’entrée du jardin d’Essai, Alger: arrêté du gouverneur général du 20 février 1911. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1911: 697.

 

 

Fragments divers de l’époque arabe au musée de la mairie, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Fort turc du Cap-Matifou, Fort-de-l’eau, liste 1900.

 

 

 

Grande Mosquée et dépendances, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Grande Mosquée d’Alger ou Djamaa-el-Kebir, Alger; arrêté du 30 mars 1887.

 

 

 

Grande Mosquée, Nédromah; arrêté du 17 septembre 1912. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1912: 903.

 

 

 

Groupe de maisons mauresques de la rue 14 juin, Alger; arrêté du gouverneur général du 30 octobre 1909. BO [GGA]. 1909: 1387; Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1909: 466.

 

 

 

Kasbah (El-Qasaba), citadelle d’Alger; arrêté du 30 mars 1887.

 

 

 

Kobba dite du Khalifat, cimetière de Sidi Yacout, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Kobba de Sidi Daoud, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Kobbas de Sidi-Abd-Allah ben Mançour et de Sidi ben-Ali à Aïn-El-Hout, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Maison de Mustapha-Pacha, rue de l’État-Major, ancienne bibliothèque-musée d’Alger, arrêté du 30 mars 1887.

 

 

 

Maison du Khasnadji (ou Dar Aziza Bent el-Bey, Jenina), affecté à l’Archevêché, Alger; arrêté ministériel du 12 février 1887.

 

 

 

Maison du Dar el-Souf (ancienne cour d’assises, palais du général commandant la Cavalerie), Alger; arrêté ministériel du 12 février 1887.

 

 

 

Magasin et agence des Monuments historiques, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Marabout à coupole Hassen Pacha dit «Ben Ali», situé rue du même nom, Alger; arrêté du 13 mai 1905. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1905: 58.

 

 

 

Marabout du jardin Marengo, connu sous le nom de «Tombeau de la reine», Alger; arrêté du 13 mai 1905. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1905: 58.

 

 

 

Marabout de Sidi-Brahim, Nédromah; arrêté du gouverneur général du 21 février 1911. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1911: 697.

 

 

 

Marabout de Sidi-Brahim, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Marabout de Sidi-Wahhab, Tlemcen, 1900.

 

 

 

Mausolée de Sidi ben-Ali, Nédromah; arrêté du 17 septembre 1912. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1912: 903.

 

 

 

Minaret du campement, Oran, liste 1900.

 

 

 

Minaret de la mosquée du Pacha, Oran; arrêté du gouverneur général du 29 décembre 1906. BO [GGA], 1907: 96. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1906: 119.

 

 

 

Minaret de la mosquée de Sidi bou-l’Hassen er-Rachidi, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Minaret d’Agadir, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Minaret de la mosquée de Sidi-Hacène, Tlemcen, arrêté du 26 février 1907; Bulletin (ou recueil) des actes administratifs de la préfecture d’Alger, 1904: 116; BO [GGA], 1904: 194. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1904: 14.

 

 

 

Mosaïque de la médersa Tachfinya conservée au musée de Cluny à Paris, puis restituée au musée des Antiquités et d’Art musulman (musée Stéphane-Gsell), Alger, liste 1900.

 

 

 

Mosquée Djemaa el-Djedid (pêcherie), Alger; arrêté du 30 mars 1887.

 

 

 

Mosquée et zaouia Abderrahman el-Taalebi, Alger; arrêté du 30 mars 1887.

 

 

 

Mosquée Sidi-Ramdane, Alger; arrêté du gouverneur général du 26 février 1904. Bulletin (ou Recueil) des actes administratifs de la préfecture d’Alger, 1904: 116. BO [GGA], 1904: 194. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1904: 14.

 

 

 

Mosquée Djemaa es-Safir, rue Kleber, Alger; arrêté du 13 mai 1905. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1905: 58.

 

 

 

Mosquée Sidi-Mohamed Chérif, située rue Kleber, Alger; arrêté du 13 mai 1905. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1905: 58.

 

 

 

Mosquée du vieux Ténès; arrêté du 9 mai 1905.

 

 

 

Mosquée Sidi-Lakhdar, Constantine; arrêté du gouverneur général du 5 janvier 1905. BO [GGA], 1905: 77. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1905: 5.

 

 

 

Mosquée de Khemis, Marnia; arrêté du 22 avril 1922.

 

 

 

Mosquée Djemaa el-Kebir, Mascara; arrêté du gouverneur général du 25 juillet 1919. BO [GGA], 1919: 682. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1916-1920: 372.

 

 

 

Mosquée Aïn-Beïda, Mascara; arrêté du gouverneur général du 25 juillet 1919. BO [GGA], 1919: 682. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1916-1920: 372.

 

 

 

Mosquée des Ghadarins, Nédromah; arrêté du 17 septembre 1912. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1912: 903.

 

 

 

Mosquée de Sidi-Mendil, Nédromah; arrêté du 17 septembre 1912. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1912: 903.

 

 

 

Mosquée Mohamed El-Kebir, Oran; arrêté du gouverneur général du 24 décembre 1903. BO [GGA], 1904: 70. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1903: 261.

 

 

 

Mosquée Mohamed El-Houari, Oran; arrêté du 29 décembre 1906. BO [GGA], 1907: 96. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1906:119.

 

 

 

Mosquée des Beni-Snouss, villages Tefessara et Tléta Zara, Sedbou; arrêté du 22 avril 1922.

 

 

 

Mosquée de Sidi bou-l’Hassen, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Mosquée de Sidi el-Halloui et dépendances, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Mosquée de Lella er-Toya, rue des Almohades, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Mosquée de Sidi es-Snoussi, rue de Mascara, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Mosquée du Méchouar (chapelle de l’hôpital militaire), Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Mosquée Sidi bou-Ishaq el-Tayyar, ruines et minaret, au cimetière de Sidi es-Snoussi à El-Eubbad, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

 

Mosquée de Sidi bou-Médien et dépendances: medersa, kobba, latrines publiques, bains, maison de l’Oukil et des pèlerins, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Mosquée et minaret de Mansourah et dépendances, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Mosquée Bab-Zir et deux marabouts du cimetière d’El-Eubbad es-Saffi, Tlemcen; arrêté du gouverneur général du 17 février 1905. BO [GGA], 1905: 281. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1905: 25.

 

 

 

Mosquée des Oulad el-Imam, Tlemcen; arrêté du gouverneur général du 11 mars 1907. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1907: 157.

 

 

 

Ancienne mosquée de Sidi El-Ghali, rue Lamoricière, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Partie de l’ancienne médersa qui renferme les tombeaux de Salah Bey et sa famille, Constantine; arrêté du gouverneur général du 17 juillet 1913. BO [GGA], 1913: 1074. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 193: 967.

 

 

 

Parties du palais d’Ahmed Bey, Constantine; arrêté du gouverneur général du 20 mars 1907. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1907: 160.

 

 

 

Petit palais des Sultans à El-Eubbad el-Faougui, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Porte turque de l’arsenal, Alger; arrêté du 30 mars 1887.

 

 

 

Porte du Pénon, Alger; arrêté du 17 février 1905. BO [GGA], 1905: 281. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1905: 25.

 

 

 

Porte dorée ou porte de la Mer, Bougie, liste 1900.

 

 

 

Porte en bois de la mosquée de Sidi-Okba, Biskra, liste 1900.

 

 

 

Porte espagnole du château dite «porte d’Espagne», Oran; arrêté du 29 décembre 1906. BO [GGA], 1907: 96. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1916: 119.

 

 

 

Porte de la manutention militaire, Oran; arrêté du gouverneur général du 26 novembre 1907. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1907: 229.

 

 

 

Porte dite «Bab el-Germadi» sur le front nord-ouest et appelée «Bab el-Toï», Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Porte dite «Bab el-Khemis», entre Tlemcen et Mansourah, liste 1900.

 

 

 

Porte de Mansourah, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Remparts de la Casbah, Nédromah; arrêté du 17 septembre 1912. Code de l’Algérie annoté. Suppl. 1912: 903.

 

 

 

 

Restes de l’enceinte arabe, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Restes de fortifications, Tlemcen, Mansourah, liste 1900.

 

 

 

Tours et ruines de la porte de Sidi-ed-Daoudi, sur le front est, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Tombeau dit «de la sultane» et kobba dite «du khalifa» au cimetière de Sidi-Yacoub, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Villa Abd-el-Tif, Alger; arrêté du 29 septembre 1922.

 

 

 

 

 

 

Image de prévisualisation YouTube

 

 

 

 

 

 

 

Monuments Divers

 

 

 

Citadelle du fort l’Empereur, El-Biar, Alger; arrêté du 24 novembre 1930.

 

 

 

Colonne Montagnac, Nédromah, département d’Oran; arrêté du 21 février 1911. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1911: 697.

 

 

 

Fort Moussa dit «fort Barral», Bougie; arrêté du 17 novembre 1930.

 

 

 

Fort de la Casbah, Bougie; arrêté du 17 novembre 1930.

 

 

 

Monument du Camp des figuiers, érigé pour commémorer le traité conclu le 16 juin 1835 entre le général Trézel et divers chefs arabes, Valmy; arrêté du 17 septembre 1912. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1912: 903.

 

 

 

Restes de l’enceinte fortifiée de la porte Fouka, Bougie; arrêté du 17 novembre 1930.

 

 

 

Tombeau des chasseurs à pied, Nédromah; arrêté du gouverneur général du 21 février 1911. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1911: 697.

 

 

 

Vestiges des fortifications dites du bastion XI, Alger; arrêté du 9 septembre 1930.

 

 

 

Villa Mahieddine, Alger; arrêté du 26 avril 1927.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Le Marché Kabyle d’antan – Marchés Extérieurs: Relations de La Kabylie avec Les Marchés Hebdomadaires Situés en dehors de son Territoire

25072020

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ces marchés se tiennent chaque semaine, a jour fixe, en plein champ, autour d’un cimetière et d’un marabout. Nous allons indiquer ceux qui entourent extérieurement la Kabylie, et qui ont par suite, avec elle, les rapports les plus fréquents. Nous suivrons, dans cette énumération, le contour de la Kabylie de l’Ouest à l’Est.

 

 

 

 

 

1. Lundi des Isser

 

Ce marché est souvent appelé Lundi de Sidi-‘Amer-Cherif, à cause du voisinage de la zaouïa de ce nom, ou Lundi des Drou’eu, à cause de la fraction des Isser dans laquelle il est situé, près de l’Ouad-Nessa, au-dessous de Bordj-Sebaou, non loin des zaouïa de Sidi-’Ali-el-Gribîci et de Sidi-’Amer-Cherîf, au confluent d’un petit ruisseau appelé Ir’zer-Ouân, qui reçoit en hiver les torrents du Bach-’Assâs. Il est voisin d’un grand bois d’oliviers sauvages. Les tribus de la Kabylie qui le fréquentent le plus assidûment sont les Béni-Tour, les Amraoua du cours inférieur de la rivière, et les Flîcet-Mellîl. C’est un des marchés où les Kabyles de Fliça s’approvisionnent de blé. Il est probable que les deux autres tribus en achètent aussi pour le revendre sur les marchés kabyles, mais nous manquons d’indications précises à cet égard.

 

 

 

 

2. Vendredi des Isser

 

Ce marché est un des plus importants de la province d’Alger. Il se tient au confluent de l’Ouad-Isser et de l’Ouad-Our’anîm, près d’un cimetière placé sous l’invocation d’un marabout appelé Sidi-Moh’ammed-bel-Frâd, à côté d’un bois d’oliviers sauvages. Il fait face au village de Bou-’Amer, appelé aussi H’aouch-Yahia-Agha. Il est fréquenté par un grand nombre de tribus. Celles de Flîcet-Mellîl y apportent de l’huile , des figues sèches, des raisins secs et des meules à main, extraites de leurs montagnes; elles y achètent du blé, des légumes et de la laine. Autrefois les tribus de Flîça n’avaient pas d’autre kâdi que celui des Isser, qui siégeait sur le marché du vendredi. C’est là que les Kabyles allaient lui soumettre leurs contestations. Le vendredi des Isser est fréquenté par les Beni-Tour et les Amraoua. Les Beni-Khalfoun (Ben-Hini) y vendent des raisins secs et y achètent du blé. Toutes les tribus de Guechtoula (Bou-R’ni) y sont représentées , ainsi que les Beni-Tour (Dellis); il est probable , quoique nous manquions d’indications formelles , qu’elles contribuent aussi à l’introduction des grains en Kabylie. Les Beni-Ma’ned apportent au vendredi des Isser de l’huile et des fruits secs achetés aux Kabyles, et y achètent du blé.

 

 

 

 

3. Dimanche des Beni-’Aïcha

 

Les Beni-’Aïcha appartiennent à l’ancien Caïdat de Khechna. Ils avaient autrefois, comme spécialité, le commerce d’entremise entre les Kabyles et les Arabes, achetant aux Kabyles de l’huile et des peaux, et des blés aux Arabes. C’est à ce genre d’opérations qu’ils se livraient, tant sur leur propre marché que sur les autres. Leur marché se tient tous les dimanches, sur le bord de l’Isser, autour d’une mosquée couverte en chaume, consacrée à Sidi-’Ali-ou-Msa’oud, à côté d’un bois très épais d’oliviers sauvages. Parmi les tribus kabyles qui fréquentaient ce marché, on nous a mentionné particulièrement les tribus de Guechtoula (Ben-Hini).

 

 

 

4. Vendredi des ‘Ammâl

 

Comme les Beni-‘Aïcha, les ‘Ammâl font partie de l’ancien Caïdat de Khechna. Leur marché se tient prés du pont de Ben-Hini, au confluent de l’Ouad-Zîtoun et de l’Ouad-Isser, sur la route de Constantine à Alger. Le commerce des Kabyles, sur ce marché, consistait à vendre de l’huile aux ‘Ammâl, dont la spécialité était de faire du savon, et de leur prendre en échange les blés achetés aux Arabes. Ce marché était surtout fréquenté par les tribus du canton de Ben-Hini. Les Beni-Khalfoun y vendaient des raisins secs, produits de leur cru, et prenaient du blé en échange. Les Beni-Ma’ned y vendaient l’huile et les fruits secs achetés sur les marchés de la Kabylie, et y achetaient du blé apporté par les Arabes.

 

 

 

 

5. Dimanche des Sanhadja

 

La tribu des Sanhadja fait partie de l’ancien Caïdat des Beni-Dja’âd. Il se tient en un lieu nommé Zebboudj , sur le haut Isser. Il est fréquenté par les tribus des deux cantons kabyles de Ben-Hini et de Bou-R’ni. Les Beni-Khalfoun y vendent leurs raisins, et prennent probablement du blé en échange. Les Beni-Ma’ned y vendent de l’huile et des fruits secs achetés aux Kabyles, et y achètent du blé apporté par les Arabes.

 

 

 

 

6. Vendredi des ‘Arîb

 

Les ‘Arîb formaient autrefois à eux seuls un Caïdat qui arrivait au contact de la Kabylie par une petite trouée comprise entre le Caïdat des Beni-Dja’âd et le cheïkhat héréditaire des Oulâd-Bellîl. Ils avaient deux marchés, dont l’un se tenait tous les lundis et l’autre tous les vendredis.

 

Le lundi se tenait sur l’Ouad-Tneïn, dans le pays des Oulâd-Guemra, près du fort (bordj) où résidait le caïd des ‘Arib. Aussi les Kabyles insoumis ne s’y montraient-ils pas volontiers; ils préféraient le marché du vendredi, où la surveillance était moins active et moins immédiate.

 

Le vendredi des ‘Arîb se tient en un lieu nommé Dridia, au-dessous d’Aïoun-Bessâm. Il est surtout fréquenté par les Oulâd-el-’Azîz (Ben-Hini), qui viennent y chercher du blé et de l’orge, et qui y vendent de l’huile, des figues et des raisins secs, de la poudre et des armes.

 

 

 

 

7. Samedi des Oulâd-Bellîl

 

Il se tient à Bordj-el-Bouira (vulgairement appelé Bordj-Hamza), sur l’un des affluents supérieurs de l’Ouad-Akbou. Nous n’avons point d’indications sur les tribus kabyles qui fréquentaient ce marché; c’était probablement la que les populations du versant méridional du Jurjura, Merkalla, Beni-Meddour, Beni-Ia’la et Beni-’Aïci venaient acheter leurs provisions de blé.

 

 

 

 

 

8. Dimanche de La Medjâna

 

Ce marché est l’un des plus importants parmi ceux qui intéressent le commerce extérieur de la Kabylie. Il se tient à Bordj-bou-Ariridj , sous la résidence de Ah’med-ben-Mohammed-el-Mokrâni , le khalifa de la Medjâna. Mais l’autorité française est y représentée plus directement encore par un officier, M. le commandant d’Argent, qui occupe cette résidence, et seul, au milieu des tribus arabes, exerce, de concert avec le khalifa, une surveillance aussi active qu’intelligente sur toute la partie occidentale de la province de Constantine.

 Trois cantons viennent s’approvisionner de blé au marché de la Medjâna. Ce sont ceux du Jurjura méridional, du Bîbân et d’Illmaïn.

 

Le canton du Jurjura méridional y envoie les Beni-Mlikech et Illoul-Açammer; le canton du Bîbân, les Beni-’Abbès et la tribu de Kolla-ou-Satour; le canton d’Illmaïn y envoie les Beni-Ourtilân, Tafreg, Bounda, Dja’fra et Zammôra. Ces tribus y apportent les divers produits de l’industrie habile, huile, savon, plats et ustensiles en bois, fruits secs; ils emportent de l’orge, du blé, de la laine et des bestiaux.

 

 

 

 

 

9. Dimanche des ‘Amer

 

Ce marché se tient à Setif. On ne nous a signalé, comme le fréquentant d’habitude, que la tribu de Kolla-ou-Satour; cependant nous y avons trouvé quelquefois des Beni-’Abbès, des Beni-Ourtilân et même des Zouaoua, mais toujours en très-petit nombre.

 

 

 

 

10. Jeudi des Oulâd-Chiouk’

 

Se tient à ‘Aïn-Roua, sur une hauteur appelée Dra’-el-Caïd, à une journée environ du Djebel-Megris. On ne nous a pas indiqué de tribu appartenant à la Kabylie proprement dite qui fréquente ce marché; cependant il est probable qu’une partie du canton d’Amacin vient y acheter des blés apportés par les Arabes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 







Homeofmovies |
Chezutopie |
Invit7obbi2812important |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Trucs , Astuces et conseils !!
| Bien-Être au quotidien
| Cafedelunioncorbeilles45