La Rebka

6042018

 

 

 

 

 

La Rebka dans Attributs d'Algérienneté 1517400959-s-l1600

 

 

 

 

 

 

La rebka est le droit de vengeance privée. C’est un vieux reste de la civilisation primitive, qui se retrouve à peu près chez tous les peuples. Ce droit de rebka la famille kabyle l’exerce contre ses propres membres ou contre l’étranger. L’individu, lésé dans ses intérêts matériels, peut l’exercer, à titre de représailles, même contre un objet appartenant à son adversaire. 

 

 

La djemâa est impuissante contre la rebka, c’est-à-dire que le droit pénal public est tenu en échec par le droit pénal privé, et cette confusion est regrettable, car l’homicide par imprudence, le meurtre commis par un fou, par un mineur, par un animal domestique, créent la dette de sang, tout aussi bien que l’assassinat avec préméditation. En vertu de la rebka, chaque individu peut se venger, et il transmet ce pouvoir à ses héritiers, à ses parents, à ses amis. De là, en Kabylie, des vendettas séculaires, des haines inexpiables de famille à famille, de tribu à tribu. 

 

 

A vrai dire, la guerre privée serait l’état habituel de la Kabylie, si, dans l’usage, la rebka n’était atténuée par divers tempéraments : ainsi le rachat de la dette de sang est toléré, et même encouragé par l’opinion : en ce cas la djemâa reprend ses droits, et prononce une peine proportionnée au délit. Ces peines consistent presque toujours en amendes. Parfois on condamne à la cautérisation, l’abscission de la barbe, le bannissement, la démolition de la maison, le bris des tuiles, l’incendie des vêtements, rarement la peine de mort, qui a lieu sous forme de lapidation.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Aïd-el Foul

4042018

 

 

 

 

 

Aïd-el Foul  dans Coutumes & Traditions 1516633383-fete-des-feves

 

 

 

 

 

 

 

A quelques pas du jardin d’essai, sur la plage, et non loin de l’Oued-Krenis, plus connu sous le nom du ruisseau, on voyait la koubba de Sidi-Belal, à moitié enfoncée sous les sables. C’est là, dit M. de Rouzé, que les nègres d’Alger venaient, chaque année, célébrer l’Aïd-el Foul, la fête des Fèves. Cette fêle avait lieu un mercredi, à l’époque appelée Nissam par les indigènes, c’est-à-dire, celle où commence à noircir la plante qui porte les fèves. Jusque-là les nègres s’abstenaient de manger de ce légume. 
   

 

Les traditions ne sont nullement d’accord au sujet de Sidi Belal, si fort en honneur parmi les nègres : quelques uns 

croient pouvoir le rattacher au Belal, esclave noir de Mohammed, qui embrassa l’islamisme l’un des 
premiers. Celte version ne paraît guère admissible, malgré l’identité du nom de Belal, qui fut effectivement le 
premier noir musulman. 
   

 

Affranchi par Mohammed, il avait été chargé par lui de la surveillance des fontaines. Mais les sacrifices et les 
cérémonies de la fête s’accordaient peu avec l’honneur qu’on voulait lui faire. Les nègres, dans leur pays natal, 
sont encore tous adonnés à l’idolâtrie : ils ne reconnaissent en rien la religion de Mohammed, à laquelle ils ne sont initiés qu’après être tombés au pouvoir des musulmans. 

 

 

 

1516633647-s-l1600 dans Coutumes & Traditions 

  

 

 
   

En reproduisant donc à Alger, une fêle qui leur rappelait leur pays natal, il est peu probable qu’ils eussent en 
vue de glorifier un souvenir des premiers jours de l’islamisme. Si l’on considère en outre que, sous le gouvernement des Turcs, alors que toutes les fêtes musulmanes étaient célébrées avec une rigoureuse observation, jamais les nègres n’avaient évoqué la mémoire de leur patron, et qu’ils n’avaient commencé à la faire qu’à l’abri de la tolérance des cultes, on sera conduit à chercher une autre origine. 
Le nom de Belal semble rappeler Belus ou Baal, ou Bel, ce dieu importé en Afrique par les Phéniciens, et à qui on offrait des sacrifices d’animaux de toutes espèces; et l’Aïd-el-Foul pourrait bien n’être autre chose qu’une trace, persistant à travers les siècles, du culte rendu à ce faux dieu. Du reste, le sacré était mêlé au 
profane dans le cérémonial de cette fête. 
   

 

Elle consistait d’abord à célébrer le Fatha ou prière initiale du Coran et à égorger ensuite un boeuf, des moutons, des poulets, au milieu de danses et de chants. Le bœuf destiné au sacrifice était préalablement couvert de fleurs; sa tète était ornée de foulards, et ce n’était qu’après que les sacrificateurs avaient exécuté des danses, dans lesquelles ils tournaient sept fois dans un sens et sept fois dans un autre, que l’animal recevait le coup 
mortel. La manière dont l’animal subissait la mort, soit qu’il tombât subitement sous le couteau qui l’avait 
frappé, soit qu’il s’agitât dans une pénible et lente agonie, était le sujet de pronostics heureux ou malheureux qu’interprétaient aussitôt les aruspices noirs. 
   

 

Après le sacrifice, commençait la danse nègre. La troupe des enfants du Soudan se dirigeait vers un bassin carré rempli d’eau, consacré à Lella-Houa, sainte femme qui est également en grande vénération chez eux. Dans ce moment, on voyait des individus, hommes ou femmes, se précipiter, ruisselants de sueur, dans les eaux de la 
mer, d’où leurs compagnons avaient grand’ peine à les retirer. 
   

 

D’un autre côté, et sous des tentes improvisées, les négresses s’occupaient à faire cuire les fèves, les premières que les nègres devaient manger de l’année, et qui servaient d’assaisonnement au mouton et au couscoussou, base du festin. Tout le reste de la journée se passait en danses et en chants, auxquels la musique appelée 
derdeba, c’est-à-dire l’horrible tapage si aimé des nègres, servait d’accompagnement. Les autres musulmans, habitants d’Alger, s’abstenaient en général d’assister à ce spectacle. Il n’en était pas de même des femmes qui, probablement excitées par les récits de leurs négresses y venaient en foule. Il est juste de dire cependant que les femmes qui appartenaient aux principales familles ne figuraient pas dans ces réunions. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Ichouaoun

2042018

 

 

 

 

 

Ichouaoun dans Attributs d'Algérienneté 1516638770-1891052

Femme Kabyle, des Beni Ouacif

 

 

 

 

 

 

Les hommes du village de Taourirt Mokrane, chez les Aït Irathen, avaient la spécialité d’une espèce de broderie grossière en fil de lin pour les coiffures de femme appelées ichouaoun

 

 

Ils emploient comme canevas la toile de lin fabriquée par les Aït Yahia, et tracent des dessins en relief sur ce canevas, à la main et à l’aiguille. Ils découpent ensuite des jours dans la toile avec les ciseaux.

 

 

Autrefois, les ichouaoun, ordinairement teints en noir, constituaient la coiffure même des femmes; puis ils ne servaient plus que de support à une étoffe de soie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




La mort stoïque de Yahia agha

31032018

 

 

 

 

 

 La mort stoïque de Yahia  agha dans Histoire 1516546367-c-0qwa-xkaikid2

Hussein-Pacha, dey d’Alger, d’après le portrait communiqué par M. Florent Thierry, vice-consul de France à Alger. (1830-1831)

 

 

 

 

 

 

 

Louis Veuillot rapporte dans son ouvrage : les Français en Algérie, une histoire qu’il a entendu raconter par un Arabe à Blida : c’est la mort stoïque de Yahia agha, digne d’être comparée à celle de Socrate. 
 
 
 
 
 
 
Sous le gouvernement du dernier Dey, en 1827, Yahia était agha des Arabes, c’est-à-dire à peu près généralissime de la république, avec un plein pouvoir de vie et de mort sur toute créature en dehors des murs d’Alger. C’était un homme juste et bon, qui n’usait de son autorité, que pour punir les coupables et protéger les innocents.

 
Les Arabes le chérissaient; leur amour le rendit suspect : on l’accusa d’avoir conspiré. Rien n’était plus faux : néanmoins il tomba en disgrâce.

Fort de sa conscience, il ne daigna pas se défendre, et demanda seulement de pouvoir habiter Blida aussi longtemps qu’il aurait le malheur de déplaire à son maître. Ce qu’il désirait lui fut accordé, car Hussein avait assez d’amitié pour lui, et répugnait un peu à le faire étrangler sur une dénonciation que rien ne justifiait. Yahia partit ; ses ennemis le virent avec joie s’éloigner : il se mettait ainsi à leur discrétion. Bientôt ces perfides allèrent trouver le dey et lui parlèrent de la sorte :

O Effendi, Yahia t’a demandé la grâce d’habiter Blida ; il y demeure, et c’est surtout maintenant qu’il est dangereux. Personne n’ignore que toutes les tribus de la plaine et toutes celles de la montagne qui entourent cette ville, et Hadjoutes, et Beni-Salah, et Soumatra, et Mouzaïa, et toutes les autres lui sont dévouées. Que fera-t-il ? pour se venger, il en formera une troupe avec laquelle il viendra vous assiéger dans Alger. Il faut qu’il meure.  

 
Hussein les crut. Il fit venir son chaouch Hadj-Ali, qui avait été précédemment au service de l’agha, et lui dit :

 Prends une troupe d’hommes sûrs. Fais-toi accompagner du mezouard (officier de police faisant fonction de bourreau), et rends-toi tout de suite à Blida, en calculant la marche de manière à arriver pendant la nuit. Tu feras cerner par la troupe la maison de Yahia, et lorsque tu seras bien sûr que personne ne peut échapper, tu entreras avec le mezouard, vous saisirez Yahia et vous l’étranglerez. Voici mon firman. 

 
 
 
Aussitôt Hadj-Ali, le mezouard et plusieurs chaouchs, suivis d’une petite troupe de cavaliers résolus, se mettent en route. Cependant le secret n’avait pas été si bien gardé, que les nombreux amis de l’ancien agha n’eussent pu soupçonner quelque chose. On dit que Hadj-Ali, dont la triste contenance parlait assez haut, laissa échapper à dessein quelques paroles qui, sans le comprendre lui-même, révélaient le danger de son bienfaiteur. Un homme dévoué monta un excellent cheval, qui avait été dans les écuries de Yahia, et qui n’y avait reçu que de bons traitements; car Yahia, fidèle aux injonctions du Coran, était doux et miséricordieux envers les animaux et envers les hommes. Le cheval et le cavalier firent si
bien qu’ils devancèrent la troupe d’Hadj-Ali. La funeste nouvelle est donnée. On avertit Yahia que les bourreaux sont en route, qu’ils vont arriver, et on le conjure de chercher son salut dans une prompte fuite que chacun sera heureux de protéger, car il n’est personne qui ne consente à braver pour le sauver la colère du pacha. Il ne lui faut qu’une heure pour gagner les Beni-Salah ou les Beni-Menad. Une fois là, il peut se mettre en défense et marcher sur Alger. Certainement toute la plaine grossira son monde : il lui sera aisé de prendre la ville; et, en s’emparant de la première place de l’État, il se vengera d’un maître ingrat et cruel et de tous ses ennemis. Yahia ne répond que par un refus, disant qu’il veut attendre les ordres de son prince, et que, s’il est vrai qu’on songe à le priver de la vie, ce n’est pas une chose à laquelle il tienne tant, et qu’il saura bien mourir. Ni les raisons, ni les prières ne lui sont épargnées pour l’amener à changer de résolution : tout est inutile.

 
Cependant la nuit est venue. Ali, les chaouchs, le mezouard pénètrent dans la ville. Tandis qu’en silence ils cernent la maison, les fidèles domestiques de l’agha, sans consulter leur maître, s’empressent, en silence aussi, de la barricader. Cela fait, et d’autres dispositions étant prises, ils se présentent devant Yahia et tentent un dernier effort :

 

Seigneur, lui disent-ils, les bourreaux sont arrivés et ils entourent votre maison. Actuellement personne ne peut sortir d’ici; mais nous avons barricadé la porte, et personne ne peut entrer. Vous ne sauriez douter qu’on en veut à votre vie.

Je n’en doute pas, dit Yahia.

Vous n’avez, reprirent-ils, qu’un mot à dire pour la sauver. Du haut de la terrasse, nous avertirons un ami qui est prêt à se rendre dans les tribus : il leur fera connaître le danger où vous êtes, et, en moins de trois heures, elles seront ici, assez fortes pour vous délivrer : qu’elles puissent seulement voir un mot écrit par vous, elles vous emmèneront à la montagne. Si vous ne voulez pas faire la guerre au pacha, vous n’aurez qu’à rester tranquille chez ces amis fidèles, personne ne sera si hardi que de vous aller chercher. 

  
Yahia, sans changer de visage, leur répondit tranquillement : Ici ou ailleurs, connaissez-vous un lieu où je ne doive pas mourir un jour? Mais, si je m’enfuis, je mourrai comme un lâche, puisque j’aurai craint la mort, et comme un traître, puisque je me serai révolté. Plus tard, on me fera justice, et l’on dira ce que c’était que Yahia. 

Sans permettre qu’on ajoute une parole, sans prendre garde aux sanglots et aux gémissements qui éclatent autour de lui, et qu’on s’efforce d’étouffer pour ne pas donner l’éveil aux gens du pacha, Yahia, de cette voix à laquelle nul ne pouvait désobéir, ordonne qu’on ouvre immédiatement la porte de la maison. Les bourreaux entrent et n’ont pas même la peine de frapper.

 
Ali s’approche de Yahia et lui présente ensuite le firman : 
 
 Effendi, lui dit-il. Voici l’ordre de notre maître. 

C’est bien, dit l’agha, donnez-moi seulement une heure pour faire mon testament, embrasser ma fa- mille et faire mes prières. 

Seigneur, répond le chaouch, je ne puis, l’ordre est formel, et doit être exécuté sans délai. 

 
 
Yahia, toujours aussi tranquille que s’il s’agissait d’un autre, dit de nouveau : 
C’est bien. 
 
Il donne paisiblement l’ordre à ses serviteurs de placer une natte dans la cour au pied d’un bel oranger qui étendait ses branches chargées de fleurs sur une fontaine limpide et murmurante ; il fait mettre sur celle natte un tapis et, pour ne pas perdre de temps, après s’être purifié avec l’eau de la fontaine, tout en récitant la prière il ôte lui-même ses vêtements. Ayant achevé, il se place sur le tapis et dit : 
 
 
Je suis prêt ! 

 Alors le mezouard s’avance ; mais Yahia le repousse d’un geste dédaigneux : — Non, dit-il, que ce soit Ali

Effendi, s’écria Ali en pleurant, comment oserais-je porter la main sur vous? Vous avez été mon maître, et vous m’avez comblé de bienfaits. 

Est-ce toi, mon fils, qui me fais mourir? Tu n’es qu’un instrument comme ce lacet. Mais puisque je meurs innocent, je ne veux pas que ce soit de la main de ce chien, habituée à ne se porter que sur de vils criminels, qui me donne la mort : je veux une main 
choisie par moi, la main d’un ami ! 

Alors Ali, tout tremblant, lui passe le lacet autour du cou. Yahia, d’une voix ferme dit encore. 

« Allah akbar ! Dieu est grand ! » et meurt avec un sourire. 

 

 
 
 
Il était dans la force de l’âge, de petite taille, mais agile, robuste et majestueux. Il portait une longue barbe noire : ses traits aimables commandaient le respect et l’attachement. S’il avait vécu, les Français ne seraient pas dans le pays des Arabes, car il les aurait 
chassés ; ou, par ses sages conseils, il aurait empêché Hussein pacha de s’engager dans cette funeste guerre. 
Voilà ce que  disaient tous les Arabes (de l’époque) à qui vous parlerez de Yahia agha
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 




Tribus d’Algérie les plus renommées pour la noblesse de leurs chevaux

29032018

 

 

 

 

 

Tribus d'Algérie  les plus renommées pour la noblesse de leurs chevaux dans Attributs d'Algérienneté 1516548713-s-l1600

Algérie, Chevalier Arabe 1895 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les meilleurs chevaux du Sahara sont les chevaux des Hamyane, sans exception. Ils ne possèdent que d’excellents chevaux, parce qu’ils ne les emploient ni pour le labour, ni pour le bât; ils ne s’en servent que pour expeditionner et se battre. Ce sont ceux qui supportent le mieux la faim, la soif et la fatigue. Après les,chevaux des Hamyane viennent ceux des Harar, des Arhâa et les Oulad-Naïl

 

Dans le Tell, les meilleurs chevaux pour la noblesse et pour la race, la taille et la beauté des formes, sont ceux des gens du Chelif, principalement ceux des Oulad-Sidi-Ben-Abd-Allah (Sidi-el-Aaribi), près de la Mina, et encore ceux des Oulad-Sidi-Hassan, fraction des Oulad-Sidi-Dahhou, qui habitent la montagne de Mascara.

 

 

Les plus rapides sur l’hippodrome, beaux aussi de formes, sont ceux de la tribu des Flitas, des Oulad-Cherif et des Oulad-Lekreud. Les meilleurs pour marcher sur les terrains pierreux, sans être ferrés, sont ceux de la tribu des Assassena, dans la Yakoubia. On prête cette parole à Moulaye-Ismaïl, le sultan célèbre du Maroc. 

 

Puisse mon cheval avoir été élevé dans le Mâz,
Et abreuvé dans le Biaz. 

Le Mâz est un pays des Assassena, et le Biaz est le ruisseau, connu sous le nom de Foufet, qui roule sur leur territoire. 

 

Les chevaux des Oulad-Khaled sont aussi renommés pour les mêmes qualités; Sidi-Ahmed-ben-Youssef a dit au sujet de cette tribu : 

 

 Les longues tresses et les longs djelals se verront chez vous jusqu’au jour de la résurrection. 

 

Faisant ainsi l’éloge de leurs femmes et de leurs chevaux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Légende de La Chiffa

27032018

 

 

 

 

 

Légende de La Chiffa  dans Croyances & Légendes 1516529335-mod-article5613555-1

 

 

 

 

 

Comme toutes les localités, les gorges de la Chiffa ont leurs légendes. On en rapporte une bien originale : c’est celle de la grotte qui se trouve sur le ruisseau des Singes. En voici l’origine.

 

 

Il y a bien longtemps de cela, alors que les habitants de l’Atlas n’étaient pas encore musulmans, un homme, venu on ne sait d’où, s’était établi à la pointe extrême du pic de Mouzaia. Les indigènes le désignaient sous le nom de Bou-Chakour, l’homme à la hache, parce qu’il avait atteint le sommet du Tamezguida en se frayant, à l’aide de cette arme, un chemin à travers la forêt, qui, à cette époque, s’étendait sur tout le pays. Cet
homme était un marabout : toutes les fois qu’il récitait la Fatiha, cette prière devenait pour lui une nourriture abondante, et quelques versets de la Sourate de la Vache, suffisaient pour étancher sa soif. 

 

Un jour un Kabyle, poussé par la curiosité, alla vers lui : Bou-Chakour lui offrit une splendide hospitalité; il lui fit réciter quelques prières qui se changèrent par la puissance du Dieu très haut en un somptueux repas : et lorsque le Berbère quitta le marabout, il était rassasié et converti. Cet événement fit grand bruit et Bou-Chakour ne tarda pas par ses repas spirituels à convertir à l’islamisme toute la contrée. Seulement l’ascension
du Tamezguida était rude, et ce n’était qu’au sommet qu’une Fatiha pouvait se changer en un plat de couscoussou.

 

 

Les Berbères sollicitèrent en vain Bou-Chakour pour qu’il obtînt d’Allah que le miracle pût s’accomplir en plaine; Bou-Chakour resta inflexible; seulement, un jour, il descendit avec eux, et d’un coup de hache, il défricha toute la Mitidja, puis il les quitta en leur disant : « Priez et cultivez. »

Les Berbères obéirent ; mais, hélas ! le grain ne germait pas par le manque d’eau : ils retournèrent vers le marabout. Bou-Chakour les écouta, puis il prit sa hache, alla dans la montagne et la fendit dans une grande partie de son épaisseur; aussitôt des eaux abondantes jaillirent de tous côtés et allèrent fertiliser la plaine.

 
 
Bou-Chakour se tourna vers les Kabyles et leur dit : « Rani atit koum ech cheffa : je vous ai donné la Chiffa. » (C’est-à-dire la guérison de vos maux.)Depuis cette époque, la prospérité règne dans tout le pays, et les Mouzaïa sont restés jardiniers émérites, croyants convaincus, et… gourmands.

 

 

Sidi Bou-Chakour est enterré au sommet du Tamezguida. Tous les ans les populations vont en pèlerinage à son tombeau, et chaque pèlerin gravit la haute montagne avec une cruche pleine d’eau : le marabout n’est plus là pour accomplir le miracle de l’étanchement de la soif par un verset du Coran, mais c’est une oeuvre pie que de fournir de l’eau au voyageur croyant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




El- Houma (الحومة)

25032018

 

 

 

 

 

El- Houma (الحومة)  dans Attributs d'Algérienneté 1516462691-9-place-bir-djebbah

 

 

 

 

 

Houma, terme spécifique à la ville d’Alger. C’est un espace de vie, un composant important du tissu urbain et de la mémoire de la ville. Ce terme désigne plus exactement le quartier urbain qui a la particularité d’un espace collectif et privé à la fois. 

 

Pour ses résidents, la houma a une caractéristique sociogéographique dans la ville. Cette distinction particularise l’espace bâti et sa population par une activité, l’origine ou la fonction de ses occupants, une histoire propre…

 

Elle est une identité socio-spatiale à l’intérieur de l’espace social de la ville d’Alger, articulée et occupée de manière à ce qu’elle soit le produit socio-spatial de ses résidents. C’est à partir du rapport que les habitants entretiennent avec le quartier que se construit un sentiment d’appartenir à l’identité sociale de la houma

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




La Casbah D’Alger au 17ème Siècle

23032018

 

 

 

 

 

La Casbah D’Alger au 17ème Siècle dans Architecture & Urbanisme 1516442783-casb0011

Vue du port et de la casbah en 1830

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Casbah, socle de la Medina et donc d’Alger, devint célèbre avec l’arrivée de la fratrie Barberousse, ainsi que les Morisques et les Marranes chassés d’El Andalous.

 

 

Dans sa globalité, La Casbah était délimitée au nord-ouest par la mer, à l’est par le Square Port Saïd et le Boulevard Ourida Meddad, au sud par le Boulevard de la victoire, à l’ouest par la rue Azouzi, frôlant le Jardin de Prague et finissant à la rue Icosium.  La Medina, y compris le côté littoral, était encerclée par 3 100 mètres de muraille. Tout le long du périmètre, des tours de guet jalonnaient l’enceinte de la cité.

 

 

Un autre type de cloisonnement était aussi appliqué à l’intérieur de la cité. Cette pratique est typique de style urbain musulman où la ségrégation homme-femme était la norme. La rue appartenait aux hommes, les femmes étaient reléguées à l’astreinte de leur domicile. Cette ségrégation se nomme la « Horma » en langage populaire. Ce terme à une connotation avec harem, et aussi avec le mot « Haram », signifiant prohibition dans le lexique de la Charia.

 

 

Les exigences de la Horma avaient donné un standard architectural indépendamment de la fortune du propriétaire et de la taille de sa demeure. Les habitations de la Casbah étaient conçues pour garder la gent féminine loin du regard des hommes, comme le prescrit la Charia.

Derrière les barreaux de fer, des lattes de bois entrecroisées et d’épais rideaux, arrêtent les regards indiscrets des passants voyeurs.

 

 

 

 

 

1516443791-normal dans Architecture & Urbanisme

 

 

 

 

 

Outre la division de la topographie et du statu social, il existe une autre division dans l’espace de vie, on peut ainsi dire qu’il y a : La « Haute Casbah » des femmes au ‘Esttah’ (terrasse) et la « Basse Casbah » des hommes ‘Zenka’ (rue). 

Bien avant l’arrivée des Ottomans et des Français, la divisions se faisait déjà selon la topographie : le djebel, habité par les plus démunis ; et ‘Lawta’ (le plat) parsemé de résidences de notables, campements de milices, souks, mosquée et divers dépôts. 

Les points d’accès étaient au nombre de cinq : Bab Azzoun, Bab el-Oued, Bab Ajdid, Bab Labhar, et Bab Jazira. Les rues reliant les portes se rencontraient devant la mosquée Ketchaoua. 

 

 

 

Klein, rapporte que le nombre de portes d’accès était de six. 

Bab Jedid, datant du 16ème siècle, c’est par là que pénétra l’armée française, en 1830. Porte détruite en 1866. 

Bab Azoun, la porte historique d’Alger.

Bab Labhar, front de mer

Bab Jazira, aux abords de l’ancien Penon.

Bab el-oued.

Bab Ramdan, voisine d’el Kettar. 

 

 

Toutefois, Haedo fait mention de neuf portes, dont six avec gardes et cavaliers. Selon cette même source il avait aussi en dehors de l’enceinte, trois « Bordj », forteresse, implantées à des pointes stratégiques pour contrer d’éventuelles attaques.   

Les rues reliant Bab Azoun à Bab El Oued forment la ligne de démarcation entre la Haute et la Basse Casbah. 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Vue générale prise du haut de la casbah 1890

 
 

 

 

 

 

 

 

 Haute Casbah 

 

 

La haute Casbah est compressée de maisons contiguës, souvent adjacentes, enfermées dans une enceinte délimitée par une muraille tout le long de sa circonférence. 

Elle abritait les démunis qui habitaient de modestes demeures. Des chefs de familles, en général commerçants ou artisans. 

Les maisons avaient des cours intérieures rectangulaires ou carrées, d’environ 4 sur 5 m de côté, cernées de chambres d’égales dimensions, avec des fenêtres qui donnent sur la mer. 

Les plafonds étaient bas, les portes étroites, les cours recouvertes de carrelages et garnies de fleurs et de plantes aromatiques.  Vu la contiguïté des lieux, l’extension des bâtisses se faisait aussi bien en vertical qu’en horizontal. Pas plus de deux étages en hauteur, et des maisonnettes sur les côtés, était la norme. Les maisonnettes servaient de logis pour serviteurs et ouvriers. 

 

 

 

Les maisons étaient dotées de trois-terrasses réservés particulièrement aux femmes et aux enfants. Ces terrasses communicantes, avec vue sur la mer et à ciel ouvert, sont un havre de réjouissance pour les femmes qui y passaient beaucoup de temps. C’est aussi le lieu de rencontre avec les voisines qui pouvaient visiter presque toute la Casbah en hauteur. 

 

 

Les rues, plutôt des ruelles, étaient en pente, très étroites par endroit, couvertes parfois d’une voûte, elles conduisaient souvent dans une impasse. En dédale et sinueuse, elles étaient dépourvues de trottoirs et de chaussée. Aucun attelage ne pouvait les emprunter, excepté quelques petits ânes qui connaissaient le chemin. 

 

 

Dépourvues de salles de bains, les habitants utilisaient les hammams publics. Quelques maisons étaient dotées de puits, et de « Bit el ma » sorte de buanderie pour laver le linge. 

Des fontaines publiques étaient disponibles pour le reste des habitants. L’espace de vie était très restreint à l’extérieur des maisons, point d’arbres ni places publiques. 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Basse Casbah 

 

 

La Basse Casbah supplante et longe le site d’un ancien comptoir phénicien. Au contrebas du Mont Bouzaréah, façade sur mer, la Basse Casbah fait rade, elle est dotée d’assez d’espace en arrière-plan pour la construction d’édifice. C’est un piedmont qui permet la construction de maisons opulentes et qui laisse assez d’espace pour en faire un milieu urbain. Les maisons somptueuses, les palais et les palaces se trouvaient en Basse Casbah. 

 

 

 

La Djenina, bâtie en 1662 par le Pacha Ismaël, s’étendait du centre ouest de la place du Gouvernement actuelle, à la rue Djenina. Elle comptait de nombreux bâtiments, dont le Palais du Sultan construit par Salah Raïs de 1552 à 1556, la mosquée Djama Chaouch, le Dar Hamed, harem du Dey Hamed assassiné en 1805, les fours et les magasins de la manutention. Le petit jardin (Djenina) du Palais de Salah Raïs donna son nom à tout le quartier. 

 

 

Les Deys d’Alger habitèrent la Djenina jusqu’en 1817, époque à laquelle Ali Ben Hamed avant dernier dey d’Alger, se retira prudemment, avec son entourage et ses coffres à la Haute Casbah. Il y construit la forteresse Dar sultan Jadida pour s’y installer. 

 

 

Les maisons, grandes ou petites, étaient toujours bâties autour d’une cour pavée en pierre ou carrelage. La majorité des maisons avaient un rez-de-chaussée et un étage. Tout autour de la cour s’élèvent des colonnes de pierres ou de marbre pour soutenir une galerie qui mène aux étages supérieurs et à la terrasse.  Les appartements y sont construits dans le même ordre et dans la même forme que ceux de dessous.  

 

 

 

Les maisons ou ‘Dar’ sont raffinées et les maisons adjacentes sont appelées ‘Douera’ diminutif de ‘Dar’. Elles peuvent servir de magasins, ou d’habitation de second ordre. Certains quartiers étaient dédiés au commerce.

 

 

La Dar était essentiellement une maison bourgeoise abritant généralement une même famille de plusieurs générations. 

 

Les Menazehs sont les plus aérés. Les portes sont à deux battants et sont en bois sculpté, quelquefois une portière permettait le passage sans ouvrir les deux battants. Au-dessus de la porte, deux ou trois ouvertures de forme rectangulaire et surmontées d’un arc en plein cintre, permettaient la circulation de l’air lorsque les portes et les fenêtres étaient fermées. 

 

 

A défaut d’avoir un local dans les quartiers de commerce, les artisans utilisaient parfois un portique rattaché à leur domicile pour exercer leur profession. 
 

 

Les maisons sont dotées d’une cour interne cernée d’arcades et de piliers soutenant un ou plusieurs étages. Cette cour est le centre de la vie familiale, elle est souvent dotée d’un puits d’eau non potable. Les autorités ottomanes ordonnèrent aux habitants de creuser leur propre puits en prévision d’état de Siege. Les nantis se permettaient de petites vasques.

Le patio est pavé de marbre chez les aisés, et de carreau en terre cuite dans les maisons plus modestes. Les murs sont ornés de carreaux de céramique aux couleurs et motifs variés. 

L’accès aux maisons est pourvu d’une chicane qui fait tampon entre le « dehors » et le « dedans ». 

Au rez-de-chaussée, une grande chambre sert de lobby occasionnel au propriétaire pour les rencontres sociales entre hommes. La femme de maison avait le champ libre au niveau supérieur de la demeure. 

 

 

 

 

 

 

 

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Édifices Ottomans 

 

 

Les Ottomans ont laissé leur marque en Algérie par les édifices construits dans la Casbah, Alger et sa banlieue. Notamment : des forteresses, des palaces, et somptueuses villas appelées Dar, quelques maisons de villégiature appelées Hafs se trouvent en dehors de la Casbah. 

 

 

Les différentes résidences officielles des gouverneurs, Beys, Berlebeys, et Deys étaient désignées « Dar Sultan », demeure du sultan.  
 

 

les premiers aménagements des quartiers de la Casbah furent entrepris entre 1552 et 1556 par Salah Raïs, ancien soldat de l’armée ottomane, originaire de Troie, il fut nommé Beylerbey par le Sultan. La résidence agrandie du Chef Toumi est probablement le « Dar Sultan » initial. Celle-ci fut détruite après l’arrivée des Français. 

 

 

 

 

 

 

 

Dar Sultan Jadida

 

Il ne subsiste qu’un rempart de la demeure en haute Casbah de Hussein, dernier Dey d’Alger. Le site fut rebaptisé Fort l’Empereur en honneur de Charles le Quint qui échoua dans sa tentative de la prise d’Alger. Appelé aussi Château Fort. Le Maréchal de Bourmont en prit possession en 1830.  

 

 

 

 

 

 

 

 

Dar Aziza 

 

 

Propriété de la fille du Dey Hussein, cet édifice fut construit entre 1552 et 1556. Propriété de Aziza-Bey fille de Bey, femme de Bey bey. L’édifice fut ravagé par un incendie de grande ampleur en 1844.

 

Devenu l’Archevêché, durant la colonisation française. Ce palais remarquable par ses marbres, ses faïences, ses broderies murales, devint la résidence de Monseigneur Dupuch en 1839, puis du Cardinal Lavigerie.  

 

Beaucoup plus tard, partiellement restaurée, la demeure abrita le siège de l’agence Nationale d’archéologie. Actuellement siège de l’office de Gestion et D’exploitation Des Biens Culturels Protégés.  

 

Dar Aziza se situe dans le quartier Souk-Djemâa, elle est délimitée par la place Cheikh Ben Badis et la rue Bab El Oued-Bab Azzoun. Récemment, le palais a subi des travaux de réfection suite au séisme de 2003.  

 

 

 

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Dar Khdaoudj El Amia 

 

 

Cette somptueuse villa servit de résidence à plusieurs dignitaires, Ottomans et Français. Elle fut édifiée en 1570 sur les ruines de la Kouba Ben Ali, par raïs Yahia. La demeure est connue aussi sous le nom de Dar Khadidja El Amia (Khedija l’aveugle). Cette dernière l’a héritée de son père. 

 

La villa fut le siège de la première Mairie d’Alger sous l’occupation française. 

En 1961, l’édifice fut transformé en musée des arts et traditions populaires puis servit l’année suivante comme siège de l’administration du Théâtre Algérien. En 1987, le lieu regagne sa vocation de Musée des Arts et Traditions Populaires, avant de connaître une longue période de dégradation. 

 

 

 

 

 

 

 

Dar Mustafa Bacha  

 

 

Sa construction débuta vers 1798 sous Mostafa Bacha. Après l’arrivée des Français en 1830, l’édifice fut réquisitionné par le  7ème Régiment d’Infanterie Légère. Le palais fut occupé par le général de Trobriant. Il fut désigné Palais d’hiver du gouverneur français d’Alger entre 1839 – 1841. En 1846, il servit de siège à la bibliothèque nationale. 

 

Après l’indépendance du pays, il abrita le Ministère des Affaires Religieuses, puis Le Musée De La Gravure Et De La Miniature. 

Situé dans la rue du Soudan. Le palais fut classé Monument Historique en 1982. 

 

 

 

 

 

 

 

Dar Essouf 

 

 

Entrepôt de laine construit vers 1798. Durant l’occupation française, il fut le siège de la Cour D’assises Et Du Parquet Général.

L’édifice fut occupé en 1859 par le général de Martimprey. 

 

 

Pendant la guerre de l’indépendance, durant la bataille d’Alger, il servit de centre d’interrogatoires et de tortures par les militaires français. La demeure abrite aujourd’hui, le Centre National De Restauration Des Biens Culturels.

 

 

 

 

 

 

 

Le Bastion 23 Ou Palais Des Raïs   

 

 

Le Bastion 23 est ce qui reste d’un complexe de trois palais (17, 18, 23) ainsi que de six Douera. Vers 1750 la construction du site fut entamée par Raïs Mami qui doit son nom à ses origines albanaises. La voûte qui supporte l’édifice fut construite avec des pierres romaines de Rusguniae. Les magasins attenants à cette voûte furent construits en 1814 par Hadj Ali, sous le règne d’Hussein, ainsi que le relate une inscription placée au-dessus de la porte d’entrée de ce quartier 

 

Durant l’occupation française le palais servit successivement d’ambassade des USA, pensionnat pour jeunes filles, et de Bibliothèque Municipale. A l’indépendance du pays, en 1962, il fut d’abords squatté puis laissé à l’abandon pendant plus de 20 ans. Des travaux de restauration débutèrent en 1987.

 

 

En 1994, le Palais devient Centre Des Arts Et De La Culture, ouvert au grand public. Le palais est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, sous l’appellation « Bastion 23 » qui lui a été assignée par le cadastre français. 

 

 

 

 

 

 

 
 
Djemaa Ejdid  

 

 

La mosquée Djemaa Ejdid, du rite hanafite (turc) fut construite en 1660. Elle représente une certaine ressemblance avec Sainte-Sophie d’Istanbul, affectée au culte musulman en 1453. Elle possède un Coran richement enluminé, don d’un sultan du 18ème siècle. Elle est dominée par un minaret dont l’horloge placée en 1857, provient du Palais de la Djénina, démoli en 1856. 

 

 

 

 

 

 

 

Mosquée Ketchaoua 

 

 

Vers 1436, la mosquée initiale fut érigée sur une élévation de terrain appelée « Plateau des chèvres », d’où elle tire son nom en langue turque. Son expansion, vers 1613, fut l’œuvre des autorités ottomanes. Vers 1794 le Dey Hassan Bacha rénova complètement l’édifice dans le style d’architecture ottomane. 

Deux années après le débarquement des forces coloniales, la mosquée fut convertie en église, la Cathédrale St-Philipe. A l’indépendance du pays en 1962, elle reprend sa vocation première de mosquée. 

 

 

« On ignore la date de la fondation de la mosquée Ketchaoua. On sait seulement, d’après un acte de cadi, qu’elle existait déjà en 1612. En 1794, le pacha Hassan la reconstruisit suivant de plus grandes proportions et en prenant modèle sur la mosquée Es-Sida place du Gouvernement » (Klein, 1937) 

 

 

 

 

 

 

 

Dar Hassan Bacha, Palais d’hiver 

 

 

Le palais d’Hiver, Dar Hassan Bacha, fut construit vers 1790. Demeure luxueuse appartenant à un particulier. La façade, complètement reconstituée, est lourde et ne répond nullement à l’ensemble architectural. A l’intérieur, le grand salon officiel est surchargé d’ornements en plâtre. 

Sa porte principale avec un encadrement de pierre se situait à la rue du Soudan. Dar-Hassan-pacha, ainsi que deux maisons attenantes en palais se situent à la rue du Soudan. L’ensemble fut réquisitionné par l’Etat français. 

 

 

 

 

 

 

 

Les Maisons Hafs

 

 

Les édifices Hafs, maisons de villégiature pour les autorités de la Régence et les notables, furent rénovés et utilisés comme propriété étatique ou privée, durant la colonisation française. 

 

 

 

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
Villa Abdeltif : palais situé dans la campagne de la commune d’Alger. Exemple d’architecture des djenans du XVIIIᵉ siècle
 
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Des Lettres serviles

21032018

 

 

 

 

 

On appelle lettres serviles celles qui s’ajoutent aux radicales d’un verbe, soit au commencement, au milieu ou à la fin, pour former les personnes, les genres, les nombres, ainsi que les dérivés du verbe primitif. Ces lettres sont(ا، ت، س،م، ن، و، ي), et l’on doit faire bien attention à la place qu’elles occupent, parce qu’en les éliminant, on ramène facilement le verbe à sa véritable racine, réduite alors à trois lettres, ou à quatre pour quelques verbes appelés quadrilittères.

 

 

 

  • الالف

- L’ ا préfixe sert à former l’impératif de la 1ère forme des verbes réguliers; exemple : اكتب / èkteb «écris» (racine كتب - kteb « il a écrit » ); et plusieurs verbes dérivés du primitif, ainsi qu’on le verra plus loin.

 

 

- L’ ا , intercalé entre la première et la deuxième radicale, indique le participe présent de la 1ère forme; exemples : كاتب / kâteb «écrivant», ضارب / d’âreb «frappant »; à la fin du verbe, et précédé du و, il sert à former les deux dernières personnes du pluriel du prétérit; exemples : كتبتوا /ktebtou « vous avez écrit »,كتبوا / kteboû « ils ou elles ont écrit » ; et les trois personnes du pluriel de l’aoriste :  نكتبوا /nektebou « nous écrivons »,نكتبوا /  tekteboû «vous écrivez», يكتبوا / yekteboû «ils ou elles écrivent».

 

 

- Intercalé entre les deux premières radicales, il se rencontre encore dans les dérivés, à la 3ème et à la 6ème forme. Il se place entre la deuxième et la troisième radicale, à la 11ème forme; exemple اصفّار / ès’fârr « il est devenu très-jaune» (racine صفر - s’feur).

 

 

 
 
  
  • التاء

- Le ت est la lettre servile qui joue le plus grand rôle.Il est préfixe, à la deuxième personne du singulier masculin de l’aoriste : تكتب / tekteb « tu écris », au féminin:تكتبي tekteby; à la deuxième personne du pluriel du même temps:تكتبوا / tekteboû « vous écrivez »; et à la troisième personne du singulier féminin : تكتب / tekteb « elle écrit».

 

 

- Il est affixe, à la deuxième personne du pluriel du prétérit, et suivi de وا; exemples : كتبتوا / ktebtou « vous avez écrit»; نصرتوا ns’eurtoû «vous avez secouru».

 

 

 

- Il est encore affixe aux deux premières personnes du singulier masculin du prétérit: كتبت ktebt «j’ai écrit, tu as écrit »; à la deuxième personne du singulier féminin : كتبتي / ktebty «tu as écrit, toi femme ».

 

 

 

-  A la troisième personne du singulier féminin du prétérit, on écrit aussi كتبت mais on doit prononcer ktebet « elle a écrit »; نصرت / ns’earet « elle a secouru »; etc.

 

 

 

-  Dans les verbes réguliers dont la troisième radicale est un ت, le ت servile s’unit par un techdîd au ت radical, excepté à la troisième personne du singulier féminin du prétérit, où la dernière radicale se prononce toujours avec la voyelle e; exemples:

 

 

sing   

3e p. ثبت / țbet « il a été stable », fém. ثبتت / țbetet ;

2e p. ثبتّ / țbett, fém. ثبتّي / țbetty

1re p. ثبتّ / țbett, des deux genres

 

ت  servile uni au ت  radical.

 

 

     Plu

 

3e p. ثبتوا / țbetoû, des deux genres

2e p. ثبتّوا/ țbettoû, des deux genres (ت  servile uni au ت  radical.)

 

 

                                                                          

 

 

 

- Enfin, le ت est préfixe, à la 5e forme تفعّل , à la 6e تفاعل , et à la10e استفعل. Il est intercalaire, à la 8e افتعل .  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  • Le س est, comme on vient de le voir, une des trois lettres préfixes qui caractérisent la 10e  forme. On l’emploie aussi, dans l’arabe littéral, devant les personnes de l’aoriste, pour marquer le futur.

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

  • Le م préfixe sert à former les participes présents et passés des dérivés, les noms de lieu, etc.

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

  • Le ن préfixe indique la première personne du singulier de l’aoriste : نكتبnekteb «j’écris» (au lieu de أكتب, en arabe littéral), et la première personne du pluriel: نكتبوا nekteboû «nous écrivons».

 

 

 

 

-  On le rencontre aussi comme affixe et suivi d’un ا, à la première personne du pluriel du prétérit:

كتبنا ktebnâ «nous avons écrit»; ضربنا /d’rabnâ «nous avons frappé ». Dans ce cas, il peut encore être suivi d’un pronom affixe, exemples : ضربناك / d’rabnâk « nous t’avons frappé»; ضربناهم d’rabnâhoum «nous les avons frappés».

 

 

 

- Il faut bien se garder de confondre cette terminaison نا  avec le pronom affixe de la première personne du pluriel; car ضربنا d’rabnâ veut dire aussi « il nous a frappés » (ضرب /d’rab « il a frappé », نا /  « nous »); cela dépend du sens de la phrase.

 

 

 

 

 

- Le ن servile affixe, caractéristique de la première personne du pluriel du prétérit, se réunit par un techdîd au ن radical dans les verbes où cette consonne figure en troisième lieu. Ainsi, حزن /h’azen « il a été triste » fait, à la première personne du pluriel du prétérit حزنّا / h’azennâ « nous avons été tristes ». A la 2e forme du même verbe, on écrit حزّنّا h’azzennâ « nous avons attristé ».

 

 

 

 

 

- Il ne faut pas confondre l’orthographe de ce dernier mot avec حزّننا / h’azzenenâ, qui veut dire «il nous a attristés » (حزّن h’azzen « il a attristé », نا / nâ « nous »). Le pronom affixe نا ne peut s’unir par un techdîd au ن radical.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  • Le و est intercalaire dans les participes passés de la 1re forme; exemples: مكتوب / mektoûb «écrit»; منصور / mens’oûr «secouru»; et affixe dans les deux dernières personnes du pluriel du prétérit: كتبتوا / ktebtoû « vous avez écrit »; كتبوا / kteboû « ils ont écrit »; et dans les trois personnes du pluriel de l’aoriste : نكتبوا nektebou « nous écrivons » ; تكتبوا / tekteboû « vous écrivez »; يكتبوا / yekteboû «ils écrivent».

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

  • Le ي préfixe indique la troisième personne du singulier de l’aoriste : يكتب / yekteb « il écrit », et la troisième personne du pluriel du même temps : يكتبوا / yektebou « ils écrivent».

 

 

 

 

- Le ي , ajouté à la deuxième personne du singulier masculin du prétérit, sert à former le féminin; exemple: كتبت / ktebt «tu as écrit», كتبتي / ktebty «tu as écrit, toi femme».—Il en est de même pour la deuxième personne du singulier féminin de l’aoriste : تكتب / tekteb « tu écris», féminin تكتبي / tekteby; et pour la deuxième personne du singulier féminin de l’impératif: اكتب / èkteb « écris », féminin اكتبي / èkteby.

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 Il ne faut pas croire, cependant, que les lettres serviles dont il vient d’être parlé ne puissent jamais faire partie de la racine; car, dans سمت / semt «il s’est dirigé vers…»,أوى /  àoûà «il s’est réfugié», les trois lettres sont radicales. Cela n’empêche pas d’y joindre celles qui sont nécessaires pour former les temps et les personnes. Ainsi, نسمتوا / nsemtoû signifie « nous nous dirigeons », et, pour ramener ce verbe à sa racine, il suffit de retrancher le ن préfixe et la terminaison plurielle وا.

Ces observations, toutes préliminaires, feront mieux comprendre le mécanisme du verbe primitif, et celui des verbes dérivés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Le Tapis Algérien avant 1830

19032018

 

 

 

 

 

Le Tapis Algérien avant 1830  dans Art 1516267328-moorish-women-making-arab-carpets-algiers-algeria-lccn2001697844

Femmes maures tissant des tapis arabes. Alger 1899

Ce photochrome montrant des tisseuses de tapis à Alger est extrait de « Regards sur les habitants et les sites d’Algérie », du catalogue de la Detroit Publishing Company (1905). Les tapis algériens étaient traditionnellement fabriqués par les femmes, tissés et noués avec de la laine ou des poils de chèvre, et ils constituaient souvent l’élément décoratif le plus important de la maison. À la fin du XIXe siècle, bien que l’artisanat féminin traditionnel en Algérie, comme le tissage, la broderie et la fabrication de tapis, souffrît de la concurrence des importations de produits fabriqués mécaniquement, les magnifiques tapis faits à la main trouvaient encore leur place sur les marchés locaux et étrangers. Le titre de la photographie indique que les femmes sont des Maures. Ce terme fait référence aux personnes d’origine métisse, arabe et berbère, peuplant les régions côtières du nord-ouest de l’Afrique, notamment l’Algérie. La grande demeure visible sur l’image présentée ici se trouvait vraisemblablement dans le quartier de la Casbah (citadelle) d’Alger.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’industrie du tapis est presque aussi vieille que l’humanité. Les méthodes et les instruments de tissage n’ont, d’ailleurs, guère varié depuis la plus haute antiquité. Le métier du tisseur arabe ressemble au métier de Pénélope, tel qu’il a été reconstitué d’après un vase antique, exécuté environ 400 ans avant J.-C. et qui a été retrouvé à Chinsi . A ce même point de vue, parmi les peintures de l’hypogée de Beni-Hassan (3.000 avant J.-C.), on voit un métier qui rappelle d’une façon frappante ceux des indigènes nord-africains.
 
 

 

Les populations du Maghreb s’adonnèrent, de longue date, à l’art du tapis. Fakehy mentionne un tapis nord africain d’une exécution magnifique parmi les présents faits par Haroun El-Rachid. Marmol connaissait les tapis de Tlemcen et de Mila. Léon l’Africain cite les tisseurs de Nédrorna, de Tlemcen, d’Oran, de Cherchell, de Miliana, de Constantine et de Mila. Shaw, qui résida 12 ans à Alger , a cependant vu chez les riches citadins des tapis  » d’une grande magnificence, soit pour la matière, soit pour le travail « . Il n’ignore pas les tapis de Kalaa ; il nous apprend que, dans la région de Mila, on cultivait la garance pour la teinture des tissages . Vers 1815, la marque algérienne était connue en Europe. Pananti relate que, lorsqu’il fut capturé par un corsaire d’Alger, il avait pour compagnon d’infortunes un négociant qui se rendait dans la Régence à l’effet de se  » pourvoir d’un assortiment de tapis « . On trouve également d’utiles indications dans les mémoires et dans les lettres des Officiers de l’armée d’Afrique. Le plus intéressant en ce sens est le capitaine Rozet qui appartenait à l’Etat-Major du Maréchal de Bourmont et qui a laissé un livre précieux pour l’étude de la vie algérienne entre 1830 et 1833 (Voyage dans la Régence d’Alger). Rozet est allé dans toutes les villes successivement occupées par les troupes coloniales. Il a vu  » les tapis magnifiques  » de la Mosquée de la Casbah et de celle de la Porte-Neuve. Il a visité à Alger plusieurs fabriques de tapis . Il donne des détails suggestifs sur la teinture des tissages :
 
 » La teinture jaune se fait avec de la gaude, qui croit en abondance autour de la ville d’Alger; la rouge et la violette avec du bois de campêche; la bleue avec de l’indigo, et le noir avec une décoction d’écorces de grenade dans laquelle on jette de la couperose « .
 
 

 

Les tapis algériens, fabriqués avant 1830 et jusqu’en 1860, peuvent, au point de vue de la forme, se diviser en 6 genres différents : les freschias, les zerbias (tapis de haute laine), les hembel, les guetif, les mattrah, les djelloul (tapis ras). Les principaux centres de fabrication étaient à Alger, Aflou, Aumale, Biskra, Batna, Bou-Saâda, Chellala, El-Oued, Kalaâ, Oud-Souf, Sétif, Saïda, Tiaret, Tlemcen, etc…
 
 

 

 

Des spécialistes, appelés reggams, allaient de tribu en tribu donner des leçons de tissage. Le reggam était loin d’être un artiste; il se contentait de maintenir, en la déformant quelquefois, la tradition qu’il avait reçue de ses pères. Il travaillait sans document,  » portant, disait-on, le dessin dans son cœur « . Il est curieux de noter à cet égard que ces tapissiers ambulants ont également existé en Europe. 
 
 

 

 

Le répertoire ornemental des tisseuses arabo-berbères était des plus réduits: la palmette persane abâtardie, la rose simplifiée, et surtout des synthèses de lignes où le carré, le triangle et le losange entraient comme éléments essentiels. L’art berbère, stylisateur à outrance, donnant à toutes ses représentations une abstraction énergique et concise, n’a jamais su évoluer que dans un géométrisme élémentaire, attardé à quelques thèmes primitifs, comme le losange et le chevron. Malgré l’apport de l’hispano-mauresque dont l’herbier décoratif est si exubérant et qui a su étendre à l’infini les voluptueux enroulements de la courbe harmonieuse, le Berbère est toujours demeuré dans sa rigide manie linéaire, dans ses angles précis et durs, dans sa simplification aiguë de la vie.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Tapis des Harakta: Motif central losangique (mirhab) 

 

 

 
 

 

 

Ce décor maghrébin avait-il sa symbolique ? Il est probable qu’à l’origine le dessin schématisé de d’artisan représenta, en les stylisant à l’excès, des modèles d’expérience usuelle, Van Gennep voit dans les parallèles l’image du filet, dans les damiers : les alvéoles des abeilles; dans le double losange, une assemblée de personnes.. On peut supposer, d’autre part, que beaucoup de dessins ont d’abord eu un caractère de prévention magique; certains ont figuré les cinq doigts de la main (intersection ou parallélisme de cinq lignes), pour lutter contre le mauvais œil. Un auteur contemporain, Westermarek, a même expliqué par le thème de l’œil. déformé par les conditions techniques de l’exécution, un grand nombre de détails ornementaux de l’imagerie arabo-berbère.
 
 

 

Le tissage algérien ne s’aventurait guère à la représentation des êtres vivants. On a voulu en chercher la cause dans la prohibition édictée par la loi islamique. Il convient à ce sujet de mettre également en lumière, comme l’a fort bien vu l’École sociologique de Frazer, la superstition du primitif, les dogmes magiques et animistes, et la répulsion millénaire qui, encore de nos jours, dans certains pays, fait d’une simple peinture un sujet de crainte et de terreur mystique.
 
 

 

La teinture des tapis était généralement de provenance végétale. M. Vachon a énuméré comme il suit les plantes employées :  » la garance (Fouka) fournit le rouge profond; mélangée à la gaude (asfar), le jaune; dans l’indigo (Nila), ainsi que dans le pastel, on trouve le bleu; dans l’écorce de grenade, le rouge clair; on fera le vert avec la mousse de la  » nila  » bouillante et une décoction de feuilles d’  » azaz  » ou bien avec de l’indigo et de la gaude mélangés; le noir, au moyen d’une mixture d’indigo, de sulfate de fer, de gaude et de noix de galle; et le violet, en additionnant d’indigo la crème de tartre « . Haëdo qui écrit vers la fin du 16ème siècle, constate de fortes importations à Alger de cochenille d’Espagne destinée à la teinture. De son côté, Venture de Paradis, qui résidait à Alger, vers 1789, note des importations de cochenille venant de Marseille et, parmi les exportations,  » 3 ou 400 quintaux de vermillon cueilli à Mascara et à Titteri « .
 
L’industrie tapissière avait donc connu une certaine vogue. Nous verrons plus loin qu’il ne faut pas l’exagérer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 







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