Le Royaume D’Alger sous Le Dernier Dey – RESUME GENERAL -

14082019

 

 

 

 

 

 

 

 

En résumé, il y avait, en 1830, sur le territoire actuel de l’Algérie, 516 groupes ethniques ou politiques formant autant d’entités distinctes constituées en circonscriptions, confédérations, fiefs ou républiques. Ces groupes se divisaient ainsi:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Royaume D'Alger sous Le Dernier Dey - RESUME GENERAL - dans Attributs d'Algérienneté 1554978366-resume

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les 126 groupes du Makhezène occupaient environ. …. 3.400.000 hect.

 

 

 

Les 104 — des Rayât ou sujets directs …. 4.415.000

 

 

 

Les 86 — des Vassaux ou Alliés …. 7.540.000 

 

 

 

Les Turcs, en 1830, étaient donc souverains effectifs de 15.365.000 hect.

 

 

 

En réalité, ils n’étaient les maîtres absolus que sur. 7.825.000

 

 

 

La France gouverne et administre, en 1899 … 48.000.000

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Les Mosquées Ibadites du Maghreb (Djerba en particulier)

12082019

 

 

 

 

 

 

 

 

Trois ensembles importants d’architecture religieuse ibadite subsistent dans le Mzab algérien, dans le djebel Nafûsa libyen et sur l’île tunisienne de Djerba. L’histoire de ces deux dernières régions est proche : leurs populations berbères ont soutenu les premières révoltes kharidjites menées contre les gouverneurs arabes de Kairouan et sont restés fidèles aux imams Rustumides de Tahert malgré les nombreux schismes qui les ont divisées. Leur isolement géographique leur a permis de conserver pendant plusieurs siècles une relative indépendance et de s’affirmer comme d’importants centres culturels ibadites, où venaient se former de nombreux étudiants. Djerba et le djebel sont d’ailleurs demeurés longtemps en étroit contact, ce qui se ressent dans leur architecture. L’histoire des Ibadites du Mzab est tout autre : après la perte de Tahert, tombée aux mains de l’armée fatimide, l’imam rustumide déchu et ses proches se sont réfugiés dans l’oasis de Sedrata, non loin de Ouargla. Ce n’est que dans la première moitié du XIe siècle que les Ibadites algériens se sont progressivement installés dans la vallée inhospitalière de l’oued Mzab, l’ont irriguée et y ont bâti cinq cités. L’architecture mozabite, popularisée par les ouvrages de Manuelle Roche et d’André Ravéreau et mentionnée dans de nombreuses études traitant de l’architecture musulmane, est bien connue. À l’inverse, celle de Djerba et du djebel Nafûsa, moins spectaculaire, ne comptant pas d’ensembles urbanistiques élaborés mais de simples édifices épars, a rarement suscité l’intérêt des chercheurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les mosquées djerbiennes

 

 

 

Ces lieux de culte sont particulièrement intéressants pour étudier les spécificités architecturales communes à l’ensemble des mosquées ibadites maghrébines, notamment grâce à l’ancienneté avérée de plusieurs d’entre elles. La jâmi‘ Tâjdît remonterait à la fin du IXe siècle, la jâmi‘ al-kabîr ou grande mosquée d’Abû Miswar, et la mosquée côtière de Sîdî Yâtî datent assurément du Xe siècle. De nombreuses autres mosquées ibadites sont manifestement très anciennes mais la date précise de leur construction est rarement connue et leur style immuable ne peut en aucune façon contribuer à les dater. Elles sont parfois rattachées à un siècle grâce à un célèbre savant qui y a enseigné et dont on connaît l’année du décès, mais le plus souvent les habitants ont complètement oublié l’époque de leur fondation et aucun document écrit n’en garde le souvenir.

Ce problème de datation est identique dans le djebel Nafûsa. Selon la tradition populaire, Djerba, appelée familièrement « l’île des mosquées », compte un nombre de lieux de culte équivalent au nombre des jours de l’année. En 1941, René Stablo a dénombré 166 mosquées ibadites et 122 malékites , ces dernières étant souvent d’anciennes mosquées ibadites reconverties ou de nouveaux lieux de culte bâtis à l’image de ces dernières(1). Les mosquées sont réparties de façon tout à fait équilibrée sur toute la surface utile de l’île, reflétant de la sorte la dispersion caractéristique de l’habitat djerbien. La plupart d’entre elles, extrêmement modestes, sont situées à l’intérieur des terres, soit à proximité des hameaux, soit désormais complètement isolées. Leur nombre important s’explique surtout par le rôle vital que jouait jadis le lieu de prière, même si seul un groupe restreint, voire une seule famille, le fréquentait. La mosquée était en effet le centre de toute la vie spirituelle et sociale de la communauté. En plus de son rôle religieux, elle servait d’école pour les étudiants de tous les âges, constituait le principal refuge en cas d’attaque et permettait aux voyageurs de se loger. Elle assumait aussi diverses fonctions juridiques, de la ratification des contrats de mariage au jugement des affaires sociales et économiques. Contrairement à la règle établie ailleurs, l’édifice religieux djerbien n’a donc pas engendré les agglomérations. Le Mzab se distingue également par la multiplication des lieux de culte : si les mosquées principales se trouvent au centre des villes qu’elles signalent de loin par leur haut minaret, on trouve également de nombreuses petites mosquées dans les palmeraies pour la saison d’été et dans les cimetières, très utilisées en hiver.

 

 

 

 

 

Les mosquées djerbiennes sont toutes bâties sur le même modèle et recouvertes, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, d’une épaisse couche de chaux. Elles se caractérisent par leur taille réduite, leur simplicité et leur sobriété. La plupart du temps, la salle de prière au plan carré se trouve au centre d’une cour dans laquelle une ou plusieurs citernes collectent l’eau de pluie. Plusieurs dépendances peuvent la compléter, selon l’importance et le rôle de la mosquée. L’annexe la plus fréquente est le local réservé aux ablutions, parfois alimenté par un puits d’eau saumâtre. On trouve souvent un petit portique formé la plupart du temps de trois arcs, le riwâq ou burtâl qui accueille la prière des fidèles en été. De petites pièces peuvent abriter les leçons des enseignants ou héberger les pèlerins et les voyageurs. Les mosquées comportant plusieurs annexes sont le plus souvent ceintes par un mur d’une hauteur variable, autour duquel s’est parfois développé un cimetière. Certaines mosquées plus vastes, qui étaient autrefois des madrasas réputées, comprennent des chambres destinées à loger les étudiants et leurs maîtres, une cuisine ou des pièces pour entreposer les provisions : c’est le cas de la grande mosquée d’Abû Miswar. Mais la plupart des lieux de culte n’ont qu’un nombre réduit de dépendances, à l’instar de la mosquée al-Majlis, qui daterait de la fin du XVIe siècle. Cette mosquée située au sud de l’île est l’archétype des mosquées ibadites djerbiennes : à gauche se trouve un petit riwâq et à droite, plusieurs petites annexes qui servent de local à ablutions et de pièces de service.

 

 

 

 

 

 

 

 

  

Les Mosquées Ibadites du Maghreb (Djerba en particulier)  dans Architecture & Urbanisme img-1-small640

Mosquées al-Majilis (Guellala, Djerba)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Djerba, marquée par son extrême vulnérabilité, connut une histoire mouvementée et subit, dès le XIe siècle et jusqu’en 1560, un très grand nombre d’attaques, passant de main en main au profit tantôt des chrétiens, tantôt des musulmans. Ces menaces permanentes poussèrent les Ibadites à imaginer sur tout le littoral de l’île un important système défensif. En première ligne, au bord de la mer, se trouvait une ceinture de mosquées chargées de surveiller la côte, souvent particulièrement discrètes, ramassées sur elles-mêmes et dépourvues de minaret. Les fidèles s’y succédaient sans relâche, partageant leur temps entre la prière et l’observation de la mer. En cas d’attaque, ils prévenaient la population par des signaux lumineux et par la fumée dans la journée, par le feu la nuit. Parmi les plus célèbres figurent Sîdî Jmûr à l’ouest de l’île et Sîdî Yâtî au sud. En plus de ces mosquées de guet qui rappellent par plusieurs aspects le ribâṭ aghlabide, de nombreuses mosquées permettaient à la population de se réfugier en cas de nécessité. Placées en seconde ligne et équipées pour tenir des sièges, elles comprenaient généralement plusieurs citernes et des locaux destinés à entreposer des victuailles. Ces mosquées sont généralement dites « fortifiées » à cause de leurs imposants contreforts et de l’enceinte, parfois percée de meurtrières, qui regroupe leurs différentes annexes. Plusieurs d’entre elles gardent les traces d’un mâchicoulis et la vieille mosquée Tâjdît présente la particularité d’en conserver deux, situés au-dessus de chacune des deux entrées de la mosquée. Parmi les mosquées fortifiées les plus remarquables, figurent, outre la Tâjdît, les mosquées Midrâjin et Talâkîn.

 

 

 

 

 

 

 

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Mosquée Tâjdît (Fâtû, Djerba)

 

 

 

 

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Mosquée Talâkin (Ghizen, Djerba)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La multiplication des mihrabs

 

 

 Quelle que soit la région ibadite dont ils proviennent, les mihrabs sont la plupart du temps réduits à leur plus simple expression, une modeste niche absidiale faisant saillie à l’extérieur des murs, dont la petite taille crée sans doute un lien plus intime entre le fidèle et la divinité. Certaines particularités régionales font exception à cette règle. Les mihrabs mozabites adoptent parfois une forme rectangulaire, alors que dans la région libyenne de Nalut, ils se présentent à l’occasion comme des arcs en ogive très pointus. On trouve aussi dans le djebel Nafûsa plusieurs mihrabs très profonds et très hauts. Ainsi, à la mosquée Ḥawariyyîn d’Iner, la niche mesure 2,15 m de hauteur et 1,25 m de profondeur, tandis qu’un mihrab de la région de Tamazda mesure 2 m de hauteur et 1,53 m de profondeur. À Djerba, plusieurs mosquées possèdent deux mihrabs côte à côte dans la salle de prière, qui témoignent d’un agrandissement de la salle au cours des siècles. Plutôt que de supprimer l’ancien mihrab, les Ibadites ont préféré le conserver et en percer un autre centré par rapport à la salle agrandie. On ne trouve évidemment ces doubles mihrabs que dans les édifices qui ont connu momentanément une grande affluence, comme les mosquées Midrâjin, Walḥî ou encore Talâkîn. La présence de deux mihrabs semble être quasiment devenue une tradition architecturale à Djerba. Les doubles mihrabs se multiplient de la même façon dans le Mzab, où l’on trouve même une triple niche : la mosquée de Guerrara, fondée au XVIIe siècle, a conservé au milieu de sa salle de prière l’arc du mihrab original puis, sur le mur de la qibla, le mihrab du premier agrandissement à côté de celui du second agrandissement. De même, une mosquée du djebel comporte deux mihrabs, placés chacun dans une travée différente, l’un d’eux étant sans doute une adjonction postérieure.

 

 

 

Les mosquées ibadites possèdent généralement plusieurs lieux de prière bien distincts. Leur fréquentation varie selon les saisons et les heures du jour : outre la salle de prière fermée, des mihrabs sont installés à l’extérieur. Sur l’île, on les trouve à de nombreuses reprises dans le riwâq, portique destiné à protéger les fidèles du soleil. Par la présence d’un mihrab, le riwâq se transforme en fait en une véritable mosquée d’été. Les cours des mosquées mozabites comportent également des galeries à arcades qui permettent de prier à l’abri du vent. La cour de la mosquée de Ghardaïa est une salle de prière en plein air où se trouvent deux mihrabs côte à côte . De même à Djerba, des mihrabs sont aménagés dans le mur qui entoure l’espace sacré de la mosquée. Ils sont assez fréquents, quelle que soit la hauteur du mur : s’il est bas, il est surélevé à l’endroit du mihrab. Ces niches donnant sur la cour existent également dans le djebel Nafûsa . Enfin, les mosquées mozabites comptent parfois des mihrabs sur la terrasse aménagée au-dessus de la mosquée. Nous n’avons jamais vu de mihrab de terrasse à Djerba mais il semblerait qu’il existe dans le djebel une mosquée surmontée d’un toit portant un mihrab. L’île présente un dernier type de mihrab nettement plus bas que les autres, le « mihrab isolé » qui est maçonné et chaulé dans la cour. On le voit en trois exemplaires à la grande mosquée d’Abû Miswar, notamment face à l’entrée de la salle de prière. Dès le XIe siècle, elle est devenue une madrasa renommée, les plus grands savants Ibadites y ont enseigné et des étudiants venus de tout le Maghreb y ont suivi leurs cours . L’affluence extraordinaire qu’elle a connu pendant tout le Moyen Âge explique sans doute le nombre de mihrabs qu’on y trouve. Elle en compte cinq, celui de la salle de prière, un mihrab compris dans l’enceinte de la cour et ces trois fameux mihrabs isolés. À côté de l’étonnante prolifération de mihrabs, caractéristique de l’architecture ibadite, il faut noter qu’un lieu de culte du djebel Nafûsa en est désormais dépourvu : dans la mosquée Buqâr de la région de Tamazda, la porte ancienne a été bloquée par une pierre et la nouvelle porte a été aménagée dans le mihrab.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Grande mosquée d’Abû Miswar (Al-Hashshân, Djerba)

 

 

 

 

 

 

 

 

La question du minbar

  

Le minbar existe normalement dans toutes les mosquées du vendredi puisque c’est du haut de celui-ci que l’imam prononce la khuṭba, le sermon qui se fait au nom du souverain au pouvoir. On considère généralement qu’il n’y a jamais de minbar dans les mosquées ibadites occidentales car depuis la chute des Rustumides de Tahert, les Ibadites n’ont plus d’imam indépendant à la tête de leur communauté et ne font donc plus la khuṭba. Cette règle se vérifie dans les lieux de culte ibadites du Mzab. À Djerba, toutefois, certaines mosquées ont aujourd’hui des minbars. Il semblerait que le gouvernement tunisien ait jadis imposé aux imams de l’île de faire la khuṭba au nom du Bey. Les insulaires considéreraient cette prière du vendredi comme une obligation constitutionnelle, non comme leur devoir religieux, et la feraient donc suivre d’une prière rituelle ordinaire. Joseph Schacht avait observé que dans les mosquées ibadites djerbiennes, les minbars mobiles, sitôt utilisés, étaient repoussés dans un coin de la mosquée parce qu’il n’y avait pas de niches prévues pour les ranger pendant la semaine. Il existe désormais une niche destinée à accueillir un minbar dans la mosquée d’Abû Miswar et dans la jâmi‘ Bûlaymân de Ja‘bîra. Le minbar de la mosquée Fadhlûn, située dans une zone désormais entièrement malékite, se résume à un petit escalier de trois marches blanchi à la chaux et placé perpendiculairement au mur de la qibla, à côté du mihrab. Certaines mosquées ibadites du djebel Nafûsa sont également pourvues de minbars maçonnés, ressemblant à celui de Fadhlûn, placés parallèlement ou perpendiculairement au mur de la qibla, à droite du mihrab. Il serait intéressant de découvrir si la construction de ces minbars a été souhaitée par les fidèles ou si ces derniers ont été contraints de les ajouter comme en Tunisie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le minaret

  

Sur l’île de Djerba, le minaret est le principal élément qui différencie les mosquées entre elles, puisque il est le seul moyen pour l’architecte de marquer son empreinte dans une architecture au plan aussi fonctionnel. Il n’est pas toujours présent et, curieusement, certaines grandes mosquées du vendredi n’en ont pas tandis que de petites mosquées rurales en sont pourvues. On attribue ces anomalies tantôt à des raisons locales, tantôt à des effondrements par suite de vétusté, parfois à des destructions. Les minarets djerbiens les plus imposants adoptent le type commun nord-africain, soit une tour à plan carré surmontée par un lanterneau. On les trouve principalement dans les mosquées fortifiées où un escalier intérieur permet d’accéder depuis un coin de la salle de prière d’abord à la terrasse puis au sommet du minaret. En cas de siège, les Ibadites montaient sur la terrasse et se plaçaient derrière les meurtrières aménagées en haut des murs de façade pour combattre les assaillants. Si les mosquées fortifiées n’étaient pas situées trop loin du rivage, elles assumaient également le rôle de guet : à la mosquée Midrâjin, le haut minaret permettait d’anticiper les éventuelles attaques et de prévenir les habitants par des signaux lumineux . D’autres minarets, moins hauts, conservent la tour à plan carré mais sous une forme plus trapue et massive. Le lanterneau typique des mosquées de Djerba, de facture généralement assez grossière, est dépourvu de toute décoration. Cylindrique, il est entouré de piliers et prolongé par une sorte de pain de sucre. Cette forme courante donne lieu à d’innombrables variations. Ainsi, le minaret de la mosquée d’Abû Miswar est tout à fait particulier : il comprend un escalier intérieur qui mène à la terrasse mais son lanterneau a une forme originale. Dans plusieurs cas, le minaret est réduit à un symbole, un simple pinacle posé au sommet de l’un des angles de l’édifice. C’est le cas à Sîdî Jmûr et dans une moindre mesure dans l’ébauche de tour de la mosquée Bûlaymân qui remonte au moins au XVIIe siècle. Malgré la modernisation de cet édifice, visible aux fenêtres qui ont été percées et à l’ajout de hauts-parleurs, le minaret originel a été conservé. Le sens de ces minarets symboliques s’est complètement perdu. Certains auteurs y ont vu la réminiscence d’un culte phallique, ce que dénoncent évidemment les historiens de l’île.

 

 

 

 

 

 

 

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Mosquée Bûlaymân (Ja’bîra, Djerba)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par ailleurs, Djerba a conservé une forme primitive du minaret, le minaret-escalier. Il est fréquent dans les mosquées ibadites, mais on le trouve également dans les mosquées malékites de l’île puisqu’elles ont reproduit pour la plupart les caractéristiques architecturales ibadites. Constitué généralement de quatre à huit marches, il est censé accueillir le muezzin sur la plus haute d’entre elles afin que son appel soit entendu de tous. Le minaret-escalier était courant en Orient au Ier siècle de l’hégire : à l’origine, les mosquées étaient dépourvues de minaret et l’on songea rapidement à imaginer une structure destinée à protéger le muezzin des intempéries. Les premiers minarets-escaliers auraient été bâtis en Égypte à l’initiative du calife Mu‘âwiya qui ordonna que la mosquée de ‘Amr à Fustāt soit pourvue de quatre sawâmi‘. Chacune de ces constructions consistait vraisemblablement en un escalier menant de la rue à une sorte de guérite/sawma‘a qui pouvait abriter le muezzin, aménagée sur le toit à chaque coin du bâtiment. Cette forme archaïque de minaret se retrouve à la mosquée Talâkîn, du début du XIIIe siècle, où l’escalier est prolongé par une niche réservée au muezzin, aménagée dans un des contreforts d’angle, au pied du minaret classique. Djerba aurait ainsi conservé la forme de ce minaret primitif, tout en l’adaptant selon les constructions. Le plus souvent, il s’ajoute à un haut minaret comportant un escalier intérieur. Dans ce cas, il n’est évidemment plus qu’un symbole ou un témoin de la tradition puisque le muezzin peut appeler à la prière depuis la terrasse ou le sommet du minaret. C’est le cas dans de nombreuses mosquées fortifiées, à la mosquée Tâjdît notamment, ou dans la madrasa d’Abû Miswar. Lorsqu’il n’est pas associé à une tour, le minaret-escalier remplit pleinement sa fonction, tantôt dans de petites mosquées totalement dépourvues de minarets, tantôt dans des mosquées présentant un minaret symbolique. À la mosquée Bûlaymân, par exemple, l’escalier permet au muezzin de s’élever au niveau du minaret, réduit à sa plus simple expression. D’autres régions du monde musulman ont maintenu le minaret-escalier à travers les siècles : on le trouve notamment dans certaines mosquées des campagnes d’Égypte et d’Anatolie centrale et occidentale, à Ajdâbiyya en Libye, à Siraf dans le golfe Persique, en Afrique orientale et dans les mosquées des Peuls.

 

Selon Joseph Schacht, ce sont les Djerbiens qui ont importé cet élément architectural en Afrique occidentale. Les Ibadites ont conservé le monopole du commerce transsaharien pendant plusieurs siècles et ont converti à l’islam les populations avec lesquelles ils faisaient affaire. Ils leur ont transmis plusieurs traditions architecturales, conservées jusqu’à nos jours : ainsi, les mosquées malékites des Peuls ont un minaret-escalier, ne contiennent jamais de minbar, reproduisant en cela la tradition des Ibadites, et ont un mihrab à plan rectangulaire, une particularité mozabite. Le minaret-escalier est indéniablement une des caractéristiques les plus intéressantes des mosquées djerbiennes et les nombreuses formes qu’il adopte justifieraient une vaste étude. Il faudrait entre autres expliquer pourquoi les insulaires l’ont si souvent associé à un haut minaret, ce qui n’est pas le cas dans les autres régions qui l’ont maintenu, et pourquoi certaines mosquées présentent plusieurs minarets-escaliers à la fois.

 

 

 

Dans le djebel Nafûsa, les mosquées sont rarement pourvues de minarets et les exemples connus sont très variés. La mosquée de Qanṭrâra possède un petit minaret plein et conique qui évoque certaines formes observées à Djerba. Dans le même esprit, les vieilles mosquées de Nalut présentent un style de petit minaret consistant en trois montants qui forment un tripode, cette figure dérivant des arcs en ogive très pointus qui caractérisent cette région . Enfin, le haut minaret de la mosquée Tîwitrawîn à Yefren semble influencé par le type de minaret maghrébin. Proche de certains minarets djerbiens, il compte deux étages avec des ouvertures, un petit dôme et quatre pinacles d’angle.

 

 

 

Dans le Mzab, les petites mosquées éparpillées dans les palmeraies et les cimetières sont toutes dépourvues de minarets . La grande mosquée sise au cœur de chacune des villes possède un haut minaret pyramidal de type saharien, sans doute destiné à l’origine à prévenir l’arrivée d’éventuels pillards. Ainsi, le minaret bien connu de Ghardaïa est haut de 22 mètres. Son escalier intérieur permet d’accéder à la petite pièce où se tient le muezzin, elle-même surmontée par des ornements typiques évoquant, selon l’expression de Marcel Mercier, « quatre doigts dressés vers le ciel » qui seraient selon lui identiques aux petits pains de sucre qui coiffent les lanterneaux djerbiens. À Melika, ces ornements dressés sont couronnés par des boules de faïence blanche qui rappellent sans doute les œufs d’autruche qui devaient jadis orner le faîte des minarets du Mzab. Le style de ces minarets, inconnu dans les autres régions ibadites, symbolise à tel point l’architecture mozabite qu’en 1916, dans la ville malékite de Metlili, les habitants ont démoli l’ancien minaret pyramidal et l’ont remplacé par une tour carrée de style commun en Algérie, afin d’affirmer clairement combien ils étaient hostiles aux Ibadites.

 

 

 

 

 

 

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 M’zab – Ghardaia: rue et minaret de la Grande Mosquée 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les mosquées souterraines

 

 

Dans le Mzab, les petites mosquées de cimetières et de palmeraies possèdent quelquefois des salles souterraines, appréciées pour leur discrétion , mais il n’existe pas de véritables mosquées creusées dans le sol, alors qu’elles sont fréquentes dans les deux autres régions ibadites. Dans le djebel Nafûsa, beaucoup de ces constructions sont en partie enterrées dans le sol et paraissent dès lors, depuis l’extérieur, extrêmement basses. D’autres mosquées sont tout à fait souterraines, comme celle de Thumayat, datant du XIIe siècle, ou la célèbre mosquée consacrée à Abû Zakariyyâ’ al-Tûkîtî, un savant du IXe siècle. Cette dernière appartient à un complexe de constructions utilisées par les troglodytes de la région de Tamazda. Bâtie à l’intérieur d’une cavité très profonde, elle contient trois pièces recouvertes de plâtre décoré, deux d’entre elles renfermant des tombes. Djerba compte plusieurs mosquées creusées dans le sol dont la salle de prière souterraine est identique à celle des autres mosquées et de très petite dimension. Ce sont les « mosquées d’en-bas » que les habitants appellent lûta. Il pourrait s’agir de la plus ancienne forme de mosquées connue dans l’île, qui exprimerait la continuité avec les traditions berbères préislamiques. La plus connue est la mosquée al-Bardâwî, creusée dans une cour chaulée comportant des citernes et ceinte par un mur bas ; elle est désormais complétée par une mosquée bâtie plus récemment dans cette même cour. La salle de prière souterraine est accessible par de larges marches s’enfonçant dans le sol, l’entrée n’est pas dissimulée et ne possède pas de porte. La cour présente deux éléments tout à fait particuliers, un minaret-escalier qui s’élève seul sans reposer contre une façade et une sorte d’ébauche de mihrab, la forme de la niche étant juste esquissée sur le sol en un relief de faible hauteur.

 

 

 

Parmi les raisons qui ont poussé les Ibadites à creuser ces lieux de culte, la plus évidente est la recherche de fraîcheur, puisque ces pièces sont tempérées toute l’année. Il semblerait en effet que c’est dans le djebel, à Azizia près de Gharyan, qu’a été enregistrée en 1922 la température la plus élevée à la surface de la terre. À Djerba, de nombreux locaux utilitaires sont d’ailleurs souterrains comme les huileries ou les ateliers de tissage. Outre cette raison pratique, on considère souvent que l’architecture souterraine des mosquées pourrait être liée à la condition des Ibadites schismatiques qui auraient aménagé des lieux de prière secrets pour échapper aux persécutions. Aucun texte ne prouve cependant que leurs mosquées auraient été volontairement détruites par les chrétiens ou par d’autres musulmans. Il n’est pas certain que ces mosquées étaient à l’origine réellement conçues pour être invisibles ; la mosquée al-Bardâwî, en tout cas, est bien apparente. Il paraît probable que la peur de la persécution n’est pas la véritable cause de cette architecture souterraine, d’autant que les Ibadites djerbiens ont construit nombre de mosquées fortifiées pour résister aux attaques. Il faut plutôt la mettre en rapport avec l’un des plus anciens cultes berbères, le culte des grottes, autrefois considérées comme la demeure des divinités. Après s’être convertis à l’islam, les Berbères restèrent fidèles à ces lieux sacrés et les associèrent généralement à des défunts connus pour leur piété ; il y en a plusieurs dans le djebel Nafûsa . On trouve aussi à Djerba plusieurs grottes artificielles, creusées dans les cours des mosquées, pourvues ou non de mihrabs. Les Ibadites auraient ainsi perpétué à l’époque musulmane l’un des principaux cultes des anciens Berbères.

 

 

 

 

 

 

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Mosquée souterraine de Sedouikech « Jemàa Lûta »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’absence de décor

 

 

Cette spécificité doit être mise en rapport avec la morale particulière des Ibadites que leurs principes religieux ont conduits à refuser la décoration architecturale et la hiérarchie entre les types de bâtiments. Les Ibadites se sont efforcés de maintenir une parfaite égalité entre tous les croyants et des sentiments tels que l’envie ou la jalousie sont particulièrement condamnables à leurs yeux. Malgré les fortunes qu’ils ont accumulées grâce au commerce transsaharien, ils ont adopté le mode de vie des plus modestes d’entre eux. La doctrine ibadite réprouve totalement la richesse ostensible et dès lors les tombeaux ou les édifices dédiés à de célèbres personnages sont tout aussi sobres que les plus simples des mosquées. Si les lieux de culte ne comportent en principe aucune décoration, c’est parce que la relation avec Dieu doit être la plus pure possible et que de luxueuses ornementations ne feraient que la pervertir. De même, leur architecture extrêmement simplifiée se justifie par le fait que l’utilisation de techniques de construction ou de structures compliquées serait vaine aux yeux de Dieu. Mis à part les rudimentaires ornements dressés qui couronnent le sommet des minarets, cette règle paraît strictement respectée dans la pentapole mozabite où les mosquées ne présentent aucun élément décoratif surajouté, aucun signe extérieur de richesse, leur beauté dépendant de leur seule structure. Le mihrab est toujours laissé nu, à l’exception de celui de la mosquée de Melika, constitué par deux niches inscrites l’une dans l’autre . Dans le djebel Nafûsa, la plupart des mosquées qui ont été étudiées présentent également un mihrab tout à fait dépouillé. Il y a toutefois quelques exceptions comme le plus récent des deux mihrabs de la mosquée Taghlîs de Bûghṭûrâ, orné de pierres finement sculptées figurant, entre autres, des cercles contenant des étoiles à cinq branches. Dans ces montagnes, la plupart des lieux de culte, souterrains ou non, sont pourvus d’un décor imprimé ou gravé dans le plâtre qui recouvre les murs de la salle de prière. Ce décor, rarement très abondant, est généralement limité à certaines portions de la voûte, surtout celles proches du mihrab. Le motif le plus fréquent est celui de la main imprimée dans le mur, avoisinant des points, des chevrons, des croix inscrites dans des carrés, des triangles et des étoiles à six branches. On y trouve parfois aussi des inscriptions, des versets coraniques ou plus rarement des mentions historiques. Ces signes doivent être rattachés à la vaste grammaire de motifs traditionnels que les Berbères utilisent depuis l’époque néolithique. Ces formes géométriques, peut-être des animaux ou des végétaux stylisés à l’extrême, avaient à l’origine une signification, souvent magique, mais dans de nombreux cas leur sens s’est perdu. On les retrouve tant dans les tatouages que dans les broderies, les tapis, les bijoux ou les poteries. Ils sont ici combinés, sans doute dans le but de protéger l’édifice, offrant dès lors au lieu de prière un décor qui échappe totalement aux arts décoratifs musulmans classiques. Ces ornements paraissent la plupart du temps très anciens mais deux mosquées du djebel ont gardé des inscriptions prouvant que le décor a été refait, l’une à la fin du XIXe siècle, l’autre en 1912. Ces compositions de signes traditionnels berbères se retrouvent à Djerba, où elles recouvrent notamment les voûtes de deux anciennes mosquées aujourd’hui en ruine, Fawzar et al-Barrân. L’île est incontestablement la région ibadite qui présente la plus grande variété de décors. Ils sont généralement très modestes, se résumant souvent à une simple moulure, parfois coiffée de pinacles, qui souligne les portes ou la niche du mihrab. Celle-ci peut aussi être encadrée par deux fines colonnes. Certains mihrabs sont surmontés par un décor géométrique principalement formé de rosaces, de palmettes, de losanges inscrits dans des cercles, d’étoiles, de croix inscrites dans des carrés. Dans la mosquée d’Abû Miswar et dans la mosquée Bû Zayd datant du début du XIIIe siècle, ces figures sont associées à des inscriptions et à la figuration de trois petits mihrabs : ces riches décors, tout à fait inhabituels dans des mosquées ibadites, ont été rajoutés à la période ottomane. Enfin, la mosquée Walhî, fondée au XIIIe siècle et devenue la plus importante madrasa de l’île après celle d’Abû Miswar, présente un décor sophistiqué d’inspiration purement musulmane. Les voûtes de la salle de prière sont couvertes de longs bandeaux calligraphiés en relief sur l’enduit de plâtre, comportant principalement des versets coraniques relatifs à la construction des mosquées et une inscription précisant que ce décor a été réalisé en 1071/1660. Le vaste riwâq est doté d’une décoration épigraphique similaire et comprend un mihrab extrêmement décoré, où sont modelés en relief les noms d’Allâh et de son Prophète ainsi que la profession de foi. Une inscription dans le décor du plafond mentionne la date de 1192/1778-1779 et tout porte à croire que l’ornementation du mihrab date de cette époque.

 

Les exemples cités plus haut ne reflètent qu’une partie des décorations observées sur l’île mais il est très probable qu’elles ont été pour la plupart ajoutées bien après la construction des édifices et que les mosquées djerbiennes étaient à l’origine aussi dénuées de décoration que celles du Mzab, mis à part sans doute le décor géométrique berbère. Dans les salles de prière restaurées ou bâties récemment, il semble que l’habitude ait été prise d’ajouter une ornementation, même si elle reste réduite. Cette tendance moderne qui s’éloigne de la traditionnelle austérité ibadite se remarque également dans le Mzab. Ainsi, à El Ateuf, un mihrab récent, pourvu de colonnes torsadées et surmonté de claustras, a été conçu à partir d’éléments préfabriqués, offrant un résultat surprenant totalement étranger au style régional.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La place réservée aux femmes

 

 

En dehors des prières collectives, les femmes mozabites, accompagnées de leurs jeunes enfants, se rendent fréquemment dans les mosquées pour y passer des moments de détente . La même chose s’observe à Djerba. Il paraît que traditionnellement, les salles de prière ibadites étaient partagées de manière à aménager un espace pour les femmes. Ainsi, dans le djebel Nafûsa, on tendait jadis un voile qui séparait la salle en deux et derrière lequel se tenaient les dames venues assister aux leçons et à la prière. Dans la mosquée djerbienne Walḥî, la salle de prière compte deux portes, l’une à l’est et l’autre au nord, cette dernière destinée aux femmes. Enfin dans le Mzab, un compartiment spécial à entrée indépendante était réservé aux femmes, séparé du reste de la salle par une cloison solide, percée de quelques petits trous parfois couverts à leur tour par des morceaux de tissu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La mosquée Walhî, fondée au XIIIe siècle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La conservation des mosquées

 

 

Un grand nombre de mosquées djerbiennes sont aujourd’hui menacées de disparition et malgré les sommes gigantesques investies dans le développement du tourisme, bien peu d’argent a été consacré à préserver le patrimoine culturel de l’île. Les facteurs naturels en sont parfois responsables : la mer a submergé de vastes portions de la côte et a ruiné plusieurs édifices. Mais dans la plupart des cas, c’est le manque d’entretien qui a entraîné la disparition de ces mosquées, tombées en désuétude. Le bâtiment n’est plus régulièrement enduit d’un épais badigeon de chaux et s’abîme dès lors rapidement sous la pluie et le vent de sable. De ce fait, seuls les lieux de culte qui assument encore leurs fonctions sont sauvegardés. L’abandon de nombreuses mosquées est lié à l’évolution de la société djerbienne : les nouveaux métiers lucratifs nés du tourisme ont poussé les campagnards à s’installer dans les villes et les agriculteurs demeurés sur leurs terres n’ont généralement pas les moyens de restaurer les bâtiments. L’Association pour la sauvegarde de l’île de Djerba (AS.S.I.DJE.), fondée en 1976, a établi une liste des mosquées anciennes et tente de sensibiliser la population à l’architecture traditionnelle en organisant des séminaires et des expositions. Elle a pour but de restaurer les bâtiments endommagés et de leur conférer ensuite un nouveau rôle religieux ou culturel, ce qui serait évidemment leur meilleure sauvegarde. Malheureusement, cette association souffre d’un manque cruel de moyens et un très petit nombre de projets sont menés à bien. Elle joue cependant un rôle important : si jusqu’aux années 1980, de nombreuses mosquées anciennes ont été complètement défigurées et amputées de leur minaret à lanterneau typique, ce n’est plus le cas aujourd’hui et la restauration des mosquées est effectuée soigneusement. Un grand nombre d’entre elles, cependant, sont condamnées à disparaître rapidement . Il faut ajouter que toutes les mosquées construites récemment à Djerba copient le style commun nord-africain avec un haut minaret, sans plus de considération pour les particularités architecturales ibadites. Ces nouvelles constructions fleurissent également dans le djebel Nafûsa où de nombreux édifices anciens sont fort dégradés. L’étude qui y a été menée dans les années 1970 conclut pourtant que la plupart des mosquées sont gardées propres, sont relativement restaurées et blanchies à la chaux. Elles sont utilisées comme lieux de pèlerinage, tout comme dans l’île. À la même époque, bien que très abîmée, la mosquée de Shârûs est encore utilisée. Il semble malheureusement qu’aucune organisation comparable à l’AS.S.I.DJE. n’ait pour but de sauvegarder les bâtiments qui subsistent. Le tourisme est en plein essor en Libye ces dernières années mais le patrimoine ibadite n’est pas au programme. Les voyageurs traversent très rapidement le djebel Nafûsa pour y voir l’un ou l’autre grenier fortifié puis s’empressent vers l’oasis de Ghadamès. En l’absence de tout effort d’envergure, à l’initiative de l’État ou d’une association locale, il faut donc craindre que les lieux de culte ibadites disparaissent peu à peu. L’avenir des mosquées mozabites est beaucoup plus réjouissant. Il y a quelques décennies pourtant, la volonté de moderniser les cités de la pentapole s’est étendue à l’architecture religieuse. Certaines vieilles mosquées ont été démolies partiellement ou entièrement et reconstruites en ciment, bien rectilignes. Ainsi la fameuse mosquée d’Ammi Saïd a été défigurée par une aile moderne que les photographes tentent de faire sortir du cadrage. Dès le début des années 1960, l’architecte André Ravéreau, inquiet de l’évolution négative des cités mozabites, eut à cœur de proposer des solutions pour conserver et promouvoir l’architecture traditionnelle tout en assurant un développement urbanistique moderne. Son action fut couronnée de succès lorsqu’en 1982, la vallée du Mzab fut inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Dix ans plus tard fut créé l’Office de protection et de promotion de la vallée du Mzab (OPVM), chargé de restaurer les monuments historiques. Cet organisme paraît très actif et contribue manifestement depuis sa création à sauvegarder les édifices.

 

 

À nouveau, du point de vue de la conservation du patrimoine architectural, le Mzab se distingue des deux autres régions étudiées. Toutes les mosquées ibadites du Maghreb partagent, il est vrai, des particularités marquantes, liées à l’histoire de la communauté et à ses pratiques religieuses. Toutefois les mosquées mozabites, dénuées de toute ornementation et dont le minaret de type saharien domine la cité, se différencient souvent des très modestes mosquées du djebel Nafûsa et de Djerba. Ces dernières présentent de nombreuses caractéristiques communes, parmi lesquelles figurent le décor géométrique berbère, les lieux de culte souterrains ou la diversité des types de minarets.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(1): Dès le XVIIIe siècle, une partie de la population a été progressivement conquise par le malékisme. (…)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source

 

Article: Prevost Virginie, « Les mosquées ibadites du Maghreb », Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée, 125, 2009, pp. 217-232

Photos: Virginie Prevost et Axel Derriks

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Le Royaume D’Alger sous Le Dernier Dey – 25ème partie -

10082019

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapitre Cinquième

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

BEYLIK QSANTINA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

V. — Groupes indépendants

 

 

 

 (EN RELATIONS ÉVENTUELLES)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

471. BENI-SALAH (1833-1840-1852).

OULED-AHMED, OULED-CHAÏB, REGUEGMA. — Ouled-Serim, D. C. ; Reguegma, D. C. (Beni-Salah, M.), Boukricha, D. C. (Duvivier, P. E ).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

472. CHIKHAT HÉRÉDITAIRE DES HANANECHA (1831-1832 (1)-1843-1844-1848-1852). — Une des trois grandes principautés de l’est de la régence; était composée de 15 ou 16 groupes confédérés, sous la suzeraineté plus ou moins absolue des nobles ou harrar, issus de Hannach, petit-fils du khalife Omar, nobles qui obéissaient aux deux: familles rivales de Menaceur ben Khaled ben Hannache et de Naceur ben Khaled ben Hannache.

Depuis 1826 (V. n°365), l’anarchie régnait dans l’ancienne confédération, en lutte ouverte contre le bey Ahmed.

 

HANANECHA-ZMALA (1843-1844-1852). — Hannacha (Haneneha), D. C. (Sefta, M.).

 

ZAROURIA, DEBABSA (1843-1844-1852). — Zarouria, D. C. (Soukahras, M.).

 

AHL-TIFECHE et OULED-SI-AÏSSA (1843-1844-1852). — Tifech, D. C. (Soukahras, M.).

 

AHL-SEFIA (1843) (OULED-CHIKH, ARAB-DAHOUARA, MEGANA, EL-AOUÏED, MECHÂLA, MAHIA). — Dahouara, D. C; Megana, D. C.; Aouïed, D. C.; Mechâla, D. C.; Mahia, D. C. (Sefia, M.).

 

 

OUÏLLÈNE (1843).— Ouïllène, D. C.; Khedara, D. C; Haddada, D. C. (Soukahras, M.).

 

 

OULED-MOUMÈNE (1843-1852). — Ouled-Moumène, D. C. (Soukahras, M.).

 

 

OULED-DIA (1843) (OULED-KHALED,OULED-TALEB,OULED-TROUDI). — Ouled-Dia, D. C. (Sefia, M.).

 

 

OULED-DRICE et OULED-ZEÏD (1843). — Ouled-Drice, D. C, (Soukahras, M.).

 

 

OULED-BECHIA (1843) (OULED-CHEDAÏDA, OULED-MELIK, OULED-ALI). — Ouled-Bechia, D. C. (Sefia, M.).

 

 

OULED-KHIAR (1843-1846-1852). — Merahna, S. I.; Arara, S. I.; Beni-Barbar, S. I.; Ouled-Soukiace,S. I.; Hammama, S. I.; Aïada, S. I. (Soukahras, M.).

 

 

OULED-MESSAOUD (1843) (MEGGUERA, OULED-BOU-ALLEG, OULED-SI-DIAB, OULED-BEN-SASSI, ZEÏLA, OULED-TAHAR, OULED-AZIZ). — Bouhadjar, D. C. (La Calle, M. et Smala).

 

 

QBAÏL DU NADOR (1841-1843-1851-1852) (NBAÏL, 8 fractions ; OULED- SI- AFFEF, 4 fractions; BENI-QUECHA, 3 fractions; BENI-YAHI, 7 fractions; OULED-DAHANE, 7 fractions). — Nador, D. C. ; Sfahli, D. C. ; Kef-RiheAine-Ketone, D. C. (Sejla, M. ; Duvivier, P. E. ; Aïne-Tahamimine, C. ; Medjez-Sfa, C).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

473. CHIKHAT HÉRÉDITAIRE DU DIR (1843). — Confédération sous la suzeraineté de la famille des Ouled-Sidi-Yahia-ben-Taleb, divisée en deux soff: les Djouama et les Abadna (indépendant depuis 1819).

 

MOUELLAH (fraction dirigeante), MERAZGA, MEGHARSA, MAOLIM. — Morsott, D. C. (Morsott, M.).

 

 

ABADNA, HARAÏSSIA, TOUAÏBIA. — El-Meridj, D. C. Morsott, M.).

 

 

BTAÏCHIA, HAMAÏLIA, KHENAFSA (partie). — Gouraye, D. C. (Morsott, M.).

 

 

OULED-BRIK, OURFELLAH, KHENAFSA (partie). — Bel-kfif, D. C. (Morsott, M.).

 

 

BLALLA. — Blalla, D. C. (Meskiana, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

474. Confédération des CHIEBNA.

 

OULED-ABID, EL-DECHEM, EL-HAMETZ, OULED- BRIK, OULED-KACEM, AHL-SENHADJA, OULED-BOU-SEDRA, El-ALMA, OULED-ABDALLAH. — Chiebna, D. C. (La Calle, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

475. OULED-NACEUR.

 

OULED-MRABOT, OULED-HAZZEZ, OULED-TAM, EL-MAAZA, OULED-GHAÏM, EL-MERADIA. — Meradia, D. C. (La Calle, M,),

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

476. AHL-CHEFFIA.

 

OULED-SIDI-BEKRI, OULED-SENANE, BENI-SALAH, BENI-AÏSSA, OULED-HAZZEZ, EL-KELABA, EL-OUNAÏSSIA, HANANECHA-DJOUÏCH, EI.-MENACERIA. — Cheffia, D. C. (Beni-Salah, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

477. Confédération des NEHED.

 

LAKHEDAR (1842) (SIDI EL-ADJEMI, EL-KHELAÏFIA, EL-TEBARBIA, EL-AMAMRA, OUED-EL-HOUT, AÏNE-SMAÏNE, ROUMN-EL-SOUQ). — Nehed D. C., partie (La Calle, M.).

 

 

AOUAOUCHA (1842) (EL-MELAHOUÏA, CHAALA, EL-GHEDABNA, EL-MESSADIA, EL-MOUAICRIA, EL-AIOUN, DRA-EL-QUEBOUR). — Nehed, D. C, partie (La Calle, M.).

 

 

OULED-ARÏD (1842) (OULED-ARÏD-QUERRA-EL-HOUT, CHOUEÏBIA, OULED-SI-MANSOUR, DJELAÏSIA,HEMAÏZIA, EL-BEKAKRA, BEMRANE). — Khanguet-el-Aoun, D. C, partie (La Calle, M.).

 

 

SEBATA-OULED-AHMED, SEBATA-SELEMNIA (1838). — Khanguet-el-Aoun, D. C., partie (La Calle, M.).

 

 

SOUARAKH (181-2-1845) (BOUAOUCHA, DRABBA, ZERAÏBIA, GUFZAÏZIA, METAÏZA, EL-QUEBALA, GHEGHAÏSSIA). — Souarakh, D. C. (La Calle, M.).

 

 

OULED-AMEUR-BEN-ALI (OULED-MOHAMMED-BEN-TRAD, OULED-SIDI-ALI, EL-FOKRA, DJOUAOUDA, ZAOUÏA). — Le Tarf, D. C. (La Calle, M.).

 

 

OULED-ALI-ACHICHA (BENÏ-AHMED, DJENAOUÏA, EL-KHEDA, EL-MEGAGRIA, BENl-FEDLOUM, CHAOUOUA, BLEÏLIA, EL-HADJADJE, OULED-MAHMED, MRAÏMIA, DJEBABRA, TANEMCHA). — Bougouce (Bougous) D. C. (La Calle, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

478. Chikhat héréditaire des OULED-MAHDI (1842-1850), partie (V. n° 343). — Soff des OULED-BOURACE ou de MSILA, représenté, en 1830, par Si Boudiaf ould Bourace (père de Si Sakhri et de Si Henni ben Boudiaf).

 

 

OULED-ABDELHAQ, OULED-MATOUG (SAÏDAT). — Ouled-Abdelhaq, D. C; Ouled-Matoug, D. C. (Msila, M.).

 

 

OULED-SDIRA, OULED-SIDI-SLIMANE. — El-Bribi, D. C. (Msila, M.).

 

 

OULED-SIDI-HAMZA.— Ouled-Sidi-Hamza, D. C. (Msila, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

479. EL-HAOUAMED ou ROUMANA (1842), alliés des OULED-BOURAS. — El-Haouamed, D. C. (Bouçada, T. C.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

480. OULED-DERRADJ-CHERAGA, groupe variable, allié des OULED-BOURAS.

 

OULED-AMOR. — Megra, D. C. (Barika, T. C).

 

 

OULED-SAHNOUN. — Metkaouak, D. C; Barika, D. C. (Barika, T. C.).

 

 

SELLELHA. — Djezzar, D. C. (Barika, T. C.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

481. SOUAMA (1842), groupe variable, allié des OULED-BOURACE. — Hadjerès, S. I.; Loudaïne, S. I; Ouled-Abdallah, S. I; Ouled-Khada-el-Hadidane, S. I. ; Ouled-Ghenaïm, S. I. (Msila, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

482. BOUÇADA (1843-1845), ville et banlieue.— Bouçada, chef-lieu de cercle et commune mixte militaire).

 

 

482bis. CHERFAT-EL-HAMEL, fief religieux, et OULED-SIDI-BRAHIM (1843). — Cherfa-el-Hamel, K. ; Ouled-Sidi-Brahim, K. (Bouçada, T. C).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

483. OULED-ALI-BEN-SABOR (1842-1849). — OULED- SAÏDI, OULED-AMOR-BEN-MAHDI, OULED-HAMOUNA, OULED ALI-BEN-ABDALLAH, OULED-SI-LAHCÈNE, OULED-BOU-ROUBA, OULED-BOUADJINA, OULED-HAMZA, OULED-MAHBOUB, OULED-NCEUR. — Ras el-Aioune, D. C. ; Gosbate, D. C. (Ouled-Soltane, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

484. NGAOUS (ville) et AHL BENI-IFRÈNE (1844). — Ngaous, D. C. (Ouled-Soltane, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

485. Confédération des OULED-SOLTANE DU BELLEZMA (1844-1849).

 

OULED-SI-EL-HACÉNE, OULED-AHMED, OULED-DJEMMA, ECHCHABNA, OULED-BELQACEM BEN YAHIA, OULED-HAMOUD, OULED-SI-SLIMANE, OULED-RAHAB, OULED-TALEB, OULED-BECHINA, AHL-ISSOUMAR, EL-BRAKNA, OULED-ZENA, OULED-ALI-ZERRA, OULED-ZAABIB, EL-ROUAGUED. — Ouled-Sidi-Slimane, D. C. ; Ouled-Aouf, D. D. ; Seflane, D. C. ; Markouda, D. C. (Ouled-Soltane, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

486. OULED-SELLEM (1845-1849) mais resserrés dans la montagne.

 

 

OULED-BOUSAÏD, OULED-HADDAD, OULED-RADI, OULED-FREDA. – Mcil, D. C. (Ouled-Sollane, M.)

 

 

 OULED-MIRA, OULED-OUM-SAAD, OULED SAÏD, — Talkrente, D. C. (Ouled-Soltane, M.).

 

 

OULED-EMBAREK, OULED-MESSAOUD. — El-Rehabate D. C. (Ouled-Soltane, M.); Beïda-Bordj, D. C. (parcours et usufruitiers variables) (Eulma, M.)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

487. Confédération des OULED-ZIANE (1844-1849) (sous la suzeraineté religieuse des Ouled-el-Hadj de Mdoukal (V. n° 363) représenté en 1839 par Si Moqrane ben El-Hadj).

 

 

VILLAGES DE L’AOURES OCCIDENTAL.Djemora, S. I.; Beni-Souik, S. I. ;Branis, S. I. ; Beni-Ferah, S. I. ; Aïne-Touta, M.

 

 

OULED-ZIANE (nomades). — Ouled-Mrabote, S. I. ; Ouled-Sebqaq, S. I; El-Haouamed, S. I. (Aïne-Touta, M. ; Mdoukal, D. C. (Barika, T. C).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

488. CHAOUIA DU BELLEZMA. — Confédération de tribus berbères en lutte contre les Arabes et les Ouled-Bouaoun du chikh investi du Bellezma (V. n°- 361).

 

 

HAOUARA, OULED-OURDJETINE, EL-HALYMIA, OULED-FATMA, HADOUGA. — Ouled-F’atma, D. C; Oued-Merouana, D. C., partie (Ouled-Soltane, M.); Oued-el-Ma, D. C.; Zana, D. C. ( Aïne-el-Ksar, M.).

 

 

OULED-CHELIEH, OULED-SMAÏL, OULED-KIIELOUF, OULED-ARIF, OULED-BRAHAM, AÏNE-DRINE. — Ouled-Chelieh, D. C. (Aïne-Touta, M.); Kasserou, S. I. ; Batna, P. E.).

 

 

LAKHEDAR-HALFAOUÏA (1844-1849). — El-Brikat, D. C.; Tilalou, D. C,; Aïne-Touta, M.

 

 

OULED-YOUCEF. — Segana, D. C. (Barika, T. C.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

489. OULED-SIDI-YAHIA BEN ZEKRI (1844) (Mrabtine-Cheurfa). — El-Ksour, D. C. (divisé en 3 groupes : El-Biar et El-Ksour, S. I; Aïne-Touta, M. et Lambiridi, C. puis Aïne-Hellasafeur, S. I. (Aïne-el-Ksar, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

490. CHAOUIA DU BOU-ARIF (1844).

 

 

HARACTA-EL-MADER, OULED SI ALI TAHAMMENTE. — Ouled-Zaïd, D. C; Ouled-Atsmane, D. C; Ouled-Boudjema, D. C. ; Ilermane, D. C. ( Aïn-el-Ksar, M. et El-Mader, C); Ouled Si Ali Tahammente, D. C. (Aïne-el-Ksar, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

491. Fief maraboutique de SIDI-BEL-ABBÈS à MENAA dans l’Oued-Abdi (1845-1849). — Menaa S. I. (Aurès, M.)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

492. Villages autonomes de l’OUED-ABDI (1845-1849 (2). Confédérations variables. — Oum-Errekha et Tagoust, S. I; Ouled-Abd-el-Rezeg (Ouled Billil et Ouled-Ali ben Sebah), S. I. ; Ouled-Angala, S. I. ; Bahli-Atsalate, (Bouguerara, Si Abbes, Mesita), S. I; Ouled-Azouz (Ouled-Ameur, Ouled-Aksa ben Ali), Larbaa, S. I ; Bouzina, S. I; El-Amentane (Ouled-Messaoud ben Salah, Ouled-Abdelli), S. I.; Nara, S. I. (5 janvier 1850); Arb-el-Oued Abdi (Chir, Ghezal, Arbeha, Akhirb, Nouadeur, Meddour), S. I. ; Taghilt Sidi-Belkhir (Qsar el-Asfel, Qsar-el-Oustani, Qsar-el-Fougani), S. I ; Ras-ed-Draa (Medrouna, Allahoua, Teskijine), S. I. ; Haidouça et Teniet-el-Abed (Aurès, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

493. Chikhat héréditaire de l’AOURÈS sous la suzeraineté des OULED-BELQACEM, représentés en 1830 par El-Arbi ben Bou-Diaf ben Belqacem. Confédération de montagnards, clients ou alliés de cette famille et des tribus des ACHECHE et OULED FEDALA.

 

 

ACHECHE (ZAMLA) (1844). — Chemora, D.C. ; Aïne-el-Ksar, M.

 

 

OULED-AZZA, OULED-RABOTE, OULED-MEREDSA. — Ouled-Melouk, D. C. (Aïne-el-Ksar, M.).

 

 

OULED-ALI-BEN-ALI, OULED-BOUAFIA,ZEROUALA,OULED-DEKEL, OULED-DIFFALLAH, OULED-MEDDOUR, OULED-Sl-MOUSSA. — Ouled-Makhelouf, D. C. (Aïne-el-Ksar, M.).

 

 

OULED-SI-BELKIR, OULED-KHEDIDJA, OULED-SI-EMBAREK, OULED-OUADFEL, OULED-HEURBI,OULED-SI-ALI — Ouled-Si-Belkhir, D. C. (Aïne-el-Ksar, M.).

 

 

OULED-MOUSSA, OULED KHALEF, OULED-ALI-BEN-ABDALLAH, OULED-ABDELQAOUl, ZELAMTA, OULED-HACÈNE.Ouled-Moussa, D. C. (Aïne-el-Ksar, M.).

 

 

 Confédération des OULED-FEDALA (1844) (OULED-ATSMANE, OULED-EL-RAHAB, OULED-AHMED). — Oued-Meriel, D. C ; Tahanente, D. C. (Aïne-Touta, M.).

 

 

 Confédération des MAÂFA (1844-1845) (FETATCHA, AMRADSA). — Djebel-Groun, D. C. (Aïne-Touta, M.)

 

 

 Confédération des TOUABA ou OULED-DAOUD (1845). — Ichmoul, D. C ; Oued-Labiod, D. C ; Tighanimini, D. C. (Aurès, M.).

 

 

 EDDISSA (1844-1845) (3), oasis, partie de Mchounech, D. C. (Tkoute, T. C).

 

 

 Confédération des BENI-OUDJANA (1845-1848) (OULED-ARIF, MEFEREDJ, OULED-SI-MOUSSA). — Yabous, S. I. (Khenchela, M.).

 

 

 OULED-AMEUR, CHELIA.Ouled-Ameur, S. I. (Khenchela, M.).

 

 

 OULED-MENACEUR, OULED-BAADCHIA, OULED-MAHMED, OULED-ALI-BEN-FLOUS, OULED-ENNCEUR. — Mellagou, S. I. (Khenchela, M.).

 

 

 OULED-MAHBOUB, OULED-AMIR, OULED-SI-ZOUÏD, OULED-SI-EL-GHERBI. — Taouziente, S. I. (Khenchela, M.).

 

 

 Confédération des AMAMRA (1848) (OULED-BOU-DERHEM, OULED-YACOUB, OULED-ENSIGHA, autochtone; L’ARBA et OULED-SAÏD, débris des Romains; OULED-SI-ZERARA, OULED-SIDI-MOUSSA, OULED-SI-KOHEL, noblesse religieuse; OULED-BOU-KAHEL, OULD-SI-ENDJA, arabes émigrés. — Khenchela, D. C. ; Rmila, D. C. ; Ouled-Ensigha, D. C; Ouled-Tamza, D. C. ; Ouled-Bouderhem, D. C. (Khenchela, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

494. Confédération des NEMEMCHA (1842-1844-1847) (ou OULED-RECHAÏCHE).

 

ALLAOUNA, BRARCHA, MAHALTA, NEGRINE, FERKANE, OULED-RECHAÏCHE (KIATA, OULED-ZITOUN, OULED-ACHOUR, OULED-NECEUR, OULED-BELQACEM-BEN-ALI, OULED-SI-TABETE, OULED-AHMED, OULED-SELMI, OULED-ZID). — Ouled-Rechaïche, K. et S. I. (Kenchella, T. C).

 

 

 ALLAOUNA. —Djelimbda, S. I. ; Ouled-Saâd et Ouled-el-Amra, S. I. ; Ouled-Chamokh et Ouled-Aounallah, S. I. ; Ouled-el-Aissaoui, S. I. ; Zeradna, S. I., formant le K des Allaouna (Tebessa, T. C).

 

 

 BRARCHA. — Ouled-Mahboub (Ouled-Brahim, Ouled-Djellal, Ouled-Chekor), S. I; Ouled-Messaoud (Ouled-Slimane, Ouled-Chemina, Ouled-Belharete), S. I. ; Ouled-Hamda (Ouled-Sassi, Ouled Saïdane, Ouled-Si-Ali), S. I ; Ouled-Khelifa (et Ghebala), S. I.; Ouled-Zeramna (Ouled-Amor, Ouled-Ferahma, Ouled-Mbarek), S. L; Djeurf, S. I, formant le K. des Brarcha (Tebessa, T. C).

 

 

 NEGRINE, FERKANE. — Negrine, S. I. ; Ferkane, S.I. ; (Tebessa, T. C).

 

 

 MAHALTA (1844) (4). — Ouled-Kebarite, D. C; Mdaourouche, D. C; Ragouba, D. C. (Sedrata, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

495. ZAOUÏA SIDI-ABID (1846-1866). — Fief religieux et politique des Ouled-Sidi-Abid, comprenant les Tolba de la Zaouia, les nomades des Ouled-Sidi-Abid, et leurs clients formés en partie avant 1830 d’émigrés tunisiens dite Zegholma. — Zaouïa de Sidi-Abid, D. C; Guentis, S. I. ; Elma-el-Habiod, D. C. (Tebessa, T. C.) ; Bekkaria, D. C. (Morsott, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

496. ZAOUIA DE KHANQA SIDI-NADJI (1844). —Fief religieux des Ouled-Sidi-Nadji dite aussi OULED-SIDI-NACEUR et ayant pour clientes les deux confédérations les BRADJA et les OULED-AMRANE du Djebel-Chechar. La Zaouia, les Bradja et les Ouled-Amrane font partie de la S. I., ou K. du Djebel-Chechar (Kenchela.,T. C).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

497. CONFÉDÉRATIONS DU DJEBEL-CHECHAR.

 

 

5 groupes, dont deux, les BRADJA et les OULED AMRANE étaient inféodés à la Zaouïa de Sidi-Nadji (V. n° 496).

 

 

 

BENI-BARBAR (TIZIGRANINE, EL-AMRA, OUENDOURA, SIAR); BENI-MELLOUL (OULED-MOUSSA, OULED-AÏSSA, ARB-OULDJA, ARB-EL-BORDJ); OULED-SOLTANE (ACHECHE, OULED-MAÂFA, TIFOURA). — Les 3 confédérations ont disparu et ont fait place aux 11 cheikhats (OULDJA-TBOUIA-AHMED-KHEIRANE, EL-AMRA-EL-ZAOUÏA, EL-OUEN-DOURA ES-SIAR , OULED-TIFOURAGH , OULED-TABETE, OULED-NACEUR-LAACHECHE, OULED BOUYAHIA, OULED-MSIHEL, BENI-IMLOUL) formant une S. I. et le K. du Djebel-Chechar-Khenchela, T. C.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

498. BITE-BOUOKKAZ (1832 (5)-1838-1844-1849).—Principauté héréditaire des DJOUAD DAOUAOUIDA et des OULED-SAOULA, dont le chef, toujours choisi dans la famille du Bouokkaz ben Ali, avait le litre de Chikh el-Arab. Le bey Salah fit de ce litre une dignité que lui et ses successeurs conférèrent plusieurs fois à une famille rivale (V. nos 300 et 301). Bien que déjà diminué et divisé en 1830, le bite Bouokkaz formait encore une des trois plus grandes principautés indépendantes du beylik occidental. Son action s’exerçait sans conteste sur tout le Sahara entre Khanga-Sidi-Nadji et Doucène, et spécialement sur les groupes des ZIBANE (ZAB-CHERGUI, ZAB-BISKRI, ZAB-DAHRI, ZAB-GUEBLI, OULED-DJELLEL, Nord de l’OUED-RIGH, Sud-Ouest de I‘AORES.

 

 

 

ZAB-CHERGUI (1844-1845). — Tribus nobles et guerrières: OULED-SAOULA, OULED-BOU-HADIDJA, OULED-AMEUR; tribus vassales ou serves : LAKHDAR (OULED-FARÈS, ZRARA, BOU-TOUFA); Ksour : LIANA, KSAR, BADÈS, ZRIBET-EL-OUED, ZRIBET-AHMED, AINE-NAGA, SIDI-OKBA. — Zab-Chergui, K, et S. I. (Biskra,T. C); Sidi-Okba, S. I. (Biskra, T. C).

 

 

 

ZAB-BISKRI, ZAB-DAHRI, ZAB-CHERGLI (184-4). — Tribus nobles et guerrières des AHL BEN ALI, GHAMRA, SELMIA, RAHMANE, BOUAZID, REMOUGATE, etc. Toutes les oasis des Zibane et le Ahl-Amour formant aujourd’hui : Biskra (ville), P. E.; Grand-Aghalik des Ziban, S. I; Arab-Cheraga (partie) K. et S. I; Ouled-Dris, S. I; Ouled-Sidi-Slimane, S. I. ; Ouled-Youb, S. I. ; Djebabra, S. I; Ouled-Bouzid ben Ahmed, S. I. (Biskra, T. C). — Arab-Gheraba (partie). K. et S. I. (Tougourte, T. C).

 

 

 

OULED-DJELLAL et BENI-KHALED (1846-1847). — Ouled-Djellal, S. I. ; Beni-Khaled, S. I. (Biskra, T. C),

 

 

 

Confédération des OULED-NAÏL-CHERAGA ou OULED-ZEKRI (1850) OULED-HARKATE, OULED-SASSI, OULED-RABAH, OULED-RAHMA). — Ouled-Zekri, K. et S. I. (Biskra, T. C).

 

 

 

Confédération des ALLAOUA et BENI-BOU-SLIMANE :

 

ALLAOUA (1844) (BENI-AHMED ou AHL-MCHOUNECH, BENI-HACÈNE ou AHL-BENIANE). — Mchounech, D. C, partie (6) (Tkoute, T. C) (7).

 

 

RASSIRA-ALLAOUA (1845-1858) (ABED., OULED-BOUOKKAZ., OULED-IDER, HAIZA, TABALLET, SAHREDA, AINE-TINE, KHEDARA-TAHAMMAMÈTE); RASSERA, OULED-EL-HADJ OU AZINI (OULED-YAIHA, OULED-MANSOUR, OMIMOUNE, OULED-OARIACH, AHL-ROUFI). — Rassira, T. C ; Tkoute, T. C

 

 

BENI-BOUSLIMANE , OULED-ABDERAHMANE , TKOUTE, TAGHITE, EL-KSAR, CHENNAOURA, EL-HEMBLA, DJARALLAH, etc. — Zellatou, D. C,.( Tkoute, T. C).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

499. Confédération de l’AHMAR-KHADDOU (1845-1859).

— En 1830, les trois quarts étaient clients du Bit-Bouokkaz.

 

OULED-ZERARA (8) (HAMMAM, ZRARA); OULED-EL-HADJ-ALI (TIDJEROUINEJ OULECH); OULED-ABDESSELEM (AFSIL, MANSOURIA) ; OULED-BELGACEM, EL-ACHAÏCH (MIZAB, GRIRA) ; OULED-SLIMANE BEN AUSA (MADJINA) ; OULED-YOUB (EL-KSAR, QUELAA-DJEDIDA, TIBOUDJERINE, SIDI-MASMOUDI, TIMERMACINE). — Oulache, S. I. (Tkoute, T. C ).

 

 

OULED-ABDERAHMANE (KEBECH, TAOURIA); BENI-MELKEM, TADJEMOUT, ROUMANA, DJEMINA, OUM-EL-HABEL, GHANIME). — Tadjemoute, S. I. (Tkoute, T. C).

 

 

SERAHNA, OULED-SI-AHMED, CHEURFA (SIDI-FATALLAH, BOUDERE., EL-BAATCHA, GHERGHIL, BAHL, etc. — Kimmel, S. I. (Tkoute, T. C).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

500. Confédération des SOUAFA (1845-1848-1854).

 

 

EL-OUED (centre politique et commercial); GUEMAR (centre religieux) ; KOUININE, TARZOUTE, ZGOUM, BEHIMA (oasis); TROUD (nomades comprenant les ACHECHE et les MESSAABA); OULED-SAOUD (nomades). — Acheche (Ouled-Djemûa, Ouled-Ahmed, Rebaïa, Ferdjane), K. et S. I.; Messaaba (Aziz-ben-Chebabta, Graffine), K.et S. I; Ouled-Saoud (Kouinine, Tarzout, Zgoum, Ourmès, Sidi- Aoun), K. et S. I; Guemar, S. I.; Débila, S. I.; Behima, S. I; Chamba (9) (d’El-Oued), S. I. (El-Oued, T. C).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

501. Principauté héréditaire des DJELLABA (ou BEN-DJELLAB) de TOUGOURTE (1833 (10) — 1844-1854). — Suzerains des villages de l’Oued-Rir, alliés des Arab-Gheraba (V. n° 498), propriétaires de plusieurs villages (11). — Tougourte (Tougourte, Nezla, Tebesbeste, Zaouïa Sidi-el-Abed), K. et S. I; Moggar (Meggarine, El-Harihira, El-Ksour, Sidi-Slimane, Ghamra-Moggar), K. et S. I; Ourlana (Sidi-Amrane, Sidi-Yahia, Tiqueddidine, Djama, Ourlana, Mazer, Zaouiet-Riah, Tinedla-el-Berd), K. et S. I. ; Tamerna (Tamerna-Guedima, Tamerna-Djedida, Sidi-Rached, Bram), K. et S. I. ; Mraïère (Mraïere, Ourir, Sidi-Khelil), K. et S. I. — Ces 5 kaïdats font partie de Tougourt, T. C

 

 

Confédération des OULED-MOULÈTE (1848) (Makhezène des princes de Touggourte). — Tribus nobles ou Mezerguia : OULED-DEBBAH, OULED-AHMED, OULED-SI-MOKHTAR; mrabtine guerriers : EL-FTAÏTE, EL-ABADLIA; tribus serves :OUDJENA, EL-MOUADI, EL-ANALA; ksar entrepôt : OUM-EL-TIOUR.— Ouled-Moulète, K. et S. I. ; Ftaïte et Abadlia, K. et S. I. (Touggourte, T. C).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

502. Confédération des OULED-SAYAH (mrabtine guerriers, alliés de Temacine).

 

 OULED-SIDI-SLIMANE, OULED SIDI-AHMED et ksour de DJIOUA, EL-ALIA, EL-HADJIRA, TAÏBET-EL-GUEBLlA (Taibia). — Ouled-Saïah, K. et S. I. ; Taïbet-el-Gueblia, K. et S. I. (Tougourte, T. C).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

503. Zaouïa de TAMELLALTE (à TEMACINE) (1854). — Fief religieux et zaouïa des Tidjanya (V. n° 271).

 

 

 Ksour de TAMELLALTE, TEMACINE, SIDI-AMEUR, KOUDIAT, BEN-AMMAR, EL-BAHOUR, BLIDET-AHMAR, EL-GOUQ. — Temacine, K. et S. I. (Touggourte, T. C).

 

Nomades des SAÏD-OULED-AMEUR (makhezen de la zaouïa) (OULED-BOUHARIM, KOUZOUT, LAKHEDAR, OULED-ENSIGHABE-BEL-HADJ, SAÏSSANA, OULED-ABED). — Saïd-Ouled-Ameur, K. et S. I. (Touggourte, T. C).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(1) Hasnaoui offre son alliance au commandant Houder et lui fait passer des vivres, puis négocie avec le général d’Uzer.

 

 

 

(2) Au point de vue ethnique, on trouve, répartis dans les divers villages, trois éléments :

1° Les OULED ABDI OULD BOURK ou ROUMANIA, race signalée supérieure et sof prépondérant ;

2° Les AUTOCHTONES VAINQUEURS OU BERBÈRES, représentés surtout à Larba, Tagouste et Bouzina ;

3° Les AUTOCHTONES VAINCUS dits OULED- MOUMÈNE, OULED-AZOUZ.

 

 

 

(3) Eddissa faisait partie en 1830 de la confédération des Touaba.

 

 

 

(4) Les Mahalta (comme, du reste, tous les Nememcha) étaient, avant 1830, bien plus nomades; ils s’étendaient beaucoup moins au Nord, et étaient alors plutôt gens de l’Aurès que du pays des Sedrata, où allaient les Hananecha et les Harakta (V. n 472 et 286).

 

 

 

(5) Dès 1831, Ferhat ben Bou-Okkaz avait fait faire à Alger des offres de soumission et d’alliance contre le bey Ahmed.

 

 

 

(6) Comprend en outre : EL-HABEL (oasis), propriété des Ouled-Saoula, EDDISSA, colonie des Ouled-Daoud, n° 493.

 

 

 

(7) Tkout (Ksar et Bordj) chef-lieu d’un poste militaire de la commune indigène de Biskra, T. C,

 

 

 

(8) Les noms entre parenthèses sont ceux des principaux villages composant chacune de ces minuscules confédérations.

 

 

 

(9) Ne se sont installés dans le Souf à El-Hamiche qu’en 1820 ; ils comptent aujourd’hui plus de 100 tentes.

 

 

 

(10) En 1833 le fils du « roi de Tougourt » vint à Alger demander le protectorat français; de nouvelles demandes furent faites en 1834 à Alger.

 

 

 

 

(11) Il n’y avait que peu de villages et très misérables au temps des Turcs. Plusieurs de ceux énumérés ci-dessus ont été créés par nous depuis 1854 grâce aux forages artésiens.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Les fondations mythiques de Sanaa

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Les fondations mythiques de Sanaa dans Croyances & Légendes 1563087062-sanaa-1

 

 

 

 

 

 

  

L’origine mythique de Sanaa est directement liée à la fondation du palais de Gumdàn. Celui-ci est, selon la légende, le premier édifice à avoir été construit par Sem après qu’il ait choisi le site pour fonder la première ville après le déluge. Le savant yéménite, al-Hamdànï (décédé dans la deuxième moitié du Xe siècle) est un des premiers à en faire le récit :

 

« Sem, fils de Noé, a fondé Gumdân. Il a creusé son puits qui sert, aujourd’hui, de réservoir à la Grande mosquée de Sanaa. Ayant parcouru les terres du nord, il se rendit dans le sud, visitant les pays les plus agréables, et arriva dans le premier « climat ». Là, le Yémen lui apparut comme l’endroit le plus propice pour y élire domicile. Après un si long voyage, il arriva dans la plaine de Sanaa. Il posa son cordeau entre les deux montagnes surplombant Gumdân à l’ouest de la plaine de Sanaa et construisit « al-zibr » qui existe encore aujourd’hui. Lors de sa construction, Dieu envoya un oiseau qui enleva le cordeau. Sem le suivit pour voir où il tomberait. Il s’arrêta au sud du Na’îm au pied de la montagne Nuqum et le lâcha mais quand Sem l’atteignit, l’oiseau le reprit et le posa sur les tells volcaniques de Gumdân. Lorsque le cordeau fut fixé sur la plaine de Gumdân, Sem comprit qu’il lui avait donné l’ordre de construire en ce lieu. Il fonda donc Gumdân puis creusa son puits appelé « karâma » et utilisé encore de nos jours bien que son eau soit saumâtre.« 

 

 

 

 

 

Ibn al-Dayba’ propose une autre variante moins riche en détails mais apportant, en liaison avec Sanaa, des données inédites sur la progéniture de Sem. Sur ordre de son père Noé, celui-ci se dirigea avec ses enfants en direction du Yémen à la recherche d’un endroit où élire sa demeure. Négligeant le Hédjaz, le Nejd et la région d’al-’Arûd dont les climats ne lui convenaient pas, il s’arrêta à Sanaa pour y fonder la ville et y creuser un puits qui porte son nom. Pendant ce temps, son frère Yâfit (Japhet) s’établissait dans les terres du nord et Hâm (Chem), ancêtre des Africains, dans les régions sud de la terre. A Sanaa, Sem eut cinq enfants, Arfahsad, Asûd, Lâwad, Iram et ‘Awilam qui, sous l’influence du climat, virent leur langage et leurs aspects physiques se transformer. Ils acquirent ainsi le type ethnique des Arabes et en devinrent les ancêtres.

 

 

 

 

 

 

 

 1563087094-img-8812 dans Croyances & Légendes

 

 

 

 

 

 

 

Le géographe Ibn al-Mugâwir nous rapporte des versions quelque peu différentes de ce mythe en se fondant sur l’autorité d’auteurs anciens. Selon l’un d’eux, ce serait Seth, un des fils d’Adam qui aurait construit Sanaa et aurait planté, à sa périphérie, deux jardins placés des deux côtés d’une route et dont la longueur équivalait à sept journées de marche entre Sanaa et l’Irak. Un autre rapporte sa fondation à l’œuvre de Sem qui, à la recherche d’un lieu pouvant alléger sa douleur et pourvu d’un climat tempéré, d’eau douce et d’une terre bénéfique, découvrit que Sanaa était l’endroit le plus propice. Il monta sur la montagne Nuqum et ordonna à ses gens de se construire chacun une maison. La ville atteignit bientôt une largeur et une longueur de sept parasanges et ses dépendances s’étendirent jusqu’à Basra. Une route reliait ces deux cités ; elle resta praticable « jusqu’à ce qu’elle fut recouverte par les sables » . Le premier puits de la Création y fut creusé par Hûd, un prophète pré-islamique dont le corps reposerait, dit-on, dans le sanctuaire qui lui est consacré près de Tarim (Hadramawt). Le palais de Gumdân est lui-aussi mentionné comme ayant été fondé par Sem puis rehaussé d’une demeure royale par chaque tubba’ yéménite jusqu’à atteindre  » 72 ou 93 niveaux ».

 

 

 

Le dernier à l’avoir surélevé fut As’ad al-Kâmil, un des tubba’ les plus célèbres dont les exploits légendaires sont souvent empruntés à l’épopée d’Alexandre le Grand et qui, dans les anciennes légendes yéménites, est identifié au tubba ‘ coranique . Dans la version d’ al-Hamdànï, un oiseau manifeste la toute puissance de Dieu en guidant l’acte fondateur. Ce thème n’est pas propre à Sanaa, il se retrouve dans d’autres récits de fondation de villes musulmanes, Le Caire et Alexandrie notamment. Dans le cas de Sanaa, la volonté de valoriser la civilisation des Arabes du sud, les Qahtàn, est sous-jacente à son origine mythique qui allie l’âge d’or pré-islamique, Gumdân et As’ad al-Kàmil, et une généalogie sacrée, Sem, Seth et Hûd. Elle pénètre aussi le thème de la protection divine de Sanaa que plusieurs légendes viennent illustrer. Al-Hamdànï rapporte que ses habitants, lors d’un combat avec leurs ennemis, entendirent une voix surnaturelle les assurer de la miséricorde de Dieu pour Azâl, le nom légendaire du Sanaa anté-islamique. C’est le chant d’un oiseau, répétant « le village est protégé », que Wahb b. Munabbih entendait chaque jour à l’extérieur de la ville. Le témoignage de ce personnage est invoqué par al-Râzi, un auteur yéménite du XIe siècle, pour relater comment une gazelle provoqua le massacre des assiégeants de Sanaa, des hommes de tribu de Hamdân, qui s’entretuèrent pour sa possession. L’armée d’un gouverneur omeyyade campant aux portes de la cité connut le même sort, prenant pour une attaque nocturne l’arrivée de montures échappées de la ville. Les serpents même ne pouvaient pénétrer en ville :

 

« Sanaa est protégée par deux talismans représentant des serpents et peu s’en faut qu’un habitant de cette ville en ait été victime. De mémoire d’homme, aucun de ceux qui en ont été mordus n’en est mort et cette victoire reste unique. Posés sur les portes de la ville, un de ces talismans était en fer et l’autre en cuivre… » (al-Razï).

 

 

 

 

Tel un microcosme réfléchissant par réfraction la mythologie coranique ou le temps mythique de la complétude religieuse, l’enceinte de la ville devient le théâtre d’une histoire sainte enracinant le lieu dans un temps primordial où se succédaient les envoyés de Dieu. Ibn Rustah rapporte ainsi une tradition qui accrédite la volonté de sacralisation de la ville par ses habitants :

« Une grande arcade en pierre se dresse près du marché des bouchers : ce fut là, prétend la population, que furent égorgés autrefois seize prophètes » (Ibn Rustah).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Le Royaume D’Alger sous Le Dernier Dey – 24ème partie -

6082019

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapitre Cinquième

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

BEYLIK QSANTINA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

V. — Groupes indépendants

 

 

 (EN RELATIONS ÉVENTUELLES)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

QBAÏL DE L’EDOUGH (462 à 470)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

462. BENI-MAHMED (1842-1843).

 

EL-AZEREG, ABADLIA, CHEKAKA, KHOUALED, GUESMIA. — Ras-el-Haddad, D. C, partie (Edough, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

463. BENI-GCECHA, SGHAH, SADAH (1842-1843).

SAOULA, CHERACHERA, OULED-SAÏD. — Ras-el-Haddad, D. C, partie (Edough, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

464. SENADJA.

 

OULED-MALEK, KARASLA, OULED-EL-GHOURA, KHELAMBA, ZOUARA, EL-EULMA, HALAÏMIA, REZÈNA, KHAMAMRA, EL-QBAÏL. — Cherka, D. C. (Edough, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

465. ARB-AOUÈNE.

 

ZOUAREF, OULED-AMEUR. — Fedj-Moussa, D. C., partie (Herbillon, P. E.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

466. AINE-ABDALLAH.

 

OULED-KHOUACHEM, HARAZLA. — Fedj-Moussa, D. C, partie (Herbillon, P. E.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

467. BENI-KACEM, ZARAFA. — Fedj-Moussa, D. C, partie (Herbillon, P. E.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

463. OUICHAOUA (1833).

 

OUÏCHAOUA, ATTAOUA, GUERARA, OULED-MERYEM, FERAHOUYA , EL-HADJEDJA, HAMENDA (GUEGHACHA, OULED-EL-HAD) ; ZAOUA (AMAMRA, OULED-MOHAMMED).— Ouïchaoua, S. I.(Edough, M.; Bugeaud, P. E.; Edough, C. ; Aïne-Mokra, P. E., et Oued-el-Aneb, C).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

469. TREATE.

SOUALAH, OULED-MBAREK,BENI-OUÏDÈRE,AÏNE-BARBAR, ZITOUNA, EL-KHOUARIA, OULED-AHMED. — Treate, S. I. (Edough, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

470. OULED-ATTIA.

 

OULED-ATTIA, KHOUALED, KEBAÏDA, SENHADJA, TEBIGATebaïga, D. C. (Edough, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Les Ayyoubides (XIIe – XIIIe S.)

4082019

 

 

 

 

 

 

 

 

Famille princière dont les membres régnèrent sur l’Égypte, la Syrie, la Mésopotamie et le Yémen, les Ayyoubides tirent leur dénomination du Kurde Ayyoub, père du monarque connu en Europe sous l’appellation de Saladin, claquée sur son surnom arabe Salah al-din. Ce dernier avait installé le nouveau régime en Égypte, sans bruit, ordonnant de substituer dans le prône le nom du pontife sunnite de Bagdad à celui du calife fatimide. Celui-ci mourait trois jours plus tard, le 13 septembre 1171, sans avoir peut-être connu sa déchéance. La révolution s’était déroulée dans le calme.

 

 

 

 

 

 

Les Ayyoubides (XIIe - XIIIe S.)  dans Histoire Flag_of_Ayyubid_Dynasty

Drapeau des Ayyoubides

 

 

 

 

 

 

 

 

Saladin (1137-1193)

 

 

 

 

Saladin Ier fut bien le fondateur de la dynastie des Ayyoubides, car, peu après avoir pris le pouvoir en 1171, il mit au point la répartition des principautés et en désigna les premiers titulaires. Ce choix créa des frictions, et, pendant près d’un siècle, les principautés furent loin de vivre en bonne entente. Une difficulté est inhérente au point de départ et à la personnalité de Saladin: le monarque, installé au Caire, prétend faire figure de suzerain vis-à-vis des princes syriens qui, eux, s’efforcent d’accentuer leur autonomie. D’ailleurs Saladin ne plaisantait pas avec ses parents, qu’il faisait valser de région en région selon les fluctuations de sa confiance en eux.

 

 

 

 

Deux de ces principautés émergent quelque peu de l’histoire. La création du petit royaume du Yémen n’es pas dépourvue d’ambiguïté: on peut penser que c’est un premier jalon d’une politique panislamique de Saladin, qui s’assura ainsi le contrôle des Lieux saints de l’islam sans inconvénient de la résidence au Hedjaz, trop turbulent. La principauté de Haute-Mésopotamie, avec sa capitale à Hisn Kayfa, aura le triste privilège de fournir à l’Égypte son dernier sultan, Turanshah: le maintien invraisemblable de cette seigneurie jusqu’au début du XVIe siècle montre bien que son territoire se situait hors de la zone des grands conflits.

 

 

 

 

La puissance ayyoubide, par l’intermédiaire du prince zenguide d’Alep Nur al-din, se rattache au mouvement de rénovation sunnite implanté en Mésopotamie par les Seldjoukides. Son originalité va se manifester d’une double façon: dans le domaine religieux, par la suppression radicale du Chiisme au moyen des madrasa, collèges d’État, qui vont dès lors pulluler en Égypte et dans les grandes villes syriennes; dans le domaine militaire, par la mise en oeuvre de toutes les ressources en vue de la lutte contre les croisés.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Extension maximale de l’Empire ayyoubide sous Saladin en 1188.

 

 

 

 

 

 

La disparition du chef de la famille, en 1193, laissa voir à nu l’ambition jalouse des petits princes qui vont passer leur temps à faire et défaire des alliances, à guetter les faiblesses de leurs émules et adversaires. En Syrie, énumérons: la principauté éphémère de Baalbek; les principautés de Homs (Hims), de Banyas, de Karak qui disparaîtront avec les premiers Mamlouks; celles de Damas et d’Alep, qui finirent par être réunies sur la même tête et tiendront jusqu’en 1260; celle de Hama, que les Mamlouks laisseront vivre jusqu’en 1341.

 

 

 

 

La grande affaires des Ayyoubides, c’est le voisinage des croisés, et c’est souvent sur ce point précis que l’on est amené à porter des jugements sévères sur leurs dissensions. On ne relatera pas ici les campagnes victorieuses de Saladin, qui aboutissent à la conquête de Jérusalem. Mais il convient d’insister sur la dérobade des princes syriens lors de la croisade de Philippe Auguste: si Acre fut reprise par les Francs, on doit en grande partie à l’abandon des troupes syriennes ramenées dans leurs domaines respectifs.

 

 

 

 

Mais ces jalousies mesquines éclatèrent surtout après la mort de Saladin, dont le prestige personnel n’avait donc pas toujours suffi à maintenir le calme. Les intrigues furent permanentes et constituèrent la faiblesse irrémédiable de la famille; elles ne cesseront qu’à la chute de la branche qui règne au Caire. Au fond, les querelles de ces roitelets sont très monotones: simplement on se met à deux contre un et l’isolé se préoccupe, souvent avec succès, de dissoudre la coalition d’en face; puis l’on recommence. Du point de vue islamique, c’est lamentable, car les croisés occupent en force le littoral palestinien et deux sièges de Damiette montrent qu’ils continuent à présenter un grave danger. La titulature officielle des divers princes en fait des égaux, car si Saladin ne porta jamais le titre de sultan, ce titre est dévolu, sans aucune exception et sans distinction de préséance, à tous les princes ayyoubides.

 

 

 

 

Ainsi l’histoire des Ayyoubides n’est qu’un récit tourmenté des intrigues des divers membres de la famille, chacun d’eux ayant une ambition territoriale égale à celle du voisin, tous les princes syriens, ou presque tous, ayant convoité la possession de Damas. La capitale de la Syrie, enjeu des luttes qui se dérouleront pendant plus de soixante ans, va devenir le centre de la politique égyptienne, syrienne et mésopotamienne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Malik Kamil (1180-1238)

 

 

 

 

Un des souverain ultérieurs de l’Égypte, Malik Kamil, reste une belle figure. Il avait assumé le pouvoir pendant que les Francs assiégeaient Damiette, dont ils s’étaient emparés le 5 novembre 1219; sans doute leur situation restait précaire mais aussi les troupes musulmanes en avaient assez. C’est dans cette atmosphère de batailles sanglantes et sans issue que Malik Kamil se prit à préférer la négociation à la guerre. Un trait émouvant: Malik Kamil reçut à son camp, face à Damiette, la visite de saint François d’Assise; malgré ses conseillers, il réserva au franciscain un accueil amical, et une légende franciscaine s’en souviendra, faisant mourir le sultan d’Égypte à Konia, couvert par deux missionnaires de saint François.

 

 

 

 

Une négociation célèbre lui attira les récriminations justifiées, en apparence tout au moins, de toutes les populations musulmanes.

Prince cultivé, il avait entretenu des relations scientifiques avec l’empereur Frédéric II et peut-être était-il imprudemment convenu de lui céder Jérusalem. Sans doute, le sultan d’Égypte était gêné par une trêve qui n’était pas encore parvenue à son terme au moment ou Frédéric exigea la livraison de la cité. Après la remise de la ville, Malik Kamil s’excusa dans un manifeste, affirmant que le culte musulman avait été garanti dans la Grande Mosquée de la ville. Les faits montrent bien que les deux souverains étaient au-dessus de leur temps: le monde islamique, surchauffé, considérait la perte de Jérusalem comme un grand malheur, tendis que la papauté, ne voulant pas oublier qu’elle avait excommunié l’empereur, jetait l’interdit sur les Lieux saints. À l’actif de Malik Kamil, outre que ses adversaires ne regardaient pas de trop près à leurs alliances (telle la demande d’aide aux bandes kharizmiennes qui dévastaient la Syrie), on est en droit de constater que la cession de Jérusalem procura un état de paix qui ne fut jamais, pendant toute la durée des croisades, ni aussi stable ni aussi long, et c’est bien ce que le sultan avait recherché avant tout. Ce fut, en tous cas, le point de départ d’une conjuration des princes syriens contre le sultan d’Égypte, conjuration qui donna ses fruits plus tard, en 1237, lorsque Malik Kamil reçut un véritable ultimatum lui enjoignant de ne pas sortir d’Égypte. Le conflit tourna court par suite du décès d’un des protagonistes et de la médiation du calife de Bagdad.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rencontre entre Al-Kamel (à droite) et Frédéric II (à gauche)

 

 

 

 

 

 

Le dernier épisode est une épouvantable tragédie. Les Francs avaient une seconde fois pris Damiette. Parvenus à Mansourah (Al-Mansura), ils y perdirent une bataille de rues. Après la mort de Malik Salih (1249), sa veuve Shadjar al-durr avait mandé le prince Turanshah, qui régnait à Hisn Kayfa. Ce dernier arriva à Mansourah le 25 février 1250, pendant que l’armée musulmane, reprenant l’offensive, cernait les Francs à Fareskour et faisait prisonnier le roi de France Louis IX. Par arrogance, Turanshah s’aliéna tous les cœurs et, au cours d’un banquet, le futur sultan mamlouk Baibars lui porta le premier coup de sabre. Turanshah se réfugia dans une tour de bois à laquelle on mit le feu; il se précipita dans le Nil; rejoint à la nage, il fut mis à mort. Ainsi périssait, le 30 avril 1250, le dernier sultan ayyoubide d’Égypte, dont la conduite insolente avait attiré cet orage.

 

 

 

 

 

Le meurtrier n’était pas seul: il faisait partie de la milice d’esclaves turcs que Malik Salih venait de constituer pour posséder à ses côtés un contingent de gardes sûrs. Ces Mamlouks, menacés, tout au moins dans leur influence, par les officiers que Turanshah avait ramenés de Mésopotamie, avaient pris les devants. Telle était la signification de ce sanglant fait divers qui allait donner naissance au nouveau régime de l”Égypte, celui des sultana mamlouks, dont la puissance et la cohésion allaient faire oublier la faiblesse des seigneurs ayyoubides.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Le Royaume D’Alger sous Le Dernier Dey – 23ème partie -

2082019

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapitre Cinquième

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

BEYLIK QSANTINA

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

V. — Groupes indépendants

 

 

 

 (EN RELATIONS ÉVENTUELLES)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

E. — SAHEL DE DJIDJELLI, PETITE- KABYLIE ET LITTORAL

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

417. DAR-EL-BATAH (1851), partie (V. n° 358), confédération des BENI-AHMED, sous la direction religieuse des OULED-MRABOT-MOUSSA.

 

 OULED-MRABOT-MOUSSA, BENI-KLITE, EL-KHEDERA, OULED-MEDINI, OULED-BARCH, OULED-ROUAFA, EL-AOUABER . — Mrabot-Moussa, D. C. (Duquesne, P. E., et Mrabot-Moussa, C).

 

 

 

 

 

 

 

 

418. Confédération d’EL-AOUANA (1851). — OULED-BOUBEKEUR, OULED-TEBÈNE, OULED-SAAD, BENI-SEKFAL, ARB-AFTIS, CHEKAROUA, BENI-KHEZEUR, EL-KERACHA. — El-Aouana, D. C. (Tababort, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

419. BENI-MAAMEUR (1851).— Beni-Maameur, D. C. (Tahar, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

420. OULED-BELAFOU (1851).—BENI-METRAM, REHAÏM, OULED-MANSOUR, BENI-AÏSSA, HAARNEMA (la population a été dispersée à la suite de l’insurrection, et le territoire qui formait l’ancien douar-commune des Ouled-Belafou est devenu celui des villages français de Daquesne, P. E., Strasbourg, P. E.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

421. BENI-SALAH (1851), 13 villages.— Oued-Bouyoucef, D. C. (Tahar, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

422. LEDJENAH (1851). — OULED-BOUBEKEUR, OULED-EL-AKBIA. — Ledjenah, D, C. (Tahar, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

423 BENI-HABIBI (1851-1852). — OULED-IDIR, BENI-MAZOUZE, OULED-MAKEL. — Hayène, D. C.,Oumaghrioun, D. C. (Tahar, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

424. OULED-ASKEUR (1860).

 

 OULED-ARBI, OULED-ALLAOUA, BENI-AFOQ, TAHARAOUÏA, ARB-EL-OUED, EL-MENAZEL, KAAZINE. — Ouled-Askeur, D. C. (Tahar, M.),

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

425. BENI-FTAH (1860).

 

 EL-TOUADJEMA, OULED-AMRANE, ARB TESSERA,OULED-DJABALLAH. — Beni-Flah, D. C. (El-Milia, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

426. BENI-AICHA (1860).

 

OULED-YAHIA, EL-MEHARKA, OULED-MAAFI, OULED-BAREH, OULED-MESSAOUDA, TSAÏMIA. — El-Mcid, D. C. ; Tamendjar, D. C. (El-Milia, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

427. OULED-ALI (1851-1860).

 

 OULED-BENDERRA , BENI-ZEBBANE , BENI-NAÇEUR, ACHECH. — Oued-Addar, D. C. (El-Milia, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

428. TAILMANE (1851-1860), 4 groupes. — Taïlmane, D. C. (El-Milia, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

429. OULED-AOUATE (1851-1858-1860).

 

 OULED-AZAZA, OULED-SAAD BEN AHMED, OULED-RAHLOUM, EL-HAZABA, OULED-BOUREZINA, OULED-ZAÏD. — Ouled-Aouate, D. C. (El-Milia, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

430. Confédération des OULED-AIDOUN (1851-1852-1858), groupe prépondérant dans la vallée de l’Oued-el-Kebir.

 

 OULED-BOUZID, BENI-MAHANDA, ARB-TESQUIF, OULED-EL-EULME. — Ouled-Debab, D. C. (El-Milia).

 

 OULED-ARBI, OULED-HAUNÈNE, OULED-HANECHE, NFADRIA, TSEMFEDOUR. — Ouled-Kacem, D. C. (El-Milia, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

431. MCHATE (1852-1858).

 

 OULED-BOURADJA, OULED-BENAMARA, EL-MEDJEREB, EL-BABECH, EL-FOKRA, BENI-MAHBOUB. — Mchate, D. C (El-Milia, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

432. DJEBALA (1847-1851-1858-1860).

 

 OULED-BOULFAA, OULED-EL-HADJ, IMERKIOUÈNE, OULED-FERADJ. — Ouled-Boulfaa, D. C. (El-Milia, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

433. BENI-MESLEM (1851-1852).

 

 OULED-CHELLI, ARB-MEZROUNE, OULED-YACOUB, RAHLA. — Beni-Meslem, D. C. (El-Milia, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

434. BENI-BELAID (1851-1852).

 

 OULED-AÏSSA , OULED-IZEL, OULED-KAÏD, OULED-MAHMED, BENI-MEROUANE. — Beni-Belaïd, D. C. (El-Milia, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

435. BENI-FERGUÈNE (1851-1852).

 

OULED-BEN-MERBOUAH, OULED-YAHIA, OULED-DJABALLAH, OULED-BOUREBIAH. — Beni-Ferguène, D. C. (El-Milia, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

436. ACHAICHE (1847-1851-1852-1858).

 

OULED-SOLTANE, BENI-MAKHELEF, OULED-HALLOUF. — Boucherf, D. C (El-Milia, M,).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

437. OULED-MBAREK (1847-1851-1852).

 

 AGOUFFE, BERRAH, REMAMÈNE. — Ouled-Mbarek, D. C. (El-Milia, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

438. BENI-KAID (1847-1851-1852).

 

EL-AKBIA, EL-HAMDIDJE.—El-Akbia, D. C. (El-Milia, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

439. BENI-SBIHI (1852), 3 villages. – Beni-Sbihi, D. C. (El-Milia, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

440. BENI-TLILÈNE (1847). — Beni-Tlilène, D. C. (El-Milia, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

441. BENI-OUELBÈNE (1841-1843-1851-1852).

 

OULED-SAAD, OULED-AHMLD, OULED-AMMAR,EL-ZEGHADAH. — Beni-Ouelbène, D. C. (Collo, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

442. OULED-EL-HADJ (1849-1852).

 

 ARB-EL-QALAA, BEDATSA, DENAÏRA, SOUBRA, ARB-EL-KOHOL, MEGADLA.— Denaïra, D. C. ; Ouled-Arksib, D. C. (Collo, M.),

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

443. BENI-TOUFOUTE (1847-1860).

 

 ROLTA, ARB-OUED-ELLI-ZEGGAR, OULED-BOUDJEMAA, OULED-MADHI, OULEO-KACEM, OULED-ABDERRAHMANE, OULED-BOUHARETZ, ZOUARÈS, OULED-YAHIA, ARB-EL-OUDJA, SOUKIA, DOUKHARJA. — Beni-Zid, D. C. ; Elli-Zeggar, D. C. ; El-Oudj, D. C. (Attia, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

444. MEDJADJA (1843-1844).

 

 OULED-AMAR, CHEBALA, EL-KETATA, EL-MADELA, EL-HOMOU. — Oum-Echschouq, D. C. (El-Kantour, P. E.); Medjadja, D. C. (Collo, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

445. BENI-ISHAQ (1832(1)-1838-1843-1847-1850).

 

 OULED-KAMEL, OULED-BOUZIANE, OULED-ABDALLAH, HAZEÏLA, EL-KHERABECH, OULED-BEN-DJEMAA (1840).— Arb-Estaïhia, D. C. ; Robertville, P. E. ; Arb-el-Goufi, D. C, partie (Attia., M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

446. OULED-ATTIA (1843-1847-1850), partie (V. n° 294).

 

 KHERAÏF, KERBAÏA, OULED-BOUCHAREB, OULED-BOUKEBIA, OULED-CHABANE.— Ouled-Djama, D. C. (Attia, M.).

 

 ZIABRA, OULED-QACEM, OULED-EN-NACEUR, ARB-DJERRAH, OULED-AHMEUR. — Ziabra, D. C. (Attia, M.).

 

 OULED-ZAÏD, OULED-DI KIIIB, OULED-DJEZIA. — Djezia, D. C. (Attia, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

447. AOUICHAOUA-RIFIA (1847).

 

 OULED-SACY, OULED-EL-MRABOT., EL-KHERAOUAT, BENI-MEROUANE. — Ouled-Mrabot, D. C. ; Afensou, D. C. (Attia, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

448. OULED-HAMIDECH (1843-1847). — Ouled-Hamidech, D. C. (Attia, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

449. OULED-MAZOUZ (1843-1847). — Ouled-Mazouz, D. C. (Collo, P. E.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

450. ACHAICHE (1843-1847-1850). — Arb-Sidi-Achour, D. C. (Collo, P. E.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

451. EL-KOL (1843-1847). — Ville et banlieue. Ancienne ville de garnison turque indépendante depuis 1805. — Collo, D. C. (Collo, P. E.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

452. BENI-SALAH (1843 1844-1847-1850). — Aïne-Tabia, D. C (Collo, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

453. OULED-KHEZEUR (1843-1847). — Tokla, D. C.; Demnia, D. C. (Collo, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

454. OULED-NOUAR (1840). — Ouled-Nouar, D. C. (Stora, P. E.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

455. BENI-BOU-NAIM (1840) (V. n° 332). — Arb-Guerguera, D. C. (Collo, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

456. TAABNA (1843). — Taabna, D. C. (Collo, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

457. ZERAMNA (1843-1847). — Zeramna, D. C. (Collo, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

458. MSALLA (1843-1847). — Msalla, D. C. (Collo, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

459. BENI-BECHIR (1842-1843). — El-Alba, D. C. (Collo, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

460. ARB-SKIKDA (1837) (V. n°s 332-294). — Arb-Skikda, D. C. (Jemmapes, M. ; Jemmapes, P. E.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

461.Confédération des ZERDEZA (1842-1843).

 

 OULED-MENIA, OULED-EL-HADJ, MELLILA, EL-MEZITE, BLED-SRA. — El-Ghedir, D. C; Tengout, D. C. ; Boufaïeb, D. C. ; Ghesala, D. C. ; Oum-Ennehal, D. C. ; Mellila, D. C. ; El-Ghar, D. C. ; Meziete, D. C. (Jemmapes, M.); Oued-Ghrara, S. I. (Enchir-Saïd, P. E. et Gastu, P. E.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(1) Soumission offerte à Bône au général d’Uzer par le cheikh Hacène ben Ali qui fut, pour ce fait, décapité par le bey Ahmed

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Martín Chambi – Pionnier de la photographie latino-américaine

31072019

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Autoportrait (1922)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Martín Chambi Jiménez ou Martín Chambi de Coaza (né le 5 novembre 1891 près de Puno, dans le village de Coaza. Il meurt le 13 septembre 1973 à Cuzco) Martin Chambi fut l’un des premiers grands photographes autochtones d’Amérique latine.

 

 

Son oeuvre est influencée par l’adoption des conventions issues de la photographie d’art européen. Martin Chambi doit sa réputation à deux traditions photographiques distinctes qu’il maîtrise parfaitement et avec talent. Les effets stylisés du pictorialisme européen et l’utilisation de la lumière dans ses portraits de studio.

Il expose dans les compétitions et salons locaux et dans les foires industrielles. C’est la base de son succès commercial.

 

 

Martín Chambi a mis à nu la complexité sociale de la Cordillère des Andes. Ces images nous placent au cœur du féodalisme montagnard, dans les haciendas des grands propriétaires terriens, avec leurs serviteurs et leurs concubines, comme dans les processions coloniales de foules contrits et ivres.

 

 

 

Les photographies de Chambi capturent tout. Les mariages. Les fêtes et les premières communions. La pauvreté et la jovialité. C’est pourquoi, sans doute sans le vouloir, Chambi est devenu le photographe symbolique de sa race. Il a su capter la voix tellurique de l’homme andin, sa mélancolie millénaire, sa négligence éternelle. Il est sans doute le plus grand photographe post colonial d’Amérique latine du début du 20ème siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La famille d’Ezequiel Arce et sa récolte de pomme de terre

 

 

 

 

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Cusco

 

 

 

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Si Martin Chambi a été le premier à enregistrer la lumière péruvienne avec un oeilpost colonial, il est surtout connu pour ses clichés de paysans loqueteux. Pourtant, sa photographie n’est pas misérable. Pas triste du tout. Un peu « nostalgique » tout au plus. Non. Sa photographie est noble. Elle témoigne du quotidien. Du réel.

 

 

 

Chambi adore parcourir les campagnes, son matériel solidement arrimé sur le dos d’une mule. Indien Quechua à la peau mat et au nez aquilin, il parle la langue des gens qu’il rencontre. C’est ainsi qu’il gagne facilement leur confiance et leur demande de poser pour lui. Il photographie souvent les gens seuls, en couple. Au repos ou dans l’action. Son cadre privilégié, la nature au cœur des Andes.

 

 

 

Les groupes ? Il les immortalise aussi bien dans des poses étudiées que dans leur environnement quotidien, offrant ainsi un sentiment d’authenticité à ses photographies. C’est ainsi que Chambi s’installe rapidement à l’avant-garde de la photographie de son époque.

 

 

 

Entre 1920 et 1950, Chambi a amassé une collection importante de photos de différents sites archéologiques, des peuples indigènes et des vues de Cuzco qui a été largement diffusée et présentée dans toute l’Amérique du Sud.

 

 

 

Beaucoup de ces photos, souvent les plus fascinantes, n’ont pas été publiées de son vivant. Sans doute à cause des conventions artistiques limitées de l’époque. Ou plus simplement, en raison de leur aspect non commercial.

 

 

 

 

 

 

 

 

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1934 – Cavaliers dans la neige

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

TÉMOIGNAGE DE MARTIN CHAMBI

 

 

Martin Chambi a été le premier photographe à photographier son peuple à travers les yeux d’un des siens. Lors d’une de ses expositions à Santiago du Chili et à Viña del Mar, en 1936, il déclara : « J’ai lu qu’au Chili, on pense que les Indiens n’ont pas de culture. Qu’ils sont justes civilisés. Mais qu’ils sont intellectuellement et artistiquement inférieurs aux Blancs et aux Européens. (…) C’est une idée simple. (…) Mon espoir et que témoins impartiaux et objectifs étudient ce point de vue. Je suis un représentant de ma race. Mes compatriotes s’expriment à travers mes photos« 

 

 

 

 

 

 

 

 

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1933 – La tristeza del hombre andino Cusco

 

 

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Le Royaume D’Alger sous Le Dernier Dey – 22ème partie -

29072019

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapitre Cinquième

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

BEYLIK QSANTINA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

V. — Groupes indépendants

 

 

 

(EN RELATIONS ÉVENTUELLES)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

D. — QBAÏL DU BABOUR ET DU TABABOURT (399 à 405)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

399. AITE-FELKAI (1856).

 

AÏTE-ALIK, AÏTE-BETRA, AÏTE-ABDAI.LAH. — Beni-Felkaï, D. C. (Takitount, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

400. BENI-MERAI (1849-1856).

 

KERRATA, OULED-AZIZ, OULED-ROUÏNE. — Beni-Meraï, D. C (Takitount, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

401. OULED-SALAH (1856).

 

OULED-MOUSSA-BEN-SAÏD, OULED-MSALI, OULED-AYAD, BENI-DRACÈNE, OULED-MIRA. — Ouled-Salah, S. I. (Takitount, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

402. Confédération des AMOUCHA (1840-1846-1849-1856-1865).

 

 

AOUAMEUR, OULED-FAÏD. — Teniet-et-Tite, D. C. (Takitount, M.).

 

 RGAB, OULED-JABEUR. — Guergour, D. C (Takitount, M.).

 

 OULED-YAHIA (OULED-KHALFALLAH , OULED-HAMZA), OULED-AÏSSA. — Mentano, D. C. (Takitount, M.).

 

 MIRHOUM, OULED-MANSOUR-BEN-SAÏD. — Takitount, D. C. ; Amoucha, C. (Takitount, M.).

 

 OULED-AMOR-BEN-AHMED, OULED-NCEUR. — Kalaoune, D. C (Takitount, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

403. DJERMOUNA (1847-1853-1856-1864).

 

 BRADINA, OULED-MESSAOUD. — Djermouna, D. C. (Takitount, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

404. DEHEMCHA (partie, V. n° 296) (1853).

TAGUENANET et AÏNE-KEBIRA. — Maouïa, D. C, partie ; Dehemcha, D. C, partie haute (Takitount, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

405. AHL-BABOUR (18401853-1864). — Désignation usuelle et ancienne d’un groupe très variable de petites tribus mal confédérées et établies sur les flancs sud du Mont-Babour.

 

 

OULED-BEZA, MEDJERQUI, EL-KERAKSA, BENI-MELLOUL, OULED-ABDALLAH, OULED-SALEM, BENI-SAÏD. — Babor, S- I. (Takitount, M.).

 

 

BENI-AZIZ (ou BENI-MENALLAH-CHERAGA, BENI-MEDJALED-EL-QUEBLIA, ARBAOUN. — Sidi-Mimoun, S. I. (Takitount, M.).

 

 

RICHIA, OULED-BOUHARATE, BENI-ZOUNDAÏE-QUEBOLAOULED-MENA, OULED-BOUSEBA. — Serdj-el-Ghoul, S. I. (Takitount, M.).

 

 BENI-MEDJALED, DAHRA (OULED-MESAKHAR, OULED-AHMED, OULED-BEN-ALI). — Beni-Medjaleb, S. I. (Tababort, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

406. AHL-TABABOURTE (1851-1853). — Désignation usuelle et ancienne d’un groupe très variable de petites tribus mal confédérées et établies au nord et à l’est du Mont-Tababourte.

 

 

BENI-BEZÈZE (AÏTE-AMARA, OULED-SIDI-MIHOUB, YOURICINE), LARBA, BENI-DJEBROUN, OULED DJARALLAH, YAGHIRÈNE. — Tababort, S. I. (Tababort, M.).

 

 

OULED-BOURENANE, EL-KOUAHA, BIDA, OULED-CHIKH, EL-HADABLA (EL-NADOR, OUED-EL-BAHAS). — Beni-Zoundaye-Dahra, S. I. (Tababort, M.).

 

 

 BENI-MAAD, BENI-AÏSSA, EL-ALEM, TARZOUT, ZIAMA, OULED-NABÈTE, AÏTE-ACHOUR, BENI-MARMI,- OULED-ALI. — Mansouria, S. I. (Tababort, M.).

 

 

 

 

 

 

407. BENI-SEGOUAL (1853),

 

 AÏTE-BOU-BEKER, OULED-BOU-REBA, AÏTE-AYAD, OULED-KHELIFAT, AÏTE-BOUAFANE, BENI-KARAM.—Beni-Segoual, D. C. (Oued-Mersa, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

408. BENI-BOU-YOUCEF (1853).

 

AÏTE-ALI-OU-DJEMAA, AÏTE-SAADA . — Beni-bou-Youcef, D. C. (Oued-Mersa, M,).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

409. BENI-OURZEDINE. (1851).— Font partie de Beni-Foughal, S. I. (V. n° 357) (Tababort, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

410. BENI-YADJICE (1851).

 

 OULED-KMELOUF, OULED-IKHELEF, OULED-BOU-DJAHAD, OULED-ABDALLAH, BENI-ZRARA. — Beni-Yadjis, S. I. (Tababort, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

411. BENI-AMRANE-DJEBALA (1851). — Rekadila, D. C; Metletine, D. C (Tababort, M.); Cheddia, ancien douar-commune évacué à la suite de l’insurrection de 1871 (territoire de Duquesne, P. E. et du hameau français de Cheddia).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

412. BENI-AMRANE-SEFLIA (1851).

 

 BENI-HACÈNE, HARATINE, EL-ACHECH, OULED-MARS, OULED-SALAH, OULED-ALI. — Oued-Djendjène, D. C. (Tahar, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

413. BENI-KHETTAB-GHERABA (1851).

 

 CHENATFA, OULED-AMOR, OULED-EL-HACÈNE. — Tabellout, D. C. (Tababort, M.).

 

 TAZIA-OUED-ZITOUN, TAZIA-BENI-HAÏDJ, TAZIA-SEBLANA . — Tazia, D. C. ( Tahar, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

414..BENI-AFEUR (1851-1853). — OULED-MEDOURA, AFTIS, OULED-ARAB, OULED-ABDEL-AZIZ, OULED-BOUSOUAR, EL-MERASKA, OULED-BOU-AMEL, OULED-ZMARA, CHAHNA.— Beni-Afeur, D. C. (Tahar, M.).

 

 DJOUAMBIA. — Djimla, D. C, partie (Tababort, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

415. DJIMLA (1851-1853). — OULED-SAÏD,BENI-HACÈNE, OULED-MARSA, OULED-AÏSSA, MEZASKA, OULED-AZIZA, OULED-IKHELEF. —Djimla, D. C (Tababort, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

416. BENI-SIAR (1849). — OULED-AOUATE-DJEMALA, OULED-AOUATE-SEFLIA, OULED-SALAH, OULED-RETAHAM, OULED-BROUR.— Beni-Siar, D. C (Tahar, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Art Omeyyade

27072019

 

 

 

 

 

 

 

L’Art Omeyyade, regroupre la production artistique de cette dynastie de califes, qui régna sur le monde islamique entre 661 et 750.

 

 

 

 

 

 

Architecture et urbanisme

 

 

 

 

 

 

Urbanisme

 

Il existe grossièrement trois types de ville chez les Omeyyade:

 

- les amsar,

- les villes hellénistique et romaines transformées,

- les villes nouvelles.

 

 

 

 

 

 

 

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Le Dôme du rocher: Construit à Jérusalem entre 688 et 692 par le calife omeyyade Abd Al Malik.

 

 

 

 

 

 

 

* Amsar est le pluriel de misr, qui signifie « ville de la conquête« . Ces centres urbains, au nombre desquels on compte Fustat ( l’ancien Caire), Basra, Kufa et Kairouan, ont été créés comme quartiers d’hiver et lieux de repli pour l’armée des conquérants musulmans. Elles suivent un schéma simple: la grande mosquée et le Dar al-Imara, le palais, occupent le centre, et sont entourés de quartiers d’habitations. Si certaine amsar ont complètement périclité peu de temps après leur création, d’autres se sont considérablement développées. Le Proche-Orient, sous domination byzantine jusqu’à la conquête, était déjà fortement urbanisé. C’est pourquoi moins de cités ont été construites dans ces régions, les nouveaux arrivants s’installant dans les ville déjà bâties, comme Damas, Alep, Hims, Laodicée, Apamée ou encore Jérusalem. Une grande mosquée y est édifiée, soi à la place de l’église, comme à Damas et Jérusalem, soit sur un lieu laissé vide (Alep, par exemple).l’église peut aussi parfois être coupée en deux, une partie étant réservée au culte chrétien, l’autre à celui des musulmans. D’autres villes sont créées plus au moins ex-nihilo, sans être pour autant des amsar, mais simplement de nouveaux centres urbains civils. C’est par exemple le cas à Wasit (Irak) ou à Shiraz, en Iran, où, malheureusement, il est impossible de distinguer actuellement des éléments omeyyades.

Celle de Ramla, au Proche-Orient, est uniquement connue par les textes. Capitale de la Palestine sous al-Walid Ier, cette cité s’étendait sur 2.5 km², s’ouvrait par douze portes, dont quatre axiales, et comprenait une grande mosquée, un palais, des édifices pour l’artisanat des citernes, des marchés, des ateliers et des quartiers d’habitation.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 dans Art 

La Grande mosquée omeyyade de Damas

 

 

 

 

 

 

 

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La mosquée al-Aqsa (la grande mosquée de Jérusalem) entre 1890 et 1900

 

 

 

 

 

 

 

* À Anjar, au Liban, la ville omeyyade est désormais un site archéologique, malheureusement peu exploré, mis à part par l’émir Shebab, en 1950. Une inscription en syriaque permet de dater la construction de 846 de l’ère chrétienne. Il pouvait s’agir d’un important comptoir commercial.

 

 

 

 

 

 

 

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Les ruines d’Anjar, ville fondée par le calife Walid Ier au début du VIIIe siècle, révèlent une organisation très rigoureuse de l’espace semblable à celle des villes-palais de l’Antiquité. Elles constituent un témoignage unique sur l’urbanisme des Omeyyades.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

* Ceinte d’une muraille scandée par des demi-tours pleines, la ville mesure 370 x 310 m et s’ouvre par quatre portes en bel appareillage de calcaire sur moellon. Deux axes perpendiculaires à arcades, correspondant au cardo et au decumanus romains, découpent le tissu urbain en quatre parties de taille égale. Ils sont bordés de boutiques, et leur centre est marqué d’un tétrastyle, un « portique monumental de plan carrés, à quatre supports, placés au carrefour central de certaines grandes villes romaines du Proche Orient« . La ville contient un palais au nord-est et des bains au nord. Une grande basilique, située près du carrefour central, a également été fouillée. Son assemblage à carreaux et boutisses et son fort jeu de moulures sont des éléments assez typiques du premier art islamique.

 

 

 

 

 

 

 

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Le mirhab de la mosquée Omeyyade d’Anjar

 

 

 

 

 

 

 

 

Architecture religieuse

 

 

 

C’est sous les Omeyyades, que naît réellement l’architecture religieuse islamique, à partir du dôme du Rocher. Ce monument tr`s particulier, construit, si l’on en croit la légende, sur l’emplacement du temple de Salomon est, selon Oleg Grabar, {le premier monument qui se voulût une création esthétique majeure de l’Islam}. Le bâtiment s’organise autour d’une coupole centrale reposant sur quatre piliers et douze colonnes de marbre colorés. Un premier octogone fait de piliers et colonnes alternés enserre l’anneau central. Il est doublé par le second octogone que forment les murs du bâtiment, et crée donc un double déambulatoire. Des mosaïques à fond d’or couvraient une grande partie de l’édifice, dont ne subsistent que celles situées à l’intérieur. Leur iconographie est assez énigmatique: complètement anicôniques elles représentent, à certains endroits, des joyaux dont il est difficile de déterminer le sens. Certains y voient des trophées, d’autres des offrandes ce qui n’est pas incompatible, d’ailleurs. On remarque la forte emprise des traditions méditerranéennes de l’antiquité tardive, notamment dans la technique de la mosaïque à fond d’or et le remploi de colonnes et de chapiteaux antiques, ainsi que des influences de l’Iran sassanide, dans les couronnes en particulier. Mais la longe inscription coranique -la première de toute l’architecture islamique- et l’absence d’être vivants dans le décor montrent que cet édifice, quoique remployant des éléments plus anciens, les a adaptés à un nouvel usage, une nouvelle pensée, proprement islamique.

 

 

 

C’est aussi sous les Omeyyades que se met en place le type de la mosquée de plan arabe. L’archétype et le chef d’oeuvre en est la grande mosquée des Omeyyades de Damas, réalisée sous le règne d’al-Walid Ier, entre 705 et 715. Il s’agit d’un édifice comportant une cour entourée d’un portique et une salle de prière hypostyle, à trois travées parallèles au mur de qibla. La nef menant au mihrab est surélevée et magnifiée par une coupole, et trois minarets marquent les angles. Ici encore, on trouve des mosaïques à fond d’or d’influence byzantine, peut-être même réalisées par des artisans byzantins.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Architecture civile

 

 

 

L’architecture civile se développe elle aussi, au travers des châteaux du désert. Ils sont nombreux à s’élever dans des plaines Syriennes désolées, mais auparavant extrêmement verdoyantes et fertiles: citons Qasr al-Hayr, le Khirbat al-Mafjar, Qusair Amra, Mshatta…. Remplissant des fonctions différentes (caravansérails, résidences princières ou de gouvernement….), ils présentent des plans variés, mais des caractéristiques communes. Ainsi, ils sont tous construits en brique, et entourés d’enceintes quadrangulaires rythmées par des demi-tours pleines et crénelées.

 

 

 

 

 

 

 

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Qusair Amra – Jordanie – Désigné patrimoine de l’humanité de l’UNESCO en 1985

 

 

 

 

 

 

 

 

Décor architectural

 

 

 

Le décor architectural dépend encore beaucoup de l’antiquité et de l’art byzantin, comme en témoignent le fréquent remploi de colonnes antiques ou les mosaïques à fond d’or parfois réalisées par des artistes byzantins, parfois par des artisans locaux qui les imitent. La peinture murale est également très développée, comme à Qusair Amra, et on connaît des sculptures en stuc, quasiment les seules rondes bosses de tout l’art Islamique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Objets

 

Les premiers objets islamiques sont très difficiles à distinguer des objets antérieurs à la période: en effet, il utilisent les mêmes techniques et les mêmes motifs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Céramique

 

On connaît notamment une abondante production de céramique non glaçurée, comme en témoigne un célèbre petit bol conservé au Louvre, dont l’inscription assure sa datation dans la période islamique. Les motifs végétaux sont alors sans doute les plus importants.

 

 

 

Il existe aussi des pièces recouvertes de glaçures monochromes vertes ou jaunes. Une glaçure est un revêtement vitreux, coloré ou non, parfois transparent, parfois opaque, qui recouvre une céramique et la fait briller; c’est un élément très important de l’art des pays d’Islam.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bol à décor de pampres et de grenades, inscription en arabe, Céramique argileuse à décor moulé, (VIIe sVIIIe siècle), Suse (Iran).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Métaux

 

Les artisans travaillent déjà le métal en virtuoses, créant toutes sortes de vaisselles. L’aiguière de Marwan II, du musée Islamique du Caire en est un des plus impressionnants exemples. Composée d’une panse globulaire, d’un haut col finement ajouré, d’une embouchure en forme de coq, elle est un des chefs d’oeuvre de la période omeyyade. Elle fut d’ailleurs créée pour l’un des souverains de cette dynastie.

 

 

 

 

 

 

 

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L’aiguière de Marwan II – IIe siècle de l’Hégire (VIIIe siècle J.-C.)

 Cette aiguière se distingue par son travail raffiné, sa forme élégante, ses proportions harmonieuses et sa superbe ornementation. Elle se caractérise par un pied court, une panse globuleuse, un col cylindrique, une poignée et un bec. Sa panse est ornée d’un décor gravé en haut relief consistant en une série d’arcs en forme de croissants refermés sur des rosettes et des représentations d’oiseaux et autres animaux. La partie supérieure du col est ajourée, le reste décoré de motifs incisés de rondeaux et de petits motifs floraux jointifs. La poignée presque verticale se recourbe en crosse jusqu’au col auquel elle se rattache avant de s’achever par une feuille d’acanthe. Le bec est en forme de coq aux ailes éployées dans un effet de mouvement issu de styles romains classiques. Le travail de cet objet s’inspire pour sa plus grande partie de styles et de motifs décoratifs d’origine byzantine et sassanide. Ce type d’aiguière servait pour le bain, le lavage de mains et le woudou (ablutions obligatoires avant la prière).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Art des Omeyyades de Cordoue

 

 

Voir Ici

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 







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