Du Nom des Énigmes en Kabyle

31072020

 

 

 

 

 

 

Du Nom des Énigmes en Kabyle dans Littérature 200607081114638471

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Selon les différentes localités kabyles, une douzaine de termes sont employés encore aujourd’hui pour désigner les énigmes.

 

 

 

1 – Tamsaɛreqt (pl. timsaɛraq, timsaɛraqin, timsɛraqin): «celle qui égare», du verbe aɛreq: «s’égare», «échapper(s)», «se tromper», «ne pas deviner», «disparaître», «cacher», «ne plus se rappeler».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2 – Tamsefruţ (pl. Timserfa): «celle qui explique» du verbe efru: «expliquer», «résoudre», «terminer», «séparer les belligérants», «ramener la paix» (tifrat = paix), «tirer».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3 – Asefru désigne également le poème ou une composition rimée charge d’un sens ésotérique à l’attention des esprits sagaces.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

4 – Taqnużt (masc. Aqnuż, pl. Tiqwnaż, iqwnaż) est à l’origine, un jeu de dames dans lequel deux joueurs déplacent 24 pièces (12 x 2) sur un plateau (une pierre plate) carré, divisé en 144 cases. Nous l’avons trouvé sous le nom de tiddas et de damma (lat. damina?). verbe qwennez: «jouer aux dames», «gagner la partie».

 

Qqunneż «donner sa langue au chat» (au jeu des énigmes) et Squnneż «faire donner sa langue au chat» (toujours au jeu des énigmes) sont les formules qui permettent au sphinx d’additionner des «points d’échec» (iqwnaz). Aqnuż c’est le point, c’est une partie gagnée. À ne pas confondre avec aqennuż qui signifie «embarras», «gêne», «complication», «boule dans la gorge» (angoisse: «il m’a laissé dans l’embarras» (yeğğa-yi-d aqennuż). Cela signifie aussi «grumeaux», «bosse», «grosse bouchée», «boule», «boulette».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

5 – Tamesbbibbit (pl. Timesbbibbay) qui est l’origine également d’un toute autre jeu d’enfants et d’adolescents: les joueurs (jeunes des deux sexes) font cercle accroupis. Ici, le sphinx s’appelle «le hibou» (bururu), car il a les yeux bandés.

 Chacun des joueurs choisit un nom d’animal. Le jeu consiste à transformer sa voix de façon à ce que le «hibou» ne la reconnaisse pas. S’il reconnaît «l’animal» ou «l’oiseau» qui vient de parler, celui-ci le remplace en portant à son tour le bandeau du hibou, non, sans avoir auparavant porté «le hibou» sur le dos (ibbibbi) d’où le nom tamesbbibbit «celle (jeu) où l’on se porte sur le dos». il est aujour’hui un simple jeu d’enfants qui consiste, à «se porter sur le dos» (timbibbit). Dans le jeu des énigmes, on retrouve le verbe Bbibb dans plusieurs formules: «Je te charge!» (A-k sbbibbeɣ!), dit le sphinx à l’un des joueurs qui donne sa langue au chat. «Je donne ma langue au chat!» (Aqnuż!)

 

L’Oedipe ajoutera: «Charge-moi!) (Sbbibbi-yi!). Le sphinx dit, par exemple: «Porte-moi jusqu’à Bougie des ancêtres».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

6 – Tamɛayt (pl. timɛayin), c’est l’histoire plaisante l’anecdote à sens amusant ou moral; une parabole, un proverbe ou une mésaventure: «J’ai vécu une mésaventure» (Tedra felli-i tem₃ayt).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

7 – Taqsiţ (pl. Tiqsidin) est en fait la petite histoire, l’anecdote amusante, le court récit (de l’arabe elqissa?) .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

8 – Tamacahuţ (pl. Timucuha), c’est le conte, l’histoire merveilleuse qui par extension s’applique aussi à l’énigme. Par le masc. (amacahu) on désigne aussi, «le mythe» (izri). A-macahu! «Ô conte! Ô mythe!» est la formule pour annoncer le commencement d’un conte ou d’une énigme qui signifie «il était une fois» .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

9 – Tamacahuţ usefru (pl. Timucuha usefru) ou encore asefru n tamacahuţ (pl. Isefra n tmacahuţ) sont les structures sous-jacentes qui forment la combinaison du 3 et 8 ci-dessus qui, littéralement, veulent dire «conte de poème» (conte rimé) et «poème de conte» (poème conté).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

10 – Tamkersuţ (pl. Timkersa) «celle qui est nouée», du verbe ekres «faire un nœud», «compliquer, rendre les choses difficiles»: «La situation m’est difficile» (Tekres fell-i teswiɛt). «Il a ridé sont front», il boude (Ikres tawenza-s/ anyir-is). «Mon sang s’est noué»: J’ai des varices (Kersen idammen-iw).

 L’énigme est donc perçue comme «un nœud» (tiyersi) qu’il faut défaire, pour trouver la solution.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

11 – Tamsaɛwweqt (pl. Timsaɛwiqin) «celle qui gêne», du verbe «gêner», «embarrasser» (saɛwweq). «Être gêné», «être embarrasé» (ɛawwqeɣ), «Il m’embarrasse» (iɛewweq-iyi), «Je ne sais comment faire avec lui» (ɛawwqeɣ deg-s)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

12 – Tameckalt (pl. Timeckalin) «celle qui entrave», du verbe «entraver de liens» (cekkel). Nous retrouvons la même idée qu’au niveau de 10 et 11. Cckal signifie aussi «patte», «attache», «empêchement» et «sûreté d’une arme à feu».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

13 – Tamcellakt (pl. Timcellakin) «celle qu’il faut deviner» du verbe «deviner» (cellek). En fait, c’est le terme qui désigne la devinette même. Comme il a été dit plus haut,en acquérant ses lettres de noblesse comme genre littéraire oral, la devinette a laissé place à «l’énigme» (tamsaɛreqt). Tant est si bien que l’énigme a fait oublier la devinette (tamcellakt) .

 

 

 

 

 

 

 

Source: La langue et la mémoire de Youcef Allioui 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Le Marché Kabyle d’antan – Marchés Extérieurs:Résumé

29072020

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le mouvement d’importation qui part de ces marchés roule principalement sur quatre natures d’articles, savoir : les huiles, les bijoux et armes , les ouvrages en bois, les bernous.

 

Les blés importés partent surtout des marchés périodiques fréquentés par les laboureurs. C’est chez les tribus arabes contiguës à son territoire, que la Kabylie vient chercher la plus grande partie de ses grains.

 

Les articles de luxe , soieries, merceries, cotonnades, partent surtout des marchés permanents, des villes habitées par les négociants qui font venir ces articles.

 

Les laines dont la Kabylie a besoin, pour la fabrication de ses tissus, partent surtout des marchés périodiques fréquentés par les éleveurs de bestiaux.

 

Quant au mouvement d’exportation, les huiles s’écoulent par les villes aussi bien que par les tribus. Cependant on peut regarder la ville de Bou-Sa’da, eu égard au nombre et à l’étendue des ramifications commerciales qui y viennent aboutir, comme le débouché le plus important. Bougie partagera sous ce rapport la prééminence de Bou-Sa’da, aussitôt qu’elle sera entrée en libre pratique. Alors les huiles de la Kabylie auront, par Bougie, le marché de l’Europe, et le marché du désert, par Bou-Sa’da.

 

Les bijoux et les armes fabriqués en Kabylie s’écoulent principalement sur les marchés périodiques, étant surtout à l’usage des tribus.

 

Les ouvrages en bois vont partout; partout où il existe un ménage, si pauvre qu’il soit, sous la tente, sous le chaume ou sous la tuile.

 

Enfin les bernous aboutissent surtout aux villes, où les Arabes viennent les chercher, lorsqu’ils veulent renouveler cette partie de leur vêtement.

 

Ainsi les deux denrées nécessaires, l’une à la nourriture de tous, l’autre au travail des femmes, le blé et la laine brute, sont achetées par les Kabyles sur les marchés des tribus.

 

Ils portent eux-mêmes en échange l’huile, leur produit national, tant dans les villes que sur les marchés de tribus, et les bernous, ouvrages de leurs femmes, surtout dans les villes.

 

Le nombre des nœuds où aboutissent, en dehors de la Kabylie, les relations commerciales de cette contrée, se réduit à seize : dix marchés et six villes.

 

Parmi ces marchés, quatre se tiennent le dimanche; un le lundi; un le jeudi; trois le vendredi et un le samedi. Deux sont occupés par l’autorité française, le dimanche de Setif et le dimanche de la Medjâna.

 

Parmi les villes, une est en dehors de l’Algérie, c’est Tunis; Bougie est bloquée et figure pour mémoire, quant à présent; Msîla est un lieu de passage; Alger et Constantine sont les chefs-lieux de deux de provinces. Enfin il reste une dernière ville, l’un des nœuds commerciaux les plus importants de la Kabylie , qui reconnaît notre autorité, qui a plusieurs fois invoqué notre protection et qui ne possède aucun agent de l’administration française; c’est Bou-Sa’da.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Monuments Historiques de l’Algérie, entre 1887 et 1930

27072020

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette liste des édifices, des parties d’édifices et des sites classées par les Monuments historiques a été élaborée à partir de celle dressée au 31 mars 1959 par la sous-direction des Beaux-Arts, après vérification et dépouillement des arrêtés contenus dans le Code de l’Algérie annoté, entre 1901 et 1930, et après consultation de documents officiels tels que le JO [RF] et le BO [GGA].

Le dépouillement du Code de l’Algérie annoté, a permis de rajouter plusieurs monuments classés non signalés dans la liste de 1959 et de rectifier des dates de classement.

 

Les appellations des lieux telles qu’elles apparaissent dans ces documents ont été maintenues.

 

 

 

 

 

 

 

 

Monuments Mégalithiques

 

 

 

Djeddars, Frenda, département d’Oran; arrêté du gouverneur général du 23 juin 1913. BO [GGA], 1913: 1016; Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1913: 967.

 

 

 

Dolmens, Saint-Eugène, liste 1900.

 

 

 

Dolmens à droite de la route d’Alger à Laghouat, Oued Djelfa, liste 1900.

 

 

 

Dolmens du moulin du Djelfa, Djelfa, liste 1900.

 

 

 

Dolmens et cromlechs au lieu dit «Djebel-Mazzala», à 16 km de Khroubs-Ouled Rahmoun, liste 1900.

 

 

 

Dolmen de Salluste situé auprès de l’emplacement des anciens jardins de Salluste, près de Constantine; arrêté du gouverneur général du 27 septembre 1911. code de l’Algérie annoté, Suppl. 1911: 697.

 

 

 

Dolmens et cromlechs au lieu dit «Djebel-Ksaïbi» à 32 km de Constantine, Ouled-Rahmoun, liste 1900.

 

 

 

Dolmens et cromlechs à 35 km au sud de Constantine, Ras-el-Aïn Bou-Merzoug, Ouled-Rahmoun, liste 1900.

 

 

 

Dolmens et grottes funéraires à 12 km au nord d’Hamman-Meskhoutine, Roknia, liste 1900.

 

 

 

Dolmens et cromlechs, au sud-est de Constantine, Sigue, liste 1900.

 

 

 

Dolmens, Tiaret, liste 1900.

 

 

 

Tombeaux Mégalithiques sur le plateau de Beni-Messous, Alger, Guyotville, liste 1900.

 

 

 

 

 

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Monuments Préhistoriques

 

 

 

Dessins rupestres d’El-Guicha, Aflou, Oran; arrêté du gouverneur général du 6 mars 1913, BO [GGA], 1913: 545; Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1913: 967.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Monuments antiques

 

 

 

Aqueduc à 5 km de Cherchell, liste 1900.

 

 

 

Aqueduc, Zurich, liste 1900.

 

 

 

Aqueduc, arcades romaines, Constantine, liste 1900.

 

 

 

Arc de triomphe, Announa, liste 1900.

 

 

 

Arc de triomphe de Markouna, Lambès, liste 1900.

 

 

 

Bains de Pompeianus, Oued-Athmenia, liste 1900.

 

 

 

Château d’eau, Tipasa, liste 1900.

 

 

 

Citernes sous la caserne, Cherchell, liste 1900.

 

 

 

Citernes d’Hippone, Bône, liste 1900.

 

 

 

Extrémité nord-ouest de la presqu’île (terrains militaires) contenant des ruines romaines, Sidi-Ferruch; arrêté du 1er avril 1927.

 

 

 

Fragments antiques et inscriptions dans le square, Constantine, liste 1900.

 

 

 

Inscription romaine gravée sur une pierre encastrée dans la façade d’un immeuble situé rue Bab-Azzoun, au coin de la rue du Caftan, Alger: arrêté du 23 août 1900.

 

 

 

Inscription des martyrs Saint-Jacques et Saint-Marien, Constantine, liste 1900.

 

 

 

Inscription encastrée à la porte du Caravansérail, El-Outaya, Biskra, liste 1900.

 

 

 

Monuments funéraires émergeant du sol de l’ancienne nécropole, Sour-Djouab, Aumale, liste 1900.

 

 

 

Mausolée royal dit «Tombeau de la chrétienne», Marengo, liste 1900.

 

 

 

Mausolée romain, Taksebt, Tizi-Ouzou; arrêté du gouvernement général du 23 avril 1902. BO [GGA]. 1902: 468; Code de l’Algérie annoté, Supl. 1902: 74.

 

 

 

Mausolée des rois numides dit «Le Médracen», Aïn-Yagout, Batna, liste 1900.

 

 

 

Mausolée gréco-punique appelé «Souma», Khroub, liste 1900.

 

 

 

Mausolée romain situé sur un terrain domanial dans le douar des Ouled Soukiès, Ksar el-Ahmar, Souk-Ahras, département de Constantine; arrêté du ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts du 11 mars 1902. BO [GGA]. 1902: 416; code de l’Algérie annoté, Suppl. 1902: 42.

 

 

 

Mausolée romain, M’Daourouch, Sédrata, liste 1900.

 

 

 

Mosaïque de l’église dite de «Saint-Réparatus» actuellement dans l’église Neuve, Orléansville, liste 1900.

 

 

 

Mosaïque provenant d’une villa romaine de Saint-Leu déposée au musée Demaeght, Oran, liste 1900.

 

 

 

Objets antiques déposés au musée de Cherchell; arrêté du gouverneur général du 27 janvier 1906. Bulletin (ou Recueil) des actes administratifs de la préfecture d’Alger, 1906: 231 et suiv. ; Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1906: 23.

 

 

 

Pont romain, El-Kantara, liste 1900.

 

 

 

Restes de thermes, ouest et est, Cherchell, liste 1900.

 

 

 

Restes d’amphithéâtre, Cherchell, liste 1900.

 

 

 

Restes de maison, d’enceinte de porte de Rapidum, Aumale, liste 1900.

 

 

 

Restes du théâtre, Tipasa, liste 1900.

 

 

 

Restes d’une basilique et d’un cimetière, Tipasa, liste 1900.

 

 

 

Restes de thermes, Biskra, liste 1900.

 

 

 

Restes de théâtre et de thermes, Guelma, liste 1900.

 

 

 

Restes de citadelles, enceinte byzantine, Tifech, Tipasa de Numidie, Souk-Ahras, liste 1900.

 

 

 

Restes d’une villa romaine, Saint-Leu, liste 1900.

 

 

 

Ruines romaines dites «El-Habs el-Ksour» à Azazga, Azzefoun; arrêté du gouverneur général du 24 avril 1903, BO [GGA]. 1903: 381, Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1903:203.

 

 

 

Ruines du théâtre romain, Cherchell; arrêté du gouverneur général du 23 juillet 1909, BO [GGA]. 1909: 971, Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1909:438.

 

 

 

Ruines romaine (temple, basilique, etc.), Tigzirt, liste 1900.

 

 

 

Ruines d’un prétoire, Tipasa, liste 1900.

 

 

 

Ruines romaines de la Kalaa des Ouled-Abdallah, Ténès, département d’Oran; arrêté du gouverneur général du 9 mai 1905, Bulletin (ou Recueil) des actes administratifs de la préfecture d’Alger 1905: 308, Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1905: 57.

 

 

 

Ruines de l’amphithéâtre, El-Outaya, Biskra, liste 1900.

 

 

 

Ruines du palais byzantin, M’Daourouch, Clairefontaine, liste 1900.

 

 

 

Ruines de Milev, Mila, département de Constantine; arrêté du gouverneur général du 23 avril 1910, BO [GGA]. 1910: 671, Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1910: 578.

 

 

 

Ruines antiques, Morsott, Clairefontaine, arrêté du 23 août 1900.

 

 

 

Ruines de l’ancienne cité berbère de Tihamamine, territoires des Ouled Khellouf, Bordj bou-Arreridj; arrêté du 29 novembre 1906.

 

 

 

Ruines de Kaoua, Inkermann; arrêté du 14 janvier 1901.

 

 

 

Sarcophage et fragment antiques, Tipasa, liste 1900.

 

 

 

Site de Benia constituant l’emplacement de l’ancienne ville berbère d’Yachir à 4 km au sud-ouest de Tleta des Douairs, Achir; arrêté du 20 septembre 1922.

 

 

 

Temple romain de Tébessa-Khalia, Tébessa; arrêté du gouverneur général du 14 mars 1906, BO [GGA]. 1906: 333, Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1906: 37.

 

 

 

Territoires et monuments de l’antique Rapidum, Aumale, liste 1900.

 

 

 

Territoires et monuments de l’antique Cuicul, Djemila, liste 1900.

 

 

 

Territoires et monuments de l’antique Thubursicum Numidarum, Khamissa, liste 1900.

 

 

 

Territoires et monuments de l’antique Lambaesis, Lambèse, liste 1900.

 

 

 

Territoires et monuments de l’antique Theveste, Tébessa, liste 1900.

 

 

 

Territoires et monuments de l’antique Thamugadi, Timgad, liste 1900.

 

 

 

Territoires et monuments de l’antique Diana Veteranorum, Zana, liste 1900.

 

 

 

Tombeau de Præcilius, Constantine, liste 1900.

 

 

 

Théâtre romain et fragments d’architecture qu’il renferme, Philippeville, liste 1900.

 

 

 

Tour berbère de Djebel Mestiri, Tébessa; arrêté du gouverneur général du 5 août 1902, BO [GGA]. 1902: 690, Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1902: 105.

 

 

 

Vestiges des fortifications berbères dites du Bastion XI, Alger: arrêté du 9 septembre 1930.

 

 

 

 

 

 

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Monuments Arabes

 

 

 

 

Bain maure, Nedromah; arrêté du 17 septembre 1912. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1912: 903.

 

 

 

Bordjs et autres ouvrages dépendant des fronts sud et ouest, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Cathédrale mosquée Ketchaoua, Alger; arrêté du gouverneur général du 26 mars 1908, BO [GGA]. 1908: 445, Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1908: 264.

 

 

 

Cathédrale de Constantine, ancienne mosquée Souk el-Ghezel, Constantine; arrêté du gouverneur général du 27 avril 1903, BO [GGA]. 1903: 382, Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1903: 203.

 

 

 

Chaire construite en l’an 981 de l’hégire dans la mosquée de Cherchell, liste 1900.

 

 

 

Colonnes provenant de la mosquée de Mansourah, Tlemcen, liste 1900.

 

 

Enceinte en pisé de Mansourah et ruines de Meçalla, Tlemcen, liste 1900.

 

 

Fontaine de la calle aux vins, Alger; arrêté du 13 mai 1905. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1905: 58.

 

 

Fontaine de l’Amirauté, Alger; arrêté du 13 mai 1905. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1905: 58.

 

 

Fontaine arabe et marabout au Hamma lieu-dit «Les Platanes» à l’entrée du jardin d’Essai, Alger: arrêté du gouverneur général du 20 février 1911. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1911: 697.

 

 

Fragments divers de l’époque arabe au musée de la mairie, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Fort turc du Cap-Matifou, Fort-de-l’eau, liste 1900.

 

 

 

Grande Mosquée et dépendances, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Grande Mosquée d’Alger ou Djamaa-el-Kebir, Alger; arrêté du 30 mars 1887.

 

 

 

Grande Mosquée, Nédromah; arrêté du 17 septembre 1912. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1912: 903.

 

 

 

Groupe de maisons mauresques de la rue 14 juin, Alger; arrêté du gouverneur général du 30 octobre 1909. BO [GGA]. 1909: 1387; Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1909: 466.

 

 

 

Kasbah (El-Qasaba), citadelle d’Alger; arrêté du 30 mars 1887.

 

 

 

Kobba dite du Khalifat, cimetière de Sidi Yacout, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Kobba de Sidi Daoud, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Kobbas de Sidi-Abd-Allah ben Mançour et de Sidi ben-Ali à Aïn-El-Hout, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Maison de Mustapha-Pacha, rue de l’État-Major, ancienne bibliothèque-musée d’Alger, arrêté du 30 mars 1887.

 

 

 

Maison du Khasnadji (ou Dar Aziza Bent el-Bey, Jenina), affecté à l’Archevêché, Alger; arrêté ministériel du 12 février 1887.

 

 

 

Maison du Dar el-Souf (ancienne cour d’assises, palais du général commandant la Cavalerie), Alger; arrêté ministériel du 12 février 1887.

 

 

 

Magasin et agence des Monuments historiques, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Marabout à coupole Hassen Pacha dit «Ben Ali», situé rue du même nom, Alger; arrêté du 13 mai 1905. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1905: 58.

 

 

 

Marabout du jardin Marengo, connu sous le nom de «Tombeau de la reine», Alger; arrêté du 13 mai 1905. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1905: 58.

 

 

 

Marabout de Sidi-Brahim, Nédromah; arrêté du gouverneur général du 21 février 1911. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1911: 697.

 

 

 

Marabout de Sidi-Brahim, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Marabout de Sidi-Wahhab, Tlemcen, 1900.

 

 

 

Mausolée de Sidi ben-Ali, Nédromah; arrêté du 17 septembre 1912. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1912: 903.

 

 

 

Minaret du campement, Oran, liste 1900.

 

 

 

Minaret de la mosquée du Pacha, Oran; arrêté du gouverneur général du 29 décembre 1906. BO [GGA], 1907: 96. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1906: 119.

 

 

 

Minaret de la mosquée de Sidi bou-l’Hassen er-Rachidi, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Minaret d’Agadir, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Minaret de la mosquée de Sidi-Hacène, Tlemcen, arrêté du 26 février 1907; Bulletin (ou recueil) des actes administratifs de la préfecture d’Alger, 1904: 116; BO [GGA], 1904: 194. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1904: 14.

 

 

 

Mosaïque de la médersa Tachfinya conservée au musée de Cluny à Paris, puis restituée au musée des Antiquités et d’Art musulman (musée Stéphane-Gsell), Alger, liste 1900.

 

 

 

Mosquée Djemaa el-Djedid (pêcherie), Alger; arrêté du 30 mars 1887.

 

 

 

Mosquée et zaouia Abderrahman el-Taalebi, Alger; arrêté du 30 mars 1887.

 

 

 

Mosquée Sidi-Ramdane, Alger; arrêté du gouverneur général du 26 février 1904. Bulletin (ou Recueil) des actes administratifs de la préfecture d’Alger, 1904: 116. BO [GGA], 1904: 194. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1904: 14.

 

 

 

Mosquée Djemaa es-Safir, rue Kleber, Alger; arrêté du 13 mai 1905. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1905: 58.

 

 

 

Mosquée Sidi-Mohamed Chérif, située rue Kleber, Alger; arrêté du 13 mai 1905. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1905: 58.

 

 

 

Mosquée du vieux Ténès; arrêté du 9 mai 1905.

 

 

 

Mosquée Sidi-Lakhdar, Constantine; arrêté du gouverneur général du 5 janvier 1905. BO [GGA], 1905: 77. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1905: 5.

 

 

 

Mosquée de Khemis, Marnia; arrêté du 22 avril 1922.

 

 

 

Mosquée Djemaa el-Kebir, Mascara; arrêté du gouverneur général du 25 juillet 1919. BO [GGA], 1919: 682. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1916-1920: 372.

 

 

 

Mosquée Aïn-Beïda, Mascara; arrêté du gouverneur général du 25 juillet 1919. BO [GGA], 1919: 682. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1916-1920: 372.

 

 

 

Mosquée des Ghadarins, Nédromah; arrêté du 17 septembre 1912. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1912: 903.

 

 

 

Mosquée de Sidi-Mendil, Nédromah; arrêté du 17 septembre 1912. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1912: 903.

 

 

 

Mosquée Mohamed El-Kebir, Oran; arrêté du gouverneur général du 24 décembre 1903. BO [GGA], 1904: 70. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1903: 261.

 

 

 

Mosquée Mohamed El-Houari, Oran; arrêté du 29 décembre 1906. BO [GGA], 1907: 96. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1906:119.

 

 

 

Mosquée des Beni-Snouss, villages Tefessara et Tléta Zara, Sedbou; arrêté du 22 avril 1922.

 

 

 

Mosquée de Sidi bou-l’Hassen, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Mosquée de Sidi el-Halloui et dépendances, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Mosquée de Lella er-Toya, rue des Almohades, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Mosquée de Sidi es-Snoussi, rue de Mascara, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Mosquée du Méchouar (chapelle de l’hôpital militaire), Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Mosquée Sidi bou-Ishaq el-Tayyar, ruines et minaret, au cimetière de Sidi es-Snoussi à El-Eubbad, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

 

Mosquée de Sidi bou-Médien et dépendances: medersa, kobba, latrines publiques, bains, maison de l’Oukil et des pèlerins, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Mosquée et minaret de Mansourah et dépendances, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Mosquée Bab-Zir et deux marabouts du cimetière d’El-Eubbad es-Saffi, Tlemcen; arrêté du gouverneur général du 17 février 1905. BO [GGA], 1905: 281. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1905: 25.

 

 

 

Mosquée des Oulad el-Imam, Tlemcen; arrêté du gouverneur général du 11 mars 1907. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1907: 157.

 

 

 

Ancienne mosquée de Sidi El-Ghali, rue Lamoricière, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Partie de l’ancienne médersa qui renferme les tombeaux de Salah Bey et sa famille, Constantine; arrêté du gouverneur général du 17 juillet 1913. BO [GGA], 1913: 1074. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 193: 967.

 

 

 

Parties du palais d’Ahmed Bey, Constantine; arrêté du gouverneur général du 20 mars 1907. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1907: 160.

 

 

 

Petit palais des Sultans à El-Eubbad el-Faougui, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Porte turque de l’arsenal, Alger; arrêté du 30 mars 1887.

 

 

 

Porte du Pénon, Alger; arrêté du 17 février 1905. BO [GGA], 1905: 281. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1905: 25.

 

 

 

Porte dorée ou porte de la Mer, Bougie, liste 1900.

 

 

 

Porte en bois de la mosquée de Sidi-Okba, Biskra, liste 1900.

 

 

 

Porte espagnole du château dite «porte d’Espagne», Oran; arrêté du 29 décembre 1906. BO [GGA], 1907: 96. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1916: 119.

 

 

 

Porte de la manutention militaire, Oran; arrêté du gouverneur général du 26 novembre 1907. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1907: 229.

 

 

 

Porte dite «Bab el-Germadi» sur le front nord-ouest et appelée «Bab el-Toï», Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Porte dite «Bab el-Khemis», entre Tlemcen et Mansourah, liste 1900.

 

 

 

Porte de Mansourah, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Remparts de la Casbah, Nédromah; arrêté du 17 septembre 1912. Code de l’Algérie annoté. Suppl. 1912: 903.

 

 

 

 

Restes de l’enceinte arabe, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Restes de fortifications, Tlemcen, Mansourah, liste 1900.

 

 

 

Tours et ruines de la porte de Sidi-ed-Daoudi, sur le front est, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Tombeau dit «de la sultane» et kobba dite «du khalifa» au cimetière de Sidi-Yacoub, Tlemcen, liste 1900.

 

 

 

Villa Abd-el-Tif, Alger; arrêté du 29 septembre 1922.

 

 

 

 

 

 

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Monuments Divers

 

 

 

Citadelle du fort l’Empereur, El-Biar, Alger; arrêté du 24 novembre 1930.

 

 

 

Colonne Montagnac, Nédromah, département d’Oran; arrêté du 21 février 1911. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1911: 697.

 

 

 

Fort Moussa dit «fort Barral», Bougie; arrêté du 17 novembre 1930.

 

 

 

Fort de la Casbah, Bougie; arrêté du 17 novembre 1930.

 

 

 

Monument du Camp des figuiers, érigé pour commémorer le traité conclu le 16 juin 1835 entre le général Trézel et divers chefs arabes, Valmy; arrêté du 17 septembre 1912. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1912: 903.

 

 

 

Restes de l’enceinte fortifiée de la porte Fouka, Bougie; arrêté du 17 novembre 1930.

 

 

 

Tombeau des chasseurs à pied, Nédromah; arrêté du gouverneur général du 21 février 1911. Code de l’Algérie annoté, Suppl. 1911: 697.

 

 

 

Vestiges des fortifications dites du bastion XI, Alger; arrêté du 9 septembre 1930.

 

 

 

Villa Mahieddine, Alger; arrêté du 26 avril 1927.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Le Marché Kabyle d’antan – Marchés Extérieurs: Relations de La Kabylie avec Les Marchés Hebdomadaires Situés en dehors de son Territoire

25072020

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ces marchés se tiennent chaque semaine, a jour fixe, en plein champ, autour d’un cimetière et d’un marabout. Nous allons indiquer ceux qui entourent extérieurement la Kabylie, et qui ont par suite, avec elle, les rapports les plus fréquents. Nous suivrons, dans cette énumération, le contour de la Kabylie de l’Ouest à l’Est.

 

 

 

 

 

1. Lundi des Isser

 

Ce marché est souvent appelé Lundi de Sidi-‘Amer-Cherif, à cause du voisinage de la zaouïa de ce nom, ou Lundi des Drou’eu, à cause de la fraction des Isser dans laquelle il est situé, près de l’Ouad-Nessa, au-dessous de Bordj-Sebaou, non loin des zaouïa de Sidi-’Ali-el-Gribîci et de Sidi-’Amer-Cherîf, au confluent d’un petit ruisseau appelé Ir’zer-Ouân, qui reçoit en hiver les torrents du Bach-’Assâs. Il est voisin d’un grand bois d’oliviers sauvages. Les tribus de la Kabylie qui le fréquentent le plus assidûment sont les Béni-Tour, les Amraoua du cours inférieur de la rivière, et les Flîcet-Mellîl. C’est un des marchés où les Kabyles de Fliça s’approvisionnent de blé. Il est probable que les deux autres tribus en achètent aussi pour le revendre sur les marchés kabyles, mais nous manquons d’indications précises à cet égard.

 

 

 

 

2. Vendredi des Isser

 

Ce marché est un des plus importants de la province d’Alger. Il se tient au confluent de l’Ouad-Isser et de l’Ouad-Our’anîm, près d’un cimetière placé sous l’invocation d’un marabout appelé Sidi-Moh’ammed-bel-Frâd, à côté d’un bois d’oliviers sauvages. Il fait face au village de Bou-’Amer, appelé aussi H’aouch-Yahia-Agha. Il est fréquenté par un grand nombre de tribus. Celles de Flîcet-Mellîl y apportent de l’huile , des figues sèches, des raisins secs et des meules à main, extraites de leurs montagnes; elles y achètent du blé, des légumes et de la laine. Autrefois les tribus de Flîça n’avaient pas d’autre kâdi que celui des Isser, qui siégeait sur le marché du vendredi. C’est là que les Kabyles allaient lui soumettre leurs contestations. Le vendredi des Isser est fréquenté par les Beni-Tour et les Amraoua. Les Beni-Khalfoun (Ben-Hini) y vendent des raisins secs et y achètent du blé. Toutes les tribus de Guechtoula (Bou-R’ni) y sont représentées , ainsi que les Beni-Tour (Dellis); il est probable , quoique nous manquions d’indications formelles , qu’elles contribuent aussi à l’introduction des grains en Kabylie. Les Beni-Ma’ned apportent au vendredi des Isser de l’huile et des fruits secs achetés aux Kabyles, et y achètent du blé.

 

 

 

 

3. Dimanche des Beni-’Aïcha

 

Les Beni-’Aïcha appartiennent à l’ancien Caïdat de Khechna. Ils avaient autrefois, comme spécialité, le commerce d’entremise entre les Kabyles et les Arabes, achetant aux Kabyles de l’huile et des peaux, et des blés aux Arabes. C’est à ce genre d’opérations qu’ils se livraient, tant sur leur propre marché que sur les autres. Leur marché se tient tous les dimanches, sur le bord de l’Isser, autour d’une mosquée couverte en chaume, consacrée à Sidi-’Ali-ou-Msa’oud, à côté d’un bois très épais d’oliviers sauvages. Parmi les tribus kabyles qui fréquentaient ce marché, on nous a mentionné particulièrement les tribus de Guechtoula (Ben-Hini).

 

 

 

4. Vendredi des ‘Ammâl

 

Comme les Beni-‘Aïcha, les ‘Ammâl font partie de l’ancien Caïdat de Khechna. Leur marché se tient prés du pont de Ben-Hini, au confluent de l’Ouad-Zîtoun et de l’Ouad-Isser, sur la route de Constantine à Alger. Le commerce des Kabyles, sur ce marché, consistait à vendre de l’huile aux ‘Ammâl, dont la spécialité était de faire du savon, et de leur prendre en échange les blés achetés aux Arabes. Ce marché était surtout fréquenté par les tribus du canton de Ben-Hini. Les Beni-Khalfoun y vendaient des raisins secs, produits de leur cru, et prenaient du blé en échange. Les Beni-Ma’ned y vendaient l’huile et les fruits secs achetés sur les marchés de la Kabylie, et y achetaient du blé apporté par les Arabes.

 

 

 

 

5. Dimanche des Sanhadja

 

La tribu des Sanhadja fait partie de l’ancien Caïdat des Beni-Dja’âd. Il se tient en un lieu nommé Zebboudj , sur le haut Isser. Il est fréquenté par les tribus des deux cantons kabyles de Ben-Hini et de Bou-R’ni. Les Beni-Khalfoun y vendent leurs raisins, et prennent probablement du blé en échange. Les Beni-Ma’ned y vendent de l’huile et des fruits secs achetés aux Kabyles, et y achètent du blé apporté par les Arabes.

 

 

 

 

6. Vendredi des ‘Arîb

 

Les ‘Arîb formaient autrefois à eux seuls un Caïdat qui arrivait au contact de la Kabylie par une petite trouée comprise entre le Caïdat des Beni-Dja’âd et le cheïkhat héréditaire des Oulâd-Bellîl. Ils avaient deux marchés, dont l’un se tenait tous les lundis et l’autre tous les vendredis.

 

Le lundi se tenait sur l’Ouad-Tneïn, dans le pays des Oulâd-Guemra, près du fort (bordj) où résidait le caïd des ‘Arib. Aussi les Kabyles insoumis ne s’y montraient-ils pas volontiers; ils préféraient le marché du vendredi, où la surveillance était moins active et moins immédiate.

 

Le vendredi des ‘Arîb se tient en un lieu nommé Dridia, au-dessous d’Aïoun-Bessâm. Il est surtout fréquenté par les Oulâd-el-’Azîz (Ben-Hini), qui viennent y chercher du blé et de l’orge, et qui y vendent de l’huile, des figues et des raisins secs, de la poudre et des armes.

 

 

 

 

7. Samedi des Oulâd-Bellîl

 

Il se tient à Bordj-el-Bouira (vulgairement appelé Bordj-Hamza), sur l’un des affluents supérieurs de l’Ouad-Akbou. Nous n’avons point d’indications sur les tribus kabyles qui fréquentaient ce marché; c’était probablement la que les populations du versant méridional du Jurjura, Merkalla, Beni-Meddour, Beni-Ia’la et Beni-’Aïci venaient acheter leurs provisions de blé.

 

 

 

 

 

8. Dimanche de La Medjâna

 

Ce marché est l’un des plus importants parmi ceux qui intéressent le commerce extérieur de la Kabylie. Il se tient à Bordj-bou-Ariridj , sous la résidence de Ah’med-ben-Mohammed-el-Mokrâni , le khalifa de la Medjâna. Mais l’autorité française est y représentée plus directement encore par un officier, M. le commandant d’Argent, qui occupe cette résidence, et seul, au milieu des tribus arabes, exerce, de concert avec le khalifa, une surveillance aussi active qu’intelligente sur toute la partie occidentale de la province de Constantine.

 Trois cantons viennent s’approvisionner de blé au marché de la Medjâna. Ce sont ceux du Jurjura méridional, du Bîbân et d’Illmaïn.

 

Le canton du Jurjura méridional y envoie les Beni-Mlikech et Illoul-Açammer; le canton du Bîbân, les Beni-’Abbès et la tribu de Kolla-ou-Satour; le canton d’Illmaïn y envoie les Beni-Ourtilân, Tafreg, Bounda, Dja’fra et Zammôra. Ces tribus y apportent les divers produits de l’industrie habile, huile, savon, plats et ustensiles en bois, fruits secs; ils emportent de l’orge, du blé, de la laine et des bestiaux.

 

 

 

 

 

9. Dimanche des ‘Amer

 

Ce marché se tient à Setif. On ne nous a signalé, comme le fréquentant d’habitude, que la tribu de Kolla-ou-Satour; cependant nous y avons trouvé quelquefois des Beni-’Abbès, des Beni-Ourtilân et même des Zouaoua, mais toujours en très-petit nombre.

 

 

 

 

10. Jeudi des Oulâd-Chiouk’

 

Se tient à ‘Aïn-Roua, sur une hauteur appelée Dra’-el-Caïd, à une journée environ du Djebel-Megris. On ne nous a pas indiqué de tribu appartenant à la Kabylie proprement dite qui fréquente ce marché; cependant il est probable qu’une partie du canton d’Amacin vient y acheter des blés apportés par les Arabes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Mission scientifique de Mr Ernest Chantre -1881- (2ème partie)

23072020

Sous-directeur du Museum de Lyon, dans la Haute Mésopotamie, le Kurdistan et le Caucase.

 

 

 

 

 

II, Syrie septentrionale, d’Alep au pont de Kersun / Photographies de Mr le Capitaine Barry

 

 

 

 

Mission scientifique de Mr Ernest Chantre -1881- (2ème partie) dans Photos 200524072404445156

Vue de la ville d’Alep(Syrie)

 

 

 

 

 

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Tour et partie de la citadelle d’Alep

 

 

 

 

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Tour des portes et pont du château d’Alep

 

 

 

 

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Une Mosquée à Alep

 

 

 

 

 

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Intérieur de la Maison Sader à Alep

 

 

 

 

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Tour et porte d’entrée de la citadelle d’Alep

 

 

 

 

 

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Une rue à Alep

 

 

 

 

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Le château et la ville d’Alep

 

 

 

 

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Kurde – Alep

 

 

 

 

 

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Kurde – Alep

 

 

 

 

 

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Kurde – Alep

 

 

 

 

 

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Kurde – Alep

 

 

 

 

 

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Kurde – Alep

 

 

 

 

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Kurde – Alep

 

 

 

 

 

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Kurde – Alep

 

 

 

 

 

 

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Kurde – Alep

 

 

 

 

 

 

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Kurde. Zaza – Alep

 

 

 

 

 

 

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Kurde. Zaza – Alep

 

 

 

 

 

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Kurde. Zaza – Alep

 

 

 

 

 

 

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Kurde. Zaza – Alep

 

 

 

 

 

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Kurde. Zaza – Alep

 

 

 

 

 

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Pont de Kersun

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Le Marché Kabyle d’antan – Marchés Extérieurs: Relations Particulières de La Kabylie avec Chacune des Villes Algériennes et avec Tunis

21072020

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Marchés Permanents – Villes

 

 

 

Nous désignons par le nom de marchés permanents, ceux qui restent constamment ouverts aux transactions: ce sont les villes. Nous ferons donc connaître, dans ce qui suit, les villes fréquentées par les marchands kabyles sous la domination turque, les tribus qui les fréquentaient, et, autant que possible, le genre spécial d’affaires auxquelles chacune d’elles se livrait.

 

 

 

 

1. ALGER

 

La proximité de cette ville et son importance , comme centre de consommation, y attiraient autrefois des marchands kabyles de presque toutes les tribus; voici celles qui ont été indiquées comme prenant la part la plus active à ce mouvement de circulation.

 

Amraoua (canton de Dellis). – Ils paraissaient presque tous les jours au marché , où ils apportaient sur leurs chameaux de l’huile, des fruits secs et des légumes.

 

Beni-Ir’ât’en (canton des Zouaoua). -Ils se fournissaient à Alger, d’armes, de merceries, de quincaillerie et de soieries; en échange, ils y apportaient de l’huile; mais leur commerce, de ce côté, surtout celui des armes, a été gêné par la présence des Français, et c’est du côté des Beni-’Abbês qu’ils se sont tournés.

 

Beni-Fraoucen (canton des Zouaoua). -Ils portaient à Alger de l’huile, de la cire, des figues et des raisins secs; s’approvisionnaient de soieries, de merceries et d’objets de toilette.

 

Beni-Yahia (canton des Zouaoua). – Ils venaient acheter des soieries, des merceries et autres articles de luxe et de toilette qu’ils allaient revendre ensuite sur les marchés kabyles.

 

Beni-Our’lis (canton d’Ak’fâdou). – On n’a pas de détails sur la nature des spéculations qui les amenaient à Alger; il est probable qu’ils y apportaient de l’huile et du savon, et qu’ils prenaient en échange des soieries et des merceries.

 

Ma’tk’a (canton de Bou-R’ni). – Ils apportaient de l’huile et des figues.

 

Canton de Flîcet-Mellîl. – Les tribus de Flîça, voisines d’Alger, y venaient très-fréquemment; elles y apportaient de l’huile, des olives et des fruits secs. L’occupation française créa pendant longtemps un état de méfiance qui interrompit ces relations.

 

Beni-Ma’ned (canton de Ben-Hini). – Ils venaient vendre à Alger l’huile et les fruits secs achetés aux Kabyles.

 

OuIâd-el-‘Azîz (canton de Ben-Hini). – Ils apportaient de l’huile, achetée aux Kabyles et produite par leur territoire.

 

Beni-Khalfoun (canton de Ben-Hini). – Ils apportaient à Alger des quantités considérables de raisins secs.

 

Nezlioua (canton de Ben-Hini). _ Les Nezlioua apportaient du beurre, du miel et du blé; mais ils ne se chargeaient de cette dernière denrée que lorsque le prix en était élevé; autrement ils n’y trouvaient pas leur compte; en temps ordinaire, ils apportaient des fruits secs, achetés aux tribus kabyles de leur voisinage.

 

 

 

 

 

2. Bougie

 

Bougie, par sa position, devrait être le principal marché intérieur de la Kabylie; mais les Kabyles l’ont tenu, depuis 1830, en dehors de leurs fréquentations commerciales, et nous ne l’inscrivons ici que pour mémoire. Ce blocus n’est cependant pas le résultat d’une détermination unanime, quoique presque toutes les tribus circonvoisines aient pris part, dans une mesure variable, aux combats qui se sont livrés. Elles subissaient l’influence de deux d’entre elles, les Mezzaïa et les Oulâd-Tamzalt. Ce sont elles qui ont le plus contribué à entretenir l’état de guerre, en interceptant, avec une vigilance infatigable, toute communication entre la ville et les tribus. Pour justifier et maintenir cette interdiction, ils faisaient valoir, par l’organe des marabouts, l’intérêt de la religion et de l’indépendance commune. C’était le seul moyen d’empêcher tout contact avec les infidèles; mais au fond (et personne ne s’y trompait) la prohibition ne servait que des intérêts de boutique.

 

Si l’on excepte les Mezzaïa, les Oulâd-Tamzalt et deux ou trois autres peuplades voisines, toutes les tribus qui habitent les rives de l’Ouad-Akbou produisent d’immenses quantités d’huile.

 

Par suite du blocus de Bougie, elles ne peuvent s’écouler que par Constantine et Bou-Sa’da. C’est sur ces deux points que s’exporte la masse des produits de cette région, même ceux des Beni-Our’lis et des Fenaïa, quoique situés à une journée de marche de Bougie. Si cette ville devenait accessible à tous les négociants de la Kabylie, une grande partie de la récolte, au lieu de remonter la rivière, la descendrait. Mais ce changement de direction, profitable aux tribus chez lesquelles abonde l’olivier, source principale de richesse, frapperait les autres d’un appauvrissement, non point absolu, mais relatif. Les Beni-Our’lis et les Fenaïa y trouveraient largement leur compte; mais les Mezzaïa et les Oulâd-Tamzalt n’y trouveraient pas le leur; car ils perdraient en influence tout ce que les autres gagneraient en richesse.

 

Ce qui prouve bien qu’il existe une dissidence réelle, au sujet du marché de Bougie, parmi les populations circonvoisines, c’est que toutes laissent passer les Kabyles qui vont à Bougie; les deux tribus réfractaires sont les seules qui les arrêtent au passage. Ils vont de jour jusqu’à leur territoire , et attendent la nuit pour le traverser. Si les Mezzaïa les saisissaient, ils seraient impitoyablement dépouillés. Ceux qui se présentent pour tenter le passage ne sont pas des négociants, ils risqueraient trop, mais de pauvres journaliers que la misère chasse de leur pays. On assure que si l’accès de Bougie était libre , cette ville recevrait un grand nombre d’ouvriers.

 

Cependant, même au sein de ces deux tribus, l’opinion qui veut le blocus commercial n’est pas aussi unanime qu’elle le paraît. Dès 1842 , époque où elles étaient divisées en deux partis, dont l’un désirait vivement entrer en relations d’échange avec les Français, et dont l’autre ne le voulait pas. A cette époque, le parti prohibitionniste formait encore la majorité dans les deux tribus, et il entraînait la masse; mais il s’affaiblissait progressivement par des défections qui tournaient au profit de la minorité , c’est-à-dire des échangistes. L’opposition à l’ouverture du marché de Bougie tenait sans doute à la volonté personnelle des cheikhs, qui ralliaient à eux tous les esprits faibles et indécis.

 

La tribu des Beni-Mîmoun, placée sous l’influence immédiate des Oulâd-Tamzalt, et à peu près dans les mêmes conditions, était, comme elle, divisée en deux partis, dont l’un voulait le maintien, à l’égard de Bougie, du régime de quarantaine, et dont l’autre, au contraire, appelait de tous ses vœux le régime de la libre pratique.

 

Mais dans la plupart des autres tribus, l’opinion de la majorité n’était pas douteuse et demandait la levée du blocus.

 

A leur tête figuraient les Toudja; quelquefois, à la faveur d’une nuit sombre, ils parvenaient à tromper la vigilance des gardes Mezzaïa et à porter un chargement d’oranges sur quelque navire européen. Mais ces actes de contrebande se renouvelaient rarement, à cause des difficultés et des dangers qu’ils présentaient.

 

La tribu des Beni-Slimân était une de celles qui désiraient le plus ardemment l’ouverture de relations commerciales avec Bougie; mais elle ne pouvait franchir la ligne de douanes établie par les Oulâd-Tamzalt. Il en était de même des Beni-Ourlis et des Fenaïa , auxquels les Mezzaïa barraient le passage.

 

Parmi les autres tribus qui se plaignaient du blocus et soupiraient après la liberté du commerce avec Bougie, des indications précises nous ont signalé particulièrement

 

Les Beni-Aïdel,

 

Les Beni-Khiâr,

 

Les Sanhadja,

 

Les Oulâd-Djelîl,

 

Les Guifsâr,

 

Les Beni-Khâteb ,

 

Les Barbâcha,

 

Les Beni-Mouah’li,

 

Les Beni-Chebâna,

 

Les Beni-Ourtilân ,

 

Et les Beni-Oudjehân.

 

Des événements récents ont modifié la situation de Bougie; dans les deux tribus les plus réfractaires, le parti de la minorité a gagné de nouvelles forces. Une fraction des Mezzaïa et aussi, assure-t-on, des Oulâd-Tamzalt, fatiguée de l’état d’inquiétude continuelle où la guerre les maintenait, a pris le parti de se soumettre. Ces deux tribus profiteront ainsi des avantages que leur offre le marché de Bougie. Elles n’en chercheront pas moins, pensons-nous, à éloigner les autres, autant qu’il leur sera possible; mais il est douteux qu’elles réussissent, quand le prétexte de la religion et de l’indépendance aura disparu avec le prestige du désintéressement.

 

 

 

 

 

 

3. Constantine

 

Cette ville est fréquentée en général par les tribus situées à l’Est du Jurjura : les tribus situées à l’Ouest de cette chaîne fréquentent plus particulièrement Alger. Cependant, durant les premières années de l’occupation française, une partie des tribus de la Kabylie occidentale, ne trouvant pas assez de sécurité à Alger, se détourna de sa route habituelle et prit le chemin de Constantine.

 

Les Zouaoua , en tout temps, fréquentent également les deux villes. Nous avons dit plus haut en quoi consiste leur commerce.

 

Constantine reçoit en outre , journellement, des Beni-Our’lis, des Beni-Aïdel, des négociants de Zammôra, des Beni-Ia’la, des Beni-Ourtilân , des Beni-Oudjehân, etc.; mais un grand nombre d’entre eux préféreraient aller à Bougie, qui est leur marché naturel et qui leur offrirait en outre le débouché de la mer.

 

 

 

4. Bou-Sa’da

 

Cette ville est fréquentée par plusieurs tribus kabyles, particulièrement les Beni-’Abbès, les Beni-Ourtilân , les Beni-Ia’la. Les colporteurs zouaoua y portent de l’huile, des fruits secs, des bernous grossiers, des armes et des ustensiles en bois. C’est de là que tous ces articles se répandent dans le Sahara.

Ils en rapportent de la laine, du h’enna et des dattes.

 

 

 

5. Msîla

 

Cette ville est sur la route qui conduit de la Kabylie à Bou-Sa’da; elle est donc visitée par les tribus qui se rendent dans cette ville : les Beni-’Abbès et les Beni-Ourtilân apportent surtout des savons.

 

 

 

 

6. Tunis

 

Tunis est visitée par les négociants de plusieurs tribus de la Kabylie; nous y avons vu des Beni-’Abbès, des Beni-Ourtilân, des Beni-Our’lis, des Ma’tk’a et des colporteurs zouaoua.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Naissance de l’Architecture Soviétique (1917-1923)

19072020

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au soir du 25 octobre (7 novembre) 1917, à 21 h 40, les habitants de la ville de Petrograd (nom sous lequel avait été rebaptisé Saint-Pétersbourg lorsque la Première Guerre mondiale avait éclaté) entendirent un coup de canon tiré par le croiseur Avrora; ce coup de semonce annonçait le début de l’attaque du Palais d’Hiver par les troupes révolutionnaires. Le palais devait tomber la nuit même, et le gouvernement provisoire bourgeois qui avait été formé en février de la même année à la suite du renversement du tsar était déposé. L’action dirigée par Vladimir Lénine avait remporté la victoire, et la révolution socialiste triomphait. Quelques jours lus tard, à l’issue de combats acharnés, le pouvoir soviétique s’imposait à Moscou et se mettait à rayonner à travers toute la Russie. Le 11 mars 1918, le gouvernement soviétique, conduit par Lénine, quitta Petrograd pour Moscou qui redevenait la capitale de l’État.

 

Le pays dut encore souffrir pendant des années les affres d’une guerre civile tenace et violente. Cependant, les premiers mois qui suivirent la Révolution d’Octobre virent la promulgation d’actes législatifs qui devaient avoir une importance considérable pour les activités architecturales, à savoir le décret «Sur la socialisation de la terre» (9 février 1918) et celui concernant l’«Abrogation du droit à la propriété privée de biens immobiliers dans les villes» (20 août 1918). Par le fait qu’ils supprimaient la contradiction existant jusqu’alors entre, d’une part, la nécessaire et indivisible intégralité des villes en tant qu’organismes sociaux et, d’autre part, leur fragmentation en biens immobiliers possédés par des particuliers, ces décrets ouvraient de véritables perspectives pour le développement des villes en systèmes harmonieux.

 

 

La structure sociale du peuplement urbain subit une modification fondamentale. La remise à la municipalité du parc de logements permettait leur juste redistribution. L’espace habitable lorsqu’il dépassait notoirement les besoins raisonnables fut réquisitionné et l’on mit en œuvre un vaste programme de relogement des travailleurs qui, jusque-là, habitaient des casernes, des sous-sols ou des baraquements rudimentaires. En 1924, on avait ainsi relogé près de 500 000 personnes à Moscou seulement, et 300 000 à Petrograd. Ce programme ne faisait pas que résoudre les problèmes les plus graves en matière de logement; le déplacement des familles ouvrières de leurs ghettos des faubourgs vers le centre des villes tendait à rendre moins criarde la différence qui existait entre ce centre – jusqu’alors citadelle de la classe dirigeante – et les faubourgs. L’intégrité du tissu urbain était ainsi favorisée par une homogénéité sociale croissante.

 

 

Par ce processus, de nouvelles formes de vie communautaire s’affirmaient; les ouvriers s’installaient dans les immeubles de rapport et créaient des sortes de «communes» où ils organisaient des cuisines collectives, des cantines, des buanderies, des jardins d’enfants, des salles de lecture, toutes choses basées sur le self-service et l’autogestion. Cette nouvelle forme d’habitat communautaire se multiplia rapidement, si bien que fin 1921 on en comptait déjà 865 rien qu’à Moscou. Cependant, son développement était handicapé par la division traditionnelle des habitations en appartements isolés. Ainsi se posa un problème social totalement nouveau.

 

 

Dès 1919 et 1920, les architectes soviétiques tentèrent pour la première fois de créer de nouveaux types d’habitats communautaires. À Petrograd, ils dessinèrent les plans d’habitations pour les travailleurs de Yaroslavl; dans ces habitations à dortoirs, c’étaient les salles de services qui constituaient le noyau du bâtiment. Du fait de l’austérité qui régnait alors, les premières propositions étaient forcément très modérées; cependant, le contenu social du programme fut comme une avant-première indispensable pour les expériences qui devaient être lancées dans la seconde moitié des années 20.

 

La guerre civile au cours de laquelle le jeune État soviétique devait faire face à la fois aux contre-révolutionnaires et aux interventions étrangères n’était pas le bon moment pour un effort de construction à grande échelle. Bien qu’au cours de ces années on ait construit quelques centrales électriques importantes et plus de 270 petites centrales électriques rurales, un certain nombre d’usines textiles et une usine automobile à Moscou, les programmes de construction étaient peu nombreux par rapport aux besoins d’un pays aussi immense. Mais en dépit de la récession forcée de l’activité du bâtiment, malgré la famine et les difficultés de ces dures années de guerre, les architectes se lancèrent avec enthousiasme dans un intense travail d’étude. La plupart d’entre eux avaient opté sans réserves pour la révolution, en raison même du contenu social de leur effort de création. Le manque de réalisations pratiques fut plus que compensé par l’essor extraordinaire de la recherche expérimentale.

 

 

Dans ces exercices «sur le papier» axés sur le futur furent mis à l’étude les moyens de faire face aux tâches d’une société nouvelle, un nouveau langage de l’expression artistique et de nouvelles idées plastiques. L’accession à une expression architecturale concentrée des modifications sociales réelles était perçue comme une tâche véritablement prioritaire, ce qui impliquait la mise au point de nouvelles métaphores, de nouveaux symboles qui seraient compris par tous. Quoique ces idées soient restées du domaine de la théorie, leur impact ultérieur a déterminé en grande partie l’évolution de l’architecture soviétique au cours des années suivantes et s’est également concrétisé dans bon nombre de réalisations de la seconde moitié des années 20. La moisson d’idées neuves accumulée lors des premières années de l’ère soviétique n’a donc rien perdu de sa valeur aujourd’hui, que ce soit en termes d’histoire de l’architecture ou d’applications pratiques.

 

 

Ces projets expérimentaux revoyaient les stéréotypes traditionnels d’une manière libre et objective, et une nouvelle éthique professionnelle se dégageait du processus. L’architecte ne considérait plus qu’on avait besoin de lui pour qu’il applique ses capacités professionnelles à une tâche qui lui était imposée et vis-à-vis du contenu de laquelle il n’avait pas de responsabilité. Il se sentait maintenant responsable de l’organisation fonctionnelle des nouvelles formes de la vie et du développement des structures spatiales devant les sous-tendre. Ce qui était en train de se développer, c’était une notion de l’architecture en tant que vecteur de transformation du pays, de régulation du peuplement, de reconstruction du style de vie et d’éducation de l’individu. Telle était l’aune à laquelle on entendait juger la mesure dans laquelle l’architecture remplissait ses responsabilités envers la société.

 

 

 

 

 

 

 

Idées neuves en matière d’Urbanisme

 

 

Ce qui intéressait surtout les architectes soviétiques, c’était de sonder les possibilités d’une organisation rationnelle de tissu urbain et régional. Plus particulièrement, il s’agissait de proposer des projets de réaménagement de Petrograd et de Moscou. Les architectes commencèrent donc par le vif du sujet, à savoir le rôle que devaient jouer les villes les plus importantes dans le développement d’une société socialiste, ainsi que leur impact sur les modèles de distribution de la population. En 1918, l’ingénieur Boris Sakouline avait déjà exécuté un projet d’aménagement de la région économique entourant Moscou, qui comportait un système de villes satellites reliées entre elles par un réseau ferroviaire. Entre 1921 et 1924, le professeur Sergueï Chestakov exécuta une étude semblable pour le Grand Moscou, projet qui englobait la ville et ses banlieues. Son idée de base était qu’il fallait faire alterner les grandes zones de construction nouvelle et des bandes radicales constituées de parcs, le tout réuni par une ceinture extérieure de verdure. Cette idée devait être développée plus tard dans les schémas directeurs de développement de la ville et détermina sa structure réelle ultérieure. L’idée d’alternance provenait dans une certaine mesure du concept populaire au début du XXe siècle; toutefois, et c’est plus important, elle ressortait de la tradition nationale russe de tissu urbain pénétrant son environnement à la façon des doigts écartés de la main.

 

 

 

 

 

Naissance de l’Architecture Soviétique (1917-1923) dans Architecture & Urbanisme 200528123102718915

Sergueï Chestakov, projet pour le Grand Moscou (1921-1924)

Source: alamy 

 

 

 

 

 

 

Au cours du printemps 1918, un groupe d’architectes moscovites (avec à sa tête Ivan Joltovski et Alexeï Chtchoussev) créa un studio destiné à élaborer le plan d’un Nouveau Moscou, premier schéma directeur de développement de la ville. En raison de la guerre civile qui faisait rage, il ne pouvait être question de conduire cette étude sur la base scientifique – inexistante – d’une planification et d’un urbanisme modernes, moins encore, sur celle du modèle d’économie nationale fonctionnant sur le moment. Mais la jeune équipe (constituée entre autres de Léonide Vesnine, Ilia Golossov, Victor Kokorine, Nikolaï Kolli, Nikolaï Ladovski, Constantin Melnikov et Sergueï Tchernychev) avait pour elle le talent et le romantisme révolutionnaire de cette époque. Et si les principes du réaménagement furent mis au point en grande partie de façon intuitive, la vie se chargea de montrer le bien-fondé de nombre des solutions avancées par ces architectes. Par exemple, il avait été décidé de ne pas abandonner le plan historique de Moscou; le centre de la cité était pensé (pour reprendre les termes de Chtchoussev) comme un soleil dardant ses rayons, c’est-à-dire comme un noyau et un système de centres plus petits rayonnant à partir de ce noyau.

 

 

En 1923, en accord avec ce plan du Nouveau Moscou, on démarra au nord-ouest de la ville le premier chantier d’habitation: le bourg de Sokol, sur un projet de Nikolaï Markovnikov. Basé sur le concept des villes-jardind, le projet prévoyait la construction de maisons individuelles entourées de larges espaces verts. L’ensemble, qui comporte des habitations bien aménagées dans le style des maisons villageoises russes ou des cottages anglais, est très pittoresque; toutefois, dans une grande ville, ce principe de construction n’était pas viable. Les contemporains critiquèrent sévèrement les ramifications sociales de la maison individuelle, comme étant opposées à celles de l’habitat communautaire qu’on considérait alors comme la seule structure d’habitation prometteuse.

 

 

A Petrograd, on inaugura en mai 1919 un studio géré par le Conseil pour le réaménagement de Petrograd et de ses faubourgs. Dirigé par Ivan Fomine, le groupe comprenait, entre autres, Alexandre Nikolski (1884-1953); Lev Tverkloï (1899-1972) et Noé Trotski (1895-1940). Une des premières études du groupe en question fut un Schéma directeur du Grand Petrograd (1919-1921). L’idée était de compléter la ville d’un système de villes satellites unies en groupes linéaires; entre ces zones de villes satellites et le noyau historique de la ville devait se trouver une zone occupée par des complexes d’habitation semi-autonomes séparés par des massifs de verdure. Ce schéma (qui ne fut jamais réalisé) anticipait les principes du Schéma directeur de développement de Stockholm qui, trois décennies plus tard, devait laisser une marque indélébile sur l’urbanisme mondial. Le Schéma directeur prévoyait également l’extension du noyau historique de Petrograd vers le golfe de Finlande afin de former un front de mer; cette idée fut en fait réalisée après la Seconde Guerre mondiale.

 

 

L’influence du concept de ville-jardin constitua une caractéristique importante de toutes les idées urbanistiques de l’époque. Dans le projet du Grand Petrograd, ce concept subit une transformation profonde, tandis que dans d’autres cas il garda sa forme originale (pensons, par exemple, un projet de relèvement et de réaménagement de Yaroslavl, (1920-1922). Cette période se caractérisa par une priorité donne à l’«esthétique citadine» et au caractère «artistique» des projets urbains. Caractéristique des premières années qui suivirent la révolution, cette tendance mettait l’accent sur la conservation et la restauration soigneuses des monuments architecturaux. Les architectes travaillaient également sur des projets prévoyant la restauration de la structure précapitaliste de la ville et l’élimination des conséquences du développement sauvage que les complexes urbains avaient connu au tournant du siècle. Dans d’autres projets, on proposa de développer les nouvelles constructions autour de monuments historiques, qui devaient alors servir de pôles centraux.

 

 

Se considérant comme les «gardiens de la tradition», les architectes de l’ancienne génération tentaient parfois d’ériger en absolu l’importance de l’héritage historique dans les villes en rapide évolution; s’efforçant de conserver tout ce qui était ancien (ce qui était impossible), ils risquaient parfois de confondre véritables valeurs et choses destinées de toute façon à disparaître. Cette situation déboucha sur un débat passionné, étant donné que beaucoup d’autres gens considéraient l’architecture du passé comme le symbole de valeurs moribondes mais encore invaincues. Le débat amena un conflit ouvert entre les conceptions des professionnels et celles du public, mais également au sein de la profession elle-même, dont les membres évaluaient de manières diverses les valeurs traditionnelles. Dans une certaine mesure, ces différences étaient dues au fossé des générations qui existait entre les jeunes architectes et leurs collègues plus âgés.

 

 

Cependant, la variété des approches n’affecta pas le consensus relatif au plus important des objectifs d’un nouvel urbanisme. Dans les documents datant de cette époque, on trouve ces objectifs clairement exposés. Un des plus anciens de ces écrits est constitué par le programme des activités du premier corps formé par les autorités soviétiques afin de guider le processus urbanistique. Il s’agissait de l’Office de l’urbanisme, de la régulation et de la construction urbaine et rurale (comité qui dépendait du Département de la construction urbaine et rurale du Conseil supérieur de l’économie nationale). Selon son programme, l’élimination désirée des déficiences présentées par les cités modernes «ne peut s’atteindre par des mesures limitées de nature technique, sanitaire ou artistique. On ne peut résoudre ce problème qu’en stimulant la créativité sociale et en planifiant une structure cohérente de la cité nouvelle». Le programme désignait ensuite des priorités. «Le premier objectif sera la disparition de la pénurie logements…Le second sera la création de la cité et le développement de ses parties en un tout organique….Le plan directeur de la cité est à la fois un programme destiné à organiser la vie urbaine et un vecteur de créativité sociale.» Ce programme a été rédigé par l’ingénieur Grigori Doubélir en septembre 1918.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Le Marché Kabyle d’antan – Marchés Extérieurs : Relations Générales de la Kabylie avec les autres villes d’Algérie

17072020

 

 

 

 

 

 

 

 

Les tribus kabyles les plus importantes ont des entrepôts et des comptoirs dans presque toutes les villes de l’Algérie.

On trouve des négociants kabyles établis dans toutes les villes concentriques à la Kabylie, à Alger, à Constantine, à Bône, à Bou-Sa’da. Philippeville lui-même, en compte déjà un assez bon nombre dans sa population indigène. Mais la tolérance est une des qualités nécessaires au commerce. Les trafiquants ne demandent aux marchés qui les accueillent ni acte de naissance, ni acte de baptême.

 

Les Zouaoua envoient en général les marchands ambulants. On sait que l’état de colporteur est une de leurs spécialités. Les principales marchandises qu’ils versent dans les villes sont des bernous grossiers, ouvrage de leurs femmes; des ustensiles de ménage en bois, confectionnés dans les régions hautes et boisées de la Kabylie, des figues et des raisins secs, produits des régions intermédiaires, des bijoux, broches, boucles d’oreilles, anneaux de pied, bagues, achetés dans les ateliers des Beni-Ianni et des Beni-Fraoucen, et enfin des armes, quand ils peuvent les introduire (époque coloniale). Ils emportent des articles de mercerie et de quincaillerie, des chachïa ou calottes rouges de Tunis, des soieries, des petits miroirs en cuivre fabriqués en France, des foulards en soie et coton fabriqués, pour la dimension et la couleur, suivant le goût des Orientaux, et qui, selon toute apparence, sortent des fabriques de Saint-Étienne. Enfin les colporteur zouaoua, pour conserver la mobilité qui est un des caractères de leur commerce, en excluent toutes les matières encombrantes et le réduisent aux objets usuels qui ont le plus de valeur sous le moindre volume.

 

Les négociants des autres tribus séjournent davantage dans les villes et souvent même s’y établissent. Ils y apportent des bernous, de l’huile, des fruits secs, des olives et des meubles de ménage en bois. Ils prennent en échange des soieries , des merceries, des cotonnades et du fer autant qu’ils le peuvent.

 

Quoique le commerce de toutes ces tribus roule à peu près sur les mêmes articles, cependant chacune d’elles y exploite de préférence une branche spéciale. Ainsi les Beni-‘Abbès et les Beni-Ourtilân s’attachent surtout à la vente des bernous justement renommés qui sortent de leurs fabriques. Les Beni-Aïdel et les Beni-Our’lis se livrent surtout au commerce des huiles et des olives. Dans les villes qu’ils fréquentent, les négociants de la Kabylie ont un fondouk ou caravansérail qui leur sert la fois d’hôtellerie, de magasin et de boutique. On l’appelle souvent fondouk des Beni-’Abbès, parce qu’il est principalement fréquenté par les négociants de cette tribu; mais il reçoit tous les trafiquants et tous les voyageurs de la montagne, et devrait, avec plus de raison, s’appeler fondouk des Kabyles.

 

Les fondouks sont exploités, à peu près comme des hôtels garnis, par un propriétaire ou locataire principal qui loue, soit au jour, soit au mois, les chambres, les écuries et les magasins. Ils sont désignés par le nom soit du propriétaire qui les exploite , soit des voyageurs qui les fréquentent.

 

A Bône, le fondouk des Beni-’Abbès est installé devant la porte de Constantine, dans une maison de construction française. Cet établissement fut fondé vers 1839. Avant cette époque, la ville était trop pauvre pour que les riches fabricants de la Kabylie daignassent jeter les yeux sur elle; elle n’en recevait que des ouvriers. Mais les accroissements successifs que cette ville a pris sous la domination française ont fini par y attirer un assez bon nombre de négociants des Beni-’Abbès, et ont motivé l’établissement d’une hôtellerie kabyle.

 

A Constantine, il existait avant 1830 un fondouk des Beni-’Abbès qui suffisait aux besoins du commerce et de la circulation; mais depuis l’arrivée des Français, les trafiquants indigènes ont, de tous les côtés, afflué dans cette ville; les fondouks se sont encombrés, et il arrive souvent aux Beni-’Abbès eux-mêmes, ces représentants de l’aristocratie commerciale, de ne pas trouver place dans leur hôtel et d’être obligés de frapper à d’autres portes.

 

 

 

 

Le Marché Kabyle d’antan - Marchés Extérieurs : Relations Générales de la Kabylie avec les autres villes d’Algérie  dans Attributs d'Algérienneté 200415113728393449

Marchands Kabyles d’huile d’olive

 

 

 

 

 

 

Quelques détails sur l’installation de ces fondouks.

 

Ce sont des maisons semblables aux habitations ordinaires, formées comme elles de quatre corps de logis à angle droit, prenant leurs jours sur une cour intérieure quadrangulaire. Elles se composent d’un rez-de-chaussée et d’un étage, pourvus l’un et l’autre d’une galerie qui règne intérieurement sur les quatre faces. Des cellules, indépendantes les unes des autres, débouchent sur la galerie du rez-de-chaussée et sur celle de l’étage : ce sont à la fois les appartements, les magasins et les boutiques des négociants en voyage.

 

A Constantine, les Kabyles qui font le commerce de tissus de laine se répartissent dans trois fondouks situés sur la rue Combes, qui est la grande communication marchande de cette ville.

 

Ils portent les noms de Fondouk-ben-Amoun, Fondouk-el-H’afsi et Fondouk-bou-Chîba.

 

 

 

1° Fondouk-ben-Amoun. _ Un passage qui occupe toute la largeur de l’un des corps de logis établit la communication entre la rue Combes et la cour intérieure. Il règne , dans ce détroit, un remou continuel, produit par le va-et-vient des marchands qui partent ou qui arrivent, des chalands, des courtiers, des brocanteurs, des revendeurs et des simples spectateurs. Le passage est bordé, sur ses deux faces, de petites boutiques où sont exposés en étalage des bernous, des h‘aïk, des gandoura et des couvertures de laine. Plusieurs de ces marchandises viennent, comme ceux qui les vendent, du Sahara; les h’aïk , du Belad-el-Djerid; les couvertures, de Gafsa; les bernous et les gandoura, du Zîbân, de Bou-Sa’da, de Tuggurt, d’Ouaregla. En pénétrant dans l’intérieur, on trouve toutes les chambres, tant au rez-de-chaussée qu’à l’étage , transformées en ateliers de tailleurs. Ce sont les Beni-Ourtilân, les Beni-Ia’la, et surtout les Beni-’Abbès, qui garnissent, avant de les livrer, les bernous apportés en pièces de leurs fabriques. C’est là aussi qu’on va les acheter. Une porte, pratiquée au fond de la cour, communique avec une autre cour, qui sert d’écurie, ou plutôt de parc aux chevaux, aux mulets et aux ânes qui ont apporté les marchandises et les négociants. Enfin un café, compris dans l’intérieur de l’établissement, en forme comme le complément nécessaire; il y occupe l’espace de trois chambres : il en reste une cinquantaine à la disposition des voyageurs.

 

 

 

2° Fondouk-el-H’afsi. _ Ce fondouk n’a que vingt-neuf chambres; mais elles sont presque entièrement occupées par les tailleurs kabyles, et surtout par les Beni-’Abbès. Cependant il s’y trouve aussi quelques négociants de Tunis, et même parfois des gens de la campagne, qui, surpris à Constantine par la nuit, viennent chercher un gîte dans le fondouk, et s’en retournent le lendemain chez eux.

 

 

 

3° Fondouk-bou-Chîba. _ Il se compose de deux établissements contigus , réunis par une communication intérieure, quoique chacun d’eux ait son entrée particulière, l’un sur la rue Combes, l’autre sur la rue Vieux. Les deux fondouks réunis renferment une cinquantaine de chambres, occupées encore, en grande partie, par les Beni-’Abbès, qui passent leur temps a vendre leurs burnous et à les garnir.

 

A ces trois établissements, consacrés au commerce des tissus de laine , et presque entièrement absorbés par les marchands kabyles, il faut ajouter encore le Fondouk-ez-Zit, réservé aux marchands d’huile; mais il contient seulement seize chambres fort étroites et fort sales, comme le reste de l’édifice.

 

Le prix des chambres, dans les fondouks, est généralement de cinq francs par mois.

 

Outre les trafiquants de passage, qui trouvent dans les hôtelleries indigènes, pour le temps nécessaire à l’écoulement d’une pacotille , un gîte, une boutique et un lieu de dépôt, on en compte un certain nombre établis à demeure dans les villes. Ils y habitent des maisons particulières, où ils reçoivent les marchandises expédiées de la Kabylie par leurs parents, leurs correspondants et leurs associés, et d’où ils leur envoient les articles de commerce fournis par la localité. Ces arrivages et ces départs presque journaliers de marchands et de marchandises donnent lieu à un mouvement assez considérable d’échange et de circulation; mouvement qui prendrait une activité nouvelle, si notre commerce et notre industrie, mieux éclairés sur les besoins et les ressources du peuple kabyle , pouvaient y participer. Il s’établirait ainsi des liens plus étroits entre les villes et les contrées.

 

Un grand nombre de travailleurs qui descendent sans cesse des montagnes, et viennent exposer leur activité et leur industrie. Voici encore des négociants qui viennent apporter leurs produits et demander des autres. Quant au nom des tribus d’où viennent ces négociants et ces travailleurs, il suffit de le leur demander. Or, en comparant la condition des individus a celle de leurs tribus natales, il est facile de voir que les négociants sont envoyés par les tribus riches, et les travailleurs par les tribus pauvres.

 

Mais on a aussi en eux des commissionnaires. Voulons-nous les produits du sol? Le négociant sera notre intermédiaire. Voulons-nous la main-d’œuvre? Ce sera le travailleur.

 

Il existe, entre le négociant et le travailleur kabyle, un lien assez remarquable qui les rapproche dans l’émigration. Les négociants sont les banquiers des travailleurs. Voici, au reste, comment ce lien s’établit. La population flottante des ouvriers indigènes se compose presque entièrement, dans les villes d’Algérie, de Sahariens et de Kabyles; leur but, en venant travailler parmi nous, est, comme on sait, d’amasser quelques économies, pour retourner dans leur pays et y devenir propriétaires. Mais ces économies s’amassent avec lenteur, et, en attendant que la boule de neige ait atteint les dimensions désirées, comment soustraire le noyau déjà formé aux mains rapaces qui le convoitent? Quelques-uns pratiquent une cachette loin de tous les regards , et y enfouissent leur trésor. Cependant le hasard peut le faire découvrir. et leur ravir en un instant le fruit de plusieurs années de travail. Pour échapper à cette chance terrible, le plus grand nombre des Auvergnats indigènes, Sahariens ou Kabyles , préfèrent remettre en des mains sûres le fruit de leurs épargnes, et c’est aux négociants de leur contrée qu’ils confient le précieux dépôt. Les ouvriers sahariens s’adressent, soit aux négociants de Djerba , soit aux Beni-Mzâb; les ouvriers kabyles s’adressent aux Beni-’Abbès.

 

C’est entre leurs mains que les pauvres journaliers, venus des deux régions extrêmes de l’ Algérie, déposent le produit de leurs économies quotidiennes, avec autant de confiance, disent-ils eux-mêmes, que s’ils plaçaient leur trésor dans la main de Dieu. Cependant le Djerbi, le Mzâbi et l’Abbâci ne donnent à l’ouvrier aucun titre de dépôt, aucune garantie écrite; l’ouvrier, d’ailleurs, ne leur en demande pas; il se présente et compte une à une les pièces d’argent qu’il apporte; le trafiquant les compte à son tour, puis il inscrit le nom et le prénom du déposant, le nom de sa tribu et de son village , après quoi le registre se referme, l’argent tombe dans le coffret, et l’ouvrier s’en retourne à son travail, les mains vides, l’esprit tranquille et le cœur joyeux.

 

La fidélité de ces dépositaires est à l’abri de tous les soupçons. On ne cite pas un seul exemple de dépôt nié ou contesté. L’ouvrier demande-t-il à être remboursé, il est remboursé sur l’heure. Si le déposant vient à mourir, sa famille hérite de ses droits; si c’est le dépositaire , son registre lui survit, et il oblige aussi bien ses parents et ses associés que lui-même.

 

Un Kabyle des Zouaoua, longtemps employé à Bône, avait amassé, tant dans les travaux du génie militaire que dans ceux des entrepreneurs, une somme de 300 francs. L’ouvrage étant venu à manquer, il résolut de quitter Bône pour quelques mois; mais, avant de partir, il se rendit chez un ‘Abbâci et lui consigna la somme amassée à la sueur de son front. Il alla d’abord à Tunis, où l’emploi qu’il trouva de son temps le retint six mois. Il apprit alors qu’il s’exécutait à Constantine des travaux considérables: c’était une bonne veine dont il voulut profiter. Il se joignit donc à une caravane qui partait pour cette ville; il ne revint à Bône qu’après plus d’une année d’absence. Il s’informa aussitôt de ce qu’était devenu son banquier : il était mort; mais il devait avoir un associé: l’associé était parti. Cette double nouvelle n’inspira pas à l’ouvrier la moindre inquiétude; il s’enquit, au fondouk des Beni-‘Abbès, des relations de cet associé , et on lui désigna, comme étant son ami le plus intime , un négociant de la même tribu , établi dans la ville. C’est à ce dernier qu’il s’adressa: il lui lit connaître l’objet de sa réclamation. Le marchand lui demanda ses nom, prénom, qualité, origine; consulta son livre de commerce, et remboursa immédiatement la somme réclamée.

 

Les Beni-’Abbès, les Beni-Mzâb et les Djerâba ne payent pas d’intérêt pour les sommes déposées entre leurs mains, et ils les emploient eux-mêmes dans des opérations qui produisent jusqu’à 50% de bénéfice; on comprend dès lors l’importance solidaire qu’ils attachent à soutenir, par la ponctualité des remboursements, le crédit dont ils jouissent.

 

Ils n’en rendent pas moins un service incontestable à leurs clients sahariens ou kabyles, heureux de trouver, pour la garde de leurs capitaux modestes , un abri sûr et des mains fidèles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Biosphere reserves in Algeria: Belezma – Batna province

15072020

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Geographic locations and surface areas

Location: Latitude 35° 34’ 52’’ N/Longitude 6° 01’ 38’’ E

Midpoint: Latitude 17° 48’ 48’’ N/Longitude 002° 42’ 11’’ E

 Total Area: 26,250 hectares

         - Core Area: 7,265 hectares

         - Buffer Zone: 6,518.5 hectares

         - Transition Area: 12,466.5 hectares

 

 

 

 

Designation

UNESCO Biosphere Reserve 2015

Important Plant Area 2010

Important Bird Area 2001

National Park 1984

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Belezma biosphere reserve is located in the North-East of Algeria and lies on the hills of Belezma Mountain Chain in the Aurès region, reaching up two thousand one hundred thirty-eight (2,138) meters of altitude. The country’s inland from desertification. It occupies twenty six thousand two hundred and fifty (26,250) hectares of land and marine habitats. The biosphere reserve is home to the Atlas cedar tree (Cedrus atlantica Manetti), the flagship species of the Aurès region and named «Arz el Atlas» in Arabic and «Bignoun» in Berber. The famous cedar endemic to Algeria and Morocco expands over seven thousand (7,000) hectares representing almost one-third (1/3) of Algeria forests. Belezma massif hosts cedar tree stands embedding remarkable genetic traits whose seeds are chased by local breeders for reforestation initiatives.

 

The stunning landscapes in Belezma and the archeological vestige attract numerous international and domestic tourists. The reserve features several archeological sites including caves and tombs witnessing the passage of ancient civilizations. These sites are the R’Hawet wawatermills, the ruins of Abdous Oued Chaâba, as well as the rock carvings of Thérchiouine to Refaa. Beyond the reserve’s territory lie places featuring world-renownedarcheological sites such as the ruins of Zana, the tomb of Imedghacen (Berber king), the ruins of Timgad and Tazoult, as well as the tomb of El Hocine and the Ksar Belezma. Each year the biosphere reserve receives approximately fifty thousand (50,000) visitors.

 

The management framework of the biosphere reserve brings together a variety of stakeholders; namely, the Directory of the Beleza National Park, Belezma Organization for the Conservation of Forests, Belezma Office of Public Works, Belezma Office for Hydraulics, Belezma Office for the Environment and the Presidents of the Communal Popular Assemblies.

 

 

 

 

 

 

Wildlife

 

The rugged mountains with various altitude ranges and exposure are home to around twenty percent (20%) of the overall flora of Algeria growing in forests, thickets, lawns, cliffs, scree, mountains, rivers, caves and mines in Belezma. The dominant Atlas cedar tree grows with holm oak (Quercus ilex L.) or common holly (Ilex aquifolium L.). The biosphere hosts up to six hundred and fifty-five (655) plants of whichrare plants such as rosemary (Rosmarinus officinalis L.), dog rose (Rosa canina L.) and turbith (Globularia alypum L.) and endemics such as Thymus dreatensis Batt. The site is recognized as one of the most important nesting sites of birds of prey in the Aurès Mountain Chain and besides, in its diverse habitats live three hundred (300) animal species including twenty six (26) mammal species, one hundred and twelve (112) bird species and twenty two (22) reptiles species. Several rare animal species finds refuge in the reserve such as the Egyptian vulture (Neophron percnopterus), the lesser grey shrike (Lanius minor) and the striped hyena (Hyaena hyaena).

 

 

 

 

 

Plants and people

 

The wood of the emblematic species of cedar is used traditionaly in weaving and agriculture. Plants thriving in the reserve are used in traditional medecines such as thyme, sagebrush species and rosemary.

 

 

 

 

 

Locals and Belezma biosphere reserve

 

The biosphere reserve is inhabited by three thousand five hundred (3,500)people, descendants from the ‘Chaouias’ tribes of Berber origin (Amazigh). Farming practices are undertaken by the locals on the mountains foothills for the production of barley and wheat. Local communities rely on grazing and more recently on beekeeping, poultry and fruit trees plantations; namely, apple, walnut, apricot and olive. They are still preserving their traditional crafts with the production of clay pottery, jewelry, and tapestry made of sheep wool.

 

 

 

 

 

 

Research and Development

 

Anthropogenic activities and climate change impact on the forests have been the drivers of research initiatives which focused on ecological restoration and reforestation as well as on the characterization of plants associations in Belezma Massif and its surrondings.

 

 

 

 

 

 

 

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Le Marché Kabyle d’antan – Marchés Intérieurs : Résumé Général

13072020

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En résumé général, il y avait en Kabylie 67 marchés intérieurs répartis sur 15 cantons:

 

 

 

1.Bougie: comprend 5 marchés: Toudja (le dimanche); Beni-Mîmoun (le mardi); Beni-bou-Msa’oud (le mercredi); Mezzaïa (le jeudi); Oulâd-Tamzelt (le samedi)

 

 

 

 

2.Bou-Daoud: comprend 4 marchés: Aït-ou-Mâlek (le dimanche); Aït-’Amer (le jeudi); Aït-Ahmed-Gâret (le vendredi); Mzâla (le samedi)

 

 

 

 

3.Zeffoun: comprend 5 marchés: Zekhfaoua (le dimanche); Beni-Djennâd (le lundi); Flîça-sur-Mer (le mardi); Oulâd-sidi-Yahia-ou-Sa’âd-Allah et Beni-’Azzouz (le vendredi)

 

 

 

 

4.Taksebt: comprend 2 marchés: Beni-Ouarguennoun (le lundi et le mercredi)

 

 

 

 

5.Dellis: comprend 3 marchés: Beni-Tour (le lundi et le jeudi); ‘Ali-Khodja (le samedi)

 

 

 

 

6.Zouaoua: 16 marchés: Beni-Ir’âten, Beni-bou-Chaïb, Beni-Sedka (le dimanche); Beni-’Aïci (le lundi); Beni-Sedka, Beni-Ianni, Beni-Ir’âten (le mardi); Beni-Ir’âten, Beni-’Aïci, Beni-Ouâif (le mercredi); Illoula-Amalou (le jeudi); Beni-H’amsi, Beni-Fraoucen (le vendredi); Beni-R’oubri, Beni-Yahia (le samedi).

 

 

 

 

7.Akfâdou: comprend 2 marchés: Fenaïa (le lundi); Beni-Ouar’lis (le mercredi).

 

 

 

 

8.Bou-R’ni: comprend 3 marchés: Mechras (le lundi), Ma’tka (le jeudi); Guechtoula (le samedi).

 

 

 

 

9.Flîcet-Mellîl: comprend 5 marchés: Mzâla et Timezrit (le dimanche); Beni-’Amrân (le lundi); Hel-T’aïa (le mardi); Mkiira (le jeudi).

 

 

 

 

10.Jurjura méridional: comprend 2 marchés: Illoula (le lundi); Beni-Mlîkeh (le jeudi).

 

 

 

 

11.Beni-Hini: comprend 3 marchés: Oulâd-El-’Aziz (le mardi); Beni-Khalfoun (le mercredi); Nezlioua (le vendredi).

 

 

 

 

12.Bibân: comprend 5 marchés: Beni-’Abbès (le lundi), Beni-’Abbès [Talefsa], Beni-’Abbès [Tazaïrt] (le mercredi); Beni-’Abbès (le jeudi); K’olla (le vendredi).

 

 

 

 

13.Ilmaïn: comprend 5 marchés: Zammôra (le dimanche); Beni-Ia’la (le mercredi); Beni-’Aïdel (le jeudi); Beni-Ourtilân, Beni-Chebâna (le vendredi).

 

 

 

 

14.Amacîn: comprend 3 marchés: Beni-Immel (le dimanche); Oulâd-djelîl (le mardi); Guifsar (le mercredi).

 

 

 

 

15.Kendirou: comprend 4 marchés: Beni-H’açaïn (le lundi); Barbâcha (le mardi); Djermouna (le jeudi); Beni-Sliman (le samedi) .

 

 

 

 

 

Par jours, on compte: 11 marchés le dimanche, 10 marchés le lundi, 9 marchés le mardi, 11 marchés le mercredi, 10 marchés le jeudi, 9 marchés le vendredi et 7 marchés le samedi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 







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