Ennemis et Partisans d’Ahmed Bey

12112019

 

 

 

 

 

 

 

Constantine la capitale de la province étant éloignée du littoral, et le chemin de la ville d’Alger, où résidait le maître absolu de la régence , se trouvant long, difficile et coupé par des accidents de terrain formidables, Ahmed Bey a jugé qu’il devait baser sa puissance sur les bonnes dispositions des chefs de ses tribus arabes. Il a espéré braver ainsi les efforts de ses ennemis et les caprices du pacha d’Alger. Ahmed Bey a épousé quatre femmes, qui sont filles et sœurs des cheikhs les plus puissants. L’une est de la tribu de Gerfa sur le chemin de Bone ; deux appartiennent aux peuplades du sud; une d’elles est fille de Ben Gana ; la quatrième , descendant d’un pacha d’Alger, est alliée aux grands personnages de la ville de Constantine.

 

La prise d’Alger et la chute de Hussein, dey, ont permis à Ahmed Bey de suivre ses projets de réforme. Quoique fils de Turc, il préfère avoir des soldats arabes à son service , et il a saisi avec habileté une occasion propice, mais difficile, pour se débarrasser des Turcs que le dey d’Alger lui avait imposés, et de ceux qui s’étaient réfugiés auprès de lui lors de la prise d’Alger.

 

Un Kouloughli comme Ahmed Bey était parvenu à se rendre favorables plusieurs tribus , et à gagner les Turcs de la garnison de Constantine, qui allèrent le joindre dans son camp. Le bey marcha contre eux et parvint, par ses promesses et ses libéralités, à faire, rentrer dans le devoir les Turcs rebelles. Dès lors son adversaire ne put lui résister; il le fit périr et rentra à Constantine, où, par des exécutions fréquentes, il punit la perfidie des Turcs, et s’affranchit d’une milice infidèle. Il ne lui en reste plus qu’une centaine incapables d’un bon service.

 

 

Les forces permanentes du bey consistent en 2,000 zouaves à pied et en 12 à 1500 Arabes à cheval, qui reçoivent une solde journalière. Ils ont quelques pièces de montagne , et campent sous les murs de Constantine. Cette armée de 3 à 4,000 hommes peut être grossie par les tribus arabes, et s’élever à plusieurs milliers de combattants. Des cheikhs puissants, ordinairement insoumis , font la guerre an bey, mais par haine contre les infidèles , ils pourraient se réunir à lui.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Personnages Ennemis D’Ahmed Bey

 

Parmi les ennemis d’Ahmed Bey , on cite:

 

Bouzlan-Ben el-Mi. ancien agha , réfugié à Tunis; les deux frères Kara-Ali et le fils du Bey Ibrahim, qui fut assassiné a Médéah d’après l’instigation d’Ahmed Bey: tous les trois employés à Alger.

 

 

 

 

 

 

 

Dans l’intérieur de la province se trouvent:

 

 

 

 

 

A L’est.

 

El Hesnaoui, cheikh de Henancha.

El Arbi, réfugié dans Ouled-Moussa.

Ouled-Messaoud et El Chaibenah, des montagnes de Rebail.

 

 

 

 

 

 

 

Au Sud.

 

El Hadji Moubarak, de la tribu de Ouled-Montalleb.

Brahim ben-Mehamar, cheikh de Mehate lat.

El Hadji-Mohamed ben-Madkour, cheikh de Heracta.

Farhat, cheikh de Oued-Adjedid.

 

 

 

 

 

 

 

A L’ouest.

 

Ahmed ben-Mohamed bel-Gandous , cheikh de Ouled-Mokran.

Cheikh-el Biban, frère du précédent.

Salah-ben-Jellis, cheikh de Setif.

Ahmed el-Cherif, cheikh de Righa.

Brahim ben-Youssef, réfugié dans Righa.

Darraji-ben-Achour, cheikh des monts Farjioua.

Boudiaf-Embouras, cheikh hodna , près Msila.

 

 

 

 

 

 

 

Au Nord.

 

Ben Bayuich, marabout aux environs de Collah.

Ben Kassem, cheikh et pabel skikeda.

El Saheli, caîd et pabel de Colla.

 

 

 

 

 

 

 

Sur le chemin de Bône.

 

Cheikh Ouled-Akhal.

Cheikh Ouled Gebarra.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Personnages Partisans.

 

Dans les circonstances ordinaires Ahmed Bey a peu de partisans . On ne lui connaît guère que ceux dont les noms suivent:

 

Ben Gana, son beau-père, cheikh du désert.

 

Bou Reunan, cheikh farjiooua.

 

Ben-ez-el-Din, cheikh zouagha.

 

El Arbi , caïd zemela.

 

Ouled-el-Dedi, caid de Imla.

 

Ben-Abdalla, cheikh el Biban.

 

Ahmed ben-Hemlaoui, agha el Kalo.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Personnages Influents dans la Ville.

 

Dans la ville, parmi les habitants influents , on cite:

Bellescout, caïd el beled; Ali-ben-Issa, Mohamed-el Zouaoui, Ben-el-Bejaoui, caïd el dar; Mustapha-Fallaouan , kalife du bey; Kaid-el Aoussi, neveu du bey; Bel Hemlaoui, agha el dra, frère de l’agha, Sidi Hassi-ben-Aoun , Ben-Attar , el nader, et son frère Ben-Issa; Sidi Moustapha-Bache Adzati (cadi); Sidi Allaouah-ben-Chaouch , Hadji-elMéki, Amar-bel-Kechelis, amin-el-deblaguin; el Babosi, caïd-el-dar-ouled; el Hadji-Moussa, trésorier du bey; Merabet-el-Arbi-lman; Hadj, Ali-el-Bezery, caïd maczousa.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Les photos gagnantes du Wildlife Photographer of the Year 2019

10112019

 

 

 

 

 

Le jury du Wildlife Photographer of the Year, le célèbre concours de photographie de nature organisé par le Natural History Museum de Londres, a dévoilé les photos lauréates de son édition 2019. Au total, 19 clichés ont été sélectionnés parmi quelque 48.000 candidatures et récompensés dans les différentes catégories.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les photos gagnantes du Wildlife Photographer of the Year 2019 dans Photos

© Yongqing Ba

 

Le bon moment

Cette scène exceptionnelle a permis au photographe chinois Yongqing Ba de remporter le prix de photographe de l’année 2019. Immortalisée dans les prairies du plateau tibétain du Qinghai, elle montre la confrontation entre une renarde du Tibet, en quête d’un repas à rapporter à ses petits, et une jeune marmotte de l’Himalaya imprudente. Le cliché a également remporté le premier prix ex-aqueo de la catégorie « Comportement : mammifères ».

 

 

 

 

 

 

 

 dans Photos

© Cruz Erdmann

 

Lueur nocturne

Du côté des jeunes photographes, c’est le passionné de l’océan Cruz Erdmann âgé de 14 ans qui a décroché le premier prix grâce à son magnifique portrait d’un calmar iridescent rencontré lors d’une plongée nocturne dans les profondeurs du détroit de Lembeh en Indonésie.

 

 

 

 

 

 

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© Ripan Biswas

 

Faux-semblant

Cette créature a peut-être l’air d’une fourmi mais comptez bien ses pattes. Il s’agit d’une araignée-crabe déguisé en fourmi ! Le photographe Ripan Biswas a rencontré ce drôle de spécimen en observant une colonie de fourmis rouges dans le parc national de Buxa en Inde. Plusieurs espèces d’araignées sont connues pour se déguiser en fourmis et s’infiltrer dans les colonies, soit pour se nourrir, soit pour se protéger des prédateurs. Celle-ci semblait avoir choisi la première option. La photo a remporté la catégorie « Portrait animal ».

 

 

 

 

 

 

 

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© David Doubilet

 

Le jardin des anguilles

Plongée dans les profondeurs maintenant avec un drôle de jardin peuplé d’anguilles. Le photographe David Doubilet n’avait jamais vu un tel rassemblement d’anguilles. Grand comme les deux tiers d’un terrain de football, il s’étirait le long d’une pente raide et sablonneuse, au large de Dauin aux Philippines. Il a dû attendre que les anguilles ressortent du sable pour se nourrir du plancton pour déclencher son appareil. La photo a remporté la catégorie « Sous-marin ».

 

 

 

 

 

 

 

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© Thomas Easterbrook

 

Surprise bourdonnante

Le jeune Thomas Easterbrook a remporté le premier prix de la catégorie « 10 ans et moins » grâce à ce cliché immortalisé en France d’un moro-sphinx flottant devant une fleur de Salvia, siphonnant le nectar avec sa longue trompe.

 

 

 

 

 

 

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© Shangzhen Fan

 

Nomades des hauts plateaux

Le photographe Shangzhen Fan a été récompensé dans la catégorie « Les animaux dans leur environnement », pour son cliché montrant un petit groupe d’antilopes du Tibet imprimer sa trace sur le voile de neige qui recouvre les pentes du désert Kumukuli, dans la réserve nationale chinoise d’Altun Shan.

 

 

 

 

 

 

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© Manuel Plaickner

 

En plein étang

Chaque printemps, depuis plus d’une décennie, Manuel Plaickner suit la grande migration des grenouilles rousses dans le sud du Tyrol, en Italie. Cette fois-ci, il a réussi à trouver l’étang parfait, au bon moment et dans la bonne lumière pour mettre en évidence le phénomène. La photo a remporté le premier prix de la catégorie « Comportement : amphibiens et reptiles ».

 

 

 

 

 

 

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© Audun Rikardsen

 

Le pays des aigles

 Ce cliché a été capturé par Audun Rikardsen le long de la côte norvégienne où il réside. Il avait installé sur une corniche une grosse branche dans l’espoir qu’elle puisse servir de poste d’observation à un aigle royal. Mission accomplie. La photo a été récompensé dans la catégorie « Comportement : oiseaux ».

 

 

 

 

 

 

 

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© Daniel Kronauer

 

Comportement: Invertébrés

 Au crépuscule, Daniel a suivi une colonie de fourmis nomades au fur et à mesure de son déplacement, parcourant une distance de 400 mètres à travers la forêt tropicale humide près de la station biologique de La Selva, au nord-est du Costa Rica. Alors qu’il faisait encore noir, les fourmis utilisent leur corps pour construire un bivouac destiné à abriter la reine et les larves.

 

 

 

 

 

 

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© Ingo Arndt

 

Jeu égal

 Après la marmotte et le renard, voici le puma et le lama. La scène a été capturé par le photographe Ingo Arndt dans la région patagonienne de Torres del Paine, au Chili. En quête d’un repas, cette femelle puma n’a pas hésité à s’attaquer à ce lama qui, bien qu’il semble ici en mauvaise posture, a réussi à échapper au prédateur. En se laissant tomber sur lui. Quatre attaques de puma sur cinq finissent ainsi. La photo a remporté la premier prix ex-aequo de la catégorie « Comportement : mammifères ».

 

 

 

 

 

 

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© Zorica Kovacevic

 

 Tapisserie de vie

Derrière cette tapisserie naturelle, se cachent les branches orangées et entremêlées d’un cyprès de Monterey observé dans la canopée de Pinnacle Point au sein de la réserve naturelle Point Lobos en Californie. Selon le photographe Zorica Kovacevic, cette minuscule zone côtière protégée est le seul endroit sur Terre où les conditions naturelles sont adéquates pour obtenir cette scène. Si le cyprès de Monterey est un arbre commun, il se distingue ici par sa couleur orangée due en réalité à des algues vertes colorées par des pigments qui utilisent les cyprès pour survivre. Il n’y a qu’à Point Lobos qu’elles sont rencontrées sur ces arbres.

 

 

 

 

 

 

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© Luis Vilariño

 

Création

L’Espagnol Luis Vilariño Lopez a remporté le premier prix de la catégorie « Environnements terrestres » pour ce cliché impressionnant montrant les langues de lave brûlantes issues du volcan Kilauea à Hawaii plonger dans l’océan Pacifique. Le Kilauea est l’un des volcans les plus actifs du monde mais l’éruption qu’il a connue en 2018 était la plus intense de ces 200 dernières années.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les 100 photos sélectionnées pour cette 55e édition du Wildlife Photographer of the Year seront exposées du 18 octobre 2019 au 31 mai 2020 au Natural History Museum de Londres. Elles sont également réunies dans un ouvrage paru en français le 16 octobre aux éditions Biotope.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Mouloudia (ou noël arabe). Chant d’écoliers

8112019

 

 

 

 

 

 

Ce chant d’antan est celui des écoliers qui, la veille ou le matin du Mouloud, vont quêtant de maison en maison et de boutique en boutique quelques chandelles pour illuminer leur msid.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mouloudia (ou noël arabe). Chant d'écoliers dans Attributs d'Algérienneté 1571215708-mouloud

Tlemcen - Fêtes du Mouloud – 1909

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

غنية الصبيان – مولودية

 

 

هذا مولود النبي *** صلى و سلّم عليه

 

الملايكة في السّما *** فرحوا و طعموا عليه

 

اش ولدت يا يامنة *** عمّرت لي دارك

 

سيدي محمّد الحبيب *** أصبح في داوّرك

 

عينه كحلا مغنجة *** و الشّوشة واتاته

 

يا على من شاف النبي *** ورّى لي صفاته

 

 

 

 

 

 

 

Traduction:

 

 

C’est la nativité du Prophète! qu’Allah le bénisse et le salue!

 

Les anges dans le ciel, en liesse, mangent le couscous.

 

Qu’as-tu donc enfanté, ô lamina, que tu as rempli la maison (de lumière)?

 

C’est que notre Seigneur Mohammed, l’ami, est venu aujourd’hui dans notre douar!

 

Que son œil est noir et mutin ! Que sa mèche lui sied bien!

 

Ah! qui donc a vu le Prophète, pour me décrire ses beautés

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Les greniers de Belloul ou le génie de l’architecture berbère

6112019

  

 

 

 

 

 Les greniers de Belloul ou le génie de l’architecture berbère dans Architecture & Urbanisme 1571140162-belloul

 

 

 

 

 

 

 

Greniers collectifs fortifiés datant de la préhistoire, les greniers de Belloul ont toujours été restaurés et entretenus grâce à un savoir-faire transmis de génération en génération.

 

 

 

 

 

Si les sites et vestiges architecturaux à travers le grand Aurès – qui se comptent par centaines voire par milliers – ne font pas l’objet d’une véritable prise en charge (protection, valorisation, classement, etc.), à cela s’ajoutent l’inconscience et l’insouciance du citoyen, qui ne se contente plus d’agresser ce patrimoine (pillage, démolition, inscription et graffitis sur pierre des sites mêmes).

Des témoignages çà et là indiquent que des groupes de pilleurs effectuent des fouilles illégales nocturnes équipés de détecteurs de métaux mais aussi d’outillages (pelles, pioches). Les sites les plus visités par ces visiteurs de nuits sont M’daourouche (Souk Ahras), le site archéologique de Baghai – Kasr el Kahina – (Khenchela), ainsi que d’autres vestiges dans la wilaya de Tébessa. La proximité de ces villes avec les frontières les exposent un peu plus que les autres régions à l’intérieur du pays au pillage et vols systématique de tout ce qui peut se vendre. Les citoyens disent avoir entendu parler de brigades spéciales, et ce, depuis quelques années, mais sur le terrain, aucune présence.

 

 

 

Les vestiges les plus éloignés, les moins en vue et les moins connus semblent êtres naturellement protégés car inaccessible à l’exemple des greniers de Belloul. Greniers collectif fortifiés datant de la préhistoire, qui ont été toujours restaurés et entretenus grâce à un savoir-faire transmis de génération en génération. Selon le docteur architecte ingénieur conseil, Agguerabi Bachir, auteur d’une thèse sur l’espace fragmenté de l’habitat des Aurès (Genève 2007), “ce genre de constructions était édifié par les Berbères des Aurès qui avaient une grande maîtrise et connaissance de la bâtisse et du savoir-construire qui existent jusqu’à nos jours”. M. Agguerabi tient cependant à souligner quelques particularités et singularités des habitants de la région de Balloul où se trouve présentement le grenier collectif : “Les Chaouis de cette région sont des propriétaires terriens ; ils font de la transhumance, souvent confondue avec le nomadisme (les nomades ne possèdent pas de terre). Leur propriétés va de la montagne jusqu’au sud où ils se déplacent l’hiver et reviennent l’été pour stocker justement leurs récoltes dans les greniers, sachant que ces derniers (les greniers) sont dotés d’un système dit archaïque, mais révèle une grande ingéniosité quant à la distribution équitable des céréales aux membres de la même tribu, qui ont contribué aux différentes étapes du travail de la terre.”

 

 

L’architecte attire notre attention sur le fait qu’une telle perle architecturale n’est pas à l’abri d’un éboulement ou d’un effondrement ou tout juste de l’usure par les intempéries. Il ajoute qu’une autre tour qui se trouvait dans la région de Baniane (Batna) pas loin de Balcon de Ghoufi n’existe plus qu’en carte postale, car elle n’a pas été prise en charge, ni protégée ni restaurée. Elle a disparu. “Un travail colossal est fait chez nos voisins marocains où se trouvent encore ce genre de constructions à étages ; les greniers collectifs qui sont pris en charge par des spécialistes (architectes, archéologue et bâtisseurs) qui ont gardé le secret de ce genre de réalisations. Ce n’est, hélas, pas le cas chez nous”, a rappelé notre interlocuteur. A la direction de la culture, service du patrimoine, le responsable du secteur nous indique que le vestige a été classé et répertorié depuis les années 1990 avec d’autres sites à l’exemple de l’architecture d’Iguelfene. Beaucoup plus prudent, le responsable du patrimoine estime que certes le Grenier de Belloul ne peut être qu’une construction berbère, cependant aucune dation exacte n’a été établie, ce qui ne donne pas une référence exacte quant à l’époque de sa réalisation.

 

Le collectif SOS Imedghassen, et par la voix de son porte-parole, M. Sofia nous déclare non sans grande amertume : “C’est le fait de vouloir couper les cheveux en quatre et aussi gérer un souci archéologique administrativement qui sont à l’origine de plusieurs drames : la restauration infidèle à l’architecture d’origine est devenue un sport nationale, vous n’avez qu’à voir la ‘bétonisation’ de l’arc de Caracalla à Tébessa ou à 25 km d’ici Imedghassen qu’on a mis en irréversibilité et risque de perte d’authenticité. Il y a cette tendance à vouloir guérir le cancer par l’aspirine, il est grand temps de prendre notre patrimoine en charge.” Pour revenir aux greniers de Belloul, être loin des sentiers battus ne signifie point être à l’abri. Les pierres bien taillées de ses vestiges ne sont pas à l’abri des convoitises et des vendeurs et pilleurs de la mémoire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source:  www.liberte-algerie.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Les Châanbâa

4112019

 

 

 

 

Tribus arabes, originaires des Ouled Madhi, de l’annexe de Msila (ex. province de Constantine), venues dans le Sahara au commencement du XVIIe siècle, et dont les campements s’étendent du Souf (à l’Est) jusqu’à la limite qui sépare les provinces d’Alger et d’Oran (à l’Ouest).

Sur toute cette ligne les Châanbâa sont en contact direct avec les tribus indépendantes de l’extrême sud.

 

 

 

 

 

 

 

 Les Châanbâa dans Attributs d'Algérienneté 1570526174-chaambas-a-la-fantasia

Peloton de méharistes chaambas à la « fantasia » d’El-Goléa /1930Emile Prudhomme

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Châanbâa forment quatre groupes principaux, qui se subdivisent

en tribus et fractions, ainsi qu’il suit :

 

 

 

1° Châanbâa Berezga (ou de Metlili)

 

 

 

1570526166-chaanbaa1 dans Attributs d'Algérienneté

 

 

 

 

 

 

2° Châanbâa El Mouadhi (ou d’El Goléa)

 

 

 

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3° Châanbâa Bou Rouba (ou Hab Er Rih, ou d’Ouargla)

 

 

 

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4° Châanbâa D’El Oued (ou du Souf)

 

Ce groupe, le moins nombreux des quatre, est originaire des Châanbâa d’Ouargla.

Vers 1820, un homme nommé Amran ayant été tué dans une rixe, sa veuve se réfugia au Souf avec ses enfants ; quelques mécontents ne tardèrent pas à l’y rejoindre et à former un groupe qui, en 1868, comptait déjà trente tentes et qui en compte (en 1888) cent une, réparties entre les deux fractions des Oued Amran et d’El Ghardaïa.

 

Les Châanbaâ, dits d’El Oued, ont pour centre El Hamich, sorte de faubourg de cette ville. Ils ne forment qu’un seul cheikat.

 

 

 

 

 

 

On ajoute un cinquième groupe

5° Châanbâa du Grand Erg Occidental qui se subdivise en Châanbâa du Gourara et Châanbâa de Beni Abbès. On a aussi signalé des petits groupes de Châanbâa en Tunisie méridionale, au Fezzan, au Sahara occidentale et au Maroc.

 

 

 

 

 

 

 

 1570526184-deux-chaambas

Deux Chaambas « gendarmes du désert » sur leurs mehara, entre Ghardaïa et El-Goléa / 1930 - Emile Prudhomme

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Châanbâa sont nomades ; un certain nombre cependant demeure constamment dans les ksour veillant aux jardins et aux maisons de leurs frères qui errent dans le Sahara à la suite de leurs troupeaux. Les Châanbâa nomades ne s’éloignent jamais beaucoup de la ville à laquelle leur fraction est rattachée, et où ils possèdent généralement des maisons et des jardins. Ils n’habitent cependant jamais leurs maisons qu’en passant ; elles leur servent plutôt , de magasins pour serrer leurs provisions et cacher les objets précieux qu’ils possèdent que d’habitation. Chaque année, tous les Châanbâa viennent à deux époques différentes camper autour des oasis ; la première fois c’est au moment de la tonte des moutons, la deuxième à l’époque de la cueillette des dattes.

 

La fortune des Châanbâa consiste en jardins, en maisons et en troupeaux de chèvres, de moutons et de chameaux; ils ont aussi quelques chevaux, des mehara (chameaux coureurs) estimés et un grand nombre d’ânes ; ils ont tous une certaine quantité d’argent caché dans leurs maisons des ksour.

 

Leurs moyens d’existence consistent dans les produits de leurs jardins, de leurs troupeaux et dans un peu de commerce qu’ils font pour le compte des Beni-Mzab, dont ils sont les facteurs dans leurs relations avec le Touat, le Gourara et le Tildikelt.

 

Parmi leurs vertus : ils sont braves, excellents cavaliers, piétons infatigables, grands chasseurs d’autruche et d’antilope, très-hospitaliers et fidèles à la parole solennellement donnée, quoique dans les relations ordinaires de la vie ils se montrent encore plus menteurs que les autres arabes. Toute la tribu des Châanbâa reconnaît l’autorité de la grande tribu noble des Oulad-Sidi-Cheikh et lui paye régulièrement la ziara (impôt religieux).

 

Les Oulad-Sidi-Cheikh descendent d’un marabout vénéré qui se retira dans les environs de Géryville où il bâtit une ville qui a donné naissance aux ksour des Oulad-Sidi-Cheikh, et il est devenu le fondateur d’une grande tribu : son autorité fut promptement reconnue par tous les Sahariens, depuis le Maroc jusqu’au Souf, et elle fut pendant longtemps une source de prospérité pour le désert, dont elle pacifia les turbulentes tribus en les soumettant à son joug religieux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Les Mu’tazilah -1ère partie-

2112019

 

 

 

 

 

Les Mu'tazilah -1ère partie- 1569836478-591px-abd-allah-musawwir-the-meeting-of-the-theologians-google-art-project

 

 

 

 

 

 

 

 

LE NOM DE mu’tazilah

 

 

 

 

Après l’étude solide de C. A. Nallino sur « l’origine du nom de mu’tazilah », et le manque de documents nouveaux, il ne nous reste que de souscrire aux résultats auxquels il est parvenu, et dont voici l’essentiel :

 

 

 

Le nom de m’utazilah ne vient pas de l’idée de la séparation d’avec la doctrine des gens de Sunna (ahl al-sunna wa al-jamâ’ah). Par conséquent il n’a pas été forgé par ceux-ci pour dénigrer les partisans de l’i'tizâl, comme étant des « séparatistes » ou des « sécessionnistes ». Mais ce sont les premiers mu’tazilites eux-mêmes qui ont choisi ce nom, ou du moins l’ont accepté, dans le sens de « neutres » entre les sunnites et les khârigites dans la question politico-religieuse de : fâsiq (= celui qui commet un péché capital) : est-il un infidèle damné éternellement en enfer, comme disent les Khârigites, ou bien croyant ayant péché et qui sera châtié selon la gravité de son péché, ou bien enfin est-il dans un état intermédiaire comme le soutiennent les Mu’tazilites?

 

 

 

 

Cette question était l’une des plus graves questions, dans le premier tiers du ne siècle de l’hégire (vme siècle de l’ère chrétienne), par suite des luttes politiques et des guerres civiles qui avaient commencé par la lutte entre ‘Alî et Mu’âwyah pour le califat. Il est naturel que le nom de « mu’tazilah » vient du langage politique de cette époque. Les nouveaux mu’tazilites théologiens furent les continuateurs, dans le domaine de la spéculation théologique, des mu’tazilites politiques, qui ont adopté une attitude neutre dans le conflit entre les partisans d »Ali et ceux de Mu’âwyah, d’abord, et entre les partisans de la descendance de ‘Ali et les califes omayyades, ensuite ;

 

 

 

 

Il est vraisemblable que la première génération des théologiens mu’tazilites comprenait des personnes dont les opinions différaient autour d’autres questions religieuses, de sorte que dans le Ier siècle et au début du ne (VIIIe chrét.) quelques problèmes religieux (comme celui du libre arbitre) n’étaient pas bien définis, et il n’était pas possible de décider lesquelles des opinions contraires faut-il considérer comme exprimant l’attitude des Sunnites, ou l’attitude des autres sectes. Rien n’était encore bien précis ;

 

 

 

 

Le nom de « mu’tazilah » était là pour désigner le seul point caractéristique de leur doctrine qui les distingue de la doctrine sunnite. Ce point devint peu à peu moins important et perdit de son acuité, par suite de la cessation de guerres civiles ; d’autres points venaient prendre la première place (les attributs divins, la création du Coran, la raison et la révélation). En d’autres termes, cette dénomination était une dénomination partielle, comme les autres noms que les mu’tazilites ont pris après pour désigner quelques points définis de leur doctrine, comme : qadaryyah (de qadar = libre arbitre), ‘adlyyah (de ‘adl = justice), muwahhidah (de tawhîd = unicité) ;

 

 

 

 

L’origine propre du nom de « mu’tazilah » fut peu à peu oubliée à partir de la deuxième moitié du ne siècle. En suite de quoi beaucoup, même parmi les mu’tazilites ont cru que le nom vient de leur séparation d’avec les Sunnites, et que ce sont ceux-ci qui ont inventé ce nom pour dénigrer ces sécessionnistes. Peu d’auteurs ont conservé la raison de cette dénomination ;

 

 

 

 

Il n’est pas vrai que les « mu’tazilites» étaient à l’origine une branche ou une continuation des Qadarites du Ier siècle, et que leur point de départ fut la doctrine du libre arbitre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LES CLASSES DE MU’TAZILAH

 

 

 

Ibn al-Murtadâ, dans son al-Munyah wa al-amal a divisé les mu’tazilites en classes historiques ou générations, dont le nombre s’élève à 12.

 

 

 

1re classe : il y introduit les quatre premiers califes : abû Bakr, ‘Umar, ‘Uthmân, ‘Alî; y ajoute : ‘Abdallâh ibn ‘Abbâs, ‘Abdallâh ibn Mas’ûd, ‘Abdallâh ibn ‘Umar, Abû al-Dardâ’, Abû Dharr al-Ghifârî, ‘Ubâdah ibn al-Sâmit, etc. Il est clair que l’auteur les considère mu’tazilites pour appliquer la version mu’tazilite du hadîth : « ma communauté sera divisée en soixante-dix et quelques sectes, dont la plus pieuse est la mu’tazilah ».

 

 

 

 

2e classe : Al-Hasan, al-Husain fils d »Alî, Muhammad ibn al-Hanafyyah, fils d »Alî. Parmi les successeurs des Compagnons du Prophète : Sa’îd ibn al-Musayyab, Tâwûs al-Yamânî, Abû al-Aswad al-Du’alî, les compagnons d »Abdallâh ibn Mas’ûd : ‘Alqamah, al-Aswad, Shuraih, etc.

 

 

 

3e classe : les descendants de ‘Ali : al-Hasan fils d’al-Hasan, son fils ‘Abdullâh et les fils de celui-ci : al-Nafs al-zakyyah et d’autres ; Abû Hâshim ibn Muh. ibn al-Hanafyyah ; Muh. ibn ‘Alî ibn ‘Abdullâh ibn ‘Abbâs ; Zaid ibn ‘Ali. Parmi les successeurs des Compagnons du Prophète : Muh. ibn Sîrîn, al-Hasan al-Basrî.

 

 

 

 

4e classe : Ghailân ibn Muslim al-Dimashqî ; Wâsîl ibn ‘Atâ’ ; ‘Amr ibn ‘Ubaid ibn Bâb ; Makhûl ibn ‘Abdullâh ; Qatâdah ibn Di’âmah alSadûsî ; Sâlih al-Dimashqî, compagnon de Ghailân ; Bashîr al-Rahhâl. Avec cette 4e classe commencent les mu’tazilites proprement dits. Les trois premières classes n’ont rien à faire avec la doctrine mu’tazilite ; et on voit très bien, par les noms que l’auteur mentionne, que celui-ci est un Shi’îte zaidite ; aussi exalte-t-il les premiers descendants d »Alî.

Aussi faut-il ne tenir aucun compte des trois premières classes.

 

 

 

 

5e classe : ‘Uthmân ibn Khâlid al-Tawîl, maître d’Abû al-Hudhail ; Hafs ibn Sâlim ; al-Qâsim ibn al-Sa’dî ; ‘Amr ibn Hawshab ; Qais ibn ‘Asim ; ‘Abd al-Rahmân ibn Murrah et son fils al-Rabî’ ; al-Hasan ibn Dhakwân. Les compagnons de ‘Amr ibn ‘Ubaid : Khâlid b. Safwân, Hafs b. al-’Awwâm, Sâlih b. ‘Amr, al-Hasan b. Hafs b. Sâlim, Bakr b. ‘Abd al-A’lâ, Ibn al-Sammâk, ‘Abd al-Wârith b. Sa’îd, Abû Ghassân, Bishr b. Khâlid, ‘Uthmân b. al-Hakam, Sufyân b. Habib, Talhah b. Zaid, Ibrâhîm b. Yahyâ al-Madanî.

 

 

 

 

6e classe : Abû al-Hudhail Muh. b. al-Hudhail al-’Abdî, Abû Ishâq Ibrâhîm b. Sayyâr al-Nazzâm ; Abû Sahl Bishr b. al-Mu’tamir al-Hilâli ; Mu’ammar b. ‘Abbâd al-Sulami, Abû Bakr ‘Abd al-Rahmân b. Kaisân al-Asamm ; Abû Shammar al-Hanafî ; Ismâ’îl b. Ibrâhîm Abî ‘Uthmân al-Adamî ; Abû Mas’ûd ‘Abd al-Rahmân al-’Askarî ; Abû Khaladah ; Abû ‘Amir al-Ansâri ; ‘Amr b. Fâid ; Musâ al-Uswârî ; Hishâm b. ‘Amr al-Fuwatî.

Cette sixième classe est la plus importante et dépasse de beaucoup toutes les autres : en richesse d’idées, vigueur de pensée, courage dans le traitement des problèmes. Elle représente l’apogée de la doctrine mu’tazilite.

 

 

 

 

7e classe : Abû ‘Abdullâh Ahmad b. Abî Du’âd ; Thumâmah b. AlAshras ; ‘Amr b. Bahr al-Jâhiz ; ‘Isa b. Subaih (= Abû Mûsa b. al-Murdâr, surnommé le moine des mu’tazilites) ; Muwais b. ‘Umrân al-Faqîh ; Muh b. Shabîb ; Muh b. Ismâ’îl al-’Askarî ; Abû Ya’qûb Yûsuf b. ‘Abdullâh b. Ishâq al-Shahhâm ; ‘Alî al-Uswârî ; Abû al-Husain Muh. ibn Muslim al-Sâlihi ; Sâlih Qubbah ; Ja’far b. Harb ; Ja’far b. Mubashshir al-Thaqafî ; Abû ‘Umrân Mûsâ b. Al-Riqâshî ; ‘Abbâd b. Sulaymân ; Abû Ja’far Muh. b. ‘Abdullâh al-Iskâfî ; Abû ‘Abdullâh al-Dabbâgh ; Yahya b. Bishr al-Arrajânî ; Abû ‘Affân al-Nizâmî, disciple d’al-Nazzâm ; Zurqân ; ‘Isa b. Al-Haitham al-Sûfi ; Abû Sa’îd Ahmad b. Sa’îd al-Asadî.

 

 

 

 

8e classe : Abû ‘Alî Muh. b. ‘Abd al-Wahhâb al-Jubbâ’î ; Abû Mujâlid Ahmad b. al-Husain al-Baghdâdî ; Abû al-Husain al-Khayyât ‘Abd al-Rahîm b. Muh. b. ‘Uthmân, auteur du livre fameux intitulé : al-Intisâr (contre Ibn al-Râwandî) ; Abû al-Qâsim ‘Abdullâh b. Ahmad b. Mahmûd al-Balkhî al-Ka’bî ; Abû Bakr Muh. b. Ibrâhîm al-Zubairi ; Abû al-Hasan Ahmad b. ‘Umar b. ‘Abd al-Rahman al-Bardia’î ; Abû Nasr b. Abl al-Walîd b. Ahmad b. Abî Du’âd al-qâdî ; Abû Muslim Muh. b. Bahr al-Asbihânî ; Ibn al-Râwandî ; al-Nâshi’ ‘Abdullâh b. Muh, surnommé Abû al-’ Abbâs, le poète ; Abû al-Hasan Ahmad b. ‘Alî al-Shatawî ; Abû Zufar Muh. b. ‘Alî al-Makkî ; Muh. b. Sa’îd Zanjah.

 

 

 

 

9e classe : Abû Hâshim ‘Abd al-Salâm b. Muh. b. ‘Abd al-Wahhâb al-Jubbâ’i ; Muh. b. ‘Umar al-Saymari ; Abû ‘Umar Sa’îd b. Muh. alBâhili ; Abû al-Hasan b. al-Kh’abbâb ; Abû Muh ‘Abdullâh b. ‘Àbbâs al-Râmhurmuzl ; Abû al-Hasan al-Isflndyânî ; Abû Bakr Ahmad b. ‘Alî al-Ikhshid ; Abû al-Hasan Ahmad b. Yahyâ b. ‘Alî al-Munajjim ; Abû al-Hasan b. Farzawaih ; Abû Bakr ibn Harb al-Tustarî ; Abû Sa’îd alAshrûsanî; Abû al-Fadl al-Kashshi ; Abû al-Fadl al-Khujundî ; Abû Hafs al-Qarmîsînî ; Abû ‘Alî al-Balkhî ; Abû al-Qâsim al-’Amiri ; Abû Bakr al-Fârisi ; Abû Bakr Muh b. Ibrâhîm al-Maqâni’î al-Râzî ; Abû Muh. b. H.-i milan ; Abû ‘Uthmân al-’Assâl ; Abû Muslim al-Naqqâsh, al-Hasan b. Musâ al-Nawbakhti, shî’îte.

 

 

 

 

10e classe : Abû ‘Alî Ibn Khallâd ; Abû ‘Abdullâh al-Husain b. ‘Alî al-Basri ; Abû Ishâq Ibn ‘Ayyâsh ; Abû al-Qâsim al-Sîrâfî ; Abû ‘Umrân al-Sîrâfl ; Abû Bakr b. al-Ikhshîd (déjà mentionné dans la 9e classe) ; Abû al-Husain al-Azraq ; Abû al-Husain al-Tawâ’ifî al-Baghdâdî, Ahmad b. Abî Hâshim, fils d’Abû Hâshim ibn Abû ‘Alî al-Jubbâ’î ; la sœur d’Abû Hâshim al-Jubbâ’î, fille d’Abû ‘Alî ; Abû al-Husain ibn al-Nujaih, de Baghdâd ; Abû Bakr al-Bukhâri ; Abû Muh. al-’Abdakî ; Abû Hafs al-Misrî ; Abû ‘Abdullâh al-Habashi ; Abû al-Hasan ‘Alî b. ‘Isa ; AlKhâlidî, de Bassorah ; Muh. b. Zaid al-Wâsitî ; Abû al-Husain b. ‘Alî, de Nîsâpûr ; Abû al-Qâsim b. Sahlawaih.

 

 

Ce sont les dix classes mentionnées et divisées par al-Qâdî ‘Abd al Jabbâr. Al-Hâkim est venu après lui, et a ajouté deux autres classes :

 

 

 

 

11e classe : Qâdî al-Qudâh (= juge des juges) Abû al-Hasan ‘Abd al-Jabbâr b. Ahniad b. ‘Abd al-Jabbâr al-Hamdâni; Abû ‘Abdullâh al-dâ’î (Le propagandiste, le missionnaire) Muh. b. al-Hasan b. al-Qâsim b. al-Hasan b. ‘Abd al-Rahmân b. al-Qâsim b. al-Hasan b. Zaid b. alHasan b. ‘Alî b. Abî Tâlib ; Abû al-’ Abbâs al-Hasanî ; l’imâm al-Mu’ayyad bi Allâh ; son frère, l’imâm Abû Talib ; Yahyâ b. Muh. al-’Alawî ; Abû Ahmad b. Abî ‘Illân ; Abû Ishâq al-Nusaybînî ; Abû Ya’qûb al-Basri al-Bustâni ; al-ahdab (= le bossu) Abû al-Hasan ; Abû ‘Abdallâh Muh. b. Muh. b. Hunaif ; Abû al-Husain b. Hânî ; Abû al-Hasan al-qâdi ‘Alî b. ‘Abd al-’Azîz al-Jurjâni ; al-Sâhib al-Kâfî (= ibn ‘Abbâd, le grand vizir) ; Abû Nasr Ismâ’îl b. Hammâd al-Jawharî, le grand philologue, auteur du dictionnaire intitulé : al-Sihâh.

 

 

 

12e classe : Abû Rashîd Sa’îd b. Muh. al-Naisâbârî auteur de : Diwân al-Usûl; Abû Muh. ‘Abdullâh b. Sa’îd al-Labbâd ; al-Shârif al-Murtadâ Abû al-Qâsim ‘Ali b. al-Husain al-Mûsawî ; l’imâm al-Hasan al-Haqqînî ; al-Nâsir et le dâ’î, qui séjournent à Amul ; Abû Ja’far al-Nâsir al-saghîr ; Abû al-Qâsim al-Bustî Ismâ’îl b. Ahmad ; Abû al-Fadl al-’Abbâs b. Shirwîn ; Abû al-Qâsim al-Mîzûkî Ahmad b. ‘Alî ; Abû Muh. al-Khârizmî ; Abû al-Fath al-Asfihânî ; Abû al-Hasan al-RalTâ’ ; al-qâdi (= le juge) Abû Bishr al-Jurjânî ; Zaid ibn Sâlin ; Abû Hâmid Ahmad b. Muh. b. Ishâq al-Najjâr ; Abû Bakr al-Râzî ; Abû Hâtim al-Râzî ; Abû Bakr al-Dînawarî ; Abû al-Fath al-Saffâr ; Abû al-Fath al-Dasmâwandi ; Abû al-Hasan al-Kirmânî ; Abû al-Fadl al-Jlûdî ; Abû al-Qâsim b. Mîkâ ; Abû ‘Asim al-Marrûzî ; Abû Nasr, de Marw (Merv) ; Abû al-Hasan alKhattâb ; Abû Tâlib b. Abî Shujâ’, de Âmul ; Abû al-Husain al-Basri, Muh. b. ‘Ali, auteur d’al-Mu’lamad sur les principes de la jurisprudence ; Mahmûd b. al-Malâhimî ; Abû Tâhir ‘Abd al-Hamîd b. Muh, de Bukhârâ ; Abû Muh. al-Hasan b. Ahmad b. Mattûyah, disciple d’al-qâdi ‘Abd alJabbâr ; Abû ‘Amr al-Qâshânî ; ‘Ali al-Tâlaqânî ; Abû Muh. al-Za’frânî.

 

 

 

 

 

 

Ces classes sont faites d’après l’ordre historique (chronologique); il arrive souvent que les relations entre les membres d’une même classe sont des relations des maîtres aux disciples. Mais on peut diviser les mu’tazilites en deux grandes écoles : l’école de Bassorah, et l’école de Baghdâd. Elles représentent les deux grands courants de la doctrine mu’tazilite. Il y a des différences doctrinaires entre ces deux écoles. Voici deux tableaux où figurent les grands représentants de chacune d’elles :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1569840215-ecole-de-bassorah

 

 

 

 

 

 

 

1569840215-ecole-de-baghdad

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

…..à suivre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Légende Territoriale: Aïn (source)

31102019

 

 

 

 

 

Légende Territoriale: Aïn (source) dans Attributs d'Algérienneté 1570439147-source

Bou-Hanifia – Les Thermes – La Source du Lavoir

 

 

 

 

 

 

 

Aïn, nom Arabe, source, fontaine; pl. aïoun, euioun.

 

 

 

— Atrous, la source.du bouc; dans un jardin de palmiers.

 

 

— Bebbouch, la source aux colimaçons; douar à 20 kil. N. O. D’Ain beidha.

 

 

— Beidha, la fontaine blanche; nom d’une ville située à 112 kil. E. De Constantine.

 

 

— Banian, la fontaine voisine des anciennes constructions, à 164 kil. S. de Bou-Saada.

 

 

— Bareda, la. Source fraîche (Fontfrède), à 17 kil. de Tablât.

 

 

— El-Bey, la fontaine du Bey, près de Constantine.

 

 

— Bou dinar, la fontaine aux pièces d’or, dont les gouttes, en tombant sur la nappe d’eau, forment de petits cercles ; à 10 kilomètres de Mostaganem.

 

 

— Bou-soufa, la source de l’églantier.

 

 

— Bridj, la fontaine du mas, de la maisonnette.

 

 

— Chegga, la source qui coule dans la fissure.

 

 

— Cherchar, la source formant chute d’eau, la cascatelle.

 

 

— Defla, la fontaine du laurier-rose.

 

 

— Djenan, la source du jardin, à 22 kil. de Bou-Saada.

 

 

— El-anseur, la source mère, nom d’une commune à 6 kil. E. de Teniet-el-had.

 

 

— El-açafeur, la fontaine aux passereaux, douar à 4 kil. E. de Batna.

 

 

— El-alleug, la source au milieu des ronces, à l’extrémité E. du lac Fetzara.

 

 

— El-berd, la source fraîche, à 7 kil. S. E. de Sidi Khalil.

 

 

— El-esnam, la source au milieu des idoles, à 13 kil. de Bordj boueïra.

 

 

— El-Fekarin, la source remplie de tortues.

 

 

— El-hadid, la source au goût ferrugineux, aux environs de Frenda.

 

 

— El-hadjar, la fontaine encombrée de pierres, à la pointe E. du Hodna.

 

 

— El-hamia, les eaux chaudes, au pied des derniers contreforts du mont Skrin, non loin des ruines de Ad-Perdices, à 37 kil. de Sétif.

 

 

— hammam ben-Hanefia, la source des bains de Ben-Hanefia, groupe de sources minérales alcalines, 66°, dans la vallée de l’Oued el-hammam.

 

 

— El-hamra, la fontaine rouge.

 

 

— El-hout, la source poissonneuse, à 6 kil. N. O. de Tlemcen.

 

 

— El-ibel, la fontaine (abreuvoir) des chameaux, à 48 kil. de Laghouât.

 

 

— El-Khadra, la s. aux eaux verdâtres.

 

 

— El-gatter et mieux El-gattar, la s. qui suinte, à 1500 mètres de l’ancienne Thagura.

 

 

— El-Kobour, la s. qui traverse les sépultures,

 

 

— El-Kerma, la s. au figuier, à 7 kil.de l’oasis de Mraïer.

 

 

— El-mr’acil, la fontaine-lavoir.

 

 

— El-turc, la fontaine des Turcs, nom d’un village, à 15 kil. d’Oran.

 

 

— Farès, la fontaine du cavalier, village à 14 kil. de Mascara.

 

 

— Fekrina, la s. de la petite tortue, eau chaude ombragée de palmiers, à 23 kil. De Tlemcen.

 

 

— Fekroun, la s. à la tortue, belle cascade près d’un village, à 18 kil. O. de Sigus, sur la route d’Ain beidha.

 

 

— Fesgida (feskia), la fontaine de la vasque, au pied du mont Guérioun. Cette eau, dont la prise avoisine la roule de Batna, alimentait la ville de Constantine.

 

 

— Fouwa, la s. à la garance, au milieu des ruines d’un pagus romain, dont on a retrouvé le nom sous la forme de l’ethnique :Respublica Phuensium. Il est incontestable que les montagnards du Chettâba, qui se dresse à quelques kilomètres de Constantine, ont conservé le nom ancien.

 

 

— Gueber (et mieux kbeur) la fontaine du tombeau, chez les Nememcha. C’est dans cet endroit qu’a été trouvée l’inscription chrétienne que voici : Fide in Deu et ambula ; Si Deus pro nobis quis adverus nos?

 

 

— Hâbeça,la source intermittente, et non Abessa.

 

 

— Hadjel, la. fontaine aux perdrix, douar au milieu des dunes, à 62 kil. d’Aumale.

 

 

— Kebira, la grande source, à côté de laquelle ont été retrouvées les ruines de Satafi, non loin , de Takitount.

 

 

— Karma, la fontaine du figuier, sur la route du Kheneg (Tiddi).

 

 

— Kherbet, la s. voisine de la masure, à 34 k. N. de Sétif.

 

 

— Khial, la fontaine aux fantômes, annexé de la commune d’Aïn Temouchent.

 

 

— Khanguet el-ousla, la s. du défilé de l’assemblée, à 7 k, de Khenchela .

 

 

— Ksar, la fontaine du fortin, au milieu des ruines de Tadutti.

 

 

— Ks’ab, la source entourée de roseaux, sur la route de Bou Saada.

 

 

— Lidra, la s. au lierre, du mot latin hoedera, précédé du lam de l’article arabe.

 

 

— Loulou, la s. de la perle.

 

 

— Mâbad, la fontaine de l’oratoire.

 

 

— Madhi, la fontaine de Madhi, nom de Si-Ahmed-Tedjini.

 

 

— Malah, la s. salée, près de Sétif.

 

 

— Makbarta, la s. sulfureuse à 50 k. S. de Constantine.

 

 

— Melloul, la s. blanche formant un petit lac au pied du Djebel Joussef.

 

 

— Mlila, la s. blanchâtre, à 49 k. de Constantine. Mlila est le diminutif féminin, de l’adj. berbère melloul.

 

 

— Naga, la s. de la chamelle, village des Ziban, à 24 k. de Sidi Obka.

 

 

— Nakhla, la s. près du dattier, à 10 k. de Mila.

 

 

— Oumm el-melèh, la s. salée; le mot oumm exprime la présence ou l’abondance

d’une substance.

 

 

— Nsa ,la fontaine aux femmes,entre Sétif et Bougie.

 

 

— R’arâba, la fontaine aux étrangers, à 20 k. de Sebdou.

 

 

— Regâda, la s. dormante, village sur l’Oued Zenati.

 

 

— Rich, la s. aux plumes, au N. E. du mont Bou Kahil et à l’entrée des plaines de Mehaguen.

 

 

— R’ilân, la s. hantée par les vampires.

 

 

— Roua, la fontaine de l’abreuvement, nom d’une annexe de la commune d’Ain-habessa, route de Sétif.

 

 

— Sâba, la fontaine de la récolte (arrosant des terres fertiles), poste sur un des affluents du Chelif, à 10 k. De Bokhari.

 

 

— Safra, la s. aux eaux jaunes.

 

 

— Sdidia, la s. aux eaux couleur de rouille; et non stidia comme on l’écrit.

 

 

— Sfa, la s. Du schiste, qui sort d’un terrain schisteux, à 14 k. N. de Sétif.

 

 

— Sofra (et safra), la s. jaune, au pied du mont Tessala.

 

 

— Sultan, la fontaine du sultan, nom d’un ksar situé sur l’Oued-Naceur.

 

 

— Smara, la fontaine aux ajoncs multicolores, nom d’un chef-lieu de commune, à 19 k. de Constantine.

 

 

— Souf, la s. de la rivière, au N. E. de l’Oued-el-abiodh, district des Ouaguerount.

 

 

— Tâla forme une tautologie, le second mot, qui est berbère,ayant la même signification que aïn; près de Blida.

 

 

— Tâga, la fontaine voisine du tamarix, au pied du col de Djerma; on y voit la koubba

de Sidi-Brahim.

 

 

— Tehamimine, la s. aux eaux chaudes.

 

 

— Tekbalet, la s. aux hélix, hameau voisin de la célèbre carrière de marbre onyx translucide, qui était exploitée auparavant (ex. départ. d’Oran).

 

 

— Temouchent, la fontaine aux chacals, à 2 k. d’Oran. C’est l’ancien Timici dont le nom a été défiguré .

 

 

— Tolba, la fontaine des tâleb, caravansérail à 8 k. de Nedroma.

 

 

— Touta, la s. Ombragée par un mûrier, village à.6 k. d’El-Ksour.

 

 

— Trik, la s. voisine de la route, à 6 k. S.E. De Sélif.

 

 

— Yakout, la fontaine delà pierre précieuse, à 9k. N. du Madrâcen, qui est la sépulture des rois numides.

 

 

— Zana, la fontaine de Diana veteranorum, dont le mot Zana n’est qu’une altération; à 35 k. De Batna. Un grand nombre d’inscriptions ont été recueillies dans les ruines de cette ville.

 

 

— Zaouia, la fontaine du prieuré (chapelle), à 6 k. de Tizi ouzou.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Le Bisat (Tapis) dans l’Occident Musulman

29102019

 

 

 

 

 

Le terme Bisat, pl. Busut est attesté en Occident, notamment par Ibn Khaldûn, Mukaddima, qui l’emploie pour évoquer les redevances versées chaque année par les Aghlabides aux califes Abbasides (mention de cent vingt tapis (busut) sous le califat d’al-Mamun). On peut penser qu’il s’agit alors d’objets précieux d’une réelle valeur artistique et l’on est naturellement enclin à songer au “tapis sur lequel sont assis le souverain avec son conseil“.

 

 

Nous ne savons malheureusement rien de ces tissages qu’on imagine exécutés dans de grandes cités: Kairouan, et ses satellites, Abbasiyya ou Rakkada en particulier. Le fait que ces tissages étaient destinés aux plus hauts dignitaires permet-il de penser que, déjà à cette époque, l’Ifrikiya possédait au moins un tiraz.

 

Un tel atelier est attesté à Mahdiyya à l’époque et on y mentionne la fabrication de tapis. Il ne semble pas impossible d’imaginer que, sous les Aghlabides, on ait pu tisser des tapis de luxe (sans doute inspirés des tapis orientaux) destinés aux califes et aux plus hauts personnages du personnages du monde musulman.

 

 

Le terme bisat se trouve également chez Yâkût qui cite des busut dans la région de Tébessa et les qualifie de somptueux, de solides et de durables. Faut-il voir, dans ces tissages, les ancêtres des tapis à points noués qui constituaient encore, voici quelques années, une des pièces maîtresses du mobilier de la tente, en particulier dans la région de Tébessa: tribus des Nememsha, des Harakta, des Mahadba, des Hamama.

 

 

Les plus anciennes de ces pièces, à décor strictement géométrique, paraissent perpétuer de vieilles traditions locales que l’on peut retrouver au Djebel Amour, puis dans le Moyen et dans le Haut Atlas marocain.

 

 

 

Bisât n’est actuellement employé nulle part en Afrique du Nord, où divers vocables arabes désignent ces longs tissages polychromes: Ktîf ou Katîfa, Matrah, Frâsh, Farrâshiyya, tandis qu’au Maroc, on emploie aussi des termes berbères ou berbérisés; quant aux tapis citadins (Kairouan, Guergour, Nédroma, Rabat, Médiouna) on les appelle Zarbiyya, pl. Zrâbi ou Sadjdjâda, pl. Sadjdjadât. Ces tissages sont fortement inspirés des tapis d’Anatolie et des tapis anciens d’Andalousie.

 

 

 

L’existence de tapis Busut est attestée en Espagne musulmane par divers auteurs, en particulier à Murcie. Ces tissages étaient très appréciés en Orient. Yâkût évoque les Busut d’Elche; mais on emploie de préférence l’expression Wata pour évoquer les tapis de Chinchilla ou de Baza, dont la réputation s’étend jusqu’en Orient.

 

 

 

A l’époque moderne et contemporaine, les centres de tissage traditionnels à points noués sont aussi répartis en Afrique du Nord:

 

 

 

1.- Tapis exécutés la plupart du temps par des hommes (reggâm), généralement sous la tente: Tunisie: tribus des Hamâma, des Mahâdba, des Durayd, des Ouled bou Ghanem; Algérie: tribus des Nememsha, des Harâkta, des Maadid, du Hodna.

 

 

Tous ces tapis se caractérisent par des modèles anciens essentiellement géométriques, à compositions peu variées et à coloris réduit à deux ou trois tons, et par des modèles, apparemment plus récents, inspirés des tapis d’Anatolie, caractérisés par un ou plusieurs motifs centraux polygonaux (mihrâb) qu’encadrent des listels orthogonaux. La multiplication des mihrâbs permet des tissages de grandes dimensions. Ils sont tous polychromes, le rouge dominant pour les fonds.

 

 

Les tapis du Djebel Amour(Algérie) sont restés fidèles au décor géométrique et aux compositions anciennes locales; ils ne connaissent guère que deux tons dominants: le rouge pour le fond et le bleu foncé pour les motifs (remplacé récemment par le noir). Les extrémités sont bordées de bandes tissées à décor géométrique polychrome. Ces tapis sont à rapprocher de certains tissages marocains du Moyen Atlas.

 

Maroc: tapis du Haut Atlas: Haouz de Marrakech, Ouled bou Sbaa, Ait Ouaouzguit, etc. Tapis du Moyen Atlas: Zemmour, Zafan, Béni M’tir, Béni Mguild, Ait Youssi, Marmoucha, Ait Seghrouchen, Beni Alaham, Béni Ouarain, etc.

 

 

Tous ces tapis exécutés dans des tribus berbères, sont à décor géométrique et ne font appel qu’à une gamme réduite de couleurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 Le Bisat (Tapis) dans l’Occident Musulman dans Art 1568105987-136169

Début 20e siècle. Tribu Aït Ouaouzguit

 

 

 

 

 

 

 

2.- Tapis citadins d’influence anatolienne (tissages féminins).

 

 

Tunisie: Kairouan, Tunis, et diverses villes de la côte ou l’influence de Kairouan s’est propagée depuis un siècle environ, donnant parfois des types locaux assez originaux (Bizerte en particulier).

  

 

 

 

 

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Marchand de Tapis – Bizerte

 

 

 

 

 

Algérie: Guergour et Sétif (actuellement en voie de disparition), Souf, Kal’a des Banu Rached (influencés de tissage andalous).

 

 

 Maroc: Rabat-Salé, casablanca, médiona (également influencés par l’Andalousie).

 

Tous ces tapis étaient ou sont encore exécutés à domicile, en famille.

 

 

 

A la période contemporaine, le travail du tapis, objet d’exportation, tend à devenir une industrie, en particulier dans les grandes villes telles que Kairouan, Tunis, Tlemcen, Rabat-Salé, Casablanca, voire dans des cités plus modestes: Nabeul, Bizerte, Tébessa, Cherchel, etc.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

  

 

 

 




Le Nom Aït

27102019

 

 

 

 

 

Aït, N. Berbère: postérité, descendance, famille. Aït goumad, les gens de l’autre côté du ruisseau. Aït b’oudrar, les gens de la montagne. Cette expression, qui est le synonyme de Béni et de Ouled, a quelquefois le sens de Ahl.

 

 

 

 

 

 

 

Le Nom Aït dans Attributs d'Algérienneté 1570277879-203-001-1

Ait Atelli – Village Kabyle 

 

 

 

 

 

 

Aït Hammou, les descendants de Hammou, tribu des Itour’ar.

 

Aït Iraten b’ouadda, les Iraten d’en bas.

 

Aït ir’il, la population de la crête.

 

Aït az-zaïm, les descendants du héros, du brave.

 

Aït ou-ouali, la famille du saint.

 

Aït tekoubbat, le centre groupé autour de la koubba.

 

Aït ighzer, la tribu cantonnée sur la rivière ; section de la commune de Fort-National.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Le cheval de Troie

25102019

 

 

 

 

 

Le cheval de Troie dans Croyances & Légendes cheval-de-troie_jpg_500x630_q95

 

 

 

 

 

 

 

 

Grande fut la joie de l’archéologue et helléniste allemand, Schielmann, lorsque, en 1879, il découvrit, sur une colline, l’emplacement et les vestiges de la célèbre cité que fut Troie (ou Ilion, Pergama).

 

 

Sur cet emplacement historique s’élève, aujourd’hui, Hissarlik , bourgade turque d’Asie Mineure. Après avoir procédé à d’importantes fouilles et trouvé des couches de ruines, superposées et d’une hauteur de 15 mètres, l’archéologue analysa consciencieusement ces ruines et tira de précieuses conclusions.

 

 

Ces ruines superposées étaient celles de sept villes différentes et bâties successivement au cours des siècles. Selon les déductions du savant, les restes de l’ancienne Troie d’Homère semblaient être ceux qui constituaient la dernière couche, placée sous les six autres et profondément enfouie dans le sol et les cendres.

 

 

Elle portait d’amples et profondes traces d’incendie. Ainsi que le lierre s’accroche au mur et finit par faire corps avec lui, par le feu et les attaques du temps, des armes et des boucliers se trouvaient agglutinés avec les ruines. Dans ces décombres, l’archéologue découvrit de nombreux bijoux et objets en or.

 

 

 

 

Etait-ce là le trésor de Priam, roi de Troie ?

 

 

Tout à côté de la citadelle de Pergame, Troie (1) était construite sur une colline dominant la plaine, où coulait le Scamandre, fleuve de la Troade, chanté magistralement par Homère dans l’Iliade. La cité se situait presque à l’entrée de l’Hellespont (2) et à peu de distance de l’île Samothrace. On imagine aisément la joie de vivre sur ces terres grecques antiques, où la limpidité de l’atmosphère et la pureté de l’air enchantaient les poètes grecs et influençaient si heureusement leur caractère.

 

 

 

 

Mais quelle était l’histoire de cette étrange ville, qui fut détruite et incendiée par Agamemnon, généralissime et « roi des rois » ? Cette histoire se trouve surtout composée par deux faits principaux : la guerre de Troie et la fameuse légende du Cheval de Troie.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Pièces du « trésor de Priam » (Troie II) découvert par Heinrich Schliemann. Cette photographie est présumée avoir été prise avant la dispersion du trésor en 1880.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En mêlant adroitement la légende et l’histoire, lorsqu’ils entreprirent la plus célèbre des expéditions que fut cette guerre de Troie, les Grecs, et les héros qu’ils avaient rassemblés,créèrent la source intarissable où Homère puisa l’inspiration pour enfanter ses deux immortels poèmes, l’Iliade et l’Odyssée.

 

 

 

En la résumant brièvement, il nous paraît intéressant de rappeler cette légendaire expédition en Troade, immortalisée par les récits épiques d’Homère, le mystérieux poète errant et aveugle, natif de Smyrne.

 

 

 

Depuis le XIIe siècle, chassés du Péloponèse par les Doriens, les Achéens et les Ioniens avaient émigré et cherchaient à pénétrer en Asie Mineure. Mais il leur fallait lutter contre les Dardaniens, peuplades asiatiques établies en Troade (région troyenne). Vraisemblablement, ce fut là la première cause de la « guerre de Troie ». Mais il y en eut une autre : celle de l’enlèvement d’une « reine » grecque par le fils du roi de Troie. Pâris, fils de Priam, roi de Troie, avait audacieusement capturé Hélène, épouse de Ménélas, roi de Sparte et frère d’Agamemnon.

 

 

Considérant ce rapt comme un affront insupportable, les Grecs décidèrent de se venger en faisant l’assaut de Troie. Agamemnon, roi de Mycènes et d’Argos, réunit en conseil les rois et héros grecs : le « bouillant » Achille, roi des Myrmidons, de Thessalie ; Ulysse, roi d’Ithaque ; Nestor, le sage et vieux roi de Pylos ; Philoctète, détenteur des redoutables flèches que lui avait confiées Héraclès en mourant ; les deux Ajax, rois des Locriens et de Salamine ; Patrocle, l’ami d’Achille ; Diodème, impétueux roi de Calydon, etc.

 

 

A la tête des troupes diverses et coalisées, Agamemnon donna sans tarder l’ordre de départ pour l’expédition punitive. Les guerriers grecs et leur flotte furent concentrés à Aulis (3), port de Béotie et proche de l’île d’Eubée. Avant de « mettre à la voile », Agamemnon voulut s’assurer de la faveur des vents ; il demanda conseil à Calchas, célèbre devin grec. Sur le conseil impératif de ce dernier, Agamemnon sacrifia sa fille, Iphigénie, afin d’apaiser le courroux d’Artémis (Diane) et d’obtenir ainsi que ses navires eussent le vent en poupe.

 

Dès que les troupes d’Agamemnon furent en vue des côtes de la Troade, chacun sentit qu’une grande bataille allait se passer sous les murs de la capitale. A peine débarqués, les guerriers grecs commencèrent le siège de Troie.

 

 

Mais Troie était bien défendue ; Pergame, sa citadelle, était puissamment fortifiée. Mari d’Andromaque, le vaillant Hector, fils aîné du vieux roi Priam, était à la tête des troupes assiégées. La résistance des Troyens était surprenante ; elle fut si tenace que le siège de Troie dura dix ans. Bien qu’ils fussent déconcertés par cette farouche résistance et inquiets du sort réservé à leurs projets, les Grecs redoublèrent leurs furieux assauts. Ils étaient sur le point de triompher, lorsque, brusquement, la discorde régna entre leurs chefs. S’étant querellé avec Agamemnon, Achille, qui était de caractère ombrageux, quitta le camp d’Agamemnon et, furieux, se retira sous sa tente.

 

 

 

Mystérieusement averti de cet état de choses, qui affaiblissait le camp des assaillants, Hector exploita cette situation. Après avoir réussi à envahir le camp des Grecs et à incendier leurs navires, Hector rencontra Patrocle et le tua au cours d’une lutte sans merci. Quand il vit le cadavre de son ami, Achille entra dans une colère terrible ; il résolut de venger sur-le-champ la mort de Patrocle.

 

 

 

Rencontrant Hector, Achille engagea le combat, le tua à coups d’épée et fit déposer le corps devant le roi Priam après l’avoir traîné trois fois autour des murs de la ville.

 

 

Mais le sort des armes est parfois contraire et réserve aux vainqueurs des surprises imprévues.

 

 

A son tour, le « bouillant » Achille fut, d’une flèche lancée par Pâris, blessé mortellement au talon (seule partie de son corps qui fût vulnérable). Les armes d’Achille furent alors l’enjeu qui opposa Ulysse à Ajax. N’ayant pu réussir à posséder ces armes, Ajax fut désespéré et se donna la mort.

 

 

 

Ainsi, par ces divers événements, les Grecs se trouvèrent-ils en fâcheuse posture ; il devenait indispensable de redresser la situation, par force ou par ruse, afin d’en finir avec cette épuisante guerre et d’entrer enfin dans la ville assiégée.

 

 

En ces temps anciens, dans son temple de Delphes, à l’ombre du Parnasse, Apollon rendait gravement des oracles par la bouche de la Pythie, prêtresse de l’oracle d’Apollon. Les Grecs n’entreprenaient guère d’actions importantes sans qu’ils eussent, auparavant, consulté l’oracle.

 

 

Or, un oracle ayant assuré que les soldats d’Agamemnon ne pouvaient vaincre que s’ils étaient en possession du Palladion (4), statue (en bois) de Pallas, divinité de la guerre personnifiée par Minerve, et vénérée à Pergame, Ulysse résolut de s’emparer coûte que coûte de cette statue protectrice.

 

 

 

Déguisé en mendiant, Ulysse réussit à tromper la vigilance de l’ennemi et à entrer dans la citadelle de Pergame. Pendant ce temps, Pyrrhos (Pyrrhus), fils d’Achille, se mettait en devoir de ramener dans le camp d’Agamemnon les flèches (5) que Philoctète avait emportées.

 

 

Parmi les chefs grecs, il était un prince avisé : c’était Palamède (6), roi d’Eubée. Sans doute influencé par le fait que son maître avait été le fameux centaure Chiron, qui éduqua Achille enfant, Palamède eut l’idée ingénieuse de construire un colossal cheval de bois (7), dans lequel s’enfermait l’élite des guerriers grecs. Le plan de cette peu banale coutume de guerre était simple.

 

 

 

Feignant de lever le siège et d’abandonner la lutte, les Grecs laissèrent le cheval sur le rivage et firent répandre le bruit que ce cheval était une offrande à Pallas. Mais les Troyens redoutaient d’être considérés comme des gens naïfs ; Laocoon, l’un des fils de Priam et prêtre d’Apollon à Troie, se montra même particulièrement méfiant. Les Troyens s’interrogèrent. Au lieu d’une réelle offrande, cet énorme cheval n’était-il point une bizarre machine de guerre pour enfoncer leurs murailles défensives ? Craignant un piège, les Troyens hésitaient à faire pénétrer le cheval dans leur ville. Ces indécisions troyennes irritèrent les Grecs d’Agamemnon.

 

 

Alors, se détachant de leurs rangs, un jeune guerrier, nommé Sinon (8), se fit volontairement et adroitement faire prisonnier par les Troyens. Quand il fut dans la ville, Sinon, en comédien consommé, affirma qu’il désertait les rangs grecs pour se ranger sous la bannière du roi Priam. Avec des accents pathétiques, il sut convaincre les Troyens de l’honnêteté de ses intentions, et il leur assura que l’étrange cheval était réellement une offrande à Minerve.

 

 

Rassurés, persuadés, mais abusés par l’astucieux Sinon, les Troyens ouvrirent une brèche dans leurs remparts et firent entrer le redoutable cheval dans la ville, cheval diabolique et qui était comme un « ver dans un fruit ».

 

 

Alors, sortant des flancs du cheval où ils étaient tapis, les guerriers grecs se ruèrent dans la cité, armes à la main, et commencèrent le massacre des Troyens, surpris et désemparés par cette attaque subite. Dans la citadelle, les soldats troyens se défendirent héroïquement, mais en vain, car les renforts grecs affluaient par terre et par mer. De l’île de Ténédos (où ils étaient rassemblés, à peu de distance de Troie), les navires grecs vinrent débarquer leurs guerriers sur la côte et entrèrent rapidement dans la ville, dont les portes avaient été ouvertes par les premiers soldats que le cheval avait déversés.

 

 

Pyrrhus massacra le roi Priam et toute sa famille, puis emmena Andromaque comme captive. Troie fut prise et brûlée. Seuls, parmi les chefs troyens, Anténor, beau-frère de Priam, et Enée, fils de Vénus, réussirent à échapper au massacre et à l’incendie. Après mille aventures dramatiques, ils parvinrent en Italie, fondèrent Padoue et plusieurs villes dans le Latium.

 

 

 

Quant aux chefs grecs, la victoire de Troie ne leur épargna point les vicissitudes. Comme un juste retour des choses, ils connurent des instants pénibles, voire tragiques. Agamemnon fut assassiné par sa femme, Clytemnestre, et son rival, Egisthe ; Ménélas erra lamentablement pendant huit ans avant de regagner son royaume de Sparte ; Ulysse, à bord de son frêle navire, qu’il avait construit « de ses mains », erra, lui aussi, pendant dix années avant de regagner son île royale d’Ithaque, où l’attendaient son fils, Télémaque, et sa femme, la douce et fidèle Pénélope.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(1) Troie : la légende mythologique attribue la fondation de Troie à Dardanus, fils de Zeus et d’Electre.

 

 

(2) Hellespont, nom antique de l’actuel détroit des Dardanelles.

 

 

(3) C’est un nom imaginé par les poètes. En réalité, s’il y avait un port en Béotie, il n’existait nul nom, ou contrée, qui portât celui d’Aulis dans toute la Grèce.

 

 

(4) Palladion (ou palladium). Selon la légende, par la possession de cette statue, le salut de Troie était assuré. Depuis, au figuré, le mot palladium désigne ce qui est une sauvegarde : Les lois sont le palladium des sociétés.

 

 

(5) L’oracle avait également donné à ces fameuses flèches le même pouvoir que celui de Pallas.

 

 

 

(6) Palamède. On lui attribua l’invention du jeu de dés, du disque et des échecs.

 

 

(7) Il est aussi une autre version, selon laquelle ce serait le devin Calchas qui aurait conseillé à Agamemnon de « faire rentrer le loup dans la « bergerie > su construisant le fameux cheval de Troie.

 

 

(8) Sinon. On le désigne couramment comme ayant été un traître, perfide et menteur. Menteur, certes, il le fut, pour les besoins de la cause. Mais le qualificatif de traître est exagéré, semble-t-il. Pour agir en traître, au sens national du mot, il eût fallu qu’il appartînt aux troupes troyennes. Or, Sinon était du camp adverse. Il agissait donc en espion et non en traître.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 







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