Oasis Sahariennes Touat – Gourara – Tidikelt – Vallée de l’Oued Saoura (1903)

19072018

Comprenant en outre : Les  Ksours principales, principales Étapes, Puits,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Derrière l’Atlas saharien, à l’extrême Sud du département d’Oran, s’étend une vaste région de dunes : le Grand Erg (Le Grand Erg occidental sa superficie est évaluée à 12 millions  d’hectares). 

On appelle communément Touat, la région du Sahara comprise entre le Grand Erg au Nord, le plateau du Tadmaït à l’Est, le plateau de Mouyder au Sud ; sa limite, à l’Ouest, est formée par un oued qui traverse tout le grand Erg, à partir d’Igli, sous le nom d’oued Saoura et qui côtoie, dans la partie inférieure de son cours, sous le nom d’oued Messaoud, le pays appelé Touat. 

Le Touat comprend trois groupes d’oasis bien distinctes : au Nord, le Gourara ; au Sud-Ouest, le Touat proprement dit ; au Sud-Est, le Tidikelt. 

Le Touat a été occupé par la France en 1900, à la suite de la prise de possession d’Insalah,  capitale du Touat, par la mission Flamand-Pein, le 5 janvier 1900. 

D’après le recensement fait en 1901-, la population générale du Touat s’élève à 52,099 habitants, répartis : pour le Tidikelt, 8,822 habitants ; pour le Touat, 20,388, et pour le  Gourara, 22,889. Cette population est disséminée dans 319 ksour (villages fortifiés). 

On compte (recensement officiel), dans tout le Touat, 1,450,185 palmiers cultivés, en plein rapport. Il existe, en outre, principalement dans le Touat et le Gourara, de véritables forêts de 
palmiers non cultivés appelés bours, qui permettent d’évaluer à 2,500,000 le nombre de palmiers du Touat ; d’autant plus que ces palmiers peuvent être vivifiés par un aménagement des eaux, en réparant les fouggara détruites. 

 

 

 

 

 

 

 

TOUAT 

Le Touat proprement dit est une succession d’oasis situées dans la vallée de l’Oued-Messaoud. Il commence à la hauteur du district de Bouda, pour s’étendre jus’qu’au district de Reggan, sur une longueur d’environ 200 kilomètres, avec une largeur moyenne de 60 kilomètres, soit une superficie totale de 1,200 kilomètres carrés. 

La population est évaluée à 20,388 habitants, disséminés dans 18 districts,, comprenant 205 ksour (villages fortifiés). Le nombre de palmiers cultivés est de 463,101, avec un chiffre au moins égal de palmiers bours. 

Les districts du Touat sont, par ordre, du Nord au Sud : BoudaTimmiTamentitBou-FaddiFenourin-TasfaoutTamestZaouïet-KountaInzegmirSali et Reggan

 

 

 

 

 

 

 

TIDIKELT 

Le Tidikelt est situé au Sud-Est du district de Reggan, le plus méridional du Touat. Il est limité : au Nord, par le plateau du Tadmaït; au Sud, par la vallée de l’oued Djaret, et à l’Est, par la chaîne de collines formant la vallée de l’oued Massin. C’est une large bande de terrain sablonneux, de près de 300 kilomètres, sur laquelle sont situés, de l’Est a l’Ouest, 6 groupes importants d’oasis. 

La population du Tidikelt (recensement 1901) est de 8,822 habitants, disséminés dans 6 districts, comprenant 51 ksour (villages fortifiés). Les 6 districts du Tidikelt, sont : Foggaret-ez-ZouaInsalahIn-RarTitAoulef et Akabli. Le nombre de palmiers en plein rapport, non compris les bours, est de 297,355 (recensement 1901). 

 

 

 

 

 

 

 

GOURARA

Vaste plateau s’étendant du Nord-Est au Sud-Ouest, sur une  superficie de 500 kilomètres carrés. Il est limité : au Nord et à l’Ouest, par le massif presque impénétrable de l’Erg occidental ; au Sud, par l’oued Saoura ; à l’Est, par les falaises qui constituent l’étage inférieur du Tadmaït et forment la ligne de partage des eaux entre le bassin de la Méditerranée et celui de l’Atlantique. Comme le Tidikelt, le Gourara se trouve en dehors de la vallée proprement dite de l’oued Messaoud. 

La population du Gourara est de 22,889 habitants, disséminés dans 11 districts, comprenant 114 ksour (villages fortifiés). Le nombre de palmiers est de 689,729 (dernier recensement), nom compris les palmiers non cultivés (bours)., dont le nombre n’est pas inférieur à celui des palmiers cultivés. Les districts du Gourara sont : AougeroutTinerkoukTimimounOuled-SaïdCharouinTeganetEl-HaïhaDeghemchaTsabitDeldoulSba

 

 

 

 

 

 

 

VALLÉE DE L’OUED SAOURA 

L’oued Saoura commence au Sud d’Igli ; il est formé par la réunion du Guir et de la Zousfana. La longueur de la vallée de l’oued Saoura, proprement dite, depuis Igli jusqu’à Ksabi, est d’environ 250 kilomètres ; sa largeur varie entre 10 et 25 kilomètres. La vallée est une succession d’oasis (on en compte 28), dont le nombre de palmiers doit être important, mais qu’il ne nous est pas possible de déterminer. A partir de Ksabi, la vallée se continue sous le nom d’Oued-Messaoud, longeant, sur une longueur de plus de 200 kilomètres, le Touat. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 



Poteries Funéraires au Maghreb antique

17072018

 

 

 

 

 

 

Le mobilier d’accompagnement déposé dans les monuments sans âge, généralement appelés protohistoriques, est constitué essentiellement de poterie modelée à la main sans usage de tour.  

 

Cette poterie se répartit en trois classes répondant à des fonctions distinctes : 

  • La microcéramique votive que l’on retrouve aujourd’hui, identique, déposée dans les sanctuaires ruraux
  • Les vases rituels qui sont parfois décorés (style de Gastel, style de Tiddis)
  • Les imitations de la vaisselle domestique, généralement de taille réduite et de formes simplifiée. 

 

 

 

 

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Poterie funeraire decorée Tiddis 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans cette dernière catégorie, qui est la plus nombreuse, les formes les plus fréquentes sont les bols et leurs dérivés (jattes et gobelets), un grand nombre de coupes, d’assiettes, de couvercles, quelques bols et jattes possèdent deux perforations traversant le bord près de l’orifice ou plus rarement le pied d’une coupe. Ces perforations ont pour l’archéologue (à condition qu’il soit quelque peu ethnologue) une valeur de témoignage. Il suffit de pénétrer dans n’importe quelle maison rurale pour voir pendue au mur plus grande partie de la vaisselle domestique dont la technique de modelage, les formes et le décor sont restés pratiquement inchangés depuis les temps protohistoriques. Or ce simple détail de suspension de la vaisselle en terre cuite apporte sur les constructeurs de ces tombeaux un renseignement d’importance : ces sépultures sont celles de sédentaires, de cultivateurs possédant des rudiments de vie sociale qui se révèlent dans l’organisation spatiale de certaines grandes nécropoles. 

 

 

 

 

Les monuments funéraires protohistoriques du Maghreb ne renferment pas tous des poteries, et ceux qui ont livré ne sont pas répartis au hasard. Les quelques soixante nécropoles protohistoriques dont les monuments renferment des poteries se répartissent, sur la carte, en plusieurs nébuleuses : la première s’inscrit dans un vaste triangle dont le golfe de Hammamet, le Sud des Némencha et Alger seraient les sommets. Plus à l’Ouest, un autre ensemble, moins vaste, s’étend du Haut-Chelif à la région d’Oran. Après un vide correspondant au Maroc oriental, on retrouve des tombeaux renfermant des poteries dans une région occidentale délimitée par Taza, Tanger et l’embouchure du Sebou. 

 

 

A l’exception de 4 sites, sur 60 étudiés, toutes ces nécropoles sont donc situées à l’intérieur d’une limite bien connue des géographes et des agronomes, celle de la culture sèche des céréales. La concordance est trop grande pour être le fruit du hasard ; la conclusion s’impose donc avec une clarté et une rigueur que rien ne saurait infirmer : les vases trouvés dans les monuments funéraires protohistoriques présentent les caractères de la vaisselle domestique des populations sédentaires d’aujourd’hui et ces tombes à céramiques se situent à l’intérieur de la zone de culture sèche des céréales. Les populations qui modelaient ces vases et les plaçaient dans leurs tombes étaient donc des sédentaires. 

  

 

 

 

 

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Mzara avec poteries votives. Douar Déhemcha, région d’Aïn Kebira (Sétif).Photo G. Camps.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 




Organisation du cercle d’Aumale (Sour Ghozlan) 1846

15072018

 

 

  

 

 

 

 

Par ordonnance royale du 21 août 1846, Aumale était érigé en cercle relevant de la subdivision de Médéa ; le colonel de Lamirault, commandant le régiment de zouaves, fut nommé commandant supérieur du cercle. 

 

 

 

 

 

Si-Ahmed-Ould-el-Bey-bou-Mezrag, agha de 2e classe. 

Lekehal-ben-el-Oucif, son khalifa. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- Grand caïdat du Dira supérieur, 

 

caïd des caïds Ben-Yahia-ben-Aïssa

Ouled-Debab, caïd Ali-ben-Taleb

Ouled-Otman, caïd Bou-Seboua

Djouab, caïd Zitouni

Ouled-Meriem, caïd Mohamed-ben-Messaoud

Ouled-Ferah, caïd Sliman-ben-Amara

Ouled-Dris, caïd Ben-Ali. 

Ouled-bou-Arif, caïd Bel-Kassem-ben-Aïssa

Ouled-Barka, caïd Bouzid-ben-Ali

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- Grand caïdat du Dira inférieur, 

 

caïd des caïds Yahia-ben-Abdi

Ouled-Abd-Allah, caïd Yahia-ben-Abdi

 

Ouled-Selama, caïd Mohamed-ben-Selami

 
Ouled-Si-Ameur, caïd Si-El-Gueffaf
 
Ouled-Si-ben-Daoud, caïd El-Bikra
 
Oulad-Sidi-Aïssa, caïd Si-Mohamed-ben-Messaoud
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 - Grand caïdat des Adaoura, 
 
caïd des caïds Abd-el-Kader-ben-Mohamed
 
Ouled-Saïdan, caïd Mustafa-ben-Nadji
Infia, caïd Lakhedar-ben-Ahmed
 
Ouled-Si-Moussa, caïd El-Aïdi
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 - Grand caïdat du Ksenna, 
 
caïd des caïds Mohamed-ben-Kouider
 
Ouled-Salem, caïd El-Medani
 
Beni-Ameur, caïd Mohamed-ben-Taïeb
 
Beni-Iddou, caïd Ameur-ben-Namir. 
 
Ouled-Hamza, caïd Mohamed-ben-Saïd
 
Beni-Yala, caïd Ahmed-ben-Hamdach
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 - Grand caïdat des Oulad-Mokhtar-Cheraga,
 
caïd des caïds Bel-Hadj-ben-Richida
 
Ouled-Mokhtar-Cheraga et Ouled-Selima, caïd Guettar
 
Mouïadat-Cheraga, caïd Si-Ben-Saada
 
Sahari du Tell, caïd Atman-ben-Messaoud
 
Sahari du Guebla, caïd El-Hadj-ben-Yahia
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 - Grand caïdat des Ouled-Dia, 
 
caïd des caïds Guettaf
 
Ouled-Dia, caïd Guettaf
 
Ouled-Mohanni, caïd El-Harran
 
 
 
 
 
 
  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
  
 
 
 
  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
  
 
 
 
 
 
 
  
  
 
 
 
 
 
 


 

 

 

 



Les zendani

13072018

 

 

 

 

 

 

Les zendani sont les airs populaires qui se trouvent tout à fait au bas du répertoire musical des Arabes. Un musicien qui se respecte ne chante pas le zendani; il le laisse aux femmes, aux travailleurs du port et aux gamins de la rue, et le peuple prend sa revanche en s’adonnant tout entier à la culture de ce genre paria, adaptant à ces courtes mélodies toutes sortes de paroles, des improvisations fugitives et, à défaut de verve inspiratrice, des ah ! et des ya lalla ! (ô maîtresse), qui lui suffisent.

 

 

 

 

 

Voici quelques zendani fort répandus (1) :

 

 

 

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Le second couplet contient une invocation ya lil! (ô nuit), si populaire dans tout le monde musulman, surtout en Egypte, où les bateliers et les portefaix du Nil improvisent d interminables cantilènes sur ces deux mots.

 

 

 

 

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Ce zendani est en grande faveur auprès des Mauresques d’Alger, qui l’emploient à des paroles très variées et qui s’en servent même comme air à danser.

 

 

 

On aura remarqué ici, comme dans la plupart des kadriat, l’emploi dans les vers des chevilles traditionnelles, sortes d’épiphtegmes très en usage chez les Orientaux et qui sont dans tous les pays une caractéristique des chants populaires ; c’est tantôt ya emmi . ô ma mère, ya moulaï , ô hommes, ya lella, ô maîtresse, tantôt ya lil , ô nuit, ou des mots énigmatiques pour nous et que les chanteurs arabes ne comprennent pas toujours.

 

 

 

 

 

 

Plus célèbre, en tout cas plus populaire est le zendani connu sous le nom des Mouachet, les maquilleuses. C’est celui que l’assistance chante dans les mariages quand les invitées entrent dans la chambre où se tient la nouvelle épousée pour la parer de ses plus beaux atours, car l’époux va, pour la première fois, se trouver seul avec elle.

 

 

 

Les israélites algériens qui n’ont pas encore renoncé à la musique arabe ont

mis sur cet air des couplets assez curieux mêlés de sabir :

 

 

 

 

 

 

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où ils célèbrent les beautés de la mariée, tout en saluant les nouvelles mœurs.

« O gens, ô gens, criez bravo pour le nouveau marié et ses amis. Il a cherché la beauté jusqu’à ce qu’il l’ait trouvée. Sa mère et ses parents sont enchantés. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Puis viennent les conseils au mari « d’acheter le piano et les meubles pour

que la femme trouve le salon bien garni ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il y a le couplet des jeunes filles :

« O jeunes gens, vous êtes sans le sou. Vous vous habillez avec le papier signé au tailleur. Vous allez à la place pour faire cirer vos bottines. Et le meilleur d’entre vous ne sait que se promener dans les rues. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La description de la cérémonie : « Le fiancé et la fiancée ont réuni leurs mains. Ils sont montés à la mairie (lelmir). Le maire (oulmir) lui a demandé si elle le voulait pour époux. Avec politesse (belpoulitik) elle a répondu : oué, messiou. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Arabes chantent aussi les « Mouachet », et l’assistance décrit au mari, avec force détails  pittoresques, les charmes de la femme qu’il vient d’épouser sans l’avoir jamais vue.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(1): Paroles du zendani

 

 

I. Je ne connaissais pas ton nom. Je l’ai demandé et on m’a

répondu : Zohri. O nuit î ô nuit ! ô nuit! ô nuit ! Pars et reviens la nuit !

 

 

 

 

II. (O ma mère !) Bleus comme le ciel sont tes yeux, ô jeune fille

(ô ma mère l) Et le médecin a la prétention de me guérir !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Les communes d’Algérie 1903 / en ‘Z’

11072018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Zaâtcha: oasis de la commune indigène de Biskra, à 36 k. (sub. de Batna), dép. Constantine ; célèbre par le siège qui amena sa ruine, en 1849, et où s’illustrèrent les colonels Canrobert, de Barral et Lourmel.

 

 

Zaâtit: douar de la commune mixte de Berrouaghia, à 55 k., arr. Médéa, dép. Alger ; 7,865 hect. ; 1,501 ind,; forêts de pins et de chênes ; élevage : moutons et chèvres ; fabrication de charbon de bois.

 

 

Zaâtra: village de la commune de Courbet, arr. et dép. Alger, à 67 k. ; gare la plus proche : Félix-Faure, à 7 k.; pos., télégr. à Félix-Faure ; 62 hab.; céréales, vigne (70 hect.) ; élevage du bétail.

 

 

Zab-Chergui: tribu et caïdat de la commune indigène et du cercle de Biskra (sub. de Batna), dép. Constantine ; réunion de nombreuses oasis de palmiers disséminées sur une longueur de 100 k. ; 10,699 ind.

 

 

 

 

Zaccar (ancienne tribu des Beni-Menasser): douar de la commune mixte d’Hammam-Righa, à 47 k., arr. Miliana, dép. Alger; 12,588hect.; 2,924 ind.; forêt de chênes-liège ; céréales, oliviers : élevage : bœufs, mulets, moutons.

 

 

Zakkar: ksar et cheïkhat de la commune indigène et du cercle de Djelfa, à 28 k. (sub. de Médéa), dép. Alger.

 

 

Zaknoune: village indigène de la commune mixte du Djurdjura, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger; école.

 

 

Zakor (ancienne tribu des Beni-bel-Hassène), douar de la commune mixte d’Ouarsenis, arr.  Orléansville, dép. Alger ; à 18 k. de Bordj-Beni-Hindel ; 3,760 heet. : 2,722 ind. ; céréales, arbres fruitiers et forestiers ; eau abondante ; pas d’élevage.

 

 

Zamouri (V. Courbet, nom nouveau).

 

 

Zana: douar de la commune mixte d’Aïn-el-Ksar, arr. Batna, à 50 k., dép. Constantine ; 6,694 hect. ; 1,302 ind. ; céréales ; élevage du mouton ; ruines romaines.

 

 

Zaouïa: hameau indigène de la commune mixte de Mizrana, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger ; à 7 k. de Dellys, sur la route de Dellys à Tigzirt.

 

 

Zaouïa: village indigène du douar Bel-Hacel, commune mixte de La Mina, arr. Mostaganem, dép. Oran.

 

 

Zaouïa: fraction indigène du douar Beni-Slyem, commune de Dellys, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger ; 358 ind.

 

 

Zaouïa-ben-Zaroug: douar de la commune mixte de Châteaudun-du-Rhumel, arr. et dép. Constantine ;
à 45 k. de Châteaudun et à 25 k. de la gare de Mechta-el-Arbi ; 20,736 hect. ; 3,287 ind. ; céréales.

 

 

Zaouïa-Sidi-el-Abïd: fraction de la tribu de Touggourt, commune indigène et cercle de Touggourt (sub. de Batna), dép. Constantine; 830 ind.

 

 

Zaouïa-Sidi-Hassem: hameau indigène de la commune de Téfeschoun, arr. et dép. Alger; 182 hab.

 

 

Zaouïet-el-Mira: douar de la commune mixte de Nedroma, à 18 k., arr. Tlemcen, dép. Oran; 1,322 hect.; 711 ind; ; céréales; élevage des chèvres.

 

 

Zaouïet-Riah: fraction de la tribu d’Ourlana, commune indigène et cercle de Touggourt (sub. de Batna), dép. Constantine ; 160 ind.

 

 

Zahra: village indigène du douar des Azaïl, commune mixte de Sebdou, arr. Tlemcen, dép. Oran ; jardins, oliviers, prairies.

 

 

Zarouria: douar de la commune mixte de Souk-Ahras, à 15 k., arr. Guelma, dép. Constantine ; desservi par la gare de l’Oued-Chouk, située sur son territoire ; 12,402 hect. ; 3,063 ind., 25 eur. ; forêts de pins, céréales ; élevage du bétail.

 

 

 

 

Zarouria: centre et fermes de la commune mixte de Souk-Ahras, à 11 k., arr. Guelma, dép. Constantine ; 233 hab., dont 53 étrangers ; céréales, vigne ; mine de zinc ; source d’Hammam-Tassa, eaux sulfureuses sodiques.

 

 

Zarza: douar de la commune mixte de Fedj-M’zala, à 25 k., arr. et dép. Constantine: 6,650 hect.; 4,393 ind.; céréales, arbres fruitiers, oliviers, forêts ; élevage : bœufs et chèvres. 

 

 

Zatima: douar de la commune mixte de Gouraya, arr. et dép. Alger : à 55 k. de Cherchel ; 4,925 hect,; 1,853 ind.; vignes ; raisins spéciaux et renommés pour la confection des raisins secs et du vin blanc.

 

 

Zeboudj-el-Ouost: douar de la commune mixte du Cheliff, arr. Orléansville, dép. Alger ; à 67 k. de Lamartine ; gare la plus proche : Charon ; 4,669 hect. ; 1,498 ind. ; caravansérail sur la route d’Orléansville à Mostaganem, à 29 k. d’Orléansville ; céréales, forêts ; élevage du mouton.

 

 

Zeddin: douar de la commune mixte des Braz, arr. Miliana, dép. Alger ; à 12 k. de la gare de Rouïna : 10,105 hect. ; 3,106 ind. ; forêts (1,500 h.), céréales ; élevage : chevaux, bœufs et moutons.

 

 

Zeffout: douar de la commune mixte de Zemmora, à 50 k., arr. Mostaganem, dep. Oran ; 8,324 hect. ; 867 ind.; céréales, élevage du bétail.

 

 

Zegdou: fraction indigène de la commune de Bou-Henni, arr., dép.Oran ; 257ind.

 

 

Zekaska: tribu et caïdat de la commune indigène et de la sub. de Laghouat, dép. Alger ; 691 ind.

 

 

Zekri: douar de la commune mixte  d’Azeffoun, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger ; à 40 k. de Port-Gueydon et
à 80 k. de Tizi-Ouzou ; 5,063 hect.; 4,050 ind. ; forêt de chênes-liège ; oliviers, figuiers, caroubiers.

 

 

Zelboun: douar de la commune de Tlemcen, dép. Oran ; 2,670 hect. ; 1,094 ind.

 

 

Zelamta: fermes de la commune mixte  de Cacherou, arr. Mascara, dép. Oran ; à 25 k. de Palikao, à 12 k. de Cacherou et à 35 k. de Mascara ; 87 hab. ; céréales, arbres fruitiers en quantité; élevage : chevaux, bœufs, moutons, porcs, volailles. 

 

 

Zelifa: village de la commune des Trembles, arr. Sidi-bel-Abbès, dép. Oran; gare la plus proche : Les Trembles; pos. à Sidi-bel-Abbès ; 337 hab., 276 étrangers ; céréales, prairies, vigne (130 hect.), jardins.

 

 

Zellaga: douar de la commune mixte de Mascara, à 13 k., dép. Oran; 2,782 hect. ; 1,808 ind., 19 eur.; céréales, vigne.

 

 

Zellatou: douar de la commune indigène  et du cercle de Biskra (sub. Batna), dép. Constantine ; 25,846 hect. ; rattaché au cheïkhat des Saàdna.

 

 

Zemmara: douar de la commune mixte  et du cercle de Lalla-Maghrnia (sub. Tlemcen), dép. Oran ; 3,200 hect. ; 278 ind., 119 eur.

 

 

Zemmora: nom d’une commune mixte,  arr. Mostaganem, dép. Oran, dont le siège est au village de Zemmora : sup. 173,082 hect.; pop. 37,463 hab.; franc. 644, esp. 184, isr. 65, ind. 36,505; céréales, vigne (115 hect.), forêts d’oliviers et de thuyas ; élevage : chevaux2,849, boeufs 12,914, moutons 46,249, chèvres 25,588.

 

 

Zemmora: chef-lieu de la commune mixte du même nom ; gares les plus proches : Relizane, à 21 k., Ferry, à 14 k. ; pos., télégr., jus. de p. ; 849 hab. ; 310 franc., 165 étrangers, 52 isr., 350 ind. ; céréales, vigne; élevage du bœuf. 

 

 

Zemoura: douar de la commune mixte  des Biban, arr. Sétif, dép. Constantine; à 35 k. de Bordj-bou-Arréridj; 13,136 hect.; 4,626 ind. ; école ; céréales, arbres fruitiers, oliviers, forêts ; élevage du bétail.

 

 

Zenakra-el-Goust: tribu et caïdat de la commune indigène de Boghar, annexe de Chellala (sub. de Médéa), dép. Alger; 1,852 ind.

 

 

Zenata: fraction du cheïkhat indépendant d’El-Goléa, commune indigène et cercle d’El-Goléa (sub. de Laghouat), dép. Alger ; 179 ind., y compris la fraction des Harratin.

 

 

Zenata: douar de la commune mixte de Remchi, arr. Tlemcen, dép. Oran ; à 10 k. de Montagnac ; 6,832 hect.; 1,457 ind., 105 eur. ; céréales, vigne (103 hect,); élevage :,bœufs, chevaux, moutons, chèvres.

 

 

Zenatia: douar de la commune d’Aïn-Abid, arr. et dép. de Constantine ; 8,309 héct. ; 1,133 ind.

 

 

Zenim: douar de la commune mixte d’Aumale, à 40 k., arr. et dép. Alger; 10,726 hect. ; 3,691 ind. ;
blé, orge, forêt de chênes-verts ; élevage : chevaux, bœufs, moutons, chèvres.

 

 

Zenina: ksar de la tribu Ouled-Sidi-Younès et Zenina, commune indigène de Djelfa (sub. de Médéa), dép. Alger; à 80 k. de Djelfa, à 58 k. d’Aflou et à 102 k. de Laghouat, sur la route de Téniet-el-Had à Laghouat; élevage du mouton.

 

 

Zéradma: fraction de la tribu des Allaouna, c. ind. et cer. de Tébessa sub. de Batna), dép. Constantine ;
1,992 ind.

 

 

Zeraïa: chef-lieu de commune, arr. et dép. Constantine ; gare la plus proche : Constantine, à 65 k. ; pos. à Mila, à 12 k., télégr. ; 277 franc., 3,983 ind. ; céréales, vigne (130 hect.).

 

 

Zéralda: village de la commune de Staouéli, arr. et dép. Alger, à 29 k. ; station chemin de fer sur routes Alger-Colea ; pos., télégr. ; 1,083 hab. ; vil. 504; franc. 363, esp. 402, ind. 318 ; climat très sain, eau abondante ; vigne (615 hect.), culture maraîchère ; telles plantations forestières.

 

 

Zéramna: douar de la commune mixte de Collo, à 59 k., arr. Philippeville, dép. Constantine; 4,696 hect. ; 831 ind. ; forêt de chênes-liège ; dans ce douar, le hameau forestier de Praxbourg ; élevage : bœufs et chèvres.

 

 

Zeribet-Ahmed: fraction et cheïkhat de la tribu des Zab-Chergui, commune indigène et cercle de Biskra (sub. de Batna), dép. Constantine ; 506 ind.

 

 

Zeribet-el-Oued: fraction et cheïkhat de la tribu des Zab-Chergui, commune indigène et cercle de Biskra (sub. de Batna), dép. Constantine ; 1,332 ind. ; à 68 k. de Biskra, sur l’Oued-el-Arab ; oasis ; bordj occupé par les spahis.

 

 

Zerikia: fermes, à 13 k. de Collo, arr. Philippeville, dép. Constantine, sur la routé d’El-Milia à Collo ; céréales.

 

 

Zérizer: village de la commune de Morris, à 5 k., arr. Bône, dép. Constantine ; gare la plus proche : Randon, à 21 k. ; pos., télégr. à Morris ; 643 hab. ; céréales, vigne (200 hect.).

 

 

Zérouéla (V. Deligny, nom nouveau).

 

 

Zerrara: fraction de la tribu des Zab-Chergui, commune indigène et cercle de Biskra (sub. de Batna), dép. Constantine ; 1,088 ind.

 

 

Zerrifa: douar de la commune mixte de Cassaigne, arr. Mostaganem, dép. Oran ; à 20 k. de Cassaigne et à 55 k. de la gare d’Aïn-Tédelès; 5,950 hect. ; 648 ind. ; céréales, figuiers, forêts ; élevage : chevaux, bœufs, moutons.

 

 

Z’gaïer: douar de la commune mixte de La Mina, arr. Mostaganem, dép. Oran ; à 22 k. de Clinchant, desservi par la gare de Bel-Hacel, qui est sur son territoire ; 7,503 hect. ; 1,489 ind. ; céréales, forêts; élevage du bétail.

 

 

Z’goum: fraction et cheïkhat de la tribu des Ouled-Saoud, commune indigène de Touggourt, annexe d’El-Oued (sub. de Batna), dép. Constantine ; 2,659 ind. ; oasis de l’Oued-Souf, à 10 k. d’El-Oued.

 

 

Z’gueur: section de la commune mixte de Maâdid (tribu des Ouled-Khelouf), arr. Sétif, dép.  Constantine ; à 15 k. de Bordj-bou-Arréridj ; 8,000 hect.; 2,462 ind.; céréales ; élevage : moutons, bœufs. 

 

 

Ziabra: douar de la commune mixte d’Attia, arr. Philippeville, dép. Constantine ; à 30 k. de Collo et à 40 k. de Cheraïa ; 8,266 hect. ; 2,460 ind.; forêts de chênes-liège.

 

 

Ziama: village de la commune mixte de Tababort, arr. Bougie, dép. Constantine ; à 32 k. de Djidjelli ; petit port de mer ; mine de pyrite de fer; carrière de gypse.

 

 

Ziana: douar de la commune mixte de Tablât, à 37 k., arr. et dép. Alger; 10,918 hect. ; 3,327 ind. ; céréales, arbres fruitiers ; forêt de pins d’Alep ; élevage : bœufs, chevaux, mulets, moutons.

 

 

Ziban: aghalik de la commune indigène et du cercle de Biskra (sub. de Batna), dép. Constantine ; 15,475 ind. ; cet aghalik est formé de 16 fraction et cheïkhats.

 

 

Zikki (ancienne tribu des Beni-Zikki): douar de la commune mixte du Haut-Sebaou, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger ; à 50 k. d’Azazga; 1,698 hect.; 1,328 ind.; céréales, quelques plantations de figuiers; élevage du mouton.

 

 

Zitouna (V. Bessombourg, nom nouveau).

 

 

Zitounet-el-Bidi: fermes de la commune de Mila, arr. et dép. Constantine; 37 hab.

 

 

 

 

Z’mala: section de la commune mixte de Maàdid (ancienne tribu des Ayad), arr. Sétif, dép. Constantine ; à 26 k. de Bordj-bou-Arréridj ; 20,200 hect. ; 5,661 ind. ; céréales ; élevage des bœufs et moutons. 

 

 

 

Z’menzer: douar de la commune de Tizi-Ouzou, dép. Alger; 4,028 hect.; 8,353 ind.

 

 

 

Zonivez: caravansérail sur la route de Géryville à Kralfallah, à 28 k. de Géryville et à 78 k. de Bough-Ktoub.

 

 

 

Zouabi: douar de la commune mixte de Sedrata, à 10 k., arr. et dép. Constantine ; 12,323 hect. ; 2,510 ind. ; céréales, forêts, élevage du bétail ; mine de zinc (calamine).

 

 

 

Zoubga: village indigène du douar Ouassif, commune mixte du Djurdjura, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger ; école.

 

 

 

Zoug-el-Abbès (V. Saint-Maur, nom nouveau).

 

 

 

Zouggara: douar de la commune mixte des Braz, arr. Miliana, dép. Alger ; à 60 k. de Duperré et à 30 k. de la gare des Attaffs : 7,437 hect; 1,601 ind.: blé,orge; forêts (3,000 hect), oliviers (6,000 pieds) ;  moutons 900, bœufs 450 ; Recherches de minerai, de plomb et zinc.

 

 

 

Zoui: douar de la commune mixte d’Aïn-el-Ksar, arr. Batna, à 26 k., dép. Constantine ; 22,692 hect. ; 2,269 ind. ; céréales, élevage du mouton.

 

 

 

Zouit (V. Aïn-Zouit).

 

 

 

Zountar: village indigène du douar Beni-Oughlis, commune mixte de Soummam, arr. Bougie, dép. Constantine ; à 23 k. d’El-Kseur.

 

 

 

Zourak: village indigène du douar Arb-el-Goufi, commune mixte d’Attia, arr. Philippeville, dép. Constantine.

 

 

 

 

Zurich: village de la commune de Cherchel, à 15 k., arr. et dép. Alger; gare la plus proche : Marengo, à 15 k. ; 720 hab., dont 175 franc., 124 étrangers, 420 ind. ; eau abondante; céréales, vigne (280 hect.).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Les greniers collectifs de l’Aurès – Ballul et Iguelfen

9072018

 

 

 

 

 

Ballul et Iguelfen, un documentaire de Mr. OUAHDI Belkacem filmé il y a 20 ans. Construits sur des crêtes de montagnes et des escarpements, le long des berges d’Ighzar Amellal, ces deux greniers bâtis depuis plusieurs siècles avec habileté par les habitants des Aurès risquent aujourd’hui de disparaître totalement…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les communes d’Algérie 1903 / en ‘U’…… ‘Y’

7072018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Union-Agricole: fermes importantes, à 3 k. de Saint-Denis-du-Sig, dép. Oran ; 1,750 heet. ; céréales, vigne (50 hect.). 

 

 

Uzès-le-Duc (V. Fortassa, anc. nom). 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vallée: village de la commune de Philippeville, à 6 k., dép. Constantine; pos., télégr. à Philippeville : gare la plus proche: Damrémont, à 1 k. ; pop. 395. eur., 1,603 ind. ; céréales, vigne (950 hect.), géraniums pour essence, culture maraîchère, primeurs, arbres fruitiers ; forêts de chênes-liège du Djebel-Halia, activement exploitées. 

 

 

Valleé-des-Jardins: village de la commune de Pelissier, arr. Mostaganem, dép. Oran: gare la plus proche: Pélissier ; pos., télégr. à Mostaganem ; 230 hab.; culture de la vigne (140 hect.) ; arbres fruitiers, jardinage. 

 

 

Vallée-du-Nadour (V. Nadour). 

 

 

Valmy (anc. nom : Le Figuier): chef-lieu de commune, arr. et dép. Oran ; station chemin de fer Oran à Alger ; à 10 k. d’Oran ; télégr. à la gare, pos. à Oran ; pop. 247 franc., 351 esp., 367 ind.: fermes  importantes; céréales, vigne (650hect.), culture maraîchère, oliviers; salines exploitées activement ; élevage du bétail. 

 

Douar: Tenazet. 

 

 

Vauban (anc. nom : Bir-Saf-Saf): village de la commune d’Oued-Fodda, à 10 k., arr. Orléansville, dép. Alger; gare la plus proche: Temoulga, à 3 k. ; pos., télégr. à Oued-Fodda; 240 hab. : céréales, un peu de vigne.

 

 

Vesoul-Benian: chef-lieu de commune, arr. Miliana, dép. Alger; station chemin de fer Alger-Oran : à 98 k. d’Alger et à 22 k. d’Affreville ; télégr. à la gare, pos. à Bou-Medfa ; pop. franc. 156, étrangers 14, ind. 615 ; céréales, vigne (61 hect.) ; élevage du bétail.

 

 

Vialar (anc. nom :Tissemsil): hameau de la commune mixte de Téniet-el-Had, à 47 k., arr. Miliana, dép. Alger ; gare la plus proche : Affreville, à 115 k. ; pos., télégr. : 394 hab. ; céréales, arbres de toute nature ; élevage du bétail ; marché pour céréales, bestiaux et laines.

 

 

Victor-Hugo: banlieue de la ville d’Oran, arrêt chemin de fer Oran à Arzew.

 

 

Vieux-Marché: village indigène du douar des Beni-Oughlis, commune mixte de Soummam, arr. Bougie, dép. Constantine ; école.

 

 

Village Céleste: petit hameau de la commune de Bouzaréa, à 1,800 m Est, entre l’Observatoire national et le fort Sidi-ben-Nour, arr. et dép. Alger; 80 hab.

 

 

Village Nègre: village de la commune d’Aïn-Temouchent, arr. et dép. Oran : 698 hab., dont 523 esp.

 

 

Villars (anc. nom : Oued-Cham): village de la commune mixte de Séfia, arr. de Guelma, dép.  Constantine; à 30 k. de Souk-Ahras et à 12 k. de Laverdure ; gares les plus proches : Aïn- Tahamimine, à 12 k., Laverdure, à 12 k. ; pos., télégr. ; 1,120 hab.; céréales, tabac, vigne (200 hect,), oliviers ; élevage du bétail.

 

 

Villars: hameau de la commune mixte de Séfia, arr. Guelma, dép. Constantine ; à 7 k. de Laverdure ; céréales, vigne; élevage du bœuf. 

 

 

Villas (Bains): station chemin de fer sur routes d’Alger à Colèa, à. 10 k. d’Alger.

 

 

Villebourg: village de la commune mixte de Gouraya, arr. et dép. d’Alger ; gare la plus proche : Marengo, à. 69 k. ; distance de Cherchel, 42 k. et de Gouraya, 11k.; pos., télégr. à Gouraya ; 104 hab. ; terres fertiles : céréales, vigne (145 hect.).

 

 

Voltaire (ancien nom : Aïn-Lechiak): village de création récente, en peuplement, commune mixte du Djendel, arr. Miliana, dép. Alger, sur le chemin de Lavigerie à Letourneux, à 8 k. de Lavigerie, à 26 k. d’Affreville, à 35 k. de Miliana et à 146 k. d’Alger ; pos., télégr. à Lavigerie ; terres propres à la culture des céréales, du jardinage, de la vigne ; élevage des boeufs et des moutons ; exploitation du palmier-nain ; apiculture. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Warnier: village de la commune mixte du Cheliff, arr. d’Orléansville, dép. Alger ; à 48 k. de Lamartine ; gare la plus proche : Orléansville, à 14k.; pos., télégr. à Orléansville; 159 hab. ; céréales, vigne (55 hect.) ; pépinière communale, belles plantations ; marché.

 

 

Wattignies (anc. nom : Ouled-Abbès): village de la commune des Attaffs,. arr. Miliana, dép. Alger; à 14 k. d’Oued-Fodda et à 38 k. d’Orléansville ; gare la plus proche : Les Attaffs, à 2 k. ; pos., télégr. aux  Attaffs ; 109 hab.; céréales, un peu de vigne. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Yabous (ancienne tribu des Beni-Oudjana): section de la commune mixte de Khenehela, à 55 k., arr. Batna, dép. Constantine; 1,323 ind. ; céréales, pâturages; forêts de pins, cèdres et chênes ; élevage : bœufs, moutons; mine de calamine.

 

 

Yacoubia: nom d’une commune indigène du territoire de commandement (sub. d’Aïn-Sefra), dép. Oran ; sup. 654,045 hect. ; pop. : 15,700 ind., 305 eur.; exploitation de l’alfa; élevage : 165,857 moutons, 37,113 chèvres, 1,294 chevaux, 2,038 bœufs, 4,806 chameaux.

 

 

Yakouzène: village de la commune mixte du Haut-Sebaou, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger, sur la route de Tizi-Ouzou à Bougie, à 11 k. d’Azazga; pos., télégr. à Azazga ; 46 hab. ; pays boisé; oliviers, céréales; élevage du bétail ; carrières de grès siliceux.

 

 

Yattafou (ancienne tribu des Beni-bou-Attaf): douar de la commune mixte du Djurdjura, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger; à 11 k. de Michelet ; 1,200 hect.; 2,726 ind.; école au vil. d’Aït-Saâda ; blé dur, orge, bechna, vigne, figuiers, oliviers, chênes ; peu d’élevage.

 

 

Yazerou: douar de la commune mixte de Zemmora, à 45 k., arr. Mostaganem, dép. Oran; 10,150 hect, ; 1,251 ind. ; céréales, forêts; élevage du bétail.

 

 

Yazzouzène (ancienne tribu de Tiguerine-Yazzouzène): douar de la commune mixte d’Azeffoun, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger ; à 35 k. de Port-Gueydon et à 75 k. de la gare de Tizi-Ouzou; 3,901 hect, ; 2,813 ind. ; école au village d’Aït-Chaâfa ; oliviers, figuiers, caroubiers en quantité ; chênes-liège.

 

 

Yfri: douar de la commune mixte d’Aïn-Fezza, arr. Tlemcen, dép. Oran; desservi par les deux gares d’Aïn-Fezza et d’Oued-Chouly ; 18,351 hect,; 2,768 ind.; blé, orge, avoine ; élevage : bœufs, moutons.

 

 

Yfri: hameau de la commune mixte d’Aïn-Fezza, arr. Tlemcen, dép. Oran ; à 20 k. de Lamoricière,
dans le douar Yfri ; 97 hab.

 

 

Youks: fraction de tribu de la commune mixte de Morsott, arr. et dép. Constantine ; à 22 k. de Tébessa et à 4 k. du village de Youks-les-Bains ; 931 ind. ; jardins fruitiers remarquables ; à 2 k. du vil. arabe, grottes remarquables, dont l’entrée est formée par deux pylônes de 50 m de hauteur.

 

 

Youks-les-Bains: village de la commune mixte de Morsott, arr. et dép. Constantine; à 18 k. de Tébessa; gare la plus proche : Boulhaf, à 18 k.; pos., télégr. à Meskiana ; 267 hab.; céréales, vigne, légumes ; élevage; exploitation de l’alfa; source d’eaux thermales simples (35°) abondante ; petit établissement thermal.

 

 

Yusuf: village de la commune mixte de La Calle, arr. Bône, dép. Constantine ; à 15 k. de La Calle et à 72 k. de Bône : pos., télégr., 327 hab. : céréales, tabac, primeurs; marché important pour les bestiaux. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 



La chasse à l’autruche chez les Mkhalifs (Laghouat)

5072018

 

 

 

 

 

 

 

 La chasse à l'autruche chez les Mkhalifs (Laghouat) dans Coutumes & Traditions 1523708197-621562autrucche2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La chasse à l’autruche se fait principalement sur l’immense plateau qui se trouve situé entre Laghouat au N., les Beni-Mzab au S., l’oued Zergoum à l’O. et l’oued Atsaar et Dzioua à l’E. Ce plateau est, en hiver, le parcours des Larbaâ et Ouled-Naïl, tribus nomades qui y font pâturer leurs nombreux troupeaux de moutons et de chameaux. 

 

 

Pour le nomade et le chasseur, ce pays a un charme infini. L’horizon n’a pour limite que la  faiblesse de la vue. Dans les ondulations de terrain naissent de nombreuses daïas : les Arabes nomment ainsi de petits bois de bétoums et de cédrats  (pistachiers et jujubiers sauvages). Les premiers sont des arbres d’une très haute taille, comparables aux beaux chênes verts de nos forêts du Nord. Dans ces petits bois, dont on peut compter jusqu’à une centaine dans un tour d’horizon, se trouve une quantité de gazelles, outardes, lièvres, perdrix, gangas et d’autres espèces encore plus chères aux naturalistes qu’aux chasseurs. Le reste du sol est couvert d’arbustes et de plantes, dont les principaux sont : les Saliolas ligneuses, l’Hélianthème, l’Armoise, le Ranthérium, l’Aristide graminée, etc., qui composent les pâturages de nos troupeaux du Sud, et du gibier, et leur donnent cette chair succulente et parfumée si estimée des gourmets. 

 
 
 
Il n’y a cependant point de cours d’eau vive, ni de sources dans ce vaste territoire, les orages accidentels et les rares pluies d’hiver alimentent seuls les réservoirs naturels qui se forment dans les dépressions de terrain, dans les daïas et dans le thalweg des vallées. Ces réservoirs ou mares, appelés r’edirs (traîtres) par les indigènes, en raison de leur peu de durée et les déceptions nombreuses qu’ils ont causées aux gens altérés, ne conservent leurs eaux que pendant une période de quarante jours, dans la saison froide. En été, ils la conservent bien moins longtemps encore, d’où la nécessité pour les nomades, à l’époque de la sécheresse, d’abandonner, bien malgré eux, ces terres de parcours, et de remonter vers le Nord, dans la région des eaux vives. 
 
 
 
Ce plateau devient donc complètement désert depuis le mois de mai jusqu’au mois d’octobre ; c’est à peine s’il est sillonné par les caravanes qui, malgré la saison avancée, se rendent encore du Tell au Mzab et à Touggurt. C’est alors que les autruches chassées des régions méridionales par un soleil ardent, envahissent notre Sahara et viennent chercher l’ombre et les pâturages dans les daïas. 
 
 
La chasse à courre à l’autruche se fait dans la saison la plus chaude de l’année, elle dure environ quarante-cinq jours, du 25 juin au 10 août. C’est la chaleur plus encore que la vitesse des chevaux qui tue  l’autruche, disent les Arabes, et  l’expérience a suffisamment démontré cette vérité. 

 

 
Tous les Arabes ne chassent pas l’autruche ; ce noble exercice est, connue la chasse au faucon, le privilège de quelques tribus seulement. Ces Arabes de proie sont merveilleusement organisés pour cette existence pleine d’émotions, de  mouvement et surtout de privations; secs, nerveux, l’œil perçant, le jarret infatigable, possédant la faculté de supporter la soif et la faim jusqu’à leurs dernières limites, ainsi les a fait le désert ! 

 

Les Mekhalif-el-Djeureub sont les plus renommés parmi les forbans du Sahara pour leurs anciennes prouesses. 
 L’outillage nécessaire pour rester trois semaines ou un mois dans ce pays de la soif, comme le nomment les Mekhalifs. Le chameau en est avant tout l’auxiliaire indispensable. Sans cet excellent animal, qui possède la faculté de rester, en été, quatre à cinq jours sans boire, on ne saurait vivre dans le désert. Il faut donc, selon le nombre de jours que l’on prévoit pouvoir passer sans trouver d’eau, se procurer deux, trois, quatre chameaux par chasseur. On les charge au départ de tonneaux pleins d’eau, d’orge et de quelques vivres; il faut se munir, en outre, de fers, de clous, pour entretenir en bon état la ferrure des chevaux ; de beaucoup de sel, pour saler les dépouilles des autruches forcées. 
 
 
 
 
 
On n’emporte pas de tentes ; le feuillage de betoums est un abri bien préférable à tout autre dans celte saison. Chaque chasseur prend, avec son fusil, une quantité de poudre, de balles et de plomb, suffisante pour assurer sa subsistance pendant le temps de la chasse. 
 
 
 
 
 
Avant le départ, on fait toujours explorer le pays par deux ou trois éclaireurs montés sur des meharis (chameaux de course qui possèdent, avec les mêmes qualités que les autres, celle de pouvoir faire vingt ou trente lieues par jour), afin d’être bien renseigné sur la région où se trouvent le plus d’autruches, et pour découvrir quelques r’dirs qui auraient conservé de l’eau. Cette dernière découverte est surtout importante, parce qu’elle permet aux chasseurs de renouveler la provision d’eau sans parcourir de grandes distances, et parce que l’on est sûr de trouver, dans le voisinage, des autruches qui ont pris l’habitude de venir s’y désaltérer. 
 
 
 
 
 
Les chevaux destinés à courre l’autruche doivent être entraînés de huit à quinze jours avant la chasse. La méthode des Mekhalifs consiste à priver le cheval de fourrage, à lui diminuer la ration d’orge, et à lui faire faire progressivement, en plein midi, des courses de deux à quatre lieues. Ils ressemblent alors à des coursiers fantastiques, tant ils sont maigres par suite de l’entraînement. 
 
 
 
 
 
Rien de plus pittoresque que l’installation d’un bivouac dans une daïa ; les  chasseurs se dispersent par groupes de trois ou quatre, sous les plus beaux bétoums, à l’ombrage touffu ; on décharge les chameaux, qui se mettent à paître les herbes et les arbustes au milieu du camp ; on attache les chevaux, on visite et on assujettit leur ferrure au besoin; on allume des feux; on prépare le repas; on fait son lit. Cette besogne, pour les Mekhalifs, est des plus simples ; le sol des daïas est leur duvet ordinaire. 

 
 
 
 
 
 
Il est d’usage, dans les réunions des chasseurs d’autruches, de tenir un conseil, le soir, sur les opérations du lendemain. On y décide des points où il faut envoyer les rabatteurs, qui doivent ensuite lancer les autruches vers l’endroit où vont se poster les coureurs. 
 
 
 
 
 
Il y a deux manières de forcer l’autruche, selon que l’on court le bedou ou le gaad. Le bedou, de beda (a commencé), indique que le chasseur force l’autruche sans relais et la prend avec le même cheval, qui court ainsi depuis le commencement jusqu’à la fin. C’est la chasse la plus difficile, celle qui demande le plus de science et les meilleurs chevaux ; elle ne se fait guère qu’isolément. 
 
 
 
 
 
Quand les chasseurs sont en nombre, on chasse toujours au gaad (poste,  embuscade). Cette chasse, comme son nom l’indique, consiste à placer les coureurs à un endroit convenu, près d’un tertre ou d’un arbre culminant, d’où l’on voit venir de loin les autruches, que deux rabatteurs sont allés lancer. 
 
 
 
 
 
Il y a aussi une troisième chasse à l’autruche ; elle se fait en tout temps par des piétons, qui vont s’embusquer dans les endroits où viennent paître les autruches. C’est un genre d’affût qui demande la plus grande patience ; quelquefois les chasseurs attendent les autruches pendant quinze jours. On affûte encore l’autruche au moment de la ponte, en se postant près du nid. 
 
 
 
 
 
 
Ce qui rend le gaad possible, c’est que les autruches suivent presque toujours la direction dans laquelle elles sont lancées, avec une tendance néanmoins à incliner vers l’Ouest. Les rabatteurs, qui connaissent la situation de l’embuscade, se basent sur sa direction pour le lancer ; mais cette opération n’en est pas moins fort difficile et très fatigante, parce qu’il faut d’abord explorer le pays dans un tiers ou un demi-tour d’horizon, à quatre ou cinq lieues du gaad, pour trouver les autruches, et qu’ensuite, après les avoir lancées dans la bonne direction, il faut les maintenir en manœuvrant en conséquence, tout en courant le plus vite possible, pour fatiguer à moitié les autruches avant leur arrivée au gaad. 
 
 
 
 
 
On ne choisit donc que des chasseurs émérites pour rabattre sur le gaad ; aussi est-il d’usage chez les Mekhalifs, dans leurs kanouns (canons, règles) sur la chasse, que la moitié des autruches tuées par le gaad appartiennent aux rabatteurs. 
 
 
 
 
 
Les rabatteurs ne lancent jamais les autruches avant l’heure où ils savent que le gaad est à son poste : ils reconnaissent cette heure lorsque le soleil atteint le zénith ; quand l’ombre est à peu près d’aplomb, ils la mesurent avec leur baguette de cédrat en la tenant verticale : c’est l’heure de midi. 
 
 
 
 
 
L’autruche, lorsqu’elle est en troupe, fascine tellement le chasseur, qu’aucune autre idée que celle de courir après et de l’atteindre quand môme, ne saurait entrer dans la cervelle du chasseur ; toute préoccupation pour sa conservation personnelle ou celle de son cheval disparaît; la possibilité de s’égarer, chose assurément fort grave, ne le touche point, il n’a plus qu’un unique but : El Nâam idjebed el Kalb ou elaïn ! disent les Mekhalifs. L’autruche tire le cœur et l’œil ! sous l’empire de cette puissante attraction, on chasse avec frénésie ! 
 
 
 
 
 
Tant que les autruches courent réunies, les chasseurs ne forment qu’un groupe; mais lorsqu’elles sentent qu’elles seront bientôt forcées, un suprême instinct les porte à se disperser, afin d’augmenter leurs chances de salut; c’est alors que chaque chasseur choisit la sienne. Ordinairement on suit pour cela l’ordre dans lequel on est placé, c’est-à-dire que les autruches qui se détachent à droite sont suivies par ceux qui sont à droite, celles qui sont à gauche par ceux qui sont à gauche, et toujours ainsi en se fractionnant individuellement. On les vise, autant que possible, à la tête, et lorsqu’elles sont abattues, on les saigne, suivant la coutume, car on sait que les musulmans ne mangent la chair des animaux que lorsqu’ils les ont préalablement saignés, en prononçant la formule : « Au nom de Dieu, Dieu seul est grand ! » 
 
 
 
 
 
Après la chasse, les chevaux sont l’objet de tous les soins ; on les fait boire, on leur laisse brouter l’herbe de la daïa, et peu après on leur donne l’orge. 
 
 
 
 
 
Quant à l’autruche, les Mekhalifs conservent assez longtemps sa chair, qui a la plus grande analogie avec celle du bœuf, et sa graisse qui, suivant eux, est un spécifique pour tous les maux. La chair qui n’est pas immédiatement mangée, est découpée en lanières et séchée au soleil : traitée ainsi, elle se conserve des mois entiers. Tout sert, tout est bon dans l’autruche ; les plumes se vendent, la chair se mange, la peau des cuisses et du cou sert à conserver la graisse, la plante des pieds sert à faire des semelles de brodequins pour les piétons, les nerfs plus ou moins dédoublés donnent un cordonnet très fort, propre à coudre le cuir. Aussi les Mekhalifs ont-ils l’habitude de dire, quand ils font une affaire avantageuse : Kif il Nâam chem ou riche. « C’est comme l’autruche, plumes et graisse. » 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les communes d’Algérie 1903 / en ‘T’

3072018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Taâbna: douar de la commune mixte  de Collo, à 35 k., arr. Philippeville, dép. Constantine; 4,640hect.;2,069 ind. ; exploitation de forêts de chênes-liège ; céréales, oliviers ; élevage : bœufs, chèvres. 

 
 
 
 
 
Taâssalet: douar de la commune mixte  de Zemmora, à 45 k., arr. Mostaganem, dèp. Oran ; 10,524 hect. ; 1,435 ind. ; céréales, forêts ; élevage du bétail. 

 
 
 
 
 
Tababort: nom d’une commune mixte, arr. Bougie, dép. Constantine, dont le siège est à Djidjelli ; sup. 89,304 hect. ; pop. 41,835 ind. ; 384 franc.; pays montagneux ; vastes forêts de chênes-liège et de chênes-zéens ; céréales, vigne (280 hect.), oliviers en quantité, châtaigniers, noyers, orangers 6,375, citronniers 2,670 ; élevage du bétail très développé : bœufs, chevaux, mulets, moulons, chèvres; lac. nourrit environ 1,418 mulets, 14,000 bœufs, 27,600 moutons, 60,000 chèvres ; plusieurs mines de fer, de cuivre et de plomb argentifère ; carrière de granit en active exploitation, au cap Cavallo. 

 
 
 
 
 
 
Tababort: section de la commune mixte du même nom ; à 69 k. de Djidjelli ; 2,922 ind.; céréales, oliviers, orangers, noyers ; forêts de chênes-liège et de chênes-zéens; élevage: bœufs 1,041, moutons 2,289, chevaux, mulets. 

 
 
 
 
 
Tabarourt: village indigène du douar Zekri, commune mixte d’Azeffoun, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger ; école. 

 
 
 
 
 
Tabellout: douar de la commune mixte de Tababort, arr. Bougie, dép. Constantine; à 20 k. de Djidjelli ; 3,990 hect. ; 2,576 ind. ; céréales, oliviers, orangers, forêts de chênes-liège et chênes-zéens ; élevage : bœufs, moutons, chevaux, mulets. 

 
 
 
 
 
Tabia: village de la commune mixte de La Mékerra, arr. Sidi-bel-Abbès, dép. Oran; station chemin de fer Sainte-Barbe-du-Tlélat à Tlemcen, embranchement pour la ligne de Tabia à Ras-el-Mà ; à 23 k. de Sidi-bel-Abbès et à 5 k. de Bou-Kanéfis ; télégr. à la gare, pos. à Bou-Kanéfis; pop. 725 hab., dont 375 franc.; eau abondante ; céréales, vigne (215 hect.). 

 
 
 
 
 
Tablât: chef-lieu de commune, arr. et dép. Alger, à 68 k. ; gare la plus proche : Arba, à 38 k. ; pos., télégr., jus. de paix, tribunal répressif ; 193 hab. ; céréales, vigne, arbres forestiers. 

 
 
 
 
 
Tablât: nom d’une commune mixte dont le siège est au village de Tablât ; sup. 139,445 hect. : pop. : 43,030 hab. ; franc. 118, ind. 42,887, divers 25 ; céréales, arbres fruitiers, peu de vigne ; forêts de pins d’Alep,. oliviers : élevage : chevaux 674, bœufs 7,902, mulets 1,847, moutons 26,500, chèvres 60,700 ; moulins à huile ; carrière de pierre à plâtre. 

 
 
 
 
 
Tablat: tribu de la commune mixte de Tablat, à 10 k., arr. et dép. Alger; 10,515 hect. ; 5,584 ind. ; céréales, vigne, oliviers, forêt de pins d’Alep ; élevage : chevaux, bœufs, moutons. 

 
 
 
 
 
Tabouda: fermes de la commune  d’Oued-Amizour, arr. Bougie, dép. Constantine, sur la rive droite de l’oued Sahel, en face Il-Maten, auquel elles sont reliées par un pont ; ferme importante de la Société agricole et industrielle de Tabouda. 

 
 
 
 
 
Tachachit (ancienne tribu des Beni-Yala-Cheraga): douar de la commune mixte  de Beni-Mansour, arr. et dép. Alger ; à côté de la gare d’El-Adjiba; 12,476 hect.; 2,889 ind.; céréales, oliviers ; source d’eau gazeuse bicarbonatée à Tiloulout. 

 
 
 
 
 
Tacheta: douar de la commune mixte des Braz, arr. Miliana, dép. Alger; à 56 k. de Duperré et à 26 k. de la gare des Attaffs ; 10,430 hect. : 3,489 ind. ; blé, orge, forêt de chênes-liège ; élevage : moutons 4,250, bœufs, 1,100, chevaux 150. 

 
 
 
 
 
Tachouda: douar de la commune mixte de Fedj-M’zala, à 41 k.,arr. et dép. Constantine ; 8,040 hect.; 4,334 ind.; céréales; élevage : mulets, bœufs, moutons. 

 
 
 
 
 
Tacht: fraction du douar Belloua, commune de Tizi-Ouzou, dép. Alger. 

 
 
 
 
 
Taddert-ou-Fella: village indigène  du douar Oumalou, commune mixte de Fort-National, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger; école; orphelinat pour les enfants kabyles. 

 
 
 
 
 
Tadergount: fraction du douar Beni-Felkaï, commune mixte de Takitount, arr. Bougie, dép. Constantine ; à 34 k. Sud 40° Est de Bougie ; mine de cuivre en exploitation. 

 
 
 
 
 
Tadjemout: ksar, tribu et caïdat de la commune indigène et de la sub. de Laghouat, dép. Alger ; 870 ind.; le ksar est situé à 32 k. Nord-Ouest de Laghouat et à 65 k. Est d’Aflou ; école; télégr. militaire. 

 
 
 
 
 
Tadjemout: douar de la commune mixte du Télagh, à 40 k., arr. Sidi-bel-Abbès, dép. Oran ; gares les plus proches : Bedeau et Tlemcen ; 64,719 hect. ; 2,303 ind., 462 eur. ; céréales, forêts ; élevage : chevaux, moutons. 

 
 
 
 
 
Tadjena (V. Fromentin, nom nouveau). 

 
 
 
 
 
Tadjerouna: tribu, ksar, caïdat de la commune indigène de Tiaret-Aflou, annexe d’Aflou (sub. Mascara), dép. Oran; 755 ind. ; le ksar est situé sur la route de Saïda à Ouargla, à 36 k. d’Aïn-Mahdi, à 15 k. d’El-Maïa et à 248 k. de Saïda ; oasis. 

 
 
 
 
 
Tadmaïa: centre en projet, commune mixte de Remehi, arr. Tlemcen, dép. Oran, à 14 k. de Rachgoun et à 19 k. de Beni-Saf. 

 
 
 
 
 
Tadmaït: fermes de la commune du Camp-du-Maréchal, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger. 

 
 
 
 
 
Tadmit: ksar de la tribu des Mekhalif-Lazerez, commune indigène et sub. de Laghouat, dép. Alger, sur la route de Djelfa à Laghouat, à 20 k. d’Aïn-el-Ibel, à 12 k. de Mokta-el-Oust et à 64 k. de Laghouat. 

 
 
 
 
 
Tafaraoua: douar de la commune mixte de Saïda, à 25 k., arr. Mascara, à 96 k., dép. Oran; 111,411 hect.; 3,481 ind., 165 eur. ; desservi par les gares de Khralfallah, Modzbah, Bou-Rached, Tafraoua, Muley-Abdelkader et El-Beïda, qui sont situées sur son territoire : céréales, vigne; établissement alfatier de Tafaroua et de Khalfata ; élevage très développé : bœufs 1,029, moutons 52,588, chèvres 5,069. 

 
 
 
 
 
Tafaroua: station chemin de fer Arzew à Duveyrier, à 35 k. de Saïda et à 248 k. d’Aïn-Sefra. 

 
 
 
 
 
Tafaroui: chef-lieu de commune, arr. et dép. Oran, à 28 k. ; gare la plus proche : Tlélat, à 10 k. ; télégr. municipal, pos. à Oran; pop. 271 franc., 123 esp., 6,145 ind., 54 marocains ; pays très sain, eau abondante ; céréales, vigne (508 hect.); élevage du bétail ; gisements de phosphates près du pic de Tafaroui. 
 
Douars : Tenazet, Sidi-Ghalem. 

 
 
 
 
 
Tafertast: douar de la commune mixte des Biban, arr. Sétif, dép. Constantine : à 10 k. de La Medjana et à 22 k. de Bordj-bou-Arréridj ; 5,316 hect. ; 972 ind. ; céréales, forêts. 

 
 
 
 
 
Taflout: douar, dont le territoire est réparti : commune de Charon, 4,171 hect., 2,134 ind. ; commune mixte du Cheliff, 7,960 hect., 1,447 ind.; à 11 k. de Charon et à 69 k.,de Lamartine ; céréales, forêts; élevage: bœufs, moutons. 

 
 
 
 
 
Tafna: douar de la commune mixte de Remchi, arr. Tlemcen, dép. Oran ; à 15 k. de Montagnac ; 12,893 hect. : 1,506 ind., 30 eur. ; céréales; élevage des bœufs, chevaux, chèvres, moutons. 

 
 
 
 
 
Tafrent: douar de la commune mixte de Saïda, à 28 k., arr. Mascara, à 51 k., dép. Oran ; gare la plus proche : Franchetti, à 8 k.; 19,255 hect.; 2,025 ind., 38 eur. ; céréales ; élevage : moutons, chèvres. 

 
 
 
 
 
Tagarins (Les): hameau aux portes d’Alger, à 1 k. 500, sur la route d’Alger à El-Biar, près du Fort-l’Empereur. 
 
 
 
 
Taghit: section indigène de la commune mixte de l’Aurès, arr. Batna, dép. Constantine ; à 60 k. de Lambèse ; 649 ind., 7 eur. ; mine de mercure importante, en exploitation, à 42 k. Sud 8° Ouest de Batna ; peu de céréales; jardins avec arbres fruitiers; peu d’élevage.

 
 
Taghria: douar de la commune mixte  de Renault, arr. Mostaganem, dép. Oran ; à 15 k. de la gare de Saint-Aimé ; 13,465 hect. ; 2,713 ind. ; céréales; élevage : bœufs, moutons. 

 
 
Taglaït (ancienne tribu des Ouled-Hamech): douar de la commune mixte de Maâdid, arr. Sétif, dép. Constantine ; à 45k. de Bordj-bou-Arréridj ; 7,200 hect. ; 2,116 ind.; céréales; élevage : bœufs, moutons. 

 
 
Tagouba: douar de la commune mixte d’Oued-Marsa, arr. Bougie, à 30 k., dép. Constantine ; à 15 k. du cap Aokas; 3,034 hect.; 1,065 ind.; forêts de chênes-liège, oliviers, caroubiers, figuiers, céréales.

 
 
Tagremaret: fraction du douar Kcelna, commune mixte de Frenda, à 43 k., arr. Mascara, à 60 k., dép. Oran ; 48 hab. ; au milieu de forêts de chênes-verts ; céréales; élevage: chevaux, bœufs, moutons ; marché important le mercredi ; belle carrière de calcaire dur.

 
 
Taguedide (ancienne tribu des Ouled-Messelem): douar de la commune mixte  d’Aumale, à 38 k., arr. et dép. Alger ; 33,000 hect. ; 3,348 ind. ; blé, orge; forêts de pins d’Alep; élevage : chevaux, bœufs, moutons, chèvres; marché le jeudi.

 
 
Taguemount-Azouz : village indigène du douar Aït-Mahmoud, commune mixte de Fort-National, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger; école.

 
 
Taguemount-ou-Kerrouche: village indigène du douar Beni-Aïssi, commune mixte de Fort-National, arr.  Tizi-Ouzou, dép. Alger ; école.

 
 
Taguenit-Ighil: village indigène du douar Mahouch, commune mixte de Guergour, arr. Bougie, dép. Constantine ; école.

 
 
Taguin: village indigène, sur la route de Boghari à Aflou ; à 41 k. Sud de Chellala, à 244 k. de Géryville et à 133 k. de Boghar, à la limite des cercle de Boghar et de Djelfa ; pays marécageux, mais précieux par ses fourrages, son alfa et surtout ses eaux de sources, auxquelles viennent de loin se désaltérer les troupeaux des nomades ; célèbre par la prise de la smala d’Abd-el-Kader par le duc d’Aumale, le 14 mai 1843.

 
 
Tahamda: douar de la commune mixte  de La Mina, arr. Mostaganem, dép. Oran ; à 10 k. de Clinchant ; gare la plus proche : L’Hillil, à 8 k. ; 2,565 hect. ; 1,533 ind. ; céréales, élevage du bétail.

 
 
Tahanent (ancienne tribu des Beni-Maâfa): douar de la commune mixte d’Aïn-Touta, arr. Batna, dép. Constantine ; à 20 k. de Mac-Mahon ; 30,275 hect.; 1,406 ind., 35 eur.; céréales, forêts de chênes.

 
 
Taher: nom d’une commune mixte, arr. Bougie, dép. Constantine ; sup. : 54,994 hect. ; pop. : 37,883 hab. ; franc. 356, divers 24, ind. 37,503 ; pays boisé et accidenté ; forêts de chênes-liège; oliviers; 3,764 orangers ; élevage : 12,639 bœufs, 967 mulets, 426 chevaux, 11,716 moutons, 39,525 chèvres.

 
 
Taher: village, chef-lieu de la commune mixte du même nom, à 19 k. de Djidjelli et à 107 k. de Bougie ; pos., téleg. ; 364 hab. ; céréales, oliviers, vignoble (109 hect.), chênes-liège ; élevage : bœufs et moutons ; marché important pour le bétail.

 
 
Taïbet-el-Gueblia: tribu et cheïkhat indépendant de la commune indigène et du cercle de Touggourt (sub. de Batna), dép. de Constantine ; 2,418 ind.

 
 
Taïcha: douar de la commune mixte  d’Aumale, à 25 k., arr. et dép. Alger ; 5,425 hect. ; 759 ind. ; blé, orge ; élevage : bœufs, chevaux, moutons, chèvres.

 
 
Taïlmant: douar de la commune mixte d’El-Milia, arr. et dép. Constantine : à 17 k. d’El-Milia et à 47 k. de Djidjelli ; 911 hect. ; 561 ind.; forêts de chênes-liège exploitées par l’Etat et particuliers ; céréales, sorgho, maïs; élevage: chevaux, mulets, bœufs, moutons, chèvres. 

 
 
Taka: village indigène du douar Aït-Yahia, commune mixte du Djurdjura, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger ; école.

 
 
Takdempt: douar de la commune mixte  de Tiaret, à 12 k., arr. Mostagnem, dép. Oran ; desservi par les gares de Takdempt, Séfalou et Aïn- Sorb ; 21,096 hect. ; 3,232 ind., 25 eur. ; céréales, forêts ; élevage : chevaux, moutons, bœufs, chèvres. 

 
 
Takdempt: hameau de la commune de Dellys, à 8 k., arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger ; station chemin de fer sur routes de Dellys à Boghni ; pos., télégr. à Dellys ; 95 franc., 375 ind.; céréales, vigne (45 hect.),  oliviers, figuiers.

 
 
Takdempt: hameau de la commune mixte de Tiaret, à 10 k., arr. Mostaganem, dép. Oran; station chemin de fer Mostaganem à Tiaret ; 40 hab.; ancien établissement militaire très important d’Abd-el-Kader, qui avait établi là un arsenal, des forges et des magasins de ravitaillement, se croyant, à l’abri dans ce pays sauvage et montagneux. Mais à l’approche des colonnes françaises, le 25 mai 1841, il incendia l’établissement de Takdempt, dont ils ne trouvèrent que des cendres.

 
 
Takenfoust: village indigène de la commune mixte du Djurdjura, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger ; à 17 k. de Fort-National et à 3 k. de Michelet.

 
 
Takitount: nom d’une commune mixte, arr. Bougie, dép. Constantine, dont, le chef-lieu est au village de Périgotville ; sup. 89,415 hect.: pop. : 40,570 hab.; franc. 820, ita. 117, ind. 39,618, divers 15; pays montagneux; céréales, vigne (135 hect.), arbres fruitiers en quantité, 13,750 orangers, 7,400  citronniers, 22,500 grenadiers ; forêts de chênes-verts et de chênes-liège ; culture du tabac dans quelques douars ; élevage : chevaux 1,530, bœufs 7,220, mulets 2,141, moutons 46,188, chèvres  30,749 ; sources minérales abondantes, parmi lesquelles les eaux alcalines, bicarbonatées d’Aïn-  Hamza, comparables à l’eau de Vichy.

 
 
Takitount: douar de la commune mixte  du même nom ; à 28 k. de Périgotville et à 38 k. de la gare de Sétif ; 4,460 hect. ; 2,001 ind. ; céréales, arbres fruitiers ; élevage : chevaux, bœufs, moutons, chèvres ; source d’eau minérale.

 
 
Takoka: douar de la commune d’Aïn-Abessa, arr. Sétif, dép. Constantine ; 4,692 hect. ; 1,256 ind.

 
 
Takoucht: village indigène de la commune mixte du Haut-Sebaou, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger, sur la route de Tizi-Ouzou à Ighzer-Amokran ; à 3 k. d’Aïn-Salah.

 
 
Takourt: douar de la commune mixte de Cassaigne, à 18 k., arr. Mostaganem, dép. Oran ; gare la plus
proche : Aïn-Tédelès, à 43 k. ; 6,465 hect. ; 1,902 ind. ; céréales, figuiers ; forêts ; élevage : chevaux, bœufs, moutons, chèvres. 

 
 
Takriets: fraction de douar, commune mixte de Soummam, arr. Bougie, dép. Constantine ; station chemin de fer Beni-Mansour à Bougie ; à 18 k. d’Akbou et à 48 k. de Bougie ; pos., télégr. à Akbou ; la station dessert le village de Seddouk et de nombreux, villages arabes disséminés dans la contrée.

 
 
Taksebt: grande halte sur la route de Tizi-Ouzou à Fort-National, à 13 k. de Tizi-Ouzou, dép. Alger.

 
 
Tala-Ifacène: douar de la commune mixte de Guergour, arr. Bougie, dép. Constantine; à 52 k. de Lafayette ; 8,810 hect.; 3,909 ind. ; céréales, forêts; élevage du mouton.

 
 
Tala-Imedrane (ancienne tribu des Ouled-el-Kseub): douar dont le territoire est réparti : commune de Mirabeau, 1,901 hect., 2,892 ind.; commune mixte  de Dra-el-Mizan, 4,267 hect., 4,701 ind.

 
 
Tala-M’aïach: village indigène de la commune mixte de Mizrana, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger ; école. 
 
 
 
 
Tala-N’tazert: village indigène de la commune mixte du Djurdjura, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger ; école.

 
 
Tala-Tazert; village indigène de la commune mixte de Soummam, arr. Bougie, dép. Constantine ; école.

 
 
Talassa: douar de la commune mixte de Ténès, arr. Orléansville, dép. Alger ; à 32 k. de Ténès, à 14 k. de Cavaignac et à 25 k. de Montenotte ; 10,461 hect. ; 1,533 ind., 29 eur.; fermes Saint-Louis, céréales
et élevage ; ferme Regnier, céréales, vigne et essence de géranium.

 
 
Talha: douar de la commune mixte de Beni-Salah, arr. Bône, dép. Constantine ; à 20 k. de Saint-Joseph ; 9,274 hect. ; 1,204 ind. ; céréales, oliviers ; élevage : bœufs, moutons, chèvres.

 
 
Talkrent: douar de la commune mixte des Ouled-Soltan, arr. Batna, dép. Constantine ; à 30 k. de N’gaous ; 18,726 hect. ; 3,466 ind. ; céréales.

 
 
Taliouïn: douar de la commune de Palestro, arr. et dép. Alger; 734 ind.

 
 
Talmat: village indigène du douar Beni-Ourtilane, commune mixte de Guergour, arr. Bougie, dép.  Constantine ; école.

 
 
Tamalous: village indigène du douar Beni-Oualban, commune mixte de Collo, arr. Philippeville ; dép. Constantine ; à 27 k de Collo et à 38 k. de la la gare Col-des-Oliviers ; caravansérail, gîte d’étape, sur la route de Collo au Col-des-Oliviers ; forêt de chênes-liège.

 
 
Tamarins: hameau de la commune mixte d’Aïn-Touta, à 8 k., arr. Batna, à 41 k. ; station chemin de fer Constantine à Biskra ; céréales, alfa.

 
 
Tamaroucht: village indigène du douar des Beni-Douéla, commune mixte de Fort-National, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger ; école ; poteries ind. renommées.

 
 
Tamatinat: fermes de la commune  mixte de Souk-Ahras, à 23 k., arr. Guelma, dép. Constantine ; à 10 k. de la gare de Dréa ; 26 hab.

 
 
Tamazîrt: village indigène du douar Aït-Irdjen, commune mixte de Fort-National, à 12 k., arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger ; sur la route de Tizi-Ouzou à Port-Gueydon ; école ; céréales, oliviers.

 
 
Tamazirt-ou-Rabah: village indigène du douar Ouaguenoun, commune mixte  de Mizrana, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger.

 
 
Tamda: village indigène du douar Mekla, commune mixte du Haut-Sebaou, arr. Tizi-Ouzou, à 20 k., dép. Alger ; à 21 k. d’Azazga ; 118 hab. ; céréales, vigne, oliviers, tabac.

 
 
Tamda: fraction indigène du douar Bou-Zegza, commune de Saint-Pierre-Saint-Paul, dép. Alger.

 
 
Tameksalet: douar de la commune mixte de Sebdou, à 45 k., arr. Tlemcen, dép. Oran; 12,425 hect. ; 747 ind.; céréales; élevage du bétail.

 
 
Tamellahat: douar de la commune  de l’Ouarsenis, arr. Orléansville, dép. Alger ; à 12 k. de Bordj-Beni-
Hindel ; 5,373 hect. ; 1,769 ind. ; céréales, arbres fruitiers; peu de forêts.

 
 
Tamendjar: douar de la commune mixte d’El-Milia, arr. et dép. Constantine ; à 16 k. d’El-Milia et à 52 k. de Djidjelli; 2,021 hect.; 1,493 ind. ; école ; céréales, forêts de chênes-liège ; élevage : chevaux, mulets, bœufs, moutons, chèvres. 

 
 
Tamerna-Djedida: fraction de la tribu des Tamerna, commune indigène et, cercle de Touggourt (sub. de Batna), dép. Constantine ; 694 ind.

 
 
Tamerna-Guedima: fraction de la tribu des Tamerna, commune indigène et cercle de Touggourt (sub. de Batna), dép. Constantine ; 639 ind.

 
 
 
Tamesguida: ancienne tribu des Mouzaïa, dont le territoire a été réparti : commune de Lodi, 5,906 hect., 1,340 ind.; commune de Médéa, 1,919 hect., 9,569 ind., 165 eur.

 
 
Tamgout: douar de la commune mixte du Haut-Sebaou, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger : à 20 k. d’Azazga, à
proximité de la forêt domaniale ; 6,436 hect. ; 7,050 ind. ; école ; céréales, plantations d’oliviers et de
figuiers.

 
 
Tamka: douar de la commune mixte de Khenchela, à 37 k., arr. Batna, dép. de Constantine ; 2,760 ind., 5 eur.; céréales,pâturages ; forêts de pins, cèdres et oliviers ; élevage : bœufs, moutons; mines de cuivre et de plomb.

 
 
Tamokra: douar de la commune mixte  d’Akbou, arr. Bougie, dép. Constantine ; 6,795 hect. ; 4,427 ind. ; partie la plus rapprochée d’Akbou, 24 k. ; partie la plus éloignée, 35 k.; oliviers, caroubiers, figuiers.

 
 
Tanarine: fraction du douar Tararist, commune mixte d’Oued-Marsa, arr. Bougie, dép. Constantine ; mine de cuivre à 25 k. Sud 10° Est de Bougie.

 
 
Taoudmont: centre en projet, dans le douar M’hamid, commune mixte du Télagh, arr. Sidi-bel-Abbès,
dép. Oran.

 
 
Taouïala: tribu, ksar et caïdat de la commune indigène de Tiaret-Aflou, annexe d’Aflou (sub. Mascara), dép. Oran : 735 ind. ; le ksar est situé sur la route de Tiaret à Géryville, à 40 k. d’Aflou ; c’est le ksar le plus important du Djebel-Amour.

 
 
Taourga: douar de la commune de Rèbeval, arr. de Tizi-Ouzou, dép. Alger ; 2,141 hect. ; 2,266 ind.

 
 
Taourirt: fraction du douar des Beni-Maouche, commune mixtr de Guergour, arr. Bougie, dép.  Constantine : école.

 
 
Taourirt: fraction de douar de la commune mixte de Beni-Mansour, arr. et dép. Alger; à 5 k. de Maillot.

 
 
Taourirt: village indigène du douar Iflissen, commune mixte d’Azeffoun, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger.

 
 
Taourirt: village indigène du douar Beni-Ghobri, commune mixte du Haut-Sebaou, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger.

 
 
Taourirt-Abdallah: village indigène  du douar Sekha-Ouadhia, commune mixte  de Fort-National, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger.

 
 
Taourirt-Arbache: village indigène du douar Iflissen, commune mixte d’Azeffoun, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger.

 
 
Taourirt-el-Hadjadj: village indigène du douar Beni-Yenni, commune mixte  de Fort-National, arr..Tizi-Ouzou, dép. Alger ; école.

 
 
Taourirt-Ighil: douar de la commune mixte de Soummam, arr. Bougie, dép. Constantine : à 18 k. de Sidi-Aïch et à 25 k. d’El-Kseur; 7,332 hect. ; 5,995 ind. ; bergerie communale; bordj administratif; forêt de chênes-liège ; céréales, figuiers, oliviers, caroubiers, élevage du bétail.

 
 
Taourirt-Mimoune: village indigène du douar Beni-Yenni, commune mixte de Fort-National, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger.

 
 
Taourirt-Moussa-ou-Amar: village indigène du douar Aït-Mahmoud, commune mixte de Fort-National, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger.

 
 
Taouzient:  section de la commune mixte de Khenchela, à 52 k. (tribu des Beni-Oudjana), arr. Batna, dép. Constantine ; 3,281 ind. ; céréales, pâturages, forêts de pins et chênes ; élevage du mouton.

 
 
Tararist: douar de la commune mixte  d’Oued-Marsa, arr. Bougie, dép. Constantine ; à 40 k. du cap Aokas ; 3,638 hect. ; 1,726 ind. ; céréales, caroubiers, figuiers, noyers.

 
 
Tarf: douar de la commune mixte de La Calle, à 22 k., arr. Bône, dép. Constantine ; 12,587 hect. ; 1,611
ind. ; école au village d’El-Guitoune ; céréales, forêts de chênes-liège ; élevage du bétail

 
 
Tarf: centre de la commune mixte de La Calle, à 22 k., arr. Bône, dép. Constantine : gares les plus proches : Bône, à 65 k. et Souk-Ahras, à 80 k. : pos., télégr.; 327 hab., dont 30 étrangers; céréales, vigne, culture maraîchère, élevage du bétail.

 
 
Tarfet-Aourir: village indigène du douar Beni-Chebana, commune mixte de Guergour, arr. Bougie, dép. Constantine ; école.

 
 
Taria (V. Oued-Taria).

 
 
Tarja (V. Oued-Tarja).

 
 
Tarta: fraction de la commune de Dublineau, arr. Mascara, dép. Oran ; 54 hab.

 
 
Tarzoult: fraction indigène de la commune de Ménerville, à 3 k., arr. et dép. Alger. 
 
 
 
 
Tarzout: fraction et cheïkhat de la tribu des Ouled-Saoud, commune indigène de Touggourt, annexe d’El-Oued, à 10 k. (sub. de Batna), dép. Constantine ; 2,635 ind.; oasis de l’Oued- Souf.

 
 
Tarzout: fraction indigène de la commune mixte de Ténès, arr. Orléansville, dép. Alger ; céréales, vigne (35 h.).

 
 
Tasra: petite oasis, à 23 k. de Duveyrier, reliée à l’oasis de Figuig appartenant aux gens de Zenaga.

 
 
Tassaft-Guezra: village indigène du douar Oumalou, commune mixte de Fort-National, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger.

 
 
Tassaft-ou-Ouguemoune: village indigène du douar Ouassif, commune mixte  du Djurdjura, arr. de Tizi-Ouzou, dép. Alger ; école.

 
 
Tassadane: douar de la commune mixte de Fedj-M’zala, à 25 k., arr. et dép. Constantine; 5,168 hect.; 3,834 ind.; céréales, oliviers, arbres fruitiers ; élevage : bœufs et chèvres ; fabrication d’huile et savon arabe.

 
 
Tassafits (ancienne tribu des Toudja): douar de la commune mixte de Soummam, arr. Bougie, dép. Constantine ; à 55 k. de Sidi-Aïch et à 22 k. de la Réunion, sur le chemin de la Réunion à la mer ; 7,603 hect. ; 4,139 ind. ; forêt de chênes-liège des Bou-Hatten ; céréales, figuiers, oliviers, caroubiers.

 
 
Tassala: douar de la commune de Fedj-M’zala, à 51 k., arr. et dép. Constantine ; 5,441 hect.; 3,100 ind. ; forêt de chênes-liège de Zouagha: oliviers, noyers, câpriers ; élevage : bœufs et chèvres ; gisements de cuivre, en exploitation.

 
 
Tassameurt: douar de la commune mixte des Biban, arr. Sétif, dép. Constantine ; à 40 k. de Medjana
et à 52 k. de Bordj-bou-Arréridj ; 10,077 hect..; 3,375 ind. ; céréales, figuiers, oliviers ; moulins à farine.

 
 
Tassin: chef-lieu de commune, arr. Sidi-bel-Abbès, à 32 k., dép. Oran ; gare la plus proche : Tatfaman, à 9 k.: pos., télégr.; pop. : 601 franc., 260 étrangers, 80 ind. ; céréales (2,700 hect.), vigne (537 hect.) ; élevage du bétail ; charbon de bois, écorce à tan.

 
 
Taten-Yayia: village indigène de la commune mixte du Télagh, arr. Sidi-bel-Abbès, dép. Oran ; station chemin de fer Tabia à Ras-el-Mâ ; à 14 k. de Bedeau et à 23 k. de Ras-el-Mà ; 58 hab.

 
 
Tatfaman: groupe de fermes de la commune mixte d’Aïn-Fezza, arr. de Tlemcen, dép. Oran; station chemin de fer Sainte-Barbe-du-Tlélat à Tlemcen ; à 40 k. d’Aïn-Fezza et à 22 k. de Lamoricière ; 109 hab. ; céréales, vigne (180 hect.) ; exploitation du tan, fabrication du charbon de bois.

 
 
Taxas: hameau de la commune mixte  d’Aïn-M’lila, arr. et. dép. Constantine ; station ch. de fer Aïn  Beïda à Ouled-Rhamoun, à 49 k. de Constantine ; pos. à Ouled-Rhamoun ; culture des céréales, alfa.

 
 
Taya ou Thaya: village du douar Taya-Selib, commune mixte d’Oued-Cherf, arr. Guelma, dép. Constantine ; station chemin de fer Bône à Khroubs ; à 35 k. de Guelma et à 27 k. d’Oued-Zenati ; forêt de chênes-liège ; mine de mercure et d’antimoine, en exploitation.

 
 
Taya-Selib: douar de la commune mixte d’Oued-Cherf, arr. Guelma, dép. Gonstantine ; à 30 k. d’Aïn-Amara et à 5 k. de la gare de Taya ; 3,638 hect. ; 2,245 ind. ; école au village d’Aïn-Taya; céréales, vigne, oliviers ; ruines romaines ; dolmens mégalithiques.

 
 
Taza: douar de la commune mixte de Téniet-el-Had, à 35k., arr. Orléansville, dép. Alger ; 7,713 hect.; 1,546 ind. ; céréales, vigne, arbres fruitiers, forêts de pins et de chênes.

 
 
Taza: village indigène du douar Ousammeur, commune mixte de Fort-National, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger ; gare la plus proche: Allaghan.

 
 
Taza: village de la commune mixte, de Téniet-el-Had, à 36 k., arr. Orléansville, dép. Alger ; gares les plus proches : Berrouaghia, à 97 k.; Affreville, à 105 k.; pos. à Téniet-el-Had, télégr. ; 256 hab. ; eau abondante; céréales, arbres fruitiers ; élevage du mouton ; marché important.

 
 
Tazerout: village indigène du douar Acif-el-Hammam, commune mixte de Soummam, arr. Bougie, dép. Constantine ; à 41 k. d’El-Kseur et à 66 k. de Bougie.

 
 
Tazerout: village indigène du douar Ouzellaguen, commune mixte d’Akbou, à 20 k., arr. Bougie, à 70 k., dép. Constantine.

 
 
Tazerout: village indigène du douar El-Ouldja, commune mixte d’Attia, arr. Philippeville, dép.  Constantine.

 
 
Tazerout-Ihaddadem: village indigène du douar Beni-Oughlis, commune mixte de Soummam, arr. Bougie, dép. Constantine ; à 26 k. d’El-Kseur et à 52 k. de Bougie.

 
 
Tazerouts: village indigène du douar Idjeur, commune mixte du Haut-Sebaou, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger; à 8 k. de Michelet.

 
 
Tazgaït: douar de la commune mixte de Cassaigne, arr. Mostaganem, dép. Oran ; à 15 k. de Cassaigne et à 40 k. de la gare d’Aïn-Tedelès ; 3,598 hect. ; 836 ind., 17 eur. ; céréales, figuiers ; élevage : bœufs, 
chevaux, moutons.

 
 
Tazia: douar de la commune mixte de Taher, arr. Bougie, dép. Constantine ; à 18 k. de Taher et à 25 k. de Djidjelli ; 2,072 hect. ; 1,032 ind. ; forêt de chênes-liège des Beni-Khettab ; douar limitant les communes de Strasbourg et de Tababort; oliviers, chênes-liège ; élevage des chèvres.

 
 
Tazmalt: douar de la commune mixte d’Akbou, arr. Bougie, dép. Constantine ; à une distance moyenne de 17 k. d’Akbou: 2,130 hect.; 2,468 ind.; oliviers, figuiers, caroubiers.

 
 
Tazmalt: village de la commune mixte d’Akbou, arr. Bougie, dép. Constantine ; station ch. de fer Beni-Mansour à Bougie ; à 301 k. de Constantine, à 8 k. de Beni-Mansour et à 17 k. d’Akbou; pos., télégr. ; pop. : 175 franc., 601 ind. ; climat sain, végétation très belle, eau abondante ; céréales, un peu de vigne ; principale culture : les oliviers ; fabriques importantes d’huile d’olive surfine et huile kabyle ; production annuelle : 800,000 kiloks. Tazmalt est le point d’où partent et où arrivent les touristes allant faire où venant de faire des excursions en Kabylie par Tizi-Ouzou, Fort-National et le Col de Tirourda.

 
 
Tazout: mine de plomb, à 3 k. Nord de Saint-Cloud, arr. et dép. Oran ; reprises d’anciennes galeries .

 
 
Tazrourt: village indigène du douar Aït-Ouarest-ou-Ali, commune mixte d’Oued-Marsa, arr. Bougie, à 30 k., dép. Constantine.

 
 
Tehaïf: douar de la commune mixte de Tablât, à 30 k., arr. et dép. Alger ; 8,368 hect. ; 3,036 ind. ; céréales, forêts de pins d’Alep ; élevage: chevaux, mulets, bœufs, moutons, chèvres.

 
 
Tebaïga: douar de la commune mixte de l’Edough (ancienne tribu des Ouled-Attia), arr. Bône, dép. Constantine; 9,812hect.; 2,549 ind., 5 eur. : mine de fer à 4 k. Ouest d’Aïn-Mokra.

 
 
Tebesbest: fraction de la tribu de Touggourt, commune indigène et cercle de Touggourt (sub. de Batna), dép. Constantine ; 1,091 ind.

 
 
Tébessa: chef-lieu de commune et de canton, arr. et dép. Constantine, à une altitude de 855 à 1,000m ; gare terminus du chemin de fer de Souk-Ahras à Tébessa ; à 128 k. de Souk-Ahras et à 345 k. de Constantine (par la voie ferrée) ; pos., télégr., garnison, quartier de cavalerie, hôpital militaire, jus. de p. ; pop. : ville 4,733 hab. ; 633 franc., 167 isr. ; 294 ita., 5,215 ind., 581 tunisiens; eau abondante : plaines et montagnes; forêts, céréales, arbres fruitiers ; élevage : 154,750 moutons, 61,320 chèvres; marché très important; céréales, laines, bestiaux, peaux, huiles. Ville très ancienne dont la fondation remonte à l’an 72 av. J.-C. Ruines romaines très remarquables, classées comme monuments historiques. Ville frontière de la Tunisie. Douar : Tébessa, 2,389 ind.

 
 
Tébessa: nom de cercle militaire et de commune indigène, sous le commandement militaire (sub. de Batna), dép. Constantine ; sup. : 966,150 hect. ; pop.: 39,500 ind.; forêts, oliviers, figuiers, arbres fruitiers divers, céréales, un peu de vigne, culture du palmier sur certains points (15,722 palmiers) ; élevage du bétail très développé : 1,416 chevaux, 596 mulets, 7,430 chameaux, 2,120 bœufs, 262,338 moutons et 86,432 chèvres; plusieurs marchés importants pour huiles, dattes, bestiaux. Cette région est la plus riche de l’Algérie, au point de vue minéralogique : 4 mines de plomb à Aïn-  Tolba, à 45 k. Nord, à Chabel-el-Melah, à 60 k. Nord ; 3 mines de cuivre : à Aïn-Did, à 36 k. Nord, à Mézouïa, à 34 k. Nord, à Djebel-bou-Kadra, à 44 k. Nord ; 15 mines de zinc, dont une seule en exploitation, à Bekkaria, à 10 k. Est de Tébessa.

 
 
Tébessa: douar de la commune indigène du même nom ; 18,808 hect.; 2,389 ind.

 
 
Tebouïa-Ahmed: fraction de la tribu du Djebel-Chéchar, commune indigène et cercle de Khenchela (sub. de Batna), dép. Constantine ; 415 ind.

 
 
Tefessera: village indigène du douar Azaïl, commune mixte de Sebdou, arr. .de Tlemcen, dép. d’Oran ; nombreux jardins, jolie mosquée.

 
 
Tefeschoun: chef-lieu de commune, arr. et dép. Alger ; à 49 k. Sud-Ouest d’Alger, à 3 k. de Castiglione et à 10 k. de Coléa, gare la plus proche : pos. à Castiglione, télégr. ; pop. : 1,275 hab. ; vil. 284 ; franc. 324, naturalisés 337, esp. 173, ita. 259, ind. 182 ; terres fertiles, eau abondante : céréales, vigne (530 hect.).

 
 
Tefreg: douar de la commune mixte des Biban, arr. Sétif, dép. Constantine ; à 40 k. de Medjana et à 54 k. de Bordj-bou-Arréridj ; 7,717 hect.; 4,108 ind.; céréales, forêts, oliviers, figuiers, arbres fruitiers.

 
 
Tekhalet ou Aïn-Tekhalet: village de la commune du Pont-de-l’Isser, arr. Tlemcen, dép. Oran ; à 30 k. Nord-Est de Tlemcen et à 23 k. d’Aïn-Temouchent, gare la plus proche ; pos., télégr. à Pont-de-l’Isser ; 780 hab., dont 350 eur. ; céréales, un peu de vigne ; carrière de marbre onyx de nuances diverses, en exploitation active, très recherché pour la décoration architecturale; plusieurs colonnes, pour l’Opéra
de Paris, ont été extraites de cette carrière.

 
 
Tekerdjichet (ancienne tribu des Beni-bou-Hattab): douar de la commune mixte d’Ouarsenis, arr. Orléansville, dép. Alger ; à 24 k. de Bordj-Beni-Hindel ; 9,878 hect. ; 1,320 ind.; céréales, arbres fruitiers ; marché le dimanche.

 
 
Télagh: chef-lieu de commune mixte, arr. Sidi-bel-Abbès, à 52 k., dép. Oran ; gare la plus proche : Sidi-Slissen, à 19 k. ; pos., télégr., jus. de p. ; 1,239 hab., dont 497 franc., 494 étrangers, 248 ind. ; céréales, vigne ; élevage : moutons, bœufs, chevaux.

 
 
Télagh: nom d’une commune mixte dont le siège est au Télagh (vil.), arr. Sidi-bel-Abbès, dép. Oran ; sup. 450,000 hect., dont 210,000 en forêts de pins d’Alep et de chênes-verts ; pop. 15,281 ind., 793 franc., 1,791 esp., 115 ita., 561 marocains ; terrains sablonneux ; culture des céréales, vigne (245hect.), exploitation de l’alfa, du bois, du charbon, de l’écorce à tan ; élevage du bétail : 65,829 moutons, 30,978 chèvres, 1,381 chevaux, 609 chameaux, 2,243 boeufs, 518 mulets.

 
 
Télaghma: station chemin de fer Constantine à Alger ; à 23 k. d’El-Guerrah et à 20 k. de Mechta-el-  Arbi.

 
 
Telilat: douar de la commune mixte de Saint-Lucien, à 5 k., arr. et dép. Oran ; 4,447 hect. ; 2,380 ind. : céréales, vigne, oliviers ; élevage : bœufs, chevaux, moutons. 

 
 
Telioum ou Teliouin: douar, dont le territoire est réparti : commune de Marcier-Lacombe, 7,119 hect., 697 ind., 74 eur.; e. mix. de La Mékerra, 14,176 hect., 1,734 ind., 136 eur. ; fermes eur. importantes; céréales, vigne (285 hect.), forêts de pins d’Alep.

 
 
Tella: douar de la commune mixte des Eulma, arr. Sétif, dép. Constantine; à 28 k. de Saint-Arnaud ; 14,343 hect.; 2,852 ind. ; céréales; élevage: chevaux, moutons.

 
 
Temacine: tribu et caïdat de la commune indigène et du cercle de Touggourt (sub. de Batna), dép. Constantine ; 2,101 ind. : le ksar est situé sur la route de Biskra à Ouargla, à 12 k. de Touggourt et à 149 k. d’Ouargla ; oasis la plus importante de l’Oued-R’ir.

 
 
Temaznia: douar de la commune mixte de Cacherou, arr. Mascara, dép. Oran ; à 18 k. de Palikao ; 10,690 hect. ; 4,160 ind., 68 eur. ; céréales, forêts; élevage : bœufs, moulons, chèvres.

 
 
Temda: caravansérail sur la route de Tiaret à Relizane, à 21 k. de Tiaret, dép. Oran.

 
 
Temlouka: village indigène de la commune de Sétif, dép. Constantine; gare la plus proche : Sétif ; pos., télégr. à Sétif ; 200 hab. ; céréales, élevage du bétail.

 
 
Temlouka (V. Montcalm, nom nouveau).

 
 
Temsalmet: hameau indigène de la commune de Misserghin, à 4 k., dép. Oran ; céréales, vigne, arbres fruitiers.

 
 
Temoulga: hameau de la commune d’Oued-Fodda, arr. Orléansville, dép. Alger ; à 3 k. d’Oued-Fodda et. à 4 k. de Vauban ; mine de fer (hématite) à 1 k. 800 au Sud de la gare.

 
 
Tenazet: douar dont le territoire est réparti : commune de Sainte-Barbe-du-Tlélat, 1,732 hect.., 858 ind. ; commune de Tafaroui, 10,671 hect, 3,142 ind., 23 eur. ; commune de Valmy, 1,742 hect., 290 ind.; commune mixte de Saint-Lucien, à 4 k. ; céréales, oliviers, vigne ;. élevage : bœufs, moutons et chevaux ; carrière de pierre blanche.

 
 
Tendrara: douar de la commune mixte  du Cheliff, arr. Orléansville, dép. Alger ; à 14 k. de Lamartine et à 25 k. d’Oued-Fodda ; 8,881 hect. ; 2,321 ind., 10 eur. ; forêts ; élevage des bœufs et moutons. 

 
 
Tenelda: relais sur la route de Biskra à Touggourt, à 130 k. de Biskra.

 
 
Ténès: chef-lieu de commune, arr. Orléansville, à 54 k., dép. Alger, à 261 k.; gare la plus proche : Orleansville ; port de mer ; pos., télégr., hôpital militaire, jus. de p. ; 4,449 hab. ; ville 2,326 ; franc. 809, esp. 519, isr. 84, étrangers 142, ind. 2,893; céréales, vigne (210 hect,), fourrages, arbres fruitiers, culture maraîchère ; élevage du bétail ; salaison du poisson ; service réguliers de bateaux entre Alger et Ténès. Phare au cap Ténès, d’une puissance lu- mineuse de 6,199 becs Carcel.

 
 
Ténès: nom d’une commune mixte, dont le siège est à Ténès (ville) ; sup. 165,280 hect. ; pop. 40,500 ind., 748 franc., 65 étrangers; céréales (35,000 hect.), vigne (256 hect,), fourrages ; élevage des bestiaux : chevaux 2,284, ânes, mulets 1,000, mais particulièrement les bœufs, 16,270, moutons 40,595, chèvres 83,817 ; nombreuses mines de cuivre inexploitées ; plusieurs mines de fer, dont deux très complètement explorées et concédées, à Djebel-Hadid, à- 45 k. Sud 40° Ouest de Ténès et 9 Beni-Aguil, à 30 k. Est de Tenès ; carrière de gypse à Kerbah, à 20 k. Sud-Sud-Ouest de Ténès et carrière de pierre à bâtir aux environs de la ville de Ténès.

 
 
Tengout: douar de la commune mixte de Jemmapes, à 13 k., arr. Philippeville, dép. Constantine ; 5,555 hect, ; 1,994 ind. ; céréales, forêts de chênes-liège très étendues.

 
 
Teniet-el-Had: chef-lieu de commune et de canton,, arr. Miliana, à 73 k., dép. Alger, à 183 k. : gare la plus proche: Affreville, à 62 k.; pos., télégr., hôpital militaire, parc d’artillerie, arsenal, poste militaire important, jus. de p. ; pop. 4,405 hab.; ville 1,813; franç. 609, isr. 218, ind. 3,373, étrangers 205 ; culture des céréales, légumes, fruits ; pépinière ; élevage du bétail ; marchés arabes pour moutons, peaux, laines, céréales.

 
 
Téniet-el-Had: nom d’une commune mixte dont le siège est à Téniet-el-Had (ville); sup. 275,982 hect. ;
pop. 37,845 ind., 1,237 franc., 121 étrangers ; belles forêts de cèdres (8,500 hect.), qui renferment des
sujets de dimensions colossales (10 m de circonférence et 50 m de hauteur) : céréales, vigne (63 hect.); terres de parcours pour l’élevage ; chevaux 3,137, bœufs 9,873, moutons 154,331, chèvres 38,570, mulets 900, chameaux 429, ânes 5,200.

 
 
Téniet-er-Relem: station chemin de fer Arzew à Duveyrier, à 8 k. de Méchéria, dép. Oran.

 
 
Téniet-et-Tin: douar de la commune mixte de Takitount, arr. Bougre, dép. Gonstantine; à 12 k. de Périgotville et à 20 k. de la gare de Sétif ; 4,240 hect. ; 2,128 ind. ; céréales, un peu de vigne ; élevage : chevaux, bœufs, moutons, chèvres. 

 
 
Téniet-et-Tin: fermes européennes de la commune mixte de Takitount, arr. Bougie, dép. Constantine ; céréales, vigne (40 hect. ) ; élevage du bétail.

 
 
Tenira: chef-lieu de commune, arr. Sidi-bel-Abbès, dép.Oran ; gare la plus proche : Tabia, à 25 k. ; télégr. municipal, pos. à Sidi-bel-Abbès ; pop. 267 franc., 318 esp., 376 marocains, 1,635 ind.;  céréales,vigne(122hect.), oliviers ; exploitation de l’écorce à tan et de l’alfa ; élevage du bétail.

Douars : Hamyan, Oued-Sefioun.

 
 
Temezaret: douar de la commune mixte de Rhira, arr. Sétif, dép. Constantine ; à 20 k. de Colbert ; 3,303 ind. ; céréales ; forêts domaniales ; élevage : chevaux, moutons, chèvres ; fabrication de charbon de bois.

 
 
Terga (V.Turgot, nom nouveau)

 
 
Ternana: douar de la commune mixte de Nedroma, à 12 k., arr. Tlemcen, dép. Oran ; 11,700 hect.; 4,408 ind., 50 eur. ; élevage : moutons, bœufs ; mines de plomb et de zinc au Djebel-Masser ; carrières de Bouharoum (marbre onyx).

 
 
Terni: douar de la commune mixte de Sebdou, à 40 k., arr. Tlemcen, dép. Oran; 15,584 hect. ; 2,861 ind., 17 eur. ; céréales, élevage du bétail.

 
 
Terni: village de la commune mixte de Sebdou, à 25 k., arr. Tlemcen, dép. Oran ; gare la plus proche : Tlemcen, à 14 k.; 57 hab.; céréales, bons pâturages, un peu de vigne ; élevage du bétail.

 
 
Terraguelt: douar de la commune mixte de Sedrata, à 27 k., arr. et dép. Constantine; à 33 k. d’Aïn-Beïda ; 24,469 hect. ; 2,910 ind. ; céréales, forêts, élevage du bétail.

 
 
Tessala: chef-lieu de commune, arr. Sidi-bel-Abbès, dép. Oran ; gare la plus proche : Sidi-bel-Abbès, à 16 k. ; télégr. municipal, pos. à Sidi-bel-Abbès; pop.: 165 franc., 1,805 ind., 140 esp., 167 marocains ; eau abondante; céréales, vigne (432 hect.), culture maraîchère. 
 
Douars : Nemaïcha, Ouled-Riah.

 
 
Texenna: hameau de la commune mixte de Tababort, arr. Bougie, dép. Constanline, sur la route de Djidjelli à Constantine, au col de Texenna ; pos., télégr. à Djidjelli, à 26 k. ; 297 hab. ; école ; culture des céréales, de la vigne ; arbres fruitiers.

 
 
Tharia (ancienne tribu des Ouled-Aïssa): constituée en douar, dont le territoire est réparti : commune de Carnot, 6,624 hect., 1,903 ind.; commune d’Oued-Fodda, 395 hect., 1,021 ind.

 
 
Thiers: village de la commune mixte de Palestro, à 12 k., dép. Alger, à 88 k.; station chemin de fer Alger-Constantine ; télégr. à la garé, pos. à Palestro ; 175 hab., dont 150 franc. ; céréales, vigne (144 hect.) ; carrière de grès, carrière de calcaire.

 
 
Thiersville: village de la commune mixte de Mascara, à 18 k., dép. Oran, à 158 k. ; station chemin de fer Arzew à Duveyrier; pos., télégr., 636 hab., dont 90 ind. ; céréales, vigne (145 hect.), jardins, arbres fruitiers ; forêt de chênes-liège ; eau abondante ; carrière de calcaire. 
 
 
 
 
Thimgad: ruines d’une ville romaine (le Tamugas des Romains), à 32 k. Est de Batna, dép. Constantine. Ces ruines qui, il y a vingt ans, étaient à peine connues, font l’admiration des nombreux touristes qui, en allant à Biskra, s’arrêtent à Batna pour les visiter. D’après les connaisseurs, les ruines de Pompeï n’offrent rien de plus beau. Elles comprennent : un théâtre, des arcs de triomphe, un capitule, un grand et un petit forum, un fort byzantin, etc. Chaque jour met en lumière de nouvelles richesses et, selon toute probabilité, ces ruines s’étendent très loin. A 5 k. Sud de Thimgad, dans une gorge très étroite, le Foum-Ksantina, dont les hauteurs sont couvertes de tombeaux circulaires taillés dans le roc, au nombre de plus de 300.

 
 
Thouda: fraction de l’aghalik des Ziban, commune indigène et cercle de Biskra (sub. dé Batna), dép. Constantine ; 302 ind.

 
 
Tiamimine: carrière de gypse très abondante, à 4 k. Sud de Rovigo, arr. et dép. Alger.

 
 
Tiara: tribu de la commune mixte de Tablat, à 60 k., arr. et dép. Alger ; 17,611 hect. ; 5,287 ind.; céréales, vigne, forêts de pins d’Alep ; élevage : boeufs, chevaux, mulets, moutons, chèvres.

 
 
Tiaret: chef-lieu de commune et de canton, arr. Mostaganem, à 197 k., dép. Oran, à 247 k. ; gare terminus chemin de fer Mostaganem à Tiaret; pos., télégr., jus. de p., trib. répressif, poste militaire, hôpital militaire : pop. : 1,695 franc., 614 esp., 426 isr., 70 marocains, 2,610 ind. ; marché important pour laines, grains, bestiaux; céréales, vigne ; élevage: chevaux, bœufs, moutons ; mines d’anthracite, à 10 k. Ouest de Tiaret.

 
 
Tiaret: nom d’une commune mixte, dont le siège est à Tiaret (ville) ; sup. 157,682 hect. : pop. : 21,416 ind., 1,193 franc., 238 esp., 155 marocains ; région montagneuse ; belles forêts de chênes, thuyas, pins d’Alep ; céréales,vigne (443 hect.) ; élevage très développé : chevaux 2,573, mulets 328, bœufs 9,106, moutons 91,062, chèvres 9,450, chameaux 343 ; c’est la région qui produit les plus beaux types chevalins de l’Algérie .

 
 
Tiaret-AIIou: nom d’une commune indigène de commandement militaire (sub. de Mascara), dép. Oran; sup. 1,580,350 hect. ; pop. : 40,840 ind. ; 535 franc., 140 isr., 375 marocains ; céréales ; élevage : pour le cercle de Tiaret: chevaux 3,443, bœufs 11,188, moutons 500,995, chèvres 48,100, chameaux 8,246 ; pour l’annexe d’Aflou: 1,757 chevaux, 7,980 bœufs, 171,809 moutons, 49,455 chèvres, 8,326 chameaux ; grand commerce de laines ; fabrication de tapis renommés.

 
 
Tibane: village indigène du douar Beni-Oughlis, commune mixte de Soummam, arr. Bougie, dép. Constantine ; école.

 
 
Tibergnent: village de la commune mixte de Fedj-M’zala, à 10 k., arr. et dép. Constantine, à 80 k. ; gare la plus proche : Mechta-el-Arbi, à 62 k. ; siège de la jus. de p. du canton de Fedj-M’zala ; pos., télégr.; 119 hab.; céréales, vigne (25 hect.).

 
 
Tiberkanin: douar de la commune mixte du Cheliff, arr. Orléansville, dép. Alger ; à 6 k. de Lamartine et à 3 k. de la gare des Attaffs ; 10,907 hect.; 4,027 ind.; grande culture des céréales.

 
 
Tidda: douar de la commune mixte d’Ammi-Moussa, à 55 k., arr. Mostaganem, dép. Oran ; 9,970 hect. ; 2,650 ind.; céréales, arbres fruitiers, forêts ; élevage : chevaux, bœufs, moutons. 

 
 
Tidjet: village indigène du douar Harbil, commune mixte de Guergour, arr. Bougie, dép. Constantine ; école.

 
 
Tifech: douar de la commune mixte de Souk-Ahras, à 34 k., arr. Guelma, dép. Constantine ; 12,077 hect. ; 3,953 ind., 16 eur. ; école ; très belles plaines, blés de 1er choix.

 
 
Tiffilès (V. Mellinet, nom nouveau).

 
 
Tiffilès: douar de la commune mixte de La Mékerra, arr. Sidi-bel-Abbès, à 40 k., dép. Oran ; 9,072 hect.; 2,553 ind., 262 esp. ; céréales, oliviers, forêts de pins d’Alep ; fabrication du charbon.

 
 
Tiffrit: douar de la commune mixte de Saïda, à 28 k., arr. Mascara, à 90 k., dép. Oran ; 12,022 hect, ; 1,303 ind., 11 eur. ; céréales ; élevage : moutons, chèvres.

 
 
Tiffra: douar de la commune mixte de Soummam, arr. Bougie, dép. Constantine ; à 15 k. de Sidi-Aïch ; 3,446 hect. ; 2,749 ind. ; école ; céréales, oliviers, figuiers, caroubiers, forêt de chênes-liège.

 
 
Tifra: village indigène du douar Iflissen, commune mixte d’Azeffoun, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger ; école.

 
 
Tigditt: faubourg de la ville de Mostaganem, dép. Oran, sur la rive droite de l’Aïn-Sefra ; habité par une pop. arabe.

 
 
Tighanimine (ancienne tribu des Ouled-Daoud): douar de la commune mixte de l’Aurès, arr. Batna, dép. Constantine ; à 64 k. de Lambèse ; 39,705 hect. ; 2,487 ind.; céréales ; peu de jardins; élevage : chevaux, moutons.

 
 
Tigheremt (ancienne tribu des Beni-Yala-Cheraga): douar de la commune mixte de Beni-Mansour, arr. et dép. Alger ; à côté de la gare d’El-Esnam ; 13,880 hect. ; 2,846 ind. ; céréales ; élevage : moutons, chèvres.

 
 
Tighermatine: douar de la commune mixte d’Ammi-Moussa, à 40 k., arr. Mostaganem, dép. Oran ; 8,390 hect. ; 1,807 ind. ; céréales, arbres fruitiers, forêts; élevage : chevaux, bœufs, moutons ; station de monte à Sidi-Ali.

 
 
Tighilt: village indigène du douar Belloua, commune de Tizi-Ouzou, dép. Alger.

 
 
Tighilt-el-Hadj-Ali: village indigène de la tribu Aït-Akerma, commune mixte de Fort-National, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger; école.

 
 
Tighzeratine: village indigène du douar Beni-Oughlis, commune mixte de Soummam, arr. Bougie, dép. Constantine ; à 24 k. d’El-Kseur.

 
 
Tighzert (ancienne tribu des Matmata): douar de la commune mixte du Djendel, arr. Miliana, dép. Alger ; à 35 k. de Lavigerie et à 36 k. de la gare d’Affreville ; 26,264 hect. ; 2,733 ind. ; céréales, forêts; élevage du bétail.

 
 
Tighzert: village indigène du douar Beni-Oughlis, commune mixte de Soummam, arr. Bougie, dép. Constantine; à 24 k. d’El-Kseur ; école.

 
 
Tigounatine (ancienne tribu des Beni-Ourtilane): douar de la commune mixtede Guergour, arr. Bougie, dép. Constantine; à 42 k. de Lafayette; 3,646 ind.; céréales, forêts ; élevage du mouton ; mines.

 
 
Tigrine (ancienne tribu des Beni-Abbès): douar de la commune mixte d’Akbou, arr. Bougie, dép. Constantine ; à une distance moyenne d’Akbou de 25 k.; 7,882 hect.; 2,945 ind.;. oliviers, figuiers, caroubiers, un peu de céréales.

 
 
Tiguedidine: fraction de la tribu d’Ourlana, commune indigène et cercle de Touggourt (sub. de Batna), dép. Constantine ; 491 ind.

 
 
Tiguenounine: village indigène de la commune mixte du Djurdjura, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger; école.

 
 
Tiguert-Hala: village indigène sur la route de Tizi-Ouzou à Fort-National, à 15 k.

 
 
Tiguiguest: douar de la commune mixte de Tiaret, à 19 k., arr. Mostaganem, dép. Oran ; 3,200 hect. 630 ind.; céréales ; élevage : bœufs ,chevaux, moutons, chèvres.

 
 
Tigzirt: village de la commune mixte de Mizrana et siège de l’administration de cette commune, arr. Tizi-Ouzou,. dép. Alger; à 25 k. Est de Dellys et à 35 k. de Tizi-Ouzou; télégr. municipal, pos. à Dellys ; pop. : 104 franc., 27 étrangers, 58 ind. ; céréales, vigne. Bâti au bord de la mer, dans un site pittoresque ; belles ruines romaines et phéniciennes ; débarcadère pour chalands.

 
 
Tiklat: village de la commune d’El-Kseur, à 3 k., arr. Bougie, dép. Constantine ; à 28 k. Est de Bougie, sur l’oued Sahel ; céréales, vigne, oliviers. Ruines romaines importantes.
 
 
 
 
Tikohaïn: douar de la commune mixte de Mizrana, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger ; à 15 k. de la gare de Tizi-Ouzou et à 25 k. de Tigzirt ; 4,105 hect.; 3,017 ind.; céréales, oliviers, figuiers, vigne (15 hect.).

 
 
Tiksiriden: douar de la commune mixte de Beni-Mansour, arr. et dép. Alger ; à 5 k. de la gare de Maillot ; 1,820 hect. ; 1,404 ind. ; oliviers en quantité.

 
 
Tilatou: douar de la commune mixte d’Aïn-Touta, arr. Batna, dép. Constantine ; à 20 k. de Mac-Mahon ; 38,841 hect. ; 2,329 ind. ; pays très accidenté; gorges très pittoresques de 6 k. de longueur ;montagne de sel gemme; poste de télégraphie optique au Metlili ; chasse au mouflon et à la gazelle.

 
 
Tiliouanet: village indigène du douar Kalaà, commune mixte de La Mina, arr. Mostaganem, dép. Oran ; à 20 k. Sud-Ouest de Relizane; affleurements très nombreux de pétrole ; sondages entrepris dans cette région pétrolifère.

 
 
Tïliouïn: douar de la commune de Palestre, arr. et dép. Alger ; 734 hect.; 2,125 ind.

 
 
Tilmouni: douar de la commune mixte de La Mékerra, arr. Sidi-bel-Abbès, dép. Oran : à 25 k. de Sidi-bel-Abbès, sur le chemin de Sidi-bel-Abbès à Mascara; 14,514 hect. ; 3,011 ind., 434 esp.; école au vil. d’Haci-Merdoum ; céréales, vigne, forêt de pins d’Alep.

 
 
Timazrit: section de la commune mixte de Soummam (ancienne tribu des Ouled-Abd-el-Djebar), arr. Bougie, dép. Constantine ; 10,017 ind. ; école au village indigène d’Abaïnou ; mine de fer, à 30 k. Sud-Ouest de Bougie ; à 11 k. de Sidi-Aïch ; céréales, caroubiers, oliviers, figuiers, arbres fruitiers.

 
 
Timegras: fraction du douar Sidi-Hamouda, commune de Rovigo, arr. et dép. Alger ; carrière de gypse en exploitation, à 4 k. O. de Rovigo.

 
 
Timengache: village indigène du douar Harbil, commune mixte de Guergour, arr. Bougie, dép. Constantine; à 30 k. de Lafayette ; école.

 
 
Timezeratine (V. Hanoteau, nom nouveau).

 
 
Timgad (V. Thimgad).

 
 
Tim-Telacin: douar de la commune mixte de Châteaudun-du-Rhumel, arr. et dép. Constantine; à 25 k. de Châteaudun et à 11 k. de la gare de Téleghma ; 6,890 hect.; 2,268 ind. ; céréales.

 
 
Tinar: village de la commune mixte des Eulma, arr. Sétif, dép. Constantine ; à 24 k. de Saint-Arnaud et à 9 k. de Sétif ; 18 hab.

 
 
Tin-Brahim: gare fortifiée du chemin de fer d’Arzew à Duveyrier, à 10 k. de Modjbah-Sfid. et à 248 k. d’Oran, près des Chotts ; pays inculte et désert.

 
 
Tinebdar: village indigène du douar des Beni-Oughlis, commune mixte de Soummam, arr. Bougie, dép. Constantine ; à 24 k. d’El-Kseur ; école.

 
 
Tinedla-el-Berd: fraction de la tribu d’Ourlana, commune indigène et cercle de Touggourt (sub. de Batna), dép. Constantine ; 227 ind.

 
 
Tipaza: chef-lieu de commune, arr. et dép. Alger ; à 13 k. de Marengo et à 29 k. de Cherchel ; port de mer ; pos., télégr. ; pop. 2,437 hab. ; vil. 349 ; franc. 380, esp. 197, ind. 1,800, divers 60 ; céréales, vigne (620 hect.), fruits ; service régulier de bateaux entre Alger et Tipaza ; ruines romaines  remarquables.

Douar de la commune : Chenoua, 1,790 ind.

 
 
Tircine: douar de la commune mixte de Saïda, à 58 k., arr. Mascara, à 103 k., dép. Oran; 24,538 hect. ; 2,270 ind., 44 eur. ; céréales ; élevage : bœufs 1,190, moutons 19,500, chèvres 7,465 ; ‘fabrication de tapis ind.

 
 
Tirckount: fraction de la commune mixte de Méchéria, cercle d’Aïn-Sefra (sub. d’Aïn-Sefra), dép. Oran; 8 hab.; gare fortifiée chemin de fer d’Arzew à Duveyrier, à 11 k. d’Aïn-Sefra ; mine de carbonate de fer.

 
 
Tirenat: douar de la commune de Sidi-Lhassen, arr. Sidi-bel-Abbès, dép. Oran ; 1,420 hab. ; fermes eur.; céréales, vigne, alfa ; élevage du bétail. 
 
 
 
 
Tirennifine: douar de la commune mixte de Cacherou, arr. Mascara, dép. Oran; limitrophe du village de Palikao ; 6,329 hect. ; 4,090 ind. ; céréales, vigne, arbres fruitiers; élevage : moutons, bœufs,  chèvres. 

 
 
Tir’il-bou-Khaïr: village kabyle de la commune mixte du Haut-Sebaou, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger, sur la route de Port-National à Bougie ; à 8 k. de Yacouren ; construit comme un aire d’oiseau de proie d ans un creux de rocher ; vue magnifique.

 
 
Tirman (ancien nom : Oued-Tralimet): village de création récente, de la commune mixte du Télagh, arr. Sidi-bel-Abbès, dép. Oran, sur la route de Daya à Sidi-bel-Abbès ; à 42 k. de ( Sidi-bel-Abbès et à 18 k. de Tenira ; gare la plus proche : Chanzy, à 20 k.; céréales, vigne ; centre en peuplement.

 
 
Tirmitine (ancienne tribu des Beni-Khalifa): douar de la commune de Mirabeau, arr., Tizi-Ouzou, dép. Alger ; 1,083 hect. ; 3,179 ind.

 
 
Tiroual: village indigène de la commune mixte du Djurdjura, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger ; école.

 
 
Tirourda: hameau indigène de la tribu des Beni-Illiten, commune mixte du Djurdjura, arr.- Tizi-Ouzou, dép. Alger ; à 3 k. du Col de Tirourda, sur la route de Fort-National à Beni-Mansour.

 
 
Tirourda (Col-de-) (V. Col-de-Tirourda).

 
 
Tissemsil (V. Vialar, nom nouveau).

 
 
Tittery-Souary-et Dheïmat: tribu et caïdat de la commune indigène de Boghar (sub. de Médéa), dép  Alger ; 1,756 ind.

 
 
Titest: village indigène du douar Harbil, commune mixte de Guergour, arr. Bougie, dép. Constantine ; à 30 k. de Colbert ; école ; céréales ; élevage : moutons, chèvres; phosphates dits de Tocqueville.

 
 
Tixemert: ksar de la commune mixte de Méchéria, cercle d’Aïn-Sefra, dép. Oran; à 35 k. d’El-Abiod-Sidi-Cheïkh ; gare la plus proche : Moghrar, à 60 k.

 
 
Tixeraïne: village de la commune de Birkadem, arr. et dép. Alger ; à 2 k. N.-O. de Birkadem et à 11 k. d’Alger ; culture de la vigne. 
 
 
 
 
Tixter: fraction du douar Mosly, commune mixte de Rhira, arr. Sétif, dép. Constantine ; station chemin de fer Alger-Constantine ; à 37 k. de Sétif, à 10 k. d’Aïn-Tassera et à 13 k. de Tocqueville.

 
 
Tizi: village de la commune mixte de Mascara, à 12 k., dép. Oran ; station chemin de fer Arzew à Duveyrier, embranchement pour la ligne de Mascara; pos., télégr. ; pop. : 362 hab. ;. céréales, vigne (90 hect.) ; élevage du bétail ; carrière de calcaire, bleu, à 5 k. de la gare.

 
 
 
Tizi-Ahmed: village indigène du douar des Beni-Amrous, commune mixte  d’Oued-Marsa, arr. Bougie, à 19 k. dép. Constantine.

 
 
 
Tizi-bou-Amane: village indigène du douar Beni-Khellil, commune mixte de Fort-National, arr. Tizi-Ouzou,. dép. Alger.

 
 
 
Tizi-Bouchène: village indigène du douar Beni-Ghobri, commune mixte du Haut-Sebaou, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger.

 
 
 
Tizi-Franco: bordj gite d’étape, sur la route de Cherchel à Miliana, à 41 k. de Cherchel, et à 19 k. de Miliana ; eau et bois en, abondance ; forêt de chênes-liège.

 
 
Tizi-Hibel: village indigène du douar Aït-Mahmoud, commune mixte de Fort-National, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger.

 
 
Tizi-N’béchar: village de la commune de Takitount, arr. Bougie, dép. Constantine ; gare la plus proche : Sétif, à 38 k. ; pos., télégr. à Kerrata, à 17 k.; à côté du bordj de Takitount; 15 hab. ; céréales, arbres fruitiers, vigne; élevage du bétail ; source d’eau alcaline comparable à celle de Vichy.

 
 
Tizi-N’terga: village indigène du douar Fraoucen, commune de Mekla, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger; école.

 
 
Tizi-Ouzou: chef-lieu de commune, de canton et d’arr., dép. Alger, à 107 k. ; gare terminus de la ligne Ménerville – Tizi-Ouzou ; sous-préf., tribunal de 1re instance, jus. de p., comice agricole, pos., télégr. ; pop. totale : 27,600 hab. ; ville 1,457 ; franc. 1,012, naturalisés 103, esp. 87, ita. 85, ind. 26,294, divers 19 ; culture des céréales; vigne (115 hect.), fourrages ; arbres fruitiers : orangers, grenadiers ; oliviers et figuiers en grande quantité ; élevage du bétail : bœufs, moutons; fabriques d’huile, distilleries de liqueurs. 
 
Douars : Zmenzer, Sik-ou-Meddour, Maàtka, Belloua et Bétrouna.

 
 
Tizi-Ouzou (Arr. de):  Région comprise entre le littoral de Dellys et le puissant massif kabyle ; plaines de l’Oued-Isser et de l’Oued-Sebaou ; forêts de chênes-liège (25,000 hect.), forêts de chênes-zéens  d’Azazga et de Yacouren. Culture des céréales : blé, orge, bechna ; le bechna (sorgho blanc) est l’objet d’une culture importante dans la région de Dellys, parce qu’il constitue, pour les indigènes une précieuse ressource pour faire les galettes et le couscoussou. Les cultures arbustives (olivier et figuier) couvrent des surfaces considérables et constituent une des principales ressources. La culture du tabac est très développée, surtout dans les plaines de lisser. La vigne (2,349 hect.) est cultivée à des altitudes très différentes : Tizi-Ouzou (150m), Fort-National (750m). L’élevage du bétail est assez développé; l’arr. possède 1,697 chevaux, 12,828 mulets, 66,154 bœufs, 96,966 moutons et 64,563 chèvres.

 
 
Tizi-Rached: village kabyle de la commune mixte de Fort-National, à 8 k. ; école kabyle-franç. ; les ind. fabriquent des armes et des bijoux; eau en abondance ; oliviers.

 
 
Tizi-R’nif: chef-lieu de commune, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger ; gare la plus proche : Aomar, à 21 k. ; distance de Dra-el-Mizan, 9 k. ; pos., télégr. ; pop. 4,291 ind., 150 franc.; eau abondante ; céréales, oliviers, vigne (82hect.) ; élevage du bétail.

Douar de la commune : Akelindja, 4,291 ind.

 
 
T’kout: fraction du douar des Zellatou, commune indigène et cercle de Biskra, à 75 k. (sub. de Batna), dép. Constantine ; 540 ind. ; poste militaire, bordj.

 
 
Tlemcen: chef-lieu de commune, de canton et d’arr. du dép. d’Oran ; gare terminus chemin de fer de Sainte-Barbe-du-Tlélat à Tlemcen ; à 165 k. d’Oran et à 508 k. d’Alger (par la voie ferrée) ; sous-préf., sub. militaire, tribunal de 1re instance, collège, pos., télégr., comice agricole; belles mosquées, ruines romaines de l’ancienne ville de Tlemcen; pop. totale : 35,468 hab.; ville 22,273 ; franc. 3,502, naturalisés 627, esp. 1,225, isr. 4,910, ind. 24,234, marocains 728, divers 241 ; céréales, vigne (1,950 hect.), culture maraîchère, arbres fruitiers ; élevage du bétail ; marché important pour grains, bestiaux, huile d’olive, laines, peaux ; promenades et curiosités des environs très intéressantes : le vil. d’Agadir, le Bois-de-Boulogne, Sidi-bou-Meddine et Mansourah. 
 
Douars de la commune : Aïn- Douz, 459 ind. ; Zelboun, 1,094 ind.

 
 
Tlemcen (Arr. de): Deux puissants massifs : les Traras, près de la mer, et le massif dit Tlemcénien ; ils entourent, par des hauteurs de 800 à 1,800 m, une vaste plaine de 225,000 hect. Belles forêts de chênes-liège, de pins d’Alep ; frênes, noyers, pistachiers. Sources nombreuses ; terres à alfa et terres de grands parcours à végétation spontanée ; cultures des céréales, de la vigne (4,036 hect.); arbres fruitiers ; oliviers et mûriers en quantité ; élevage du bétail. L’arr. de Tlemcen est très riche au point de vue minéralogique : mines de plomb à Gar-Rouban et à Sidi-Aramon, à 30 k. de Lalla-Maghrnia; mines de cuivre à Abla et à Sidna-Oucha ; mines de zinc à Mazis, à 10 k. de Lalla-Maghrnia ; au Djebel-Masser, à Fillaoueen ; plusieurs mines de fer ; gisements de schistes bitumineux à Lamoricière et à Bou-Kanéfis; carrière de sel gemme; belles carrières de marbre onyx, en exploitation, à Tekbalet, à Sidi- Hamza, à Aïn-Sebas et à Djouanif ; carrière de calcaire à chaux hydraulique, plâtre ; carrières de grès a bâtir aux environs de Tlemcen et de Lalla-Maghrnia; gisements de phosphate, non exploités. L’arr. nourrit 109,426 moutons, 107,105 chèvres, 3,792 chevaux, 3,741 mulets, 28,163 bœufs. 

 
 
Tléta: village indigène du douar des Azaïl, commune mixte de Sebdou, arr. Tlemcen, dép. Oran ; eau abondante ; jardins, mosquée.

 
 
Tléta: station chemin de fer sur routes de Dellys à Boghni ; à 7 k. de Mirabeau et à 23 k. de Boghni.

 
 
Tlets: douar de la commune mixte d’Aïn-el-Ksar, arr. Batna, à 30 k., dép. Constantine; 9,511 hect.; 1,531 ind.; céréales, élevage du mouton.

 
 
Tocquevïlle (ancien nom : Ras-el-Oued): village de la commune mixte de Rihra, arr. Sétif, dép. Constantine ; gares les plus proches : Tixter, à 13 k., Aïn-Tassera, à 5 k. ; distance de Sétif 38 k. Ouest 40° Sud ; pos., télégr.; pop. : 755 hab., y compris les fermes ; eau abondante ; céréales; élevage: bœufs, chevaux, moutons ; gisements de phosphates en exploitation très active, reliés à la gare de Tixter par une voie de 13 k.

 
 
Tokla: douar de la commune mixte de Collo, à 14 k., arr. Philippeville, dép. Constantine; 3,353 hect.; 1,290 ind. ; céréales, oliviers; élevage : bœufs et chèvres. 

 
 
Tolga: fraction et cheïkhat de l’aghalik des Ziban, commune indigène et cercle de Biskra, à 40 k. (sub. de Batna), dép. Constantine ; 1,813 ind. ; oasis de 50,000 palmiers.

 
 
Tombeau de la Chrétienne: monument funéraire, remarquable par ses proportions grandioses, situé à 5 k. du vil. de Bérard et à environ 55 k. d’Alger. C’est un cylindre énorme, assis sur une base carrée et coiffé d’un cône à gradins ; son diamètre, à la base, est de 64 m ; sa hauteur actuelle, de près de 33 m ; elle devait être autrefois de 40″ environ. Construit en belles pierres de taille, de grandes dimensions, disposées en assises réguliers, sa partie cylindrique est ornée de soixante colonnes d’ordre
grec ; les galeries intérieures ont un développement de plus de 400 m. Ce monument a été longtemps une énigme ; mais les archéologues sont aujourd’hui d’accord pour reconnaître qu’il a été le tombeau du roi Juba II et probablement aussi de sa femme Cléopâtre Séléné et de leur fils unique Ptolémée, qui fut, on le sait, le dernier roi de Mauritanie.

 
 
Tombeau de la Neige: hameau du village de La Réunion, commune mixte de Soummam, arr. Bougie, dép. Constantine ; station chemin de fer Beni-Mansour à Bougie, à 20 k. de cette dernière ville; monument: le Tombeau de la Neige, érigé en souvenir des soldats morts les 21 et 22 février 1852 (colonne Bosquet).

 
 
Torrich: douar de la commune mixte de Tiaret, à 20 k., arr. Mostaganem, dép. Oran ; 24,849 hect. : 3,495 ind.; céréales ; élevage : bœufs, chevaux, moutons, chèvres ; gisements de guano à la grotte de Ghar-es-Sebaâ.

 
 
Touabet: hameau de la commune de Dellys, à 11 k, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger; station chemin de fer sur routes de Dellys à Boghni ; carrière de basalte, en exploitation très active ; pierres de taille et pavés.

 
 
Touarès: douar, dont le territoire est réparti : commune d’Inkermann, 1,043 hect., 501 ind. ; commune mixte d’Ammi-Moussa, à 25 k., 8,403 hect., 2,034 ind. ; céréales ; élevage : chevaux, bœufs, moutons. 

 
 
Toudja: village indigène de la commune d’El-Kseur, arr. Bougie, à 21 k., dép. Constantine ; sources très abondantes ; orangeries remarquables de plus de 100 hect., produisant une orange tardive qui est vendue en été ; ruines romaines d’un aqueduc conduisant les eaux à l’ancienne Saldoe (actuellement Bougie).

 
 
Touggourt ou Tuggurt: chef-lieu de la commune indigène du même nom et du cercle militaire, à 220 k. au Sud de Biskra, à 450 k. de Constantine et à 890 k. d’Alger ; pop. agglomérée : 1,650 hab. ; jus. de p. militaire, pos., télégr. ; relié à Biskra par un courrier postal trois fois par semaine et par le télégr. électrique et le télégr. optique, à Biskra, Ouargla et El-Oued; commerce important de dattes ; marché considérable le vendredi ; situation géographique : longitude 4°22′ Est, latitude 34°51′, altitude 69 m.

 
 
Touggourt ou Tuggurt: nom d’une commune mixte du territoire militaire (sub. de Batna), dép. Constantine. La commune comprend le cercle militaire et l’annexe d’El-Oued. Le cercle comprend toutes les oasis de l’Oued-R’ir et des tribus nomades; pop. totale de la c. : ind. 60,220, franc. 77, étrangers 41 ; la principale production : la datte. Le nombre de palmiers est de 816,170 poulle cercle de Touggourt et de 202,320 pour l’annexe d’El-Oued; arbres fruitiers : 7,750 figuiers et 6,000 autres : cerisiers, abricotiers; élevage du bétail : pour le cercle 5,777 chameaux, 12,450 moutons et 19,080 chèvres; pour l’annexe d’El-Oued 5,186 chameaux, 12,224 moutons et 15,187 chèvres.

 
 
Touïfza: gare fortifiée du chemin de fer Arzew à Duveyrier, à 10 k. de Méchéria, dép. Oran; vastes plaines d’alfa.

 
 
Toukria (V. Bourbaki, nom nouveau).

 
 
Touïra ou Taouïra: douar de la commune mixte de Ténès, à 18 k., arr. d’Orléansville, dép. d’Alger ; 7,941 hect. ; 1,169 ind. ; céréales.

 
 
Toumiat: douar, dont le territoire est réparti : commune de Sainte-Barbe-du-Tlélat, 2,864 hect,, 181 ind. ; commune de Saint-Louis, 4,344 hect., 1,087 ind.

 
 
Tounin: chef-lieu de commune, arr. Mostaganem, à 9 k., dép. Oran ; gare la plus proche : Pélissier, à 5 k. ; pos., télégr. à Mostaganem ; pop. 195 franc., 1,810 ind. ; climat sain; céréales, vigne (350 hect.).

 
 
Tournant (Le): fermes de la commune de Batna, dép. Constantine; à 8 k. de la gare d’El-Mahder et à  18 k. de Batna.

 
 
Touririne: douar de la commune mixte de Sebdou, à 42 k., arr. Tlemcen, dép. Oran ; 3,671 hect. ; 1,178 ind.; céréales, élevage du bétail.

 
 
Tourtatsine: tribu de la commune mixte de Tablat, à 25 k., arr. et dép. Alger ; 14,099 hect. ; 4,153 ind. ; forêt de pins d’Alep ; céréales, oliviers, vigne ;.élevage : mulets, bœufs. 

 
 
Toustain (ancien nom : Zitouna): village de la commune mixte de La Calle, à 39 k., arr. Bône, à 80 k., dép. Constantine ; climat salubre ; 97 hab. ; céréales, forêts de chênes-liège ; élevage du bétail.

 
 
Touzzeline: douar de la commune mixte d’Oum-el-Bôuaghi, arr. et dép. de Constantine; à 16 k. de Canrohert, gare la plus proche ; 8,758 hect. ; 1,830 ind., 7 eur,; céréales; élevage : chevaux, moutons.

 
 
Tralimet (V. Tirman, nom nouveau).

 
 
Trappe (La) (V. Staouéli-Trappe.

 
 
Tréat: douar de la commune mixte de l’Edough, arr. Bône, dép. Constantine ; à 10 k. d’Aïn-Mokra; 7,815 hect. ; 1,729 ind., 108 eur. ; céréales, fourrages, tabac ; forêts importantes de chênes-liège et chênes-zéens; élevage: bœufs, moutons, chèvres; mines de cuivre et zinc.

 
 
Trembles (Les): chef-lieu de commune, arr. Sidi-bel-Abbès, à 6 k., dép. Oran, station chemin de fer Sainte-Barbe-du-Tlélat à Tlemcen ; pos., télégr.; pop. : franc. 247, esp. 650, ind. 2,216; eau abondante; céréales, vigne (400 hect.), culture maraîchère. 
 
Douars : El-Tenia, Mahdid, Oued-Mebtoub.

 
 
Trembles (Les): village de la commune de Bir-Rabalou, à 6 k., arr. et dép. Alger, à 111 k. ; pos., télégr. à Bir-Rabalou ; 82 hab. ; céréales, un peu de vigne ; élevage du bétail.

 
 
Trézel: village de création récente, commune indigène de Tiaret-Aflou (sub. de Mascara), dép. Oran, sur la route de Tiaret à Aflou, à 28 k. Sud de Tiaret ; pos., télégr. à Tiaret ; 582 hab. : prairies, jardins, vignobles en coteaux; élevage du bétail.

 
 
Trois-Marabouts: village de la commune mixte d’Aïn-Temouchent, arr. et dép. Oran ; gare la plus proche : Aïn-Temouchent, à 5 k. ; pos., télégr. à Aïn-Temouchent; 590 hab., dont 204 esp. Domaine Carnot, de 1,500 hect. ; eau abondante ; céréales (100 hect.), vigne (75 heet.)., pâturages ; élevage du bétail.

 
 
Trois-Palmiers (Les): village de la commune mixte deTénès, arr. Orléansville, dép. Alger ; à 27 k. de Ténès et d’Orléansville ; télégr. municipal, pos. à Orléansville ; 195 hab. ; céréales, vigne (44 hect.), pépinière de 5,000 arbres fruitiers et forestiers.

 
 
Trois-Puits: hameau de la commune de Sidi-Chami, arr. et dép. Oran. ,

 
 
Trumelet: village de création récente, de la commune mixte de Tiaret, arr. Mostaganem, dép. Oran ; à 16 k. de Tiaret ; 450 hab., dont 53 étrangers ; terres propres à la culture des céréales et de la vigne ; pâturages abondants ; élevage  moutons, bœufs, porcs. 

 
 
T’sighaout: douar de la commune mixte du Cheliff, arr. Orléansville, dép. Alger ; à 20 k. de Lamartine ; gare la plus proche : Orléansville ; 9,151 hect.; 3,470 ind.; céréales; élevage du mouton.

 
 
Tsmara: fermes de la commune mixte de Jemmapes, à 12 k., arr. Philippeville, dép. Constantine ; céréales, un peu de vigne.

 
 
Turenne (anc. nom : Aïn-Sabra): village de création récente de la commune mixte de Sebdou, arr. de Tlemcen, dép. Oran ; entre Tlemcen et Lalla-Maghrnia, à 27 k. de chacune de ces deux villes ; 272 hab. ; céréales, vigne ; à 4 k., la belle.carrière de calcaire de Barbata; élevage du bétail.

 
 
Turgot: village de la. commune de Rio-Salado, à 9 k., dép. Oran ; pos. et télégr. à . Rio-Salado ; 318 hab. ; terres excellentes ; céréales, vigne (115 hect.).

 
 
Tyout: tribu, ksar et caïdat de la commune mixte de Méchéria, cercle et sub. d’Aïn-Sefra, dép. Oran ; 405 ind. Le ksar est situé au milieu d’une riche oasis parsemée de rochers pittoresques ; vignes renommées pour leurs proportions colossales. Gare fortifiée du ch. de fer Arzew à Duveyrier, à 12 k. d’Aïn-Sefra. 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 



La Terre dans l’Esprit traditionnel Kabyle

1072018

 

 

 

 

 

On oublie de nos jours que la vie de la planète sur laquelle nous vivons est associée et doit son nom à la terre. Dans l’esprit et les comportements des anciens Kabyles, la vie humaine avec l’ensemble de la nature est intimement liée à la terre. Cela n’est pas seulement une conception théorique mais une réalité vécue. 

 

 

 

La terre est véritablement considérée comme un être vivant dont l’évolution suit le même cycle que celui de la vie humaine. Elle représente le ventre du monde où vient et naît la vie, semblable à la femme. A ce sujet, plusieurs énigmes en sont le thème, comme par exemple celle-ci : j’ai semé des graines derrière la montagne, je ne sais pas si ce sera un blé ou de l’orge. La solution de l’énigme est l’enfant dans le ventre de sa mère. La croyance que la terre a engendré les humains se retrouve dans le mythe de la création kabyle, ‘les premiers parents du monde’, qui indique que la vie humaine prend source dans les profondeurs de la vie souterraine. 

 

 

 

la terre au même titre que la femme est créatrice. Ainsi, quand on la décrit pleine de graines au printemps, on utilise les mêmes mots que ceux qui désignent une femme enceinte. Dans l’esprit traditionnel, le fait que la terre soit considérée comme la mère de la vie sur la planète est justifié par les termes que l’on emploie quand on parle d’elle, mais aussi par les précautions et l’attention qu’on lui réserve. A la période de la germination, elle est sensible et les interdits qui l’entourent sont les mêmes que ceux auxquels est soumise la femme fécondée.

 

 

 

En Kabylie, la terre est sacrée parce qu’elle est animée de vie invisible. Cet esprit qui unit l’humain à la terre pure se reflète dans une multitude de comportements. Il transparaît dans l’interdit encore respecté de nos jours qui est illustré par l’expression ‘’ne pas frapper la terre de crainte de lui faire mal’. Cela peut être interprété comme une façon bien naïve de la considérer comme un être vivant. 

Mais les Kabyles ne se sentent pas différents ou de meilleure nature que la terre, car ils savent qu’elle est le support de la vie de la planète et donc de la leur. Ils dépendent d’elle puisqu’elle permet la vie du cycle végétal puis animal et humain. Brutaliser la terre revient dans leur esprit à se brutaliser eux-mêmes parce qu’en faisant partie du même cycle de vie, l’énergie ainsi dispersée a en retour une influence sur les énergies des plantes, des animaux et donc des personnes. Tout cela explique le respect pour ses énergies de vie et en même temps la responsabilité des Kabyles envers elle. Le pouvoir vital attribué à la terre permet de comprendre également le rôle et l’importance de la magicienne et de ses pratiques autour de la maison traditionnelle. Ainsi, à chaque fois que l’on interviendra dans son cycle de vie afin d’y implanter un édifice quelconque ou de la semer, elle sera entourée de gestes rituels. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Terre dans l'Esprit traditionnel Kabyle  dans Croyances & Légendes 1523523603-s-l1600

Laboureur Kabyle 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La vie de la terre étant de nature sacrée, elle ne peut être appropriée par quiconque sous contrat de droit écrit mais sous contrat d’appartenance. Cela veut dire qu’elle ne revient qu’à ceux qui y vivent et qui doivent se nourrir d’elle. En dehors des jardins accolés aux maisons, les terres fertiles autour du village demeurent en Kabylie la propriété collective du groupe familial élargi à celui de tous les habitants. Malheureusement, depuis le début du siècle, la notion de propriété individuelle s’implante de plus en plus dans l’esprit kabyle. 

Dans la société traditionnelle, celle-ci obéissait à des lois complexes à travers des rites de partage qui respectaient le besoin vital réel de tous les membres de la collectivité que représentait la grande famille du village.Cela explique que le partage des terres à cultiver était renouvelé chaque année à l’ouverture des labours d’automne, après le rite du premier sillon autour d’un sacrifice sanglant. 

 

 

 

 

Grâce au rituel agraire, le droit de propriété des champs était réservé à ceux qui les cultivaient. Mais, il devait être soudé par un contrat d’alliance avec la terre elle-même, car on la croit habitée par un génie gardien qui est son propriétaire invisible. Il fallait donc en obtenir l’accord et les rites des labours apparaissent alors comme un contrat d’association avec les forces invisibles :‘’la culture des céréales rend nécessaire, pour un temps, la prise de possession du sol, l’homme doit donc obtenir la protection des génies gardiens et des morts qui y résident en partageant un sacrifice d’alliance’’.  

 

 

S’il y avait pourtant trop de manifestations anormales, il faudrait abandonner la terre à cultiver, car cela implique dans l’esprit traditionnel que les gardiens invisibles sont réticents et ne sont pas prêts à s’allier aux humains. La terre n’appartient pas aux humains mais à des entités invisibles qui protègent les endroits, les objets et les territoires sacrés. Ces esprits sont toujours vigilants et veillent encore de nos jours à ce que la terre ne soit pas volée ou violée. A ce sujet, il existe plusieurs anecdotes qui attestent leur présence et prouvent qu’ils sont encore respectés. Dans le même esprit, les catastrophes naturelles, les tremblements de terre par exemple, sont toujours associées aux entités invisibles qui sont les habitants originels.Leur agitation est liée aux comportements et aux énergies invisibles des personnes humaines qui les auraient troublées. Il existe une polarité entre la terre et les humains, mais ce sont les femmes, en Kabylie traditionnelle, qui sauront par leur savoir les adoucir et les concilier. 

 

 

La polarité magique de la femme de par son identité avec la terre conditionne les rites et les précautions qui accompagnent la culture de la terre. Il était interdit à une femme enceinte de faire de la poterie, car cela revenait pour elle, dans une même idée, à transformer la création qu’elle portait dans son ventre maternel. Jean Servier qui a étudié les rites autour de la culture des champs a montré la correspondance qui existe entre l’accouplement humain et les labours. Ce rapport se confirme par le rite qui consistait à placer sous le lit conjugal les graines qui vont être semées. 

 

 

 

 

 

Les rites autour des labours, semblables au mariage humain, identifient le début du cycle de vie des céréales à celui de la naissance humaine. Dans le même esprit, la mort des céréales correspond à celle de l’humain. Cela explique pourquoi les moissons sont entourées des mêmes chants et rites funéraires. Après les moissons, la terre profitera des mêmes soins que l’on apporte à un défunt. Les femmes accomplissaient les mêmes visites obligatoires, c’est-à-dire qu’elles se rendaient sur les champs au bout de trois jours, puis au bout de quarante jours. L’analyse des rites agraires montre comment le cycle de la mort et de la naissance humaine se retrouve en correspondance avec le cycle du grain, respectivement à la moisson et aux semailles. Cependant, le mérite revient à J. Servier d’avoir mis en évidence comment la notion de la mort est conçue : ‘’Comme l’indispensable préliminaire de tout cycle d’existence’’. Nous retrouvons d’après cela, les mêmes rites funéraires à la période des labours qui précèdent les semailles. On apporte à la terre que l’on va labourer ou que l’on va moissonner les mêmes offrandes que l’on fait aux morts et que l’on distribue aux passants. Ces rites funèbres indiquent le passage à une nouvelle phase d’un cycle de création. Cela explique pourquoi la période des moissons est appelée Anebdu, c’est-à-dire le commencement.

 

 

 

 

 

La naissance liée à la mort représente le principe spirituel de tous les rites autour de la terre et les conditionne en même temps. Les rites de deuil mettent en évidence le fait que les Kabyles se sentaient de même nature que la terre et que leur organisme fonctionnait suivant les mêmes principes. D’une façon équivalente, si la récolte était mauvaise, cela correspondait aussi à un mauvais augure pour les humains. Cette conception d’ordre religieux imposait aux êtres humains de s’associer à la fin comme au début du cycle de fécondation de la terre en portant le deuil. L’idée qui unit le cycle de la terre à celui de la vie humaine permet alors de mieux comprendre l’interdit qui concerne particulièrement les cheveux de la femme. A la période des premiers labours, les femmes ne doivent pas les nouer, car cela risquait de ‘nouer’ le cycle de végétation et par là d’arrêter la croissance des plantes. 

 

 

Dans l’esprit des anciens, la fécondité de la terre est liée à la pousse du système pileux humain : ‘’ Si le laboureur ne peut se raser ou s’épiler pendant les premiers jours de la saison des labours, si la maîtresse de maison ne peut aller aux champs que les cheveux dénoués, répandus sur ses épaules, c’est bien en vertu de ce même principe qui, dans les interdits de deuil, assimile la mise en terre de l’homme à des semailles pleine de promesses.’’ 

Le principe unitaire de la mort et de la renaissance est mis en évidence grâce aux rites funéraires et de fécondité qui cohabitent suivant la dimension humaine dans le cycle du grain. On comprend alors l’attitude sacrée qui entoure le travail de la terre.

 

Dans l’esprit kabyle, tout ce qui vient de la terre mais aussi tout ce qui meurt doit lui être retourné. Les rites d’enterrement, comme par exemple, celui de la dernière gerbe à la fin des moissons, terminent en le complétant tout cycle de vie terrestre. Suivant le même principe, le placenta, qui ne peut plus nourrir l’enfant qui vient de naître, doit être soigneusement enterré. Cela permet également d’expliquer l’angoisse de tout Kabyle à l’étranger qui souhaite à sa mort retourner à la terre qui l’a fait naître. Encore de nos jours, des collectes sont organisées en France afin de faciliter le transport d’un défunt vers le cimetière de ses ancêtres. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Moissonneurs kabyles 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La terre n’est pas seulement le sanctuaire des corps défunts, mais celui de leurs âmes. Le monde des morts ne se trouve pas dans le ciel, mais bien dans le monde souterrain de la terre. On comprend alors les interdits qui concernent particulièrement le travail de la potière kabyle. Celle-ci n’hésitera pas, si une mort survenait dans sa maison, à détruire toutes ses poteries qui n’ont pas été terminées, c’est-à-dire brûlées. Le feu aurait empêché l’âme du défunt de se déposer par erreur sur la terre encore fraîche des objets façonnés. Le fait que la terre non brûlée soit vivante et qu’elle attire l’âme des morts conditionne tous les interdits et explique notamment celui qui pèse sur les forgerons. Ceux-ci, en Kabylie, ne peuvent pas cultiver la terre, car ils risqueraient de la brûler et donc de mettre fin à sa fécondité. Dans la même pensée, les forces invisibles d’un mort doivent être retournées à la terre afin de féconder son monde souterrain. C’est pour cela que les Kabyles redoutent la mort par le feu et refuse l’incinération. 

 

 

 

Les énergies des morts occupent la terre autant que les vivants. Les âmes de nos ancêtres sont toujours présentes et accompagnent les gestes de notre vie quotidienne. Elles nous aident dans notre existence terrestre et nous leur faisons appel dans nos difficultés et dans notre tristesse. ‘’….les morts et les vivants sont tellement mêlés dans la vie quotidienne, associés aux mêmes gestes et aux mêmes rites qu’il est difficile de dire si les morts sont encore liés à leurs clans terrestres ou si les vivants participent encire ou déjà au plan des choses de l’Invisible.’

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En Kabylie, nous saluons les morts auxquels nous rendons visite et, debout sur leurs tombes, nous leur parlons. Nous leur apportons la nourriture qu’ils aimaient, jadis de leur vivant, sous forme d’offrandes distribuées aux passants. La terre sacrée, parce qu’elle est habitée par les invisibles, possède des pouvoirs magiques de fécondité et particulièrement celle de la tombe d’un mort qui intervient dans les pratiques de magie voire de sorcellerie. Dans la pensée traditionnelle, les morts sont liés au monde des vivants d’une façon invisible mais aussi visible. Le cimetière se construisait à proximité du village autour de l’ancêtre le plus éloigné. La distribution au sol des tombes se superposait à celle des maisons que les défunts occupaient de leur vivant dans le village. Les rites kabyles attestent la présence et le pouvoir des forces invisibles issues de la terre et solidifient à la fois le contrat d’unité qui les relie sur le plan terrestre aux humains. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Cimetière – Kabylie 

 

 

 

 

 

 

L’analyse des rites aratoires met en évidence le fait que dans la fin d’un cycle de vie s’opère le passage à un cycle de renouveau. Le rituel magique qui les accompagne démontre que c’est à partir du principe de la mort que renaît la vie et que le rite se situe toujours à ce passage. De cette façon, la mort des champs correspond au début du cycle des céréales. Celles-ci vont être stockées dans les maisons. Puis dans un circuit cette fois-ci uniquement féminin, elles seront transformées afin de nourrir le groupe humain. 

 

 

 

 

Dans la société traditionnelle, l’alimentation était entièrement assurée par les entrailles de la terre. Réceptacle de tout ce qui vit sur la planète, la terre servira d’une façon similaire à contenir la nourriture humaine. Tous les récipients, qui recueillent les produits de sa culture avec ceux servant à transporter l’eau et à cuire les aliments, seront façonnés à partir de la terre pure. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 







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