Le Jeu Rituel la Kurra ‘Thakourth’ (Région du Dahra et du Moyen-Chélif)

22092018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Jeu Rituel la Kurra 'Thakourth' (Région du Dahra et du Moyen-Chélif)  dans Coutumes & Traditions 1531745562-kurra

Partie de Thakourth photographiée par Germaine Tillion dans le sud de l’Aurès dans les années 30

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En tête des jeux rituels précédant les labours citons la Kurra : c’est un jeu d’automne, sorte de Hockey sur gazon auquel se livrent les ‘hommes d’âge mur chez les Béni Haoua, les jeunes gens sur l’invitation des vieillards à Zouggara et à Tacheta, la règle du jeu se retrouve à peu près partout avec des variantes : le terrain est orienté- Est-Ouest, c’est souvent le lit desséché d’un oued, comme il y a quelques années encore chez les Béni Haoua, en tout cas un endroit plat : (plaine près de Sidi Mokhfi à Zouggara). Les joueurs sont armés de crosses de bois, souvent simples branches courbées à une extrémité. La balle est faite de bourre de palmier nain empaquetée dans des chiffons noirs.

 

Le jeu consiste chez les Béni Haoua, pour un joueur à faire entrer la balle dans un trou, placé au milieu du terrain, tous les autres (une vingtaine environ) s’y opposant. Lorsque la balle est rentrée dans le trou, les joueurs s’écrient :

 

 

« îssessu-it » : il l’а fait boire . 

 

 

« Rebbi issie waman » : Dieu donnera de l’eau.

 

 

 

 

Dans les douars de Zouggara et de Tacheta, la Kurra se joue, les joueurs étant divisés entre deux équipes d’Est et d’Ouest, le vainqueur étant celui qui ramènera sa balle vers sa propre limite. Au douar Beni-Ghomeriane  (Braz) il est d’usage d’aller jeter la balle déchiquetée dans la rivière voisine après la partie.

 

 

Ce jeu a pour but reconnu dans tous les endroits où il est pratiqué de faire tomber la pluie. A ce moment de l’année, il assurera les pluies nécessaires au début des labours.

 

 

Au sanctuaire d’Imma Melbekht (Ténès) les assistants se livrent à un combat dont les projectiles sont les fruits des grenadiers du bois sacré entourant le mausolée ; les fruits sont considérés comme vénéneux et sont de fait très amers, les blessures reçues au cours du combat portent bonheur et seuls peuvent en mourir les gens en état d’impureté.

 

 

Ce rite agonistique a lieu au moment du pèlerinage au sanctuaire de la Sainte, un Vendredi de la fin août.

 

 

 

 

 

 

 

Un autre jeu d’automne précédant les labours est le g’ima pratiqué chez les Beni-Ghomeriane dans les mêmes circonstances, c’est-à-dire à l’issu de certains pèlerinages d’automne.

 

Là, encore, les joueurs sont divisés en deux camps, Est et Ouest, le nombre des joueurs étant indifférent. Chaque camp édifie trois piles formées de trois pierres chacune, chaque joueur dispose de trois cailloux de jet, chaque pile détruite donne droit au jet d’un caillou supplémentaire. Le camp vainqueur est celui qui le premier réussit à abattre ses trois piles. 

 

Ce jeu est à rapprocher du tir à la cible ou Išart pratiqué dans les mêmes conditions et les mêmes circonstances chez, les Béni Haoua, les piles de pierres restant les mêmes ; le jet de caillou remplacé par le tir au fusil.

 

 Le but étant de sonder les intentions du marabout visité à l’égard de ses pèlerins : si la cible ne tombe pas, c’est qu’il y a eu un gros péché commis, il faut s’attendre à un châtiment. De même on trouve en Kabylie un tir à la cible, pratiqué au moment de l’arrivée de la mariée au domicile conjugal, le même tir est pratiqué également chez les Béni Haoua. Il semble qu’il faille rapprocher le labour et le mariage et voir dans le tir à la cible le moyen d’écarter les charmes de sécheresse, puisque, avant la consommation du mariage ce jeu d’adresse a pour but de dépister et de déjouer les charmes de l’aiguillette nouée. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Oasis Sahariennes Touat – Gourara – Tidikelt – Vallée de l’Oued Saoura (1903) / en ‘L’ , ‘M’, ‘N’

20092018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Letsla (V. El-Letsla).

 

 

 

 

 

Lichta: ksar, oasis du district de Timimoun, dans le Gourara. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mabrouka: étape, sur la route d’El-Goléa à Timimoun (Gourara), à 40 k. d’Ouallen et à 72 k. d’El-Goléa ; puits abondant.

 

 

 

 

 

Mahfoud: ksar, oasis du district d’Inzegmir, dans le Touat.

 

 

 

 

 

 Mahou: ksar, oasis du district d’El-Djereïfet, dans le Gourara.

 

 

 

 

 

 Mamoura: ksar, oasis du district d’El-Djereïfet (Gourara).

 

 

 

 

 

 Marhouma: ksar, oasis, dans la vallée de l’oued Saoura, annexe de Beni-Abbès ; à 15 k. de Beni-Abbès et à 18 k. de Tametert.

 

 

 

 

 

Mazzer-Akacha: ksar, oasis de 4,896 palmiers, dans la vallée de l’oued Saoura, annexe de Beni-Abbés; à 25 k. d’Igli et à 35 k. de Beni-Abbès.

 

 

 

 

 

Mekam-Sidi -el- Hadj-bou-Kafs: étape, sur la route d’El-Abiod-Sidi-Cheïkh à Tabelkoza (Gourara), à 21 k. de Guern-ed-Diab et à 94 k. de Tabelkoza. 


 

 

 

 

 

 Mekid: ksar, oasis du district de Tamest, dans le Touat.

 

 

 

 

 

Mekra: petit ksar du district de Fenourin, dans le Touat, à 3 k. d’El-Mansour; petite oasis; jardins: fruits, légumes.

 

 

 

 

 

 Meliana: petit ksar, oasis, district d’Insalah (Tidikelt) ; 51 hab.

 

 

 

 

 

 Meliana: petit ksar du district d’In-R’ar, dans le Tidikelt.

 

 

 

 

 

 Melouka: ksar, oasis du district de Timmi, dans le Touat, à 3 k d’Adghar.

 

 

 

 

 

Meraguen: ksar, oasis à 27 k. de Sba, dans le Gourara ; c’est la première oasis que l’on rencontre en entrant, dans le Gourara, venant du district de Bouda, dans le Touat.

 

 

 

 

 

Metarfa: ksar, oasis du district de Deghamcha, dans le Gourara ; culture : blé, orge.

 

 

 

 

 

 Moungar: étape, puits, sur la route de Duveyrier à Igli ; à 25 k. d’El-Morra et à 38 k. de Taghit, dans la vallée de la Zousfana.

 

 

 

 

 

 M’raïer: petit ksar et oasis du district d’Aoulef (Aoulel-el-Arab) dans le Tidikelt, contigu au ksar  Timokten. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nama: ksar, oasis du district de Teganet, dans le Gourara.

 

 

 

 

 

 

Néchéa ou Aïn-Néchéa: point d’eau, dans la vallée de l’oued Saoura, à 30 k.S.-O. de Kerzaz.

 

 

 

 

 

 Nekhelat-bel-Brahim: étape sur la route de Duveyrier à Igli ; à 74 k. de Djenien-bou-Rezg et à 41 k. de Duveyrier. C’est à partir de ce point que l’oued El-Aouedj prend le nom d’oued, Zousfana.

 

 

 

 

 

 Noumenas: petit ksar, oasis du district de Fenourin, dans le Touat. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Souma bent el-Abri

18092018

 

 

 

 

Ce mausolée antique d’une forme élégante, est situe à soixante kilomètres environ au sud de Tébessa, sur les dernières pentes nord du Djebel-Fouâ. Sa hauteur totale est de six mètres cinquante cm, la largeur de chaque face, de deux mètres dix cm. Il est construit en pierres de taille de trente centimètres d’épaisseur; les blocs qui forment la base ont une hauteur double. Les chapiteaux qui surmontent les deux colonnes de la façade sont d’un style corinthien des plus modestes. La partie supérieure du monument est ouverte sur le devant; elle était fermée à droite et à gauche par deux longues pierres juxtaposées, ornées d’un dessin qui fait, à  distance, très-bon effet. Les deux pierres contiguës avec les colonnes sont tombées. Les angles et le milieu de la façade postérieure sont occupés par trois pilastres en relief, portant les mêmes ornementations que les colonnes. Entre ces pilastres sont engagées des pierres semblables à celles des côtés. L’édifice est surmonté d’un tronc de cône percé parallèlement à la façade principale d’une longue  rainure. 

 

 

 

 

Aucune inscription n’indique en l’honneur de quel personnage ce monument a été élevé, ni à quelle origine on peut le faire remonter. D’où lui vient ce nom de Bent-el-Abri (la fille du grand seigneur)? Voici ce que dit à ce sujet la tradition locale : 

 

 

 

Cette portion du pays était autrefois sous la domination d’un grand seigneur appelé Aurès, lequel était marié à une femme connue sous le nom de Khenchela. Cette puissante famille possédait plusieurs châteaux dont les ruines se retrouvent encore à Daharet-Fouâ, Bahiret-Sbikha et à Khenchela, sa résidence habituelle. La fille d’Aurès, connue seulement de son surnom, El-Kahna (l’habile), était une personne très belle et d’une grande intelligence. Élevée sous la tutelle de son père, elle avait reçu une brillante éducation, en rapport avec le rang élevé qu’elle occupait. Lorsqu’elle fut en âge d’être mariée, son père lui laissa la liberté de choisir elle-même un époux. Parmi les prétendants nombreux qui se présentèrent, El-Kahna choisit un nommé Berzegan, qui a laissé son nom à la grande ruine située au sud d’El-Ma-el-abiod. L’acte de mariage fut dressé, mais Aurès mourut avant l’accomplissement de la cérémonie. C’est probablement en son honneur que fut élevé le mausolée. 

 

 

 

Aurès eut pour successeur un des prétendants que sa fille avait repoussés et qui, humilié de cet échec, conçut le projet de se venger. Doué de mauvais instincts, il abusait de son pouvoir pour commettre les plus mauvaises actions. Il avait introduit, entre autres usages, le droit de prélibation que s’arrogeaient autrefois les seigneurs féodaux. El-Kahna, ne voulant pas se soumettre; à cette coutume, retarda pendant quelque temps son mariage. 

 

Indignée enfin de voir le peuple entier victime des exactions de ce nouveau seigneur, elle résolut d’en délivrer le pays. Elle choisit les jeunes gens, les plus braves et quelques membres de sa famille qu’elle convia à un festin. A la fin du repas, elle leur fit part de son projet, qui fut approuvé par tous, et les invita à garder le secret. Aussitôt après, elle fit faire les préparatifs pour la cérémonie du mariage et, suivant la coutume établie, elle se rendit, suivie de ses convives, chez le seigneur qu’elle avait fait prévenir. Elle pénétra seule dans son appartement. Elle chercha d’abord à le ramener à de meilleurs sentiments, puis voyant ses efforts inutiles, elle lui plongea un poignard dans le cœur. 

 

Louée publiquement pour son courage et l’habileté qu’elle avait déployée, elle reçut à ce sujet le surnom qui lui resta. 

 

 

 

 

El-Kahna était à Khenchela avec sa mère, lorsque l’insurrection les surprit. Elles quittèrent l’Aurès et allèrent s’établir d’abord à Bahiret-Sbikha,; puis à Fouà et enfin à Bir-el-Ater, désigné un certain temps du nom de Bir-el-Kahna. 

 

 

Aurès, chassé de son côté par l’insurrection, rejoignit sa famille à Bir-el-Aler, se dirigea avec elle sur Feriabna, et ne reparut plus dans le pays tombé au pouvoir des conquérants. 

 

Cette tradition remet en mémoire les mœurs des Vandales; elle tendrait à faire remonter la construction du mausolée au  commencement du Ve siècle, peu de temps avant l’époque où les Maures de l’Aurès se sont déclarés indépendants. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Oasis Sahariennes Touat – Gourara – Tidikelt – Vallée de l’Oued Saoura (1903) / en ‘K’

16092018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Kaberten: ksar, oasis du district d’Aougerout, dans le Gourara ; à 28 k. de Sba, sur la route des caravanes qui se rendent du Gourara au Timmi et à Bouda ; production naturelle : salpêtre.

 

 

 

 

 

 

Kasbed-Oulad-Hadega: petit ksar du district d’In-R’ar, dans le Tidikelt.

 

 

 

 

 

Kerbira: ksar et oasis, dans la vallée de l’oued Saoura, annexe de Beni-Abbès, à 8 k. de Kerzaz.

 

 

 

 

 

Kerzaz: réunion de 3 ksour, dans la vallée de l’oued Saoura, annexe de Beni-Abbès ; oasis de 10,567 palmiers.

 

 

 

 

 

Kheloua-Sidi-Brahim: étape, sur la route d’Aïn-Sefra au ksar Oulad-Saïd (Gourara), dans la vallée de l’oued Namous, à 42 k. de Choufet-en-Naya.

 

 

 

 

 

Kheneg-el-Aaten: point d’eau, en dehors de la vallée de l’oued Saoura, annexe de Beni-Abbés; à 12 k. d’Ougarta; belle végétation, gommiers.

 

 

 

 

 

Kherbezat et Djemel: étape sur la route d’El-Abiod-Sidi-Cheïkh, à Tabelkoza (Gourara), à 28 k. d’El-Abiod-Sidi-Cheïkh.

 

 

 

 

 

Ksabi: petit ksar, le dernier de la vallée de l’oued Saoura et de l’annexe de Beni-Abbès, à 190 k. environ de Beni-Abbès et à 75 k. de Kerzaz. C’est à partir de ce point que l’oued Saoura prend le nom de : l’Oued-Messaoud.

 

 

 

 

 

 Ksar-Djedid: ksar, oasis du district d’Insalah, dans le Tidikelt; à 2 k. de Ksar-el-Kebir; 154 hab.

 

 

 

 

 

Ksar-Djedid: ksar le plus important du district d’Aoulef (Aoulef-el- Arab), dans le Tidikelt ; oasis jardins : fruits, légumes.

 

 

 

 

 

Ksar-el-Adzouze: ksar, sur la route de Duveyrier à Igli, dans la vallée de la Zousfana, à 76 k. de  Duveyrier.

 

 

 

 

 

 Ksar-el-Hadj: ksar, oasis du district d’Aougerout, dans le Gourara, à 2 k. de Tiberramin ; élevage :  chameaux, moutons.

 

 

 

 

 

Ksar-el-Kebir ou Ksar-el-Arab: principal ksar du district d’Insalah, dans le Tidikelt, à 396 k. d’El-Goléa; belle oasis; jardins: fruits, légumes; élevage des chameaux et des ânes ; fabrication de tissus de laine; 358 hab.

 

 

 

 

 

Ksar-el-Kebir: ksar le plus important du district de Charouin, dans le Gourara.

 

 

 

 

 

Ksar-Lekhal: ksar, oasis du district d’In-R’ar, dans le Tidikelt, à 30 k, de Tit.

 

 

 

 

 

Ksar-Ouled-Aïssa: ksar le plus important du district d’El-Haïha, dans le Gourara, à 430 k. d’Aïn-Sefra, par la vallée de l’oued Namous, suivant la route parcourue par les caravanes du Sud oranais qui se rendent au Gourara pour y commercer ; oasis importante .

 

 

 

 

 

Ksar-Ouled-Belkassem:  ksar, oasis du district d’Insalah, dans le Tidikelt ; 373 hab.; jardins: fruits et légumes.

 

 

 

 

 

Ksar-Ouled-Chorfa: ksar le plus important du district d’Aoulef (Aoulef-Chorfa), dans le Tidikelt; oasis ; jardins : fruits, légumes.

 

 

 

 

 

Ksar-Ouled-el-Hadj: ksar, oasis du district d’Insalah, dans le Tidikelt; 311 hab.; jardins: fruits, légumes ; élevage : chameaux, moutons.

 

 

 

 

 

Ksar-Oumanet: ksar, oasis du district d’Aoulef (Aoulef-el-Arab), dans le Tidikelt.

 

 

 

 

 

Ksir-el-Ma: ksar, dans la vallée de l’oued Saoura, annexe de Beni-Abbès. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Bassins des Aghlabides

14092018

 

 

 

 

 

Les bassins des Aghlabides sont considérés parmi les plus importants et les plus célèbres ouvrages hydrauliques dans le monde musulman. Ils faisaient partie d’une quinzaine des bassins qui se trouvaient extra-muros et qui approvisionnaient la ville en eau. Les chroniqueurs et géographes arabes furent toujours émerveillés par la majesté impressionnante de ces installations, ce qui a valu à Kairouan de porter, au Moyen Âge, le nom de la  »ville des citernes ». 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Leur alimentation se faisait par le drainage des eaux de pluie et les affluents de l’Oued Merguelil qui déversent la dépression environnante. Ses eaux étaient captées par de petits barrages et un canal d’adduction pourvu d’un prise-lame qui les amenait jusqu’au petit bassin. Mais en 350/961 le calife fatimide el-Mu’izz édifia un aqueduc qui amène l’eau des sources de Chréchira, située à 40 km à l’ouest de Kairouan, jusqu’aux citernes de la ville après avoir alimenté sa capitale Sabra.

 

Les kairouanais disposaient généralement de puits et de citernes dans leurs maisons; et il semble que l’eau récupérée dans ces bassins servait en temps de sécheresse et aux plus démunis parmi la population, mais aussi à approvisionner les caravanes et abreuver les troupeaux. Ces fameux bassins furent édifiés en 246/860 – 248/862 par le prince aghlabide Abou Ibrahim Ahmed. Ils sont construits en moellons revêtus d’un enduit étanche et arrondi au sommet. Ils se composent de trois organes essentiels: 

 

 

 

 

Le petit bassin, de 17 m de diamètre, est circonscrit dans un mur polygonal constitué de 17 contreforts intérieurs et 26 contreforts extérieurs qui s’alternent et permettent ainsi de consolider l’édifice afin de résister à la pression. Ces contreforts sont de forme semi-cylindrique et coiffés de demi-sphère. Ce bassin, d’une contenance de 4 000 m3  , sert à décanter les eaux des débris et alluvions qu’elles charrient. L’eau ainsi purifiée s’écoule dans le grand bassin par une ouverture en plein cintre appelée le déversoir. 

 

 

 

 

Le grand bassin, de forme polygonale, est flanqué de 64 contreforts internes et 118 externes. De 128 m de diamètre et 4,8 m de profondeur, sa contenance dépasse les 57 000 m3 . Au milieu s’élève un gros pilier polylobé qui jadis fut surmonté d’une coupole et servit de pavillon de loisir. Ce grand bassin sert aux stockage des eaux nécessaires aux besoins de la vie quotidienne. Cependant, cette opération permet une meilleure décantation de l’eau dont la partie la plus pure servira d’eau potable et sera versée dans les citernes de puisage. 

 

 

 

 

Les citernes de puisage sont constituées par deux réservoirs parallèles et perpendiculairement adossés aux bassins. Elles sont couvertes en voûtes en berceau soutenues par des arcs doubleaux qui reposent sur des piliers. Six ouvertures, placées au sommet des voûtes, permettent d’y puiser de l’eau. La contenance de chacune d’entre elles dépasse les 1 000 m3 .

 

 

 

 

 

 

 

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 Détails des contreforts  

 

 

 

 

 

Ces bassins aux dimensions gigantesques sont un rappel de la gloire de la ville et de sa lutte passée contre la soif et le manque en eau. Ils séduisent par leur sobriété et leur impressionnante majesté et enchante par l’élégance de leur style et l’harmonie de leurs formes. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    




Oasis Sahariennes Touat – Gourara – Tidikelt – Vallée de l’Oued Saoura (1903) / en ‘H’ , ‘I’

12092018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hamira: petit ksar du district Charouin, dans le Gourara. 
 
 
 
 
 
 
 
Hassi-Afflissès: puits, étape, sur la route d’El-Goléa à Insalah, à 250 k. d’El-Goléa, à 156 k. d’In-R’ar et à 134 k. de Bou-Guemma. C’est aux abords de ce puits que fut assassiné, en 1885, le lieutenant Palat.

 
 
 
 
 
 
Hassi- Arigat-el-Meslem: puits abondant, sur la route d’El- Goléa à Timimoun (Gourara); à 22 k. d’Hassi-erg-Cedra et à 22 k. de Fort-Mac-Mahon. 
 
 
 
 
 
 
Hassi-Chebbi: puits, sur la route du Tidikelt au Touat; à 18 k. de Taourirt (district de Reggan). 

 

 
 
 
 
 
Hassi-el-Begri: étape, sur la route de Duveyrier à Igli, dans la vallée de la Zousfana ; à 89 k. de Duveyrier et à 34 k. d’El-Morra; deux puits, eau abondante ; nombreux tamarins. 

 

 
 
 
 
 
Hassi-el-Hadjar: ksar du district d’Igosten, dans le Tidikelt ; 165 hab. ; oasis de 2,800 palmiers ; élevage :  chameaux, mehari, chèvres. 

 

 
 
 
 
 
Hassi-el-Hazz: étape, sur la route d’El-Abiod-Sidi-Cheïkh à Tabelkoza;à 19 k. d’Hassi-el-Meharzi et à 55 k. de Tabelkoza ; puits arabe. 

 

 
 
 
 
 
Hassi-el-Mamoura: étape, sur la route d’Aïn-Sefra à ksar Oulad-Saïd (Gourara) ; à 22 k. de Rouïb-er-Rahil ; bons pâturages. 

 

 
 
 
 
 
Hassi-el-Meharzi: étape et puits, sur la route d’El-Abiod-Sidi-Cheïkh à Tabelkoza (Gourara) ; à 36 k. de Tabelkoza. 

 

 
 
 
 
 
Hassi-el-Mongar: puits arabe très connu dans tout le Sud, sur la route d’El-Goléa à Insalah; à 220 k. du Fort-Miribel et à 105 k. d’In-salah. Les indigènes disent qu’à partir d’Hassi-el-Mongar on entre dans le Tidikelt. 

 

 
 
 
 
 
Hassi-el-Morr: étape, puits français, sur la route d’El-Abiod-Sidi-Cheïkh à Tabelkoza; à 17 k. de Dra-el-Azel et à 205 k. d’El-Abiod-Sidi-Cheïkh. 

 

 
 
 
 
 Hassi-erg-Cedra: étape, puits, sur la route d’El-Goléa à Timimoun (Gourara) ; à 105 k. d’El-Goléa, à 54 k. de Fort-Mac-Mahon et à 33 k. de Mabrouka. 

 

 
 
 
 
 
Hassi-Fersiga: étape, puits, sur la route d’El-Goléa à Timimoun (Gourara), à 86 k. de Fortr-Mac-Mahon et à 22 k. d’Hassi-Lefaïa. 

 

 
 
 
 
 
Hassi-Lefaïa: étape, puits, sur la route d’El-Goléa à Timimoun (Gourara), à 64 k. de Fort-Mac-Mahon ; vipères à corne très abondantes. 

 

 
 
 
 
 
Hassi-Meksa: étape, deux puits, sur la route d’El-Goléa à Insalah, à 79 k. d’El-Goléa. 

 

 
 
 
 
 
Hassi-Moussa: puits, sur la route d’El-Goléa à Timimoun (Gourara), à 10 k. d’Hassi-Fersiga. 

 

 
 
 
 
 
Hassi -Sarfet: étape, sur la route d’El-Goléa à Insalah, à 104 k. d’El-Goléa et à 29 k. du Fort-Miribel ; puits, eau assez bonne. 

 

 
 
 
 
 
Hassi-Si-el-Mir: puits, sur la route de Duveyrier à Igli, dans la vallée de la Zousfana, à 102 k. de 
Duveyrier et à 20 k. d’El-Morra ; eau abondante. 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Igli: ksar, dans la vallée de l’oued Saoura, à 50 k. de Beni-Abbès, à 64 k. de Taghit, à 230 k. de Duveyrier, à 265 k. de Djenien-bou-Rezg et à 350 k. d’Aïn-Sefra : , latitude : 30° 29° 19 » ; poste militaire de la sub. d’Aïn-Sefra. Igli est un ksar misérable, mais d’une grande importance par sa position. 

 
 
 
 
 
 
Igosten: Igosten n’est pas un district, C’est un groupe de 8 petits hameaux, dans le Tidikelt, à 23 k. Ouest-Sud-Ouest du district de Foggaret-ez-Zoua et à 15 k. du district d’Insalah ; 311 hab. ; oasis de 7,950 palmiers; jardins.: fruits et légumes. 

 

 
 
 
 
 
Igosten: ksar, oasis du district de Deldoul, dans le Gourara, à 6 k. Nord de Deldoul ; fabrication de tissus de laine très estimés. 

 

 
 
 
 
 Ikis: ksar, oasis du district de Tamest, dans le Touat. 

 

 
 
 
 
 
Iniz: petite oasis du district d’Aoulef (Aoulef-el-Arab), dans le Tidikelt. 

 

 
 
 
 
 
In-R’ar: district du Tidikelt, à 42 k. du district d’Insalah, à 45 k. du district de Tit ; comprend 7 ksour, 478 hab. ; oasis de 32,000 palmiers ; jardins : figuiers, grenadiers, vigne; eau excellente; poste militaire. 

 

 
 
 
 
 
Insalah: district du Tidikelt, à 426 k. d’El-Goléa, à 550 k. d’Ouargla, à 293 k. du Fort-Miribel, à 450 k. de Rhadamès, à 1,300 k. dé Tombouctou et à 1,315 k. d’Alger. Le district comprend 11 ksour, dont le plus important est celui de Ksar-el-Arab, appelé aussi Ksar-el-Kebir; 1,698 hab. ; oasis de 104,000 palmiers. Entrepôt et étape obligée des marchandises venant du Nord, du Sud et du Sud-Est. Toutes les relations commerciales reliant le Maroc au Soudan et à la Tripolitaine y convergent. Insalah, ou pour mieux dire le Ksar-el-Kebir, a été occupé par la mission Flamand-Pein, le 29 décembre 1899. Poste militaire important, annexe, hôpital militaire. 
Insalah est le nom d’un district, d’une oasis ; cette dénomination ne s’applique à ancun ksar ; il n’y a pas de ville d’Insalah, mais une oasis, un district d’Insalah. 

 

 
 
 
 
 
Inzegmir: district du Touat, au Nord du district de Sali, à 14 k. et au Sud du district de Zaouïet-Kounta ; comprend 12 ksour, dont les plus importants sont les ksour Inzegmir et Tilioulin; vastes oasis de palmiers; culture du tabac, du coton et particulièrement du henné dont il se fait un grand commerce. 

 

 
 
 
 
 
Inzegmir: ksar, oasis du district du même nom, dans le Touat à 12 k. de Zaouïet-Kounta. 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


 



Mesures coloniales de répression contre la Kabylie (1857)

10092018

 

 

 

 

 

Mesures coloniales de répression contre la Kabylie (1857)  dans Histoire 1531483529-s-l1600

Soumission des Tribus Kabyles 1857

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voici les contributions de guerre qui ont été imposées aux tribus pendant l’expédition de 1857 :

 

 

 

 

 

 

 

1531485374-request-001 dans Histoire 

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A ces fonds s’ajoutait un reliquat de 20,000 francs de la contribution de guerre de 1856 et des amendes frappées dans le cercle de Sétif.

 

Indépendamment des contributions de guerre ci-dessus détaillées, une amende spéciale a été imposée à la tribu des Illoula-Açameur pour les motifs indiqués dans la lettre ci-après, du 11 juillet 1857, adressée par le maréchal Randon au général Maissiat :

 

« Depuis le commencement de mes opérations et des vôtres les Moula Açameur se sont gravement compromis et je ne crois pas devoir laisser sans punition une telle conduite.  Nous les avons eus devant nous à l’attaque du 24 mai; je les retrouvé a Icheriden, a Aguemoun-Izem ; ils ont des tués et des blessés dans votre ascension au col de Chellata, ils prennent part aux affaires des Mzegguen et d’Aït-Aziz; partout enfin les Moula Açameur, s’abritant derrière l’espérance d’une haute intercession, prennent une part active à la révolte.

 

Je vous prie de vous renseigner d’une manière précise sur la culpabilité de cette tribu dont le mauvais esprit me semble manifesté et je vous autorise a exiger d’elle un otage par Kharouba et le paiement d’une amende de guerre calculée en bloc pour chaque village et sur la base de 50 francs par fusil.

 

Les otages devront être livrés sans délai et l’amende s’augmenterait de tous les frais qu’auront entraînés leur détention. C’est un moyen de les obliger à se libérer promptement ». 

 

 

 

 

L’amende collective imposée en exécution de ces ordres s’éleva à 38,000 francs : pour hostilité manifesté et pour avoir tiré sur des convois de ravitaillement. Les Ouzellaguen ont été punis pour des motifs analogues d’une amende collective de 19,000 francs.

Le produit des contributions de guerre a été employé de la manière suivante :

Travaux de construction et d’installation exécutés par le génie à Fort-Napoléon, Dra-el-Mizan et Tizi-Ouzou……..1.216.370 95

Travaux de route, ponts de l’Isser et de l’oued Bougdoura……..528.300

Alloué pour la maison du bachagha construite dans le village indigène de Tizi-Ouzou………18.000

Le reste a été employé en indemnités diverses.

 

 

 

 

 

La mesure du séquestre a été appliquée à certaines collectivités et à des indigènes qui s’étaient particulièrement compromis dans l’insurrection.

 

Un arrêté du 20 février 1857 du gouverneur général a rendu définitif le séquestre qui avait été apposé provisoirement sur le territoire de la tribu des Mechtras et sur les biens particuliers des indigènes de cette tribu désignés dans un état nominatif qui comprend 212 noms. Les biens d’un indigène de cette tribu, Si Mohamed Arezkei « qui a toujours servi le drapeau de la France » ont seuls été  exemptés du séquestre (1).

 

 

 

 

Un arrêté du 20 février 1857 a frappé du séquestre la totalité des biens possédés par un certain nombre d’indigènes de l’annexe des Beni-Mançour désignés dans un état nominatif dont nous donnons seulement la récapitulation.

 

 

 

 

 

 

Tribus

Nombre

Cheurfa

Beni-Mançour

Sebkha

Mecheddala’

Beni-Yala

Beni-Aïssi

Totaux

D’indigènes               D’hectares               D’oliviers

80                                      70                             4.080

12                                       18                               480

3                                            2                                10

7                                            6                                80

42                                       740                               60

1                                            1                                25

145                                    824                             4735

 

 

 

 

 

 

Ces mesures de séquestre ont été annulées par la décision impériale du 14 décembre 1858 ordonnant la mainlevée.

 

 

Enfin, l’arrêté du 20 juin 1857 a mis le séquestre sur les biens du bachagha Si El Djoudi et de son fils Si El-Hadj Ahmed.

 

 

 

 

 

 

 

 Sort fait aux principaux chefs de l’insurrection 

 

 

 

Si El-Hadj Amar, Si Seddik ben Cheikh ou Arab et ses frères, Si Mohamed Taïeb frère de Lalla Fatma N’soumer et les autres membres de la famille ont été autorisés à vendre leurs propriétés; les premiers étaient en outre autorisés à aller s’établir à l’étranger dans un pays musulman.

 

 

Si El-Hadj Amar alla se fixer à la Mecque avec sa femme et le fils de Bou Ba’rla ; il y est mort obscurément.

 

 

Si Seddik ben Cheikh ou Arab, Si El Adjemi ben Cheikh ou Arab et Si Ahmed Sr’ir, après avoir été détenus quelque temps en France, furent autorisés à se fixer à Tunis.

 

 

Lalla Fatma fut internée à Tablât à la zaouïa de Si Tahar ben Mahi ed Din, bachagha des Beni-Sliman, avec ses frères Si Tahar ben Ahmed ou Mezian, Si Mohamed, Si Chérif, Si el Hadi et les autres membres de sa famille, formant en tout une trentaine de personnes.

 

 

La prophétesse du Djurdjura n’y fut pas oubliée par les Kabyles qui allaient en grand nombre pour la visiter ; on a compté jusqu’à 300 pèlerins dans une seule journée.

 

 

La famille de Lalla Fatma et en particulier Si Tahar ou Taïeb n’a pas cessé d’adresser à l’autorité supérieure ; des réclamations contre la spoliation dont elle prétendait avoir été victime au mépris de la parole donnée. Elle donnait comme montant de ses pertes, cent mille francs en argent et bijoux de femme d’un grand prix, 82 bœufs, 10 mulets, 270 moulons, 50 fusils et 160 livres arabes d’une grande valeur.

 

 

Si Tahar est mort en 1861 ; quant à Lalla Fatma, elle a succombé en septembre 1863 à une inflammation du bas ventre qui a déterminé l’enflure et la paralysie des jambes.

 

 

La famille a fait l’acquisition, à des colons, d’importantes concessions de terrains à Bordj-Menaïel et à Dra- el-Mizan.

 

 

 

L’ex-bachagha Si el Djoudi demanda à s’établir en Syrie avec sa famille; il est mort à Jaffa en 1863.

 

En 1865, le séquestre mis sur les biens de Si el Djoudi ; et de son fils Si el Hadj Ahmed fut levé et ce dernier fut autorisé en 1866 à rentrer en Algérie ; Si Ali ou el Djoudi, deuxième fils du bachagha, était mort cette même année à Damas.

 

L’ex-bach-agha avait eu en exil un troisième fils nommé Si Mohamed, qui alla habiter avec sa mère dans la tribu des Mecheddala.

 

 

Quant à Ben Ali ou Amar Naït Kassi et à El Hadj Ahmed Nali ou Hammou, les promoteurs de l’insurrection des Ameraoua en 1856, ils profitèrent de l’amnistie qui suivit la soumission de la Kabylie, le premier retourna à Tunis et le second se fixa dans les Isser.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(1) Si Mohamed Arezkei a épousé Sadia bent Hammou ou Bali sœur d’une des femmes du chérif Bou Ba’rla.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Oasis Sahariennes Touat – Gourara – Tidikelt – Vallée de l’Oued Saoura (1903) / en ‘F’ , ‘G’

8092018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Farès-Oum-el-Lil: puits, étape, sur la route d’Insalah à Redamés, à 75 k. de Ksar-el-Kebir ; pâturages abondants.

 
 
Fegguiguira: point d’eau très connu, en dehors de la vallée de l’oued Saoura, annexe de Beni-Abbès, à 35 k. d’Ougarta ; bons pâturages.

 
 
Fendi: ksar, sur la route de Duveyrier à Igli, à 32 k. de Djenan-ed-Dar ; eau abondante ; quelques palmiers.

 
 
 
 
 
Fenourin-Tasfaout: district du Touat, à l’Ouest du district de Tamentit, au Sud-Ouest et à environ 12 k. de celui de Bou-Faddi ; il comprend 17 ksour ; belles oasis; fabrication du charbon de bois.

 
 
 
 
 
Foggaret-el-Arab: ksar, oasis du district d’Igosten, dans le Tidikelt.

 
 
 
 
 
Foggaret-ez-Zoua: district du Tidikelt, à 35 k. Sud-Ouest d’Hassi-Mongar, à 38 k. Est-Nord-Est d’Insalah et à 14 k. Sud du pied du Baten : oasis de 9,050 palmiers; élevage des chameaux et moutons à poil ras, appelés ademane
 
 
 
 
  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Gara-Kerboub: étape, sur la route d’El-Golea à Timimoun (Gourara), à 30 k. du Fort-Mac-Mahon.

 
 
 
 
 
Garet-el-Guefoul: étape, sur la route d’Aïn-Sefra à ksar Oulad-Saïd (Gourara), à 26 k. d’El-Letsla.

 
 
 
 
 
Ghozzi: ksar, oasis du district de Tamentit, dans le Touat.

 
 
 
 
 
Golb-Dria: étape, sur la route de Béni-Abbés à Ougarta, à 26 k. de Béni-Abbés et à 29 k. d’Ougarta ; pas d’eau.

 
 
 
 
 
Guentour: ksar du district Oulad-Saïd, dans le Gourara.

 
 
 
 
 
Guern-ed-Diab: étape, sur la route d’El-Abiod-Sidi-Cheïkh à Tabelkosa (Gourara), à 38 k. d’Hassi-el-Morr et à 243 k. d’El-Abiod-Sidi-Cheïkh.

 
 
 
 
 
Guern-Ouled-Yahia: étape, sur la route d’El-Goléa à Insalah, à 50 k. d’El-Goléa ; eau au puits Maroket, à 5 k. du gite d’étape.

 
 
 
 
 
Guerrara: ksar, oasis du district de Sba, dans le Gourara ; raffinerie de salpêtre.

 
 
 
 
 
Guerzim: ksar et oasis, dans la vallée de l’oued Saoura, annexe de Beni-Abbès, à 5 k. de Ben-Khelif, au Nord, et à 15 k. d’El-Maja.

 
 
 
 
 
Guetran: point d’eau, à 11 k. de Rouïb-er-Rahil, sur la route d’Aïn-Sefra à ksar Oulad-Saïd (Gourara) ; tamarins en quantité, au point appelé « Dermel ». 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 



Algérie d’antan: L’école arabe

6092018

 

 

 

 

 

Situation de l’enseignement avant 1830: 

 

 

L’enseignement primaire s’adressait aux enfants de 6 à 10 ans environ, auxquels on enseignait dans un local généralement attenant à la mosquée, le Coran, les principes élémentaires de l’Islam, des notions de lecture et d’écriture. L’enseignement secondaire était donné aux enfants de 10 à 15 ans dans des locaux attenants à la mosquée ou dans des zaouïas. On enseignait la lecture, les commentaires du coran et des notions élémentaires de grammaire. L’enseignement supérieur était réservé aux étudiants aux âges très divers appartenant le plus souvent à des familles lettrées ou vouées à la vie religieuse. Le programme comportait: droit, jurisprudence, théologie, hadith, parfois des notions de géographie, d’histoire et d’astronomie. 

 

Par ailleurs Henri Weiler note: « Il n’y avait à Alger, ni ailleurs rien qui pût faire songer aux universités musulmanes d’El Azhar du Caire, de la Zitouna de Tunis, de la Qaraouyine de Fès. Il n’y avait véritablement aucune organisation de l’instruction publique, mais on donnait de nombreux cours surtout religieux.«  

 

 

 

 

 

Après 1830: 

 

La France s’intéressa d’abord à l’enseignement secondaire qui devait fournir ultérieurement les cadres nécessaires à l’enseignement de l’arabe. Trois medersas furent crées, en 1850 à Médéa, Tlemcen et Constantine. Par la suite la medersa de Médéa fut transférée à Blida, puis à Alger et finalement à Ben Aknoun. Ces medersas ont été transformées en ‘lycées d’enseignement franco-musulmans’ en 1950. 

 

Le rôle des medersas était de former des cadres pour l’enseignement de l’arabe, pour la justice (cadi, bachadel, adel) et accessoirement pour le culte (muphti, imam). Le corps de mouderrès fut créé en 1851. Les matières qu’ils devaient enseigner dans les mosquées étaient: langue et littérature arabe (obligatoire), théologie, droit canonique et civil (facultatif). A partir de 1889, l’enseignement de l’arabe dans les Ecoles Primaires indigènes devient obligatoire. L’arabe dialectal était enseigné à raison de 2h 30 par semaine dans les cours préparatoires, élémentaires et moyens et l’arabe classique une heure par jour, dans les écoles qui préparaient au concours d’entrer dans les medersas. Les futurs instituteurs recevaient à l’Ecole Normale de Bouzaréah la formation correspondante. En 1938 les mouderrès furent autorisés à remplacer ces instituteurs pour l’enseignement de l’arabe. En 1949, la fusion des enseignants A et B (anciens enseignants européen et musulman) unifia les programmes dans toutes les écoles primaires. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Algérie d'antan: L'école arabe dans Photos 1529241847-s-l1600

Algérie – Ecole Arabe: Taleb recopiant le Coran – 1900 

 

 

 

 

 

 

 

 

1529242058-s-l1600 dans Photos

 

 

 

 

 

 

1529242112-s-l1600

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Ecole arabe – Biskra

 

 

 

 

 

 

 

 

1529242315-s-l1600

 

 

1529242395-s-l1600

 Tlemcen, Medersa - 1895

 

 

 

 

 

 

 

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Tlemcen, grande nef de la Medersa – 1885

 

 

 

 

 

 

 

1529242701-s-l16002

 Ecole Arabe, Alger - 1880

 

 

 

 

 

 

 

1529242791-s-l1600

Maître d’école arabe

 

 

 

 

 

 

 

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 Constantine, école professionnelle Arabe de Mme Sausserote – 1900

 

 

 

 

 

 

 

1529243067-s-l1600

Biskra, Ecole Arabe - 1930

 

 

 

 

 

 

 

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(Photochromie) 

 Algérie, école arabe – 1900

 

 

 

 

 

 

 

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Mostaganem, école arabe - 1910

 

 

 

 

 

 

 

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Miliana, nouvelle école arabe – 1900

 

 

 

 

 

 

 

1529243714-s-l1600

 Alger, La Medersa: Ecole Supérieur Arabe.

 

 

 

 

 

 

 

1529243903-s-l1600

Ecole arabe dans le désert

 

 

 

 

 

 

 

1529243991-s-l1600

Alger, La Medersa: Ecole Supérieur Arabe – 1947

 

 

 

 

 

 

 

1529244146-cee-y0q-mk-kgrhqyokm8ez4eg6eiqbnqus-pcc-12

Miliana, Écoliers à la nouvelle école arabe - 1900

 

 

 

 

 

 

 

1529244448-s-l1600

Ecole Arabe en Kabylie

 

 

 

 

 

 

 

1529244808-s-l1600

 Ecole indigène

 

 

 

 

 

 

 

1529244900-s-l1600

 Algérie, Une Ecole Indigène

 

 

 

 

 

 

 

1529245101-s-l1600

 Aumale, école indigène

 

 

 

 

 

 

 

1529245332-s-l1600

 

 

 

 

 

 

 

1529245463-s-l16002

Constantine, mosquée et école musulmane de Salah Bey, sur la place Négrier - 1895

 

 

 

 

 

 

 

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1529245951-s-l1600

 École Nomade Saharienne – 1954

 

 

 

 

 

 

 

1529246091-s-l1600

 Une école arabe

 

 

 

 

 

 

 

1529246239-s-l1600

Alger,  enfants dans une école arabe

 

 

 

 

 

 

 

1529246407-s-l1600

 Enfants à l’étude dans une école indigène.

 

 

 

 

 

 

 

1529246619-s-l1600

 Tlemcen, la medersa – 1900

 

 

 

 

 

 

 

 

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Constantine,  intérieur de la medersa

 

 

 

 

 

 

 

s-l1600 

Aumale, La Médersa

 

 

 

 

 

 

 

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Constantine, La Médersa

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Tlemcen, un coin de la medersa

 

 

 

 

 

 

 

1529247124-s-l1600

 Alger - Entrée de la Médersa

 

 

 

 

 

 

 

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 Constantine, La Medersa - 1900

 

 

 

 

 

 

 

1529247347-s-l1600

Alger, La Medersa – 1900

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Oasis Sahariennes Touat – Gourara – Tidikelt – Vallée de l’Oued Saoura (1903) / en ‘C’, ‘D’

31072018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Casbet Ba BeIla (V. Ba-Bella).

 
 
 
 
 
Charef: ksar du district d’Aougerout, dans le Gourara; à 344 k. d’El-Goléa et à 4 k. de Bou-Guemma ; jardina: fruits, légumes ; belle oasis ; élevage : chameaux, moutons.

 
 
 
 
 
Charouin: district du Gourara, au Sud du district de Timimoun et au Nord de celui de Deldoul ; fabrication de charbon de bois.

 
 
 
 
 
Cherguia: ksar, oasis du district de Reggan, dans le Touat.

 
 
 
 
 Choufet-en-Naya: étape, sur la roule d’Aïn-Sefra à ksar Oulad-Aïssa (dans le  Gourara), à 37 k. de Garet et Guefoul, dans la vallée de l’oued Namous. 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Daïa-el-Hadj-Merabet: étape, sur la route d’El-Goléa à Insalah, simple dépression du sol, sans arbre ni eau ; à 20 k. du Fort-Miribel.

 
 
 
 
 
Deghamcha: ksar, oasis du district d’Insalah, dans le Tidikelt, à 7 k. de Ksar-el-Kebir. La prise de ce ksar, le5 janvier 1900, amena la soumission de tout le district  d’Insalah.

 
 
 
 
 
Deghamcha: district du Gourara, au Sud-Ouest du district de Deldoul, à environ 15 k. et. au Nord du district de Tsabit, dont il est distant d’environ 20 k. : le ksar  principal est celui de Métarfa ; oasis : culture : blé, orge.

 
 
 
 
 
Deldoul: ksar du district du même nom, dans le Gourara, à 44 k. de Timimoun et à 70 k. de Timmi ; jardins : fruits, légumes ; blé, orge ; oasis de 20,000 palmiers ;  fabrication de tissus de laine très réputés.

 
 
 
 
 
Deldoul: district du Gourara, au Sud du district de Timimoun et à l’Ouest de celui d’Aougerout ; comprend 4 ksour ; culture des céréales ; jardins : fruits, légumes, belles oasis.

 
 
 
 
 
Djedid: ksar, oasis du district d’Aoulef, dans le Tidikelt, à 18 k. du ksar Aoulef-el-Arab; jardins fruits, légumes.

 
 
 
 
 Djedid: ksar, oasis du district de Tamest, dans le Touat.

 
 
 
 
 
Dkhissa: point d’eau, en dehors de la vallée de l’oued Saoura, annexe de Beni-Abbès, à 28 k. d’Ougarta,  au Sud-Ouest de Beni-Abbès.

 
 
 
 
 
Dra-el-Azel: étape, sur la route d’El-Abiod-Sidi-Cheïkh à Tabelkoza, à 48 k. de Retmaya et à 188 k. d’El-Abiod-Sidi-Cheïkh. 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 







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