Poids et Mesures -D’antan- d’Algérie (2ème partie)

5122016

 

II/. Mesures de longueur

 

 

 

 

 

Les mesures portent en général le nom de Qyâs قياس.
Il n’existe à Alger que deux mesures linéaires, ou de longueur, usuellement employées.

 
Le GRAND-PYK (بيك كبير Pyk-Kebyr), nommé aussi PYK-TURK {Dra’a-Slanbouly ذرع سطنبولي, Coudée de Constantinople). Cette mesure est celle qui est le plus généralement employée pour tous les tissus de laine, pour la plupart de ceux en coton et fil, excepté pour les étoffes en soie et les brocards en or ou argent. Elle vaut, en mesures décimales: 6 décimètres 4 centimètres.
 

 

 

Le PETIT-PYK (بيك صغير Pyk-Sogheyf), est nommé aussi PYK ARARE (Dra’ a-Beledy ذرع بلدي , Coudée du Pays). Cette mesure sert pour les toiles, les mousselines, les tissus de soie, les cordons et les rubans de soie ou de coton, les dentelles en or ou en argent, les galons, etc., et vaut en mesures: 4 décimètres 8 centimètres.

 

 

 

 

L’un et l’autre de ces Pyks se divise en demis, quarts, huitièmes, seizièmes, tiers, sixièmes, douzièmes. Le pluriel de Dra’a ذرع est ذرعان Dra’ân, ou اذراع Adrâ’a.

 

 

 

Il y a encore une autre mesure qui est quelquefois employée, c’est celle de L’Empan (شبر Chebr); mais cette mesure est plutôt approximative que rigoureusement appréciable.

 

 

 

Une autre mesure vague et sans détermination précise est celle de la hauteur d’homme : cette mesure porte le nom de قامة Qâméh.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




L’architecture des arabes et des maures en Espagne

3122016

 

 

 

 

La première période de l’architecture arabe en Espagne dura un peu plus de deux siècles, et, par les variations auxquelles le goût donna naissance, variations qui sont encore sensibles dans la mosquée de Cordoue, on peut dire que, pendant tout ce temps, elle reproduisit assez fidèlement les tâtonnements et la marche. de l’art chrétien à la même époque. Mais, à partir de la dernière moitié du Xe siècle, on voit se développer le goût pour les décorations éclatantes et surchargées de détails.

 La forme des arcs, jusque-là bornée au plein cintre outrepassé, s’enrichit et se complique dé festons et de courbes variées; l’ornementation byzantine, déjà si recherchée et si somptueuse elle-même, ne suffit plus aux exigences du caprice et de la mode. On cite, comme l’exemple le plus frappant de cette phase de l’art, la chapelle de la mosquée de Cordoue, connue aujourd’hui sous le nom de Villaviciosa. Or, d’après une inscription arabe, cette chapelle fut décorée sous le khalife Hakam, vers l’an 965. La chapelle Villaviciosa résume toutes les connaissances acquises par les Arabes, à la fin du Xe siècle, dans les diverses parties de la construction et de l’ornementation.

 

 

A la chute du khalifat de Cordoue, dans la première moitié du XIe siècle, lorsque l’Espagne musulmane se fut partagée en plusieurs principautés, et que la discorde eut pris la place de l’ordre et d’une puissante concentration de forces, l’art se ressentit nécessairement de cette nouvelle situation. Bientôt les chrétiens, refoulés jusque-là au nord et au nord-est de la Péninsule, se montrèrent menaçants, et, en 1085, les princes musulmans, réunis à Séville, se virent dans la nécessité d’appeler au secours de l’islamisme Youssef, fils de Tachfine, fondateur de la ville de  Marrakech et maître du nord-ouest de l’Afrique. A partir de ce moment, l’Espagne musulmane, soumise à l’influence des Africains, vit s’affaiblir peu à peu l’esprit arabe, et c’est alors que se développa dans les arts un nouveau caractère, auquel on donne le nom de maure ou mauresque.

 

 

 

 

 

 

L’architecture des arabes et des maures en Espagne  dans Architecture & Urbanisme 161019013142804298

© Brad Hammonds  via Flickr   / La grande mosquée de Cordoue

 

 

 

 

 

Les monuments romains, pendant longtemps avaient fourni des matériaux pour les nouvelles constructions, n’offraient plus les mêmes ressources. Le goût de la variété et un luxe toujours croissant d’ornements avaient fait dédaigner les anciens principes. A côté de l’arc pesant et simple de la Grèce et de Borne, s’élève l’arc à ogive, plus ou moins élancé; à l’ornementation byzantine régulière, succèdent les broderies et les ornements les plus capricieux; aux mosaïques en verre et en marbre de Cordoue, on pourrait dire de Byzance et de Ravenne, sont substituées des pièces de faïence aux couleurs éclatantes, qu’un art nouveau dispose géométriquement‘. L’emploi des mosaïques en faïence se remarque pour la première fois dans la chapelle Villaviciosa. Ce goût devint général, et on le lit servir au Pavement des salles et à la décoration des lambris et des fontaines. Ibn-Sayed nous apprend qu’il existait de nombreuses manufactures de mosaïques de faïence en Andalousie, d’où l’on en emportait de grandes quantités dans tout l’Orient. C’est le genre d’ornements que les écrivains arabes nomment الزلج, et qui répond à l’azulejos des Espagnols. On remarque, à la même époque, sur les parois des édifices, des ornements coulés en stuc, et qui, mariés avec les autres parties de la décoration, produisent le plus bel effet.

On place le moment où le nouveau système acquit tout son développement, dans la dernière moitié du XIIe siècle, sous la dynastie des princes Almohades, qui régnaient également sur l’Espagne et sur la partie nord-ouest de l’Afrique. Les échantillons les plus brillants de cette phase de l’art se trouvent à Séville, alors siège de la puissance des nouveaux maîtres de la Péninsule. Ce sont la Giralda, les débris de la mosquée qui a été remplacée par la cathédrale actuelle, et certaines portions de l’Alcazar. Ces différentes constructions furent élevées sous le règne de Yacoub, surnommé Al-Mansour, qui avait le goût des arts, et de qui il existe encore des monuments analogues à Fez et à  Marrakech.

 

Une circonstance contribua à donner à la deuxième période de l’architecture arabe un caractère nouveau, c’est l’importance qu’acquirent les inscriptions, employées comme: branche d’ornementation. L’on sait que les musulmans, partageant les préjugés des Juifs, s’interdisent toute représentation de ce qui a en vie. Il existe, à la vérité, des exceptions; mais le principe n’en est pas moins absolu, et, en général, on s’y conforme. Pour varier leurs couleurs, les artistes musulmans ont été obligés de s’attacher à des détails qui, pour nous, ne sont que très-secondaires. Sur les parties les plus anciennes de la mosquée de Cordoue, on voit dominer l’écriture coufique, écriture d’un trait mâle, et à lignes droites. Peu à peu l’écriture coufique se mêle aux ornements capricieux qui l’entourent. Enfin cette écriture fait place aux caractères naskhi ou cursifs, caractères bien plus légers de forme, et qui se combinent mieux avec les fleurs et les entrelacs.  L’écriture naskhi, comparée au coufique, rappelle l’élégance de notre écriture cursive, opposée à la sévérité d’aspect des anciennes lettres onciales.

 

Mais la deuxième période de l’art arabe de l’occident ne reçoit que le nom d’époque de transition. En effet, l’art ne tarda pas à subir une nouvelle transformation, et, malheureusement, si ce fut la plus belle, ce fut aussi la dernière.

 

  

 

 

 

 

 

161019011816100121 dans Architecture & Urbanisme

© Jesús Pérez Pacheco  via Flickr   / Ancienne mosquée devenue une église à Tolède

 

 

 

 

 

Tolède, Saragosse, Mérida et plus tard Séville, étaient, rentrées sous la loi de l’Evangile. Cordoue elle-même, Cordoue, le sanctuaire des musulmans de la Péninsule, devait bientôt éprouver le même sort. Au milieu de la décadence générale de l’islamisme en Espagne, il s’était formé un nouvel état au pied des montagnes qui, à l’est de Séville, font face à la mer Méditerranée. La capitale du royaume était Grenade  et le fondateur du nouvel état était un prince éclairé et ami des arts. A mesure qu’une contrée se soumettait à l’Evangile, une partie des habitants cherchaient un refuge dans les provinces de Grenade; le territoire du royaume était fertile; l’industrie y avait acquis un large développement; La population s’accrut prodigieusement, les sources de la richesse publique devinrent de plus en plus abondantes, et le prince, qui présidait au mouvement, profita de ces avantages pour embellir sa capitale. Comme l’impulsion donnée par le fondateur de la dynastie se maintint sous ses descendants pendant un siècle et demi, la ville de Grenade ne tarda pas à devenir le séjour le plus poli et le plus brillant des provinces musulmanes de l’occident. Les plus beaux échantillons de l’art mauresque à cette époque existent à l’Alhambra. On peut encore citer certaines portions de l’Alcazar de Séville, qui fut, à la même époque, restauré par les ordres de Pierre le Cruel; ces portions, exécutées, à ce qu’il paraît, par des artistes musulmans, peuvent, entrer en comparaison avec ce que l’art a produit de plus beau à Grenade.

 

 

 

  

 

 

161019010725742581

Alcazar de Séville

 

 

 

 

 

 

 

 

L’Alhambra, colline située auprès de Grenade, et où se trouvait la demeure des rois, est ainsi appelée du mot arabe alhamra, qui signifie la rouge. Telle est en effet encore à présent la teinte de ses murailles, qui sont construites en tapia, c’est-à-dire avec une espèce de mortier mêlé de petites pierres, et que le temps et le soleil ont colorées d’une manière admirable. Les constructions commencèrent vers le milieu du XIIIe siècle et se poursuivirent jusque vers la fin du XIVe, époque où, la discorde et les guerres intestines absorbant toutes les ressources, il devint impossible de continuer des travaux si longs et si coûteux.

Une partie de l’ancienne résidence des rois de Grenade est maintenant détruite. Quelques corps de bâtiments furent sacrifiés dans la première moitié du XVIe siècle, pour faire place à un palais bâti dans le goût de l’époque, et que l’empereur Charles-Quint voulait opposer au chef-d’œuvre de l’architecture maure. D’autres parties ont été successivement minées par le temps ou détériorées par des restaurations malhabiles. Mais il reste des débris assez imposants pour donner une idée du goût qui régnait à la cour de Grenade, et cette idée suffit pour justifier et satisfaire le souvenir gracieux que le seul nom d’art mauresque a laissé dans tous les esprits. Qu’on se représente des galeries décorées d’arcades de toute forme, découpées en festons et en stalactites, chargées de dentelles en stuc, et autrefois peintes et dorées; qu’on se figure une forêt de colonnettes, isolées, accouplées, groupées, toujours à formes élégantes, et à travers lesquelles étincellent les eaux jaillissantes de la fontaine des Lions, et la riche parure des appartements royaux.

On aurait tort de comparer l’Alhambra et les autres édifices mauresques aux monuments de l’antique Égypte et de l’ancienne Borne, et aux cathédrales du moyen âge. Ici dominent les grandes masses, là la légèreté; ici une solidité quelquefois accompagnée de lourdeur, là une élégance capricieuse et souvent des proportions mesquines. Mais si les monuments, et c’est là le plus beau privilège de l’architecture, sont faits pour refléter les mœurs, les usages et la civilisation du peuple qui les éleva, nul édifice, mieux que l’Alhambra, ne révèle le caractère d’une nation oisive, galante, ingénieuse, comme l’étaient les Maures de cette époque. L’extérieur des édifices mauresques, simple, presque sans décoration, et à peine percé de quelques fenêtres, fermées par des treillages, rappelle partout la vie sédentaire et purement intérieure que commandaient au Maure sa religion et ses habitudes. Aussi à Grenade, il n’y avait guère, en fait d’édifices publies, que des mosquées, des collèges et des bains, et là encore, comme dans les habitations privées, tout l’éclat des décors, toutes les recherches du luxe, étaient pour l’intérieur. Rien, au dehors de l’Alhambra, n’annonce la salle des Ambassadeurs ou celle des deux Sœurs; l’entrée même de l’Alhambra n’offre qu’un arc immense, orné de quelques emblèmes et d’une inscription renfermant le nom du prince qui l’avait fait élever.

 

 

 

 

 

 

Image de prévisualisation YouTube

 

 

 

 

 

 

 

Mais, dans l’intérieur du palais, quel spectacle inattendu! Quelle réunion de tout ce qui peut flatter les sens! L’eau circule partout: ici s’élancent des jets qui rafraîchissant l’air; là roulent des cascades dans des rigoles de marbre, puis, l’eau se recueille au centre de patios ou cours, dans des réservoirs entourés de plates-bandes d’arbustes et de fleurs. Les salles sont percées de nombreuses fenêtres à claire voie et découpées en broderies de stuc, qui tempèrent l’éclat de la lumière. Cette disposition de fenêtres élevées est favorable au renouvellement continuel de l’air, et permet de jouir plus complètement de l’effet des couleurs. Partout la vue est frappée d’inscriptions, tantôt choisies parmi les vers des poètes le plus en faveur, tantôt rappelant certains passages du coran, tantôt exprimant des vœux pour le prince qui a élevé cette partie de l’édifice.

 

Au palais de l’Alhambra étaient annexés des bains, accompagnement nécessaire de toute grande habitation musulmane. Il existe des restes d’édifices semblables à Majorque et ailleurs.                                                                                                                                                                                                                    Les bains de l’Alhambra se trouvaient à quatre mètres au-dessous du niveau de la cour des lions et de celle de l’Alberca; l’humidité, le manque de réparations, d’une part, et, de l’autre, des réparations mal dirigées, les ont dénaturés.

 

On fait quelques observations analogues par rapport à la distribution des maisons de Grenade, dont quelques-unes ont conservé, malgré l’effet du temps et des révolutions, leur aspect primitif; ces maisons ressemblent à celles qu’on voit encore sur les côtes d’Afrique. Elles ont à l’entrée, du côté de la rue, un vestibule plus ou moins étroit et obscur, véritable atrium des Romains, lequel aboutit à un patio ou cavœdium, et celui-ci offre sa fontaine jaillissante entourée d’orangers, ainsi que ses galeries à colonnettes, servant d’entrée aux salles disposées tout autour de la cour. Souvent encore, comme au temps des Maures, les chambres et les salles ne reçoivent du jour que de l’intérieur, du côté du patio; du côté de la rue, les habitations offrent un mur entièrement nu, ayant à peine quelques ouvertures fermées paru des grilles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Poids et Mesures -D’antan- d’Algérie (1 ère partie)

1122016

 

I/. Poids

 

 

 

 

 

L’unité pondérale d’Alger porte le nom de Rottle(Rottl رطل, plur. رطال  Rottâl ou ارطال Êrlâl). Pour deux Rottles on dit: رطلين  Rottleyn.
 

 

 

 Il existe quatre espèces différentes de Rottles:
 

  • 1° Le Rotll-Feddy رطل فضي;
  • 2°Le Rottl-A’ttâry رطل عطاري;
  • 3° Le Rotll-Kheddoury خضوري , ou Kkoddâry خضاري;
  • 4° Le Rottl-Kebyr رطل كبير.

 

 

 

 

                                                                                                             ــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــ

 

 

 

 

 

1° Le Rotll-Feddy , ainsi surnommé du Mot فضة  feddah (argent), est particulièrement en usage pour peser l’or et l’argent, les perles, les pierreries, le corail, le musc, le thé, l’opium et toutes sortes de parfums ou autres matières précieuses, comme l’ancien poids de marc(en France). Il se divise pour l’or et les pierreries en Qyrâtt قيراط(plur.. قراريط Qerârytt), d’où vient le mot Karat ; en Metsqâl مثقال pour les essences, l’argent, les perles.

Le  Rotll-Feddy  vaut en poids décimal , 497 grammes et 435 milligrammes. . . .

Le Qyrâtt vaut en poids décimal, 207 millionièmes de gramme; et le Mitsqâl4t669 millionièmes.

 

 

 

 

 

 

2° Le Rottl-A’ttâry, qui a pris son surnom du mot عطار a’ttâr (épicier, droguiste), est celui qui est le plus généralement en usage pour peser les drogueries, épiceries, sucre, café, gommes, etc., et presque toutes les marchandises; il vaut en poids: 546 grammes 80 milligrammes, et se divise en 16 onces (وقية ouqyéhplur.  وقيات ouqyât). Chaque once de ce poids vaut en poids: 34 grammes 4 30 milligrammes.

 

 

  

 

 

Poids et Mesures -D’antan- d’Algérie (1 ère partie)  dans Attributs d'Algérienneté 1479208451-872-001-1

Épicier Arabe – Algérie

 

 

 

 

3° Le Rotll-Kheddoury  est ainsi nommé du mot خضار kheddâr ou خضور kheddourqui signifie verdure, légume vert. Ce Rottle est employé principalement à peser les légumes verts, les fruits frais et autres aliments de même espèce. Il équivaut à 18 onces de Rottl-A’ttary, et vaut, par conséquent, en poids décimal: 614 grammes 340 milligrammes.

 

 

 

 

 

 

 

4° Le Rottl-Kebyr  ou Grand-Rottle, du mot كبير kebyr (grand), est destiné spécialement à peser le beurre, l’huile, le savon du pays (صابون بلدي, sâboun beledy), les dattes, les figues, les autres fruits secs. Ce Rottle est égal à un Rottl-A’ttary et demi, ou à 24 onces de ce même Rottle. Il vaut par conséquent, en poids: 819 grammes 120 milligrammes.

 

 

 

 

 

 

 

1479294822-57 dans Attributs d'Algérienneté 

Marchand de Fruits et Légumes – Biskra 1904

 

 

 

 

 

Chacun de ces Rottles, multiplié par cent, forme autant de Quintaux différents (قنطار Qantâr ou Qontârplur.قناطير Qenâttyr et قناطر Qenâtter), savoir:

 

 

 

1° Le Qantâr-Feddy vaut, en poids décimal de: 49 kilogrammes 743 grammes, mais est entièrement inusité d’après la nature des objets qu’il serait employé à peser.

2° Le Qantâr-A’ttary vaut 54 kilogrammes 608 grammes.

3° Le Qantâr-Khoddâry vaut 61 kilogrammes 434 grammes.

4° Le Qanlâr-Kebyr vaut 81 kilogrammes 908 grammes.

 

 

 

  

 

 

Indépendamment de ces quatre espèces de Quintaux, il en existe encore plusieurs autres de convention, et dont l’emploi est spécial pour certaines marchandises:

 

 

1° Qantâr del-Kittân قنطار ذ الكتان (le Quintal du Lin), qui sert à peser le lin, le chanvre, le coton filé, ainsi que les objets qui en sont fabriqués, et qui équivaut à 200 Rottl-A’ttâryil vaut, poids décimal: 109 kilogrammes 216 grammes.

 

 

 

 

2° Le Qantâr dêr-Ressâs قنطار ذ الرصاص (Quintal de Cuivre), que l’on nomme aussi Qantâr dél-Hadyd  قنطار ذ الحديد (Quintal de Fer) : il sert à peser les métaux autres que l’or et l’argent, et équivaut à 150 Rottl-A’ttâryIl vaut, poids: 81 kilogrammes 912 grammes.

 

 

 

 

3° Le Qantâr dél-Qotn قنطار ذ القطن ou Qantâr Qattouny قنطار قطوني (Quintal de Coton), qui ne sert qu’à peser le coton brut, et qui équivaut a 110 Rottl-A’ttâryil vaut, en poids: 60 kilogrammes 68 grammes 8 milligrammes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Cadran solaire antique (provenant de Lambèse)

29112016

 

 

 

 

L’observation des transformations de l’ombre solaire est certainement le plus ancien des procédés employés pour déterminer le temps. On peut utiliser pour ce faire les ombres des arêtes de bâtiments, mais aussi la propre ombre de son corps, dont la longueur, exprimée en « pieds » ou en « chausses », a été dans l’Antiquité un moyen très populaire de déterminer le temps.

 

Les cadrans solaires dotés d’un indicateur et de graduations étaient en usage depuis le IIIe millénaire avant J. –C. Ils servirent sans doute d’abord uniquement à la tenue du calendrier. La division des journées s’y est ajoutée ultérieurement.

 

Les cadrans solaires grecs et romains portaient leur quadrillage sur différentes formes le plus souvent gravées dans la pierre (sphères, sections de sphère, forme coniques et cylindriques, surfaces verticales et horizontales). Ils ornaient les bâtiments publics, les temples, les maisons privées et les villas. Ils étaient répandus dans tout l’Empire romain.

 

 

 

 

 

 

 Cadran solaire antique (provenant de Lambèse)  dans Archéologie 1478945399-98-010876

Cadran solaire, avec une base ornée de degrés

Période : Rome antique

Site d’origine & lieu de découverte : Lambèse (Batna)

Technique/Matière : roche (matériau), sculpture (technique)

Dimensions Hauteur : 0.43 m

                    Largeur : 0.28 m

Se trouve actuellement au musée du Louvre, Paris

 

 

 

 

 

 

Ces instruments de la mesure du temps représentent les rares témoignages matériels d’activité scientifique dans l’Antiquité. De nos jours, on totalise plus de 500 cadrans solaires pour l’ensemble du monde gréco-romain ; pour l’Algérie on a pu en recenser une trentaine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Les Verbes Quadrilitères en dialecte algérien (7 ème partie)

27112016

 

VII.  ADJECTIFS VERBAUX PROVENANT DE VERBES QUADRILITÈRES PEU USITÉS OU TOUT À FAIT INUSITES

 

 

 

 

 

مبحبح moubahbah, en bon état, en bonne santé.

 

 

 

 

مبلبق : moubelbok, ruiné par l’humidité; الحيط متاع هذه الدار مبلبق el-hait mta’ had’ ed-dar moubelbok, le mur de cette maison est miné par l’humidité.

 

 

 

 

مخشخش : moukhachekhache, grossier, crêpé (tissu); on dit dans le langage des tisserands : ينوض الفلفولة كيف راس الوصيف inawed elfefloula kifras el-ouif, crêpé comme une tête de nègre.

 

 

 

 

مرنقط : mourangot, niellé; corruption de رقط  - أرقط, dans lequel on a introduit un noun. On dit aussi bergot avec un ba devant la première radicale.

 

 

 

 

مرونق : merounek, coquet, prétentieux dans sa mise. Cette expression, qui est fort usitée à Biskra, est formée du mot arabe, رونق.

 

 

 

 

مزنبل : mouzenbel, bombé, boursouflé; racine زنبيل zenbil, panier, corbeille, qui a remplacé l’expression arabe zebil dans le langage barbaresque. Nouvel exemple de l’introduction du noun dans un radical.

 

 

 

 

مشنتف : mouchentef, éfiloqué (étoffe);racine شنتوف chentouf, qui lui-même est une corruption du mot شنظوف chenzouf.

Dans le dialecte algérien, chentouf désigne la calotte de cheveux qu’on laisse sur le sommet de la tête.

 

 

 

 

معكلف :  moa’klef, gêné, embarrassé; exemple: لسانه مازال معكلف lisûn-ho ma zal moa’klef, il ne s’exprime pas encore avec facilité; racine عكف

 

 

 

 

مغندف : moughandef, qui a la conception lente.

 

 

 

 

مقبرج : mouguebredj, en forme de galoche (menton).

 

 

 

 

مكشرد : moukechred, crépu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Lawrence d’Arabie, récit d’une légende

25112016

 

 

 

 

Lawrence d'Arabie, récit d'une légende dans Documentaires 1478437830-xvm4ef1716a-f4bd-11e4-8477-3ac413eb961c

Thomas Edward Lawrence soldat et agent britannique, en uniforme et en 1919 portant le costume arabe

 

 

 

 

 

Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, Thomas Edward Lawrence a vingt-six ans et voici déjà quatre ans qu’il passe le plus clair de son temps en Syrie et en Mésopotamie. Passionné par la cause de l’indépendance arabe, alors confisquée par les Turcs, alliés des Allemands, le bouillant aventurier devient le principal conseiller militaire de l’émir Fayçal. Quatre ans plus tard, Lawrence d’Arabie est devenu une légende vivante. Lors des négociations de paix, à Versailles, l’indépendance arabe, pourtant promise, passe à la trappe. Outré, Lawrence retourne à l’anonymat et publie, en 1926, un livre capital, «Les Sept Piliers de la sagesse», récit à la fois clair et mystérieux de la révolte arabe. Toujours indompté, il se tue en 1935, dans un accident de motocyclette.

 

 

 

 

Image de prévisualisation YouTube

 

 

Image de prévisualisation YouTube

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Les Verbes Quadrilitères en dialecte algérien (6 ème partie)

23112016

 

VI. VERBES QUADRILITÈRES DE LA SECONDE FORME, DONT LA PLUPART SE TRADUISENT EN FRANÇAIS PAR DES VERBES PRONOMINAUX

 

 

 

 

 

تبربر : teberbèr, se corrompre, se berbériser(langage). Cicéron a dit: barbare loqui «faire des fautes de langage».

 

 

 

 

تبركا : tebarka, en avoir assez, avoir sa suffisance; dérivé de l’adverbe بركا barka, assez, qui est une corruption de بركة baraka, bénédiction.

 

 

 

 

تبندق : tebandok, adresser des flatteries basses; flagorner.

 

 

 

 

تبهرج : tebahradj, se donner des airs de grand seigneur.

 

 

 

 

تحضرى : tehadra, devenir sédentaire, casanier; racine hadri, sédentaire. C’est ainsi que des adjectifs berrani « paysan» et beldi « citadin » on a fait les verbes تبرنى teberna, teberrena « devenir paysan, prendre les manières de campagnard», تبلدى tebelda « devenir citadin, se civiliser.

 Le procédé consiste à placer un ت devant la première radicale et à changer le ya en imala.

 

 

 

 

تحيدق : tehaïdek, déployer de l’esprit, se montrer spirituel; racine حذق hadak, être fin, spirituel, ingénieux.

 

 

 

 

تخلبس : tekhalbess, faire des pasquinades; adjectif khalbouss ; racine خلبس , qui signifie «séduire par des paroles doucereuses et mensongères.

 

 

 

 

تدعدع : teda’da’, être ébranlé sur sa base; racine da’da’.

 

 

 

 

تزرقظ : tezergot, se jouer de la crédulité publique, faire le marabout; adjectif zerâgueti, imposteur.

 

 

 

 

تزربط : tezerbott, changer souvent d’avis, n’avoir aucune fixité dans les idées; racine zerbout, toupie.

 

 

 

 

تزرقن : tezerkane, être ébloui par une clarté trop vive; racine ازرق ,neuvième forme de زرق , changée en تفعلن.

 

 

 

 

تطلمس : tetolmess, être ébloui, être forcé de fermer les yeux en arrivant subitement devant une vive clarté.

 

 

 

 

تعرقن : tea’rkane, être empêché; voix passive du verbe a’rkan, qui est un فرعن de عقل (Journal asiatique, décembre 1855, p. 554). En Égypte on dit té’arkal.

 

 

 

 

تعولك : tea’oulek, être flexible, se ployer aisément; — être visqueux, gluant; racine علك e’ulk, glu.

 

 

 

 

تعيزب : tea’izeb, mener la vie de jeune homme; racine عزب, être célibataire.

 

 

 

 

تفرزع :  teferza’,se répandre, se disperser; exemple:

تفرزعت عرمة القمح في الطرحة على قداش من جهة  

teferza’et e’urmet el-komeh fi’ttarha a’la kaddache min djiha,

le monceau de blé s’est répandu sur l’aire de tout côté.

 

Mais, comme on dit: teferzaet el-gouman, « les goums se sont dispersés au moment du combat», on croit que ce verbe n’est qu’un فرعل de فزع avoir une alerte.

 

 

 

 

تفرقع : teferka’ crever, se crever.

 

 

 

 

تفرڤد : teferguéd, se disperser dans tous les sens, être mis en déroute.

 

 

 

 

تقرقش : teguerguèche se durcir par la cuisson, devenir croustillant (pain, biscuit).

 

 

 

 

تقرقع : tekarka’, apostropher quelqu’un avec insolence; adjectif. قراقعي kerâke’i, grossier en paroles.

 

 

 

 

تقوبع : tekauba’ se moquer de quelqu’un, avec على.

 

 

 

 

 تقيقد , tekaïked sécher.

 

 

 

 

تكسدن :  tekesdéne, se laisser envahir par l’ennui. On dit souvent: râni moukesdéne el-iaume, je suis tout ennuyé aujourd’hui. Le participe moutekesdéne n’est pas usité. Faut-il voir dans ce verbe une corruption du verbe كسد kessed.

 

 

 

 

تكعكس : teka’kess, se déranger, se désorganiser; racine عكس devant lequel on a mis le ت de la forme objective et redoublé le ك .

 

 

 

 

تكولف : tekaulef, se charger d’une affaire sans y être invité; altération évidente du verbe تكلف tekellef, cinquième forme de كلف .

 

 

 

 

تكيهن :  tekaihéne, être fin, ingénieux, avoir de l’esprit naturel; racine كهن .

 

 

 

 

تمحكك :  temahkék, se frotter doucement et fréquemment contre quelqu’un, comme un enfant câlin; racine حك .

 L’usage a placé, devant la racine arabe, deux créments dont je trouve l’application dans une de ces formes d’habitude qui ont été signalées pour la première fois par M. Hanoteau (Essai de gramm. kabyle, p. 156); seulement les Berbères emploient le ث au lieu du ت préfixe, et ils disent) زر zer, voir, مزر mzer, être vu, se voir, ثمزرى tsemezera, être vu, se voir réciproquement et habituellement.

Cette observation concerne également les verbes ci-dessous: temakhrag, temezal, temechedek, temarzez, ternalsok, temeriel, tema’ache et temenzèh.

 

 

 

 

تمخرق :  temakhrag, parler de tout à tors et à travers; racine خرق.

 

 

 

 

تمريل :  temeriel, mener une vie de débauché; adjectif مريول merioul; racine ريل .

 

 

 

 

تمزقل :  temezkel, prodiguer les flagorneries; la racine est évidemment سقل ou صقل « lisser du papier, fourbir une arme., dont le s a pris le son du z, suivant la règle d’euphonie particulière aux Berbères.

 

 

 

 

تمشدق : temechedek, avoir habituellement une conversation spirituelle, être fin dans ses reparties; racine اشدق achedak, beau parleur.

 

 

 

 

تمشمم : temechemème, exhaler une odeur agréable, comme un bouquet, mechemoun; racine شم ce dont les deux dernières radicales restent dédoublés. On dit en plaisantant: المشموم يتمششمم شي mechemoum itemecheméme, le bouquetsent-il bon ?

 

 

 

 

تمعدن  : tema’adéne, débiter des contes inventés à plaisir, s’amuser à des riens; racine ma’aden « mine d’où l’on extrait des métaux ou des pierres précieuses ».

 

 

 

 

تمغزز : temaghzez, se mettre en rage contre quelqu’un, avoir un caractère irascible qui vous rend inabordable; racine غز et mieux اغز.

 

 

 

 

تمعاش : tema’ache, et تمعيش tema’ïche, trouver ordinairement les moyens de se sustenter; racine عاش, vivre.

 

 

 

 

تمنزه : temenzèh, rechercher les distractions; dérivé de نزه , qui signifie à la cinquième forme s’amuser, se distraire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Noms des mois lunaires musulmans

21112016

 

 

 

 

Noms des mois lunaires musulmans

 

 

 

 

 

Ier MoisMoharrem محرم (Mois acré ou Interdit). Ce nom avait été donné à ce mois par les anciens Arabes, parce qu’ils s’interdisaient toute expédition et toute hostilité pendant sa durée. Dans les actes et les missives.

Chez les Arabes de la plus haute antiquité, ce mois était appelé Moutemer موتمر  suivant Noueyryou Tâbuud تابود  suivant Massoudy.

L’usage de ces noms antiques fut aboli par le trisaïeul du prophète Mohamed, Kelâb ben-Morrah كلاب بن مرة , qui introduisit chez les tribus arabes les noms des mois usités encore de nos jours.

 

 

 

 

 

IIe MoisSAFAR صفر (Mois du Départ). Ainsi nommé parce que c’est dans ce mois que les anciens Arabes commençaient leurs excursions et partaient pour la guerre. Son nom chez les premiers Arabes était Nâdjir ناجر  suivant Noueyryou فعيل Fouayl suivant Massoudy.

 

 

 

 

 

 

IIIe MoisRaBY’ êl-aouel ربيع الأول (Premier Mois du Printemps ou plutôt de l’Automne). Ce mois était en effet le premier mois de cette dernière saison dans l’année des anciens Arabes, qui, étant solaire, commençait au mois d’Août; et ce nom lui a été conservé quand cette année est devenue lunaire, quoique dans ce nouveau système ce mois printanier, ou plutôt automnal dans l’origine, passe maintenant successivement dans toutes les saisons de l’année. Le nom de ce mois dans l’antiquité était Khaouân خوان suivant Noueyry, ou طليو Talyou suivant Massoudy.

 

 

 

 

 

 

IVe MoisRary’ êt-tsany ربيع الثاني (Second Mois du Printemps ou de l’Automne). Cette dénomination a la même origine que celle du mois précédent. Son nom antique était Saouân صوان suivant Noueyryou ناجر  Nâdjir suivant Massoudy.

 

 

 

 

 

 

Ve MoisDjemady êl-aouel جمادى الأول (Premier Mois de la Gelée, ou suivant quelques-uns de la Sécheresse). Plusieurs de ceux qui traduisent le nom de ce mois par gelée, ont pensé qu’il y a eu autrefois une transposition de ce mois et du suivant, qui auraient dû, suivant eux, précéder et non suivre les deux mois du printemps. Mais cette hypothèse de transposition n’est pas nécessaire, l’ancienne année solaire des Arabes ayant eu son commencement en Août, et les deux mois’de Raby’ tombant ainsi alors en Automne (nommée souvent Raby él-Oussel  ربيع الوصل  ), comme les deux mois de Djemady en hiver.

Au reste, le mois جمادى Djemâdy est pris par quelques écrivains pour l’hiver lui-même : l’auteur de la vie de Tymour تيمور, en parlant des Syriens, dit:

 

إنهم في الصور ربيع و في المعاني جمادى

«  Ils sont un printemps en apparence, mais un hiver en réalité. »

 

Son nom antique était Ritmâ رتما  suivant Noueyryou Asmâh أسماح suivant Massoudy.

 

 

 

 

 

 

 

VIe MoisDjemady êt-tsany جمادى الثاني (Second Mois de la Gelée).Voyez la remarque sur le mois précédent.

Dans l’antiquité les Arabes lui donnaient le nom d’Iydah ايده suivant Noueyry, ou Amnah امنح suivant Massoudy.

 

 

 

 

 

 

 

VIIe MoisRedjeb رجب (Mois Respectable). Cette dénomination avait été donnée à ce mois par les anciens Arabes, à cause des pratiques religieuses auxquelles il était consacré, et des trêves qui étaient observées par eux pendant sa durée, ce qui lui avait valu autrefois le titre particulier de Chahar Allah شهر الله  (Mois de Dieu).

Son nom antique était, suivant Noueyry, Assam اصم , qui signifiait proprement sourd ; il lui avait sans doute été donné parce que tant qu’il durait on n’entendait aucun bruit d’armes et de combats. Massoudy donne à ce mois le nom d’Adlak ادلك.

 

 

 

 

 

 

 

VIIIe MoisCha’aBan شعبان (Mois de la Pousse des arbres). Ce mois était ainsi nommé parce que, en effet, dans l’année solaire des anciens Arabes, il se trouvait  placé à l’époque de la germination.

Son nom antique était A’âdil عادل Suivant Noueyryou Kassa’ كسع  suivant Massoudy.

Ce mois et le précédent joints ensemble se désignaient aussi autrefois collectivement sous le nom de Redjebeyn. رجبين  (les deux Redjebs).

 

 

 

 

 

 

 

IXe MoisRamaddan رمضان  (Mois de la Chaleur dévorante). Ce mois était en effet placé à l’époque de la plus grande chaleur, dans l’année solaire des anciens Arabes.

Il était nommé dans l’antiquité Nâttil ناطل selon Noueyryou Zâher زاهر  suivant Massoudy.

 

 

 

 

 

 

 

Xe MoisChàoual شوال (Mois de l’Accouplement). La dénomination de ce mois lui avait été donnée par les anciens Arabes, parce que c’était l’époque de l’accouplement des chameaux, dont les troupeaux composaient la plus grande partie de leurs richesses.

Il était nommé dans l’antiquité Ouâ’il واعل , suivant Noueyryou Bartt برط  selon Massoudy.

 

 

 

 

 

 

 

XIe Mois, Dou-l-qa’adéh ذو القعدة  (Mois du Repos), ainsi nommé par les Arabes, parce que dans ce mois ils suspendaient leurs excursions et venaient se reposer chez eux, la guerre étant interdite pendant sa durée.

On appelle aussi ce mois simplement القعدة él-Qa’adéh.

Son nom chez les Arabes de l’antiquité était Ouarnah ورنه suivant Noueyryou نعيس Na’ys (l’endormeur) suivant Massoudy.

 

 

 

 

 

 

 

XIIe MoisDou-l-hadjéh ذو الحجة (Mois du Pèlerinage). Ce pèlerinage est celui de la Mecque, établi, suivant les traditions musulmanes, par Abraham et Ismaël, et rendu obligatoire par le fondateur de l’islamisme.

Ce mois se nomme aussi simplement الحجة él-Hadjéh.

Le nom antique de ce mois était Bourek برك suivant Noueyryou مرعيس Moura’ys selon Massoudy.

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Les Verbes Quadrilitères en dialecte algérien (5 ème partie)

19112016

 

V. VERBES QUADRILITÈRES DONT LES DEUX DERNIÈRES RADICALES SONT SEMBLABLES:CES VERBES SONT PEU NOMBREUX

 

 

 

 

برنن : bernéne, faire un trou avec une vrille (bernina). Ce berbérisme, qui provient de la reproduction inexacte du mot berréme, برم , est fort usité à Alger. La prononciation régulière du nom de l’instrument est berrima.

 

 

 

 

 

دحنن : dahnéne, faire des tendresses à une personne; adjectif verbal dahnane, féminin dahnâna, chéri.

 

 

 

 

دلفف : delfèfe, couvrir chaudement.

 

 

 

 

شرنن : chernène, résonner (métal).

 

 

 

 

غانن : ghânène, mettre de l’entêtement à ne pas accepter les raisons données par son interlocuteur, contester mal à propos et avec importunité, ergoter, مغانني mghâneni, ergoteur. Déviation probable de la racine غن .

 

 

 

 

غلفف : ghalfefe, envelopper une bouteille de jonc ou d’osier; racine : غلف.

 

 

 

 

قلفف : kalfefe, flatter bassement.

 

 

 

 

كعرر : ka’arere, fatiguer quelqu’un de redites, tomber dans des redites ennuyeuses; adj. ka’areri.

 

 

 

 

كونن : kaunéne, aimer à s’accroupir au coin du feu; racine كانون , kanoune, fourneau en terre servant de brasero aux pauvres, et sur lequel ils font aussi la cuisine.

 

 

 

 

لغبب : lagh’béb, débiter des coq-à-l’âne; adjectif laghbâb; racine لغب laghab.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Buzkashi le jeu traditionnel Afghan par excellence !

17112016

 

 

 

 

Buzkashi le jeu traditionnel Afghan par excellence !  dans Coutumes & Traditions 1477574053-buzkashi

Buzkashi au Tadjikistan

 

 

 

 

Autour du cheval se décline toute une gamme de sports ou activités restés traditionnels dans l’Asie centrale. La forme la plus célèbre, que l’on connaît surtout grâce à l’Afghanistan, est le Buzkashi, appelé Oulak Tarych au Kirghizistan, où il se pratique lors de toutes les fêtes nationales et s’improvise fréquemment lors des mariages.

 

 

Le Buzkashi ou Bouzkachi, ou Bôz-Kachi signifie en persan : « arrache chèvre » ou « lutte du bélier ») est le sport national afghan par excellence. Entre tradition et loisir, il est très populaire dans le pays et les spectateurs sont nombreux à y assister le vendredi. Malheureusement il est peu pratiqué depuis les graves événements qui secouent le pays. Il est superbement décrit dans le roman de Joseph Kessel, Les Cavaliers. C’est un jeu (on pourrait dire une lutte) caractéristique des steppes du Nord, qui a lieu d’octobre à mars, le vendredi ou les jours de fête et autrefois avant 1972, lors de la fête du roi.

 

 

 

 

1477566615-161027012337867642 dans Coutumes & Traditions

 

 

 

 

 

Ce sport très ancien est né dans les armées persanes et servait d’entraînement à la cavalerie d’élite : près de 100 cavaliers pouvait alors s’affronter dans ces batailles en miniature. La veille de la compétition, une chèvre ou un veau est égorgé, décapité, vidé de ses entrailles, la panse lestée de sable mouillé, puis cousue. Le jeu se pratique sur un stade ou sur un vaste espace, la dépouille est placée au centre d’un cercle tracé à la chaux ou à la craie, appelé hallal (cercle de justice).

Les cavaliers de deux équipes, représentatives d’une ville ou d’une région, se rassemblent autour du cercle. Au signal du chef, ils doivent s’emparer de l’animal. Le but est marqué par la saisie de la dépouille de l’animal. Le vainqueur de la mêlée doit ensuite, contourner un mât planté à l’extérieur de l’espace de compétition placé à un kilomètre, puis revenir jusqu’au cercle dans lequel il jettera l’animal. Durant sa chevauchée, ses adversaires vont bien entendu tenter de s’emparer à leur tour du butin, et tous les coups sont alors permis. Le jeu peut donc être très violent, tant pour les cavaliers que pour leurs montures. Les chevaux côte à côte, se cabrent et se dressent dans une poussière épaisse qui empêche de distinguer le vainqueur du vaincu.

 

 

 

 

 

 

1477574278-3f675df5539f5b89b56a7e3bc6929e85

Paires de Bottes

 

1477574468-66233225df98af45811bb510449a9223

Cravache

 

1477574619-f45261e9dace1bf00a6af2a0c4cdfb4f

Chapeau

 

 

Eléments du costume de Tchopendoz 

 

 

 

 

 

Les cavaliers sont appelés Tchopendoz. Ils défendent leur région et portent des uniformes de couleurs différentes. Ils sont coiffés de chapeaux épais et chaussés de grosses bottes à talons. Le Tchopendoz qui réussit l’exploit de placer la bête dans le cercle, jouit ensuite d’une renommée qui peut parfois être nationale.

 

Ce jeu était initialement pratiqué dans le nord, par les Ouzbeks et les Turkmènes. Le nombre d’équipes et de joueurs n’est pas fixe. La saison du Buzkashi commence à l’automne et se termine avant l’arrivée de la chaleur. Passion nationale, ce jeu est d’une violence inouïe. Sous la monarchie, à chaque automne, le premier Buzkashi de la saison était organisé à Kaboul par le roi.

 

 

 

 

 

 

1477573942-7f88af7560057b6d9932a7b2182638fa

Buzkashi, Afghanistan, 1955 © Marc Riboud

 

 

 

 

Une grande compétition de Buzkashi se tient tous les ans en décembre dans la vallée du Ferghana (au Kirghizistan), où viennent s’affronter toutes les nations d’Asie centrale. Chaque équipe est vêtue de ses couleurs traditionnelles, mais il n’y a qu’un seul vainqueur et les rivalités existent également à l’intérieur d’une même équipe. Les festivités de Navrouz vont souvent de pair avec l’organisation de compétitions de Buzkashi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Image de prévisualisation YouTube

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 







Homeofmovies |
Chezutopie |
Invit7obbi2812important |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Trucs , Astuces et conseils !!
| Bien-Être au quotidien
| Cafedelunioncorbeilles45