Oasis Sahariennes Touat – Gourara – Tidikelt – Vallée de l’Oued Saoura (1903) / en ‘C’, ‘D’

31072018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Casbet Ba BeIla (V. Ba-Bella).

 
 
 
 
 
Charef: ksar du district d’Aougerout, dans le Gourara; à 344 k. d’El-Goléa et à 4 k. de Bou-Guemma ; jardina: fruits, légumes ; belle oasis ; élevage : chameaux, moutons.

 
 
 
 
 
Charouin: district du Gourara, au Sud du district de Timimoun et au Nord de celui de Deldoul ; fabrication de charbon de bois.

 
 
 
 
 
Cherguia: ksar, oasis du district de Reggan, dans le Touat.

 
 
 
 
 Choufet-en-Naya: étape, sur la roule d’Aïn-Sefra à ksar Oulad-Aïssa (dans le  Gourara), à 37 k. de Garet et Guefoul, dans la vallée de l’oued Namous. 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Daïa-el-Hadj-Merabet: étape, sur la route d’El-Goléa à Insalah, simple dépression du sol, sans arbre ni eau ; à 20 k. du Fort-Miribel.

 
 
 
 
 
Deghamcha: ksar, oasis du district d’Insalah, dans le Tidikelt, à 7 k. de Ksar-el-Kebir. La prise de ce ksar, le5 janvier 1900, amena la soumission de tout le district  d’Insalah.

 
 
 
 
 
Deghamcha: district du Gourara, au Sud-Ouest du district de Deldoul, à environ 15 k. et. au Nord du district de Tsabit, dont il est distant d’environ 20 k. : le ksar  principal est celui de Métarfa ; oasis : culture : blé, orge.

 
 
 
 
 
Deldoul: ksar du district du même nom, dans le Gourara, à 44 k. de Timimoun et à 70 k. de Timmi ; jardins : fruits, légumes ; blé, orge ; oasis de 20,000 palmiers ;  fabrication de tissus de laine très réputés.

 
 
 
 
 
Deldoul: district du Gourara, au Sud du district de Timimoun et à l’Ouest de celui d’Aougerout ; comprend 4 ksour ; culture des céréales ; jardins : fruits, légumes, belles oasis.

 
 
 
 
 
Djedid: ksar, oasis du district d’Aoulef, dans le Tidikelt, à 18 k. du ksar Aoulef-el-Arab; jardins fruits, légumes.

 
 
 
 
 Djedid: ksar, oasis du district de Tamest, dans le Touat.

 
 
 
 
 
Dkhissa: point d’eau, en dehors de la vallée de l’oued Saoura, annexe de Beni-Abbès, à 28 k. d’Ougarta,  au Sud-Ouest de Beni-Abbès.

 
 
 
 
 
Dra-el-Azel: étape, sur la route d’El-Abiod-Sidi-Cheïkh à Tabelkoza, à 48 k. de Retmaya et à 188 k. d’El-Abiod-Sidi-Cheïkh. 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 




L’Artisanat domestique féminin Algérien

29072018

 

 

 

 

 

L’artisanat familial et l’artisanat professionnel constituent un savoir-faire au service de la société, savoir-faire qui s’était développé par nécessité, par besoin d’autonomie et d’autosuffisance. Les techniques de fabrication étaient transmises de mère en fille et de père en fils. 

Grâce à la créativité populaire et à une main-d’oeuvre nombreuse et bon marché, le travail manuel traditionnel permettait au familles, aux veuves et aux orphelins de gagner honnêtement un peu d’argent pour acheter de quoi manger ou apporter un appoint indispensable au maigre salaire du chef de famille. 

 

 

En plus des nombreuses activités et travaux ménagers ordinaires et quotidiens, les mères de famille qui ont une résistance à la fatigue et un courage exceptionnels, font le sacrifice de leur temps de repos et de loisir. Elles se retrouvent, en été, au moment de la sieste (la sieste pour les autres), dans le patio, assises, sur des peaux de moutons, pour effilocher, carder ou filer à la quenouille, la laine qu’elles avaient auparavant lavée et séchée au soleil. Lorsque le tas de laine filée suffisant, la femme en fait des écheveaux en se servant de son pied et de sa main gauche comme deux piquets et de la main droite, elle passe le fil de la laine en décrivant un cercle. Les écheveaux rattachés entre eux sont prêts à être vendus le lendemain .

 

Parfois, l’une des voisines disposait d’un métier en bois et fabriquait des tapis dans un coin de la cour près de sa chambre. Tous ces travaux se réalisent pendant que la discussion battait son plein.  »El Hadith wa l’moghzel » ; (Paroles et quenouille) sont la traduction littéraire, ce que veut dire que le dialogue et la discussion continuent pendant que les mains voltigeaient habilement et utilement, le travail ne s’arrête pas, le temps est précieux, « Time is money » disent les Anglo-Saxons. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'Artisanat domestique féminin Algérien  dans Art 1529933278-algier-spinning 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans les familles les plus huppées, les activités artisanales sont d’un niveau plus élevé. La broderie avec fil d’or ou d’argent sur velours ou sur peau en cuir, était un art que les femmes ainsi que les hommes de la bourgeoisie pratiquaient à l’intérieur des maisons ou dans des échoppes mal éclairées. Le velours brodé servait à la confection des caftans et des caracos, habits de grand standing pour la jeune mariée issue de famille aisée. Avec les peaux de cuir brodées par les femmes, les hommes fabriquaient des selles (es-serdj) pour chevaux de parade ou de fantasia (el-goum), des babouches, des coiffes coniques pour la mariée (chéchiat el Aroussa), etc. 

 

 

 

 

 

 

 

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Selle d’apparat- Tlemcen 1937 

 Selle d’apparat de type  » tsata  » avec ses tapis et étriers se composant de : – une chemise de selle – un harnais – une sangle double à extrémités de cuir avec deux boucles – trois cordelières attachés et repliées – un arçon dit  » Herbous  » comporte à l’arrière un haut troussequin dit  » guedda  » – un tapis de selle tissé – un tapis de selle tisé à motifs de chevrons – six tapis de selle fixés sur une housse de cuir ( les couleurs des tapis de feutre ( de l’extérieur vers l’intérieur ) 1 noir- 1 rouge – 1 jaune- 1 vert- 2 blancs ) – un support de présentation de la selle

 

 

 

 

 

 

 

Les métiers fins comme la broderie ou la couture, sont l’apanage des femmes de l’aristocratie qui, d’ailleurs, gardent jalousement secrètes les techniques de travail. Elles s’adonnent à leur activité presque en cachette. Si un (ou une) visiteur (se) survient et les surprend en plein action, elles s’arrêtent de travailler et couvre nonchalamment leur ouvrage, comme d’un geste machinal. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Caftan long en velours de Gênes du XVIIIe siècle provenant de la ville d’Annaba. (©Association Arrawnek El-Annabi)

 

 

 

 

 

 

Ces familles ne transmettrons leurs connaissances techniques qu’à leurs propres enfants. Il y a en fait, une protection du brevet de fabrication ou de la marque déposée. Elles ignorent que le Prophète avait dit: (Quiconque cache une science à mes croyants, Allah le punira en lui mettant un mors chauffé à blanc entre les mâchoires, le Jour du Jugement dernier.)

 

 

 

Certaines femmes développent progressivement leur propre entreprise à l’intérieur même de leur domicile. Elles commencent avec un métier, puis deux, puis trois, puis davantage. Elles emploient des ouvrières, jeunes filles ou femmes divorcées et des apprenties fillettes pour la fabrication de tapis par exemple. C’est ainsi qu’à Tlemcen de nombreuses fortunes sont dues à l’esprit d’entreprise de la femme. 

 

 

L’épouse peut donc, quand elle a les qualités intellectuelles requises, aider son mari à s’élever dans l’échelle sociale, si ce n’est pas matériellement comme raconté précédemment, cela peut être par des conseils judicieux, en l’encourageant et en lui donnant confiance en ses possibilité comme elle peut aussi le diminuer en le critiquant à tout moment et lui donner des complexes d’infériorité qui les paralysent dans toutes ses entreprises et ses décisions ou par sa façon de gérer le foyer, en évitant le gaspillage et en faisant des économies. D’où, encore une fois, le rôle important que peut jouer l’épouse intelligente et sage dans un foyer musulman. 

 

 

Dans le milieu rural, le couscoussier (qallal), les plateaux à pain (tbaq), les nattes, les éventails, les balais, etc. étaient tressés par les mains expertes des campagnardes, à l’aide de l’alfa et des feuilles de palmier nain (doum).

Les marmites (qadra), les plats (tadjine), les gargoulettes (el-qoulla), les braseros (nafekh et medjmer) confectionnés en terre cuite étaient la spécialité des femmes de Nedroma. Peut-être est-ce dû à la présence d’une argile de qualité dans la région. 

 

 

 

 

 

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Arabe tressant un samour

 

 

 

Finalement, les femmes algériennes étaient polyvalentes dans le travail. Elles savaient tout faire. Elles ne se plaignaient jamais et n’avaient sans doute pas conscience de leur situation. 

C’était, en quelque sorte, un sacrifice perpétuel qu’elles acceptaient volontairement, stoïquement, pour le bonheur de la famille. Quelle abnégation!  Nos grands-mères, nos mères et nos sœurs étaient de véritables saintes sans auréole. Elles ont droit à notre reconnaissance infinie, à notre hommage sincère et éternel car ce sont elles, par leur abnégation de tous les instants, qui ont élevé et éduqué les générations de militants qui ont éveillé le sentiment nationaliste du peuple algérien et réussi à libérer le pays du joug colonial. Plus près de nous, les jeunes femmes ont accéléré le mouvement pour l’émancipation du sexe faible en participant avec ardeur au combat pour la libération de l’Algérie. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 



Oasis Sahariennes Touat – Gourara – Tidikelt – Vallée de l’Oued Saoura (1903) / en ‘B’

27072018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ba-Bella: ksar, oasis du district de Sali, dans le Touat. 

 

 
 
 
 
 
Badriane: ksar, oasis du district d’El-Djereïfet, dans le Gourara. 

 

 
 
 
 
 
Bakhalla: ksar, oasis du district de Bouda, dans le Touat, à 2 k. de Ben-Dràa. 

 

 
 
 
 
 
Ba-Taïeb: petit ksar du district d’Inzegmir, à 2 k. de Bou-Ali, dans le Touat. 

 

 
 
 
 
 
Bel-Ghazi: ksar misérable, à 19 k. de Deldoul, dans le Gourara. 

 

 
 
 
 
 
Ben-Ahmi: ksar, oasis du district de Fenourin, dans le Touat. 

 

 
 
 
 
 
Ben-Draâ ou Ben-Draou: ksar du district de Bouda, dans le Touat ; jardins : fruits, légumes ; belle oasis ; fabrication de charbon de bois. 

 

 
 
 
 
 
Beni-Abbès: annexe de la sub. d’Aïn-Sefra, dans la vallée de l’oued Saoura; ses limites avec l’annexe de la Zousfana sont constituées par un parallèle passant à 1,500 m environ au Nord de la palmeraie d’Akkacha ; la limite, au Sud, avec le Touat, est constituée par le point de Foum-el-Keneg ; les limites, à l’Ouest et à l’Est, n’ont pas été déterminées. 

 
 
 
 
 
 
Beni-Abbès: chef-lieu de l’annexe, ksar à 50 k. environ au Sud de Taourta, au confluent des oueds Zousfana et Guir, à environ 55 k. d’Igli ; position géographique : entre le 4° et le 5° de longitude et sur le 30° de latitude septentrionale ; poste militaire important occupé depuis le mois de mars 1901. 

 

 
 
 
 
 Beni-Illou: ksar, oasis du district de Bouda, dans le Touat. 

 

 
 
 
 
 Beni-Ikhlef ou Beni-Khelif: réunion de 3 ksour, dans la vallée de l’oued Saoura, annexe de Beni-Abbès ; à 87 k. d’Ougarta ; 437 hab. : oasis de 15,500 palmiers. 

 

 
 
 
 
 Beni-Islem: ksar, à 38 k. de Deldoul, dans le Gourara. 

 

 
 
 
 
 Beni-Mahllel: ksar, oasis du district de Timimoun, dans le Gourara. 

 

 
 
 
 
 
Beni-Melouk: ksar, oasis du district de Timimoun, dans le Gourara. 

 

 
 
 
 
 Beni-Ouazzel: ksar, oasis du district de Bouda, dans le Touat. 

 

 
 
 
 
 Beni-Tamer: ksar, oasis du district de Tamentit, dans le Touat. 

 

 
 
 
 
 
Ben-Sedira: ksar, oasis du district de Fenourin, dans le Touat. 

 

 
 
 
 
 
Ben-Tladd: ksar, oasis du district de Tsabit, dans le Gourara. 

 

 
 
 
 
 Ber-Rich: ksar, oasis du district de Reggan, dans le Touat, à 12 k. de Timadanin. 

 

 
 
 
 
 
Bou-Ahmed: ksar, oasis du district de Zaouïet-Kounta (Touat). 

 

 
 
 
 
 
Bou-Ali: ksar, oasis du district de Zaouïet-Kounta, dans le Touat ; à 21 k. de Sali et à 8 k. du ksar Zaouïet-Kounta. 

 

 
 
 
 
 Bouangui: ksar, oasis du district d’Inzegmir, dans le Touat. 

 

 
 
 
 
 
Bou-Baïagou: ksar du district de Tsabit, dans le Gourara. 

 

 
 
 
 
 
Bouda: district le plus septentrional du Touat, touchant à l’oued Saoura, comprend 12 ksour ; belle oasis ; à 40 k. de Sba. 

 

 
 
 
 
 Bou-Faddi: district du Touat, situé au Sud de celui de Tamentit et à 12 k. environ, dans une vallée intermédiaire et parallèle à l’oued Messaoud, dont il n’est distant que de 30 k. ; comprend 4 ksour ; oasis ; jardins : fruits, légumes. 

 

 
 
 
 
 
Bou-Guemma: ksar, le plus important du district d’Aougerout, dans le Gourara ; à 322 k. S.-O. d’El-Goléa, à 77 k. de Deldoul et à 4 k. de Gharef ; poste militaire:  jardins : fruits et légumes; belle oasis; élevage des chameaux, moutons et chèvres. 

 

 
 
 
 
 
Bou-Badid: ksar, dans la vallée de l’oued Saoura, annexe de Beni-Abbès ; oasis : 1,322 palmiers. 

 

 
 
 
 
 Bou-Khlouf: ksar, dans la vallée de l’oued Saoura, annexe de Beni-Abbès; oasis de 875 palmiers. 

 

 
 
 
 
 Bou-Maoud: ksar, en dehors de la vallée de l’oued Saoura, annexe de Beni-Abbès ; à 10 k. d’Ouchat ; oasis. 

 

 
 
 
 
 
Bour-Ahmar: forêt de palmiers non cultivés dits bours, du district de Sba, dans le Gourara. 

 

 
 
 
 
 
Bour-Aoumert: forêt de palmiers non cultivés du district d’El-Haïha, dans le  Gourara. 

 

 
 
 
 
 Bour-bou-Taleb: forêt de palmiers non cultivés du district d’El-Haïha, dans le  Gourara. 

 

 
 
 
 
 Bour-Djaber: forêt de palmiers non cultivés, du district de Sba, dans le Gourara. 

 

 
 
 
 
 Bour-Otman: forêt de palmiers non cultivés, du district de Teganet, dans le  Gourara. 

 

 
 
 
 
 Bour-Tingline: forêt de palmiers non cultivés, du district d’El-Haïha, dans le Gourara. 

 

 
 
 
 
 Bour-Zaïd: forêt de palmiers non cultivés, du district d’El-Haïha, dans le Gourara. 

 

 
 
 
 
 Bou-Yaya: ksar, oasis du district de Timimoun (Gourara). 

 

 
 
 
 
 Bouzan: ksar, oasis du district de Tamentit, dans le Touat. 

 

 
 
 
 
 
Bou-Zegdad: ksar, oasis du district de Zaouïet-Kounta, dans le Touat, a 4. k. de Bou-Ali. 

 

 
 
 
 
 Brinkane: ksar principal du district de Tsabit, dans le Gourara ; à 32 k. Ouest d’El-Metarfa ; belle oasis.  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
  
 
  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 



Le Vent du Désert ou Chyli

27072018

 

 

 

 

 

Les vents sont principalement constitués par deux grands courants , les vents de nord et ceux de sud est et de sud, qui alternent entre eux. Pendant le séjour fait à Biscra par M Beylot (*) , 1843-1844, le vent de nord-ouest soufflait quatre-vingt-sept fois; celui de nord, cinquante-six fois; celui d’est.quarante-huit fois; celui d’ouest, dix fois ; celui de sud, une fois; celui de nord-est, une fois. Durant ce même laps de temps, le vent de sud-ouest ne fut pas observé une seule fois.

 

 

 

 

 

Le vent de sud-est constitue le vent du Désert ou Chyli, il  règne en toute saison; il souffle généralement avec lenteur et par bouffées, s’annonçant par un calme accompagné d’un aspect grisâtre, plombé de l’atmosphère. La température s’élève en même temps, et toute l’humidité dont l’air pouvait être imprégné, disparaît complètement. C’est ce qu’indiqué parfaitement l’hygromètre, qui passe à l’extrême sécheresse dés les premiers souffles du Chyli (l’aiguille se rapproche plus ou moins près de zéro). Ainsi, le papier qui tapisse les appartements, se décolle alors avec bruit. Ainsi encore, les meubles, par le retrait du bois, crient de toutes parts, ce qui permet d’en ouvrir facilement ceux qu’on n’ouvrait qu’avec difficulté, ou qu’on ne pouvait même pas ouvrir du tout, un instant auparavant. C’est, du reste , ce que les voyageurs ont déjà fait connaître à l’égard du sirocco ou vent du Désert en général.

 

 

 

 

 

Le  Chyli s’accompagne d’une poussière une , impalpable, disséminée jusques dans les hauteurs de l’atmosphère, et qui pénètre partout, dans les appartements les mieux clos et les meubles les plus hermétiquement fermés. Cette poussière s’aperçoit dans l’atmosphère avant même que le Chyli ne se soit encore fait sentir, et c’est elle qui donne au ciel cet aspect particulier, cette teinte plombée dont nous avons déjà parlé, ainsi que ce hâle qui, souvent, dès la veille de l’apparition du Chyli , se montre autour de la lune, selon la remarque de M le docteur Beylot.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(*): était médecin-adjoint à Miliana

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Oasis Sahariennes Touat – Gourara – Tidikelt – Vallée de l’Oued Saoura (1903) / en ‘A’

23072018

 

 

 

 

 

Abani: ksar, oasis du district de Fenourin, dans le Touat, à 8 k. 

 

 
 
 
 
 
Abenkour: ksar, oasis du district de Tamentit, dans le Touat, à 6 k. du ksar Tamentit; jardins : fruits, légumes; culture du tabac, du coton et du henné. 

 

 
 
 
 
 
Aboud: ksar, oasis du district d’Aougerout, dans le Gourara. 

 

 
 
 
 
 
Ademer: ksar, oasis du district de Zaouïet-Kounta, dans le Touat. 

 

 
 
  
 
 
Adghar ou Adrar, ksar principal du district de Timmi, dans le Touat ; capitale politique du Touat ; à 29 k. de Tamentit, à 19 k. d’El-Mansour et à 40 k. de l’oued Messaoud ; 7,000 hab. ; jardins : fruits et légumes ; culture du tabac et du coton ; oasis importante. 

 

 
 
 
 
 
Adghar: ksar, oasis du district d’El-Djereïfet, dans le Gourara. 

 

 
 
 
 
 
Adghar: ksar, oasis du district de Zaouïet-Kounta, dans le Touat. 

 

 
 
 
 
 
Adjedir: ksar, oasis du district d’El-Haïha, dans le Gourara. 

 

 
 
 
 
 
Agbour: ksar, oasis du district d’Aougerout, dans le Gourara. 

 

 
 
 
 
 
Aghal: ksar, oasis dans la vallée de l’oued Saoura, annexe de Beni-Abbès ; 5,735 palmiers. 

 

 
 
 
 
 
Agblad: ksar, oasis du district Ouled-Saïd, dans le Gourara. 

 

 
 
 
 
 
Ahdeb-el-Azreg: ksar, oasis du district Ouled-Saïd, dans le Gourara. 

 

 
 
 
 
 
Ahrat: ksar du Tidikelt, à 26 k. d’Akabli ; pays très boisé. 

 

 
 
 
 
 
Aïn-Chebli: étape, sur la route du Tidikelt au Touat, à 40 k. d’Aïn-Malah ; forêt de palmiers non cultivés.  

 

 
 
 
 
 
Aïn-Dhobb: point d’eau, dans la vallée de l’oued Saoura, à 9 k. Sud-Ouest de Kerzaz, annexe de Beni-Abbès. 

 

 
 
 
 
 
Aïn-Malah: étape, sur la route du Tidikelt au Touat, à 27 k. du district d’Aoulef. 

 

 
 
 
 
 Aït-el-Messaoud: ksar, oasis du district de Reggan, dans le Touat. 

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Akabli: district le plus méridional du Tidikelt, comprend 6 ksour ; pop. : 471 blancs, 288 harratins, 133 nègres ; jardins : fruits, légumes; 21,000 palmiers. 

 

 
 
 
 
 
Akhamous: ksar, oasis du district d’Aoulef (Aoulef-Chorfa), dans le Tidikelt ; à 7 k.  du ksar Aoulef-el-Arab ; jardins. 

 

 
 
 
 
 
Akhbour: ksar, oasis du district de Deldoul, dans le Gourara. 

 

 
 
 
 
 
Akbour: petit ksar, oasis du district d’In-R’ar, dans le Tidikelt. 

 

 
 
 
 
 
Akbour: petit ksar, oasis du district d’Insalah, dans le Tidikelt. 

 

 
 
 
 
 Allouchia: ksar, oasis du district de Fenourin, dans le Touat. 

 

 
 
 
 
 
Amguid: ksar, oasis du district de Tamentit, dans le Touat. 

 

 
 
 
 
 Amsahel: ksar, oasis du district Timimoun, dans le Gourara. 

 

 
 
 
 
 
Anfid: ksar, oasis, dans la vallée de l’oued Saoura, annexe de Beni-Abbès, à 5 k. d’El-Maja ; 3,157 palmiers. 
 
 
 
 
 
 
Anzeglouf: ksar, oasis du district de Keggan, dans le Touat.

 
 
 
 
 
Aougerout: district du Gourara, sur la route des caravanes de l’Est, venant du M’zab, d’Ouargla et de Laghouat ; comprend 11 ksour ; belle oasis où les palmiers, d’un seul tenant, forment une longue bande d’environ 6 k. sur 800 m de largeur ; culture des céréales ; jardins : fruits, légumes.

 
 
 
 
 Aoulef: district du Tidikelt, à 42 k. du district de Tit, divisé en Aoulef-el-Arab, au Sud, et Aoulef-Chorfa, au Nord.

 
 
 
 
 Aoulef-Chorfa: partie du district d’Aoulef ; comprend 7 ksour ; pop. : 661 blancs, 416 harratins et 38 nègres ; oasis de 30,000 palmiers ; élevage des chameaux et mehara (300 têtes environ).

 
 
 
 
 Aoulef-el-Arab: partie du district d’Aoulef; comprend 6 ksour ; pop. : 913 blancs, 1,200 harratins et 130 nègres ; belle oasis de 500 hect. avec 75,000 palmiers; jardins ; culture de l’anis et de la garance; productions naturelles: sel, salpêtre, alun.

 
 
 
 
 Arian-er-Rar: petit ksar du district de Tsabit, dans le Gourara, à 27 k. de Métarfa.

 
 
 
 
 Aril: ksar, oasis du district de Tamest, dans le Touat.

 
 
 
 
 
Azoua-ech-Cherguia: ksar, oasis du district d’Inzegmir, dans le Touat, à 5 k. du ksar d’Inzegmir. 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
  
 
 
 
 
 
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 



Un Proverbe Rifain

21072018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« ad ggnfan iyzzimn ura aye awarn.« 
 

Toutes les blessures sont guérissables sauf celles que causent certaines paroles. 

 

 

 

 

 

 

 

Il était une fois un homme qui vivait dans une grotte. Pendant la journée, il cultivait ses terres comme le reste des villageois, mais dès que la nuit tombait, il se transformait en lion. Car dans sa jeunesse il avait été maudit par une ermite qu’il dérangeait dans ses prières et effrayait en imitant le lion. 

 

 

 

Cet homme se maria et il vécut très heureux pendant deux mois. Mais ses disparitions nocturnes intriguaient sa femme de plus en plus. Lorsqu’il eut épuisé tous les mensonges et les prétextes, il décida de lui dire toute la vérité. Auparavant il lui fit jurer sur ce qu’elle avait le plus cher de ne jamais trahir sa confiance. 

 

 

 

Quelques jours plus tard, en revenant de son travail, il surprit sa femme en train de dire à sa mère :

« je suis vraiment heureuse avec lui ; le seul moment où je ne le supporte pas, c’est lorsqu’il revient de la forêt à l’aube, le ventre plein de charognes et qu’il commence à roter et à répandre une odeur de fauve dans toute la maison. »

 

 

 

 

Mortellement blessé dans son amour propre et indignement trahi par la femme qu’il adorait, il attendit que sa belle mère fût partie pour rentrer chez lui. Une fois dans la grotte il demanda à sa femme de chauffer au rouge le soc de la charrue, et la força ensuite à lui piquer le sommet de la tête avec ce soc embrasé. 

 

 

 

Chaque jour pendant des mois, il demandait à sa femme de venir voir l’état de sa blessure qui cicatrisait petit à petit. Le jour où elle lui dit que la blessure était entièrement guérie, il lui répondit d’une voix pleine de grief: « Toutes les blessures sont guérissables sauf celles que causent certaines paroles. «  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 

   
 




Oasis Sahariennes Touat – Gourara – Tidikelt – Vallée de l’Oued Saoura (1903)

19072018

Comprenant en outre : Les  Ksours principales, principales Étapes, Puits,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Derrière l’Atlas saharien, à l’extrême Sud du département d’Oran, s’étend une vaste région de dunes : le Grand Erg (Le Grand Erg occidental sa superficie est évaluée à 12 millions  d’hectares). 

On appelle communément Touat, la région du Sahara comprise entre le Grand Erg au Nord, le plateau du Tadmaït à l’Est, le plateau de Mouyder au Sud ; sa limite, à l’Ouest, est formée par un oued qui traverse tout le grand Erg, à partir d’Igli, sous le nom d’oued Saoura et qui côtoie, dans la partie inférieure de son cours, sous le nom d’oued Messaoud, le pays appelé Touat. 

Le Touat comprend trois groupes d’oasis bien distinctes : au Nord, le Gourara ; au Sud-Ouest, le Touat proprement dit ; au Sud-Est, le Tidikelt. 

Le Touat a été occupé par la France en 1900, à la suite de la prise de possession d’Insalah,  capitale du Touat, par la mission Flamand-Pein, le 5 janvier 1900. 

D’après le recensement fait en 1901-, la population générale du Touat s’élève à 52,099 habitants, répartis : pour le Tidikelt, 8,822 habitants ; pour le Touat, 20,388, et pour le  Gourara, 22,889. Cette population est disséminée dans 319 ksour (villages fortifiés). 

On compte (recensement officiel), dans tout le Touat, 1,450,185 palmiers cultivés, en plein rapport. Il existe, en outre, principalement dans le Touat et le Gourara, de véritables forêts de 
palmiers non cultivés appelés bours, qui permettent d’évaluer à 2,500,000 le nombre de palmiers du Touat ; d’autant plus que ces palmiers peuvent être vivifiés par un aménagement des eaux, en réparant les fouggara détruites. 

 

 

 

 

 

 

 

TOUAT 

Le Touat proprement dit est une succession d’oasis situées dans la vallée de l’Oued-Messaoud. Il commence à la hauteur du district de Bouda, pour s’étendre jus’qu’au district de Reggan, sur une longueur d’environ 200 kilomètres, avec une largeur moyenne de 60 kilomètres, soit une superficie totale de 1,200 kilomètres carrés. 

La population est évaluée à 20,388 habitants, disséminés dans 18 districts,, comprenant 205 ksour (villages fortifiés). Le nombre de palmiers cultivés est de 463,101, avec un chiffre au moins égal de palmiers bours. 

Les districts du Touat sont, par ordre, du Nord au Sud : BoudaTimmiTamentitBou-FaddiFenourin-TasfaoutTamestZaouïet-KountaInzegmirSali et Reggan

 

 

 

 

 

 

 

TIDIKELT 

Le Tidikelt est situé au Sud-Est du district de Reggan, le plus méridional du Touat. Il est limité : au Nord, par le plateau du Tadmaït; au Sud, par la vallée de l’oued Djaret, et à l’Est, par la chaîne de collines formant la vallée de l’oued Massin. C’est une large bande de terrain sablonneux, de près de 300 kilomètres, sur laquelle sont situés, de l’Est a l’Ouest, 6 groupes importants d’oasis. 

La population du Tidikelt (recensement 1901) est de 8,822 habitants, disséminés dans 6 districts, comprenant 51 ksour (villages fortifiés). Les 6 districts du Tidikelt, sont : Foggaret-ez-ZouaInsalahIn-RarTitAoulef et Akabli. Le nombre de palmiers en plein rapport, non compris les bours, est de 297,355 (recensement 1901). 

 

 

 

 

 

 

 

GOURARA

Vaste plateau s’étendant du Nord-Est au Sud-Ouest, sur une  superficie de 500 kilomètres carrés. Il est limité : au Nord et à l’Ouest, par le massif presque impénétrable de l’Erg occidental ; au Sud, par l’oued Saoura ; à l’Est, par les falaises qui constituent l’étage inférieur du Tadmaït et forment la ligne de partage des eaux entre le bassin de la Méditerranée et celui de l’Atlantique. Comme le Tidikelt, le Gourara se trouve en dehors de la vallée proprement dite de l’oued Messaoud. 

La population du Gourara est de 22,889 habitants, disséminés dans 11 districts, comprenant 114 ksour (villages fortifiés). Le nombre de palmiers est de 689,729 (dernier recensement), nom compris les palmiers non cultivés (bours)., dont le nombre n’est pas inférieur à celui des palmiers cultivés. Les districts du Gourara sont : AougeroutTinerkoukTimimounOuled-SaïdCharouinTeganetEl-HaïhaDeghemchaTsabitDeldoulSba

 

 

 

 

 

 

 

VALLÉE DE L’OUED SAOURA 

L’oued Saoura commence au Sud d’Igli ; il est formé par la réunion du Guir et de la Zousfana. La longueur de la vallée de l’oued Saoura, proprement dite, depuis Igli jusqu’à Ksabi, est d’environ 250 kilomètres ; sa largeur varie entre 10 et 25 kilomètres. La vallée est une succession d’oasis (on en compte 28), dont le nombre de palmiers doit être important, mais qu’il ne nous est pas possible de déterminer. A partir de Ksabi, la vallée se continue sous le nom d’Oued-Messaoud, longeant, sur une longueur de plus de 200 kilomètres, le Touat. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 



Poteries Funéraires au Maghreb antique

17072018

 

 

 

 

 

 

Le mobilier d’accompagnement déposé dans les monuments sans âge, généralement appelés protohistoriques, est constitué essentiellement de poterie modelée à la main sans usage de tour.  

 

Cette poterie se répartit en trois classes répondant à des fonctions distinctes : 

  • La microcéramique votive que l’on retrouve aujourd’hui, identique, déposée dans les sanctuaires ruraux
  • Les vases rituels qui sont parfois décorés (style de Gastel, style de Tiddis)
  • Les imitations de la vaisselle domestique, généralement de taille réduite et de formes simplifiée. 

 

 

 

 

Poteries Funéraires au Maghreb antique  dans Archéologie 1524732772-54d5bc505db5107811ee7b76eaec19c8

Poterie funeraire decorée Tiddis 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans cette dernière catégorie, qui est la plus nombreuse, les formes les plus fréquentes sont les bols et leurs dérivés (jattes et gobelets), un grand nombre de coupes, d’assiettes, de couvercles, quelques bols et jattes possèdent deux perforations traversant le bord près de l’orifice ou plus rarement le pied d’une coupe. Ces perforations ont pour l’archéologue (à condition qu’il soit quelque peu ethnologue) une valeur de témoignage. Il suffit de pénétrer dans n’importe quelle maison rurale pour voir pendue au mur plus grande partie de la vaisselle domestique dont la technique de modelage, les formes et le décor sont restés pratiquement inchangés depuis les temps protohistoriques. Or ce simple détail de suspension de la vaisselle en terre cuite apporte sur les constructeurs de ces tombeaux un renseignement d’importance : ces sépultures sont celles de sédentaires, de cultivateurs possédant des rudiments de vie sociale qui se révèlent dans l’organisation spatiale de certaines grandes nécropoles. 

 

 

 

 

Les monuments funéraires protohistoriques du Maghreb ne renferment pas tous des poteries, et ceux qui ont livré ne sont pas répartis au hasard. Les quelques soixante nécropoles protohistoriques dont les monuments renferment des poteries se répartissent, sur la carte, en plusieurs nébuleuses : la première s’inscrit dans un vaste triangle dont le golfe de Hammamet, le Sud des Némencha et Alger seraient les sommets. Plus à l’Ouest, un autre ensemble, moins vaste, s’étend du Haut-Chelif à la région d’Oran. Après un vide correspondant au Maroc oriental, on retrouve des tombeaux renfermant des poteries dans une région occidentale délimitée par Taza, Tanger et l’embouchure du Sebou. 

 

 

A l’exception de 4 sites, sur 60 étudiés, toutes ces nécropoles sont donc situées à l’intérieur d’une limite bien connue des géographes et des agronomes, celle de la culture sèche des céréales. La concordance est trop grande pour être le fruit du hasard ; la conclusion s’impose donc avec une clarté et une rigueur que rien ne saurait infirmer : les vases trouvés dans les monuments funéraires protohistoriques présentent les caractères de la vaisselle domestique des populations sédentaires d’aujourd’hui et ces tombes à céramiques se situent à l’intérieur de la zone de culture sèche des céréales. Les populations qui modelaient ces vases et les plaçaient dans leurs tombes étaient donc des sédentaires. 

  

 

 

 

 

1524733407-img-6-small4802 dans Archéologie

Mzara avec poteries votives. Douar Déhemcha, région d’Aïn Kebira (Sétif).Photo G. Camps.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 




Organisation du cercle d’Aumale (Sour Ghozlan) 1846

15072018

 

 

  

 

 

 

 

Par ordonnance royale du 21 août 1846, Aumale était érigé en cercle relevant de la subdivision de Médéa ; le colonel de Lamirault, commandant le régiment de zouaves, fut nommé commandant supérieur du cercle. 

 

 

 

 

 

Si-Ahmed-Ould-el-Bey-bou-Mezrag, agha de 2e classe. 

Lekehal-ben-el-Oucif, son khalifa. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- Grand caïdat du Dira supérieur, 

 

caïd des caïds Ben-Yahia-ben-Aïssa

Ouled-Debab, caïd Ali-ben-Taleb

Ouled-Otman, caïd Bou-Seboua

Djouab, caïd Zitouni

Ouled-Meriem, caïd Mohamed-ben-Messaoud

Ouled-Ferah, caïd Sliman-ben-Amara

Ouled-Dris, caïd Ben-Ali. 

Ouled-bou-Arif, caïd Bel-Kassem-ben-Aïssa

Ouled-Barka, caïd Bouzid-ben-Ali

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- Grand caïdat du Dira inférieur, 

 

caïd des caïds Yahia-ben-Abdi

Ouled-Abd-Allah, caïd Yahia-ben-Abdi

 

Ouled-Selama, caïd Mohamed-ben-Selami

 
Ouled-Si-Ameur, caïd Si-El-Gueffaf
 
Ouled-Si-ben-Daoud, caïd El-Bikra
 
Oulad-Sidi-Aïssa, caïd Si-Mohamed-ben-Messaoud
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 - Grand caïdat des Adaoura, 
 
caïd des caïds Abd-el-Kader-ben-Mohamed
 
Ouled-Saïdan, caïd Mustafa-ben-Nadji
Infia, caïd Lakhedar-ben-Ahmed
 
Ouled-Si-Moussa, caïd El-Aïdi
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 - Grand caïdat du Ksenna, 
 
caïd des caïds Mohamed-ben-Kouider
 
Ouled-Salem, caïd El-Medani
 
Beni-Ameur, caïd Mohamed-ben-Taïeb
 
Beni-Iddou, caïd Ameur-ben-Namir. 
 
Ouled-Hamza, caïd Mohamed-ben-Saïd
 
Beni-Yala, caïd Ahmed-ben-Hamdach
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 - Grand caïdat des Oulad-Mokhtar-Cheraga,
 
caïd des caïds Bel-Hadj-ben-Richida
 
Ouled-Mokhtar-Cheraga et Ouled-Selima, caïd Guettar
 
Mouïadat-Cheraga, caïd Si-Ben-Saada
 
Sahari du Tell, caïd Atman-ben-Messaoud
 
Sahari du Guebla, caïd El-Hadj-ben-Yahia
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 - Grand caïdat des Ouled-Dia, 
 
caïd des caïds Guettaf
 
Ouled-Dia, caïd Guettaf
 
Ouled-Mohanni, caïd El-Harran
 
 
 
 
 
 
  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
  
 
 
 
  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
  
 
 
 
 
 
 
  
  
 
 
 
 
 
 


 

 

 

 



Les zendani

13072018

 

 

 

 

 

 

Les zendani sont les airs populaires qui se trouvent tout à fait au bas du répertoire musical des Arabes. Un musicien qui se respecte ne chante pas le zendani; il le laisse aux femmes, aux travailleurs du port et aux gamins de la rue, et le peuple prend sa revanche en s’adonnant tout entier à la culture de ce genre paria, adaptant à ces courtes mélodies toutes sortes de paroles, des improvisations fugitives et, à défaut de verve inspiratrice, des ah ! et des ya lalla ! (ô maîtresse), qui lui suffisent.

 

 

 

 

 

Voici quelques zendani fort répandus (1) :

 

 

 

Les zendani dans Musique 1523859028-zandali-1

 

 

 

 

 

Le second couplet contient une invocation ya lil! (ô nuit), si populaire dans tout le monde musulman, surtout en Egypte, où les bateliers et les portefaix du Nil improvisent d interminables cantilènes sur ces deux mots.

 

 

 

 

1524663656-zandani dans Musique

 

 

 

 

 

Ce zendani est en grande faveur auprès des Mauresques d’Alger, qui l’emploient à des paroles très variées et qui s’en servent même comme air à danser.

 

 

 

On aura remarqué ici, comme dans la plupart des kadriat, l’emploi dans les vers des chevilles traditionnelles, sortes d’épiphtegmes très en usage chez les Orientaux et qui sont dans tous les pays une caractéristique des chants populaires ; c’est tantôt ya emmi . ô ma mère, ya moulaï , ô hommes, ya lella, ô maîtresse, tantôt ya lil , ô nuit, ou des mots énigmatiques pour nous et que les chanteurs arabes ne comprennent pas toujours.

 

 

 

 

 

 

Plus célèbre, en tout cas plus populaire est le zendani connu sous le nom des Mouachet, les maquilleuses. C’est celui que l’assistance chante dans les mariages quand les invitées entrent dans la chambre où se tient la nouvelle épousée pour la parer de ses plus beaux atours, car l’époux va, pour la première fois, se trouver seul avec elle.

 

 

 

Les israélites algériens qui n’ont pas encore renoncé à la musique arabe ont

mis sur cet air des couplets assez curieux mêlés de sabir :

 

 

 

 

 

 

1524663708-zandani

 

 

 

 

 

où ils célèbrent les beautés de la mariée, tout en saluant les nouvelles mœurs.

« O gens, ô gens, criez bravo pour le nouveau marié et ses amis. Il a cherché la beauté jusqu’à ce qu’il l’ait trouvée. Sa mère et ses parents sont enchantés. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Puis viennent les conseils au mari « d’acheter le piano et les meubles pour

que la femme trouve le salon bien garni ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il y a le couplet des jeunes filles :

« O jeunes gens, vous êtes sans le sou. Vous vous habillez avec le papier signé au tailleur. Vous allez à la place pour faire cirer vos bottines. Et le meilleur d’entre vous ne sait que se promener dans les rues. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La description de la cérémonie : « Le fiancé et la fiancée ont réuni leurs mains. Ils sont montés à la mairie (lelmir). Le maire (oulmir) lui a demandé si elle le voulait pour époux. Avec politesse (belpoulitik) elle a répondu : oué, messiou. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Arabes chantent aussi les « Mouachet », et l’assistance décrit au mari, avec force détails  pittoresques, les charmes de la femme qu’il vient d’épouser sans l’avoir jamais vue.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(1): Paroles du zendani

 

 

I. Je ne connaissais pas ton nom. Je l’ai demandé et on m’a

répondu : Zohri. O nuit î ô nuit ! ô nuit! ô nuit ! Pars et reviens la nuit !

 

 

 

 

II. (O ma mère !) Bleus comme le ciel sont tes yeux, ô jeune fille

(ô ma mère l) Et le médecin a la prétention de me guérir !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 







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