Les communes d’Algérie 1903 / en ‘A’

26042018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aaret: village indigène du douar de Djezia, Commune mixte d’Attia, Arrondissement de Philippeville, Département de Constantine; 75 habitants 

 

 

 

Ababda: tribu et caïdat de la commune indigène et du cercle de Laghouat (subdivision de Laghouat), département Alger: 879 indigènes 

 

 

 

 Abadlia: ancienne tribu de la commune mixte de Boghari constituée en douar. (Chabbounia, douar). 

 

 

Abainou: village indigène de la tribu de Timazvit, commune mixte de Soummam, Arrondissement de Bougie, département de Constantine.

 

 

Abbaziz: tribu et caïdat de la commune indigène de Djelfa (sub. de Médéa), dép. Alger; 3,731 ind. 

 

 

Abboville: nom sous lequel on désigne le village de Bois-Sacré, du nom du fondateur, Abbo, mais cette dénomination n’est pas officielle. 

 

 

Abd-el-Goui: douar de la commune d’Inkerman, arrondissement  Mostaganem, dép. Oran; 3,273 hect: 1,712 ind. 

 

 

Abd-el-Kader: village de la commune de Sidi-bel-Abbès, dép. Oran ; 404 habitants, dont 246 espagnols  

 

 

Abdelnour: fraction du douar Guerrouma, commune mixite de Palestro, dép. Alger . 

 

 

Abdelselam: douar de la commune mixte de l’Edough, arrondissement. Bone, dép. Constantine ; 472 ind. 

 

 

Abid: douar de la commune mixte de Dra-el-Mizan, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger: 1,110 hect.; 599 ind.; céréales, tabac. 

 

 

Abi-Youssef: douar de la commune mixte du Djurdjura, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger: 2,175 hect. ; 4,032 ind.; à 6 k. de Michelet ; céréales, bechna, vigne, figuiers,massif de chênes. 

 

 

Abou-Daoub: mine de fer, à 6 k. de Bougie, dép. Constantine (en exploitation). 

 

 

Aboukir: chef lieu de commune, arr. Mostaganem, à 13 k., dép. Oran, à 102 k. : gare la plus proche : Mostaganem : poste., tèlégraphe. ; 1,993 hab. ; français: 332, espagnols: 35, ind. 1,626 ; terres fertiles irrigables, céréales, vigne (800 hect.) ; élevage du bétail. 

 

 

Aboutville: (ancien nom: Aïn-el-Hadjar), village de la commune mixte d’Aïn-Bessem, dép. Alger, à 15 k. d’Aïn- Bessem, à 10 k. de Bouïra et à 135 k. d’Alger; gare la plus proche : Bouïra; poste., télègraphe. à Bouïra; 189 hab. ; céréales , vigne (30 hect.), oliviers; élevage du mouton. 

 

 

Abrarès: douar de la commune mixte de Soummam, arrondissement Bougie, dép. Constantine : 6,708 hect. ; 2,127 ind. ; forêt de chênes-liège des Beni-Amran ; à 65 k. de Sidi-Aïch : céréales, figuiers, oliviers, caroubiers, forêt de chênes-liège. 

 

 

Abry: ferme de la commune de Saint- Denis-du-Sig, dép. Oran. 

 

 

Abziza: fermes de la commune d’Oued-el-Alleug, dép. Alger.; 350 hect. de vigne, céréales, tabac, prairies. 

 

 

Achach: fraction de la tribu des Ahmar-Khaddou, commune indigène et cercle de Biskra (subdivision de Batna), dép. Constantine ; 99 ind. 

 

 

 

Achacha: douar de la commune mixte de Cassaigne, arr. Mostaganem, dép. Oran ; à 40 k. de Cassaigne ; 12,522 hect.; 5,619 ind.; céréales, arbres fruitiers, forêts; élevage: chevaux, boeufs, moutons, chèvres ; école.

 

 

 

Achache: tribu et caïdat de la commune mixte et du cercle de Lalla-Maghrnia (sub. de Tlemcen), dép. Oran ; 914 ind., 151 européens

 

 

 

Achaïch: ancienne tribu constituée en douar (V. Bou-Cherf, douar); commune mixte d’El-Milia, dép. Constantine; mine de cuivre à 10 k. Est 30° Sud d’El-Milia ; forêt de chênes-liège.

 

 

 

Achouba: ancienne tribu des Zerkfaoua, constituée en douar, commune mixte d’Azeffoun, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger ; 4,004 hect. ; 3,278 ind. : à 15 K. de Port-Gueydon ; figuiers, oliviers, caroubiers, chênes-liège.

 

 

 

Acif-Boulma: douar de la commune mixte de Dra-el-Mizan, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger ; à 28 k. de Dra-el-Mizan et. à 12 k. de Boghni;
1,483 hect. ; 3,121 ind.; céréales, oliviers, figuiers ; école ind. dans la fraction d’Iril-Imoula.

 

 

 

Acif-el-Hammam: douar de la commune mixte de Soummam, arr. Bougie, dép. Gonstantine; à 35 k. de Sidi-Aïch ; 5,322 hect. ; 3,923 ind. ; 
céréales, figuiers, oliviers, caroubiers, forêt de chênes-liège et chênes verts ; source d’eau thermale. 

 

 

Adaoura- Cheraga: tribu et caïdat de la commune indigène de Bou-Saàda (annexe de Sidi-Aïssa),sub. de Médéa, dép. Alger ; 4,300 ind. ; école 
ind. 

 

 

Adaoura-Gheraba: tribu et caïdat de la commune indigène de Bou-Saàda (annexe de Sidi-Aïssa),sub. de Médéa, dép. Alger ; 6,058 ind. 

 

 

Addala: douar de la commune mixte de Gouraya, arr. et dép. Alger ; 4,686 hect. ; 1,971 ind. ; forêt de chênes-liège des Tazrout. 

 

 

Adélia: ancienne tribu des Righa, constituée en douar, commune mixte d’Hammam-Righa, à 22 k. ; 13,364 hect.; 3,119 ind. ; forêt de chênes-liège des Righa, culture des céréales, de la vigne ; élevage du bétail. 

 

 

Adélia: fermes de la commune mixte d’Hammam-Righa, arr. Miliana,. dép. Alger; 224 hab. dont 60 étrangers : culture des céréales, de la vigne (250 hect.). 

 

 

Adélia: station du chemin dr fer Alger-Oran, à 10 k. d’Affreville, à l’entrée de la vallée du Chelif, desservant Miliana et Margueritte. En dehors du personnel de la gare,, il n’existe pas d’agglomération.On a donné récemment à cette station le nom de Miliana-Margueritte. 

 

 

Adeni: village indigène du douar Iraten, commune mixte de Fort-National, arr Tizi-Ouzou, dép. Alger; école. 

 

 

Adjadja: ksar et oasis de palmiers (17,000) de la tribu Chott et Adjadja, commune indigène d’El-Goléa, poste- d’Ouargla (sub. de Laghouat). 

 

 

Adjama: douar de la commune mixte d’Ammi-Moussa, arr. Mostaganem, dép. Oran ; à 25 k. d’Ammi-Moussa ; 0,750 hect. ; 2,311 ind. ; céréa- 
les, arbres fruitiers, forêts ; élevage : chevaux, bœufs, moutons. 

 

 

Adjeroud: village indigène de la commune mixte de Nedroma, arr. Tlemcen, dép. Oran, à 30 k. de Nedroma, frontière du Maroc. 

 

 

Afensou: douar de la commune mixte d’Attia, arr. Philippeville, dép. Constantine; 3,617 hect. ; 1,313 ind.; à 16 k. de Chéraïa : forêt de chê- 
nes-liège des Ouïachoua-Rifla; mine de pyrite de fer d’Aïn-Sedma. 

 

 

Affensou: village indigène du douar Oussameur, commune de Fort-National, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger; école.

 

 

Affoural: mine de zinc, commune mixte des Ouled-Soltan et des Eulma, arr. Sétif, dép. Constantine, à 42 k. Ouest 32° Nord de Batna. 

 

 

Affre: fermes de la commune de Relizane, à 5 k., dép. Oran. 

 

 

Affreville: chef-lieu de commune, arr. Miliana, à 9 k., dép. Alger,à 120 k. ; gare eh. de fer Alger-Oran ; pos., télégr. ; 4,520 hab. ; 

En 1847 ; français:1,157, espagnols: 209, israélite: 64, divers 84, ind: 3,006 ; terres très fertiles, culture principale des céréales. vigne (229 hect.), arbres fruitiers, dont 10,000 amandiers ; marché important pour grains. 

 

 

Aflou: chef-lieu d’une annexe de la commune indigène de Tiaret-Aflou, dép. Oran, dans le Djebel-Amour: gare la plus
proche : Tiaret, à 166 k. : pos., télégr. ; poste militaire ; hôpital militaire ; population du village: 553 hab.

 

 

 

Aflou: annexe de la commune indigène de Tiaret-Aflou; 18,335 ind.. 55: européens, 70: isr.aélite; élevage très développé: chevaux (1.750). bœufs (7,980), moutons (171,809). chèvres (49.455), chameaux (8,326): arbres fruitiers : 7,200 grenadiers, 8,300 figuiers, vigne (185 hect.) ; commerce de laines et bestiaux : fabrication de tapis et burnous. 

 

 

Agadi: village indigène du douar El- Ouldga, commune mixte d’Attia,arr. Philip-peville, dép. Constantine. 

 

 

Agadie: (nom nouveau : Montaigne),hameau de la commune mixte de Tababort, arr. Bougie, dép. Constantine, à 15 k. de Djidjelli et à 120 k. 
de Constantine ; terres propres à la culture des céréales et de la vigne : oliviers: centre do création récente, en peuplement. 

 

 

Agadir: village indigène aux environs de Tlemcen, dép. Oran, remarquable par ses nombreuses tanneries où se fabrique ce beau cuir si souple que nous appelons maroquin et qui est connu dans tout le Nord de L’Afrique sous la dénomination de filalis. 

 

 

Agha: section de la commune de Mustapha, la plus rapprochée de la ville d’Alger dont elle est, pour ainsi dire, le prolongement : elle 
se divise : en Agha-Inférieur et Agha-Supérieur :

Agha-Inférieur, c’est le quartier industriel et commerçant: Agha-Supérieur est une agglomération de villas et do belles maisons très recherchées pour la beauté du site et les facilités de communication avec Alger. 

 

 

Aghbal: douar de la commune mixte de Gouraya, arr et dép). Alger ; à 48 k. de Cherchel ; 3,238 hect. ; 1,851 ind.; forêt de chênes-liège, oliviers 

en grande quantité ; moulin à huile. 

 

 

Aghbalou: douar de la commune mixte de Beni-Mansour, arr. et dép. Alger : à 19 k. de la gare de Tazmalt et à 15 k. de Maillot ; 6,548 hect. ; 
3,906 ind: ; oliviers, figuiers, exploitation du bois de chauffage; source d’eau gazeuse bicarbonatée de Selloum. 

 

 

Aghrib: fraction indigène du douar Tamgout, commune mixte du Haut-Sebaou, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger: école. 

 

 

Aghrib: fraction indigène du douar Bou-Andas, commune mixte d’Oued-Marsa, arr. Bougie, dép. Constantine. 

 

 

Agoulmia: village indigène du douar Beni-Kelili. commune mixte Fort-National, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger. 

 

 

Agoumath: village indigène du douar Tamgout, commune mixte du Haut-Sebaou, arr. Tizi-Ouzou. dép. Alger. 

 

Agoumi-Bourar: village indigène du douar Oumalou, commune mixte de Fort- National, arr. de Tizi-Ouzou, dép. Alger. 

 

 

Agouni Fourrou: village indigène du douar Kouriet, commune mixte de Fort-National, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger. 

 

 

Agoussine: village indigène du douar Iloula-ou-Malou, commune mixte du Haut-Sebaou , arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger. 

 

 

Aguemoune: village indigène de la tribu des Beni-Hacaïn, commune mixted’Azeffoun, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger. 

 

 

Aguemoune – Aouana: village  indigène du douar Beni-Aïssi, commune mixte de Fort-National,arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger : école. 

 

 

Aguemoune-Izen; village indigène du douar Oumalou, commune mixte de Fort-National, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger, à 2 k. de Fort-National. 

 

 

Ahl-el-Aïd: douar de la commune mixte de Saint-Lucien, à 16 k., arr. et dèp. Oran ; 4,055 hect. ; 2,003: ind, 4: européens.; forêt de Mouley- 
Ismaïl. 

 

 

Ahl-eI-Kuch: ancienne tribu de la commune mixte de Tablat, dép. Alger, constituée en deux douars : Ziana et El-Euch. 

 

 

 

 

 

Ahl-el-Ghafer: douar de la. commune mixte Sebdou, arr. Tlemcen, dép. Oran ; à 42 k. de Sebdou ; 5,834 hect. ; 1,286 ind. et 58 européens. ; céréales, élevage du bétail.

 

 

 

Ahl-el-Gorin: douar de la commune mixte de Renault, arr. Mostaganem, dép. Oran ; à 8 k. d’Inkerman ; 4,059 hect; 2,450 ind. ; céréales; 
élevage: chevaux,bœufs,moutons. 

 

 

Ahl- el-Guebli: douar de la commune de Kherba, arr. Miliana, dép. Alger ; 124 hect. ; 502 ind. 

 

 

Ahl-EL-Hassian: douar de la commune mixte La Mina, arr. Mostaganem, dép. Oran ; à 32 k. de Glinchant ; 4,439 hect. : 1,194 ind. ; céréales, 
un peu de vigne ; élevage du bétail. 

 

 

Ahl-el-Ksar: tribu de la commune mixte de Beni-Mansour, arr. et dép. Alger; à 20 k. de la gare d’El-Adjiba ; 11,050 hect.; 2,810 ind.; 
céréales, forêts de pins étendues ; élevage du mouton. 

 

 

Ahl-el-Oued: douar de la commune mixte des Braz, arr. Miliana, dép. Alger; à 30 k. de Duperré ; 7,097 hect. ; 1,515 ind.; blé (1,500 hect.), 
orge (3,500 hect.), oliviers (8,000 pieds), forêts (2,000 hect.); élevage: 450 bœufs, 1,300 moutons. 

 

 

Ahl-Souk: quartier de Nedroma (ville), arr. de Tlemcen, dép. Oran; 1,029 hab. 

 

 

Ahl-Stitten: tribu, ksar et caïdat de la commune mixte et du cercle de Géryville (sub d’Aïn-Sefra), dép. Oran; 1,659 ind.; à 26 k. de Géryville. 

 

 

Ahmed-ben-Ali: (V. Bavard, nom nouveau). 

 

 

Ahmyan: fermes européennes dans le douar Oued-Sefioun, commune de Tenira, à 6 k. de Tenira, arr. Sidi-bel-Abbès, dép. Oran ; céréales, un 
peu de vigne. 

 

 

Ahnaïdja: douar de la commune mixte de Cacherou, arr. Mascara, dép. Oran ; à 30 k. de Palikao ; 21,690 hect.; 1,205 ind.; céréales, forêts ; 
élevage : chevaux, bœufs, moutons et chèvres. 

 

 

Ahsasnah: douar de la commune mixted’Aïn-M’lila, arr. et dép. Constantine; à 50 k. d’Aïn-M’lila et à 6 k. d’Aïn-Abid ; 4,468 hect.; 1,698 ind.; 
céréales; élevage: chevaux, bœufs et moutons. 

 

 

Aiaïda: section de la tribu des Ouled-Khiar, commune mixte Souk-Ahras; arr. Guelma, dép. Constantine ; à 27 k. de Souk-Ahras; 1,876 ind.; 
céréales. 

 

 

Aïn-Abd-el-Beg: hameau de la commune mixte de Maâdid, arr. Sétif, dép. Constantine; gare la plus proche : Hammam ; céréales, élevage du 
bétail ; école. 

 

 

Aïn-Abessa: chef Lieu de commune, arr. Sétif, à 20 k., dép. Constantine, à 126 k. ; gare la plus proche: Sétif, à 20 k. ; pos., télégr. ; 5,701 hab ; 
dont les français = 342 ; étrangers = 36; ind., 5,323. 

Douars de la commune : Cherfa, 1,863 ind. ; Takoka, 1,256 ind. ; El-Matrona, 1,498 ind. ; 

céréales, élevage du bétail, mine de fer (hématite) au Djebel-Anini. 

 

 

Aïn-Abid: chef-lieu de commune arr. et dép. Constantine, à 42 k. ; station chemin de fer Bône à Khroubs; pos., tèlégr. ; 3,250 ind. dont 82 français. ; céréales, culture du bananier (1,506. pieds); élevage du bétail, commerce de laine; carrières de calcaire; à 4 k., ruines romaines, dites : d’Enchir-el-Kebira. 

Fraction indigène : Aïn-Abid, 1,698 ind.; douar Zenatia, 1,133 ind. 

 

 

Aïn-Affra: hameau de la commune mixte de Séfia, dép. Constantine ; halte chemin de fer Bône-Tunis, à 28 k. de Souk-Ahras et à 24 k. de Duvi-vier ; pos. à Laverdure ; 54 hab. 

 

 

Aïn-Amara: hameau de la communede Clauzel, arr. Guelma, à 22 k. ; dép. Constantine, à 94 k. ; gare la plus proche: Guelma; siège de 
l’administration de la commune mixte d’Oued-Cherf ; 271 hab. 

 

 

Aïn-Amar: nom sous lequel on désigne quelquefois le ksar de Chott de la tribu Chott et Adjadja, commune indigène d’El-Goléa, poste militaire- 
d’Ouargla (sub. de Laghouat). 

 

 

Aïn-Arnat: village de la commune de Coligny, à 9 k., arr. Sétif, dép. Constantine; gare la plus proche : Sétif, à 9 k. ; pos. à Aïn-Abessa ; 
70 français., 33 étrangers, 319 indigènes ; céréales, un peu de vigne, élevage du bétail. 

 

 

Aïn-Azel: (V. Ampère, nom nouveau). 

 

 

Aïn-Babouch: douar de la commune mixte d’Oum-el-Bouaghi, arr. et dép. Constantine ; à 14 k. de Canrobert ; 18,836 hect. ; 3,478 ind., 29 eur. ; céréales, élevage. 

 

 

Aïn-Babouch: centre en projet, c. mix. d’Oum-el-Bouaghi, arr. et dép. Constantine. 

 

 

Aïn-Barbar: village de la commune mixte de l’Edough, arr. Bône, dép. Constantine, dans le douar Tréat, à 35 k. de Bône et à 4 k. d’Ouïder : pos. à Bône; forêt de chênes-liège, vignoble; mine de zinc et de cuivre. 

 

 

Aïn-Beïda: chef-lieu de commune et de canton, arr. et dep. Constantine ; gare terminus chemin de fer Ouled- Rahmoun à Aïn-Beïda ; port le plus proche : Philippeville,à 199 k., à 121 k. de Constantine : pos., tèlégr. 7,149 hab.: ville 4,155 ; français: 508, israélites:  703, divers 358, ind. 5,581 ; grand commerce de céréales, de dattes et de moutons; massifs forestiers, mines de plomb argentifère et d’antimoine à Sanza, à 26 k., et à Hamima, à 25 k.: mine de fer au Djebel-Soud,à 8 k.Nord; salines du lac El-Tarf, à 28 k., en exploitation active. 

Douars de la commune : Oulmen 2,959ind.;Darsoun 188 ind. 

 

 

Aïn-Beïda: (la fontaine blanche), fermes et maisons isolées sur la route d’Orléansville à Tènès, à 12 k. d’Orléansville. 

 

 

Aïn-Beïda: fermes européenne de la commune de La Senia, dép. Oran; gare la plus proche : Valmy ; culture principale : la vigne. 

 

 

Aïn-Beïda: village de la commune d’Aïn-Taya, dép. Alger, sur le chemin du Retour-de-la-Chasse à Félix-Faure; belle plage; vigne (44 hect.), culture maraîchère ; 23 ind., 11 eur.

 

 

Aïn-Beïda: (de la M’léta), village  de la commune d’Hammam-bou-Hadjar, dép. Oran, à 8 k. d’Er-Rahel et à 6 k.d’Hammam-bou-Hadjar; céréales, vigne, élevage du bétail ; 215 hab. 

 

 

Aïn-Benian: caravansérail,sur la route de Sétif à Bou-Saàda, à 31 k. de Bou-Saàda, dép. Alger ; source thermale 

 

 

Aïn-ben-KheIil: poste militaire, à 53 k. Sud-Ouest de Méchéria et, à 65 k. Nord d’Aïn-Sefra ; gare la plus proche : Naàma, à 24 k. : pos. à Méchéria. 

 

 

Aïn-Bessem: chef-lieu de commune mixte arr. et dép. Alger: gare la plus proche : Bouïra, à 25 k. : distance d’Alger, 150 k. ; distance d’Aumale, 18 k.; pos.. tèlégr., justice de paix.; marché important pour grains, bétail ; céréales, vignoble important, vin renommé, arbres fruitiers, élevage. 

 

 

Aïn-Bessem: nom d’une commune mixte, arr. et dép. Alger, dont le chef-l.ieu est Aïn-Bessem (vil.) : superficie 101,000 hect. ; population 27,915: ind.. 923: européens. ; céréales, vigne (900 hect.), forêts très étendues de chênes, chênes-liège et surtout de pins d’Alep ; élevage : chevaux 1,316, mulets 1,882. bœufs 7,182, moutons 42,340, chèvres 36,018; arbres fruitiers : figuiers , amandiers ; commerce de laines très réputées. 

 

 

Aïn-Bessem: douar de la commune mixte du même nom, dép. Alger ; à 6 k. du vilage et à 31 k. de Bouïra; 3,l24 hect. ; 808 ind. ; céréales, prairies : élevage du mouton. 


 

 

Aïn-Bid: gisements de phosphates, aux environs d’El-Guerrah, dép. Constantine, d’une extraction facile, dosant, de 50 à 65 0/0. 

 

 

Aïn-Bida: grande halte, sur la route de Batna à Sétif, à 51 k. de Batna. 

 

 

Aïn-Boubeker: caravansérail, sur la route de Géryville à Laghouat, à 24 k. de Géryville. 

 

 

Aïn-Bouchama: section de la commune de Sétif, dép. Constantine : 71 hab. 

 

 

Aïn-Boucif: village de la commune indigène de Boghar, dép. Alger, sur la route de Médéa à Birin, à 39 k. de Birin. 

 

 

Aïn-bou-Dib: (V. Bertville, nom nouveau). 

 

 

Aïn-Boudinar: (V. Belle-Côte, nom nouveau). 

 

 

Aïn-bou-Zegza: caravansérail, sur la route de Téniet-el-Had à Boghari à 10 k. de Téniet-el- Had, dép. Alger. 

 

 

Aïn-bou-Zid: caravansérail, sur la route de Téniet-el-Had à Boghari, à 28 k. de Boghari, dép. Alger. 

 

 

Aïn-Chaouch: mine do zinc (calamine et blende), commune mixte de Morsott, dép. Constantine, à 44 k. Nord de Tébessa. 

 

 

Aïn-Cherchar: (V. Auribeau, nom nouveau). 

 

 

Aïn-cheurfa: douar de la commune mixte de Saint-Lucien, à 40 k., arr. et. dép.Oran ; 1.779 hect.; 3,651 ind., 84 eur. ; céréales, vigne, oliviers, 
forêts ; élevage : chevaux, bœufs, moutons. 

 

 

Aïn-Chouga: fermes européenne isolées de la commune de Sétif, dép. Constantine ; 145 hab. ; céréales, élevage du bétail. 

 

 

Aïn-Dahlia: grande halte à 18 k. de Boghar. dép. Alger, sur la route de Boghar à Ouarsenis. 

 

 

Aïn-Dalia: station ch. de fer de Bône à Mokta-el-Hadid, à 7 k. d’Aïn-Mokra et à 26 k. de Bône, dép. Constantine. 

 

 

Aïn-Defali: grande halte sur la route de Géryville à Oran, à 16 k. de Géryville. 

 

 

Aïn-Defla: village indigène de la commune de Tlemcen, dép. Oran. 

 

 

Aïn-Defla: douar de la commune mixte de Mascara, dép. Oran; à 20 k. de la gare de Mascara; 7,204 hect.; 1,648 ind., 13 eur.; céréales, vigne. 

 

 

Aïn-Dibba: gisements de phosphates, commune mixte de Morsott, dép. Constantine (en exploitation). 

 

 

Aïn-Did: mine de cuivre, à 36 k. Nord 32° Ouest de Tébessa, dép. Constantine. 

 

 

Aïn-Diss: douar de la commune mixte d’Oum-el-Bouaghi, arr,. et dép. Constantine, à 24 k. de Canrobert; 13,591 hect, ; 2,651 ind. 

 

 

Aïn-Douz: douar de la c. de Tlemcen, dép. Oran; 1,172 hect.; 459 ind. 

 

 

Aïn-Drinn: village indigène du douar Ouled-Chelih, commune mix; d’Aïn-Touta, arr. Batna, dép. Constantine, sur la route d’El-Biar à Barika, à 34 k. d’El-Biar ; céréales. 

 

 

Aïn-el-Afleurd: village indigène du douar El-Gada, commune mixte de Saint-Lucien, dép. Oran ; gare la plus proche : Oued-Imbert, à 22 k. 

 

 

Aïn-el-Anseur: douar de la commune mixte de Téniet-el-Had, à 25 k., arr. Orléansville, dép. Alger; 12,171. hect.; 2,119 ind. ; céréales, forêts 
de pins et chênes verts ; élevage des bœufs et moutons 

 

 

Aïn-el-Arba: chef-lieu de commune, arr. et dép. Oran, à 70 k. ; gare la plus proche : Er-Rahel, à 18 k. ; pos., tèlégr., justice de paix. ; 1,817 hab.: vil. 1,371 ; français. 331, espagnols 462, israélites 234, marocains 149, ind. 641; terres très fertiles, céréales, vigne (260 hect.), fabrication du crin végétal, marché important. 

 

 

Aïn-el-Assafeur: douar de la commune mixte d’Aïn-el-Ksar, arr. Batna, dép. Constantine : à 15 k. de Batna; 5,922 hect. ; 1,396 ind. ; céréales ; 
élevage : bœufs, moutons ; mine de zinc importante à Ras-Nefla. 

 

 

Aïn-el-Betounia: village indigène,commune mixte d’Oued-Cherf, arr. Guelma, dép. Constantine : école. 

 

 

Aïn-el-Bey: hameau de la commune mixte de Guettar-el-Aïch, dép. Constantine, à 10 k.; gare la plus proche : Khroubs, à 5 k. : pos. à 
Constantine : pénitencier militaire ; 52 hab. 

 

 

Aïn-el-Esnam: (V. El-Esnam). 

 

 

Aïn-el-Guetar: douar de la commune mixte de La Mina, arr. Mostaganem, dép. Oran; à 30 k. de Clin-chant ; desservi par la gare de Sidi-Khettab ; 10,114 hect. ; 2,280 ind.. 32 eur. : céréales, forêts ; grand élevage de moutons et bêtes à cornes; bergerie communale; gite pétrolifère. 

 

 

 

 

 

Aïn -el- Hadid: caravansérail sur la route de Saïda à Frenda, dép. Oran, à 16 k. de Frenda. 

 

 

 

Aïn-el-Hadjadj: station du chemin de fer d’Arzew à Duveyrier, à 24 k. d’Aïn-Sefra; bois, eau, fourrages.

 

 

 

Aïn-el-Hadjar: (V. About-ville, nom nouveau).

 

 

 

Aïn-el-Hadjar: (V. Parmentier, nom nouveau).

 

 

 

Aïn-el-Hadjar: chef-lieu de commune, arr. Mascara, dép. Oran, à 182 k. ; station chemin de fer d’Arzew à Duveyrier, à 11 k. de Saïda: pos., 
tèlégr. ; 1,105 hab. : vil. 937, français: 659, espagnols: 320, ind: 95, divers 31; céréales, vigne (313 hect.), culture maraîchère, fourrages abondants, élevage du bétail. 

 

 

Aïn-el-Hamman: (V. Michelet, nom nouveau). 

 

 

Aïn-el Houtz: village indigène, à 8 k. de Tlemcen, dép. Oran ; sources d’eaux chaudes très abondantes. 

 

 

Aïn-el-Ibel: (la fontaine des chameaux), ksar,caravansérail, sur la route de Djelfa à Laghouat, à 36 k. Sud de Djelfa, dép. Alger. 

 

 

Aïn-el-Ksar: nom d’une commune mixte., arr. Batna, dép. Constantine, dont le siège est au village d’El- Mahder ; la commune est limitrophe de la commune de Batna ; sup. 228,000 hect. ; 34,592 ind., 443 franc. ; grande culture des céréales, exploitation de l’alfa, élevage du bétail ; la commune nourrit 105,305 moutons, 32,010 chèvres, 7,352 chevaux, 2,599 mulets, 585 chameaux et 5,272 bœufs. 

 

 

Aïn-el-Ksar: village de la commune mixted’Aïn-el-Ksar, à laquelle il a donné son nom, sur la route de Constantine à Batna ; gare la plus 
proche : El-Mahder, à 3 k. ; pos. à Batna, tèlégr. à El-Mahder : 273 hab. ; céréales, élevage du bétail. 

 

 

Aïn-el-Madhi: caravansérail, sur la route de Médéa à Birin, à 18 k, de Berrouaghia, dép. Alger. 

 

 

Aïn-el-Ousseukh (V. El-Ousseukh). 

 

 

Aïn-el-Trid (V. Bonnier, nom nouveau). 

 

 

Aïn-el-Turk: chef-lieu de commune, dép. Oran, sur le bord de la mer; tèlégr. municipal, pos. à Saint-André-de-Mers-el-Kebir ; 1,014 hab. : vil. 861, français: 436, espagnols: 373, divers 201 ; céréales, vigne (510 hect.), grande culture de primeurs. 

 

 

Aïn-Eouit: section de la commune de Stora, arr. Philippeville, dép. Constantine; 28 hab. 

 

 

Aïn-Ercheb: carrière de calcaire bleu à cassure brillante, de taille facile, sur le chemin de Nemours à Rachgoum, à 22 k. de Nemours, dép. Oran. 

 

 

Aïn-Fakroun: village de la commune mixte d’Aïn-M’lila, dép. Constantine, à 60 k. ; station chemin de fer d’Aïn-Beïda à Ouled-Rhamoun ; 
pos., tèlégr. ; 166 eur., 156 ind. ; céréales, élevage du bétail, carrière de grès, gisements de phosphates d’extraction facile, dosant de 50 à 65 0/0. 

 

 

Aïn-Farès: village de la commune mixtede Mascara, dép. Oran ; gare la plus proche: Mascara, 15 k.; pos. à Mascara, tèlégr. ; 320 hab- ; eau abondante, céréales, vigne (315 hect.). 

 

 

Aïn-Fekan: village de la commune mixte de Mascara, à 24 k., dép. Oran ; gare la plus proche : Tizi, à 13 k. ; pos. à Mascara, tèlégr. ; 293: franç., 119 :étrangers, 103: ind. ; eau abondante, céréales, culture maraichère, vigne (210 hect.), arbres fruitiers, minoteries importantes. 


 

 

Aïn-Ferani: section, de la commune d’Assi-ben-Okba, dép. Oran, 22 hab. 

 

 

Aïn-Fezza: chef-lieu de commune mixte,  arr. Tlemcen, dép. Oran, à 11 k. de Tlemcen : station ch. de fer de Sainte-Barbe-du-Tlélat à Tlemcen ; à 22 k. de Lamoricière ; pos. à Tlemcen, tèlégr. ; pop. du vil. 159 hab., pop, de la c. 14,301; français: 804, espagnols: 1,646, ind: 11,850 : superficie:91,235 hect. ; céréales, vigne (652 hect.) ; élevage du bétail ; la commune nourrit 672 chevaux, 4,115 bœufs, 19.676 moutons et 16,262 chèvres ; à 4 k. du village, cascades et grottes remarquables, forêt de chênes-liège ; culture de l’olivier. 

 

 

 

 

 

Aïn-Frass: carrières de calcaire, à 3 k. de Mercier-Lacombe et à 47 k. de Sidi-bel-Abbès, dans le dép. Oran. 

 

 

Aïn-Garden: caravansérail, sur la route de Téniet-el-Had à Tiaret, à 39 k de Tiaret. 

 

 

Aïn-Ghorab: douar de la commune de Saint-Charles, arr. Philippeville, dép. Constantine; 5,692 hect.; 247 ind. 

 

 

Aïn-Ghoraba: douar de la commune mixte de Sebdou, arr. Tlemcen, dép. Oran ; à 21 k. de Sebdou ; 9,994 hect.; 1,949 ind. ; céréales ; élevage du bétail. 

 

 

Aïn-Ghoraba: caravansérail, sur la route de Tlemcen à Sebdou, à 23 k. de Tlemcen. 

 

 

Aïn-Ghorah: fermes dans le douar Sellaoua-Anouna, commune mixte d’Oued-Chorf, arr. Guelma, dép. Constantine. 

 

 

Aïn-Guerfa: village de la commune de Guettar-el-Aïech, dép. Constantine, à 13 k. ; gare la plus proche: Khroubs, à 8 k. ; pos., tèlégr. à Ouled-Rahmoun ; eau abondante, céréales, gisements de phosphates; 48 hab. 

 

 

Aïn-Guergour: section de la commune mixte de Cacherou, arr. Mascara, dép. Oran: 17 hab.; à 42 k. de Mascara et à 32 k. de Palikao ; céréales : élevage : moutons, porcs. 

 

 

Aïn-Guettar: bordj et smala, à 22 k. Sud-Est. de Souk-Akras, dép. Constantine; pos. à.Souk-Ahras, télégr. ; pays boise; 913 hab. ; céréales, vigne ; eau abondante. 

 

 

Aïn-Hadada: bordj important et fermes de la commune mixte d’Aïn-M’lila, dép. Constantine, à 8 k. 500 d’El-Guerrah et à 3 k. d’Aïn-M’lila; 186 hab. 

 

 

 

Aïn-Hadjel : caravansérail, café-poste au milieu dos dunes de sable, sur la route d’Aumale à Bou-Saâda, à 65 k. d’Aumale et à 
27 k. de Sidi-Aïssa, dép. Alger. 

 

 

Aïn-Hamza: source d’eau alcaline bi-carbonatée dans la commune mixtede Takitount, dép. Constantine, à 24 k. Nord-Ouest de Sétif et à 2k. de hameau de Tizi N’béchar ; cette eau est comparable à l’eau de Vichy, mais plus riche en gaz et plus pauvre en bi-carbonates alcalins.

 

 

Aïn-Hazem: douar de la commune mixte d’Aïn-Bessem, arr. et dép. Alger ; à 25 k. d’Aïn-Bessem et à 15 k. de Bouïra; 16,185 hect ; 2.061 ind. ; céréales, forêt de pin d’AIep (6,000 hect.) ; moutons. 

 

 

Aïn-Igni: hameau de la commune mixte d’Aïn-el- Ksar, arr. Batna, dép. Constantine ; céréales, élevage du bétail ; 34 hab. 

 

 

Aïn-Kaddra: fraction indigène de la commune de Rivet,dép. Alger : carrière de calcaire, à 2 k. de Rivet, à 11 k. de l’Arba. 

 

 

Aïn-Karouba: village indigène du douar Bou-Hamdane, commune mixte de Oued – Cherf, arr. Guelma, dép. Constantine: école. 

 

 

Aïn-Kebir: fraction indigène du douar Bougous, commune mixte de La Calle, arr. Bône, dép. Constantine; école. 

 

 

Aïn-Kebir: fraction indigène de la commune de Médéa, dép. Alger. 

 

 

Aïn-Kebira (V. Perigotville, nom nouveau). 

 

 

Aïn-Kebira: caravansérail, sur la route de Nemours à Nedroma, - à 6 k., arr..Tlemcen, dép. Oran. 

 

 

Aïn-Kechera: village du douar Ellie-Zeggar, commune mixte d’Attia. arr. Philippeville, dép. Constantine ; mine de zinc, plomb et autres métaux connexes ; forêt de chênes- liège : port le plus proche : Collo, à 55 k. 

 

 

Aïn-Kelba: douar de la commune indigène de Barika (sub. de Batna), dèp. Constantine; 15,750 hect. ; 3,168 ind. 

 

 

Aïn-Kercha: village de la commune mixted’Aïn-M’lila, dép. Constantine; gare la plus proche : Aïn-M’lila, à 18 k. ; pos., tèlégr. à Aïn-M’lila; 285: européens, 175 ind.; céréales, pommes de terre. 

 

 

Aïn-Kerma: chef-lieu de commune, dép. Constantine, à 22 k. de Mila, sur la route de Mila à Constantine ; pos., tèlégr. à Rouffach, à 8 k.;, population: 4,138 ind., 133 français; céréales vigne (156 hect.). 

 

 

 

Aïn-Kerma (V. Munier, nom nouveau).

 

 

 

Aïn-Kerma:  caravansérail, sur la route d’Aumale à Bou-Saàda, à 36 k. d’Aïn-Hadjel et à 94 k. d’Aumale.

 

 

 

Aïn-Ketone: douar de la commune  mixte de Séfia. arr. Guelma, dép. Constantine: à 55 k. de Laverdure et à 39 k. de la gare de Guelma; 6,700 hect.; 3,703 ind.: céréales; élevage: chevaux,bœufs, moutons. 

 

 

 

Aïn-Khial: chef-lieu de commune arr., dép. Oran, à 86 k. : gare la plus proche : Aïn-Temouchent, à 13 k. ; pos.. tèlégr, ; 4,260 hab. : village: 381, français : 536, espagnols: 340, marocains : 630, israélites: 176, ind. 2,547 ; pays montagneux, eau abondante, excellents pâturages, céréales, vigne (750 hect.): élevage du bétail ; carrière de sel gemme, carrière de pouzzolane, mine de soufre, source minérale réputée parmi les indigènes.

Douar de la commune : Sidi-Ali-bou-Hamoud, 600 eur., 2,451 ind.

 

 

 

Aïn Khiar: douar de la commune mixte de La Calle, arr. Bône, dép. Constantine: 2,231 hect. ; 1,014 ind.; à 16 k. de La Calle, près du vil. de Yusuf ; céréales, forêt de chênes-liège ; école.

 

 

 

Aïn-Kissa: gisements de phosphates, commune mixte de Morsott, dép. Constantine

 

 

 

Aïn-Ksar: douar de la commune mixtedes Rhira, arr. Sétif, dèp. Constantine ; à 9 k. de Colbert ; céréales ; élevage : chevaux, moutons, chèvres.

 

 

 

Aïn-Laouar: fraction du douar Rahia, commune mixte de Meskiana, arr. et dép. Constantine, à 9 k. de Meskiana et à 28 k. d’Ain-Beïda ; carrière do calcaire.

 

 

 

Aïn-Lechiackh (V. Voltaire, nom nouveau).

 

 

 

Aïn-Leghata: fraction du douar des Isser-el-Ouïdan, commune de Fèlix-Faure, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger.

 

 

 

Aïn-Legradj: douar de la commune mixte de Guergour, arr. Bougie, dèp. Constantine; 7,758 hect. : 6,181 ind. ; écoles ind. dans les fraction de Beni-Hafed et Beni-Achèche, à 35 k. de Lafayette; céréales, vigne, arbres fruitiers, élevage du bétail.

 

 

 

Aïn-Lehma: station chemin de fer Alger-Constantine, à 13 k. d’El-Guerrah et à 50 k. de Constantine.

 

 

 

Aïn-Lekkat: gite d’étape, sur la route d’Orléans-ville à Téniet-el- Had. à 26 k. d’Orléansville: eau en abondance.

 

 

 

Aïn-Lellou: hameau situé près du Bordj des Beni-Hindel, à 12 k. sur la route de Ténès à Vialar ; gare la plus proche : Orléans-ville ; eau et bois en abondance.

 

 

 

Aïn-Maâbed: ou Ksar-Aïn- Maâbed, ksar de la tribu des Ouled- el-Ghouini, commune mixte de Djelfa, dép. Alger, à 22 k. Nord de Djelfa; école.

 

 

 

Aïn-Mahdi: tribu, ksar et caïdat de la commune indigène de Laghouat (sub. de Laghouat), dép. Alger, à 60 k. de Laghouat et à 26 k. de Tadjemout: hôpital spécial pour les indigènes, poste militaire, écolo, oasis de palmiers.

 

 

 

Aïn Maklouf: grande halte, sur la route de Médéa à Birin, à 12 k. de Berrouaghia, dép. Alger.

 

 

 

Aïn-Malah: village de la commune de Sétif, à 8 k.. créé par la Compagnie Genevoise; 265 hab. presque tous indigènes.

 

 

 

Aïn-Manaâl: tribu de la commune mixte de Saïda, arr. Mascara, dép. Oran: à 15 k. de Saïda; 92.283 hect.: 2,749 ind., 117 eur.: céréales ; élevage : bœufs, moutons. 

 

 

 

Aïn-MazueIla: fermes de la commune mixte d’Ain-el-Ksar, arr. Batna, dép. Constantine, à 4 k. de la gare d’El-Mahder ; 13 hab. ; céréales, élevage du bétail.

 

 

 

Aïn-Méderessa: village indigène du douar Ben-Naouri, commune mixte de Téniet-el-Had, dèp. Alger, à 32 k. de Téniet-el-Had.

 

 

 

Aïn-Megarnez: ksar de la commune  indigène et du cercle de Bou-Saàda (sub. de Médéa), dép. Alger.

 

 

 

Aïn-Melah: village indigène, sur la route de Bossuet à Asla, à 40 k. d’Asla, dép. Oran.

 

 

 

Aïn-Melah: hameau indigène de la commune indigène et du cercle de Bou-Saàda (sub. de Médéti), dép. Alger.  

 

 

 

Aïn-Mellouk: douar de la commune mixte d’Oum-el-Bouaghi. dép. Constantine; 16,671 hect.; 4,404 ind ; à 46 k. de Canrohert ; céréales, élevage du mouton et du bœuf : schistes pétrolifères. 

 

 

Aïn-MeIouk (V. Obemaï, nom nouveau). 

 

 

Aïn-Mentil: source d’eaux sulfureuses, commune mixte d’Ammi-Moussa, à 20k., dép. Oran; eaux chlorurées sodiques très fréquentées par les indènes.

 

 

Aïn-Merane (V. Rabelais, nom nouveau). 

 

 

Aïn-Messaoud: village de la commune de Coligny, arr. Sétif, dép. Constantine ; à 11 k. Ouest; gare la plus proche : Sétif: 345 hab. ; céréales, élevage du bétail. 

 

 

Aïn-M’lila: nom d’une commune mixte, arr. et dép. Constantine: superficie: 234,683 hect..; population: 51,025 hab.: français: 714, divers 186. ind. 50,125;pays de culture des céréales et élevage du bétail : 1,255 chevaux. 1,467 mulets, 1,721 chameaux, 1,196 bœufs, 191,022 moutons; exploitation d’alfa. 

 

 

Aïn-M’lila: village de la commune mixte d’Aïn-M’lila, à laquelle il a donné son nom, chef-lieu de la commune, à 49 k. de 
Constantine; station chemin de fer Constantine à Biskra: pos., tèlégr.. justice de paix. 762 hab.; marché important pour les bestiaux ; à 8 k., lac de Fesguia qui alimente la ville de Constantine par une conduite de 60 k. 

 

 

Aïn-M’lili: village de la commune indigène de Biskra, sur la route de Biskra à Doucen. à 21 k. de Biskra. 

 

 

Aïn-Mokra: chef-lieu de commune, arr. Bône, dép. Constantine, à 32 k. de Bône. à 254 k. de Constantine; gare terminus du chemin de fer Bone à Aïn-Mokra; pos., tèlégr., justice de paix. 2,096 hab.; village 96, cité ouvrière; français: 272, italiens: 275, divers :55, ind. 1,493; céréales, un peu de vigne (90 hect.) ; centre minier très important, à 1 k. du vil., les mines de fer de Mokta-el-Hadid qui sont les plus riches mines de fer connues (67 0/0), l’extraction dépasse 150,000 tonnes par an, elle s’exé-cute, partie à ciel ouvert, partie en galeries. 

 

 

Aïn-Mouder: douar de la commune de Bois-Sacré, arr. Tizi-Ouzou, dèp. Alger; 1,475 hect. : 1,079 ind. 

 

 

Aïn-Moudjerar: gite d’étape sur la route de Médéa à Birin, à 26 k. de Berrouaghia et à 18 k. de Boghar. 

 

 

Aïn-Mouïlat: gite d’étape sur la route de Djelfa àTébessa, à 25 k. N.E. de Djelfa, dép. Alger. 

 

 

Aïn-Mouss: fermes européenne de la commune de Sétif, dép. Constantine. 

 

 

Aïn-Nadja: fraction indigène de la commune de Birkadem, dép. Alger. 

 

 

Aïn-Naga: ksar de la commune indigène de Biskra, à 44 k. : petite oasis. 

 

 

  

 

Aïn-Nechma: douar de la commune mixte de l’Edough, arr. Bône, dép. Constantine: à 15 k. d’Aïn-Mokra; 5,105 hect.: 1,826 ind., 26 eur. : céréales, tabac, fourrages ; élevage : chevaux,bœufs, moutons, chèvres. 

  

 

   

Aïn-Negouch: mine de cuivre à 16 k. Nord 30° Est de Batna, dép. Constantine. 

  

  

 

 Aïn-Nougne: douar de la commune mixte des Biban , arr. Sétif, dèp. Constantine: à 70 k. de Medjana et à 82 k. de Bordj-bou-Arréridj ; 3,481 hect. : 2,374 ind. : céréales, forêts, élevage du bétail. 


 

 

Aïn – Nouïssy: (V. Noisy-les-Bains, nom nouveau). 


 

 

Aïn-N’sara: fermes isolées de la commune mixte de Palestro, dép. Alger, près du village de Beni-Amran ; 5 hab. : céréales, vigne. 


 

 

Aïn-Ograb: gite d’étape, caravansérail, sur la route de Bou-Saàda à Djelfa, à 18 k. de. Dermel. 


 

 

Aïn-Oudrer: minière de 1er oligiste, à 6 k. Sud de Mènerville, dép. Alger ; exploitée à ciel ouvert, mais une demande de con- 
cession des parties souterraines du gite a été introduite. 

 

 

Aïn-Ouerrou: grande halte, sur la route de Boghari à Laghouat, à 11 k. de Djelfa, dép. Alger. 

 

 

 

Aïn-Oulment: (V. Colbert, nom nouveau). 

 

 

Aïn-Oumata: village de la commune des Trembles, dép. Oran ; gare la plus proche : Les Trembles, à 4 k. : pos. Les Trembles; céréales, un peu de vigne ; 89 hab. 

 

 

Aïn-Oussera: caravansérail, sur la route de Berrouaghia (101 k.), à Laghouat (232 k.), à 27 k. de Boughzoul ; vastes marais ou se 
reproduit le mirage; on outre dans le pays des gazelles. 

 

 

Aïn-Régada: village de la commune d’Oued-Zènati, dép. Constantine, à 55 k.; gare ch. de fer de Bône à Khroubs; pos. d’Aïn-Abid; 171 hab. ; village créé par la Compagnie Algérienne ; culture de la vigne, belles plantations, massifs de chènes-liège. 

 

 

Aïn-Bhoul: village de la commune de Clauzel, arr. Guelma, dép. Constantine ; gare la plus proche : Medjez-Amar, à 7 k. ; pos., tèlégr., à Clauzel ; 281 hab., y compris Arrouna; céréales, fourrages. 

 

 

Aïn-Rihana: douar de la commune d’Héliopolis, arr. Guelma, dèp. Constantine;3,600 hect.; 2,004 ind., 24 eur. ; mines de zinc et d’anti-moine, eaux thermales sulfureuses très abondantes (29°) au Hammam- Berda. 

 

 

Aïn-Roua: chef-lieu de commune arr. Sétif, dèp. Constantine ; gare la plus proche: Sétif, à 24 k. ; pos., tèlégr. à Lafayette : 3,312 hab. ; 151 français., 3,161 ind.; céréales, vigne; élevage du bétail ; carrière de calcaire, mine de fer (hématite). 

Douars de la commune : El-Anini, 1,304 ind. ; Bl-Hammama, 1,092 ind. ; Guergour, 218 ind. ; Ben-Zerègue, 343 ind. 


 

 

Aïn-Saâda: village indigène de la commune mixte du Djurdjura, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger; école. 

 

 

Aïn-Sabra: (V. Turenue, nom nouveau). 

 

 

Aïn-Sadouna: mine de fer (hématite), à 4 k. de Gouraya et à 50 k. de Marengo. dép. Alger. 

 

 

Aïn-Safra: hameau de la commune de Tessala, dép. Oran, à 7.k. de Tekbalet et à 16 k. d’Aïn-Temouchent; école. 

 

 

Aïn-Saïd: village indigène du douar Mesloula. commune mixte de Meskiana, dép. Constantine. 

 

 

Aïn-Saint-Charles: village de la commune de Clauzel, à 1 k., arr. Guelma, dép. Constantine ; gare la plus proche : Medjez-Amar, à 7 k. ; pos., tèlégr. à Clauzel ; 329 hab. : céréales ; remarquables plantations d’oliviers. 

 

 

Aïn-Sarb ou Sidi-Ali-ben-Amar: station chemin de fer de Mostaganem à Tiaret, dans le douar Tagdempt, à 24 k. de Tiaret; ferme 
eur. de 600 hect. 

 

 

Aïn – Sardoun: village en projet dans la commune mixte du Djendel. arr. Orléansville, dép. Alger. 

 

 

Aïn-Sba: grande halte, sur la route de Laghouat à Boghari, à 11 k. de Boughzoul et à 11 k. de Boghari. 

 

 

Aïn-Schrob: fermes de la commune de Rouïba. dép. Alger, sur le chemin du Retour-de-la-Chasse à Félix-Faure. 

 

 

Aïn-Schrouna: hameau industriel de la commune de Maison-Carrée, dép. Alger ; briqueterie et tuilerie les plus importantes de l’Algérie. 

 

 

Aïn-Sebâa: carrière de marbre rouge, à 17 k. Sud 32° Ouest de Nemours, dép. Oran. 

 

 

Aïn-Sedma: mine de fer, dans la commune de Collo, a 11 k. Ouest 25° Nord de Collo, arr. Philippeville, dép. Constantine ; fer oligiste, fer magnétique et pyrite de fer. 

 

 

Aïn-Sefra: cerle de commandement militaire, section de la commune mixte militaire de Méchèria, dèp. Oran ; 
superficie: 2.601.950 hect.; population: 415 français, 125 israélites, 612 étrangers. 6,446 ind. ; eau abondante, élevage du 
bétail, exploitation de l’alfa. Le cercle nourrit 187 chevaux, 1.558 chameaux, 610 bœufs, 25,496 moutons et 4,870 chèvres ; belles carrières de grès rouge et blanc ; 55,930 palmiers, 3,000 grenadiers, 7,850 figuiers et 6,150 autres arbres fruitiers. 

 

 

Aïn-Sefra: chef-lieu d’une subdivision militaire et du cercle militaire du même nom, du dép. Oran, arr. Mascara, à 283 k. de Saïda. à 366 k. de Mascara et à 447 k. d’Oran; gare chemin de fer d’Arzew à Duveyrier ; sub. militaire d’où dépendent les nouvelles possessions françaises de la vallée de l’Oued-Saoura, depuis Igli jusqu’au Touat; hôpital militaire, pos., tèlégr.; 
population : 265 français, 402 étrangers, 115 israélites, 100 ind., sans compter la garnison. 

 

 

Aïn-Sefra ou Ksar-Aïn-Sefra: tribu, ksar et, caïdat de la commune mix. de Méchéria, cer. et sub. d’Aïn-Sefra, dép. Oran ; 689 ind., 
17 eur. 

 

 

Aïn-Sefra de Figuig: petite oasis de quelques mille palmiers, à 19 k. de Duveyrier, qui est la propriété des gens de Zenaga (Fi-guig). 

 

 

Aïn-Sennour: village de la commune mixte de Séfia, dép. Constantine, à 11 k. de Souk-Ahras ; gare chemin de 
fer Bône-Tunis; pos., tèlégr. à La- verdure, à 7 k. ; 501 hab. ; excellents pâturages, élevage du bétail, forêt de chênes-liége; source d’eau alcaline bicarbonatée, à 5 k. de Souk Ahras; cette eau est tout à fait analogue à celles de Bourbon-Lar-chambault et du Mont-Dore. 

 

 

Aïn-Setta: fermes de la commune mixte de Takitount. dans le douar Teniet-et-Tin, arr. Bougie, dèp. Constantine. 

 

 

Aïn-Sfa: grande, halte sur la route de Géryville à Oran, à 12 k. de Géryville. 

 

 

Aïn-Sfa: village indigène de la commune mixte de Téniet-el-Had, dép. Alger, à 8 k. de Vialar, à 44 k. de Téniet-el-Had : fermes européenne, pays plat et déboisé, très fertile en grains. 

 

 

Aïn-Sfla: village de la commune de Sétif, à 3 k., dép. Constantine ; station chemin de fer Alger-Constantine, à 156 k. ; pos. à Sétif ; 433 hab. ; céréales, vigne (215hect.), élevage du bétail. 

 

 

Aïn-Sfissifa ou Ksar-Sflssifa: tribu, ksar et caïdat de la commune mixte de Méchéria, cer. et sub. d’Aïn-Sefra ; 480 ind.; poste militaire entre Aïn-Sefra et Figuig, à 28 k. d’Aïn-Sefra. 

 

 

Aïn-Sidi-Cherif: chef-lieu de commune, arr. Mostaganem, dép. Oran ; gare la plus proche: Mostaganem, à 17 k. ; pos.. tèlégr. ; 204 eur., 1,149 ind. ; céréales, vigne (464 hect.) 

 

 

Aïn-Smara: chef-lieu de commune, dép. Constantine, à 19 k. ; pos. à Oued-Athménia, tèlégr. ; 2.694 hab. ; 159 français., divers 43, ind. 2,492; céréales, vigne (188 hect.); carrière de pierre à plâtre, carrière d’onyx jaune d’ocre et de marbre sanguin. 

 

 

Aïn-Snob: douar de la commune mixte de Sedrata, à 22 k., arr. et dép. Constantine; 17,561 hect.: 2,240, ind. : céréales, élevage du bétail. 

 

 

Aïn-Soffra: hameau de la commune de Tessala. arr. Sidi-bel-Ahbès, dép. Oran : 51 hab. 

 

 

Aïn-Sultan: chef-lieu de commune, arr. Miliana, dép. Alger; gare la plus proche: Affreville, à 7 k. ; tèlégr., pos., à Affreville ; 3,519 hab.; village 130, français. 177, ind. 3,337 répartis dans les douars Oued-Deurdeur et Ouled-Amrane ; céréales, vigne (277 bect). 

 

 

Aïn-Sultan: douar de la commune mixte de Saïda, arr. Mascara, dép. Oran; à 30 k. de Saïda et à 50 k. de Mascara ; 17,024 hect. ; 2,033 ind., 28 eur. ; pays boisé; élevage: bœufs, moutons, chèvres ; exploitation de l’écorce à tan, de l’alfa ; fabrication de charbon de bois; minerai de fer et de cuivre. 


 

 

Aïn-Sultan: (V. Blondel, nom nouveau). 

 

 

Aïn-Tahia: douar de la commune mixtede Collo, à 33 k., arr. Philippeville dép. Constantine; 6.582 hect.; 2,451 ind.; céréales, oliviers ; exploitations de forêts de chênes-liège ; élevage : bœufs et chèvres .

 

 

 

Aïn-Taga: grande halte sur la route de Batna à Sétif, à 28 k de Batna.

 

 

 

Aïn-Tagga: mine de cuivre, à 16 k. Ouest do Khenehela, arr. Batna, dép. Constantine.

 

 

 

Aïn-Tagrout: chef-lieu de commune, arr. Sétif, à 34 k., dép. Constantine, à 161 k.; gare la plus proche: Tixter, à 19 k.; pos.,tèlégr. à Tocqueville; 4,125 ind., 206 franc. ; céréales, élevage du bétail. 

 

Douars de la commune : Chouïa, 820 ind.; Bou-Nab, 3,173 ind.

 

 

 

Aïn-Tahamimime: village indigène de la commune do Duvivier, à 14 k., dép. Constantine, à 184 k.; station chemin de fer Bône-Tunis ; pos. à Duvivier ; 110 hab. ; céréales, oliviers.

 

 

 

Aïn-Tasselenit: village indigène de la commune mixte de Téniet-el-Had, dép. Alger, à 27 k. de Tiaret ; ferme importante, sur la route de Téniet- el-Had à Tiaret.

 

 

 

Aïn-Tassera: station chemin de fer Alger-Constantine, à 18 k. d’El- Anasser et à 263 t. d’Alger; à 3 k. de la gare, le village de Mechta-Tassera, de la commune mixte de Maâdid, dép. Constantine; céréales, élevage du bétail.

 

 

 

Aïn-Tasta: hameau indigène de la commune d’Aumale, dép. Alger; 32 hab. ; céréales.

 

 

 

Aïn-Taya: chef-lieu de commune, arr., dép. Alger, à 32 k. ; gare la plus proche : Rouïba-, à 7 k. ; pos., tèlégr. ; 2,294 hab.; village 619: français 484, espagnols 744, naturalisés 358, ind. 708 ; terres très fertiles, eau abondante, vigne (639 hect.), culture des primeurs: asperges, raisins, haricots verts; climat très sain ; belles plantations, plage renommée pour bains de mer.

 

 

 

Aïn-Tebinet: fermes isolées de la commune de Sétif, dèp. Constantine ; 53 hab.; céréales, élevage du bétail.

 

 

 

Aïn-Tédelès: chef-lieu de commune, arr. Mostaganem, à 21 k., dép. Oran, à 171 k., station ch. de fer Mostaganem à Tiaret; pos., tèlégr.; 2,934 hab. ; village 1,000: français 595, espagnols 134, divers 98, ind. 2,099 ; eau abondante, céréales, vigne (874 hect.), orangers, arbres fruitiers, oliviers en quantité, fabriques d’huile.

 

 

 

Aïn-Tekbalet (V. Tekbalet).

 

 

 

Aïn-Tellout: village de la commune mixte d’Aïn-Fezza, à 33 k., dép. Oran, à 125 k., station chemin de fer Sainte- Barbe-du-Tlélat à Tlemcen; pos. à Lamorieière, à 11 k., télègr. à la gare ; 398 hab. ; céréales, vigne (75 hect.) ; élevage du bétail ; belles carrières de calcaire ; cascade remarquable.

 

 

 

Aïn-Temouchent: chef-lieu de commune et de canton, arr., dép Oran, à 76k.; gare terminus chemin de fer Oran à Aïn-Temouchent; port le plus proche: Beni-Saf, à 32k. ; pos., tèlégr., justice de paix ; 7,116 hab. : ville 6,377 ; français 1,186, espagnols 2,326, israélites 418, marocains 1,209, ind. 1,915, divers 62; céréales, vigne (950 hect.) ; élevage du bétail ; pépinières, orangeries, culture des primeurs ; marché très important.

 

 

 

Aïn-Temouchent: nom d’une commune mixte dont le siège est à Aïn-Temouchent (ville): sup. 104,809 hect.; population 18.753 ind.,4,018 franc., 2,560 esp., 559 divers; céréales, vigne (2,339 hect.), alfa; région très accidentée, riche en minerais de fer; à signaler, les mines de Tenikront, de Bar-el-Maden, de R’ar-el-Baroud, de Camerata ; élevage : chevaux 1,452, mulets 1,242,
bœufs 8.153, chèvres 21,614, chameaux 623.

 

 

 

Aïn-Tendamine: village de création récente, en peuplement, commune mixtedu Tèlagh, arr. Bel-Abbés, dép. Oran, à 4 k. de Magenta, gare la plus proche, à 11 k. de Bossuet, à 15 k. du Tèlagh ; pos., tèlégr., à Magenta; terres propres à la culture des céréales, de la vigne ; élevage du bétail.


 

 

Aïn-Thouila: douar de la commune mixte de Meskiana, dèp. Constantine ; à 50 k. de Meskiana et à 87 k. d’Aïn-Beïda ; 27,149 hect.; 3,660 ind. ; céréales ; élevage des moutons et chèvres ; gisements importants de phosphates titrant de 65 à 72 0/0.

 

 

 

Aïn-Tigfrid: village indigène de la commune mixte de Saïda, dép. Oran ; gare la plus proche : Saïda, à 24 k. ; fermes européennes ; céréales, vigne, élevage du bétail ; forêts de chênes séculaires.

 

 

 

Aïn-Tinn (V. Belfort, nom nouveau).

 

 

 

Aïn-Tissemsil (V. Vialar, nom nouveau).

 

 

 

Aïn-Titest: douar de la commune mixtedes Rhira, arr. Sétif, dép. Constantine; 1,071 hect 1,391 ind., 34 eur. ; à 30 k. de Colbert ; élevage : moutons, chèvres ; phosphates de Tocqueville.

 

 

 

Aïn-Tiziret: douar de la commune d’Aïn-Bessem, arr. et dép. Alger; à 12 k. d’Aïn-Bessem et à 18 k. de Bouïra ; 5,658 hect. ; 1,799 ind.; céréales, prairies ; élevage du mouton.

 

 

 

Aïn-Tolba: mine de plomb, à 45 k. Nord 12° Ouest de Tébessa, dép. Constantine.

 

 

 

Aïn-Tolba: hameau de la commune mixte de Nedroma, arr. Tlemcen, dép. Oran, sur la route de Nemours à Lalla-Maghrnia, à 10 k. de Nedroma ; pos., tèlégr., à Nemours , à 25 k.

 

 

 

Aïn-Toukria: caravansérail, sur la route de Téniet-el-Had à Tiaret, à 32 k. de Téniet-el-Had, dép. Alger.

 

 

 

Aïn-Tounit: section de la commune de Chabet-el-Leham, dép. Oran ; carrière de calcaire très dur, susceptible d’un beau poli.

 

 

 

Aïn-Touta: nom d’une commune mixte, arr. Batna. dép. Constantine, dont le siège est au village de Mac-Mahon ; la commune s’étend sur une longueur de 150 k., jusqu’à Biskra, le long de la voie ferrée : sup. 312,347 hect. ; population 30,630 ind., 392 franc,. 130 italiens. ; céréales, alfa ; élevage du bétail: chevaux 1,134, bœufs 1,480, mulets 2.609, moutons 82,760, chèvres 119,820 ; magnifiques forêts de cèdres aux Ouled-Chelih et à l’Oued-el-Mà, forêts de genévriers, chênes verts et romarins ; carrière de calcaire ; oasis comprenant 173 mille 356 palmiers-dattiers.

 

 

 

Aïn-Touta (V. Mac-Mahûn, nom nouveau).

 

 

 

Aïn-Trab: fraction indigène de la commune de Rouffach, arr. et dép. Constantine.

 

 

 

Aïn-Trab: village de la commune d’Oued- Zenati, dép. Constantine : gare la plus proche : Oued-Zenati-Téleghma, à 11 k. ; pos. à Oued-Zenati : eau abondante, céréales, élevage du bétail, prairie : 52 hab.

 

 

 

Aïn-Trid: village de la commune de Tessala. dép. Oran, à 10 k. de Sidi-bel-Abbés ; céréales, un peu de vigne.

 

 

 

Aïn-Trik: village indigène de la commune de Sétif, à 8 k., dép. Constantine ; 357 hab. ; fermes eur. ; céréales, élevage du bétail.

 

 

 

Aïn-Turk: douar de la commune mixte  de Maàdid. arr. Sétif, dép. Constantine ; 15,544 hect. ; 2,427 ind. ; à 36 k. de Bordj-bou-Arréridj ; céréales: élevage : bœufs, moutons. 

 

 

 

Aïn-Turki: fraction indigène du douar Hassenaoua, commune de Bordj- bou-Arréridj, arr. Sétif. dép. Constantine.

 

 

 

Aïn-Yagout: village de la commune mixte d’Aïn-el-Ksar, à 14 k., dép. Constantine, à 84 k. ; à 36 k. de Batna ; station chemin de fer Constantine à Biskra; tèlégr.: 91 habit.; céréales, exploitation do l’alfa, moulins à-vapeur ; à 10 k., se trouve le Médrassen, monument funéraire, ayant une grande ressemblance avec le Tombeau de la Chrétienne, dans le dép. Alger ; la version la plus accréditée est que c’est la sépulture commune de la famille royale de Numidie.

 

 

 

Aïn-Zada: fermes de la commune mixte de Maàdid, dép. Constantine, à 15 k. de Sétif ; gare la plus proche : Hammam ; 55 hab. ; céréales, élevage du bétail.

 

 

 

Aïn-Zana: grande halte, sur la route de Batna à Sétif, à 39 k. de Batna.

 

 

 

Aïn-Zaouia (V. Pirette, nom nouveau). 

 

 

 

 

 

Aïn-Zarora: mine de zinc à 7 k. de Souk-Ahras, dép. Constantine.

 

 

 

Aïn-Zatout: section de la commune mixte d’Aïn-Touta, arr. Batna, dép. Constantine ; gare la plus proche : El-Outaïa; à 50 k. de Mac-Mahon et à 25 k. d’El-Kantara ; 17,114 hect.; 2,395 ind.; nombreux vergers et jardins, sites pittoresques.

 

 

 

Aïn-Zeft: gite pétrolifère, à 49 k. Est 12° Nord de Mostaganem et à 3 k. de la rive droite du Chélif, dèp. Oran ; dépôts de bitume et source d’eau froide amenant du pétrole, nombreux sondages effectués, huile rencontrée à 416 mètres.

 

 

 

Aïn-Zitoun: douar de la commune mixte d’Oum-el-Bouaghi, arr. et, dép. Constantine; 74,480 hect.; 3,901 ind. ; gare la plus proche : Canrobert, à 30 k.; céréales, élevage du mouton, mines de cuivre.

 

 

 

Aïn-Zouït: hameau forestier de la commune de Stora, à 24 k., dép. Constantine ; gare la plus proche : Philippeville; ce hameau est limitrophe du hameau Ouled-Nouar, avec lequel il se confond; population des deux centres : 314 ind., 30 eur.

 

 

 

Aïoun-el-Alleug: gite d’étape sur la route de Téniet-el-Had à Boghari, à 8 k. de Taza, dép. Alger.

 

 

 

Aïoun-el-Beranis: douar de la commune mixte de Saïda, arr. Mascara, dép. Oran; 31,856 hect.; 3,092 ind., 37 eur.; gite d’étape sur la route de Saïda à Frenda, à 28 k. d’Aïn-Tigfrid et à 56 k. de Saïda : céréales ; élevage: boeufs 1,009, .moutons 14.900, chèvres 8,281 ; fabrication de tapis indigènes réputés.

 

 

 

Aïoun – el -Drech: caravanserail sur la route d’Aïn-Beïda à Khenchela, à 24 k. de Khenchela.

 

 

 

Aïoun-el-Hadjez: douar de la commune mixte de Châtoaudun-du-Rhumel, dép. Constantine; à 15 k. de Châtoaudun et à 5 k. de la gare de Mechta-el-Arbi ; 8,771 hect.; 2,940 ind.: céréales

 

 

 

Aïoun-Sebâa: hameau indigène de la commune d’Aumale, dép. Alger ; 33 hab.

 

 

 

Aïssa-Mano: fermes de la commune mixte de Saïda, dép. Oran; à 11 k. de Saïda ; 48 hab. ; céréales, vigne, culture maraîchère.

 

 

 

Aït-Abbou: ancienne tribu des Aït-Sidi-Abbou, douar de la commune mixte de Soummam, arr. Bougie, dép. Constantine ; à 60 k. de Sidi-Aïch, sur le chemin du littoral de Bougie à Port-Gueydon ; 1.475 hect.-; 372 ind.; céréales, figuiers, oliviers, caroubiers.

 

 

 

Aït-Akerma: fraction du douar Oussameur, commune de Fort-National, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger; céréales, oliviers, figuiers, vigne, arbres fruitiers en abondance: fabrication de tapis et burnous : poteries kabyles.

 

 

 

Aït-Akerma: fraction du douar Iraten, commune mixte de Fort-National, arr. Tizi-Ouzou. dép. Alger.

 

 

 

Aït-Ali: village indigène du douar Frikat commune mixte de Dra-el-Mizan, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger; école, fabrique d’huile et de savon.

 

 

 

Aït-Ali: village indigène commune mixte du Djurdjura, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger ; école.

 

 

 

Aït-Ali: village indigène du douar Beni-Ghobri, commune mixte du Haut-Sebaou, arr. Tizi-Ouzou. dép. Alger.

 

 

 

Aït-Ali: village indigène du douar Iflissen, commune mixte d’Azeffoun, arr. Tizi- Ouzou, dèp. Alger.

 

 

 

Aït-Ali: village indigène de la tribu des Beni-Idjeur-Sahel, commune mixte du Haut-Sebaou, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger.

 

 

 

Aït-Ameur-ou-Ali: douar de la commune de Bougie, dép. Constantine; 1,986 hect.; 2,817 ind.

 

 

 

Aït-Ammar: village indigène du douar Illoula-ou-Malou. commune mixte du Haut- Sebaou, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger.

 

 

 

Aït-Amrane: village indigène du douar Beni-Ghobri. commune mixte du Haut- Sebaou, arr. Tizi-Ouzou. dép. AIger.

 

 

 

Aït-Anselem: village indigène de la tribu des Zerktaoua, commune mixte d’Azeffoun, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger.

 

 

 

Aït-Atelli: village indigène du douar Oussameur, commune de Fort-National, arr. Tizi-Ouzou, dép.Alger; école, fabrication d’huile.

 

 

 

Aït-Aziza: village indigène du douar Djenad, commune mixte d’Azeffoun, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger.

 

 

 

Aït-Belkassem: village indigène, tribu des Tigrine-Azzouza, commune mixte d’Azeffoun, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger.

 

 

 

Aït-bou-Abderrahman: village indigène, de la commune mixte du Djurdjura, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger; école.

 

 

 

Aït-Cheikh: village indigène du douar Beni-Ghobri, commune mixte du Haut-Sebaou, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger.

 

 

 

Aït-Cheurfa: village indigène du douar Yazzouzene, commune mixte d’Azeffoun, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger; école.

 

 

 

Aït-Frah: village indigène du douar Oussameur, commune de Fort-National, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger: école.

 

 

 

Aït-Hichem: village indigène de la commune mixte du Djurdjura, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger ; école.

 

 

 

Aït-Iâdjene: fraction du douar Oussameur, commune de Fort-National, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger.

 

 

 

Aït-Iaziz: village indigène de la commune mixte du Djurdjura, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger ; école.

 

 

 

Aït-Iril-ou-Malou: village indigène de la tribu des Zorkfaoua, commune mixte d’Azeffoun, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger.

 

 

 

Aït-Khaled: village indigène du douar Bou-Cbaïb, commune mixte du Haut Sebaou, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger.

 

 

 

Aït-Larhaâ: village indigène du douar Beni-Yenni, commune mixte de Fort-National, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger: école.

 

 

 

Aït-Lahssène: village indigène. tribu des Beni-Yenni, commune mixte de Fort- National, à 16 k. Sud, arr. Tizi-Ouzou, dép, Alger; fabrication de bijoux kabyles.

 

 

 

Aït-Mahmoud: douar de la commune mixte de Fort National, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger; 2,627 hect. ; 5,477 ind. ; établissement des Pères Blancs dans la fraction de Taguemount-Azouz ; écoles de garçons â Taguemount-Azouz, Taourirt-Moussa-ou-Amar et Tizi-Hibel ; oliviers, figuiers, vigne.

 

 

 

Aït -Ouabane: village indigène, tribu des Béni-bou-Drer, commune mixte du Djurdjura, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger; écolo.

 

 

 

Aït-Ouarest- ou-Ali: douar de la commune mixte d’Oued-Marsa, arr. Bougie, dép. Constantine; 3,205 hect.; 1,035 ind.; céréales, figuiers, oliviers, noyers, forêts de chênes-liège ; carrière de pierre à plâtre.

 

 

 

Aït-Refaïa: village indigène de la commune de Fèlix-Faurc, arr. Tizi-Ouzou,. dép. Alger.

 

 

 

Aït-Rhouna: village indigène du douar Iflissen, commune mixte d’Azeffoun, dép. Alger, à 18 k. de Port-Gueydon ; carrière de grès sur le chemin de Port-Gucydon à Dellys : pavés,, bordures de trottoirs, pierres de taille.

 

 

 

Aït-R’zine: douar de la commune mixte d’Azeffoun, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger; à 23 k. en moyenne d’Akbou ) 6,133 hect.; 5,075 ind:; oliviers, figuiers, caroubiers en quantité, vigne.

 

 

 

Aït-Salah: village indigène de la commune mixte  du Haut-Sebaou, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger, sur la route de Tizi-Ouzou à Ighzer-Amokran, à 17 k. de cette dernière ville.

 

 

 

Aït-Timsiit: douar de la commune de Bougie, dép. Constantine ; 496 hect. 667 ind.

 

 

 

Aït-Tirmitine: fraction du douar des Maàtka, commune de Tizi-Ouzou, dép. Alger.

 

 

 

Aït-Yacoub: village indigène du douar Iraten, commune mixte de Fort-National, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger; école.

 

 

 

Aït-Yacoub: village indigène de la tribu des Beni-Idjeur-Sahel, commune mixte du Haut-Sebaou, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger.

 

 

 

Aït-Yahia: douar de la commune mixte du Djurdjura, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger ; à 8 k. do Michelet ; 4,638 hect. : 7,056 ind. ; écoles ind. dans les villages d’Aït-Hichcm et de Taka ; céréales, bechna, vigne, figuiers, oliviers, orangers.

 

 

 

Akbils: tribu de la commune mixte du Djurdjura, arr Tizi-Ouzou, dép. Alger; à 6 k. de Michelet ; 1.300 .hect.; 4,181 ind.; école au village d’Aït-Iaziz.; céréales, bechna, vigne, figuiers, oliviers, forêt de chênes.

 

 

 

Akbou: chef-lieu de commune et de canton, arr. Bougie, dép. Constantine, à 65 k. de Bougie, à 24 k. de Beni-Mansour; station chemin fer Beni-Mansour à Bougie, à 3 k. du vil. ; justice de paix, hôpital, pos., tèlégr. ; population 2,278 hab.: ville 988 : franç. 586, divers 58, ind. 1,634 ; terres de bonne qualité, céréales, oliviers, figuiers ; arbres fruitiers: orangers 5,000, mandariniers 4,000, citronniers 950, amandiers 4,000 ; vigne (50 hect.) ; grande production et, commerce important d’huile d’olives et de figues sèches.

 

 

 

Akbou: nom d’une commune mixte dont le siège est à Akbou (ville) ; superficie 84,891 hect.; population 66,450 ind., 309
franc. ; pays montagneux produisant figuiers, oliviers, caroubes, un peu de vigne; grande production d’huile d’olive et préparation des figues sèches ; élevage : mulets 1,169, bœufs 6,378, moutons 21,147, chèvres 15,216.

 

 

 

Akelindja: douar de la commune de Tizi-R’nif, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger; 2,177 hect.; 4,291 ind.

 

 

 

Akerma: tribu et caïdat de la commune mixte et du cercle de Géryville (sub. d’Aïn-Sefra), dép. Oran; 1.839 ind.

 

 

 

Akerma: tribu et caïdat de la commune mixte et du cercle de Méchéria (sub. d’Aïn-Sefra), dép. Oran ; 2,121 ind.

 

 

 

Akfadou: ancienne tribu des Beni-Idjeur-Sahel, douar de la commune mixte du Haut-Sebaou ; 4,914 hect. ; 6,360 ind., à 32 k. d’Azazga ; céréales, importantes plantations d’oliviers et de figuiers.

 

 

 

Alaïmia: douar de la commune mixte  de Saint-Lucien, à 25 k., arr. et dép. Oran; 5,183 hect.; 2,085 ind., 47 eur.; céréales, oliviers, vigne ; élevage : boeufs, chevaux, moutons.

 

 

 

Alfaville: caravansérail, sur la route de Géryville à Kralfallah, à 76 k. de Géryville, dép. Oran.

 

 

 

ALGER: capitale de l’Algérie, chef-Lieu du dép. Alger ; port sur la Méditerranée, le deuxième de France pour le tonnage ; à 750 k.
Sud-Ouest de Marseille, à 659 k. de Port-Vendres, à 464 k. de Constantine et à 421 k. d’Oran : population: 97,400 hab., franc. 32,893, naturalisés 6,393. isr. 10,822, esp. 12,201, ita. 5,713, divers 2,676, ind. 26,702 ; résidence du Gouverneur général, de l’archevêque et. de tous les chefs supérieurs des services civils et militaires: quartier 19° corps d’armée, commandant de la marine, cour d’appel, académie, écoles supérieures de médecine, de droit, des lettres, des sciences, de pharmacie : lycée, école normale pour les instituteurs (à la Bouzareah), grand séminaire (à Kouba, ligue de l’enseignement, musée, bibliothèques, hôpital militaire, hôpital civil : climat très sain ; comme station hivernale, Alger .est la grande rivale de Nice ; la. moyenne des maxima absolus, c’est-à-dire des plus basses températures observées est, pour la ville d’Alger, de 4° 2. alors qu’à Nice cette moyenne est
inférieure à 0°.

NOTA. — Le chiffre de 6.393 naturalises pour une population de 94,000 habitants, n’est pas le chiffre réel et doit être plus élevé. L’erreur provient de ce que les recenseurs ont compté comme Français nés en Algérie les naturalisés par la loi de 1889. 

 

 

 

 

 

Alger (Dép. d’): une des trois divisions de l’Algérie ; préfecture d’Alger ;

sous-préfectures : Médèa, Miliana, Orléansville. Tizi-Ouzou ;
communes plein exercice 106; commune mixte 21 ; commune indigène 8 ; 

population : franç, nés en France 55,569, franc, nés en Algérie 69,245, étrangers naturalisés 28,754, israélites  18,394, espagnols 50,012, italiens 14,028, maltais et divers 6.940, marocains 1,880, tunisiens 310 et ind., arabes, kabyles, m’zabites 1,396,948.

 

 

 

Alger (Arr. d’): Dans cet arrondissement, le long de la mer, la culture des vignes, dos légumes et des fruits de primeur occupe une première zone mise en valeur par une population nombreuse où dominent, les Mahonais; puis, dans le Sahel, la vigne
règne en souveraine (57,357 hect.) auprès de quelques cultures industrielles (plantes à parfums) ; au-delà, la riche Mitidja (100 k. de long, sur 40 k. de larg.) : céréales, orangeries, mandarineries, pépinières industrielles : le pays s’élève graduellement jusqu’à Médéa et à Aumale ; au-Sud-Est, les plaines fertiles des Aribs et la vallée de l’Oued-Sahel ; vignes, céréales, arbres fruitiers, tabac : 

population de l’arr. 592,025 hab). : franc. 100,447, naturalisés 25,603, isr. 13.319. esp. 44,713, ita. 12,644, maltais 6.021, ind. 387,963, marocains 1.017.

 

 

 

Algérie.— L’Algérie est située entre le 31e et 37e degré de latitude Nord, le 5° degré de longitude Ouest et le 7e degré de longitude Est ; elle fait face à l’Espagne, à la France, à l’Italie, aux Iles Baléares, à la Corse, à la Sardaigne et à la Sicile : on compte 750 k. de Marseille à Alger, 728 de Marseille à Philippeville, 1,028 de Marseille à Oran et 659 de Port-Vendres à Alger; 

 

l’Algérie actuelle occupe une partie considérable de l’ancienne Numidie et la presque totalité de l’ancienne Mauritanie.
L’Algérie est bornée : au Nord, par la Méditerranée ; à l’Ouest, par le Maroc ; à l’Est, par la régence de Tripoli et la Tunisie : ses limites sont conventionnelles, car on ne peut pas dire que l’Algérie s’arrête dans la région du Sahara : l’Algérie est plus grande que la France; elle couvre environ 600,000 k. carrés (France 530,000), c’est-à-dire un quart plus grand que la France.

Le relief du sol de l’Algérie permet de diviser ce pays en trois zones bien caractéristiques : le Tell, les Hauts-Plateaux et le Sa-hara; le Tell, c’est la région colonisable par l’européen, qui s’étend de la mer jusqu’au Hauts-Plateaux et occupe une superficie de 14 millions d’hect. environ ; la partie du Tell, la plus rapprochée de la mer, s’appelle communément le Sahel (rivage).

Les Hauts-Plateaux sont le domaine de l’Arabe pasteur ; ils ne se prêtent à aucune culture, sauf dans la province do Constantine, où, bien arrosés, on trouve la plupart des cultures du Tell et surtout les céréales ; le Sahara n’est pas, comme on le croit généralement, une immense plaine de sables soulevés par les vents ; des collines, des montagnes qui s’élèvent jusqu’à 1,800 mètres, des plateaux accidentent sa surface.

L’Algérie est divisée en 3 dèp. : Alger, Constantine et Oran ; elle comprend : 201 communes de plein exercice, 79 communes mixtes et 12 communes indigènes.

La population générale dé l’Algérie (récents. 1901), est de 4,739,331 hab. dont: franc, d’origine 292,464, naturalisés 71,793, isr. 57,132, ind., arabes, kabyles 4.072.089, esp. 155,265, ita. 38,791, divers .25,531, marocains et tunisiens 26,266 ; différence en augmentation sur le recensement de 1896 : 379,753 hab.

Les principales cultures, sont les céréales : blé dur, blé tendre, orge, seigle, maïs, avoine, bechna ; la vigne (153,498 hect.), les plantes fourragères ; fous les arbres fruitiers de l’Europe poussent en Algérie ; les arbres fruitiers spéciaux à l’Algérie sont : l’oranger, le palmier-dattier, le bananier, le néflier du Japon, l’olivier ;

 

Le sol de l’Algérie  renferme des richesses minérales considérables qui ne sont exploitées que sur un petit nombre de points : fer, plomb, zinc, cuivre,mercure : carrières de pierre, de marbre, d’onyx ; gisements considérables de phosphates ; alfa (sup. exploitée 1,274,945 hect.)

Le climat de l’Algérie est sain ; sa température rappelle celle de la Provence; la température moyenne, sur le littoral,est de 12 degrés au-dessus de zéro, en janvier, février et mars ; elle s’élève habituellement à 25, 28, 30, 34 degrés en juillet, août, septembre : l’année, au lieu d’être partagée en quatre saisons, comme en France, n’en présente que deux, l’une chaude, l’autre tempérée.

 

 

 

Ali-M’hamed: village indigène dans les gorges de Palestro, dép. Alger.

 

 

 

Allaghan: annexe de la commune mixte d’Akhou ; station chemin de fer Beni-Mansour à Bougie ; à 11 k. d’Akbou ; il n’existe pas de localité portant ce nom : la station dessert la colonie française d’Ichou et la tribu des Beni-Abbès.

 

 

 

Allaouana: village indigène de la commune de Tébessa, dép. Constantine ; école.

 

 

 

Allaouna: tribu de la commune indigène et du cercle de Tébessa (sub. de Batna), 13,944 ind. répartis dans les fractions suivantes: Ouled-Bougoussa, Ouled-Moussa, Djeddour, Ouled-Salah, Ouled-Harrats ; Ouled-el- Amra, Ouled-Chamokh. Ouled- Aounallah, Ouled-el-Aïssaoui, Zèradma.

 

 

 

Allélick: station chemin de fer Bône à Tunis, à 6 k. de Bône; pos. à Bône ; beau vignoble, culture maraîchère, fruits ;hippodrome.

 

 

 

Alma: chef-lieu de commune, arr. et dép. Alger, à 39 k.; station chemin de fer Alger-Constantine ; pos., télégr. ; 4,027 hab.; vil. 789. franc 539, esp. 331, ind. 3,098, divers 59 ; climat sain, belles plantations ; céréales, tabac, vigne (662 hect.), bois d’oliviers; marché pour le tabac très important. 

 

Douar de la commune : Khachna, 2,925 ind.;

 

 

 

Alma Ouaklane: douar de la commune mixte de Guergour, arr. Bougie, dép. Gonstantine: 9,377 hect.; 3,779 ind.

 

 

 

Altéliguia: arrêt du chemin de fer Alger-Constantine, à 8 k. de Ménerville, à 7 k. de l’Alma.

 

 

 

Altkirch: section de la commune de Bel fort, dép. Constantine ; gare la plus proche : Constantine, à 28 k. ; pos., télégr. à Bel fort ; 47 hab.

 

 

 

Amadia: fraction de la commune mixte d’Aumale, sur le chemin de Berrouaghia à Bordj-bou-Arrèridj, à environ 15 k. d’Aumale.

 

 

 

Amalou: douar de la commune mixte d’Akbou, arr. Bougie, dép. Constantine ; à environ 20 k. d’Akbou; 6,430 hect. ; 6,720 ind. ; oliviers, figuiers, caroubiers en quantité, vigne.

 

 

 

Amamra: douar de la commune mixte de Zemmora, arr. Mostaganem, dép. Oran ; à 20 k. de Zemmora ; 9,515 hect. ; 2,789 ind. ; céréales élevage du bétail.

 

 

 

Amarna: douar de la commune de Sidi-bel-Abbès, dép. Oran; 1,581 hect. ; 347 ind., 57 eur.

 

 

 

Amentane: section indigène de la tribu des Oued-Abdi, commune mixte de l’Aurès, arr. Batna, dép. Constantine ; à 81 k. de Lambèse et à 91 k. de Batna; 947 ind.: dattes en abondance, peu de céréales ; élevage du mouton.

 

 

 

Ameur-el-Aïn: chef-lieu de commune, arr. et dép. Alger, à 75 k.; station chemin de fer sur routes El-Affroun à Marengo : pos., télégr. ; 2,048 hab. ; village 576, franc. 465, étrangers 18 ind. 1,398; céréales, vigne 1,300 h; carrières de basalte et de pierre à
bâtir en exploitation active; la carrière de Bled-Boutchour, d’ou l’on extrait annuellement 12,000 mètres cubes de pierre, peut être considérée comme inépuisable.

 

Douar de la commune : Hadjoutes, 1,105 hab.

 

 

 

Ameur-Srahouïa: douar de la commune mixte d’Aïn-M’Iila, arr. et dép. Constantine ; à 40 k. d’Aïn-M’lila et à 10 k. de la gare de Sigus : 3,139 hect.; 1,364 ind; céréales: bœufs, chevaux, moutons. 

 

 

 

Amlouline: ancienne tribu des Beni-bou-Gherdane, douar de la commune mixte de Dra-el-Mizan, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger; 2,727 hect.; 2,730 ind. ; à 26 k. Sud de Boghni ; belle carrière de marbre (50 hect.) de nuances diverses, dans lesquelles les rouges et les roses dominent: carrière de grès meulier, carrière de calcaire compact, de teinte blanc jaune clair; ces diverses carrières ne sont pas encore exploitées à cause de la difficulté des moyens de transport ; céréales, oliviers, figuiers.

 

 

 

Ammal: douar, dont le territoire est réparti : commune de Palestro, 2.000 hect.. 530 ind.: commune mixte de Palestro, 4.249 hect., 2,219 ind. ; à 21 k. de Palestro ; forêt de chè-nes-liège.

 

 

 

Ammari: ancienne tribu des Ouled-Ammar, douar de la commune mixte de l’Ouarsenis, arr. Orléansville, dép. Alger; à 50 k. de Bordj-beni-Hindel ; 14,557 hect. ; 3,612 ind.; céréales ; élevage des chevaux et moutons.

 

 

 

Ammi-Moussa: nom d’une commune mixte, arr. Mostaganem, dép. Oran, dont le siège est au village d’El-Alef ; 

population 58,170 hab.: franc. 563, ind. 57,431; superficie : 203,980 hec. ; terres de bonne qualité, céréales, forêts de chênes-verts, oliviers, thuyas (26,000 hect.); élevage du bétail; grand commerce de laine et de peaux: la commune nourrit 2.523 chevaux, 21,568 bœufs, 56,627 moutons et 84,809 chèvres.

 

 

 

Ammi-Moussa: village de la commune du même nom, arr. Mostaganem, dép. Oran; gare la plus proche: Inkermann. à 25 k.; pos., télégr., justice de paix, hôpital militaire, station de monte; 528 hab..

 

 

 

Amoucha: village de la commune mixte de Takitount, arr. Bougie, dép. Constantine, à 24 k. de Kherrata ; à 29 k. de Sétif ; pos. à Kherrata, télégr. ; 105 hab. ; céréales, vigne, arbres fruitiers, élevage du bétail.

 

 

 

Amoura (V. Dollfusville, nom nouveau).

 

 

 

Amoura: ksar de la commune indigène et du cercle de Djelfa, sur la route de Bou-Saàda à Laghouat. à 32 k. d’El-Bordy et à 116 k. Est de Djelfa.

 

 

 

Ampère (ancien nom: Aïn-Azel): village de la commune mixte des Rhira, dép. Gonstantine, à 25 k. de Colbert ; gares les plus proches : Mesloug, à 38 k. et Sétif, à 55 k. ; 614 hab.; pos.. télégr.; terres à céréales; élevage du bétail ; marché le vendredi.

 

 

 

Amra: village indigène, de la commune mixte et du cercle de Djelfa, dép. Alger, à 51 k. Sud-Ouest de Djelfa.

 

 

 

Anatra: douar de la commune mixte de Zemmora, arr. Mostaganem, dép. Oran ; à 50 k. de Zemmora; 11,680 hect. : 1,012 ind., 9 eur. ; céréales, élevage du bétail.

 

 

 

Andalouses (Les): fermes de la commune d’El-Ançor, dép. Oran, à 3 k. d’El-Ançor ; céréales, vigne (250 hect.), culture maraîchère ; 50 franc., 272 esp., 113 ind.

 

 

 

Angad: tribu et caïdat de la commune mixte de Lalla-Maghrnia (annexe d’El-Aricha),sub. de Tlemcen, dép. Oran ; 2,177 ind., 200 étrangers.

 

 

 

Aokas: douar de la commune mixte  d’Oued-Marsa, arr. Bougie, dép. Constantine ; 2,908 hect. ; 1,442 ind.; résidence de l’administration de la commune mixte d’Oued-Marsa ; céréales, tabac, oliviers, caroubiers. 

 

 

 

Aokas: cap, dans le douar du même nom, siège de l’administration de la commune mixte d’Oued-Marsa, à 25 k. de Bougie, à 71 k. de Djidjelli et à 15 k. de Kerrata ; pos., télégr. cabine téléphonique.

 

 

 

Aomar: village de la commune mixte de Dra-el-Mizan, dép. Alger, à 10 k. de Dra-el-Mizan ; station chemin de fer Alger-Constantine ; pos. à Dra- el-Mizan, télégr. à la gare ; 117 hab.; céréales, vigne, oliviers ; fabrication du crin végétal.

 

 

 

Aouaïd: douar de la commune mixte de Séfia, arr. Guelma, dép. Constantine; à 15 k. de Laverdure; 5,162 hect.; 2,023 ind.; céréales, élevage du boeuf.

 

 

 

Aouara: fraction indigène de la commune de Guelaàt-bou-Sba, arr. Guelma, dép. Constantine; 700 ind.

 

 

 

Aoubelil: douar de la commune mixte d’Aïn-Temouchent, à 25 k., arr. et dép. Oran ; 8,370 hect. ; 1,373 ind., 243 eur. ; céréales, vigne.

 

 

 

Aoubelil: fermes isolées de la commune d’Aïn-Temouchent, limitrophes au village de Sidi-Daho ; à 25 k. d’Aïn-Temouchent ; culture des céréales, de la vigne.

 

 

 

Aouïna: village indigène du douar El-Bribri, commune mixte de M’sila. arr. Sétif, dép. Constantine ; école.

 

 

 

Aouïna: village indigène du douar Tharia, commune de Garnot, arr. Miliana, dép. Alger.

 

 

 

Aouïnet-el-Diel (V. Clairfontaine, nom nouveau).

 

 

 

Aouïssat: douar de la commune mixte de Tiaret, arr. Mostaganem, dép. Oran ; à 20 k. de Tiaret. ; 10,585 hect.: 1,885 ind., 15 eur.; céréales; élevage: chevaux, bœufs, moutons, chèvres.

 

 

 

Aouzalel: douar de la commune mixte  de Cacherou, arr. Mascara, dép. Oran; à 40 k. de Palikao ; 25,122 hect.; 1,330 ind.; céréales, forêts de chênes-liège; élevage: chevaux, bœufs, moutons, chèvres. 

 

 

 

Arab-Cheraga: tribu et caïdat de la commune indigène et du cercle de Biskra (sub. de Batna), dép. Constantine ; 5,475 ind.

 

 

 

Arab-Gheraba: tribu et caïdat de la commune indigène et du cercle de Touggourt (sub. de Batna), dép. Constantine; 3,565 ind.

 

 

 

Arara: section de la commune mixte de Souk-Ahras, à 20 k. tribu, des Ouled- Khiar, dép. Constantine; 660 ind., 30 eur.; céréales.

 

 

 

Arassa: village indigène du douar Beni-Ourtilane, commune mixte de Guergour, arr. Bougie, dép. Gonstantine ; école.

 

 

 

Arba: chef-lieu de commune et de canton, arr. et dép. Alger, à 29 k. : station chemin de fer sur routes Alger-Rovigo : pos., télégr., tèléph.,justice de paix; population 8,892 hab. : village 1,952 ; franc. 1,146, esp. 864, ita. 108, divers 138, ind. 6,636 ; céréales : blé tendre 1,366 hect., blé dur 786 hect.., orge 919 hect., avoine 183 hect., fèves 90 hect., pommes de terre 35 hect., vigne 1,788 hect., tabac 70 hect., culture maraichère très développée pour les primeurs, arbres fruitiers, oliviers : à 8 k., mine de zinc de Dra-Hamine et, à 14 k., mine de zinc de Sakamody en exploitation active ; élevage : moutons, bœufs. 

 

 

 

Arbaco: village près du Fondouck, sur le chemin du Retour-de-la-Chasse à Palestro.

 

 

 

Arbal: fermes de la commune de Saint-Maur, dép. Oran ; station chemin de fer Alger-Oran, à 18 k. d’Oran ; pos. à Valmy ; télégr. à la gare ; 103 hab. ; céréales (500 hect.), vigne (350 hect.).

 

 

 

Arbaouat: tribu, ksour et caïdat de la commune mixte et du cercle de Géryville (sub. d’Aïn-Sefra), dép. Oran ; 787 ind.

 

 

 

Arbaoune: fraction de la section des Sidi-Mimoun, commune mixte de Takitount, arr. Bougie, dép. Constantine ; à 33 k. de Périgotville et à 60 k. de la gare de Sétif ; 12,420 hect. ; 5,051 ind. ; céréales, arbres fruitiers, forêts de chênes-liège ; élevage : chevaux, bœufs, moutons.

 

 

 

Arbatache: chef-lieu de commune, dép. Alger, à 36 k.; gare la plus proche: Maison-Blanche, à 18 k. ; pos., télégr. au Fondouk: 3,384 hab.; village 167, franc. 198, ind. 3,101, divers 85 ; céréales, vigne(320 hect.); élevage du bœuf. 

Douar (partie) : Arbatache, 3,091 hab.

 

 

 

Arbatache: douar dont le territoire (12,148 hect.) est réparti entre les communes de l’Arbatache (3,091 ind.), Fondouk (3,S16 ind.), Rivet (3,674 ind.), Saint-Pierre-Saint-Paul (421 ind.).

 

 

 

Arbéa: douar de la commune mixte des Biban, arr. Sétif, dép. Constantine; à 50 k. de Bordj-bou-Arréridj et de Medjana; 9,670 hect.; 1,362 ind. : céréales, alfa, miel.

 

 

 

Arb-el-Goufi: douar de la commune  mixte d’Attia, arr. Philippeville, dép. Constantine; 5.962 hect.: 3,254 ind.; à 2 k. de Collo; forêts de chênes-liège en active exploitation. Sur le territoire, se trouvent les villages de Gheraïa, chef-lieu de la commune mixte, et de Bessombourg.

 

 

 

Arb-el-Oued-Ahdi: section de la commune mixte de l’Aures, arr. Batna, dép. Constantine; à 64 k. de Lambèse ; 2,524 ind. ; fruits en quantité, peu de céréales ; élevage du mouton. 

 

 

 

Arb-Estahia: douar de la commune de Robertville, arr. Philippeville, dép. Constantine; 10,736 hect. ; 3,934 ind.

 

 

 

Arb-Filfila: douar de la commune de Philippeville , dép. Constantine ; 1,112 hab.

 

 

 

Arb-Guerguera: douar de la commune mixte de Collo, arr. Philippeville, dép. Constantine ; 5,925 hect, : 2,414 ind. ; à 15 k. de Collo ; céréales, oliviers, forêt de chènes-liège : élevage : bœufs et chèvres. 

 

 

 

Arb-Sidi-Achour: douar de la commune de Collo, arr. Philippeville, dép. Constantine; 1,781 hect.; 792 ind. ; céréales, oliviers, forêts de chênes-liège.

 

 

 

Arb-Skikda: douar de la commune mixte de Jemmapes, arr. Philippeville, dép. Constantine ;6,951 hect.; 728 ind.: céréales, oliviers, forêts de chênes-liège ; carrière de pierre.

 

 

 

Arcole: chef-lieu de commune, dép. Oran, à 8 k. : gare la plus proche : Oran : pos., télégr., a Oran : 894 hab. : 198 franc.. 295 esp., 401 ind. : céréales, vigne 985 hect.), fabriques de crin végétal.

 

 

 

Ard-el-Beida: fraction du douar El-Adjeraf, commune d’Orléansville, dép. Alger: 41 ind.

 

 

 

Ard-el-Kala: hameau de la commune  de Gastu, dép. Constantine : gare la plus proche: Saint-Charles, à 43 k. ; pos., télégr., à Gastu; 36 hab. ; céréales, vigne.

 

 

 

Arhlal: douar de la commune mixte d’Aïn-Temouchent, à 14 k., arr. et dép. Oran ; 11,300 hect.; 1,616 ind., 232 eur.; céréales, vigne.

 

 

 

Arhlal: village de la commune mixte d’Aïn-Temouchent, dép. Oran ; gare la plus proche: Aïn-Temouchent, à 16 k. ; pos.. télégr., à Aïn-Temouchent: 390 ind., 540 eur.; céréales, vigne (179 hect.), arbres fruitiers, élevage du bétail.

 

 

 

Arihs: douar de la commune de Littré, arr. Miliana, dép. Alger ; 3,350 hect., y compris la fract. de Bled-Sahari ; 1,526 ind.

 

 

 

Aribs: douar (partie), commune de Bir-Rabalou, arr., dép. Alger; 1868 ind.

 

 

 

Aris: hameau de la commune mixte de l’Aurès, dép. Constantine ; gare la plus proche : Batna, à 48 k. ; pos. à Batna ; hospice pour les ind. ; céréales, fruits.

 

 

 

Armandv (D’): centre de création récente de la commune mixted’Oum-el-Bouaghi, dép. Constantine, à 15 k. de Canrobert, à 12 k. d’Aïn-Fakroun : gare la plus proche : Oukris, à 2 k.; 7 hab).: céréales; élevage : chevaux, bœufs et moutons.

 

 

 

Armée Française: hameau de la commune du Col-des-Oliviers, dép. Constantine; gare la plus proche Col-des-Oliviers, à 3 k. : pos., télégr à El-Arrouch ; 45 franc., 122 ind. ; céréales, fourrages.

 

 

 

Arrès: douar de la commune mixte de Fedj-M’Zala, à 35 k. dép. Constantine ; 8,359 hect. : 4,275 ind. ; forêt de chênes liège des Zouagha; céréales; élevage des bœufs et chèvres. 

 

 

 

Arrouma: centre de la commune de Guelma, dép. Constantine, limitrophe du centre d’Aïn-Rhoul ; 281 hab., y compris Aïn-Rhoul.

 

 

 

Arzelef: fermes de la commune d’Assi-ben-Okba, arr. et dép. Oran ; 47 ind., 64 eur.

 

 

 

Arzew: chef-lieu  de commune et de canton, arr. et dép. Oran, à 42 k. ; gare tête de ligne du chemin de fer Arzew à Duveyrier et du chemin de fer Arzew-Oran ; pos., télégr., justice de paix, port de nier d’un bon mouillage; 5,555 hab. : ville 4,240, franc. 1,351, naturalisés 896, esp. 2,048, marocains 163, tunisiens 236, divers 95, ind. 766; céréales, vigne (722 hect.), grande culture de primeurs, commerce de grains et d’alfa: élevage: chevaux. 

A 14 k..le lac salin, dont les salines sont exploitées par un chemin de fer des salines au port d’Arzew.

 

 

 

Asla ou Ksar-Asla: tribu, ksar et caïdat de la commune mixte de Méchéria, cer. et. sub. d’Aïn-Sefra ; 237 ind. ; le ksar est situé à 36 k. de Tiout et à 44 k. de Naâma.

 

 

 

Assi-Ameur: chef-lieu de commune, dép. Oran, à 18 k. ; gare chemin de fer Oran-Arzew; pos., télégr. à Fleurus ; 315 hab., 163 franc.,68 esp., 84 ind.; cérèales, vigne (250 hect.).

 

 

 

Assi-ben-Fereah (V. Legrand, nom nouveau).

 

 

 

Assi-ben-Okba: chef-lieu de commune, dép. Oran, à 21 k. ; gare la plus proche: Saint-Cloud, à 8 k. ; pos., télégr. à Saint-Cloud : 76fr hab. : 240 franc., 465 esp., 60 ind.; sol très fertile, céréales, vigne (750 hect.).

 

 

 

Assi-bou-Nif: chef-lieu de commune, dép. Oran, 15 k. ; gare ch. de fer Oran-Arzew : pos., télégr. à Fleurus ; 503 hab.: 207 franc., 163 esp., 133 ind.; climat sain, eau abondante, céréales, vigne (547 hect.).

 

 

 

Assi-el-Biod: hameau de la commune de Sidi-Ghami, dép. Oran, à 11 k. d’Oran et à 3 k. de l’Etoile ; pos. à Sidi-Ghami ; céréales, vigne.

 

 

 

Assi-el-Ghir: fermes de la commune d’Arcole, à 8 k. d’Oran; 9 hab.

 

 

 

 

Assi-el-Madani: poste militaire et gare chemin de fer Arzew à Duveyrier, à 14 k. du Kreider.

 

 

 

Atamania: douar de la commune de Bonnier. arr. Sidi-bel-Abbès, dép. Oran ; 1,753 hect. ; 440 ind., 33 eur.

 

 

 

 

Atba-Djellaba: douar de la communede Bou-Henni, arr. et dép. Oran ; 3,345 hect; 653 ind.

 

 

 

Atba-Djemala: douar de la commune de Bou-Henni, arr. et dép. Oran; 974 hect. ; 253 ind.

 

 

 

Attaffs (Les): chef-lieu de commune, arr, Miliana, dép. Alger, station chemin de fer Alger-Oran, à 36 k. d’Orléans-ville et à 173 k. d’Alger; pos., télégr.; 2,280 hab.: vil. 210, franc. 220, naturalisés 274, ind. 1,668, divers 118; céréales, marché important pour grains. 

 

Douar de la commune : Rouïna (partie), 1,398 ind.

 

 

 

Attatba: chef-lieu de commune, arr. et. dép. Alger, à 52 k.; gare la plus proche : Mouzaïaville,à 12 k.; pos. à Coléa. télégr.; 2,098 hab.; village 173; franc.: 179, esp. 111, ind. 1,790, divers 18 : céréales, tabac, vigne (219 hect.) ; carrière de pierre à bâtir : élevage : bœufs et moutons. 

 

 

 

Attia: nom d’une commune mixte, arr. Philippeville, dép. Constantine, dont le chef-lieu est au village de Cheraïa ; sup. 83.865 hect. : pop. 293 franç., 124 étrangers, 24,149 ind. : terrain rocheux et boisé, forêts de chênes-liège, couvrant la plus grande partie de la commune, en active exploitation ; mines de fer et de plomb argentifère à Bir-Beni-Salah et à Aïn-Sedma; vigne (89 hect.) ; élevage du bétail : boeufs 10,440, moutons 5,839, chèvres 40,174.

 

 

 

Attia: tribu et caïdat de la commune mixte et du cercle de Lalla-Maghrnia (sub. de Tlemcen),dép. Oran ; 1,085 ind., 182 eur.

 

 

 

Aumale: chef-lieu de commune et de cant. arr. et dép. Alger, à 125 k.; gare la plus proche : Bouïra, à 45 k. ; place militaire située sur la limite du Tell, d’une grande importance stratégique: garnison importante, hôpital militaire, justice de paix, pos., télégr. ; 5,203 hab. : ville 2,115, franc. 992, esp. 102, ita. 93, isr. 29, divers 335, ind. 3,650 ; culture des céréales: grand commerce de  grains, laines, alfa. 

 

Douar de la commune : Dirah, 2,275 ind.

 

 

 

Aumale: nom d’une commune mixte dont le chef-lieu est à Aumale (ville) ; sup. 185,619 hect. ; franc. 39, ind. 38,529; terres de bonne qualité; forêts de chênes-liège et de pins, vastes plaines dans le Sud pour le parcours des troupeaux : élevage important : 107,000 moutons, 59,000 chèvres, 2.000 chevaux, 2,109 mulets. 9,418 bœufs, 547 chameaux, 2,794 ânes; exploitation rie l’alfa : carrières de pierres à bâtir, de pierre à plâtre et de porphyre ; ruines romaines de l’antique Rapidi, dans le douar Sour-Djouab,
classées comme monuments historiques.

 

 

 

 

Aurès: nom d’une commune mixte, arr. Batna, dép. Constantine, dont le chef-lieu est au village de Lambèse : le territoire s’étend sur un parcours de près de 100 k. dans, la vallée de l’Oued-Abdi, où l’on rencontre toutes les végétations, depuis les palmiers du Sahara jusqu’aux noyers de France; sup. 176,373 hect. ; pop. 35 franc., 29,700 ind. ; céréales, élevage du bétail ; la commune
nourrit 90,493 moutons,108,000 chèvres, 2,283 mulets, 448 chevaux, 6,815 bœufs ; on compte dans la commune 4,000 palmiers-dattiers.

 

 

 

Auribeau: village de la commune mixte de Jemmapes, à 11 k., dép. Constantine; gare la plus proche: Saint-Charles, à 35 k. ; pos. à Aïn-M’lila ; 172 hab. : céréales,vigne (125 hect.); chênes-liège ; carrière de pierre; source d’eaux thermales sulfureuses.

 

 

 

Avant-Garde: section de la commune de Mascara, dép. Oran, à 4 k. de Mascara; vignoble important, très réputé.

 

 

 

Ave-Maria: fermes de la commune de Birtouta, dép. Alger, près la station de Baba-Ali.

 

 

 

Ayade: fermes de la commune de Rouffach, arr. et dép. Constantine; 535 hab.

 

 

 

Ayata: oasis de l’Oued-R’ir, sur la route de Biskra à Touggourt, à 28 k. de Touggourt; oasis créée par la Société agricole et indus-trielle du Sud-Algérien : palmiers, figuiers, abricotiers ; culture des primeurs (asperges) ; autrucherie ; essais de plantation de coton.

 

 

 

Azaïl: douar de la commune mixte de Sebdou, arr. Tlemceu, dép. Oran ; à 27 k. de Sebdou; 19,358 hect. ; 1,827 ind., 219 eur. ; céréales, jardins fruitiers : élevage du bétail.

 

 

 

Azazga: village et chef-lieu de la commune du Haut-Sebaou, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger: à 41 k. de Tizi-Ouzou et à
146 k. d’Alger; pos., télégr., justice de paix; 587 hab. ; forêt de chênes-liège, céréales, vigne (147 hect.), oliviers ; commerce d’huile, figues et liège.

 

 

 

Azeba (V. Delacroix, nom nouveau).

 

 

 

Azeffoun: nom d’une commune mixte, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger, dont le siège et le chef-lieu sont à Port-Gueydon : sup. 46,000 hect. ; 33,812 ind.: 208 franc., 40 isr., 107 étrangers ; céréales en petite quantité, caroubes, vigne (150 h.), oliviers, figuiers, massifs de chênes-liège ; élevage du bétail peu développé.

 

 

 

Azeffoun: ancienne tribu des Zerkfaoua, douar de la commune mixte d’Azeffoun, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger; à 4 k. de Port-Gueydon et à 74 k. de Tizi Ouzou ; 5,215 hect. : 3,608 ind.; école au village de Bezerka ; figuiers, oliviers, chênes-liège, ca-roubiers.

 

 

 

Azerou: village indigène du douar de Tamgout, commune mixte du Haut-Sebaou, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger.

 

 

 

Azerou-Kollal: village indigène du douar Beni-Menguellet, commune mixte du Djurdjura, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger, à 4 k. de Michelet et à 16 k. de Fort-National.

 

 

 

Azerou N’Bechar: section de la commune mixte de Soummam, tribu des Ouled-Abd-el-Djebar, arr. Bougie, dép. Constantine; à 30 k. de Bougie et à 20 k. de Sidi-Aïch ; 8,011 ind.: céréales, figuiers, oliviers, caroubiers.

 

 

 

Azezla: fraction de la tribu des Messaâba, commune indigène et cercle de Touggourt (sub. de Batna), dép. Constantine ; 2,585 ind.

 

 

 

Azibe: fraction indigène de la commune de Rouffach, arr. et dép. Constantine.

 

 

 

Aziz-ben Ali-Cherif: village indigène de la commune mixte d’Akbou, à 7 k., arr. Bougie, dép. Constantine; station chemin de fer de Beni-Mansour à Bougie ; remarquables plantations d’oliviers; huiles d’olives très réputées.

 

 

 

Azib-Zamoun: fraction du douar Oued-Chender, commune d’Haussonvillers, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger ; caravansérail, à 15 k. des Issers, sur la route d’Alger à Tizi-Ouzou.

 

 

 

Aziz: tribu de la commune de Boghari, arr. Médéa, dép. Alger ; à 35 k. de Boghari ; 24,011 hect. ; 4,495 ind., 18 eur. ; céréales ; élevage : chevaux, bœufs, moulons. 

 

 

 

Azouza: village indigène du douar Oussameur, c. de Fort-National, arr. Tizi-Ouzou, dép. Alger, à 6 k. de Fort-National, sur la route de Tizi-Ouzou à Fort-National, à droite ; école. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Le Jardin botanique de Padoue

24042018

  

 

 

 

 

Le Jardin botanique de Padoue  dans Nature 1521457987-hortus-cinctus-veduta

Jardin botanique de Padoue – Vue de l’Hortus cinctus

 

 

 

 

 

 

Le plus ancien des jardins botaniques encore existant sur son emplacement et dans sa forme originels est celui de Padoue en Vénétie. La date officielle de création de l’Horto de i semplici di Padova est le 14 février 1545. Cette création fait suite aux requêtes présentées devant le Conseil de l’université et le Sénat de Venise, par le médecin, professeur de botanique Francesco Bonafede (1474 – 1558). 

Il souhaite que soit créé un jardin spécialisé au sein de l’université de Padoue. Certains historiens pensent que l’architecte Andrea Moroni (1500 _ 1560) , engagé pour la construction de grands projets à Padoue comme la basilique Saint-Justine, le palais du Podestat ou celui de del Bo, aurait fait les premiers dessins qui permirent aux autorités de prendre leur décision et de lancer les travaux. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 »Le jardin botanique de Padoue, fondé par le sénat de Venise en 1545, est le plus ancien qu’il y ait en Europe « . Son emplacement n’a pas changé; un vieux platane oriental, au tronc noueux , aux courts rameaux, mais encore verdoyants, date de sa création. Je ne pouvais le contempler sans une sorte de respect; je trouvais quelque chose de docte à ce contemporain de tant de professeurs illustres, dont les statues de pierre sont à quelques pas, qu’il avait reçus sous son ombre, et il me semblait comme une espèce de doyen parmi les arbres savanes des jardins botaniques. Le jardin de Padoue, sans avoir le luxe de nos serres à la mode, suffit aux besoins de l’enseignement ; il comptait, m’a-t-on dit , en 1827, 5 à 6,000 espèces, nombre qui s’accroît chaque année. La chaleur d’Italie s’y fait déjà remarquer d’une manière très-sensible : les magnolias n’ont pas besoin d’abris ni de paillassons pendant l’hiver ; ils y viennent aussi bien que ceux que j’ai vus depuis en pleine terre dans le jardin anglais de Caserte, et plusieurs étaient hauts comme de grands tilleuls.

 

Le goût des sciences, des lettres et des arts fut toujours très-vif à Padoue. Son ancienne et célèbre académie des Ricovrati recevait des femmes, usage que l’Académie française fut plusieurs fois tentée d’imiter : sous Louis XIV , Charpentier appuyait l’admission de Mme Seudéry, Des IIoulières et Dacier ; dans le dernier siècle, les candidats de D’Alembert furent, dit-on, Mmes Necker, d’Épinay et de Genlis; de nos jours, la même proposition n’aurait rien d’étrange , et les talents poétiques de quelques femmes en feraient de fort dignes et fort agréables académiennes.

 

J’eus l’honneur d’assister, en 1826, à la séance annuelle de l’Académie de Padoue : on remarquait près de ses membres des femmes aimables, dont quelques-unes auraient pu jadis être de l’Académie des Ricorrati, et des jeunes gens. Il y eut un rapport très-bien fait, peut-être un peu long, de M. le secrétaire, sur les ouvrages des académiciens qui paraissent travailler  ; enfin, sauf les concours, les prix de vertu et les ouvrages utiles aux mœurs, c’était presque l’institut. »

 

 Voyages historiques et littéraires en Italie pendant les années 1826, 1827  Par Valery (Antoine Claude Pasquin)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le jardin est décrit, dès 1546, par un chroniqueur vénitien Marco Guazzo (1480 – 1556).Les raisons qu’il avance pour justifier la forme définitive du jardin sont d’ordre pratique et sans aucune référence à caractère symbolique. Le terrain retenu pour y installer le jardin a une forme irrégulière. Avec un jardin carré, un bon tiers de la surface était perdue ; c’est pourquoi, il fut décidé d’inclure ce carré dans une autre figure géométrique, le cercle. Le jardin « rond », Hortus sphaericus, est ainsi formé de douze grands parterres, ceux du carré principal divisé en quatre quartiers, enserrés de huit triangles pour rattraper la forme circulaire. Sur une superficie de l’ordre 8 000 mètres carrés, sont ainsi dessinés et prévus 576 emplacements. Ce n’est qu’en 1552, afin d’éviter les vols de plantes, que le jardin est entouré d’un mur percé de quatre portes monumentales situées aux quatre points cardinaux. 

 

 

 

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Grand Plan de l’Horto dei Semplici  - Girolamo Porro 1561

 

Plan de la seule partie entourée d’un mur avec une entrée à chaque point cardinal. On distingue l’inclusion du carré (symbole terrestre) avec ses différents parterres dans un cercle (symbole céleste)  

 

 

 

 

 

 

 

 

En plus de ce jardin clos, quatre autres jardins sont prévus à l’extérieur des murs : au nord-est, un petit bois d’arbre médicinaux non indigènes, plantés en alignement ; au sud-est, des arbrisseaux ; au nord-ouest et sud-ouest, deux autres petits emplacements. Un labyrinthe et un hippodrome – l’une des formes du jardin romain antique – complètent le projet. La surface totale du terrain mis à disposition pour le jardin est de cinq campi trois quart, soit environ 22 000 mètres carrés.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Reportage Ushuaia Tv: le jardin botanique de Padoue

 

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Les communes d’Algérie 1903

22042018

villes, villages, hameaux, douars, postes militaires, bordjs, oasis, caravansérails, mines, carrières, sources thermales et minérales

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Explications Nécessaires 

 

 

 

 

 

Il existe en Algérie -à l’époque coloniale- trois sortes de communes: les communes de plein exercice, les communes mixtes et les communes indigènes. 

 

 

 

Communes de plein exercice. — On entend par communes de plein exercice les communes dont l’administration est soumise aux règles en vigueur pour les communes de la métropole, sous réserve de l’admission dans les Conseils municipaux par voie d’élection, des habitants indigènes. 
 
 
 
 
 
 
 
Communes mixtes. — On appelle communes mixtes les circonscriptions dans lesquelles la population indigène est dominante et où la population européenne commence à fonder quelques établissements. Ces communes sont gérées par un Administrateur nommé par le Gouvernement. Sont également communes mixtes les postes militaires: établis sur des points avancés où la population européenne a ‘été admise à se » livrer au .commerce et à diverses industries de peu d’importance. 

 

 

 

 

 

Communes indigènes. — Ces communes sont formées de tribus et de douars dans le territoire desquels l’élément européen n’a pas encore, ou a peu pénétré ; elles sont placées sous le commandement militaire. 

 

 

 

 

 

 

 Cercle. — Un cercle est l’équivalent de commune indigène ; il est administré par un officier qui porte le titre de Commandant supérieur. 

 

 

 

 

 

 Aghalik. — Territoire placé sous le commandement d’un agha ( l’Agha est un chef indigène qui a plusieurs caïds sous ses ordres). 

 

 

 

 

 

 Caïdat. — Territoire administré par un chef indigène, nommé Caïd. 

 

 

 

 

 

Cheïkhat. — Fraction de tribu sous les ordres d’un chef indigène, nommé cheikh. 

 

 

 

 

 

 Djemaâ. — Assemblée de notables. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

 




La Néo-Littérature Kabyle et ses rapports à la Littérature Traditionnelle

20042018

 

 

 

 

 

L’arrivée des Français en Kabylie a été un tournant important sur le plan socio-économique que sur le plan culturel. Sur le plan politico-économique, la conséquence majeure a été la destruction de l’organisation politique et l’effritement de l’économie locale. Sur le plan culturel, l’ouverture progressive des écoles va avoir pour impact principal la forte scolarisation des Kabyles. L’élite kabyle qui sortira de ces écoles va opérer une transformation très importante dans le champ culturel kabyle : le passage à l’écrit.  Ce dernier va conduire progressivement à la naissance de la néo-littérature kabyle. 

 

 

 

Le concept de ‘néo-littérature kabyle’ a été forgé par S. Chaker pour désigner la littérature qui a commencé à émerger dans les années 1940, un peu plus d’un demi-siècle après l’ouverture des premières écoles françaises en Kabylie. La marque essentielle de cette littérature est d’être prise en charge par l’écrit, contrairement à la littérature ancienne qui, elle, est exclusivement orale. L’écrite va bousculer le champ littéraire et lui faire subir des transformations très importantes que nous examinerons tout au long de ce texte. 

 

 

 

 

 

La Néo-Littérature Kabyle et ses rapports à la Littérature Traditionnelle dans Littérature 1518957512-b02edf02

Une salle de classe en Kabylie fin du 19° siècle

 

 

 

 

 

 

Selon S. Chaker (1992), l’une des inspirations de la néo-littérature kabyle est le modernisme, ‘’Un effort permanent d’inscrire la culture berbère [kabyle] dans un champ de références modernes et universelles, pour les faire sortir de leurs sphères traditionnelles, rurales et familiales. La néo-culture et la néo-littérature berbères [kabyles] tendent, depuis au moins 1945, à faire du berbère un moyen d’expression et de création en prise avec les courants de pensée du monde moderne et de la culture universelle.’’ (Chaker, 1992) 

 

 

 

Les marques de ce modernisme sont principalement la création néologique et l’émergence de nouveaux genres littéraires. Nous verrons que ces derniers reprennent le background de la littérature traditionnelle et le réutilisent, et c’est là le renouveau, à de nouvelles fins esthétiques.   

La nouvelle littérature kabyle est composée des genres littéraires suivants : le roman, la nouvelle, la poésie écrite et le théâtre. 

Voyons -à titre d’exemple- comment le roman exploite le fond littéraire traditionnel. 

 

 

 

 

Dans le nouveau paysage littéraire kabyle, le roman est sans doute le genre littéraire le plus prisé par les écrivains kabyles. Si le corpus de romans kabyles publiés jusqu’ici ne dépasse pas les vingt-cinq, ce n’est certainement pas par manque de création, mais à cause des problèmes que rencontrent les écrivains kabyles pour se faire éditer. Plusieurs dizaines de romans sont encore à l’état de manuscrits. 

 

 

L’adoption du roman comme genre littéraire de prédilection peut s’expliquer par la possibilité qu’il offre, en tant que genre littéraire sans règles précises, aux écrivains de s’exprimer en toute liberté. C’est du moins l’explication que nous a donnée Salem Zenia*, romancier, auteur de deux romans.

 

Dans le roman Lwali n Wedrar [le Saint de la montagne], datant de 1946 et publié à titre posthume en 1963, Belaid At-Ali reprend un récit traditionnel, en l’occurrence le récit de vie d’un saint dénommé Bu Leɣțuț [la chiffe molle], pour fabriquer une trame romanesque. Le récit raconte le parcours initiatique d’un personnage qui, de sa condition de risée du village, accède à la sainteté. Le lecteur suit ce parcours en ballottant entre le merveilleux qui caractérise les miracles du personnage et le réalisme auquel invite, sans cesse, le regard ironique du narrateur.

 

B. At-Ali reprend un genre littéraire ancré dans la tradition orale kabyle, à savoir le récit hagiologique, pour lui faire subir une transformation générique. Cette transformation repose sur le procédé littéraire de la substitution.En effet, au personnage légendaire du saint traditionnel, il substitut un personnage ordinaire, déplaçant ainsi la sainteté de l noblesse au cœur.

  »La seule noblesse qui vaille n’est pas celle du sang, mais celle du cœur. Si la première est un privilège de naissance, la seconde est une qualité que chacun est en mesure d’acquérir » Cette citation correspond au message qui se dégage du texte de B. At-Ali : la seule sainteté qui vaille est celle du cœur. Le romancier démystifie ainsi le saint traditionnel et contribue, par la même occasion, à donner le droit de cité aux personnages ordinaires qui ont une place toute secondaire dans la littérature traditionnelle. Le personnage du récit traditionnel, incarnant les valeurs recherchées par le groupe, cède la place à un nouveau type de personnage : il s’agit d’un individu ayant une consistance psychologique.

 

 

 

 

 

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Bélaïd AT ALI (1909-1950)

  

 

 

 

 

De son côté, dans Faffa, un de ses deux romans, Rachid Aliche reprend la thématique de l’exil. Jusque-là, celle-ci a été véhiculée par l’oralité, que ce soit l’oralité primaire actualisée par les chants des femmes kabyles pleurant le départ en exil de leurs maris et enfants, ou l’oralité médiatisée incarnée par la chanson kabyle prise en charge par les chanteurs kabyles vivant en milieu d’émigration. Ces derniers ont utilisé les moyens modernes d’enregistrement pour fixer et diffuser leurs chansons. 

 

 

R. Aliche fait nommément référence aux chanteurs de l’exil. Cette intertextualité, explicite avec ‘’la chanson de l’exil’’ (2001), donne un ancrage thématique au roman Faffa. R. Aliche relaie ainsi la tradition existant chez les chanteurs de l’exil tels El Hesnaoui, Zerrouki Alloua ou encore Slimane Azem pour démystifier l’émigration et dire les déboires que subissent ceux qui débarquent dans l’hexagone.  Le titre du roman à lui seul suggère une portée ironique. Faffa est un terme créé à partir de ‘Fransa’ (La France) et qui suggère le désillusionnement des émigrés. Faffa** est le diminutif ironique de  »Fransa ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Belgasmia (2001) fait remarquer que la reprise de ce fond thématique traditionnel emprunte trois voies : l’emprunt du vocabulaire, la citation et le développement de sous-thèmes. Le roman de R. Aliche est rempli de vocables que l’on retrouve dans la chanson de l’exil : inigimenfiamjab, etc. ‘’Ces vocables restituent un univers sémantique autour du thème de l’exil et comportent un degré de connotation dont l’auteur tire profit. En effet, ils permettent de tisser une relation dialogique avec la Chanson de l’Exil par développement’’ (Belgasmia: 2001) Les citations sont parfois reprises intégralement, d’autres fois par le biais de la paraphrase. R. Aliche insère dans son roman tantôt des passages entiers des textes chantés de S. Azem, tantôt des paraphrases de ceux-ci. 

 

 

 

Sur la base du fond déjà existant, R. Aliche développe la thématique de l’exil. C’est d’ailleurs l’un des procédés les plus usités par tous les romanciers kabyles. Sur le plan formel, la transformation est d’autant plus importante qu’elle consiste en une inversion formelle, passant de la poésie à la prose. 

 

 

Belgasmia (2001) note par ailleurs qu’en s’inspirant de la ‘chanson de l’exil’, R. Aliche développe les sous-thèmes qui se rattachent à elle. Ils peuvent servir à ouvrir un chapitre. C’est le cas du chapitre II du roman qui s’ouvre sur un discours exhortatif, s’adressant à l’émigré et lui conseillant vivement d’éviter les tentations de la vie citadine. Il y a cependant une différence notable : alors que dans la chanson de l’exil, le discours exhortatif est direct, dans le roman Faffa, il est repris sur un mode indirect, le romancier opérant une sorte de mise en narration.  

 

 

Si la figure centrale de l’amjab, est une image déjà construite dans l’imaginaire collectif, dans le roman de R. Aliche, elle se construit au fur et à mesure. La description des différentes scènes d’errance et perdition permet, en somme, de décomposer l’image figée du personnage pour en donner les multiples facettes. La longueur du genre romanesque offre cette possibilité de développement et d’élaboration de sous-thèmes traités de manière suggestive et elliptique dans la ‘chanson de l’exil’.  On assiste à une forme de mise en scène détaillée d’un personnage qui a marqué l’imaginaire collectif kabyle. 

 

 

 

‘’C’est (…) l’écho, pour ainsi dire, de cet ‘arrière-plan’ thématique de la Chanson de l’Exil, avec ses stéréotypes, ses sous-thèmes et ses lieux communs, qui rend ce second roman recevable pour lecteur kabylophone » (Belgasmia, 2001). La tradition orale, on le voit, peut offrir un ancrage thématique pour la néo-littérature. 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le romancier Amar Mezdad exploite, lui aussi, le fond littéraire traditionnel pour alimenter ses textes. Dans son roman Iv d wass (1990), il aborde une thématique toute nouvelle dans le paysage littéraire kabyle, à savoir les mutations sociales survenues au lendemain de l’industrialisation de l’Algérie, mais le texte est émaillé de fragments formels puisés directement de la tradition orale kabyle. 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Dans une étude sur le roman Iv d wass, nous avons vérifié (Ameziane, 2002) que Mezdad utilise les éléments de la tradition orale pour féconder son écriture. Les fragments réutilisés deviennent des procédés littéraires, alors que dans le contexte de l’oralité, ils font office de genres littéraires à part entière. Les éléments mythologiques perdent le caractère mythique qui était le leur dans le contexte de l’oralité. Insérés dans l’écriture romanesque, ils contribuent à construire une poétique de parodie et de démystification. Les personnages légendaires connus dans la tradition orale sont évoqués, non à des fins de glorification, mais pour être ridiculisés. 

 

 

Parfois, certains personnages des contes merveilleux, tels awayezniw (l’ogre) ou tteryel (l’ogresse), sont évoqués pour établir des rapports d’analogie sémantique avec d’autres actants. La machine dont s’occupe Muhend Amezyan est souvent comparée à l’ogresse. Elle lui broie le mental comme la seconde broie les personnes qu’elle dévore. L’élément fantastique de l’ogresse est utilisé, ici, pour décrire la réalité vécue à l’usine. 

 

 

A côté des éléments des mythes, des légendes ou encore des contes traditionnels, c’est le proverbe qui est repris de façon très marquée dans le roman de Mezdad. Pas moins de soixante sept proverbes émaillent le texte. Si dans quelques cas, ils reproduisent les fonctions qui leur sont connues – l’argumentation, l’explication, la synthèse, etc.-, dans la plupart, ils sont pourvus de nouvelles fonctions qui répondent à la logique du discours romanesque. Ils subissent par ailleurs un certain nombre de transformations d’une importance non négligeable. En oralité, le proverbe est utilisé pour clore le discours. Mezdad, quant à lui, en fait l’usage inverse : ouvrir le discours. Par ailleurs, le proverbe sert à énoncer une vérité générale. Mezdad, lui, s’évertue à l’utiliser a contrario, apportant chaque fois une exception au discours normatif de l’oralité. Toutefois, la transformation capitale que Mezdad fait subir au proverbe est son defigement. En oralité, le proverbe est un énoncé figé dans sa forme. Dans le roman de Mezdad, il perd son figement et devient un énoncé ordinaire. De coup, le contenu sémantique sacralisé se retrouve désacralisé, ordinaire à son tour. 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 

 
 

 

 

 

 
 

 

 

 

 

 
  

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

*: Zenia est l’auteur de Tafrara (1995) et Iyil d wefru (2002)

**: Dans le même registre ironique, le poète Si Moh a écrit un texte qu’il intitule Faffa, dont lequel il forge un autre vocable tout aussi ironique que le précédent: Öumistan. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Les Bureaux Arabes

18042018

 

 

 

 

 

Dès lorsqu’il s’agissait d’occuper tout le territoire algérien, il fallait trouver rapidement une méthode de gouvernement des populations soumises.  C’est ainsi que les Bureaux Arabes, conçus dans leur principe dès la prise d’Alger, furent créés en 1833 par le général Avizard, alors commandant par intérim de l’armée d’Afrique. Organes d’administration, de renseignement et de commandement des Musulmans, ils jouèrent également un rôle important dans la connaissance approfondie du pays et de sa population.

 

 

 

 

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Portrait de Lamoricière en uniforme de zouave; parce qu’il connaissait l’arabe il était surnommé « Bou Chechia« 

 
 

 

 

 

Leur organisation fut d’abord confiée à Lamoricière. Supprimés par Valée, ils furent rétablit par Bugeaud en août 1842. Chaque Bureau était composé d’un officier chef de service, assisté d’un ou deux officiers adjoints, d’un cadi chargé de rendre la justice, d’un secrétaire français, d’un khodjat, secrétaire musulman, d’un interprète, d’un chaouch, planton, et de quelques ouvriers.

 

 

 

 

Un arrêté ministériel du 1er février 1844 fixait alors leur organisation. Puis, différentes circulaires en précisèrent la politique générale et les attributions au sein du « territoire militaire ». Une ordonnance du 18 avril 1845 partagea l’Algérie en trois provinces comprenant des « territoires civils » soumis à un régime assez semblable à celui de la métropole et des « territoires militaires » pour lesquels les Bureaux arabes devaient jouer un rôle d’administration et de gouvernement particulier; les tribus gardaient en effet leurs chefs traditionnels tout en restant sous contrôle militaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Bureau Arabe / Sétif entre 18611862

 

 
 

 

 

 

 

 

 

Les Bureaux Arabes résistèrent aussi bien à la IIe République qu’au ministère de l’Algérie entre 1858 et 1860, deux périodes au cours desquelles fut pourtant menée une politique d’assimilation contraire à leur propre orientation.

 

Sous le maréchal Randon, entre 1852 et 1858, leur nombre augmenta et leur autorité fut nettement renforcée par la politique du Royaume arabe à partir de 1860. Mais ils ne purent survivre à l’avènement du régime civil instauré à la faveur de la IIIe République. Ils disparurent à mesure que le territoire militaire était annexé au territoire civil en expansion et n’arrivèrent à persister difficilement que dans le sud saharien.

 

 

 

 

 

 

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Chaouchs et employés du Bureau arabe prenant le café, Constantine 18561857

 
 

 

 

 

 

 

Tout au long de leur histoire, les Bureaux Arabes eurent à subir les menés incessantes des colons. Cette hostilité fut une composante importante de l’antagonisme profond qui opposa les civils aux militaires et plus généralement les arabophobes aux arabophiles durant cette période. Les colons reprochèrent de manière constante aux « badernes » leur bienveillance vis à vis des populations soumises. De fait, Marcel Emerit rapporte que certains officiers fonctionnaires des Bureaux Arabes prirent « tellement à cœur leur rôle de défenseurs des Arabes que toute mesure prise par le gouvernement en faveur de la colonisation leur (paraissait) inexécutable ». Ceux-là furent clairement « accusés d’avoir retardé la mise en valeur de l’Algérie ». De leur côté, les militaires s’opposèrent fermement aux civils en qui ils voyaient une force d’opposition difficilement contrôlable.

 

 

Il faut cependant se garder de généraliser car tous les civils européens ne se rallièrent pas systématiquement aux opinions des colons, tous les jeunes officiers n’adoptèrent pas non plus le point de vue souvent arabophile de leurs supérieurs et tous les chefs des Bureaux Arabes ne furent pas obligatoirement favorables aux Musulmans. 

 

 

Gouvernement général de l’Algérie. Bureaux arabes de l’Algérois – Registres (1830/1912)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




L’Atlanthrope, le plus vieil Algérien connu

16042018

 

 

 

 

 

L’Atlanthrope, le plus vieil Algérien connu  dans Archéologie 1518784463-da65419e

Mandibule d’Atlanthrope mauritanicus trouvé à Thignif

 

 

Cette mandibule fut retrouvée en 1954, dans la sablière de Tighnif, à la faveur de fouilles paléontologiques menées par le pr C. Arambourg. Elle appartient à une ancienne forme humaine du nord de l’Afrique qui vivait là il y a quelque 650 000 ans. Nommé alors Atlanthropus mauritanicus, aujourd’hui, sous le nom de Homo erectus, cet homme est regroupé avec de nombreux autres dont les restes ont été découverts de par le monde (d’après Balout 1955). 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au début des années 1950, Tighnif (Ternifine), lieu-dit de la région de Mascara, prenait une importance mondiale en livrant les restes d’un homme qui vivait là, il y a bien plus de cinq cent mille ans. Ces restes mettaient en valeur de nombreux outils connus depuis longtemps dans diverses parties du pays et bien d’autres qui allaient être retrouvés par la suite. L’une de ces trouvailles les plus récentes se situe entre M’sila et Barika, non loin de N’Gaous, et elle est particulièrement riche en promesses. 

 

 

 

 

En 1954, trois mandibules et des dents appartenant à une forme humaine primitive étaient retirées de la sablière de Tighnif (Ternifine). Cet homme ancien a reçu le nom « Atlanthropus mauritanius ». C’est une branche des « Homo erectus » qui regroupent les restes humains aux caractères semblables, trouvés dans différentes parties du monde. Le site d’où proviennent ces vestiges était connu de longue date. Des ossements fossiles puis des pierres taillées en avaient été retirés dès 1875 au cours de l’exploitation de la carrière. Balavoine, l’exploitant, avait dès l’abord saisi l’intérêt de cette découverte à laquelle s’associèrent très vite les noms de Tommasini, de Pomel et Pallary, spécialistes d’alors. Une première campagne de fouilles fut menée par P. Pallary en 1886. Le paléontologue C. Arambourg reprenait les travaux en 1931, puis de 1954 à 1956. Ces dernières campagnes ont livré plus de mille pièces, essentiellement des pierres taillées dites bifaces, et un imposant matériel osseux qui, associés aux restes humains, donnent au gisement un intérêt exceptionnel et le placent parmi les hauts lieux de la préhistoire mondiale. 

 

 

 

A la fin du XIXe siècle, les découvertes d’outils semblables à ceux de Ternifine se multipliaient dans l’ensemble de l’Algérie tant dans le Nord que dans le Sud où diverses missions d’exploration saharienne en trouvaient sur leurs trajets.  Ces découvertes s’inscrivaient parfaitement dans l’ensemble des connaissances qui se dessinait alors dans le monde et faisaient valoir la présence, en Algérie, d’un homme ancien utilisant des outils semblables à ceux que Boucher de Perthes avait formellement identifiés pour la première fois, en 1832, en France, dans la vallée de la Somme. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




La rue Orali – Casbah d’Alger

14042018

 

 

 

 

 

La rue Orali - Casbah d'Alger  dans Attributs d'Algérienneté 1518350746-431px-alger-algiers-casbah-1900

Rue. Casbah d’Alger, 1900

 

 

 

 

 

 

La prise d’Alger (1830) devait nécessairement amener, au point de vue des habitudes européennes , une tout autre classification des rues de la ville. 

 

 

 

 

 Très-peu de noms anciens furent conservés, et encore furent-ils grotesquement estropiés: d’Aïn-es-Sabath , fontaine de la voûte, on fit la rue du Sabbat;la rue El-Akhdar ou verte, devint la rue du Locdor, inutile onomatopée qui ne signifie absolument rien. Souk-ed-Djama, le marché de la mosquée, fut changé en rue Soggemah

 

 

 

 

 Mais le plus fort en ce genre était l’impasse Orali dont l’emplacement était plus tard occupé par la nouvelle synagogue; son premier nom Ben-Gaour-Ali, ’le fils de l’infidèle Ali‘ lui avait été conservé, chose exceptionnelle!

 

 Or, un arrêté du 18 août 1835 ayant enjoint aux habitants d’Alger « de faire rétablir sur leurs maisons, les noms des rues et les numéros effacés, soit par le fait du blanchiment, soit pour toute autre cause, » il arriva que Ben-Gaour-Ali, privé des cinq premières lettres de son nom, précisément par suite d’un badigeon peu intelligent ou ennemi des noms trop longs, devint Ourali et plus élégamment Orali

 

 

 

 

 Au fait, il eût été plus rationnel de conserver et d’étendre à chaque rue entière le nom principal par lequel elle était désignée. Ce n’était pas chose à dédaigner pour l’histoire, et, comme le vieil Alger disparaît de jour en jour, il sera peut-être très-difficile d’en reconstituer plus tard l’ensemble, faute précisément d’un puissant moyen d’investigation qui échappe désormais, les anciens noms dés rues;.il n’y a rien de futile en ce cas. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Formation du Muwaššah Andalou

12042018

 

 

 

 

 

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1518096288-image005 dans Musique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mutation dans une source arabe ?

 

 

Toutes les tentatives visant à considérer la métrique des Muwaššahs andalous comme une « variante » de la métrique arabe débouchèrent sur un échec. Des auteurs de Muwaššahs ont tenté d’introduire des hémistiches, des segments ou des vers composés sur des mètres arabes n’ont au mieux abouti qu’à produire une structure poétique hybride.Contrairement à la poésie arabe classique, les Muwaššahs  sont strictement strophiques. Par ailleurs, ils ne doivent pas être confondus avec la poésie arabe dite Musammat, du simple fait que celle-ci est strophique.

 

 

 

 

 

Concernant l’apparition des Muwaššahs  en Andalousie, deux hypothèses ont été suggérées : leur caractère strophique est-il un transfert du strophisme (Musammat) de l’époque abbasside, avec la seule différence que l’usage du mètre aurait été sacrifié en raison d’une décadence supposée entraînée par l’influence de l’arabe parlé, ou de langues non arabes (romane ou autres) ? Ou bien s’agit-il d’une simple « évolution » marquant une rupture avec les règles de la métrique arabe aux fins de privilégier le fond poétique ? 

 

 

Certains chercheurs ont réfuté, ces hypothèses sans pour autant proposer d’autres plus adéquates.Si le langage commun arabe classique paraît unir le Muwaššah et le Musammat, la métrique les sépare ; et rien n’indique que les premiers Muwaššahs suivaient la métrique arabe. Même l’agencement des vers présente des particularités inconnues dans la poésie arabe strophique ou monorimée, en particulier en ce qui concerne la césure fréquente non médiane dans un vers. Quant au terme décadence, il est ici complètement inapproprié, car ce concept ne peut s’appliquer ni à l’usage du parler arabe ni à l’introduction de mots non arabes dans la poésie en question. Pareillement, la non-utilisation de la métrique arabe n’est pas justiciable de la qualification de décadence, d’autant qu’il existe bien une poésie arabe parlé qui suit cette métrique. De surcroît, cette poésie est parfois plus éloquente que maints poèmes composés en arabe classique où l’on constate le sacrifice de la grammaire ainsi qu’une vocalisation incorrecte, simplement pour réussir une rime , ou ne pas briser un mètre. En outre, les thèmes poétiques ne sont pas supérieurs dans la poésie arabe classique à ceux d’une poésie en arabe vernaculaire, comme à toute poésie ne suivant pas la métrique arabe. 

 

Il y a eu lieu de souligner aussi que des auteurs de Muwaššahs sont en même temps auteurs de poèmes selon les mètres classiques ; on ne peut les considérer d’un côté à la hauteur de la tradition, et décadents de l’autre. Ou, si l’on estime comme progrès leur renoncement à la métrique arabe, on ne peut les traiter de novateurs d’un côté et traditionalistes de l’autre. 

 

Sur le plan de la composition écrite, les deux genres de poésie : le Muwaššah et la poésie arabe classique strophique ou non ont vécu côte à côte en Andalousie arabe, sans que l’un ne s’imbrique dans l’autre ni ne le menace ou l’éclipse. Et, en dépit de l’influence de la métrique et des thèmes de la poésie arabe classique (louange, satire….) sur les Muwaššahs, les deux genres perdurèrent comme deux structures issues de deux sources distinctes.

 

Au niveau de l’art vocal, comme le souligne Al Ğahiz, le chant arabe est intimement lié à la métrique arabe, et cela est parfaitement compréhensible. A signaler que le mot ši’r (شعر) avant de désigner la poésie, a désigné en arabe même, le chant, sens disparu dans l’arabe dit « littéraire » et par conséquent absent des dictionnaires de celui-ci. Le poème et le chant arabes ont donc une origine commune, et c’est un principe de musique-chant arabe qui a engendré la métrique arabe. Du fait que le mètre arabe le plus anciennement structuré est un mètre tonique nommé raǧaz, nous pouvons induire, que la musique arabe typique était de rythme vif et dansant, hors du chant funéraire. Ce qui diffère du rythme lent du Muwaššah. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rôle de l’Espagne arabo-musulmane ?

 

Peut-on suggérer que le Muwaššah serait à la fois une synthèse de la poésie arabe classique et de genres poétiques pratiqués dans l’Espagne anté-arabe ? Cette hypothèse déjà avancée n’est nourrie par aucun argument fiable. Que l’on puisse y déceler ici ou là quelques traces ténues susceptibles d’alimenter ce type de conjectures, n’en constitue pas moins une démarche spéculative. Par exemple, le romancero comme les autres traditions de chant ancien espagnol, perdurant à ce jour, sont apparus postérieurement aux Muwaššahs, et tous les spécialistes savent que seuls ces derniers influencèrent la poésie des troubadours 
(du XIe au XIIIe siècle), du sud de la France et du nord de l’Italie. En effet, si les Muwaššahs étaient issus du chant populaire espagnol, pourquoi cette catégorie de chant n’est-elle pas advenue avant la deuxième moitié du IXe siècle, les Arabo-musulmans ayant conquis l’Espagne en 711 ? De plus, concernant le chant Muwaššah, selon ce qui nous est parvenu à travers la transmission orale et écrite, les mélodies foncièrement orientales se distinguent de l’esthétique mélodique prégnante de l’Espagne d’avant la conquête musulmane. Enfin, s’ajoute la particularité de la scansion dans le vers Muwaššah inconnue dans la poésie hispanique. 

 

 
 
 
 
A la recherche vaine de l’inventeur du Muwaššah 

Sur l’ »origine » des Muwaššshs (entendre seulement l’agencement des vers), Ibn Bassam signale l’existence d’une tradition arabo-andalouse en précisant que l’inventeur aurait été un certain Muhammad Bin Mahmud (ou Hammud) al-Qabrï. Selon un autre récit remontant à Abd Allah Bin Ibrahim al-Hiǧari cité par Ibn Sa’ïd, d’après Ibn Khaldun, dans sa muqaddima, le créateur serait Muqaddam Bin Mu’afa al-Qabri, un poète de la cour du prince Abd Allah, qui régna de 888 à 912. Muhammad al-Qabri aurait pris des ‘phrases en dialectal, et dans une langue non-arabe’ qu’il a nommé markaz, et sur quoi il aurait construit le Muwaššah. L’Encyclopédie de l’Islam qui mentionne ces versions, ne les tient pas pour fondées et souligne en ces termes leur faiblesse : «  A cause de la difficulté d’interprétation de la terminologie, personne n’a encore réussi à comprendre clairement ce passage dans tous ses détails ». Ibn Bassam ajoute que d’après une autre version, l’inventeur du Muwaššah serait Ibn Abd Rabbih (m. 940).  

 

 

Selon Djalal ad-Din as-Suyuti (m. 1505), cité par M. ‘A. al-Karim dans fann at-tawaših, cette dernière attribution aurait été donnée par le même Ibn Sa’ïd al-Maghribi dans son ouvrage, ‘al-mughrib fi hula al-maghrib (les plus fascinantes ‘histoires’ du Maghreb). En effet, si Ibn Bassam a bien tiré sa seconde « thèse » de al-mughrib de Ibn Sa’ïd, celui-ci aurait fourni deux versions divergentes, car dans son livre ‘al-muqtataf (Anthologie) (sur lequel s’appuie Ibn Khaldun), il attribue l’invention du Muwaššah à Muqaddam bin Mu’afa al-Qabri. 

 

 

 

La « tradition » offre d’autres spéculations sur l’invention du Muwaššah qu’on ne juge pas nécessaires de citer, vu leur caractère fantaisiste. La recherche moderne ne soutient guère ces « thèses ». a titre d’exemples, I. J. Kratchkovsky a déclaré : «  la question sur les origines du Muwaššah..demeure sans réponse »; selon André Miquel, les origines du Muwaššah demeurent obscures » et d’après S. M. Stern: « l’énigme des origines du Muwaššah  garde tout son secret ». 

 

 

 

 

On ne peut parler d’ »invention », au sens ex-nihilo, lorsqu’il s’agit d’un système poétique et encore moins pour un folklore-chant, un art vocal, et ce en quelques lieu que ce soit. Il ne peut s’agir que d’une « invention » collective qui exclut en la manière  l’attribution à un personnage unique d’une création d’un système culturel élaboré. Le plus paradoxal dans ces hypothèses c’est que leurs auteurs se sont contentés de réfléchir uniquement sur l’aspect de l’agencement des vers alors qu’ils sont unanimes à affirmer que le Muwaššah est chant à l’origine. En effet, l’interrogation du fond doit d’abord porter sur l’origine du Muwaššah en tant que chant spécifique, plutôt que sur l’agencement des vers qui en est issu. 

 

 

 

 

 

S’agissant de la propagation de l’agencement des vers du genre Muwaššah, il est pas impossible que l’un des personnages mentionnés dans les hypothèses traditionnelles ait été pionnier dans ce mouvement. A titre d’exemple, prenons le cas de Ibn Abd Rabbih : il pourrait avoir été parmi les premiers, ou, à la rigueur, le premier à avoir composé des spécimens de cette poésie.

Puisque ce personnage admirait Ziryab d’une part, et s’intéressait d’autre part au chant comme on peut le lire dans son livre, l’hypothèse qu’il aurait contribué à la propagation de cette forme poétique serait plausible, d’autant qu’il était originaire de Cordoue où débuta le Muwaššah andalou. Mais, il faut souligner que son ouvrage al-iqd al-farid ne mentionne pas ce nouveau genre poétique, et du fait de l’absence de tout indice, il est hasardeux d’avancer une telle hypothèse. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Conjectures farfelues 

 

 

Les historiens classiques Ibn Bassam, Ibn Sana’ al-Mulk et à leur suite Ibn Khaldun affirment que la finale du poème Muwaššah constitue la base markaz, c’est-à-dire la première pierre de ce genre de poème. Même si ces vers de « finale » étaient tirés de chansons populaires plus anciennes, ce qui n’est pas avéré, ils ne peuvent constituer la base d’un poème ou d’une chanson, ni un « titre » ni un « thème » de ceux-ci. Ils sont simplement un des éléments de l’architecture du poème. A choisir parmi les éléments du poème, la matla’ (مطلع/ prélude) peut davantage être considéré comme « base » parce que son premier vers sert parfois de refrain. En outre, les deux noms attribués à la finale portent deux sens opposés: confrontée au sens imprécis du mot Kharǧa (sortie), la signification de markaz (base) renvoie à une disposition centrale du poème. Entre ces deux noms, seul Kharǧa (sortie, finale) trouve un sens adéquat par rapport à ce qu’elle représente dans le poème. 

 

 

 

 

 

 

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Joueur de oud dans un jardin. Miniature du Hadîth Bayâd wa Riyâd, manuscrit andalou, xiiie siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Muwaššah en Andalousie 

 

 

La « naissance » du Muwaššah en Andalousie, sous le double aspect, agencement de vers et musique, s’appuie sur des systèmes de poésie chantée, introduits par Ziryab, fondateur de l’Ecole de Cordoue. On constate une concomitance entre l’établissement de cette Ecole et l’apparition du Muwaššah. Mais fondateur d’une Ecole ne signifie pas automatiquement créateur du genre de chant-poésie enseigné, en dépit des novations de Ziryab. Il reste que l’habitude s’établit de composer des poèmes sur le modèle du Muwaššah, qu’ils soient chantés ou non. Ainsi, prend corps en Andalousie un genre poétique arabe nouveau. 

 

 

 

 

L’Ecole de Ziryab ne s’était pas limitée au seul chant. Comme auteur de poèmes, davantage engagé dans l’art vocal, Ziryab était, via ses œuvres poétiques écrites, tout désigné pour ouvrir la voie à un nouveau mode de poésie. L’immense prestige de cette Ecole a fait plus que résister au rejet de cette poésie par les lettrés traditionalistes arabes. 

 

 

 

En effet, ce type de poésie ne disparaît pas avec la mort de Ziryab, car sa famille entièrement vouée aux activités de cette Ecole resta proche du pouvoir politique local qui contribua à un dynamisme artistique qu’il avait largement parrainé. L’une de ses deux  filles, Hamduna, a épousé le vizir Hisham bin Abd al-Aziz. En outre, Ibn Hazm, auteur andalou (m. 1064) nous apprend que le frère de ce dernier Aslam (m. 929) poète, versé dans l’art du chant, était particulièrement admirateur de Ziryab. Il persista dans le courant poético-vocal mis en place par ce maître. Il recueillit des chansons de celui-ci, et fut l’un des héritiers de cette mouvance relatée dans les chroniques arabes. Il a aussi écrit sur le chant de Ziryab et sur sa vie. Quoique les œuvres de Aslam bin Abd el-Aziz soient perdues, ce témoignage conforte notre analyse qui établit le lien entre Ziryab et le Muwaššah.

 

 

 

Par ailleurs, l’hypothèse de l’introduction du chant Muwaššah, à travers des émigrants d’origine orientale, installés en Andalousie après la conquête arabo-musulmane, apparaît une opinion peu consistante pour les raisons suivantes :  

 

 

  • Le genre Muwaššah est marqué de spécificités dans les modes, la métrique et l’agencement des vers. Il exprime une identité particulière que l’on ne peut qualifier imprécisément d’orientale. Il ne saurait donc provenir de migrants établis en Andalousie, venus de différentes régions de l’Orient arabo-musulman. Une apparition de cet art due à des émigrants installés partout en Andalousie a peu de chance de se structurer au point de former une seule Ecole, ou un système cohérent autonome. Par conséquent, l’apparition du Muwaššah ne peut résulter que de l’œuvre d’une Ecole bien organisée. 

 

  • En outre, si cet art était l’œuvre de ces migrants, il aurait vu le jour dans de multiples régions d’Andalousie et non pas à Cordoue exclusivement, et à une date antérieure à celle qui a marqué son début, c’est-à-dire à une date plus proche du temps de la conquête arabe, et non pas deux siècles après.  

A partir d’une satire très offensante contre Ziryab qui aurait été composée par le poète traditionaliste Yahia al-Ghazal (m. 864), des chercheurs ont soutenu que cette attaque ne pouvait avoir d’autres motifs que celui de la violation par Ziryab du « tabou » de la composition poétique, par l’introduction en Andalousie d’un modèle de poème trahissant la métrique arabe classique, mais rencontrant un grand succès. A cela s’ajoute la jalousie du milieu artistique et littéraire proche de la Cour (cas de al-Ghazal), en raison des privilèges importants accordés par le prince de Cordoue à Ziryab. Ces chercheurs écartent en effet le chant comme mobile de contestation et de jalousie de al-Ghazal, car celui-ci ne s’y intéressait pas. D’autres motifs sont difficilement imaginables, car Ziryab était de conduite morale irréprochable. Al-Maqqari en fait l’éloge : il était symbole de courtoisie, de douceur et de bonté d’âme, alors que al-Ghazal ne pouvait pas prétendre à ces qualités. Enfin, Ziryab n’était pas le seul originaire de Mésopotamie établi en Andalousie. Les historiens, andalous notamment, signalent la présence dans ce pays de chanteurs et chanteuses originaires de cette aire géographique avant et après Ziryab. C’est pourquoi on ne peut exclure leur participation dans la propagation du chant Muwaššah en Andalousie, au sein même ou en dehors de l’Ecole de Ziryab. L’architecture mélodique de ce type de chant a connu ultérieurement des influences régionales, mais a gardé son nom d’antan ainsi que son noyau mélodieux d’inspiration sacrale. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aspect Mystique du Muwaššah 

 

 

Selon Jésus Greus, Ziryab prodiguait un enseignement de chant imprégné de métaphysique (entendre mystique). Ce jugement renforce l’hypothèse attribuant l’introduction du chant Muwaššah à Ziryab. Le souffle mystique des Muwaššahs a incité et incite encore Arabes et Juifs à les chanter dans des lieux de cultes ou durant des cérémonies religieuses, renfoncés par une familiarité culturelle commune moyen-orientale. 

 

 

 

Le Muwaššah fait son entrée à la synagogue : adopté rapidement par les Juifs d’Andalousie dont une partie est originaire d’Orient, et auxquels le chant synagogal mésopotamien est familier. Cette familiarité a poussé certains chercheurs comme Millas Vallicroza (orientaliste d’Espagne) à proposer une origine juive du Muwaššah andalou. Il s’agit d’une pure spéculation. Car on sait, d’une part que les auteurs juifs de Muwaššahs sont postérieurs aux auteurs arabes, et d’autre part qu’ils ont adopté le nom

Muwaššah en le transcrivant simplement en hébreu pour nommer leur création selon ce modèle. Enfin, si le Muwaššah était œuvre juive en Andalousie, il serait apparu bien plus tôt, puisque des juifs se trouvaient dans la Péninsule ibérique de nombreux siècles avant l’apparition, dans la contrée, de ce genre de chant.

  

 

 

 

La spécificité sacrale du Muwaššah a facilité son usage dans des cérémonies chiites en Irak, mais sous le seul nom de Muwaššah, sans l’adjectif « andalou ». En particulier, ce chant est pratiqué pour commémorer le meurtre de l’Imam Hussein bin Ali (m. 680), ou pour fêter la naissance du prophète de l’Islam Muhammad (m. 632). Cette dernière célébration est connue aussi chez les Sunnites d’Irak. La persistance du Muwaššah en Mésopotamie découle de son enracinement millénaire et de son inhérence au sentiment religieux. Le chant des Eglises mésopotamiennes en témoigne, bien évidemment, aussi. Les différents mouvements mystiques musulmans apparus en Irak au sein desquels le chant était de rigueur, ainsi que l’expansion de leurs écoles vers les pays musulmans voisins ont joué un rôle dans l’introduction de genres musicaux locaux. Avec le transfert de cérémonies festives comme celle de ‘Ashoura’ vers l’Iran, le chant qui les accompagne a fait souche. Venant d’Andalousie, Muhyi ad-Dîn bin Arabï introduit le Muwaššah à Konia en Turquie, pour un usage mystique d’abord. Et à l’époque moderne, Othman al-Mawsili (m. 1923), pour ne citer qu’un seul artiste, a été maître en Turquie de ce genre de chant et de musique, appelé aussi Muwaššah. Il est important de signaler l’expansion vers les pays musulmans de l’Asie centrale de cette tradition musicale de Muwaššah nommée aussi Maqam (ici Maqam renvoie à n’importe quel chant de la tradition ancienne). 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une étude de cas à Méditer 

 

 

L’aspect mystique du genre Muwaššah appelle une analyse bien plus rigoureuse que celle que l’on rencontre dans la plupart des écrits anciens et contemporains. On veut soulever ici la problématique des sources non fiables et de leurs conséquences sur la formation ainsi que sur la circulation d’un savoir tronqué et mythifié avec son cortège d’idées et autres opinions extravagantes, parfois absurde, qui en découlent. Aux fins d’illustrer ce propos, on va émettre quelques critiques que l’on se doit de formuler à l’égard des chercheurs peu soucieux de rigueur historique et scientifique. Ainsi, ce n’est pas parce que le chant Muwaššah véhicule un souffle mystique et qu’il a fleuri dans la Péninsule ibérique que l’on peut induire automatiquement un lien avec la ‘liturgie chrétienne’ et, encore moins, avec celle de l’Occident latin, comme a cru bon l’affirmer Ahmad Sefta*, en ces termes : 

‘’La nuba Raml al-Maya (mode musical) remonte loin dans les temps. Elle tire sa splendeur et son esthétique mélodique du chant des Chrétiens (rum). Elle a évolué en s’enrichissant auprès des Arabes mais en préservant ses mélodies d’antan. Ces mélodies qui sont connues dans les milieux chrétiens à travers le mode, et chantées dans les églises lors des offices. Si on compare la nuba Raml al-Maya et les cantilations liturgiques connues par ‘’san șularm’’ (transcription littéraire), on constate que la différence sur le plan de la musique et de la composition est minime’’. 

 

 

 

 

 

 

Ce mode d’ »analyse » est représentatif d’une rédaction peu précise répandue dans des ouvrages en langue arabe notamment, mais aussi en d’autres langues. On y relève trop souvent des expressions et des assertions inexactes, présentées comme le résultat d’une recherche historique et scientifique. 

 

 

 

 

 

 

Pour permettre à chacun de juger sur pièce, on reproduit ci-après le paragraphe en langue arabe, dont la traduction est donnée ci-dessus, et on en note les insuffisances formelles : 

 

 

 

 

 

ان لنوبة رمل الماية تاريخا قديما، لقد أخذت رونقها و حسن غناءها من الغناء الرومي ثم تطورت عند العرب و توسعت و لكنها حافظت

على نغماتها العتيقة تلك النغمات التي لازالت معروفة في الأوساط المسيحية العالمية، فهي التي تغنى في الكنائس عند الصلاة و اذا قارنا بين نوبة رمل الماية و بين التراتيل الملحنة للقداس المعروفة بسان صولارم نرى أن الفرق بينهما قليل في الموسيقى و التلحين.

 

 
 

 

 

  • Faute grammaticale en 1e ligne du paragraphe غناءها alors que l’écriture correcte est غنائها puisque ce mot est complément de nom. 

 

 

  • Mais aussi concernant les deux mots « arabes » san șulam سان صولارم impossible à comprendre, et qui n’ont été éclairés qu’après maintes recherches, alors qu’il aurait suffi d’une note de bas de page pour en faciliter la lecture et la compréhension, en signalant simplement qu’ils se réfèrent à l’Abbaye de Solesmes. Ce qui rend le mot Solesmes incompréhensible, c’est qu’en arabe il a été fautivement transcrit avec une « r » qui n’a aucune raison d’être et une « s » emphatique ص « ș ». 

Voilà pour les remarques de formes très dommageable à une appréhension correcte du texte. Cela dit, ces quelques observations non exhaustives n’épuisent pas, loin s’en faut, la critique musicologique de fond quant à la référence à l’Abbaye de Solesmes. Plus fondamentalement donc:  

 

On sait que dans l’arabe parlé maghrébin le mot rumi (avec le suffixe de l’adjectif de relation relatif à rum, collectif peu usité) se réfère aux non-musulmans, étrangers, européens et, plus généralement, désigne les Chrétiens. Or, il est important de savoir que ce mot, à l’origine, dans la littérature arabe se réfère aux Grecs (même origine que ruman: les Romains, en arabe). Avec tous ces sens, il est impossible, d’un point de vue arabe classique, de savoir à quoi l’auteur renvoie précisément. Dès lors, recourir à des termes équivoques et inappropriés qui encombrent tant d’écrits anciens et contemporains, présentés comme des vérités établies, contribue de fait à obscurcir la connaissance sur un domaine que l’on prétend vouloir éclairer. Et cette pratique entraîne des conclusions gravement erronées, en l’occurrence :          

 

 

 

  • L’Eglise chrétienne primitive n’a jamais institué une « liturgie » quelconque. 

 

  • La différence radicale entre les liturgies chrétiennes (au pluriel) n’autorise aucune généralisation visant à mentionner un chant liturgique chrétien au singulier. Leur lien à des rituels anté-chrétiens locaux explique leurs différences selon les contrées.  
  •  Lorsque les liturgies chrétiennes se sont constituées, une école de chant unique ne s’est pas formée pour autant. 
     
  • L’esthétique du chant Muwaššah, répétons-le, se distingue assez clairement des liturgies chrétiennes latine et byzantine. Dès lors, user de l’expression « différence minime » lorsque l’on compare la nuba submentionnée aux cantillations liturgiques pratiquées en l’Abbaye Solesmes, c’est-à-dire au chant grégorien, représente, au plan musicologique une affirmation strictement non signifiante, sauf à en développer une augmentation sur les points de concordance et de différence, par exemple en matière de comparaison entre les échelles musicales auxquelles l’auteur paraît faire référence. 
  •  Enfin, si l’on examine sous un prisme d’ethnocentrisme culturel ces quelques remarques tirées du court paragraphe de A. Sefta que on vient d’analyser, un autre élément critique mérite d’être mis en relief. C’est-à-dire l’absence de questionnement pertinent quant à l’emploi de mots et d’expressions qui perpétuent des mythes et des clichés avec comme finalité le formatage d’une pensée incapable d’atteindre, sinon une juste compréhension historique et scientifique de faits culturels, du moins la présentation d’un savoir rigoureux incitant à approfondir la recherche sur des points non encore complètement élucidés. 

    On relève aussi, sans doute au corps défendant de l’auteur, l’intériorisation et le renforcement d’un ethnocentrisme culturel européen, en raison du lien « originel » non fondé établi avec une liturgie occidentale. De même, soulignons l’utilisation de mot « fourre-tout » comme rum rumi et/ou le recours à des références comme « Abbaye de Solesmes » non porteuses de sens idoine par rapport au sujet traité. 
       
     

 
 
 

 

 
 
De Bagdad à Cordoue  
 

Il est communément admis que sous le califat abbasside, Bagdad a connu des écoles ou des cercles actifs de musique et de chant qui eurent des ramifications hors d’Irak. Ziryab quitte Bagdad vers le début du premier quart du IXe siècle dans des conditions restées jusqu’à présent obscures.  Il s’installe à Cordoue, en Andalousie, après quelques escales encore impossibles à préciser. Comme les sources classiques peu nombreuses divergent sur les circonstances du départ de Ziryab. Si la version de al-Maqqari, la plus longue, s’inspire largement de l’ouvrage ‘al-muqtabis’ (ou al-muqtabas) attribué ‘’avec plus ou moins de sécurité’’ selon l’expression de l’Encyclopédie de l’Islam à Ibn Hayyan, cela ne veut pas dire qu’elle est sans erreurs ou « complète », d’autant que rien ne permet de la conforter. Cependant, cette version fournit le plus d’éléments en ce qui concerne les activités de Ziryab en Andalousie, épisode le mieux connu. Ces éléments ne sont pas en désaccord avec les autres sources, ce qui peut donner crédit sur ce plan à leur authenticité. Le prince omeyyade de Cordoue ‘al-Hakam’ Ier bin Hisham (m. 822) qui a toujours souhaité nouer des liens culturels directs spécifiquement avec Bagdad, a accepté une requête de Ziryab qui serait trouvé alors au Maghreb et qui aurait manifesté le souhait de se rendre en sa principauté. D’après ‘al-Maqqari, sous l’autorité de Ibn Hayyan, le décès de al-Hakam Ier eut lieu alors que Ziryab était arrivé à Algesira, se dirigeant vers Cordoue. 

Un moment découragé, il aurait envisagé de renoncer à son projet de s’installer à Cordoue. L’intervention de Mansur al-Yahudi, messager du prince de Cordoue l’en aurait dissuadé. Le fils de al-Hakam, le prince Ab dar-Rahman II (m. 852) a concrétisé le désir de son père en soutenant Ziryab sur tous les plans. Celui-ci établit à Cordoue une école de musique-chant, qui accueillit notamment ses dix enfants, dont les quatre premiers n’étaient pas natifs de Cordoue.  Le soutien exceptionnel que l’artiste a rencontré s’inscrit dans la profonde volonté des deux princes cordouans (père et fils) de diffuser, voire même d’imposer dans leur contrée, la culture et l’art de Bagdad. 

La fascination des gouverneurs arabo-andalous pour l’Orient et ses cultures est connue de tous, mais ces deux princes tenaient particulièrement à tout ce qui venait de Bagdad en matière de culture et de mode de vie, et tentaient de l’imposer à leur société. Ce même intérêt explique en outre ce dont parlent les historiens andalous à propos du succès que rencontrèrent les modes d’habillement, les coiffes, les recettes de cuisine etc., introduits par Ziryab. 

De plus, il était de l’intérêt de ces princes omeyyades dont la dynastie avait gouverné le monde arabo-musulman avant d’être évincée par les Abbassides pour se trouver à la tête de seule l’Andalousie, de rivaliser avec ces ennemis. Se procurer toutes les réalisations civilisationnelles de Bagdad capitale des Abbassides, et accueillir en le soutenant au plus haut degré l’artiste dissident Ziryab qui a quitté cette zone, voilà d’autres raisons qui expliquent les démarches des princes d’Andalousie.  

 

 

Il convient d’ores et déjà de préciser ce que nous entendons par « Andalousie » : c’est l’Andalousie musulmane qui a groupé à un moment donné l’écrasante majorité des provinces de la Péninsule Ibérique. Le nom Andalousie a été donné à toutes ces provinces occupées progressivement du sud au nord, avant de se trouver restreint avec la perte de ces provinces à partir du nord, jusqu’à se réduire à une partie du sud et y demeurer. Toutefois, la région de Cordoue, capitale, constitue le point central de l’Andalousie concernée. De nos jours, elle est l’une des huit provinces de l’Andalousie moderne. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

*: Auteur du livre : (دراسات في الموسيقى الجزائرية), 1988 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
موشح ادر لنا الأكواب / القرن 12 م 
 
 
 
أدرلنا أكواب يُنسى بها الوجد … واستحضر الجُلاس كما اقتضى الودّ
دِنْ بالصِبا شرعاً … ما عشت يا صاح
ونزّه السمعا … عن منطق اللاَّحي
فالحكم أن تسعى … عليك بالراح
اناملُ العُنَّاب ونُقْلك الورد … حُفَّ بصُدغَي آس يلويهما الخدّ 
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Le Cheval Arabe: Observations de l’Emir Abd El Kader

10042018

 

 

 

 

 

Le Cheval Arabe: Observations de l'Emir Abd El Kader  dans Attributs d'Algérienneté 1518276201-s-l16002

Cheval Arabe / Algérie 1880 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand il n’y a pas de notoriété publique, c’est par l’épreuve, par la vitesse unie au fond, que les Arabes jugent les chevaux, qu’ils en reconnaissent la noblesse, la pureté de sang; mais les formes révèlent aussi leurs qualités. 

 

 

 

Un cheval de race est celui qui a : 
Trois choses longues. — Trois choses courtes. — Trois choses larges. — Trois choses pures. 

Les trois choses longues sont : les oreilles, l’encolure et les membres antérieurs; 
Les trois choses courtes sont : l’os de la queue, les membres postérieurs et le dos; 
Les trois choses larges sont : le front, le poitrail et la croupe 
Les trois choses pures sont : la peau, les yeux et le sabot. 

 

 Il doit avoir le garrot élevé, les flancs évidés, dépourvus de chair. 
 

 

 

 

La queue doit être très-fournie à sa racine afin qu’elle remplisse l’espace entre les cuisses. 
« La queue ressemble au voile de la fiancée. » 

 

 

 

L’œil du cheval doit s’incliner paraissant regarder le nez, comme l’œil de l’homme qui louche. 
« Semblable à une belle coquette qui louche à travers son voile, son regard tourné vers le coin de l’œil perce à travers la crinière, qui, comme un voile, lui couvre le front. » 

 

 

 

 

Les oreilles, .:- elles ressemblent à celles de l’antilope effrayée au milieu de son troupeau. 

 

 

 

 

Les narines : — larges. 
« Chacune de ses narines ressemble à l’antre du lion, levent en sort quand-il est haletant. » 

 

 

 

 

Les boulets : — petits. 
« Les boulets de leurs jambes de derrière sont petits et les muscles des deux côtés de la muraille sont proéminents (les parties interne et externe du paturon). » 

 

 

 

 

Le toupet : -fourni. 
« Au temps de la peur, monte une cavale légère dont le front est couvert par une crinière épaisse. » 

 

 

 

 

Les cavités dans l’intérieur des narines entièrement noires ; si elles sont partie noires et partie blanches, le cheval est de médiocre valeur. 

 

 

 

 

Le sabot : — arrondi. 
«Le sabot ressemble à la coupe de l’esclave. » 

 

 

 

 

Les fourchettes : — dures et sèches. 
« Les fourchettes cachées sous les sabots se découvrent quand il lève les pieds et ressemblent, par leur dureté, à des noyaux de dattes, s’échappant, sans se briser, sous le coup d’un pilon. » 

 

 

 

 

Les fanons : — épais. 
« Ils ont des fanons qui ressemblent aux plumes noires cachées sous l’aile de l’aigle; comme elles, ils deviennent noirs dans la chaleur du combat.» 

 

 

 

 

Le sabot : — dur. 
« Ils marchent sur des sabots durs comme les pierres d’une eau stagnante, couverte de mousse. » 

« Quand mon cheval court vers un but, il fait entendre un bruit semblable à celui des ailes qui s’agitent, et son hennissement ressemble à la voix mélancolique du rossignol. » 

« Son col est long et gracieux comme celui de l’autruche  mâle ; son oreille est fendue en deux et son œil noir plein de feu. »

« Par son élégance, il ressemble à une image peinte dans un palais, il est majestueux comme le palais lui-même. » 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 





La Zerda et les chants de l’oubli

8042018

 

 

 

 

 

« Zerda » film de Assia Djebar datant de 1981 qui fut primé à Berlin deux ans plus tard…Les Algériens en avaient dit qu’il était timoré et peu convaincu et les Français en avaient pensé qu’il était d’une trop forte agressivité. 

 

 

Mais ce film, travail de compulsion d’archives cinématographiques françaises, est d’une histoire du Maghreb visualisée de 1911 environ à 1941.  

 

 

 

Assia Djebar visionna pendant des heures et des jours tous les documents filmiques et photographiques et eut l’idée, quand elle ne garda plus que quelques….vingt-quatre heures d’images, de composer son film autour de l’ensemble du Maghreb, Algérie, Maroc, Tunisie avec quelques brèves séquences sur la Libye et même sur l’Egypte colonisée. 

 

 

Ce film violent, parfois torturant, raconte les douleurs terribles endurées par les Maghrébins à la recherche de leur liberté et de leur dignité. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 







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