Les anciens fondouks d’Algérie

29092016

 

 

 

 

Il existait, dans toutes les villes algériennes de quelque importance, des fondouks ou caravansérails correspondant aux principaux points avec lesquels elles entretiennent des relations; ces fondouks servent à la fois d’hôtelleries et d’entrepôts; ce sont aussi des lieux de réunion, de départ et d’arrivée pour les caravanes qui se dirigent sur ces points ou qui en viennent. Si les villes desservies sont assez considérables, les départs ont lieu périodiquement; dans tous les cas, le jour où une caravane doit se mettre en route pour telle ou telle direction est arrêté à l’avance par le chef des muletiers ou des chameliers; et, pour le connaître, il suffit de se présenter au fondouk : c’est là qu’on obtient tous les renseignements.

 

 

 

 

 

 

 

 

Les anciens fondouks d’Algérie   dans Photos 16092607573939333

 

160926075556595037 dans Photos

Dans un fondouk, place du Colonel Pein, un jour de marché. Bou-saâda / Années 30 

 

 

 

 

160926080702710788 

160926080714464405

Scènes & types : fondouk dans le sud / Algérie

 

 

  

 

 

160926081507771160

Un Fondouk – Gros plan / Algérie

 

 

 

 

160926082855244547  

Dans le Fondouk – BISKRA / 1904

 

 

 

 

 

160926083032191550  

Chameaux dans un Fondouk – Algérie / 1906 

 

 

 

 

 

16092608370186973

Centenaire en 1930Ghardaïa – L’Entrée du Fondouk

 

 

  

 

 

160926083735789653

Un Fondouk – Batna

 

 

  

 

 

160926084154505863

Cave coopérative de Fondouk construite en 1932 – Mitidja / 1950

 

 

  

 

 

160926084444636172

Fondouk. Les Ecoles – Alger

 

 

  

 

 

160926084825242944

Fondouk Arabe – Algérie

 

 

  

 

 

160926085126734090 

Fondouk Arabe – Algérie

 

 

  

 

 

160926085436629050 

Entrée d’un Fondouk

 

 

 

 

 

160926085629860580 

Fondouk (Khemis El KhechnaBoumerdès) / 1950

 

 

  

 

 

160926090033684690

Entrée d’un fondouk – Tlemcen

 

 

  

 

 

160926090744871763 

160926090731842657 

Place du Caravansérail animées – Constantine / 1908

 

 

  

 

 

160926091135511913

Fondouk de Sidi Makhlouf

 

 

  

 

 

160926103451316763

Caravansérail (Fondouk) El Mesrane très animées – Sud algérien / 1910

 

 

  

 

 

16092610382290196

Caravansérail de Mitlili 

 

 

 

 

 

 160926104454296130

Fondouk de Smilia – Sud algérien

 

 

  

 

 

160926104921233564

Promenade de l’Étang la porte du Caravansérail – Oran /1968

 

 

  

 

 

160926104941898889

Fondouk dans le sud algérien

 

 

 

 

 

16092610541530057

 Fondouk de la Rahouïa

 

  

 

 

 

160926110002288693

Place du caravansérail très animée – Constantine / 1911

 

 

 

 

 

 160926105936433663

Marché & fondouk – Boufarik / 1900

 

 

  

 

 

160926110714240952

Devant le fondouk de Boufarik

 

 

  

 

 

1609261110533109

 Un Coin du Caravansérail – Constantine

 

 

 

 

 

 

160926111707198836 

Fondouk de Tilrhemt (Hassi R’Mel ) / 1900

 

 

  

 

 

160926113622534939

Porte d’Alger ; la mosquée, le Fondouk, les remparts romains – Sétif / 1861 – 1862

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

N.B: Pour afficher les photos en taille réelle: Clic droit sur la photo >> Ouvrir l’image dans un nouvel onglet. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Les paradigmes d’adjectifs en dialecte algérien

27092016

 

 

 

 

La classe des adjectifs comprend, entre autres, deux paradigmes qui se rattachent à la forme quadrilatère.

 

 

Le premier prend un élif (ا) avant la dernière radicale; le second met un élif (ا)  après la deuxième radicale, et un ‘ia’ à la fin.

 

 

 

1er paradigme ;

 

 

زروال, zeroaâl «qui a un trait dans l’œil», du verbe zerouel.

زعباط , zaabât « qui a l’habitude de ruer», racine zaabat.

كعوان , kaouân «qui marche clopin-clopant», racine kaouen.

خلواط, kheloaât «qui n’a pas de suite dans les idées»,racine خلط. Dans certaines régions, notamment les gens de Bône, prononcent kherouât.

 

 

 

 

2e paradigme ;

 

 

 فوارغي, foaareghi «adonné à la fainéantise», racine فرغ.

برادعي, bradèi « fabricant de bâts», racine berdaa.

زرازحي, zrazehi «astucieux», racine zerzah.

زوالي, zaouâli « pauvre», racine zal?

تفاتفي, tefâtefi, « qui s’occupe à des bagatelles», racine teftef.

دخاخني, dekhâkheni « fumeur», racine dokhkhan,« fumée».

فراكسي, frâkesi «saltimbanque»,racine ferkess. ,

جغابلي , djeghâbeli «rabâcheur», racine djeghbel.

  

 

 

 

 

 

Il existe un troisième paradigme d’adjectifs qui intercale un élif et un ia entre la deuxième et la troisième radicale, et place un autre ia à la fin. En voici des exemples :

 

 

فرايجي ,  frâidji « amateur de spectacles, curieux», de la racine ferdja.

صنايعي , sanâie’i «industrieux», du substantif sanaa.

نزايعي , nezâiei « querelleur», racine naza.

ضلايلي, dhelâili « injuste», de la racine dhall.

كرايشي , krâichi «qui sacrifie tout pour satisfaire sa gourmandise, son ventre» (kerch).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




L’ARCHITECTURE MÉSOPOTAMIENNE DU 7e au 4e MILLÉNAIRES (2ème partie)

25092016

 

 

 

 

L’ARCHITECTURE DE PLAN COMPLEXE

 

 

 

L'ARCHITECTURE MÉSOPOTAMIENNE DU 7e au 4e MILLÉNAIRES (2ème partie) dans Architecture & Urbanisme 160923112818893132

 

 

 

 

Les deux autres types architecturaux représentés en Mésopotamie marquent, par rapport au précédent, une différence fondamentale et constituent un progrès décisif dans l’histoire de l’architecture. Ils offrent, pour la première fois, une architecture de plan complexe. Plus que l’augmentation spectaculaire de la taille des constructions (8-25 x 6-15 m) ou du nombre de pièces (10-15), il importe de retenir l’organisation du système des circulations internes permettant de se déplacer à l’intérieur même du bâtiment, qui devient ainsi une unité architecturale que l’on peut qualifier véritablement de « monumentale ». Cette « révolution » architecturale paraît liée à une innovation technologique, l’utilisation de la brique crue moulée. C’est en effet aux civilisations de Samarra et d’Obeid que l’on peut attribuer la fabrication, sur une grande échelle, de ce matériau de construction. La fabrication en série répond à la nécessité d’obtenir un nombre suffisant d’éléments de même module pour mettre en œuvre une conception d’ensemble préalable et, d’une certaine manière, standardisée. Mais si les civilisations Samarra et Obeid obéissent toutes deux au même principe d’organisation architecturale, elles diffèrent cependant dans les applications qui en ont été faites, si bien que chacune d’entre elles offre à cet égard une spécificité remarquable.

 

 

 

L’architecture de type Samarra. C’est sur le site de Sawwan que les archéologues irakiens ont mis au jour les exemples les mieux conservés et les plus nombreux de l’architecture de type Samarra. Ce qui frappe, au premier abord, dans ces bâtiments, c’est la dissymétrie dans la disposition des espaces intérieurs, où alternent des pièces barlongues et oblongues de tailles différentes, selon un rythme répétitif (forme générale en T, par exemple), mais irrégulier. Le deuxième trait caractéristique est constitué par le système de communication qui repose le plus souvent sur l’enfilade, c’est-à-dire l’alignement des points de passage sur un même axe. Un dernier point commun, d’ordre technologique, est la présence de contreforts aux angles du bâtiment ainsi qu’à la jonction des murs intérieurs avec les murs extérieurs. Ils peuvent s’expliquer par l’existence d’un niveau supérieur aménagé (terrasse ou étage), hypothèse rarement évoquée, mais rendue plausible par la présence d’escaliers extérieurs signalés par les fouilleurs.

 

 

 

 

 

160923111123666637 dans Architecture & Urbanisme

L’évolution de l’habitat à Tell Sawwam en Iraq  

 

 

 

 

 

Peu de sites, à part Sawwan, ont livré des plans de bâtiments complets. Les plans des constructions de Choga Mami, même s’ils ne présentent pas le même degré de complexité, appartiennent bien, cependant, à la même famille architecturale, avec notamment le même souci de la communication en enfilade. Une construction très voisine est signalée à Sungur A dans la région de Hamrin. Au principe de l’enfilade s’ajoute ici, comme à Sawwan, l’alternance des pièces oblongues et barlongues.

 

D’autres plans, incomplets, peuvent être rattachés à la même tradition. C’est le cas du niveau V de Hassuna et des vestiges retrouvés à Baghouz.

 

 Après avoir identifié la spécificité de l’architecture Samarra, on peut s’interroger sur la nature des bâtiments retrouvés. Les constructions de Sawwan ont été interprétées, selon certains fouilleurs, tantôt comme des greniers, tantôt comme des temples. Il paraît plus plausible de les considérer comme de grandes maisons d’habitation, ou comme de grosses fermes, peut-être partiellement couvertes d’un niveau supérieur. La présence simultanée de nombreux exemplaires identiques dans un même niveau (niveau III A de Sawwan, par exemple ne convient pas très bien aux premières hypothèses, car on conçoit mal un village composé uniquement de sanctuaires ou de bâtiments de stockage.

 

L’interprétation des constructions retrouvées à Choga Mami ou Sungur A reste plus délicate, car la petite taille des pièces (1,50 – 2, 00 m) les rend peu propices à l’habitation. On est donc amené à supposer, soit que les maisons d’habitation se trouvaient ailleurs sur le site – l’exiguïté des surfaces fouillées permet au moins de poser l’hypothèse -, soit que les pièces d’habitation se trouvaient au niveau supérieur, les pièces retrouvées par la fouille au niveau du sol servant alors au stockage.

 La répartition géographique des sites offrant de l’architecture de type Samarra, dont on peut situer le floruit vers 5.600 – 5.000 montre une implantation plus centrale, en Mésopotamie, que la civilisation Halaf. Mais c’est pourtant vers le nord et vers l’ouest qu’il semble bien que l’on doive chercher l’origine de cette tradition architecturale. En effet, le double principe sur lequel elle repose est déjà présent dans des constructions néolithiques de la seconde moitié du 7e millénaire (6.600-6.000 B.C.) retrouvées dans la moyenne vallée de l’Euphrate, sur les sites de Abu Hureyra et Bouqras. La parenté des plans et donc de l’organisation intérieure des constructions paraît assez évidente pour pouvoir être prise en considération. Le « relais » qui aurait permis la transmission de cette conception architecturale se trouve sur des sites de la Mésopotamie septentrionale, dans une région déjà évoquée à propos du Halaf. On rencontre en effet, vers le début ou le milieu du 6e millénaire (6.000-6.500 B.C.) à Umm Dabaghiyah et Yarim I la coexistence d’une architecture de plan simple et d’une architecture de plan complexe, composée de petites cellules juxtaposées. Si l’hypothèse selon laquelle ce second type d’architecture constituait non pas une maison d’habitation, mais un bâtiment à usage collectif (entrepôt, magasin etc.), on serait en présence d’un des premiers exemples de « différenciation » architecturale. La « spécialisation » architecturale dont on peut aussi soupçonner l’existence sur des sites comme Choga Mami ou Sungur A, aurait trouvé une première application dans le courant du 6e millénaire, dans le nord de la Mésopotamie.

 

Il semble donc bien, dans l’état actuel des connaissances, que ce soit sur l’Euphrate et dans le Sinjar qu’il faille chercher les origines de l’architecture de type Samarra, dans une région où l’architecture rectangulaire complexe a fait l’objet, plus tôt que partout ailleurs, d’un traitement privilégié. Cette hypothèse permet de reposer la question des rapports entre les différentes civilisations qui s’y sont rencontrées.

 

 

 

L’architecture de type Obeid. Tout en offrant une organisation complexe, l’architecture Obeid répond à des règles antithétiques et, d’une certaine manière, moins originales. Tout, en effet, y paraît subordonné à la recherche d’une symétrie. Le principe consiste à disposer autour d’un espace central, très probablement couvert, des pièces de formes et de tailles variées. Dans leur état le plus achevé, on obtient des constructions de grande taille (15-20 x 5-15 m) dans lesquelles les éléments de contraction (briques crues moulées) participent, dans leur agencement même, au décor architectural. Le décor à redans constitue ainsi l’un des traits remarquables de l’architecture Obeid. La répartition des espaces intérieurs fait que l’on a donné parfois à ce type de plan le nom de « plan tripartite », définition commode, mais qui ne rend pas compte de la totalité de la documentation architecturale, dont la caractéristique reste la volonté de disposer symétriquement un certain nombre de pièces de tailles et de formes différentes, de part et d’autre d’un espace central rectangulaire dont la taille dépasse nettement celle des autres pièces. La présence d’un niveau supérieur, comme dans l’architecture Samarra, est probable. Elle se déduit de l’existence de certaines pièces, étroites et allongées, dont la seule destination logique est de servir de cage d’escalier.

 

Le grand nombre de sites occupés et la durée de l’époque Obeid, qui s’étend sur environ deux millénaires (5.600-3.700) font que ce souci de perfection a atteint, selon les périodes et les endroits, des degrés divers.

 

Si les niveaux profonds d’Eridu (XVII – ХV) n’offrent pas, vers 5.600 – 5.000, de constructions très caractéristiques, avec des maisons monocellulaires rectangulaires ou carrées, on notera cependant la présence d’un foyer central construit et, au niveau XVI, du décrochement dans l’un des murs, traits que l’on retrouvera, amplifiés et transformés dans les niveaux supérieurs. On rencontre, en revanche, dès le niveau XVIII de Gawra, vers 5.000-4.500, un bâtiment offrant une disposition conforme aux principes énoncés. Il succède à une construction moins bien conservée, mais conçue de manière semblable.

 

 Les niveaux XI-VIII d’Eridu (4.500-4.100) n’ont livré que des plans partiels, mais où la conception d’ensemble se laisse parfaitement deviner. Dans le même temps, deux constructions du niveau XV de Gawra reprenaient les dispositions antérieures.

 

Dans la phase finale de la civilisation Obeid (4.100- 3.700), plusieurs constructions «monumentales» ont été fouillées à Eridu, niveaux VII-VI ou à Gawra, niveau XIV, avec un bâtiment posé exceptionnellement sur un soubassement de pierres, mais respectant les mêmes principes de symétrie dans son agencement, ainsi qu’au niveau XIII, avec les trois « temples », tandis qu’au niveau XII, on retrouve, les dispositions connues déjà depuis les niveaux XVII-XV.  

 

Plus récemment, d’autres constructions de la même famille architecturale ont été signalées à Oueili et à Uruk. Les dernières découvertes dans la région de Hamrin viennent enfin d’enrichir considérablement la documentation architecturale de l’époque Obeid, en introduisant même ce qui paraît être une variante régionale.

 

On a retrouvé à Kheit Qasim III, associée à un bâtiment de plan « classique » (10 x 10 m) avec murs à redans, une autre construction (14 x 10,5 m) de plan « cruciforme », composée de trois unités principales, en forme de T, disposées perpendiculairement. Le fouilleur insiste bien cependant, et à juste titre, sur le fait que « malgré quelques petites irrégularités dans la symétrie, c’est l’axe long du hall principal qui est privilégié; en effet, les unités latérales se répondent, ainsi que les éléments constituant l’unité I ». On retrouve donc bien dans cette architecture modulaire, le principe général de l’architecture Obeid.

 

Plusieurs exemplaires de cette variante ont été retrouvés dans un même niveau sur le site de Abbadeh, avec des degrés différents de « pureté » par rapport à un modèle idéal. Ils accompagnent, comme à Kheit Qasim III, une construction pourvue de murs à redans. On possède moins de détails sur Rachid, qui offrirait une architecture analogue à celle d’Abbadeh. Sungur В a livré un bâtiment incomplet de plan plus nettement cruciforme. A Sungur C, les vestiges retrouvés n’offrent pas de plan très cohérent. C’est aussi le cas à Ayyash, où l’on retrouve cependant des murs à redans.

 

A la phase finale d’Obeid appartiennent, dans le Hamrin, les sites de Abu Hussaini et Madhur. Sur le premier, les archéologues italiens ont retrouvé une architecture très mutilée, où l’on distingue de petites cellules carrées. A Madhur, les archéologues anglais ont fouillé quelques pièces d’un grand ensemble dont tout laisse à penser qu’il appartenait à la série des constructions à grande pièce centrale.

 

Ainsi, quel que soit le nom que l’on donne à ces types de plans (tripartite, cruciforme, en forme de T, etc.), l’important est de reconnaître qu’ils appartiennent bien à une seule et même famille architecturale. L’imprécision qui règne encore parfois dans la nomenclature employée pour désigner les phases de la civilisation Obeid ne permet pas encore de situer chronologiquement les types les uns par rapport aux autres. Mais on doit dès maintenant insister sur deux points.

 

On ne peut manquer d’être frappé, tout d’abord, par l’homogénéité, au moins dans sa phase finale, de l’architecture Obeid, d’une extrémité à l’autre de sa zone d’extension : il suffit de comparer, par exemple, les constructions du niveau XIII de Gawra, au nord avec celles des niveaux VI -VII d’Eridu, au sud. D’autre part, grâce aux nouvelles découvertes dans la région de Hamrin, il devient maintenant possible de discerner à l’intérieur d’un même ensemble des variantes régionales, dont il est prématuré de dire si elles avaient aussi une signification chronologique.

 

D’un point de vue plus général, il semble bien que la civilisation Obeid offre, comme celle de Samarra, des exemples de « différenciation » architecturale. A côté des « monuments » dont il vient d’être question, on rencontre sur des sites comme Gawra et Abbadeh, des constructions « ordinaires », de plus petite taille, dont l’organisation intérieure est moins caractérisée. Cela ne veut pas dire pour autant que ces « monuments » doivent être systématiquement considérés comme des temples, comme l’on fait les premiers archéologues à les avoir rencontrés à Gawra, Eridu ou Uruk, opinion transmise dans toute la littérature archéologique. L’opinion des fouilleurs anglais de Madhur, d’après les trouvailles faites dans le bâtiment, est qu’il s’agit de maisons d’habitation, et ils proposent la même interprétation pour les bâtiments de Gawra, en particulier. On ne peut que souscrire à cette interprétation, comme on l’a montré en avançant l’hypothèse que ces bâtiments pouvaient être des maisons communautaires, analogues aux mudhif actuels, qui servent de salle de réunion pour les hommes du village et de pièce de réception pour les hôtes de passage.

 

Architecture de prestige, mais à vocation profane ou civile, telle est la signification que l’on peut donner à ces constructions où l’on passe insensiblement, selon les cas, de la simple maison d’habitation au monument chargé d’assurer sa place et son rang dans la communauté, sans pour autant modifier la conception fondamentale de l’espace occupé. Si l’on peut trouver, dès l’époque d’Obeid, des différences entre une architecture « domestique » et une architecture « monumentale », il ne s’agit pas, à ce stade, d’une différence de nature, mais tout au plus d’une différence de degré.

 

 

 

 

 

 

 

La 1ère partie : Ici

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Croyances autour de la chasse au lion

23092016

 

 

 

 

 

Croyances autour de la chasse au lion  dans Attributs d'Algérienneté 160921022628132473 

Chasse au lion / Algérie  

 

 

 

 

 

La chasse au lion est un grand honneur. Tout combat contre le lion peut avoir pour devise le mot : Meurs ou tue. « Celui qui le tue le mange, dit le proverbe, et celui qui ne le tue pas en est mangé. » Aussi donne-t-on à un homme qui a tué un lion ce laconique et viril éloge, on dit : Celui-là, c’est lui. Hadak houa.

 

La chair du lion, quoiqu’on la mange quelquefois, n’est pas bonne ; mais sa peau est un présent précieux; on ne la donne qu’aux sultans, aux chefs illustres, ou bien aux marabouts et aux Zaouïas.

 

 

 

  

 

 

160921022702507557 dans Attributs d'Algérienneté 

 Lion du Marabout / Algérie 1880

 

 

 

 

On croit qu’il est bon de dormir sur une peau de lion ; on éloigne ainsi les démons, on conjure le malheur et on se préserve de certaines maladies.

 

 Les griffes du lion montées en argent deviennent des ornements pour les femmes, la peau de son front est un talisman que certains hommes placent sur leurs têtes pour maintenir dans leurs cervelles l’audace et l’énergie.

 

 

 

 

  

 

 

160921022842470432 

 Le Lion du Désert / Biskra

 

 

 

 

 

Une croyance populaire montre la grandeur du rôle que joue le lion dans la vie et dans l’imagination arabes. Quand le lion rugit, le peuple prétend que l’on peut facilement distinguer les paroles suivantes : « Ahna ou ben el mera, moi et le fils de la femme. » Or, comme il répète deux fois ben el mera et ne dit ahna qu’une seule fois, on en conclut qu’il ne reconnaît au-dessus de lui que le fils de la femme.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




La chanson populaire algérienne : ‘Rana Djinek’

21092016

 

 

 

 

Rana Djinak  est une des pièces les plus connues du répertoire populaire, pour commencer une fête :Mariage, baptême, quêtes religieuses, etc. (Mode remel maïa.)

 

Ce chant se retrouve dans toute la « sphère » musicale de l’ancienne médina d’Alger, aussi bien dans le registre du sacré que dans celui du profane.Tous les couplets de ce chant peuvent commencer par la formule « Rana Djinak « , nous sommes venus à toi. Ils se continuent par des vœux de joie et de prospérité, des compliments adaptés à la circonstance adressés à la mariée par exemple. La fin de chaque couplet utilise la formule « Nari Ya Nar » , (Ma flamme , Oh quelle flamme !).
Pour les fêtes,

 

Les premiers couplets sont pratiquement fixés (par la tradition). Les suivants sont des improvisations que la tradition a fini par assimiler. Dans les enregistrements que nous connaissons (et cela semble une règle),

 

 

 

 

 

 

 

 

 

RANA DJINAK

 

l er Couplet

 - Nous sommes venues ! Ô lumière de mes yeux !

 - Nous sommes venus! Mon feu ! Mon feu

 

 

 

 2e Couplet

O aghas, ouvrez le sérail,

Votre maîtresse est arrivée! Mon feu ! Mon feu !

 

 

 

***

Autres couplets.

 

 

 

— Comment te nommerai-je ? Te nommerai-je, « petite montre » ?

Pour te mettre dans ma poche sur mon cœur.

 

***

 

Bonjour, ô nouvelle mariée ! Mon feu ! Mon feu !

Bonjour, ô nouvelle mariée ! O figure de bonheur !

 

 

***

 

Que le matin te porte chance, ô nouvelle mariée !

Que Dieu protège les tiens qui t’ont amenée !

 

 

 

***

 

Elle va et vient dans le corridor avec un petit pantalon rouge

Et une ceinture à glands grenats. Mon feu ! Mon feu

 

 

 

 

 

 

 

La chanson populaire algérienne : ‘Rana Djinek’  dans Musique 160919120524202358

 N.B: Clique droit, ouvrir dans un nouvel onglet (pour afficher l’image en taille réelle) 

 

 

 

 

 

 

 

 

Maalma Yamna (Yamna Bent El Hadj El Mahdi) : Rana Djinak. Enregistrement de 1921.

La chanteuse (Maalma ou Cheikha) va terminer ce chant en « adaptant » des paroles de Qadria Çan’a (poèsie populaire; généralement en quatrains – à deux vers -) sur l’air de Rana Djinak. Dans ce cas les couplets se termineront tous par une simple vocalise (- Ah! Ah! – les Ahates): On n’utilisera plus le refrain classique « Nari Ya Nar! ».

  

 

 

Image de prévisualisation YouTube

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Les trois formes de la contribution en coopération : la maonna, la taoussa, la touiza

19092016

 

 

 

 

On remarquait que les groupements sociaux qu’on a trouvé en Algérie étaient non seulement des groupements traditionnels de l’ordre autoritaire — groupements de parents et de voisins — mais déjà des groupements conventionnels, de caractère volontaire— groupements d’amis. Ces derniers groupements ont, dès le moyen-âge, fait œuvre non plus de statut, mais de contrat. Au sein des groupements traditionnels, ils avaient introduit notamment l’indivision entre les héritiers et la protection demandée au seigneur-par un sujet.

 

 

 

Mais un fait fondamental de la vie économique et juridique du Maghreb est la contribution en coopération par intérêt d’un voisin, voire d’un ancien ennemi : coopération gratuite en apparence, mais à charge de retour. Cette contribution apparaît sous trois formes : la maonna, la taoussa et la touiza.

 

 

 

Les trois formes de la contribution en coopération : la maonna, la taoussa, la touiza dans Attributs d'Algérienneté 160918104549677008

 

 

 

 

 

La maonna, c’est le repas gratuit : à un rite d’appel succède un rite de repas, un banquet donné au besogneux par la collecte des voisins. Celui qui en profite a l’obligation de prendre part à toute maouna, qui serait à. l’avantage de chacun de ceux qui l’ont secouru.

 

 

La taoussa, s’est le crédit gratuit : il s’agit d’une souscription d’argent que font les invités dans une fête au bénéfice, de l’amphitryon, souscription qui est sous-entendue dès la convocation. Cette donation en argent est rendue publique et peut prêter à une sanction satirique exercée par l’opinion à l’égard des récalcitrants. Celui qui profite de la taoussa se trouve dans l’obligation de restituer par sa contribution à d’autres taoussa, celles-ci au profit des invités qui eurent un jour à l’aider. Mais la taoussa est en même temps un acte religieux, puisque la chance ou la bénédiction de Dieu est appelée sur celui qui donne. Plus de détails (Ici

 

 

Enfin la touiza, une pratique ancestrale d’entraide et de solidarité qui est le travail gratuit, la corvée des voisins, à charge de revanche.

 

 

 

 

Toutes ces formes de contribution, si elles sont « fondées sur un espoir de gain, puisque le secours doit être rendu, et avec usure », gardent l’apparence, par une fiction de droit, d’être désintéressées.

 

« C’est le profit, masqué sous le bienfait, par souvenir des temps, aujourd’hui révolus, où régnait, seul, l’esprit de la tribu ». M. Maunier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Le rassemblement d’Okad et les aventures de Soléyk (السليك بن السلكة)

17092016

 

 

 

 

Au sud-est de la Mecque, sur la grande route qui mène à Taïf et au Yémen, à une journée de marche de la capitale, se déroule une large étendue de terrain sablonneux, appelé la « plaine d’Okad ». Ici, depuis les jours les plus reculés de l’ère préhistorique jusqu’à l’avènement du prophète Mohamed et la fondation de l’islam, avait lieu, chaque année, un grand rassemblement, représentant la nationalité arabe tout entière ; il commençait le premier et se terminait le vingtième jour du mois qui précédait celui qui était fixé pour les cérémonies, alors païennes, du pèlerinage annuel d’Hedjaz.

Ce « rassemblement » d’Okad, c’est ainsi qu’on le nommait, tenait à la fois du concile amphictyonique de l’ancienne Grèce, des jeux d’Elis et de la foire moderne de Leipzig. De même qu’Elis, Okad était le théâtre des jeux internationaux, luttes de force et d’adresse, courses de chevaux, courses à pied et le reste.

Mais il était surtout le théâtre de ces fameuses luttes poétiques auxquelles nous devons les sept « Mu’allikat », productions les plus parfaites de la muse primitive d’Arabie.

En même temps, l’instinct commercial, inhérent à la race, cet instinct, qui subsiste encore en Syrie comme en Arabie, malgré l’extinction presque complète de tout autre énergie chez ces peuples, s’empara de l’occasion que ces jeux offraient et de la foule qu’ils attiraient pour y joindre les attraits d’une exposition annuelle de commerce; et, de tous les coins de la Péninsule, ainsi que des contrées voisines avec lesquelles les Arabes étaient en relation de marchandises, on voyait arriver en foule des objets que l’on mettait en vente ou sur lesquels on voulait appeler l’attention.

 

Mais ce « rassemblement », ou cette foire d’Okad, avait un autre caractère plus important encore, puisqu’il était à la fois politique et amphictyonique, ou parlementaire ; et tandis que la foule s’occupait les uns de transactions de commerce, les autres de paris (des paris aux courses de chevaux), les chefs de la confédération arabe tout entière, ou du moins de cette partie qui n’était pas soumise au sceptre himyaritique, se réunissaient pour discuter les questions d’intérêt national, la guerre, les alliances, les traités, pour mettre fin aux disputes, régler les droits sociaux des tribus en désaccord, abolir de vieilles lois, ou en établir de nouvelles, etc., etc.

Aristocratique , en ce qu’elle se composait de chefs et d’hommes influents ; démocratique, puisque tous ceux qui en faisaient partie étaient égaux entre eux, n’ayant ni distinction de caste ni prérogative qui les séparât du peuple qu’ils gouvernaient ; pouvant de temps à autre, et par le choix commun, élire pour monarque quelque chef prééminent en savoir, en valeur ou en influence, auquel, pour un temps déterminé, tous les autres consentaient à obéir ; c’était là une institution adaptée par excellence à la nature mobile, impatiente et pourtant réfléchie de l’Arabe. Si elle avait pu survivre à la crise islamite, elle aurait sans doute acquis cette stabilité et cette puissance exécutive qui, seules, lui manquaient, et qui en eût fait un véritable congrès arabe. Aussi, lorsque nous voyons combien une semblable institution avait de chances de l’emporter en résultats heureux sur l’autorité théo-monarchique que Mahomet et ses successeurs ont substituée à la confédération qui s’élaborait à la foire d’Okad, ne pouvons-nous que regretter qu’elle n’ait point été maintenue.

 

 

 

 

 

Une certaine année, au milieu de la foule innombrable de chefs, de commerçants, d’athlètes, de poètes, de jockeys et de flâneurs venus en ce lieu de toutes les provinces de l’Arabie, apparut soudain un inconnu maigre et noir couvert de poussière, la tête découverte, les pieds nus, n’ayant d’autre vêtement que l’écharpe qui ceignait ses reins décharnés, d’autre arme que la lance que brandissait sa main musculeuse. C’était Soléyk, qui, froid et impassible en présence de tous ces élégants Arabes, vrais types de la fashion de l’époque, traversait les groupes réunis sur le champ de course, et s’adressant à tous et à chacun, s’écriait à haute voix :

« A celui qui me dira les lieux que fréquente sa tribu, je dirai les lieux fréquentés par la mienne. »  

 

Phrase dont le sens technique renferme un défi illimité, et qui peut être rendue ainsi :

« Chacun ici a le droit de m’attaquer et j’ai le droit de l’attaquer à mon tour. »

 

Tout le monde le regardait avec étonnement, mais nul ne semblait disposé à répondre à ce défi extraordinaire, lorsqu’un jeune chef, nommé Keys, fils de Maksooh, Yéménite de la tribu de Murad, fit face au mulâtre et lui dit :

« Je te dirai les lieux que fréquente ma tribu, dis-moi les lieux que fréquente la tienne. »

 

La foule se groupa autour d’eux, et les deux adversaires s’engagèrent sur l’honneur à ne déguiser en rien la vérité l’un pour l’autre.

 

Keys dit alors :

« Place ton visage entre les points de l’horizon d’où soufflent le vent du sud et celui du sud-est; marche devant toi jusqu’à ce que tu ne voies plus l’ombre des arbres (voulant dire par là assez loin vers le sud pour que les rayons du soleil tombent d’aplomb sur la tête, ou à peu près), et tu arriveras à des lits de torrents ; traverse-les, et poursuis ton chemin pendant quatre jours encore, tu verras alors une plaine de sable ; prends le sentier qui la traverse par le milieu et il te mènera à ma tribu, qui est celle de Murad et de Kha’them ; à ton service. »

 

Soléyk à son tour répondit : « Marche sur la ligne qui se trouve entre le lever de Sohéyl (Canopus) et la gauche des Gémeaux, qui se dirige vers le firmament (indiquant sur le compas nord-est par est), et va droit devant toi ; ce chemin te mènera aux lieux que fréquente ma tribu, dont le nom est Béni-Sa’ad, de Zeyd-Menat. »

 

Là-dessus les adversaires se séparèrent, et Soléyk, ayant atteint son but, s’en alla brusquement comme il était venu. Mais Keys resta jusqu’à la fin de la foire. De retour à sa tribu, il raconta son étrange aventure avec le mulâtre inconnu.

 

Dès que son père, Maksooh, en eut entendu le récit, il s’écria :

« Peste soit de toi, Keys ! Sais-tu bien de qui vient le défi que tu as accepté ?

Comment le saurais-je, répondit Keys, c’était un misérable nègre, à pied et à demi nu; il avait plutôt la mine d’un vagabond qu’autre chose. Qui était-ce donc ?

 -Nul autre que Soléyk-Ebn-Solakah, de par le ciel ! Et tu peux te vanter de nous avoir préparé à tous de la bonne besogne », lui répondit son père.

 

 

 

 

Cependant Soléyk était retourné aux lieux qu’il fréquentait d’habitude, dans le Nedjid; et il avait réuni autour de lui plusieurs jeunes hommes de sa connaissance, appartenant aux deux familles de Béni-Sa’ad et de Béni’-Abd-Semeea ; rejetons toutes deux de la vieille souche des turbulents Tameem, ceux là mêmes qui forment aujourd’hui le noyau de la coalition wahabite.

Soléyk avait depuis longtemps pour habitude de faire de fortes provisions d’œufs d’autruche vides ; après les avoir remplis d’eau, et bouchés avec soin, il les enterrait dans le sable, l’un ici, l’autre là, dans les sentiers les moins fréquentés, qui, par le désert, conduisent vers l’Yémen; et quand, plus tard, il allait faire ses razzias en plein été, il pouvait, en dirigeant ses courses d’après ces réservoirs cachés, dont il avait seul le secret, traverser des contrées regardées généralement comme inabordables dans cette saison, parce que l’eau y manquait. A l’occasion dont il s’agit, il mena ses compagnons par l’un de ces sentiers déserts.

 

Ils le suivirent, se fiant à son expérience comme guide ; mais, arrivés très-avant dans le désert, ayant épuisé leur provision d’eau, et ne voyant aucun moyen de la renouveler, ils se tournèrent contre Soléyk et lui dirent :

 « Tu nous as amenés dans ce désert pour nous y faire mourir de soif. »

 

Soléyk se mit à rire, et leur répondit gaiement :

« Courage, enfants ; il y a de l’eau ici près. »

 Il arriva, par malheur, qu’un peu plus loin, là où il savait avoir caché jadis quelques-uns de ses réservoirs, Soléyk ne put retrouver les jalons qu’il y avait placés ; et, en grande détresse, il se mit à chercher, allant et venant de tous côtés, comme un homme qui aurait perdu la tête. Pendant ce temps, quelques uns de ses compagnons disaient aux autres :

 « Jusqu’où vous laisserez-vous donc conduire par ce nègre ? Par le ciel! Il sera la cause de notre mort à tous. »

Soléyk les entendait, mais il n’en fit point semblant, continuant à creuser çà et là en silence, jusqu’à ce qu’enfin il eût retrouvé les œufs d’autruche et que toute la bande se fût désaltérée.

Dès qu’il leur eut clairement démontré que leur outrageant soupçon était injuste, il se retira un peu à l’écart, délibérant en lui-même, se demandant s’il ne ferait pas bien de tomber sabre en main sur les mutins et de les tuer ; il se retint toutefois, et revenant auprès d’eux, il engagea simplement ceux qui avaient peur ou qui étaient mécontents à s’en retourner. Ils le firent sur l’heure. Un petit nombre d’entre eux lui resta fidèle, et parmi ceux-là, un jeune homme nommé Sard, qui pleura amèrement, néanmoins, lorsqu’il vit disparaître ses anciens compagnons.

Soléyk le réconforta en lui disant que nul n’a plus de chance que celui dont on désespère.

Ils se remirent bravement en chemin, et la petite troupe arriva enfin au territoire des Kha’them. Ils firent halte avant de franchir la frontière ; mais, pendant la nuit, le chameau de Sard se détacha, et son maître, après avoir cherché en vain à le rattraper pendant l’obscurité, fut aperçu dès le point du jour par quelques villageois, qui, le reconnaissant à son air pour un commerçant interlope du Nedjid, se jetèrent sur lui et l’emmenèrent captif. Le cri d’alarme fut poussé dans le camp, et le soleil eut à peine paru à l’horizon, que déjà une troupe de cavaliers kha’themites, ayant à leur tête Keys, le fils de Maksooh, venait au-devant de Soléyk.

Un combat très-vif s’engagea, et déjà les maraudeurs commençaient à reculer devant des forces supérieures, lorsque Soléyk, reconnaissant Keys, alla droit à lui et lui porta un coup qui le mit hors de combat. Cet événement (comme dans les combats des guerriers d’Homère) décida du sort de la journée ; les Kha’themites prirent la fuite, laissant Keys et quelques autres prisonniers au pouvoir des vainqueurs. Soléyk s’empara de tout le butin dont il put se charger sans danger, échangea Keys contre Sard, rendit la liberté aux autres prisonniers, et reprit la route du nord en si grande hâte, qu’il rejoignit les hommes qui l’avaient abandonné et qui n’avaient pas encore pu regagner leur demeure. Dès qu’ils furent arrivés dans le Nedjid, Soléyk partagea le butin entre le petit nombre de compagnons qui lui étaient restés fidèles jusqu’à la fin, refusant une part aux révoltés. Il célébra, en outre, toute l’expédition, depuis le commencement jusqu’à la fin, par un poème dont quelques passages ont été conservés dans les pages d’Abu Jaraj d’Ispahan.

Comme tant d’autres de ses pareils, Soléyk éprouva de grandes vicissitudes de fortune, mais la présence d’esprit, pour laquelle il fut non moins célèbre que pour sa valeur, le tira toujours heureusement d’affaire.

 

 

 

 

 

Une fois, réduit à la dernière gêne, il se trouvait, à l’entrée de la nuit, seul, sans souper et sans gîte, au milieu d’une plaine découverte dont la lune vint lentement éclairer comme en plein jour le sable et les rochers arides. Ne voulant point former un point trop visible d’un paysage dont il se trouvait le seul être animé ni attirer l’attention des passants que le hasard pouvait amener en ce lieu, Soléyk se drapa dans le sombre et grossier burnous qui forme à lui seul toute la toilette extérieure de l’Arabe pauvre, dont la longue chemise est l’unique vêtement de dessous, et, s’étendant par terre, il fut bientôt profondément endormi. Vers minuit, un homme passa par là et, remarquant le dormeur, s’arrêta ; puis, se jetant sur lui brusquement, il l’accabla de tout le poids de son corps, lui disant en même temps :

« Rends-toi, tu es mon prisonnier !»

 

Soléyk, dont les mains étaient embarrassées dans les plis de son burnous, leva la tête et regardant bien en face l’homme qui le tenait, lui dit tranquillement :

« La nuit est longue et la lune est dans son plein », locution proverbiale qui équivaut à : « Ne te presse pas. »

 

L’autre, irrité par ce calme, se mit à le frapper de son poing répétant toujours :

« Rends-toi, misérable ; tu es mon prisonnier ! »

Soléyk, fatigué enfin de ce jeu et ayant réussi à dégager un de ses bras des plis de son burnous, le glissa autour de la taille de son adversaire, et, l’attirant à lui, il le pressa d’une si effroyable étreinte, que l’agresseur se mit à hurler de douleur.

« Comment, tu cries quand tu as le dessus ? » dit Soléyk, mots qui sont passés en proverbe chez les Arabes, pour dire que « souvent le plus fort n’est pas celui qu’on pense ».

 

« Qui es-tu? ajouta-t-il, quand l’autre eut suffisamment senti l’étreinte de ses muscles d’acier.

 – Je suis un homme jadis riche et heureux, tombé aujourd’hui dans la misère la plus profonde, accablé de honte. J’ai abandonné ma tribu, jurant de n’y reparaître jamais, à moins d’avoir, d’une manière ou d’une autre, retrouvé ma fortune perdue.

 –C’est bon, dit Soléyk ; viens avec moi. »

Dès le point du jour, ils se remirent en route ensemble. Le hasard les fit rencontrer un troisième individu qui, ne se trouvant pas dans une meilleure passe, se joignit volontiers à eux. 

Soléyk se fit chef de bande, et tous trois ils se dirigèrent vers le « Jowf» ou gorge, non point le Jowf de l’Arabie du nord, sur les confins de la Syrie, mais cette grande oasis située au milieu des sables du « Dahna », au delà de l’ Yémen central, et qui, comme toutes celles des déserts des tropiques, se trouve dans une gorge profonde.

C’est, de l’avis des voyageurs arabes, une région d’une fertilité merveilleuse ; mais elle est fort peu visitée, à cause des plaines de sable qui lui font une large ceinture; je la crois complètement inconnue des Européens. Après de longues journées d’une marche pénible, Soléyk et ses compagnons arrivèrent à cette « terre promise » et, cachés derrière un rocher saillant, leurs regards purent plonger dans la verdoyante vallée où de nombreux troupeaux de chameaux et de moutons broutaient l’herbe, gardés par de paisibles bergers sans armes. La proie était en apparence facile.  

Mais les maraudeurs n’étant jamais venus en ce lieu, craignirent qu’il ne se trouvât dans le voisinage quelque village ou campement et que l’alarme pût être donnée assez tôt pour mettre obstacle à leur fuite avec le butin.

 

Après une courte délibération, Soléyk dit à ses compagnons :

« Je m’en vais descendre seul dans la vallée. Je ferai causer les bergers pendant que vous resterez ici en faisant bonne garde ; si j’apprends que les maîtres des troupeaux sont dans le voisinage, je viendrai tranquillement vous rejoindre ; s’ils sont à distance, je vous adresserai un signal, et vous viendrez aussitôt à mon aide.»

Ses hommes restèrent donc cachés là où ils se trouvaient, et Soléyk tourna la hauteur pour pénétrer dans la gorge d’un côté opposé.

Arrivé jusqu’aux bergers, nègres comme lui, il s’assit auprès d’eux d’un air calme et indifférent. La conversation s’engagea et, de demande en réponse, il parvint à découvrir qu’ils étaient les serviteurs de maîtres habitant un village fort éloigné des pâturages. Satisfait de ce renseignement, Soléyk s’étendit nonchalamment sur le gazon et leur offrit de chanter une chanson pour faire passer le temps. Les bergers furent enchantés de la proposition, et Soléyk, élevant la voix, afin que de leur cachette, ses amis pussent l’entendre, commença ainsi :

O vallée calme et solitaire ! Les bergers gardiens des troupeaux, Les jeunes filles qui viennent en recueillir le lait parfumé, troublent seuls le silence de tes rochers !

Accourez, amis, accourez ! Combien la vie de ces lieux est douce. Plus doux encore me sera-t-il d’errer avec vous, Parmi les verts pâturages, rafraîchis par la brise et la rosée du matin.

 

 

A cet appel, facile à comprendre, les bandits accoururent ; les bergers prirent la fuite; Soléyk et ses compagnons, avec un butin à les enrichir, étaient depuis longtemps hors d’atteinte lorsque les maîtres des troupeaux arrivèrent à la rescousse.

 Dans une autre occasion, Soléyk se trouva à deux doigts de sa perte.

 

Rôdant autour des pâturages de la tribu d’Awara, sur les confins du Nedjid, il fut aperçu et entouré de façon à lui rendre la résistance ou la fuite également impossibles.

Il alla droit au camp, pénétra au hasard sous une tente où une jeune fille, appelée Jakihah, se trouvait seule. Il la conjura de le protéger contre les gens de sa propre tribu. Sans hésiter, elle jeta sur lui le pan de son long vêtement (robe traînante que portent encore les femmes arabes de nos jours et dont la mode, d’après les traditions mahométanes, leur vient d’Agar, la mère d’Ismaël, chassée par Abraham).

Elle prit un sabre suspendu à la perche de la tente et attendit ; les hommes qui poursuivaient Soléyk arrivèrent bientôt en foule, furieux, injuriant la jeune fille, et, la voyant impassible, ils voulurent lui enlever son protégé.

Mais, arrachant son voile, le jetant à terre et appelant à haute voix ses frères, l’intrépide Jakihah resta devant eux le visage découvert et armée de son sabre.

 Ses frères accoururent à son appel, et, mettant de côté toute autre considération, ils prirent si vigoureusement son parti, que Soléyk put s’en aller en toute sécurité. Comme témoignage de reconnaissance, il adressa plus tard à Jakihah les vers suivants :

 

Que la Renommée porte au loin le bruit de tes vertus, amie sûre. Charmante vierge de l’Awara, de leur enfant que tes parents soient fiers !

Du renom de leur sœur que tes frères s’enorgueillissent !

Belle est ton âme, parfaits les traits de ton beau visage ! Ta beauté est sans égale, ta vertu sans tache.

La femme hautaine et superbe n’inspire pas l’amour; mais l’âme reste captive auprès de la vierge timide et chaste, qui, intrépide et sans peur,

S’armant du glaive, et le visage découvert, défend le malheur, et fait respecter les droits sacrés de l’hospitalité !

 

 

 

 

 

 

Les bandits arabes, tout sauvages qu’ils étaient sans doute, forment pourtant un heureux contraste avec les brigands et condottiere du moyen âge et ceux d’une époque moins reculée encore ; il faut, certes, leur tenir compte du soin avec lequel ils gardaient dans toute leur fraîcheur l’élément intellectuel et poétique de leur caractère.

 Enfin, à moins d’être sous le coup d’un danger imminent ou animé, comme l’était Schanfara’, par un esprit de vengeance, il faut dire qu’ils n’étaient ni cruels ni sanguinaires. Au contraire, ils semblent avoir puisé dans la vieille doctrine méphistophélique, si souvent chantée par les poètes arabes, cette idée que « le sang est une liqueur précieuse et rare » et en avoir tiré la conclusion anti méphistophélique que l’ « on doit bien se garder de la répandre sans nécessité. »

 

Il est de toute évidence qu’un peuple d’une énergie puissante ait seul pu produire des hommes de cette trempe.

Soléyk était d’une époque plus reculée, mais l’ère de Ta’abbet-Schourran n’a précédé celle de Mahomet que d’un siècle à peine.

Malgré tous ces dons supérieurs et toutes ces qualités, ces hommes étaient marqués du sceau fatal des meurtriers. Nous avons déjà dit la fin de Schanfara’;Ta’abbet-Schourran et Soléyk moururent tous deux de mort violente.

 Ta’abbet-Schourran, en maraude chez ses vieux ennemis d’Hodéyl, sur le territoire de Jébel Aseer, fut tué par eux et enseveli dans une caverne dont la tradition a gardé le souvenir, et que l’on montre encore de nos jours.

La mort de Soléyk eut lieu au loin, dans les profondeurs de l’Yémen.

On ne connut que bien plus tard le moment précis et les particularités de cette mort; dans l’intervalle, son épitaphe fut composée par sa mère, de qui il tenait sans doute son génie poétique.

Longtemps il erra en pays lointain; mais enfin le trait fatal a atteint le voyageur !

O mon bien-aimé ! Que ta mère sache au moins comment tu as perdu cette vie qu’elle t’avait donnée !

La mort, compagne inévitable de l’homme, sa victime, le suit furtivement pas à pas ;

Mais, oh ! Dis-moi, comment elle t’a frappé; as-tu succombé sous la trahison d’un ennemi caché ?

Ou cette ombre invisible, plus rapide que l’oiseau du désert, t’aura-elle foudroyé au passage ?

Abattu par la souffrance, es-tu demeuré seul et triste, sans consolation et sans appui ?

Ou, comblé d’honneurs, fatigué de triomphes et de plaisirs, t’es-tu livré au trépas ?  Tu ne réponds pas..………

Ah ! Cruel est le destin qui te rend sourd à ma voix ! Sois calme une heure, pauvre cœur maternel !

… Il ne peut se calmer. Il saigne. Il souffre à jamais, Sombre est le silence ! Sombre est l’avenir sans espoir !

Mon fils ! Mon héros ! Ah! Que n’est-il donné à ta mère de racheter ta vie au prix de la sienne !

 

Hymne de douleur bien digne de cette vie et de cette mort !

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Une généreuse coutume kabyle

15092016

 

 

 

 

Une généreuse coutume kabyle  dans Attributs d'Algérienneté 160914093144921235

 

 

 

Au moment où les fruits, les figues, les raisins, etc., commencent à mûrir, les chefs font publier que, pendant quinze ou vingt jours, personne ne pourra, sous peine d’amende, enlever aucun fruit de l’arbre. A l’expiration du temps fixé, les propriétaires se réunissent dans la mosquée, et jurent sur les livres saints que l’ordre n’a pas été violé. Celui qui ne jure pas paye l’amende. On compte alors les pauvres de la tribu, on établit une liste, et chaque propriétaire les nourrit à tour de rôle, jusqu’à ce que la saison des fruits soit passée.  

 

La même chose a lieu dans la saison des fèves, dont la culture est extrêmement commune en Kabylie.

 

 

 

A ces époques, tout étranger petit aussi pénétrer dans les jardins, et a le droit de manger, de se rassasier, sans que personne l’inquiète ; mais il ne doit rien emporter, et un larcin, doublement coupable en cette occasion, pourrait bien lui coûter la vie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Légende du tombeau de la chrétienne

13092016

 

 

 

 

Le tombeau de la Chrétienne est un des monuments les plus curieux et les plus intéressants de l’Algérie. La légende l’a entouré d’un charme mystérieux, et elle offre à l’archéologue un sujet d’étude d’une grande importance, surtout quand on le compare au Medracen, nommé aussi tombeau de Syphax, roi de Numidie, qui se trouve au pied du Djebel-bou-Arif, près de Batna, et dont on ne connaît pas encore exactement l’origine.

 

 

 

Légende du tombeau de la chrétienne  dans Croyances & Légendes 160912055231981641

  Le tombeau de la Chrétienne / 1930 

 

 

 

 

 

 

Suivant la tradition arabe, ce gigantesque monument (il n’a pas moins de quarante-deux mètres de hauteur sur soixante do diamètre à la base) renferme des trésors immenses. Un Arabe du voisinage, dit-elle encore, ayant été fait prisonnier dans une bataille contre les chrétiens, fut vendu comme esclave. Un jour que le désespoir était près de l’accabler, un étranger chrétien, un astrologue, s’avança vers lui, lui offrit de payer sa rançon, et de le renvoyer dans son pays, mais à une condition, c’est que le quatrième jour de son arrivée il se rendrait au pied du tombeau. Là il devait allumer un grand feu vers l’orient, et y consumer un papier jaunâtre qu’il lui montra, et qui était couvert de signes singuliers et de caractères empruntés à une langue inconnue.

 

 

L’Arabe consentit, et quelques jours après, revenu dans sa famille, il obéit à sa promesse. Mais à peine le papier fut-il réduit en cendres que la maçonnerie s’ouvrit, et une quantité prodigieuse de pièces d’or et d’argent s’envolèrent en épais nuage du côté de la mer, c’est-à-dire vers le pays des chrétiens. L’Arabe, stupéfait, essaya en vain d’en saisir quelques-unes au passage. Enfin, lançant son burnous en l’air, il en fit tomber à ses pieds une certaine quantité. 11 s’apprêtait à recommencer; mais dès que les premières pièces avaient touché la terre, le tombeau s’était refermé.

Plus tard, le pacha, instruit de cette aventure extraordinaire, envoya des ouvriers pour faire des fouilles; mais au moment où le travail allait commencer, le spectre de la défunte se dressa sur le sépulcre en appelant au secours; des scorpions sortirent du lac voisin d’Haloula, et chassèrent impitoyablement et à plusieurs reprises les travailleurs; si bien qu’on fut obligé de renoncer à l’entreprise.

 

 

160912054927212171 dans Croyances & Légendes 

près de porte d’entrée souterraine du tombeau de la chrétienne

 

 

 

 

 

 

 

D’après une autre version, un magicien étranger, ayant, après de laborieuses études, trouvé la formule cabalistique qui devait lui livrer le trésor, se dirigea vers le tombeau, alluma un réchaud, y fit brûler les aromates sacramentels, et, tourné vers l’orient, se mit à lire la conjuration. Les pierres s’ouvrirent; déjà il voyait les trésors briller, quand, arrivé à la dernière page du manuscrit, il s’aperçut que l’eau de mer avait imprégné par accident le parchemin et le rendait illisible. En vain il s’efforça de déchiffrer les caractères effacés; pendant qu’il y consumait ses forces, il vit avec désespoir les pièces d’or et d’argent s’élancer vers la mer suivies des perles et des diamants. En vain il s’efforça d’en arrêter quelques-unes, ou de retrouver la formule; le bon génie du tombeau, plus puissant que lui, emportait le trésor tout entier au delà des mers, « dans un pays connu de Dieu seul et de Mohammed, son prophète. Que la bénédiction d’Allah soit sur ce dernier et s’étende sur toute son illustre famille! »

 

 

Ainsi disent les Arabes, et sans doute pour eux la morale de cette légende est le respect dû à la sépulture. Tel est, en abrégé, le sens de la tradition locale. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Superstition chaouie

11092016

 

 

 

 

L’Aïd d’antan avait non seulement un côté spirituel, par la nature religieuse de cette fête, mais il était également le réceptacle de différentes croyances. La superstition avait toute sa place dans le quotidien des chaouis.

 

 

 

 

 Superstition chaouie  dans Attributs d'Algérienneté 160910115305674244

 Fête de l’Aïd El Kebir. Constantine 

 

 

 

 

 

Ainsi après avoir sacrifié les moutons, les habitants de Batna conservaient des os de l’animal (une partie du bassin) afin d’y lire l’avenir. Chacun ramenait ses os, et des sortes de voyants lisaient l’avenir dedans. Selon l’os que nous avions en main nous pouvions dire si l’année serait bonne : ‘’pour les récoltes des champs par exemple”

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 







Homeofmovies |
Chezutopie |
Invit7obbi2812important |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Trucs , Astuces et conseils !!
| Bien-Être au quotidien
| Cafedelunioncorbeilles45