Le Nord tlemcenien et le Nord constantinois / 2 ème partie

12 09 2017

 

 

Les gens de M’sirda et les gens d’El-Milia
Une généalogie et un parler similaire
Les ketama de Jijel et les zénètes de Tlemcen

 

 

 

 

 

 

LE PORT COSMOPOLITE DE MARSAT BEN M’HIDI (PORT SAY)
 

Pensant être le pionnier, Jean-Batiste Say fut surpris de rencontrer les Allouche, Larbi, Ferroco, Bettahar, Mollino et Haddou ben Hammou. D’autres pêcheurs venant de Beider et de Nemours (Ghazaouet), s’y sont aussi installés dans ce havre de paix propice au commerce avec le Maroc et l’Espagne, et ce, depuis 1867. En 1904, Port-Say est devenu une vraie destination et des navettes se sont vite organisées entre différents ports:Oran, Ghazaouet, Mostaganem, Melilla… En 1904, il y a eu 474 entrées et sorties avec un tonnage de jauge de 9.095.
 

Plus tard, l’image d’une ruée vers l’or, Port-Say est devenu un village cosmopolite où se côtoient Arabes, Berbères, colons français, travailleurs espagnols et italiens et même allemands. Dans les années 1900, Port-Say n’avait rien à envier aux grandes stations balnéaires méditerranéennes. L’élite oranaise et même métropolitaine y débarque. On notera la visite du journaliste parisien Dubochet, le photographe Vrina, l’économiste Labon, chargé de mission du commerce, le journaliste Georges Clarétie du Figaro, Jean du Taillis et Jean Servien du Petit Marseillais. L’écrivain H. Caillot, Jean Hess, homme politique et médecin de la Marine, auteur du Question du Maroc, Paris, 1903 et de L’Algérie nouvelle, Paris, 1909, César Trouin, député de la première circonscription d’Oran.
 

Le 5 janvier 1908, les généraux Lyautey et Bernard descendirent à Port-Say. Pour celui qui a assisté à la métamorphose de la région, il ne peut que constater les dégâts portés sur ce qui était considéré jadis comme une perle que l’aquarelliste nantais Alexis de Broca a merveilleusement immortalisée dans l’une de ses toiles.
 

 

 

 

LES SOUAHLIA ET L’ACCENT LINGUISTIQUE DES K’BAIL EL HADRA
 

Quant aux Souahlia qui est une région située entre Nedroma, Ghazaouet et Djebela. Tounane est la commune de Souahlia dans la wilaya de Tlemcen. Les principaux villages de Souahlia sont Tounane, Mezaourou Adjaija, Dar Benaich, Sidi Brahim. Elles couvrent le littoral méditerranéen, distante de 30 km de Maghnia et 8 km de Ghazaouet, la population de cette région est de 45000 habitants.
 

Les Souahlia habitaient aussi la bourgade de Tounane située à l’actuel Lalla Ghazouana il l’a quittèrent en 1845 de peur des représailles des Français suite à leur défaite devant l’Emir Abdelkader dans la guerre de Sidi Brahim et le 15 octobre 1845 les Souahlia ont écrit une lettre au commandant français dont laquelle le caïd Ahmed Benahmed Ibrahim Ben Kaddour exprimait le désir du retour au village abandonné.
 

La commune de Souahlia en arabe baladiet essouahlia, est située au nord ouest de l’Algérie, à 270 km à l’ouest d’Oran et à 70 km au nord de Tlemcen dans la wilaya de Tlemcen. Elle est bordée au nord par la mer Méditerranée, à l’est par les communes de Ghazaouet et Tient, au sud-ouest par Djebala, à l’ouest par les communes de Souk Tlata et de Bab El Assa.
 

Tounane chef lieu, a été construit en 1960 pour prendre le nom de commune mixte de Tounane avant l’indépendance car elle a rassemblée 2 communes précédentes celles de Beghaoun et de Zaouiet El Mira. Lorsqu’on parle avec les gens de Tounane Souahlia on a l’impression qu’on est à El Milia ou Jijel. Beaucoup de mots de fruits, légumes et même des propos ressemblent au parler des Ouled Aïdoun, Mechat, Ouled Aouat, Beni Idderetc…
 

Après l’indépendance le 05 novembre 1963 elle est nommée commune de Souahlia relative à la tribu des Souahlia qui existait avant 1830 et qui veut dire côtière prés du littoral. Le chef lieu est aussi nommé Souahlia dans le journal officiel, malheureusement il garde toujours le nom de Tounane.
 

 

 

 

UN CADRE GÉOGRAPHIQUE AU RELIEF TOURMENTE
 

Terre ou relief tourmenté et raviné, tel est le cadre géographique de cette partie occidentale de l’Oranie. A l’instar des autres espaces montagnards de l’Afrique du nord, cette entité régionale est marquée d’abord par le milieu physique, ensuite par le milieu humain très ancien, très conservateur, qui s’est montré hostile aux différents occupants. L’adaptation de cette population au milieu montagnard s’est traduite par le développement d’une économie locale traditionnelle qui était, certes, archaïque, mais suffisante pour sa survie.
 

Ainsi parler des montagnes nord africaines, c’est d’abord parler des vieilles civilisations qui ont succédé. TINTHOIN, 1.Le territoire de la commune de MSirda Fouaga est situé au nord-ouest de la wilaya de Tlemcen. Son chef-lieu, Arbouz, est situé à 95 km au nord-ouest de Tlemcen, à 50 km au nord-ouest de Maghnia et à 19 km à vol d’oiseau à l’est de la ville marocaine de Saïdia. En 1984, la commune de M’Sirda Fouaga est constituée à partir des localités suivantes:
 

M’Sirda Fouaga
 

Arbouz (chef-lieu)
 

Boukanoun
 

Sebabna
 

Djama Et Oust
 

Bider
 

Ouled Bouyacoub
 

Zaouia Ouled Benyahia
 

El Hanach Poste Bourogba
 

El Ayayat
 

 

Il faut dire que cette partie ne cite pas suffisamment ses sources qui nécessitent d’autres références. Le lecteur saura que les éléments bien que connus ont été puisés depuis (fr.wikipedia.org/wiki/MSirda Fouaga) : La région de M’sirda est divisée en deux douars les Fouaga et les Tahta, elle se compose de 16 fractions (familles) qui sont Bekhata, Beni Sedrata, Kaezaouia, Mehada, Khada, Kouarda, Ouled ben Ayed et Yalaoui pour les Tahta et Ouriache, Anabra, Aghrem, Mefi, Bedar, Ouled ben Chaib, Elhouaren et les Ouled ben Yahia pour les Fouaga.
 

Sous l’occupation française, Napoléon III, divise la région de Msirda en deux douars, les M’sirda Tahta et les M’sirda Fouaga. Les habitants de la région sont appelés les Msirdiyines. Autrefois les M’Sirdis sont appelés Béni Slimane et Débabsa. Lorsque l’Emir Abdelkader signa le Traité de la Tafna en 1837. La tribu T’hata fut soumise en 1843 au Général Bedeau alors que M’Sirda Fouaga fut soumise à Lamoricière en 1844.
 

 

 

 

TLEMCEN OCCIDENTAL ET KABYLIE ORIENTALE
 

Nous allons faire la jonction entre le Nord Tlemcénien et le Nord Constantinois et voir comment ces deux régions partagent les mêmes us et coutumes dans la manière de vivre et de leur parler local. Ces tribus de la Kabylie orientale appelée communément « Kbaïl El Hadra » qui ont été frappées de séquestre collectifs et individuels pour avoir participer en masse à l’insurrection contre la présence coloniale française. Ils seront vingt neuf tribus des cercles de Jijel, El Milia et Collo à être condamnées par l’administration française où tous leurs biens seront séquestrés. Il s’agit de :
 

Douar-commune des : Ouled-Aouat, Djebala, Taïlmame.Tribu des Beni-Tlilen Beni-Kaïd, Ouled-M’barek, Achaïch, Ouled Aïdoun, Beni-Ftah. Beni-bel-Aïd, Beni-Meslem, Ouled-Mrabet, Afensou, Arb-el-Gouffi. Tribu des Beni-Ferguen Djezia, Ziabra. Douar-commune de : El-Djenah Oued-Aghrioune, Hayen, Beni-Mammar, Ouled-bou-Youcef. Tribu des : Beni-Ider, Beni-Maad, Beni-Marmi, Ouled-Ali, Lalem. Ouled-Nabet, Beni-Ourzeddine.
 

 

 

 

KABYLIE ORIENTALE UNE RÉGION DE BAROUDEURS
 

De 1837 à 1840, le premier contact avec la Kabylie Orientale n’avait guère été fructueux ; à l’égard des grands chefs indigènes, la politique coloniale avait été toute négative ; les difficultés rencontrées dans leurs tentatives pour établir des garnisons permanentes dans le pays leur firent renoncer à toute hardiesse dans la politique militaire.
 

Pendant une dizaine d’années, les généraux français, aux prises sur d’autres théâtres de l’Algérie, avec de grandes difficultés dont l’une des plus considérables fut la lutte contre Abd-el-Kader, n’eurent point le loisir de penser à une conquête sérieuse de la Kabylie Orientale. Jusqu’en 1850 ils se bornèrent à une série d’actions restreintes, simples coups de main effectués autour des principaux établissements, Skikda (Philippeville), Constantine ou Mila, Sétif et Béjaia(Bougie).
 

Pour donner plus de sécurité à la route qui reliait Constantine à Philippeville, ils furent amenés à effectuer plusieurs reconnaissances dans le massif bordant, à l’Ouest, la vallée du Safsaf. En septembre 1841, le général Négrier, successeur du général Galbois au commandement supérieur de la province de Constantine, visite les Beni-Ishak de l’oued Guebli, une partie des Beni-Toufout, et rencontre une résistance sérieuse chez ces tribus montagnardes de l’Ouest d’El-Arrouch.
 

Le général Levasseur, commandant supérieur de Philippeville, refait l’année suivante à peu près le même itinéraire, en passant par les Beni-Salah de la rive gauche de l’oued Guebli. En 1843, les Beni-Toufout reçoivent, à leur tour, la visite d’une colonne commandée par le général Baraguey d’Hilhers, qui opérait de concert avec un contingent sorti de Skikda(Philippeville) pour effectuer la soumission des Kabyles de la rive droite de l’oued Guebli, les plus rapprochés de Philippeville.
 

Ces opérations combinées furent, pour la première fois l’occasion de soumettre les tribus de cette région, Beni-Mehenna, Beni-Ishak de oued Guebli, et une fraction des Beni-Salah.
 

 

 

 

LES BENI KHATTAB – LES OULED AIDOUN CONTRE LES GÉNÉRAUX COLONIAUX
 

La plupart de ces soumissions n’étaient que nominales. Seuls les Beni-Toufout, les plus éloignés parmi ces tribus, étaient restés invaincus.
 

A partir de 1847, les reconnaissances deviennent plus sérieuses. On pénètre plus avant dans la région comprise entre les deux vallées de l’oued Guebli et de l’oued El-Kébir. Le général Bedeau, commandant supérieur de la division de Constantine depuis 1844, décida, en juin 1847, d’y faire une randonnée d’une quinzaine de jours. Parti de Mila, il réalise pour la première fois, en passant par les Béni-Kaïd, Beni-Khettab et Ouled-Aïdoun de la vallée de l’oued El-Kébir, la traversée des montagnes kabyles jusqu’à Collo.
 

L’importance de cette expédition mérite d’être soulignée : jamais encore, en partant d’un établissement de l’intérieur, les troupes coloniales françaises, n’avaient pu atteindre le littoral en passant directement par les montagnes. Le général Galbois, en 1839 n’avait pas voulu prendre ce risque. Le général Bedeau put d’ailleurs constater la sagesse du maréchal Valée, dans sa préférence accordée à remplacement de Philippeville sur celui de Collo.
 

La résistance vigoureuse qu’il rencontra particulièrement chez les Ouled-Aidoun, renforcés de tous les contingents des environs, lui donna une idée des difficultés éprouvées s’ils avaient voulu relier Constantine à Collo. Aussi renonça-t-il lui-même à l’occupation inutile de ce port.
 

En 1848, l’armée coloniale se hasarda à explorer le Zouagha, domaine héréditaire des Ben Azzedin, dont les rochers inaccessibles avaient servi de refuge à leur ancêtre Nacer.
 

Le général Herbiilon venait de succéder au général Bedeau.il comprit que les désordres commis sur la route de Constantine à Skikda (Philippeville), comme au Nord de Mila, avaient pour instigateurs les Ben Azzedin.
 

Il décida, d’envoyer un contingent sous la direction du colonel Jamin, dans le pays, puis s’y porta lui-même. Mais l’année suivante l’expédition fut plus sérieuse. Une colonne traversa l’oued Endja, parvint jusqu’à Fedj-Baïnein, nœud vital du Zouagha où l’armée coloniale devait revenir souvent au cours des campagnes suivantes. Puis, franchissant plus au Nord l’oued Itéra, le Général explora le pays des Beni-Mimoun, qu’il dut combattre pendant plusieurs jours alors que les Beni-Toufout reçurent à leur tour, la visite des soldats français.
 

 

 

 

LES INSURRECTIONS POPULAIRES DES TRIBUS DE l’OUED KEBIR
 

En fait, jusqu’en 1840, l’action dans la montagne bordant les régions de Constantine et de Skikda (Philippeville), fut très limitée. Ils n’avaient pénétré que la bordure du massif. La vallée du Guebli avait été parcourue plusieurs fois; le Zouagha lui-même et le cours supérieur de l’oued El-Kébir avaient été effleurés. Mais la plus grande partie des montagnes comprises entre Djidjelli, Mila et Collo restait inconnue : les tribus de l’Est de Djidjelli, celles du cours inférieur de l’oued El- Kébir et du pâté de Collo n’avaient jamais rencontrer les soldats français ; et la traversée de Mila à Djidjelli, projetée en 1839 par le général Galbois, n’avait pas encore été réalisée.
 

Les expéditions elles-mêmes, effectuées jusqu’à ce jour, n’avaient pas eu beaucoup d’effet. Il ne fallait pas se faire d’illusions sur la soumission purement nominale des quelques tribus visitées.
 

Elles s’insurgeaient aussitôt après le départ des colonnes françaises, D’ailleurs, pendant ces premières années, les généraux français ne semblent pas avoir eu de projets conquérants à l’égard de la Kabylie Orientale, et les différents coups de main furent réalisés simplement dans l’intention de protéger les relations entre les deux villes de Constantine et Skikda (Philippeville), sans cesse inquiétées par des individus descendus des montagnes de l’Ouest.
 

Un peu plus tard, en 1846, le colonel Eynard, commandant la subdivision, sentit la nécessité de se porter dans la montagne au Nord de Sétif pour y calmer l’effervescence produite par un chérif, Moulay Mohammed, apparu récemment. Plusieurs démonstrations avaient été déjà faites depuis trois mois dans la région, mais sans aucun résultat. Les tribus voisines de la plaine, nos alliées, étaient même sérieusement inquiétées ; il devenait urgent de détruire le foyer de l’insurrection. Le colonel Eynard se porta chez les Amoucha, y mit en fuite le chérif. Mais les Amoucha firent appel à leurs voisins, et toutes les tribus appartenant au versant Sud de la chaîne des Babors envoyèrent des contingents pour une nouvelle attaque.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Boudjemâa Haichour

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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