Sans Histoire – Amazigh Kateb

19122016

 

 

 

 

Paroles 

 

Mes malheurs je ne les dirai pas
combien de journées sans repas
il a des aveux inavouables a confier aux vents de sables

a confier aux vents de sables

a la foret a la rivière
je dédis nos insurrections
et je maudit vos meurtrières trières
et vos odeurs de couvons
 
 
 
 
la France est une femme sans histoire qui raconte des histoires sans souffrance
madame a fait souffrir le monde
madame fait encore souffrir le monde

la France est une femme qui raconte des histoires de cote d’ivoire

la France quelle Histoire ?????

 

 

 

 

 

le silence ici banal égal que le peuplement du monde
qui dans les rues meurent par les balles
et le vit dans l’humour de scandales sous les étoiles et dans la poussière
l’Amérique est une femme sans histoire qui raconte des histoires a qui veux croire
madame a fait souffrir le monde
madame fait encore souffrir le monde
l’Amérique est une femme sans histoires qui aime faire son shopping a Bagdad le soir
l ‘Amérique quelle Histoire ????
 
 
 
 
mes malheurs aujourd’hui sont a vendre au marchant d’âne de scoops et de beurres
qui a coup d’axe du mal et de terreur
nous impose de nouvelles cavales et nous rends complices et conspirateurs
Israël est une femme sans histoire qui raconte des histoires coloniales
madame a fait souffrir le monde
madame fais encore souffrir le monde
Israël est une femme sans histoire
qui se mut et se cache derrière Tsahal
Israël quelle Histoire ????
 
 
 
le monde arabe est un homme sans histoire qui raconte
des histoires féodales
ce n’est qu’un monde qui fait tant de part
monsieur veut couper les arabes du monde
il noie le poisson dans du pétrole et pèche le poison en terre d’Islam 
le monde arabe réservoir 
 
 
 
 
l’oncle Sam est un homme sans histoire qui raconte
des histoires sans queue ni tète
monsieur a fait souffrir le monde
monsieur fais encore souffrir le monde
l’oncle Sam est un homme sans histoire
qui annule et qui monte sur le trottoir
oncle Sam quelle Histoire
 
 
 
 
 
 
 
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Algérie : Rondes, comptines et berceuses par Nassima

1112016

 

 

 

 

Algérie : Rondes, comptines et berceuses  par Nassima dans Musique 1478705282-161020020650271625

 

 

 

 

La chanteuse Nassima a puisé dans ses souvenirs pour rassembler les chansons qui ont bercé son enfance à Blida…. Elle interprète avec chaleur berceuses, ritournelles et comptines venues de Kabylie et du Sahara… Ces chansons évoquent Alger la blanche et ses ruelles, des personnages comme le chat sissane mais aussi le souvenir des enfants du pays partis de l’autre côté de la Méditerranée. Malgré la gravité de certains thèmes abordés : l’orphelin (Ya dounia), le départ du fils (Ya ommi , on retient surtout la gaîté de la fête de l’aïd, la douceur des berceuses, ou l’atmosphère ludique des onomatopées.

 

 

Cette fidèle virtuose du répertoire andalou a su aussi faire revivre le patrimoine des tendres rondes et berceuses qui ont fait grandir les enfants du Maghreb. Dès sa sortie en 2007, le CD était classé à la Fnac comme « le coup de cœur » qui a certainement animer les prochaines célébrations du Ramadan et de l’Aïd. Avec « Kan yama kane » (il était une fois), que les enfants de Tlemcen aiment chanter et le chaleureux refrain cadencé d’illalliqa, on écoute aussi l’invitation enfantine, née en Kabylie, « Ifteh aghlek » (tape des mains et chantons ensemble, tape des pieds et dansons ensemble) sans oublier l’éternel chant d’amour de « Ya ommi » (Maman) heureusement couplé avec l’inoubliable « Hbibi dyali » et tant d’autres petits instants de bonheurs évoqué avec « Qum Tara » (lève toi) : « les couleurs du jardin m’enchantent. Echanson, servez-nous à boire un instant de bonheur ». Nul, doute, Nassima nous promet de belles fêtes avec son mandole « qui fait danser les filles » car, elle, elle danse Qbayliya dans « c’est Rachid avec son violon 

 

 

 

Nassima, appréciée pour sa voix enchanteresse…passe avec une étonnante facilité du registre classique….où elle excelle aux chansonnettes enfantines où la chanteuse se lâche complètement….. Avec cet album, il ne fait aucun doute que Nassima n’aura aucun mal à conquérir son nouveau public : les enfants. Les bruits de fond : la mélodie de la pluie qui tombe, le chant des oiseaux, le rire aux éclats d’un enfant qui entrecoupe ses chansons, le ton de l’interprétation des chansons qui joue allègrement des balances musicales imitant des sons de personnages et des animaux de légendes, tout y est dans l’album de Nassima pour semer la joie et la gaîté….

 

 

Pistes (juste des extraits de quelques secondes)

 

  • L’aîd ( – La fête de l’aîd)

 

 

  • Kan yama kan ( - Il était une fois)
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  • Iftèh aghlèq ( – Ouvre et ferme)

 

 

  • Vavor ( - Un bateau)

 

 

  • Ilalliqa ( – Au-revoir mon jardin d’enfants)
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  • Albarèh ( - Hier)

 

 

  • Ya ka’aba ( - Kaâba)

 

 

  • Zad Ennabi ( - Le Prophète est né)

 

 

  • Dja’aloulti ya bnète ( – La balançoire)

 

 

  • Gochla ya gochla ( - Onomatopées)

 

 

  • Ya dounia ( - Terre)

 

 

  • Ya ommi – Hbibi dyali Maman ( - Mon fils chéri)

 

 

  • Ya chta sabbi ( – Tombe la pluie)

 

 

  • Ouaq ouaq ouaq ( – Coin coin)

 

 

  • Chadimadi ( – Onomatopées)

 

 

  • Ya rayeh ( - O toi qui t’en vas)

 

 

  • Hadha ( - Celui-ci)

 

 

  • Ollal olla ( – Dodo, dodo)

 

 

  • Qum tara ( - Lève-toi)

 

 

  • C’est Rachid avec son violon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




La chanson populaire algérienne : ‘Rana Djinek’

21092016

 

 

 

 

Rana Djinak  est une des pièces les plus connues du répertoire populaire, pour commencer une fête :Mariage, baptême, quêtes religieuses, etc. (Mode remel maïa.)

 

Ce chant se retrouve dans toute la « sphère » musicale de l’ancienne médina d’Alger, aussi bien dans le registre du sacré que dans celui du profane.Tous les couplets de ce chant peuvent commencer par la formule « Rana Djinak « , nous sommes venus à toi. Ils se continuent par des vœux de joie et de prospérité, des compliments adaptés à la circonstance adressés à la mariée par exemple. La fin de chaque couplet utilise la formule « Nari Ya Nar » , (Ma flamme , Oh quelle flamme !).
Pour les fêtes,

 

Les premiers couplets sont pratiquement fixés (par la tradition). Les suivants sont des improvisations que la tradition a fini par assimiler. Dans les enregistrements que nous connaissons (et cela semble une règle),

 

 

 

 

 

 

 

 

 

RANA DJINAK

 

l er Couplet

 - Nous sommes venues ! Ô lumière de mes yeux !

 - Nous sommes venus! Mon feu ! Mon feu

 

 

 

 2e Couplet

O aghas, ouvrez le sérail,

Votre maîtresse est arrivée! Mon feu ! Mon feu !

 

 

 

***

Autres couplets.

 

 

 

— Comment te nommerai-je ? Te nommerai-je, « petite montre » ?

Pour te mettre dans ma poche sur mon cœur.

 

***

 

Bonjour, ô nouvelle mariée ! Mon feu ! Mon feu !

Bonjour, ô nouvelle mariée ! O figure de bonheur !

 

 

***

 

Que le matin te porte chance, ô nouvelle mariée !

Que Dieu protège les tiens qui t’ont amenée !

 

 

 

***

 

Elle va et vient dans le corridor avec un petit pantalon rouge

Et une ceinture à glands grenats. Mon feu ! Mon feu

 

 

 

 

 

 

 

La chanson populaire algérienne : ‘Rana Djinek’  dans Musique 1478705361-160919120524202358

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Maalma Yamna (Yamna Bent El Hadj El Mahdi) : Rana Djinak. Enregistrement de 1921.

La chanteuse (Maalma ou Cheikha) va terminer ce chant en « adaptant » des paroles de Qadria Çan’a (poèsie populaire; généralement en quatrains – à deux vers -) sur l’air de Rana Djinak. Dans ce cas les couplets se termineront tous par une simple vocalise (- Ah! Ah! – les Ahates): On n’utilisera plus le refrain classique « Nari Ya Nar! ».

  

 

 

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« يا رشا الفتان » Neklab Mode Zidane

14072016

 

 

 

 

Cette pièce est un Neklab, une de ces innombrables chansons d’amour dont la littérature arabe est si riche et qui ont conservé une grande faveur.

Le Mode Zidane est le chromatique oriental, bien connu des musicologues, basé sur la succession de deux quartes chromatiques séparées par un ton complémentaire et reposant sur la dominante.

Il est très goûté des Arabes et on le rencontre, sous des noms différents, un peu partout, en Algérie, Tunisie, Maroc, Egypte, Perse, Grèce, Espagne.

 

 

 

 

 

Les paroles en arabe :

 

يا رشا فتان *** يا قضيب البان
ارحم الولهان *** إنه مبلى

  

همت بالأشواق *** يا كحيل الأحداق
فتنة العشاق *** تمنع الوصل

  

ورد الخدود قد لاح *** كوكب وضاح
بلابل الأفراح *** آية تتلى

  

بحسن ذاك خال *** شفرك القتال
قد رمى الأنبال *** في الحشا نبلا

 

 

أوف لي وعدي *** يا هلال سعدي
لا تخن عهدي *** باسمك الأعلى

 

 

 

 

 

 

Voici la traduction littérale des paroles arabes :

 

O jeune gazelle séductrice, ô branche de cassis,

Sois clémente pour l’éprouvé qui est consterné (bis).

 

 

Certes ! J’erre avec le désespoir, ô toi dont les yeux sont noirs ;

Tu séduis les amoureux et (pourtant) tu fuis notre union (bis).

 

 

Tes joues couleur de rose brillent comme un astre éclatant

Et les rossignols de l’allégresse proclament ce miracle (bis).

 

 

Avec tes magnifiques grains de beauté, tes œillades assassines

Certes ! Ont jeté leurs flèches dont l’une m’a percé au cœur (bis).

 

 

Sois fidèle à ta promesse, ô astre de félicité !

Ne trahis pas nos serments les plus solennels (bis).    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Magnifique interprétation de ce Neklab par Nouri Koufi

 

 

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Instruments de musique traditionnels algériens

1052016

 

 

 

 

 

 

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CPA: Musiciens Kabyles 

 

 

 

 

Ancrée dans la tradition algérienne, la musique, née de diverses influences et divers héritages, tient une grande place dans la vie quotidienne des Algériens. Les instruments traditionnels sont fabriqués avec des matériaux propres à chaque région et à chaque style musical. Alger, Tlemcen et Blida étaient d’importants centres de fabrication d’instruments.

 

 

 

 

 

 

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Toute la Musique des Bédouins ne consiste guère qu’en un seul air, qui répond à leurs Instruments grossiers et à la simplicité de leur génie. L’Arabebbab, comme ils appellent une vessie avec une corde, est un Instrument fort en vogue parmi eux, et sans doute très-ancien ; de même que le Gasbah, qui est un Chalumeau des plus simples , ouvert aux deux bouts, avec trois ou quatre trous, suivant l’habileté de la personne qui en joue; cependant leurs airs passent fort rarement l’octave. Quelque simple que soit leur Musique, ils y observent néanmoins une espèce de méthode et de règle. Leurs Cantates ou Chansons historiques ont une sorte de prélude; chaque stance commence par un petit air sur I’Arabebbab, après quoi le Récit se fait en touchant le Gasbah avec toute la délicatesse dont ils sont capables. Le Tarr, autre de leurs Instruments, est fait comme un tamis, et consiste en un cercle de bois mince, et une peau de parchemin étendue par-dessus. C’est- ici la Basse de tous leurs concerts, et ils savent toucher cet Instrument avec beaucoup d’adresse de leurs doigts, des jointures et de la paume de la main, selon que le tems et la mesure le demandent, ou selon qu’il est besoin pour donner tantôt de la force et tantôt de la douceur à la symphonie. Le Tarr doit être incontestablement le Tympanon des Anciens; ce qui paraît, parce qu’il est en usage dans toute la Barbarie, l’Egypte et le  Levant, et par la manière dont on en joue, aussi bien que par la façon de l’Instrument même, qui répond exactement a la figure de celui qu’on voit entre les mains de Cybèle et des Bacchante: dans les Bas Reliefs et dans les Statues qui nous restent de l’antiquité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La Qaâda : une rencontre musicale à Alger. © Eugene Disderi / 1860

Source : via Benbouzid sur flickr

 

 

 

La musique des Maures est plus harmonieuse et s’exécute avec plus d’art que celle des Bédouins. Ils ont aussi une plus grande variété d’instruments qu’eux. Outre plusieurs espèces de flûtes et de hautbois, ils ont le rebab, qui est un violon à deux cordes, et qu’ils jouent avec un archet; l’a-oude, luth de basse à deux cordes, plus gros que notre viole, et que l’on joue aussi avec un archet; et enfin des guitares de différentes grandeurs, toutes montées d’une octave plus haut l’une que l’autre. Ils ont aussi perfectionné le tarr des Bédouins , en fixant sur les bords, avec un fil d’archal , de petites plaques de cuivre minces et concaves, lesquelles touchant les unes aux autres, suivant le plus ou moins de force avec lequel l’instrument est manié, rendent des sons assez mélodieux, et remplissent les vides qui autrement auraient immanquablement lieu dans leurs symphonies. Nonobstant cette diversité d’instruments, et leur manière d’en jouer, il ne laisse pas d’y avoir beaucoup d’harmonie dans leur musique, dont ils exécutent au reste tous les morceaux par cœur. Ne connaissant pas une note, ils n’ont d’autre guide que leur oreille; et cependant ils savent si bien tous les morceaux qu’ils jouent, qu’il n’est pas rare d’entendre vingt ou trente personnes jouer ensemble des nuits entières, en changeant continuellement d’airs, sans jamais se tromper, et sans faire la moindre dissonance.

 

 

 

 

 

 

 

La Musique des Turcs, qui n’est pas à la vérité si vive ni si animée que celle des Maures, mais qui est pourtant plus méthodique que celle des Bédouins. Les Turcs étant en général une Nation florissante et a leur aise ils ont quelquefois de la gaieté et de l’agrément: il y a cependant dans tout ce qu’ils font un air morne et de mélancolie. Peut être en doit-on chercher la raison dans le grand commerce qu’ils ont eu avec leurs sujets Grecs, dont les airs sont lugubres et graves, et inspirent aux auditeurs un grand sérieux, même de la tristesse.

Ils se servent principalement de deux Instruments, dont l’un ressemble à un violon à long col, qu’on touche comme le Rebab, et l’autre ressemble au tympanon, ayant des cordes de cuivre; on le touche quelquefois avec les doigts, d’autres fois avec deux petits bâtons, ou bien avec un archer.

Quoique la Musique des particuliers chez les Turcs se réduise à fort peu d’instruments, les Beys et  les Bachagas ne laissent pas d’en avoir un grand nombre dans leurs concerts. Car, tout comme dans les solennités des anciens Orientaux, on y en voit de toutes les façons, tels que des Flûtes, des Trompettes , des Tambours et des Timbales, outre une infinité de toutes sortes de Cymbales, que l’on touche de temps en temps si à propos et avec tant d’adresse qu’elles forment une symphonie martiale, comme l’on peut supposer que chez les Maures , et augmente toujours en vitesse, puisque la même note qui Valait une minime au commencement, n’est plus qu’un demi-fredon, ou une double crochue sur la fin. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les instruments

 

 

 

 

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Algérie – 1880                           

 

 

 

 

 

 

 

Il existe 03 types d’instruments de musique dans le répertoire algérien : à percussion, à vent et à corde.

 

Les tambours (derbouka et bendir sont des instruments utilisés dans le chant bédouin, la derbouka et le tambourin peuvent être utilisées dans les orchestres andalous ou chaabi.

Les instruments à percussion, le luth, mandoline ainsi que d’autres, sont utilisés dans la composition des orchestre chaabi et andalous.

Les flûtes, hautbois sont conjointement utilisées dans les régions rurales quand ils sont accompagnés de rythmes bédouins et dans les régions citadines en accompagnant les orchestres chaabi , haouizi et andalous.

 

 

 

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Derbouka – Béchar

 

 

 

 

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Gambri – Alger : Le Guembri Petite mandoline traditionnelle à plusieurs cordes tendues le plus souvent sur une carapace de tortue.

 

 

 

 

 

 

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Haubois – Alger

 

 

 

 

 

 

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Imzad – Tamanrasset

 

 

 

 

 

 

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Tambour – Kabylie

 

 

 

 

 

 

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Tambourin – Alger

 

 

 

 

 

 

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Tambourin – Alger

 

 

 

 

 

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Rebab – Tlemcen

 

 

 

 

 

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Tambour Instrument de musique. Algérie – Avant 1891

 

 

 

 

 

 

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Paire de crotales : Utilisé par les sédentaires paysans de l’oasis « nègres ». Importé du Soudan. Utilisé par les sectateurs de Moulay Abd el Kader, au cours d’une quête religieuse, qui a lieu avant le printemps, et destinée à appeler la protection du Seigneur sur les maisons, en attendant les récoltes. S’emploient au moment d’une danse. – Évitées dans les fêtes courantes -. Les « nègres » qui les manient reçoivent en compensation de leurs danses, chants et prières, des dons en nature. (Dattes, blé, orge.) Qui sont répartis entre les quêteurs.

 

 

 

 

 

 

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Tambour en calice

 

 

 

 

 

 

 

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Flûte biseautée

 

 

 

 

 

 

 

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Tambour sur cadre (de Laghouat) : Les mozabites du parti religieux réprouvent le goût de la musique comme celui des parfums. Mais les Mozabites qui appartiennent au parti laïque, sans être pour cela des mécréants aiment beaucoup la musique qui accompagne les fantasias. Ils ont aussi de la musique pour rythmer les danses auxquelles se livrent les jours de fête, ceux de leurs coreligionnaires qui descendent de mozabites et d’esclaves, qui ont dans leurs veines beaucoup de sang noir. Ce sont ces noirs mozabites qui se servent de ces instruments de musique, aussi la musique dite mozabite est très proche de la musique sub-saharienne.

 

 

 

 

 

 

 

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Le bendir est un instrument à percussion, que l’on retrouve en Afrique du nord (Maroc, Algérie, Tunisie…).

 

 

 

 

 

 

 

 

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Tambour sur cadre

 

 

 

 

 

 

 

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Rabab avec archet. Algérie XIXe siècle : Le rebab de l’Algérie est complètement différent de celui de l’Asie et de l’Égypte, par la forme et par les dimensions. Il n’a qu’environ un tiers de la longueur du rebab asiatique et se pose sur le genou. Également monté de deux cordes, il se joue avec un archet qui a la forme d’un arc.

 

 

 

 

 

 

 

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Rabab. Algérie (ou Maroc) – XIXe siècle Ce type de Rabab est l’un des instruments les plus importants de la musique traditionnel en Tunisie, l’Algérie et le Maroc. Il a fait son chemin en Espagne avec les Maures et à partir de 1300 il a prêté son nom au le rebec (le primitif violon européen) : joué avec l’extrémité arrondie sur les genoux tout comme le Rabab est joué aujourd’hui. Le dauphin représenté sur le dos de l’appareil est un symbole de bonne chance pour ces cultures méditerranées.

 

 

 

 

 

 

 
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Rebab – Algérie Fin du XIXe siècle : Cet instrument a été décoré d’une marqueterie d’ivoire délicat, dans des motifs qui rappellent d’autres objets décoratifs de la même période de l’Algérie. L’instrument est maintenu par le corps du joueur, avec le cheviller contre l’épaule gauche et le cordier sur le genou droit, il se joue avec un archet. Le rebab n’est jamais joué seul, il est utilisé seulement pour accompagner le chant.

 

 

 

 

 

 

 

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Deff . Algérie – 1899 le Deff : peut se référer à un cadre tambour rond mais celui de l’Algérie est un cadre en bois carré recouvert d’une peau de chèvre. Il est joué par les hommes et les femmes et a influencé la forme d’un instrument similaire, le adufe, trouvé au Portugal.

 

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Adufe: instrument traditionnel portugais inspiré du Deff algérien.

 

 

 

 

 

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Tambour en calice Instrument de musique. AlgerAvant 1950

 

 

 

 

 

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Luthe (Quwaytara), Algérie fin du XIXe siècle

 

 

 

 

 

 

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Tadghtita : instrument traditionnel algérien (genre de Boha).  La poche de l’instrument est faite d’une peau de chevreau ou de chevrette, les différentes pièces de bois sont fabriquées dans du buis et décorées avec des bagues en corne, des incrustations d’étain ainsi que des motifs gravés au couteau. Pour faire chanter son instrument, le musicien « bohaire » souffle dans le « bohet ». En pressant la poche, l’air passe dans une pièce de buis appelée: le « pivet ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cet extrait de Mohamed Ben Ali Sfindja (1844 – 1908) datant de 1899 intitulé (كل شيء) nous donne un aperçu sur le genre musical joué en Algérie (plus précisément à Alger) à la fin du XIXe siècle

 

 

 

 

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Chants spéciale Nourouz – L’ensemble Rastak

20032016

 

 

 

 

 

Une magnifique interprétation par l’ensemble RASTAK  de chants traditionnels folkloriques célébrants la fête du nouvel an persan Nourouz.

 

Les chants sont en différents langues et dialectes iraniens: le Khorassani (خراسانی), Le Mazandarani (مازندارانی), l’Azéri (آذری), le Baloutche (بلوچی) , le Gilaki (گیلکی)  et le Kurde (کردی).

 

 

 

 

 

 

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Paroles :

 

 خراسانی

بیا که نوروزه، صبح نوروزه
ادم تا چشم به هم میزنه
می بینه که جوانی میگذره و پیری میاد
بیا که نوروزه، صبح نوروزه
دیدی، بکسال گذشت سال نو اومد
انقدر زود که انگار همین دیروز بود

 

 

 

مازندارانی

باد بهاران آمده، نوروز ساطان اومده
دوستان مژده دهید، گل گلستان آمده
باد بهاران آمده، نوروز ساطان اومده
دوستان مژده دهید، گل گلستان آمده
نوبهار آمده
درخت خشک شکوفه کرده
بلبل بیدار شده
بر سر شاخسار لانه کرده
مش عموی با ایمان
ای شیرین سخن
دندان هایت مثل صدف
به من انعام بده

 

 

 

آذری

بهار به باغچه ما امده
بهار سفره سبز خو را پهن کرده
گفتم بیا، نیامد یار، نیامدی ای یار
اگه از یاد نکنی
دل منو بدست نیاری
ای عشق من که چون اهویی
ای عشق مهربانم
راز مرا نفهمیدی ای یار

 

 

 

بلوچی

آوای شادی هالو هالو
هنگام بهار است، بهار می آید
دوباره صدای آمدن بهار می آید
سواحل دریا را ابرها پوشانیده اند
بوی عطر و عنبر در هوا پیچیده است
دلم بسیار شادمان است و خوشحالم
هنگام فصل کشت و زرع رسده است

 

 

 

گیلکی

عیدی بده که بهار آمده است
خانه ی ما چه زیبا شده است
زمستان سیاه رخت بربسته است
سکوت و سردی خانه ی ما را ترک می کند
برخیز و کار و زندگی را از سر گیر
برو سراغ باغ و شالیزارت
دوباره بهار امده
بهار دشت و صحرا را فرا گرفته
به امید خدا همه چیز خوب است
برو یارت را صدا بزن
خواهر و برادرت را هم صدا بزن
هنگام پاشدین جو بر شالیزار و شخم زدن زمین است
بعد از کار هم برویم دریا شنا کنیم
شادمانه بر یکدیگر آب بپاشیم
بهار آمده است که اینگونه دیوانه ام
دوباره بهار راه افتاده است
روانه ای دشت و صحرا شده است
به امید خدا همه چیز خوب است

 

 

 

کردی

امد بهار، بهاری که پر از شادی است
پر از رایحه نسیم و شکوفه های رهایی
فصل گل و بلبل و شب بوست
زیبایی این گل ها از وجود توست
این جشن و پای کوبی وشادی مبارک باد
روی دلبر من چون خنده گل ها زیباست
امد بهار، بهاری که پر از شادی است

  

N.B : le passage kurde est marqué par la brillante participation du grand maître Bijan Kamkar (du groupe Kamkars) 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’ensemble iranien Rastak porte bien son nom. Ce dernier signifiant « rameau », il symbolise le rapport entretenu par l’ensemble avec son passé musical national : une ramification de l’arbre séculaire que constitue l’héritage musical de l’Iran.

Rastak a été fondé en 1997 avec pour objectif de documenter, enregistrer et donner un nouveau souffle à la riche tradition musicale populaire du pays. Au cours de ces dernières années, Rastak s’est produit notamment en Australie, en Europe et au Canada.

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

A l’occasion du Nouvel an persan (Nourouz) 1395 je souhaite une bonne année à tous ceux et celles qui se reconnaissent à travers le monde à cette culture.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




I Am Mine – Pearl Jam

1032016

 

 

  

« I Am Mine »

The selfish, they’re all standing in line
Faithing and hoping to buy themselves time
Me, I figure as each breath goes by
I only own my mind 

 
The North is to South what the clock is to time
There’s east and there’s west and there’s everywhere life
I know I was born and I know that I’ll die
The in between is mine
I am mine 

 
And the feeling, it gets left behind
All the innocence lost at one time
Significant, behind the eyes
There’s no need to hide
We’re safe tonight 

 
The ocean is full ’cause everyone’s crying
The full moon is looking for friends at hightide
The sorrow grows bigger when the sorrow’s denied
I only know my mind
I am mine 

 
And the meaning, it gets left behind
All the innocents lost at one time
Significant, behind the eyes
There’s no need to hide
We’re safe tonight 

 
And the feelings that get left behind
All the innocents broken with lies
Significance, between the lines
(We may need to hide) 

 
And the meanings that get left behind
All the innocents lost at one time
We’re all different behind the eyes
There’s no need to hide
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Traduction
 

Les égoïstes se tiennent tous en rang
Croyant et espérant s’acheter du temps
Moi je me dis, au fur et à mesure que je respire
Je ne possède que mon esprit

 

 
Le nord est au sud et l’horloge est au temps
Il y a l’est et l’ouest il y a partout de la vie
Je sais que je suis né et je sais que je vais mourir
Ce qu’il y a entre-temps est à moi
Je suis à moi

 

 
Et le sentiment, que tout ça laisse derrière
Toute cette innocence perdue en une fois
Significative derrière les yeux
Il n’y a pas besoin de se cacher
Nous sommes en sécurité le soir

 

 
L’océan est plein parce que tout le monde pleure
La pleine lune cherche des amis à marée haute
La tristesse s’accroît quand la tristesse est niée
Je ne connais que mon esprit
Je suis à moi

 

 
Et le sens, que tout ça laisse derrière
Tout cette innocence, perdue en une fois
Significative, derrière les yeux
Il n’y a pas besoin de se cacher
Nous sommes en sécurité le soir

 

 
Et les sentiments, ils sont laissés derrière
Oh cette innocence, brisée par des mensonges
Le sens de tout ça, entre les lignes
Il se peut que nous ayons besoin de nous cacher

 

 
Et les significations, sont laissées derrière
Oh cette innocence, perdue en une fois
Nous sommes tous différents, derrière les yeux
Nous n’avons pas besoin de nous cacher

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Chanson kabyle de L’oued Sahel sur la compagne du Maréchal Randon 1857

5012016

 

 

 

 

De 1838 à 1857, quatorze expéditions ont été faites contre la Kabylie. Pendant les huit premières années de la lutte, les Kabyles, commandés par Ben-Salem, khalifa de l’émir, par Bel-Kassem-ou-Kassi, son lieutenant, par Bou-Baghla, par (el hadj amar) et d’autres chefs moins connus, défendirent pas à pas leur territoire.

 

 

 

 

 

 

Chanson kabyle de L’oued Sahel sur la compagne du Maréchal Randon 1857 dans Musique 1478706149-160104110324208618 

Le mercredi 24 juin 1857, la Kabylie venait de perdre sa souveraineté pour la première fois de son histoire millénaire au cours de la bataille d’Ischeriden (Icerriḍen) dans la confédération des At Yiraten en haute Kabylie face à la France coloniale.

 

 

 

 

Une chanson a été faites à l’occasion de la dernière expédition de 1857, dans laquelle M. le Maréchal Randon à achevé la soumission de la Kabylie.  Son auteur est Si Mohammed Said ben Ali Cherifagha des Illoulən Ousammer et des Beni Aïdel.

 

La chanson est dans le mode « Edheil » : Ardent, fier, impétueux, terrible, il est propre à exciter aux combats. Son emploi est presque spécialement affecté aux instruments de musique militaire. Les kabyles l’emploient fréquemment, ce qui explique leur usage presque exclusif des instruments à vent. Citons particulièrement la danse des Zouaoua, dont le caractère correspond bien à l’idée qu’on se fait de cette tribu vaillante qui a donné son nom aux Zouaves.

Il semble, en effet, que ce soit là le seul mode dont l’emploi convienne à un peuple qui se vantait d’avoir toujours été libre et ne s’est soumis que tardivement à la domination française.  

 

 

 

 

La chanson en Kabyle  

 

 

1478706174-151231082527542191 At Yiraten dans Musique 

 

 

 

 

Traduction  Par Adolphe Hanoteau

 

 

 

Première partie

 

1er Couplet.

Le Maréchal  a arboré son étendard; il s’avance au combat. Il n’a avec lui que d’adroits tireurs, bien pourvus de munitions. Malheur au rebelle qu’ils vont combattre, ils abaisseront certainement son orgueil.

 

2e Couplet.

Les Beni Raten étaient renommés depuis longtemps. Les Turcs et les Arabes n’avaient pu leur faire payer l’impôt. Mais voici le Chrétien avec son puissant attirail de guerre, il bâtit dans leur pays.

 

3e Couplet.

Il bâtit un bordj royal * et s’y établit à demeure, non de leur consentement, mais bien de vive force. Honneur aux enfants de Paris, ils triompheront de tous les rebelles.

 

 

 

 

 

 

1478706201-151231085536173591 bataille 

 

 

 

 

Deuxième partie

 

1er Couplet.

Les généraux ont fait flotter au vent leur bannière, ils l’ont apportée jusqu’ici. Les munitions sont abondantes ; tout se fait au commandement. Chacun porte sur ses épaules les insignes de son grade. Les Zouaoua ont été battus et forces de se soumettre. Le camp est installé à ïhazibarth**.

 

 

2e Couplet.

Le canon commence à détruire, il répand la terreur parmi les femmes. Tous portent le sabre au côté, et plusieurs ont des décorations sur la poitrine. Au jour du combat, chacun s’élance à l’ennemi. Emziien*** a vu détruire ses retranchements.

 

 

3e Couplet.

Vous qui êtes intelligents, comprenez, Messieurs, le sens de ce que je vais dire, Les Zouaoua ont perdu la tête, ils n’ont pas pensé à l’avenir. Malheur à qui résiste aux enfants de Paris, il sera rassasié de désastres.

 

  

 

 

 

 

 

ـــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــ

: Le Fort Napoléon, construit sur l’emplacement du marché du mercredi des Beni Raten.

** : thazibarth, nom d’un mamelon près du col de Chellata, entre les llloulen Oumalou et les Illoulen Ousammer.

***: emziien, prononcé par les Zouaoua emziggen, nom d’un village d’Illoulen Oumalou.

 

 

 

 

 

 

 

1478706229-160104111054548408 chanson 

 N.B: Clique droit / ouvrir l’image dans un nouvel onglet  pour afficher l’image en taille réelle 

 

 

 

 

 

 

 

Une autre version de traduction par M. Féraud (Interprète de la division de Constantine) :

 

 

 

  

1478706253-151231092500442259 Ischeriden

 

 N.B: Clique droit / ouvrir l’image dans un nouvel onglet  pour afficher l’image en taille réelle 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




L’histoire de l’arrivée du Zadjal à Constantine

17112015

 

 

 

Le zadjal appartient à la poésie postclassique arabe, genre souvent présenté comme un dérivé du Muwashshah, qui signifie « émouvoir avec la voix chantée ». Ces formes poétiques sont réputées être nées en al-Andalus à partir du XIIe siècle.

 

 

Dans le répertoire constantinois, ces genres poétiques se retrouvent dans les pièces dites classiques, c’est-à-dire les Nûbât (sing. Nûba), les Silsilât (sing. Silsila) et les Naqlabât (sing. Naqlâb).

S’agissant des Zdjûl, ils sont constitués exclusivement de la forme poétique Zadjal.

  

 

 

Une légende raconte que les premiers interprètes sont arrivés à Constantine par un pur hasard, au temps de l’inquisition. Une tempête aurait poussé leur bateau en provenance de la péninsule ibérique vers la baie de Collo. Cette arrivée est relatée par un Zadjal intitulé « Le jour où nous partîmes de Malaga pour Collo ».

S’il n’y a aucune trace de ce texte dans le répertoire constantinois, un Zadjal du poète andalou ‘Abd-al-Mawlâ ayant pour titre (يا قوم كيف الاحتيال / Ô Amis comment faire ?) raconte toutefois les péripéties maritimes de l’auteur et cite les ports de Collo et Jijel situés à une centaine de kilomètres de Constantine. En voici des extraits :

 

 

 

يا قوم كيف الاحتيال *** الخل جفاني

أنا نتبع في الغزال *** أحمد ناظر عيني

 

(…)

بيت

من جيجل خرجنا عشية *** و ركبنا على ظهر البحر

و قلعنا بريح سخية *** إلى أن جينا على رؤوس لامار

أكثر الريح ذاك العشية *** اللي رعى البحر يقدح النار

 

(…)

طالع

للقل ما طقت الدخول *** و اشتدت بنا الويل

و الله لا غيم يزول *** لا مرسى في ذا الليل

قلنا نوطيؤ القلوع *** حتى لشطر الليل

 

(…)

هذا هو الزجل يامن يفهم *** صغت على البحور و الخلايص

عاشق الأديب و فاهم *** متولع بجميع المراسم

و السلام للقراء اللي يفهم *** و الذي بحالي يقاسي

 

أنا عبد المولى جرعت الحمام *** يدعو الله يشير

 

 

 

Mes amis comment faire / Ma bien-aimée se désintéresse de moi

Je poursuis ma gazelle / Pour elle, je remercie Dieu lorsque je la vois

 

[…]

 

De Jijel nous prîmes le large une fin d’après-midi / Pour chevaucher les mers

Nous étions poussés par un vent fort / Jusqu’à notre retour sur terre

Il y eut de vent ce jour-là / Celui qui aime la mer ne peut craindre le feu

 

[…]

 

Dans le port de Collo nous ne pûmes accoster / Notre angoisse s’accrut

Mon Dieu, aucun nuage ne se dissipe / Et aucun port en vue cette nuit-là

L’on s’est dit, plions les voiles / Jusqu’au mitan de la nuit

 

[…]

 

Voilà mon Zadjel pour ceux qui le comprennent / Écrit pour les mers et les ports d’attache

Eternel amoureux, poète et homme de savoir / Éprit de tous les ports

Je salue tous ceux qui le liront et comprendront / Ceux qui me ressemblent souffrent

 

Moi ‘Abd-al-Mawlà j’ai autant voyagé que les pigeons. Que Dieu nous protège.

 

 




L’ensemble Kamkar : « le souffle kurde de la musique iranienne » chante Omar Khayyam

22092015

 

 

 

 

 

L’ensemble Kamkar :  

 

 

 

 

Les Kamkar (persan : کامکار ها) sont une famille de musiciens kurdes iraniens contemporains à la discographie importante et qui se produisent partout dans le monde. À l’initiative de leur père Hassan, sept frères et leur sœur la composent. C’est une véritable dynastie à la manière des Bach.

 

 

Elle est composée de :

  • Bijan : chant, daf, rabâb (1949- )
  • Pashang : santûr, dotable (1951- )
  • Arjang : tombak, (1956- )
  • Arsalan : barbat, violon, kamânche (1960- )
  • Ardeshir : dohol, kamânche (1962- )
  • Ardavan : santûr (1968- )
  • Ghashang : setâr (1953- )
  • Hooshang : tas, directeur (1947- )

+

  • Saba Kamkar : chant féminin
  • Siavash Kamkar : composition

+

  • Omid Lotfi : târ

 

 

 

 

 

 

 

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Les paroles en persan

 

 

 

تا دست بر اتفاق بر هم نزنیم 
پایی ز نشاط بر سر غم نزنیم 

خیزیم و دمی زنیم پیش از دم صبح 
کاین صبح بسی دمد که ما دم نزنیم

جامیست که عقل آفرین میزندش 
صد بوسه ز مهر بر جبین میزندش 

این کوزه گر دهر چنین جام لطیف 
میسازد و باز بر زمین میزندش

 

 

 

 

 

 

Traduction en arabe :

 

حتى نكون ممن صفقوا في انسجام

ممن عبثوا مارحين في وجه الآلام

 

فلننهض قبل الفجر، من أجل النفس الأخير

فما لاح فجر، حتى انقطعت الأحلام

 

لابد للقدح من صانع حكيم

بألف قبلة ود على الجبين

 

إن الذي يخلق في أحسن تقويم

قادر أن يعيد إلى التراب هذا الأديم

 

  

Youtube ترجمة أدهم الغزالي / المصدر: 







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