La fête d’Achoura au Maghreb

11102016

 

 

 

 

L’Achoura est particulièrement fêtée au Maghreb. Son origine est nettement islamique et révèle les relations premières entre le Prophète et les communautés juives. Il est vraisemblable en effet que le jour du 10 Moharram fut choisi pour date de l’Achoura en parallèle avec ‘Asōr hébreu qui est fêté le 10e jour du premier mois du calendrier juif. L’Achoura est jour de jeûne, mais s’il est recommandé et respecté par les personnes pieuses, ce jeûne n’est pas obligatoire, pas plus que les aumônes qui sont offertes ce jour-là ; l’Achoura fête aussi la sortie de Noé hors de l’arche, à la fin du Déluge*.

 

 

 

Au Maghreb, Achoura a englobé et plus ou moins islamisé de nombreux rites de caractère agraire. C’est au Maroc, aussi bien dans les villes que dans les campagnes, que les caractères préislamiques des pratiques qui accompagnent la fête sont les plus marqués et demeurent les plus vivants ; ils provoquent parfois un grand concours de population.

 

Les habitants du Sahara algérien célébraient le Lîlet el Achoura (la veille du nouvel an) en organisant une sorte de mascarade. Toute l’intrigue roule sur le thème suivant : un vieil Hadj (pèlerin) dont l’accoutrement ressemble à celui des misérables pèlerins du Maroc, a pour épouse une femme jeune et jolie. Il tâche de lui plaire en lui faisant toute espèce d’amabilités; parfois même ses gestes vont jusqu’à l’indécence. Malheureusement, son visage, couvert d’une longue barbe blanche, faite d’une vieille peau de mouton, paraît déplaire singulièrement à sa chère moitié, qui, en revanche, éprouve un penchant très marqué pour un certain arlequin, qui ne les quitte pas un instant et semble prendre plaisir à faire enrager le vieux bonhomme. II n’est de mauvaises niches qu’il n’essaye de lui faire; quelques individus déguisés, qui en lions, qui en diablotins, forment le reste de la mascarade. Tous sont lignes contre le vieux mari. Enfin, comme dénouement inévitable, le malheureux perd sa femme, que lui enlève l’arlequin.

 

A Rouissat, le life du palmier, les peaux de mouton et de chèvre font seuls les frais de la mascarade. A Ouargla et à Touggourt, d’après ce qui m’a été dit, les costumes sont faits avec des étoffes de diverses couleurs. A ce qu’il paraît, cet usage est répandu dans tout l’Oued-R’igh, le Souf, le Djerid et même le Mzab.

Ce qui a le plus surpris, c’est de retrouver dans le fond du Sahara l’arlequin avec son costume classique, son chapeau et sa latte. Le plus agile de la troupe est toujours choisi pour remplir ce rôle.

Cette mascarade nous rappelle celle qui se déroule à Marrakech (Maroc), également à l’époque de l’Achoura. Le cortège parcourait toutes les rues de la ville, portant un mannequin fait de branches et de feuilles de palmier; tout son costume consistait en un pantalon et une chemise; un immense bonnet cylindrique lui servait de coiffure.. La suite se composait de plusieurs individus bizarrement accoutrés de déguisements, parmi lesquels le costume européen formait la partie la plus essentielle. Ce jour-là, toute retenue était mise de côté : la foule chantait, dansait, criait, beuglait même. Les notables de la ville, gens âgés, courir à travers les rues, chantant et frappant sur une sorte de debourka, que dans le pays on nomme agoual. Quand toute cette foule s’était suffisamment démenée, elle allumait un grand feu sur une des places de la ville, et, pour terminer la fête, y précipitait le mannequin.

 

 

Mais si l’Achoura est fêtée partout au Maghreb, les aspects carnavalesques sont aujourd’hui oubliés ou détournés de leur objet primitif qui était propitiatoire.

Dans l’ensemble des pratiques qui accompagnent l’Achoura, il est aisé de reconnaître celles qui sont des survivances des antiques saturnales et s’identifient à un vrai carnaval accompagné de la sortie de masques traditionnels.

 

 

 

 

 

 

Le Masque d’Achoura

 

L’usage des masques  est répandu pendant les célébrations de la fête islamique de l’Achoura, qui marque la fin de l’année et qui a été absorbée dans plusieurs régions par la fête de l’Aïd Kebir qui a lieu au cours de la même période (intervalle d’un mois).

 

 

 

 

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Masque d’Achoura/ Algérie XXe siècle (1954)

 Porté par les jeunes garçons, qui escortent « Gurgeysha », le vieillard lubrique dans la nuit du 9e jour de Moharrem (fête d’Achoura qui démarre au premier jour du calendrier de l’Hégire). Le soir du 10e jour, les masques sont abandonnés dans une touffe de palmiers improductifs ou dans un puits à demi comblé.

 

 

 

 

Les descriptions ethnographiques de l’Achoura dans les régions amazighophones de la Kabylie, du Rif, du Haut Atlas et de l’Anti Atlas mentionnent la présence de deux jusqu’à quinze personnages aux costumes volumineux et portant des masques faits de peaux d’animaux et d’écorce de calebasses ou simplement d’un carton d’emballage, des roseaux découpés simulent les dents des masques « féroces » comme Azzaïène en Kabylie ou l’Amγrar. Ces masques, suivis par un cortège de musiciens, passent par le village en chantant et font mine d’entrer de force de maison en maison pour recevoir des offrandes (gâteaux, amandes, figues sèches etc.) et apporter fécondité et bien-être.

 

L’esclave ou l’affranchi (Iklan), l’âne (aγiul) sont les masques traditionnels en Kabylie ; mais on retrouve aussi la fillette, dans le Rif par exemple ; dans le Haut-Atlas marocain, le personnage principal est Boujloud, l’homme-bouc qui pourrait être identifié à une représentation de Pan ou d’un satyre si les pratiques agraires n’étaient aussi évidentes, ainsi « l’homme aux peaux » (Bou Ilmaoun, surnom de Boujloud) se trouve, à la fin de la cérémonie, attelé à un araire avant de se dépouiller des peaux de bouc qui serviront à confectionner des tambourins. Comment ne pas évoquer, à cette occasion le texte de Pline l’Ancien relatif aux satyres et égypans qui jouaient du tambourin dans les solitudes de l’Atlas. A Marrakech, ce sont de véritables mannequins portant des vêtements féminins qui sont promenés dans la ville.

Du carnaval traditionnel ressortent également les chansons et propos grivois, accompagnés de gestes obscènes qui soulignent l’apparition et le jeu des masques. Néanmoins, traditionnellement, la visite des masques dans les maisons est considérée comme bénéfique.

 

 

 

 

 

La célébration de l’Achoura s’accompagne aussi d’autres pratiques qui célèbrent la mort de l’année et qui précèdent la renaissance printanière, d’où les embrasements de bûchers et, comme dans les feux de la Saint-Jean, les sauts au-dessus des flammes.

Les différents caractères de cette fête complexe sont indubitablement liés, à l’origine, au calendrier solaire (car dans d’autres régions berbérophones d’Algérie, chez les Béni Snous (vers Tlemcen), par exemple, le carnaval ‘Ayrad’ a lieu pour yennayer 12 janvier.) ; du fait de l’adoption du calendrier lunaire musulman, ils ont été parfois absorbés par l‘Aîd el Kebir, fête proche de l’Achoura, puisqu’elle est célébrée vingt jours avant le premier Moharram, qui est le jour de l’An.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

: Le jour de l’Achoura, Adam se repentit de sa faute; l’arche s’arrêta après le déluge sur le mont Djoùdi; Moïse sépara les eaux de la mer Rouge et le Pharaon fut noyé ; Jésus vint au monde; Jonas sortit du ventre de la baleine; Joseph fut retiré du puits; les Ninivites firent pénitence; Abraham fut mis au monde et, plus tard, fut conservé intact au milieu de la tour de feu où l’avait fait précipiter Nemrod; Jésus fit son ascension au ciel ; Idrîs fut enlevé au ciel; Job fut guéri; David reçut le pardon de son péché ; Jacob recouvra la vue; et, ajoute-t on encore, c’est le jour de l’Achoura ou jour correspondant au 10 d’un mois de moharrem, que Dieu créa Adam, le plaça dans l’Eden; c’est le jour où, avant cela, furent créés les cieux, la terre, le soleil, la lune, les étoiles, Ârch ou l’Empirée, le trône éternel et le paradis La première pluie qui tomba des airs tomba le jour de l’ Achoura. Ce fut encore le jour de l’Achoura que .tous les animaux, grands et petits, même les insectes, jeûnèrent jusqu’après le coucher du soleil.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Petit extrait du documentaire ‘Les jeux de l’Achoura dans la vallée du Draa’, dans le sud marocain.  

 

 

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Bibliographie :

-          Encyclopédie berbère

-          Exploration Scientifique De L’Algérie Pendant Les Années 1840, 1841, 1842

-          Nouvelles annales de la marine, Volume 3

-          De l’art de la narration tamazight (berbère)

-          Rituels algériens

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Fête de l’Aid-es-Sghir (la petite fête), à Constantine en 1845

6072016

 

 

 

Nulle part la solennité de l’Aïd-es-Sghir ne présente un caractère aussi imposant qu’à Constantine, dans cette cité vraiment arabe, que son caractère éloigne à la fois des forbans sang-mêlés de la côte et des hordes fanatiques de l’ouest. Nous nous sommes trouvé plusieurs fois à Constantine pendant les fêtes de l’Aïd-es-Sghir; mais celles de 1845 ont laissé dans notre esprit une impression plus profonde, parce que le spectacle dont nous filmes témoin contrastait d’une façon étrange avec l’horrible drame qui assombrissait alors la province de l’ouest. On venait d’apprendre le massacre de Sidi-Brahim et la grande insurrection dont il fut le prélude.

 

En dépit de ces nouvelles désastreuses, et comme pour protester contre la nouvelle lutte que le fanatisme venait d’engager, la fête de l’Aïd-es-Sghir fut célébrée avec plus de pompe encore que de coutume.

 

La veille et l’avant-veille les caïds des différentes tribus soumises étaient arrivés suivis chacun de quarante ou cinquante cavaliers composant leurs goumis.

 

Quelques difficultés s’étaient élevées pour la fixation du jour de la fête; l’avant-veille un témoin était venu annoncer au cadi l’apparition de la nouvelle lune; mais le kadi ayant récusé son témoignage, le jeûne fut prolongé d’un jour.

 

Le lieu où les fêtes se célèbrent ordinairement à Constantine est le plateau de Msalla, situé derrière la colline de Koudiat-Ati. L’autorité française, dans un sage esprit de conciliation, avait voulu que la population européenne prit part, comme cela d’ailleurs est d’usage, dans cette ville, aux réjouissances de la population musulmane.

 

Sur le théâtre de la fête une tente pavoisée de flammes tricolores avait été dressée pour le commandant supérieur de la province, qui devait présider à la solennité. Des invitations avaient été adressées aux dames de la ville, pour qui les autorités française et musulmane, rivalisant de courtoisie, avaient fait préparer des rafraîchissements.

 

Dès le point du jour un brouhaha de sons distincts se faisait entendre au voisinage de la porte de la brèche. Le bruit du tambour annonçait que les troupes françaises étaient en marche vers Koudiat-Ati; le bruit de la musique arabe annonçait que le Cheick-el-arab, ce préfet du Sahara, s’acheminait avec ses nommes d’armes vers le même point. Onze coups de canon tirés du haut de la brèche annonçaient à toute la population que le jeûne ‘du ramadan avait cessé.

 

A sept heures les courses commencèrent, courses à pied, courses à cheval, courses françaises, courses indigènes; les prix étaient là; c’était au plus agile coureur, au meilleur cavalier à les gagner.

 

Toute la garnison, en grande tenue, sous les armes, formait un vaste rectangle, dans l’intérieur duquel les divers épisodes de la fête devaient se passer. Ils étaient annoncés par des coups de canon tirés à peu de distance de la tente prétorienne, et répétés par les échos du magnifique amphithéâtre que dessine la vallée du Roumel. Une foule immense, composée d’Européens, de musulmans, d’israélites, se pressait derrière la haie de soldats pour prendre sa part du spectacle.

 

Vers neuf heures commença la grande fantasia.

 

Les différents caïds, suivis de leurs goums, délitèrent successivement, à la manière des Arabes, c’est-à-dire au galop en brandissant leurs armes et faisant retentir l’air de coups de fusil.

 

Une circonstance prêtait à la fête un caractère nouveau: plusieurs chefs soumis depuis peu à la France y paraissaient pour la première fois. C’étaient le caïd de l’Aurès, jeune homme de dix-huit ans, les deux caïds des Oulad-Soltan, et le marabout récemment investi caïd des Sahari et des Oulad-Derradj.

 

A côté de ces personnages, qui au temps même de la puissance des beys ne paraissaient pas à Constantine, en figuraient d’autres, qui depuis longtemps étaient nos amis. A la tète de ces derniers on remarquait le brave et infortuné Ben-Ouani, cet intrépide enfant de tribu, si promptement et si noblement francisé, victime depuis de son dévouement à notre cause. Il était alors caïd des Amer et des Eulma, près de Sétif.

 

C’était un curieux spectacle que celui de tous ces chefs, escortés des cavaliers de leurs goums, représentant le Tell et le Sahara de la province, réunis sous la même bannière.

 

 

 

 

Fête de l’Aid-es-Sghir (la petite fête), à Constantine en 1845  dans Coutumes & Traditions 1478784094-160705073759486551

La place de la Brèche pendant une fête arabe. Constantine

 

 

 

 

 

 

La dernière de ces hordes nomades avait défilé, et cependant la fête n’était pas complète. Une nouvelle fantasia devait avoir lieu sur la place de la brèche, en l’honneur des dames. On appelle place de la Brèche l’espace qui s’étend entre le rempart de Constantine et le pied du Koudiat-Ati. C’est là en effet que se donna l’assaut en 1837. Toute la population bourgeoise se trouvait réunie sur cette double estrade; les musulmans occupaient les pentes du Koudiat-Ati, les Européens le rempart de la ville.

 

A un coup de canon la multitude armée agglomérée sur le plateau de Msalla se mit en mouvement vers la place de la brèche, les troupes françaises d’un côté, les goums arabes de l’autre.

 

Puis commença la fantasia des dames, cette fois individuelle et non par goum, mais toujours avec force coups de fusil, auxquels le canon répondait du haut de la brèche.

 

Au centre de cette place, qui porte désormais un nom historique, s’élèvent deux petits monuments, les seuls que la guerre ait respectés; l’un est un minaret isolé, l’autre est une sebbala ou réservoir d’eau pour les voyageurs. Le minaret, de forme octogonale, porte sur une de ses huit faces ces mots qui n’ont pas besoin de commentaire: 

Aux braves morts devant Constantine pendant les années 1836 et 1837.

 Au pied de l’autre monument est un petit enclos fermé par une simple barrière en bois; modeste cimetière, qui contient les restes de quelques-uns des martyrs de notre conquête.

 

C’est autour de ces deux petits monuments qu’avait lieu le tournoi en l’honneur des dames. A la vue de ce simulacre de combat, du lieu de la scène, des souvenirs tristes et glorieux qu’il réveille, des physionomies sereines de tous les spectateurs, l’âme émue rapprochait involontairement toutes ces circonstances, et y reconnaissait une sorte d’hommage funèbre rendu en commun à la mémoire de ceux que la guerre a moissonnés et de la paix que tous leur doivent.

 

Quelques personnes comparaient ce spectacle, mélange bizarre de sons et de costumes si divers, aux carrousels du moyen âge. Quelle différence pourtant! Au moyen âge on disait : Crois ou meurs. Aujourd’hui on laisse chacun libre de croire ce qu’il veut, et l’on se réjouit ensemble.

 

Après la fantasia pour les dames, chacun retourna chez soi ; les goums regagnèrent leurs tentes, les soldats leurs casernes et les habitants leurs maisons.

 

 

 

 

 

 

 

Source : Algérie Par M. Rozet (Claude Antoine)& Ernest Carette

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




L’Adieu au mois de Ramadan

1072016

(Ancienne coutume disparue depuis le début du XXe siècle )

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans les mosquées d’Alger, la coutume de réciter l’adieu au mois de Ramadan est si forte qu’elle est respectée avec presque le même empressement que les cérémonies canoniques. Il est vrai que les gens cultivés la considèrent toujours comme une bid’a’ (بدعة), mais ils l’ont tacitement adoptée et lui ont conféré, en quelque sorte, le droit de cité. Cependant les générations montantes de tolba, sous l’influence des idées wahhabites, influence qui s’est déjà révélée par un violent mouvement anti-maraboutique, supportent malaisément cette entorse à la simplicité et au rigorisme de l’islam et il est fort probable que, d’ici quelques années, l’adieu au mois de Ramadan aura disparu à Alger comme il a disparu à la Mecque et à Médine(1).

 

 

La veille donc du l’Aïd al Fitr, après la dernière prière, sur la sedda(2), les chantres de la mosquée psalmodient d’abord, sur un mode musical classique, une qasida d’inspiration sufi, puis le poème de l’adieu que la plupart d’entre eux savent par cœur. Après quoi, l’un d’eux, généralement le bach-Hazzab(3), chante un second adieu en prose rythmée ou, si l’on préfère, en vers libres.

 

 

Sur l’origine et l’ancienneté de ce genre de poésie, il n’existe aucun témoignage, exception faite d’un renseignement que fournit un manuscrit de l’Escurial, dont il ne reste, malheureusement, que le premier feuillet portant le titre d’un adieu composé par Ibn al-Jawzi lequel vécut de 510/1116 à 597/1200(4). Il est, par conséquent, permis de faire remonter la coutume d’adresser des adieux au mois de Ramadan au moins au VIe siècle de l’hégire.

 

 

  

 

 

L’Adieu au mois de Ramadan dans Coutumes & Traditions 1478786934-160628040038761813 

Mosquée de la pêcherie (Illumination). 1905

 

 

 

 

 

 

 

Voici le texte et la traduction des poèmes qui sont chantés dans la Mosquée de la Pêcherie d’Alger, où la cérémonie de l’adieu revêt le plus de solennité et de faste. Les deux poésies se trouvent dans un recueil de cantiques extrêmement répandu dans toute l’Algérie(5).

 

Edition & Traduction des deux poèmes  ICI

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Note:  

(1)  La compagne anti-maraboutique a été déclenchée en 1927, par la revue mensuelle Achihab, qui paraît à Constantine depuis 1343/1924.

  

 

 

 

(2) Sedda : estrade de bois placée au centre de la salle des prières.

  

 

 

 

(3)  Le mot Hazzab désigne le lecteur attaché à une mosquée pour la lecture quotidienne d’une partie du Coran. Les Hazzabia élisent l’un d’eux bach ou chef, lequel à pour fonction de réciter, aux solennités, les surates les plus célèbres du Coran et d’indiquer aux chantres sur quel mode musical ils doivent réciter les Qasa’id. dans cette élection purement honorifique il est tenu compte surtout de la pureté de la voix du Bach-Hazzab, et de sa science de tajwid ou art de la récitation du Coran.

  

 

 

(4)  Les Manuscrites de l’Escurial représente le premier feuillet d’un œuvre perdue d’Ibn al Jawzi. Le recto de l’unique feuillet conservé porte le titre : وداع شهر رمضان المعظم لابن الجوزي « Adieu au mois vénérable de Ramadan. Composé par Ibn al-Jawzi et deux variantes d’un distique. Le verso est consacré aux longues formules liminaires si obères aux écrivains arabes. Au bas de ce feuillet, un appel des bénédictions divines sur Abu Bakr, dont al Jawzi se prétendait le descendant, prouverait la légitimité de l’attribution de cette œuvre à Ibn al-Jawzi.

 

  

 

 

(5) مجموع القصائد و الأدعية « Recueil des cantiques et des invocations », Alger, Kaddour Roudoci, éditeur. Les éditions sont très nombreuses. Les deux poèmes présentés (ci-dessus) se trouvent dans l’édition de 1344/1925, la dernière, respectivement aux pages 31 et 35.   

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




La Fête de Maslénitsa ou le carnaval Russe

21052016

 

 

 

 

 

Depuis la christianisation de la Russie, la Maslénitsa, antique fête païenne du printemps, se trouve déportée avant le cycle de Pâques, quelle que soit la date de cette dernière. C’est en effet le seul moment où cette fête peut s’insérer sans s’éloigner par trop du début du printemps, la période de Pâques étant suivie du Pentécostaire (50 jours). La proximité avec le début du cycle des fêtes chrétiennes lui donne une coloration particulière. De fait, la Maslénista et le Grand Carême se mettent réciproquement en relief.

 

A la différence des autres cérémonies et ensembles rituels du calendrier russe, qui sont célébrés à la fin des périodes marquées par la privation et des interdits (Noël vient après un carême de 40 jours, la fête de Pâques après un carême de 7 semaines), la Maslénitsa exalte les dernières réjouissances, les ultimes explosions d’énergie puisqu’elle précède la longue période du Grand Carême.

 

 

 

 

 

Présentation de la fête 

 

Le caractère particulier de la Maslénitsa provient du fait qu’elle se trouve à la frontière de l’anti-fête la plus importante dans le cycle annuel russe. C’est pourquoi cette fête est la plus célébrée, la plus bruyante des Russes. Son nom Maslénitsa est dérivé du mot maslo (beurre), car pendant la semaine précédant le Grand Carême on mangeait surtout des laitages, lesquels seront supprimés ainsi que la viande, jusqu’à Pâques. Cette interdiction alimentaire limitée souligne le caractère transitoire de cette fête : sur le plan de la nourriture, c’est plutôt l’anté-fête. Sur d’autres points relevant sans doute de survivances païennes, c’est une vraie fête dont la célébration était obligatoire.

 

 

Le peuple russe croyait que ne pas fêter Maslénitsa pouvait porter malheur. Une chanson enregistrée dans la région de Tver (Kalinine) souligne le caractère exubérant de cette fête :

 

 

On a fait venir des invités de partout,

Les compères et les commères, les filles et les gars,

Et toute la semaine ils ont mangé et bu,

Chanté et dansé.

 

 

Dans une autre chanson russe datant de la fin du XIXe siècle, on raconte que lors de la fête, un village entier s’est réuni en boissons à tel point que la femme du pope a vendu son mari pour pouvoir continuer à se soûler. La femme du chantre l’a imitée ainsi que les petites vieilles qui ont vendu leurs petits vieux ! Les jeunes filles ont mis leur couronnes à l’encan et les jeunes gens se sont défaits de leur ceinture de fête.

 

Pendant cette « semaine de laitage », la Russie tout entière était prise de frénésie. Avant la fête dans les villages et dans les villes, on aménageait les espaces publics en vue des réjouissances futures : on construisait des glissoires et des montagnes de glace ; dans les villes, on dressait des baraques de foire et des débits de boisson, des échoppes où l’on vendait des friandises.

 

 

En Sibérie, on construisait des forteresses de neige qu’il faudrait prendre d’assaut durant la fête. Il s’agissait de véritables places fortes avec remparts et tours. Elles étaient assailles par des « cavaliers » et défendues par des « fantassins ». Un drapeau flottant au sommet de chaque forteresse. Les non-belligérants assistaient en spectateurs à ce siège dont l’enjeu était aussi passionnant que celui d’un match de foot-ball. Comme aujourd’hui les supporteurs du stade, chacun encourageaient son camp.

 

Les témoignages des ethnographes datant du XIXe siècle confirment la persistance de ces coutumes. La semaine de Maslénitsa servait d’exutoire à la violence et la population entière se défoulait avant le début du Grand Carême. Les hommes s’affrontaient très souvent en de véritables batailles rangées qui éclataient parfois sans aucun prétexte. Excités par les vapeurs de l’alcool, ils cherchaient la bagarre. Des clans se formaient regroupant les habitants d’une rue ou d’un quartier et s’opposaient à d’autres clans. Les adversaires se servaient de bâtons et de leurs mains. Au terme des affrontements, il pouvait y avoir des morts et des blessés.   

 

Les femmes, de leur côté, faisaient preuve d’un comportement moins agressif mais tout aussi inhabituel : par exemple elles se travestissaient. Encore vers 1940, dans un village sibérien, des femmes surtout des veuves, sortaient dans la rue déguisées en hommes. Elles se promenaient dans le village en chantant des chansons obscènes. Le but de cette mascarade : réveiller les forces assoupies de la nature.

Les femmes organisaient leur propre fête où les hommes n’étaient pas admis. Le vendredi de la semaine de carnaval, jusque vers 1930, les femmes de différents villages russes de Lettonie, plus particulièrement celles qui avaient mis un enfant au monde dans l’année, se réunissaient chez l’accoucheuse. Elles apportaient des présents pour leur hôtesse (colifichets, babioles) ainsi que des victuailles. Elles  mangeaient, buvaient, bavardaient, chantaient  et dansaient pendant trois ou quatre heures d’affilée. Après quoi elles rentraient chez elles.

Le passage de la fête de Maslénitsa au jeûne s’effectuait de manière brusque, pour marquer l’entrée dans la période de l’anti-fête, les paysans changeaient de vêtements (les vêtements simples et sombres remplaçaient les habits festifs multicolores). Aux mets gras succédaient les repas strictement végétariens (même sans lait) pris à de plus grands intervalles. Certaines personnes se contenaient d’un repas par jour. En sibérie, s’il restait de la nourriture après le carnaval, on essayait de la donner à la population non-orthodoxe ou bien de la conserver jusqu’après Pâques. Même la vaisselle utilisée pendant la fête devait être changée. Ceux qui n’avaient pas cette possibilité devaient nettoyer soigneusement avec de l’eau bouillante et du sable, voire par le feu, celle dont ils s’étaient servis pendant la Maslénitsa.

 

 

 

 

L’accueil de la Maslénitsa

 

La semaine de carnaval comprend plusieurs étapes et chaque jour de cette semaine est marqué par une activité précise : le lundi est le jour de l’accueil de la Maslénitsa, le mardi le jour des jeux, le mercredi le jour des ripailles, le jeudi le jour de la « fiesta » appelée chiroki tchetverg, la soirée du vendredi est consacrée à la belle-mère, le samedi est réservé aux soirées-amusements des jeunes filles et le dimanche est le jour du pardon.

 

Au centre des festivités populaires se trouve une poupée en paille qui personnifie la fête et est appelée actuellement Maslénitsa,  le nom primitif demeurant inconnu. Autour de cette poupée ont lieu l’accueil de la Maslénitsa et sa célébration. Elle part, puis est enterrée ou consumée dans le feu, ce qui clôture la fête. Elle était attendue avec impatience et accueillie par les jeunes filles qui préparaient les plats rituels de la fête : fromage, beurre, miel et bière. Voici un extrait d’une chanson enregistrée dans la 1ère moitie du XXe siècle dans la région de Kalouga :

 

Holà, Maslénitsa entre dans la cour,

La grosse Maslénitsa  entre dans la cour !

Et nous, les jeunes filles, nous l’accueillons,

Et nous, les belles, nous l’accueillons !

Holà, Maslénitsa, reste chez nous une semaine

Reste chez nous, la grosse, une autre semaine !

Malsénitsa répond : « je crains le carême,

Moi, la grosse, je crains le carême »,

Holà, Maslénitsa le carême est encore loin,

La grosse, le carême est encore loin !

 

 

 

 

 

 

 

Un témoignage sur la célébration de la Maslénitsa  au XIXe siècle à Saint Saint-Pétersbourg   

 

 

ʽʽIls sont peu nombreux à St. Pétersbourg et ont lieu principalement pendant la semaine qui précède le grand carême, appelée en Russie la semaine au beurre (maslénitsa) et pendant toute la semaine qui suit la fête de Pâques.

La place de l’Amirauté se couvre alors de baraques aux formes variées avec tréteaux et théâtres, balançoires, chars tournants, carrousels simulés et surtout d’une quantité prodigieuse de boutiques en plein veut garnies de noisettes, d’oranges, de caroubes, de pains d’épice, etc. etc. Mais ce qui domine tout cela, ce sont les montagnes de glace avec leurs joyeux pavillons, mi-partie blancs et roses, qui se déploient au vent. Qu’on se figure une charpente en bois, élevée d’environ 30 pieds, imitant l’architecture d’une tour gothique. De la terrasse en plate-forme de la tour, s’échappe sur une pente d’environ 45 degrés un sentier de glace légèrement arrondi au point où il atteint la ligne horizontale. Cette ligne également pavée de dalles de glace unie se prolonge dans la proportion de l’élan donné au traîneau par la force acquise dans la descente d’une effrayante rapidité. Là où le traîneau s’arrête s’élève une autre montagne dont la pente glissante court parallèlement à la première, de sorte qu‘on n’a qu’à changer de sentier pour revenir avec la même rapidité au point d’où l’on était parti. La sensation qu’on éprouve la première fois qu’on est précipité de cette pente est étrange et saisissante. La poitrine se serre, l’émotion est grande, et ce n’est pas sans une certaine satisfaction qu’on sent le rapide traîneau ralentir progressivement sa marche. Pendant toute la semaine la place est encombrée de monde.

Cette semaine de plaisir qui répond à notre carnaval est suivie de 7 autres où les Russes en général, le peuple surtout, observent le jeûne le plus rigoureux. Après le carême, les amusements du carnaval recommencent pendant huit jours et le peuple se dédommage amplement par la bonne chère et l’eau de vie des longues privations qu’il n’a subies du reste qu’avec le plus profond respect religieux. Un des plus grands amusements des habitants de St. Pétersbourg pendant l’hiver, ce sont les piques-niques ou parties de traîneaux qui se font aux environs de la ville. Si les nuits d’été sont magnifiques comme nous l’avons vu, les belles soirées d’hiver ont aussi leurs agréments, quand le vent ne fait pas sentir ses rigueurs et que la terre est couverte d’une épaisse couche de neige qui double le plaisir du trainage. Les rues étincellent, comme si elles étaient pavées de diamants, et à la campagne, la neige est tellement durcie par le froid qu’elle enfonce à peine sous le poids du traîneau. Les trois chevaux de la troïka volent plutôt qu’ils ne courent, le clair de lune est superbe et augmente le plaisir de la soirée; le silence de la campagne, la solitude de la forêt, interrompus seulement par le bruit des sonnettes du cheval du milieu (qui va continuellement au trot pendant que les deux chevaux de côté ne cessent de galoper) ou par celles d’un attelage lointain, rappellent à l’esprit le calme et la tranquillité des plus beaux jours. Les fines branches des pins élancée sont couvertes de givre et paraissent entourées d’une écorce argentée; on dirait que le bouleau s’est revêtu d’un feuillage de glace pendant que tous les autres arbres restent nus et découverte. Le bouleau est le plus bel ornement des forêts du Nord pendant l’hiver, que ses branches soient comme pétrifiées et couvertes de cristaux glacés ou qu’elles se balancent au gré de la brise, dépouillées de tout ornement. Le sol est comme rayé par l’ombre des arbres qui se dessine avec finesse sur la blancheur de la neige. On croirait que la clarté, la belle transparence de la nuit fait sentir son influence sur tous les promeneurs; la gaîté est partout et passe d’une troïka a l’autre, la conversation est animée, de joyeux chants se font entendre. Ces belles excursions se font quelquefois de jour, mais si les promeneurs s’attendent à avoir un beau clair de lune, le retour n’aura lieu certainement que la nuit, et ils ont raison, car c’est l’heure où la nature parle le plu à l’âme et où les cœurs se livrent le mieux à. la joie.ʼʼ

 

 

 

 

 

 

 

‘Maslénitsa’ : le mannequin de paille

 

On  appelait Maslénitsa un mannequin, le plus souvent de paille, qui était pivot de la célébration du carnaval russe. Il était fabriqué par les jeunes gens du village et revêtu d’un vêtement de femme acheté à l’une des villageoises. Il avait donc la taille d’un être humain.

Un témoignage datant de 1888 dans le gouvernement d’Oriol : le jeudi de la semaine du Carnaval, on confectionnait le mannequin, on l’habillait en femme. Dans une main on lui fourrait une crêpe, dans l’autre une bouteille de vodka. A partir du vendredi on le promenait à travers tout le village dans un traîneau tiré par 3 garçons au milieu de chants, de cris et du changement des crécelles. La plus belle des filles du village, soigneusement vêtue, était assise dans le traîneau à côté de la Maslénitsa. On mettait aussi une branche de sapin ou de pin enrubanné dans le traîneau. Cet attelage participait également aux glissades. On s’amusait jusqu’au Dimanche du pardon, jour auquel on emmenait la Maslénitsa hors du village pour la brûler.

Il arrivait que le mannequin soit fait de cordes, de torchons ou d’autres matériaux. Dans le gouvernement de Saratov à la fin de la semaine de carnaval, on enterrait un mannequin de bois. Il était porté à travers tout le village en procession conduite par un vieillard vêtu de loques noires. Des débris de vaisselle étaient attachés à ses mains par des cordelettes.

Il est à remarquer que dans d’autres témoignages, l’enterrement de la Maslénitsa s’accompagne de chants rituels. En voici quelques-uns.

Dans la région de Tver, on enterrait la poupée dans la neige et on piétinait sa tombe en chantant :

Repose, Maslénitsa,

Jusqu’à l’arrivée de l’été,

Alors, nous te déterrerons,

Et de nouveau nous te promènerons.  

 

 

Le jour le plus important de Maslenitsa était le dimanche précédant le Carême. Les gens se demandaient pardon pour toutes les offenses et visitaient les cimetières.

Le dernier jour, on confectionnait une effigie de Maslenitsa avec de la paille ou des chiffons, on l’habillait en femme, on la portait dans tout le village, ensuite on la brûlait, noyait ou tout simplement déchirait, en éparpillant la paille dans les champs. Maslenitsa était parfois vivante – on transportait une jeune femme bien habillée ou une vieille ivrogne en loques, et une fois sortis du village, on la renversait dans la neige.

Le premier jour du Carême symbolisait la fin de Maslenitsa. Lundi était le jour où on se purifiait du péché et de la nourriture grasse. Les hommes « se rinçaient les dents », c’est-à-dire buvaient de la vodka pour soi-disant éliminer de la bouche les restes des repas festifs; dans certains régions, ils organisaient des combats à poings nus pour « vider les bliny*« . Les femmes nettoyaient la vaisselle pour en supprimer le gras, et tout le monde se lavait dans des bains, seuls ou en petits groupes dans des cabanes aménagées comme des bains à vapeur.

 

 

 

 

 

 

 

(*) Bliny : symbole de soleil, le plat principal de Maslenitsa

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Bibliographie :

  • Une autre Russie: fêtes et rites traditionnels du peuple russe Par Nadezhda Stangé-Zhirovova

 

  • Guide du voyageur à St. Petersburg, etc Par Jean BASTIN

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                            

 

 

 

 

 

 




Les marques de deuil chez les différents peuples

6042016

 

 

 

 

 

 Le deuil est la manifestation extérieure de la douleur qu’on éprouve dans certaines circonstances malheureuses, et surtout des regrets que laisse dans notre cœur la perte d’une personne aimée. Mais si tous les hommes sont également accessibles à la douleur, ils n’ont pas tous un langage uniforme au service des sentiments qui les affectent; d’où il suit que le deuil a dû s’empreindre du cachet particulier des usages, des mœurs privées, politiques et religieuses des différents peuples, et n’a pu se formuler partout sons les mêmes emblèmes. C’est ce qui ressort de l’examen de l’histoire des nations anciennes et modernes.

 

 

 

 

 

Deuil chez les anciens

 

 

 

Les marques de deuil chez les Israélites étaient de déchirer ses habits aussitôt que l’on apprenait une mauvaise nouvelle ou que l’on se trouvait présent à quelque grand mal, comme un blasphème ou un autre crime contre Dieu; de se battre la poitrine, de mettre ses mains sur la tête, la découvrir en ôtant la coiffure , et y jeter de la poussière ou de la cendre au lieu de parfums qu’ils y mêlaient dans la joie. Tant que le deuil durait, il ne fallait ni s’oindre ni se laver, mais porter des habits sales et déchirés, ou des sacs, mot hébreu qui désignait des habits étroits ou sans plis, et par conséquent désagréables; on avait les pieds nus aussi bien que la tête, mais le visage couvert. Quelquefois on s’enveloppait d’un manteau pour ne point voir le jour et pour cacher ses larmes. Le deuil était accompagné de jeûne, c’est-à-dire que, tant qu’il durait, «on ne mangeait point du tout, ou on ne mangeait, après le soleil couché, que des viandes fort communes, du pain, des légumes, et on ne buvait que de l’eau.

Les Hébreux, durant le deuil, demeuraient enfermés, assis à terre ou couchés sur la cendre, gardant un profond silence, et ne parlant que pour se plaindre ou pour chanter des cantiques lugubres. Ordinairement le deuil, pour un mort, était de 7 jours. Quelquefois on le continuait pendant un mois, comme il fut fait pour Aaron et pour Moise. Quelquefois il allait jusqu’à 70 jours, comme pour le patriarche Jacob. Il y avait des veuves qui continuaient leur deuil toute leur vie, comme le firent Judith et Anne la prophétesse.

 

 

 

 

 

Chez les Égyptiens, à la mort d’un parent ou d’un ami, les femmes elles-mêmes, oubliant le soin de leur beauté et les ménagements de la pudeur, se souillaient la tête de fange, se découvraient le sein, le frappaient, et, courant les rues et les places, les faisaient retentir de leurs regrets. Les hommes ne se livraient pas moins vivement à la douleur: ils se couvraient la tête de cendre et de poussière, se frappaient la poitrine, et, tant que durait le deuil, ils laissaient croître leurs cheveux, s’abstenaient de vin et de toute nourriture délicate, portaient des habits sales et négligés, et s’interdisaient l’usage du bain. A la mort des rois, toute l’Égypte était en deuil; les habitants déchiraient leurs habits; les temples étaient fermés, les sacrifices et les fêtes suspendus pendant 72 jours, et ceux qui se réjouissaient le plus de la mort du prince étaient ceux qui montraient le plus de douleur. On s’abstenait de viande et de vin, ou l’on se cachait pour ne pas s’en abstenir; on ne faisait point usage de parfums et l’on couchait sur la dure. Des hommes et des femmes, au nombre de 2 ou 300, se couvraient la tête de boue, se frappaient la poitrine, chantaient deux fois par jour des hymnes funèbres qui contenaient les louanges du mort et l’énumération de ses vertus.

 

 

 

 

Les marques de deuil chez les différents peuples dans Coutumes & Traditions 1478787124-160401102714582710 

Lamentation de la veuve.  Peinture de la tombe des sculpteurs Nebamon et Ipouki

Un prêtre tient la momie debout, un autre procède à l’ouverture de la bouche et offre de l’eau purificatrice qui coule en ondulations sur le corps de la momie. 
Devant la momie :
– le bouquet de fleurs funéraire
– la veuve accroupie a posé sa main droite sur les pieds de la momie comme pour éviter le mouvement de bascule du corps. Avec la main droite, elle se jette de la poussière sur la tête en signe de lamentation. Elle ouvre la bouche sans doute pour réciter une prière funèbre ou des lamentations.

 

 

 

 

 

 

 

Les Lyciens avaient une loi qui obligeait ceux qui voulaient porter le deuil de s’habiller en femmes: ils regardaient l’affliction comme une faiblesse indigne d’un homme. Les Syriens se retiraient pendant plusieurs jours dans des lieux solitaires pour y pleurer les morts sans être troublés. Les Perses, entre autres signes de deuil, coupaient les crins de leurs chevaux.

 

 

Les cérémonies consacrées par les Grecs à l’expression de la douleur causée par la perte d’un ami ou par toute autre affliction profonde nous sont imparfaitement connues. Le deuil se manifestait dans l’extérieur de la personne et par la forme et par la couleur de ses vêtements. Les Grecs, dans cette occasion, cessaient de paraître aux banquets et dans les jeux; ils bannissaient de leur demeure les instruments de musique et tout ce qui donnait l’idée de fête ou de réjouissance. Retirés dans l’intérieur de leur maison, ils s’imposaient mille privations sur les commodités ordinaires de la vie. Ils n’osaient faire usage du vin qui porte à la gaieté. Fuyant la clarté du jour, c’est dans les ténèbres et la solitude qu’ils cherchaient à dérober leur affliction à tous les regards. Le luxe de la parure était supprimé: joyaux, or, ornements riches et précieux, tout était mis de côté; des vêtements d’une étoffe grossière, et ordinairement d’une couleur blanche, en prenaient la place. Ils coupaient et même quelquefois rasaient entièrement leur chevelure; tantôt ils la plaçaient sur le corps du défunt, tantôt ils la jetaient au milieu du bûcher qui devait consumer sa dépouille. Quelquefois ils la déposaient dans le lieu où les cendres étaient conservées. A la mort d’un grand homme, chaque citoyen s’acquittait de ce pieux devoir, soit qu’on crût apaiser ses mânes par ce sacrifice, soit que l’on vit une preuve d’affliction dans cette négligence et cet abandon d’un des principaux éléments de beauté. Les Grecs, en effet, laissaient croître avec le plus grand soin leur chevelure. Dans le deuil, on les voyait quelquefois, égarés par la douleur, s’agiter, se rouler dans la poussière, se couvrir la tête de cendres, l’envelopper dans leurs vêtements, ou, marchant à pas incertains et précipités, se frapper violemment la poitrine et se déchirer le visage avec leurs ongles. Douées de passions plus vives et cédant plus facilement à l’affliction, les femmes déployaient un appareil de douleur plus violent encore. Selon défendit prudemment des excès que la raison condamnait.

 

 

 

 

 

Les Lacédémoniens montraient un grand courage à supporter les pertes privées; mais à la mort de leurs rois, hommes, femmes, enfants, se rassemblaient indistinctement et se déchiraient le front à coups d’aiguilles, autant pour lui donner un témoignage de leur affliction que pour apaiser ses mânes satisfaites de ce sacrifice. Dans la violence de leurs imprécations, les Grecs en venaient au point d’accuser les dieux, leur reprochant une vengeance injuste ou l’envie. Leur fureur insensée renversa plus d’une fois les autels et porta le ravage dans les temples.

A la mort d’un citoyen revêtu d’une charge importante ou d’un personnage du plus haut rang, ou dans toute calamité terrible, les assemblées publiques étaient suspendues, les lieux d’exercice, les bains, les boutiques, les temples fermaient aussitôt, les places étaient désertes et la ville entière n’offrait que l’aspect du deuil ou de la désolation.

 

 

 

 

 

A Rome, du temps de la république, les femmes portaient le deuil en habits noirs; elles le portèrent en blanc sous les empereurs. Caton, cité par Servius, dit que les femmes quittaient pendant le deuil les habits de pourpre et en portaient de couleur bleue. Elles déposaient tous leurs ornements et négligeaient le soin de leur parure. Dans cette circonstance, les hommes s’habillaient généralement de noir, laissaient croître leurs cheveux et leur barbe, quittaient les anneaux d’or. Les sénateurs et les magistrats ne portaient point de Laticlave ni les autres marques de leur dignité. Tous étaient vêtus comme les plébéiens; les consuls eux-mêmes ne rendaient plus la justice assis sur leur tribunal et dans les chaises curules, mais assis sur les sièges des préteurs ou dans les bancs des tribuns du peuple. Ces marques d’affliction se donnaient surtout dans le deuil public, pendant lequel on fermait le Forum, les tavernes : aussi en abrégeait son quelquefois le temps. Les causes pour lesquelles on mettait fin aux deuils publics étaient la dédicace d’un temple, la clôture du lustre, l’accomplissement d’un vœu public; et les causes qui abrégeaient un deuil privé étaient la naissance d’un enfant, quelques honneurs accordés à la famille, le retour de captivité d’un père, d’un ‘fils, d’un époux ou d’un frère, un mariage, la naissance d’un parent plus proche que celui dont on portait le deuil, la célébration des mystères de Cérès , des compliments de félicitation à faire, la célébration des jeux solennels et celle des Saturnales. Ceux qui étaient dans le deuil ne quittaient point leur maison; lorsqu’ils commençaient à sortir, ils fuyaient les festins, les assemblées et les fêtes publiques. Gratien, Valentinien et Théodose fixèrent à un an le temps des grands deuils, par exemple celui des maris porté par les femmes; ils déclarèrent infâmes et privées de la succession de l’époux défunt celles qui en prendraient un autre avant l’année révolue. Avant ces empereurs, les grands deuils ne duraient que dix mois, ou une année de Numa, qui le premier leur avait fixé ce temps. Les lois de Numa défendaient le deuil pour les enfants morts avant l’âge de 3 ans; une loi de Tibère le défendit aussi pour les condamnés à la peine capitale.

 

 

 

 

 

 

 

Deuil chez les modernes

 

 

 

Aujourd’hui, chez différents peuples, tels que les habitants de la Corée, du Tonkin, les Japonais, les Mingréliens , les Indiens de l’Amérique du Nord, etc., le deuil donne lieu à des pratiques assez singulières : les uns s’abstiennent de la cohabitation avec leurs femmes et considèrent comme illégitimes les enfants qui proviendraient de ce commerce; les autres fuient leurs habitations pendant des années entières, couchent à terre et s’astreignent à une abstinence rigoureuse; ceux-ci célèbrent des fêtes sur la tombe de leurs parents, en les invitant à y prendre part; ceux-là font disparaître tout ce qui a servi aux défunts et considèrent comme un crime et une insulte de prononcer leurs noms; enfin, il en est d’autres qui croient honorer singulièrement les morts en restant 

 

 

En Europe, la livrée ordinaire du deuil est le noir, symbole de la privation de la vie, parce qu’il est la privation de la lumière. Cependant en Turquie la couleur reçue est le bleu ou le violet: le bleu, emblème des vœux qu’on fait pour le bonheur des morts, et le violet qui, étant un mélange de bleu et de noir, indique à la fois et les souhaits qu’on adresse aux morts et la tristesse que leur perte nous inspire.

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Le crêpe et les tentures noires sont, en France, les principaux attributs du deuil. Quant à sa durée, elle est ainsi réglée par l’usage : pour un mari, 1 an 6 semaines; pour père et mère, six mois; autant pour l’épouse; aïeul et aïeule, 4 mois 1/2; frère et sœur, 2 mois; oncle et tante, 3 semaines; cousin-germain, 15 jours; oncle a la mode de Bourgogne, 11 jours; cousin issu de germain, 8 jours. Napoléon avait renouvelé, par un décret, différentes modes tombées en désuétude, concernant la durée et les attributs des deuils de cour et deuils ordinaires; mais la Restauration a modifié tous les règlements émanés de l’autorité impériale. Bien que les deuils publics ne soient pas de rigueur, l’histoire contemporaine nous offre le tableau de plusieurs manifestations solennelles et éclatantes de douleur publique. Sans parler de la fête mortuaire décrétée par l’assemblée constituante en l’honneur des Français morts pour la liberté, et à l’imitation de laquelle une autre loi est venue après 1830 instituer un deuil à perpétuité pour les morts des trois journées de juillet; sans rappeler aussi ce qui se passe sous nos yeux depuis la mort de Charles X dans certaines classes de la société française, nous dirons qu’à la mort de Benjamin Franklin, arrivée le 17 avril 1790, tous les états de l’Union américaine portèrent le deuil pendant deux mois, et que la France s’associa aux regrets de sa patrie. Mirabeau fit son éloge funèbre, le 11 juin, au sein de l’Assemblée constituante, qui prit-elle même le deuil pour trois jours, les 14, 15 et 16 juin. Puis, quand Washington mourut, le gouvernement prit encore le deuil, comme pour Franklin, et Fontanes prononça son éloge; enfin, plus récemment encore, la tombe de Lafayette a été honorée, en Amérique et en France, d’hommages universels et spontanés.  

 

Comme dans toutes les parties du monde civilisé, la religion sanctifie chez nous les fêtes en l’honneur des morts; mais les pratiques de piété ne servent qu’à faire ressortir davantage le contraste affligeant des débauches qui, dans grand nombre de localités, suivent les inhumations. C’est ainsi que, dans la Bresse, par exemple, on dépose sur le cercueil des bouteilles qu’on s’amuse à vider ensuite; dans plusieurs autres parties de la France, comme dans le Morvan (Nièvre) et à Paris même, on se fait presque un devoir d’insulter, par ces libations indécentes, à la cendre des morts. C’est cet usage, emprunté aux superstitions anciennes, qui a donné naissance à la locution proverbiale : In dolio doleum infunde (noyez le deuil dans le tonneau).

 

 

L’assemblée qui forme le convoi mortuaire se nomme le deuil, c’est ordinairement le plus proche parent qui le conduit. On appelle deuil joyeux celui d’une personne qu’on n’aimait pas ou qui vous laisse une riche succession; quand serons-nous assez avancés pour bannir de notre langue cette expression scandaleuse qui profane la tombe?

 

 

 

 

 

 

Deuil de cour

 

 

 

Le grand et le petit deuil de la cour et leur durée sont réglés par le souverain. Ordinairement le grand deuil est de 6 à 2 mois; le petit deuil est de 3 semaines à 3 jours. En France, pendant le grand deuil, le roi portait l’habit, la culotte et la veste en drap violet et les bas en laine violette; le chapeau et l’épée étaient garnis d’un crêpe de la même couleur; les appartements étaient tendus en violet. Les ministres, les personnes attachées à la cour portaient les cheveux sans poudre, l’habit noir, les boucles des souliers bronzées, les bas de laine noir, l’épée garnie d’un crêpe noir. Pendant le petit deuil, le roi portait l’habit de soie noire, l’épée et les boucles en argent; le costume des autres personnes était à peu près le même. Dans les grandes cérémonies, les hommes ajoutent à leurs vêtements de deuil un manteau, un crêpe au chapeau, quelquefois ‘une cravate longue, et des pleureuses ou espèces de manchettes rabattues sur les parements des habits.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




La fête de Norouz dans quelques pays voisins de l’Iran

21032016

 

 

 

Norouz [1], fête de l’arrivée du printemps et du nouvel an, est célébré depuis 3000 ans en Iran. La date de cette fête varie entre le 20 et le 22 mars. Norouz est également célébré hors de l’Iran, en particulier dans les pays qui ont autrefois été des territoires de l’Empire perse tels que l’Afghanistan, l’Azerbaïdjan, le Kazakhstan, le Pakistan et le Tadjikistan. Les habitants de ces pays suivent les coutumes iraniennes associées à Norouz, en les agrémentant aussi de leurs propres coutumes locales.

 

 

 

 

 

Norouz au Kazakhstan

Norouz est une fête très appréciée par les habitants de ce pays. Selon les croyances populaires, à Norouz, tout redevient neuf et la terre se remplit de joie. Les Kazakhs célèbrent Norouz par des expressions telles que « Norouz est le jour que l’on attendait depuis une année«  ; « Norouz est le jour où la pierre bleue de Samarkand fond« . La veille de Norouz, ils allument deux bougies et nettoient leur maison car toujours selon les croyances populaires, cela permet d’éloigner les maladies et de chasser la malchance. Les femmes préparent une sorte de repas avec de la viande de cheval qu’elles offrent aux gens, et elles reçoivent d’eux des miroirs ou du parfum comme cadeau. Au premier jour de Norouz, à trois heures du matin, les jeunes gens sellent un cheval, suspendent une poupée ayant une clochette au cou de l’animal et le font galoper pour réveiller tout le monde. La poupée et la clochette symbolisent le Nouvel an et annoncent son arrivée. On croit également que s’il pleut ou neige au premier jour de l’an, c’est un bon signe et l’année sera bonne.

Durant Norouz, les Kazakhs portent des vêtements blancs et neufs qui symbolisent la joie et le bonheur. Ils vont se rendre mutuellement visite et lors de ces visites, ils se touchent à l’épaule. Les femmes préparent une sorte de potage fait de sept ingrédients appellé gouj qui signifie « adieu à l’hiver et aux repas hivernaux ». Des compétitions sont également organisées, dont l’une des plus célèbres est le ghoul touzâgh opposant les femmes et les hommes. Si les femmes gagnent, c’est de bon présage…

 

 

 

 

 

Norouz au Turkménistan

 

 

 

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Norouz au Turkménistan
Photo : Mehr

 

 

 

Les Turkmènes croient que Norouz est le jour où Djamshid, quatrième roi de la plus ancienne dynastie légendaire iranienne, accéda au trône. Lors de Norouz, les Turkmènes se rendent visite, préparent des repas particuliers et se les offrent mutuellement. Les courses de chevaux, la lutte, les échecs comptent parmi les compétions organisées au Turkménistan à l’occasion de Norouz.

 

 

 

 

 

Norouz en Azerbaïdjan

 

 

 

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Célébrations de Norouz avec des costumes traditionnels en Azerbaïdjan

 

 

 

Norouz est également l’une des plus grandes fêtes des Azerbaïdjanais. Il est considéré comme la fête de l’éloge de tous les êtres et des objets sacrés, et est aussi le synonyme de santé, de prospérité et d’abondance. Il existe aussi de nombreux mythes et fables azéris sur Norouz. Ainsi, selon un conte, Siâvash [2], fils du roi Kâvous, voyagea au pays d’Afrâsyâb où celui-ci l’accueillit avec gentillesse et lui donna sa fille en mariage. Siâvash fit construire le mur de Boukhârâ. Les ennemis, jaloux de leur amitié, semèrent la discorde entre eux de sorte qu’Afrâsyâb fit tuer Siâvash puis ordonna de mettre son cadavre sur les créneaux du mur de Boukhârâ. Les zoroastriens prirent son cadavre, l’enterrèrent et entonnèrent de douloureux chants de deuil. Dans ces chants, les zoroastriens ont appelé Norouz « le jour de l’enterrement de Siâvash« . Les Azerbaïdjanais célèbrent Norouz avec des chants, un repas de Norouz et en se posant des énigmes. Les préparations de Norouz durent tout le dernier mois de l’hiver. Ils s’achètent alors des vêtements neufs et nettoient leur maison. Durant la nuit du dernier mercredi de l’année, les jeunes filles font un vœu et se cachent derrière la porte entrouverte de la maison. Si elles entendent le premier passant parler de quelque chose de bon, c’est de bon augure et leur vœu se réalisera au cours de la nouvelle année. Durant ce jour, les Azerbaïdjanais s’efforcent donc de ne parler que de sujets agréables et évitent de médire. Parmi les traditions des Azerbaïdjanais pendant Norouz, nous pouvons également citer le rituel d’envoyer du samanou [3] aux amis, d’accrocher des chapeaux sur les portes, ou encore d’accrocher un sac au toit des maisons pour demander des ’eidi [4].

 

 

 

 

 

Norouz au Tadjikistan

 

 

 

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Tadjiks célébrant Norouz à Douchanbé, capitale du Tadjikistan

 

 

 

Norouz est la fête nationale des Tadjiks. On l’appelle « la grande fête » et il est considéré comme le jour de l’amitié et celui où toutes les créatures reprennent vie. Au jour de Norouz, les femmes tadjiks nettoient leur maison et mettent un balai rouge à la porte avant le lever du soleil : la couleur rouge y symbolise le bien, la victoire et la prospérité. Après le coucher du soleil, on met les meubles hors de la maison et on accroche un tissu rouge au fronton des maisons. En ouvrant la porte et les fenêtres, on y fait entrer l’air frais du printemps. Durant les premiers jours de Norouz, on cuit de délicieux gâteaux et repas et on fait des compétitions, notamment de la lutte.

 

 

 

 

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Norouz au Tadjikistan, 2007

 

 

 

 

 

Norouz au Pakistan

 

 

 

 

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Norouz au Pakistan
Photo : Mehr

 

 

 

Les Pakistanais appellent Norouz âlam afrouz, c’est-à-dire un « jour nouveau qui éclaire le monde en arrivant« . Afin d’accueillir la nouvelle année, ils nettoient la maison, portent de nouveaux vêtements, préparent toutes sortes de repas et gâteaux, se rendent visite et échangent des ’eidi. Il est aussi de coutume pour les Pakistanais de chanter des chants concernant Norouz en ourdou, dari et arabe sous forme de ghassideh et ghazal. La fête de Norouz a aussi pour but de se rappeler l’espérance, la paix et l’amitié.

 

 

 

 

 

Norouz en Afghanistan

 

 

 

 

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Norouz en Afghanistan, mars 2010, Mazâr-e Charîf
Photo : Majid Saeedi

 

 

 

Aux premiers jours de l’année, les plaines et les toits en boue de Balkh se remplissent de roses. On dirait un « panier plein de roses« . C’est pourquoi la fête de Norouz est appelée aussi « la fête des roses« . Du matin du premier jour de Norouz au quarantième jour du nouvel an, les Afghans hissent un étendard attribué à l’Imâm Ali, et les malades et les nécessiteux se rendent au pied de cet étendard. Les Afghans célébrant cette fête croient que si au moment de hisser cet étendard, celui-ci se lève doucement et sans frissonnement, on aura une bonne et heureuse année.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notes

[1] Le mot norouz vient de l’avestique signifiant « nouveau jour ».

[2] Siâvosh est un héros mythologique iranien, dont l’histoire est relatée dans le Shâh-Nâmeh.Prince héritier, il est poursuivi par sa belle-mère pour son charme et doit passer l’épreuve de feu, qui prouvera son innocence. Il sera tristement et injustement tué. Siâvosh symbolise en Iran le sang de l’innocent injustement tué.

[3] Sorte de mets fait de germe de blé (symbolisant l’abondance)

[4] Cadeau offert à l’occasion du nouvel an.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Source: La Revue de Téhéran

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Le Boussadia (Baba Salem)

18022016

 

 

 

 

 

 

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 Sétif – Scène indigène – Les Boussadia

 

 

 

 

 

 

Originaire du centre de l’Afrique Haoussa, Bambara, Bornou, Congo ou Soudan et rattaché aux folklores algérien et tunisien, le Boussadia (بوسعدية) est un genre de nègre danseur, il opère seul et parcourt les routes du pays en passant de villes en villages, mais encore dans les mechtas les moins importantes. L’amusement par le ridicule et le déplacement d’un lieu à un autre constitue un aspect essentiel de sa personnalité. Amusant les adultes et terrorisant les enfants, il participait à l’animation des rues et des marchés en effectuant sa représentation seul au milieu de la foule rassemblée sur une place publique ou au milieu d’un souk. Aujourd’hui presque disparu, même si on le voit encore rarement à Constantine, en Kabylie et à Djerba,

 

 

 

Son costume est bizarre ; il est coiffé d’une chechia sur laquelle sont cousus de nombreux ornements : d’abord une tête de chacal, de renard ou de lynx, puis de petites glaces rondes, des coquillages, des dents de sanglier, le tout surmonté d’une vielle queue de cheval ou de mulet.

Ses vêtements se composent d’une gandoura, d’un pantalon arabe et d’une sorte de casaque aux couleurs voyantes, rouge ordinairement. Cette casaque qui lui couvre le torse est ornée de ci, de là, de boutons en cuivre, de vieilles plaques de ceinturon, de cordelettes de diverses espèces, de rubans fanés, de grelots, le tout d’une propreté relative.

Les reins sont serrés d’une ceinture en cuir, faite d’une vieille bretelle de fusil, qui entoure la taille par-dessus la gandoura et fait ressembler cette dernière à une sorte de jupon.

Pour se donner un aspect plus effrayant ou plus comique, le nègre suspend à sa taille des peaux de ratons, chacals ou renards.

 

 

 

 

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 Musicien Masqué (Boussadia) – Biskra XIXe siècle 

 

 

 

 

 

Comme instrument de musique, le Boussadia porte sur la hanche un tambour primitif dont la caisse est en bois et la peau ornée de figures grossières tracées avec de la pâte de henné. C’est sur ce tambour que le nègre fait le bruit assourdissant qui attire autour de lui tous les galopins ; il frappe d’une seule baguette recourbée, « chenekal » (شنقال ) tenue de la main droite et aussitôt après le coup donné, la main gauche, frôle légèrement la peau d’âne.

 

 

 

 

 

La danse

Les danseurs Boussadia, lors de chaque grande fête musulmane, se réunissent à cinq ou six afin de danser dans les rues, devant les magasins des commerçants et les habitants. Il est bien entendu que le principal but de ces danses est de ramasser le plus possible de sous et d’obtenir la plus grande quantité possible de provisions.

Un âne, conduit par un vieux nègre suit danseurs et musiciens pour porter le couscous, la farine, le pain, les provisions de bouche, qui seront récoltés.

La musique nègre se compose de tambours « grossiers» et d’énormes castagnettes en fer « qerakeb » (قراقب). Tous les danseurs nègres sont pourvus de castagnettes en fer dont ils jouent en dansant ; ils commencent leur danse d’abord lentement, levant lourdement chaque pied, puis le mouvement augmente et la danse devient de plus en plus précipitée ; le danseur exécute des petits bonds, suivis de voltes, accentuées par le bruit croissant de tambours et castagnettes. La danse continue jusqu’à ce que les nègres ruisselants de sueur, haletants, s’arrêtent épuisés.

La danse est accompagnée d’une chanson. C’est un petit chant, toujours la même phrases, dite sur un ton plaintif et monotone.

Pour élargir le cercle de garçonnets qui suivent toujours le nègre artiste, ce dernier exécute une série de petits bonds comiques, tournant sur lui-même, contractant affreusement son visage, faisant une grimace horrible en ouvrant démesurément la bouche.

Lorsqu’il veut obtenir la récompense de ses pitreries, le nègre choisit dans l’assistance la personne la mieux vêtue, il danse, chante et bat du tambour devant lui, jusqu’à ce que l’auditeur ennuyé plutôt que charmé, lui accorde un sou ou deux, en rougissant de sentir fixés sur lui, tous les regards de l’assistance, qui l’obligent ainsi à s’exécuter.

Lorsque la personne généreuse cherche dans son porte-monnaie, le nègre augmente ses contorsions, se rapproche du donateur, se rapetissant, toujours dansant et ouvrant la bouche, nouvelle sébile, il reçoit la pièce qui lui est offerte.

Il emmagasine ainsi facilement, sans être gêné plusieurs pièces de dix centimes. Chaque nouveau don illumine le visage imberbe, luisant du Boussadia et provoque chez lui des bonds exagérés auxquels s’ajoute un remerciement qui se manifeste par des inclinaisons de tête et un son mal articulé.  

 

 

 

 

 

 

 

http://www.dailymotion.com/video/xp3bu4

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Les bijoux traditionnels Berbères des Aurès ‘Chaouis’ (Algérie)

27122015

 

 

 

 

 

Les bijoux traditionnels Berbères des Aurès  ‘Chaouis’ (Algérie) dans Art 1477998909-1512240912124585902 

Deux femmes chaouies de « Tagoust » environ de Batna dans les Aurès en bijoux traditionnels  

 

 

 

 

 

La parure berbère constitue un ensemble d’une grande richesse dont les expressions régionales, parfois spectaculaires, ont de longue date marqué voyageurs et observateurs. Si les bijoux kabyles, bien connus par la technique de l’émail cloisonné, et ceux des Touaregs, reconnaissables à leurs formes géométriques et à leur décor incisé. L’histoire des bijoux de l’Aurès est en effet indissociable de celle de ce massif au relief tourmenté, peuplé de farouches tribus chaouias ayant su résister aux invasions successives, et où furent tirés les premiers coups de feu de la guerre d’Algérie. Cette résistance millénaire aux influences extérieures confère toute leur force à des traditions locales qui semblent parfois directement surgies du passé et parmi lesquelles la bijouterie occupe une place de choix. Ainsi, les étonnantes parures des femmes de l’Aurès s’affichent comme les emblèmes d’une culture chaouia fortement ancrée, originale, bien que l’on décèle dans certains bijoux des emprunts anciens romains ou byzantins ainsi que des innovations techniques et stylistiques plus récentes.

 

 

 

Il est manifeste que c’est durant les périodes antiques que se sont mises en place les caractéristiques des bijoux de l’Aurès, peut-être influencés par les traditions carthaginoises. Plus sûres apparaissent les influences romaines, assorties de traditions grecques, étrusques et orientales, les Romains ayant très largement occupé le massif de l’Aurès. Ces influences se manifestent par les caractères de la bijouterie aurasienne où le décor en filigrane s’assortit du découpage ajouré {opus interrasilé), l’usage de chaînettes étant elles inspirées de l’orfèvrerie de l’âge du Bronze. Tous ces caractères contribuent à donner aux bijoux de l’Aurès une légèreté, une finesse que nous ne retrouvons pas sur les bijoux de Grande Kabylie par exemple. Mais par bon nombre d’autres caractères, ils s’intègrent parfaitement dans la grande famille des bijoux berbères, comme l’attestent, d’une part, le choix des matériaux qui est partout le même, certains motifs décoratifs comme le serpent, la main, le poisson et les types mêmes des bijoux.

Dans les matières premières, citons l’argent, le corail, la verroterie, les cornes et autres matières organiques, ainsi que la qemha (pâte odoriférante). C’est plus récemment que l’usage de l’or est venu supplanter dans les bijoux des femmes aurasiennes les matières traditionnelles et ne remontent qu’aux années 1960-1970.

 

 

 

 

 

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Jeune fille chaouie d’Ouled Naïl – Biskra 1917  

 

 

 

Les bijoux chaouis varient selon les différents points où ils prennent appui sur le corps : les diadèmes  sur le front, les pendants de tempes, les boucles d’oreilles. Puis viennent les colliers où quatre types sont reconnus, l’un souple à petites plaques en rosaces, l’autre rigide en forme de torques, le troisième est constitué de perles en pâte de verre, enfin les colliers de sxab répandus, il faut bien le répéter, dans tout le Maghreb. Les fibules sont classées en deux types : fibules en oméga pourvues d’un long ardillon autour duquel coulisse un anneau ouvert et les fibules circulaires qui sont elles pourvues d’un plus petit ardillon passé autour du cercle d’argent et le mode de fixation est le même que pour les fibules en oméga. Les boîtes à amulettes en argent mat sur plomb sont de très belle facture, ainsi que la boîte à miroir. Les ceintures, d’usage récent, sont largement inspirées des modèles citadins. Les bracelets sont répartis en trois types : 1) étroits et pleins à divers motifs en relief; 2) à décor ajouré ; 3) à tiges. Ce dernier terme ne semble pas bien convenir à ces bijoux, bien connus chez les Ouled Naïl, parure et moyen de défense en même temps et qui sont hérissés de sortes de clous épais et massifs, soudés à la surface du bijou. Quelques bagues et anneaux de chevilles aux extrémités à tête de serpent.

Ces beaux bijoux de l’Aurès  se singularisent parmi les autres productions de l’Algérie, grâce à leurs chaînettes légères, à leurs motifs ajourés, mais s’y intègrent parfaitement, grâce à leurs formes générales et leurs matières premières.

 

  

 

 

 

 

 

 

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Ancien Khalkhal (XIXe siècle) : Bracelet de cheville des Aurès en Argent (69 GR) terminant par deux têtes de serpents, très usé à l’époque.

 

 

 

 

 

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Très ancien bracelet chaoui : Agent bas titre (57 GR), Diamètre : 6CM, Hauteur : 1.5 CM

 

 

 

 

 

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Ancienne paire de bracelet des Aurès portée par les femmes chaouias ; paire ajourée à motif « Graines de Tomate » en rinceaux : Argent (54GR), Diamètre : 6 CM

 

 

 

 

 

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1478021351-151220083056613544 

Très grande et rare paire de boucle d’oreille des Aurès (XIXe siècle) : Argent (80GR), Diamètre intérieur : 8 CM

 

 

 

 

 

 

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Magnifique paire de bracelet des Aurès (fin XIXe – début XXe) à décor floral ajouré : Argent (202 GR), Hauteur : 4 CM, Diamètre : 6 CM.

 

 

 

 

 

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1478021596-151220085153554110 

Très fin et ancien bracelet des Aurès il date du début XXe : Argent (38 GR), Diamètre 6 CM, Hauteur 13 MM

 

 

 

 

 

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Très ancienne Khamssa des Aurès en métal argenté (83 GR), Longueur 14 CM, Largeur 9 CM.

 

 

  

 

 

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1478021963-15122009201181770

1478021997-151220092135548738 

Très fin et ancien bracelet ajouré à motifs floraux il date du début XXe : Argent (51 GR), Diamètre 6 CM, Hauteur 25 MM

 

 

 

 

 

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1478022067-151220092652437966

1478022091-151220092844720858 

Ancien et très beau bracelet à motifs dits « graines de Tomate » et verres serties datant de la fin du XIXe : Argent (39 GR), Diamètre 6 CM.

 

 

 

 

 

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1478079114-151220113126470712 

Très ancien bracelet chaoui : Argent bas titre (57 GR), Diamètre 6 CM, Hauteur 1.5 CM

 

 

 

 

 

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1478079161-151220113618810213

1478079182-151220113640571672

1478079203-151220113728781684 

Très ancien bracelet : Argent (77 GR), pâte de verres serties, Diamètre 6.8 CM (peu s’élargir)

 

 

 

 

 

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1478079287-151220114241805386 

Ancienne paire de bracelet des Aurès, paire ajouré à motifs curviligne en rinceaux : Argent (51 GR), Diamètre 6 CM.

 

 

 

 

 

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1478079349-151220114947165882

1478079371-151220115108163449 

Ancien et très beau bracelet à motifs dits : « graines de tomate » et verres serties : Argent (51 GR), Diamètre 6 CM

 

 

 

 

 

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1478079453-151220115819262372

1478079493-151220115714415979

1478079517-151220115757470264 

Ancienne fibule (XIXe) : Argent (9 GR), Longueur 6 CM

 

 

 

 

 

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1478080623-151220120350873475

1478080683-151220120420970371

1478181030-151220120237249576 

Ancienne fibule (XIXe) : Argent (11GR), Longueur 6 CM

 

 

 

 

 

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1478181243-151220120851130687

1478181267-151220121005234358

1478181294-151220121033518717 

Très grande et rare paire de boucle d’oreille des Aurès (XIXe siècle) : Argent (32 GR), Diamètre intérieur : 7 CM

 

 

 

 

 

 

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1478181574-151220121942593975

1478181597-151220122041504409

1478181622-151220122220406841 

Rare paire de bracelets en argent, bracelets ajourés à motifs curviligne en rinceaux avec grenailles agencées en rosasse : poids (82 GR), Diamètre intérieur fermé 6.5 CM, chainette d’origine  

 

 

 

 

 

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Très bel élément de parure de tête (fin XIXeXXe) : Argent (29 GR), Diamètre 7 CM   

 

 

 

 

 

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1478181758-151220123309986968

1478181782-151220123332437857 

Ancienne fibule chaouie (Amsak) avec pierre sertie moulé (fin de XIXedébut XXe) : Argent (19 GR), Longueur 15 CM avec chaine, 9 CM sans chaine

 

 

 

 

 

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1478181826-151220123809243463

1478181846-151220123924235739 

Très ancien bracelet à motifs « graines de tomate » : Argent (28 GR), Diamètre 6 CM

 

 

 

 

 

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1478181886-151220125211744258

1478181909-151220125150384709

1478181928-151220125410123353

1478181950-151220125426779847

1478181971-151220125630174452

1478181991-15122012515683101 

Ancienne ceinture chaouia en provenance des Aurès : Argent (387 GR), Longueur 70 CM

 

 

 

 

 

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1478182448-151220010414197750

1478182468-151220010158309701

1478182489-15122001044258186 

Très ancien bracelet à motif « graines de tomate » : Argent (77 GR), Diamètre 5.8 CM peut s’élargir

 

 

 

 

 

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1478182533-151220011537803444

1478182552-151220011604708776

1478182571-151220011536510746 

Superbe et rare paire de petites fibules (fin XIXe) en provenance du pays chaouia la finesse fait penser à un travail citadin : Argent (12 GR), Longueur 12 CM

 

 

 

 

 

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1478182697-151220013600466057 

Très grande et rare paire de boucle d’oreille (XIXe siècle) : Argent (68 GR), Diamètre intérieur 8 CM

 

 

 

 

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Très ancienne boucle de ceinture (Imy N’Tahazemt) : Argent (66 GR), Longueur 14 CM

 

 

 

 

 

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1478182840-151220021209939393

1478182860-151220021329888084 

Très ancien bracelet à motif « graines de tomate » et verres serties : Argent (88 GR), Diamètre 6.5 CM , Largeur 2.2 CM

 

 

 

 

 

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1478182919-151220023105736954 

Très ancien bracelet à motif « graines de tomate » et verres serties : Argent (60 GR), Diamètre 6 CM , Largeur 1.4 CM

 

 

 

 

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Deux superbes décorations de ceinture (fin XIXe) : Argent (63 GR), Longueur 9 CM

 

 

 

 

 

1478183050-151220030347693800

1478183072-151220030121796186

1478183092-15122003015468282 

Ancien et superbe bracelet en argent des Aurès (XIXème et avant) : Argent (56 GR),  diamètre 6CM

 

 

 

 

 

1478183114-151220030922170900 

Ancien bracelet des Aurès : Argent (21 GR), Diamètre intérieur 6 CM

 

 

 

 

 

1478183138-151220031956673146

1478183156-15122003194011481 

Ancien bracelet des Aurès (fin XIXe) sa souplesse permet de l’adapter à toute largeur de poignet : Argent (39 GR), Diamètre intérieur 5.5 CM

 

 

 

 

 

1478191760-151220033710799065

1478191783-151220034008723615

1478191819-151220033718459682

1478191843-151220033855239194 

 

 

****

 

 

 

1478191925-151220034946628199

1478191945-151220034840400003

1478191967-151220035006980509

1478191995-151220035023848264 

2 paires de boucle oreille dite à dent de scie (fin XIXe) : Argent (39 GR), Diamètre 8 CM

 

 

 

 

 

1478192015-151220035452448199

1478192034-15122003562044929 

Ancien bracelet des Aurès: Argent (18 GR), Diamètre 6.3 CM

 

 

 

 

 

1478192055-151220040015240700

1478192074-151220040345217668

1478192101-151220040500802438 

Ancien pendentif des Aurès (XIXèmeet avant) : Diamètre 7/9 CM

 

 

 

 

 

1478192122-151221075932511690

1478192140-151221075726288366

1478192159-151221075950386272 

Ancien bracelet porté par les femmes chaouias (fin XIXe) : Argent (66 GR), Diamètre 5.5 CM

 

 

 

 

 

1478192182-151221080229750537

1478192201-15122108035783260

1478192220-151221080346770373

1478192239-1512210805086389 

Ancienne Amulette : Argent (14 GR), Hauteur 9 CM

 

 

 

 

 

1478192259-151221081222282683

1478192278-151221081305886439

1478192298-151221081039624932

1478192316-151221081039218249 

Superbe et rare petite fibule des Aurès (fin XIXedébut XXe) : Argent (12 GR), Longueur 12 CM

 

 

 

 

 

1478192336-151221081851400641

1478192357-151221081750210779

1478192376-151221082403124597

1478192395-151221081745331762 

Très ancienne et rare paire de crochets d’oreille (XIXe) : Argent (53 GR)

 

 

 

 

 

1478192416-151221083208699398

1478192436-151221083046743004

 

1478192454-151221082854661426

1478192474-151221082852554926 

Ancienne chevillière (Khalkhal) en provenance des Aurès portée par les femmes chaouias : Argent (120 GR) , Diamètre 9 CM. Cette chevillière était fabriquée à priori d’une tige d’argent extrêmement renforcée et courbée en anneaux circulaires avec une section circulaire ou rectangulaire. Le décor de l’anneau obtenu au poinçon ou au burin offre souvent une série de hachures arrondies en forme de lunules ou droites s’emboitant ou se juxtaposant.

 

 

 

 

 

1478192507-151221083715662812

1478192524-151221083538638562

1478192542-151221083544616831

1478192562-151221083513890482 

Très ancien (XIXe) et rare bracelet des Aurès : Argent (18 GR), Diamètre intérieur 6.5 CM

 

 

 

 

 

1478192583-151221084333326236

1478192601-151221083959977079

1478192620-151221084058725400 

Superbe et rare petite fibule des Aurès (fin XIXedébut XXe) la finesse fait penser à un travail citadin : Argent (8 GR), Longueur 6.5 CM

 

 

 

 

 

1478192643-15122108462724068

1478192664-151221084547934371

1478192682-151221084550586470 

Élément de parure: Argent (5 GR), Longueur 4 CM

 

 

 

 

 

1478192706-151221084859803941

1478192725-151221085053972367

1478192744-151221084905669689

1478192762-151221085058659341 

Bracelet ancien des Aurès : Argent (26 GM), Diamètre 5.5 CM peut s’élargir

 

 

 

 

 

1478193391-15122108545512282

1478193413-151221085449669917

1478193434-151221085601761955 

Ancienne paire de chevillière (Khalkhal) : Diamètre 7.5 CM

 

 

 

 

 

1478193454-151221090012805480

1478193474-151221090314474694

1478193491-151221090432754672

1478193512-151221090127378937

1478193533-151221090116561707 

Superbe paire de chevillière (Khalkhal) portée par les femmes d’Ouled Naïl (fin XIXe) : Argent (363 GR), Diamètre 8 CM, Hauteur 5.8 CM 

 

 

 

 

 

1478193553-15122109074393090

1478193571-151221090851833845

1478193591-151221090907760171 

Superbe élément de parure chaouie : Argent (8 GR), Longueur 4.5 CM

 

 

 

 

 

1478193614-151221091709779310

1478193631-151221091506430415

1478193655-151221091518345903

1478193677-151221091511429721 

Ancien bracelet des Aurès : Argent (32 GR), Diamètre 6.5 CM et peut s’élargir

 

 

 

 

 

1478193696-151221092044657290

1478193715-151221092240167644

1478193733-151221092053759416

1478193755-151221092327600505 

Très ancien (XIXe) bracelet des Aurès avec œil de tomates et avec incrustation : Argent (42 GR), Diamètre 6.4 CM

 

 

 

 

 

1478193776-15122109270352049

1478193795-151221092800325299

1478193813-151221092649317075 

 

 

 

 

1478193837-151221092632943648

1478193855-151221092631113519

1478193875-151221092648987573 

2 fibules en Argent datant du XIXe siècle

 

 

 

 

 

1478193896-151221093334131918 

Magnifique bijou de tête. Il est en argent massif. Poinçons « Minerve » (pour les morceaux importants) et « crabes (pour les pendeloques) . Longueur (d’une extrémité de la chaine à l’autre) : 57,8 cm. Diamètre du médaillon central : 7,2 cm. Poids total : 184 g. Bijou de la région des  Aurès, d’époque coloniale, fin du XIXe siècle ou début XXe

 

 

 

 

 

1478193918-151221093805284344

1478193937-151221094033920906

1478193955-15122109375482675

1478193974-151221093753982345

1478193998-151221094035214566 

Très ancienne et rare paire de boucles d’oreille des Aurès (chaouia), dite à dents de scie (XIXe siècle) : Argent (72 GR), Diamètre 7 CM 

 

 

 

 

 

1478194023-151221094537815094

1478194042-15122109454247748

1478194062-151221094557693893

1478194082-151221094725377451

1478194100-151221095217530313 

Ancienne chevillière (Khalkhal) en provenance des Aurès, datant probablement du XIXe siècle ou avant : Argent (162 GR), Diamètre 8 CM, Hauteur 1.5 CM

 

 

 

 

 

1478194121-151221095319729254

1478194140-151221095322786641 

Ancien bracelet (fin XIXedébut XXe) : Argent (23 GR), Diamètre 6 CM

 

 

 

 

 

1478194208-151221095959709101

1478194235-151221095838568088 

Très ancienne et rare paire de bracelet des Aurès : Argent (72 GR / les 2), Diamètre 6.2 CM

 

 

 

 

 

1478194256-151221103243847718

1478194275-151221102953238076

1478194294-151221102958706356

1478194313-151221102946143042 

Beau bracelet des Aurès à fermeture par charnière présente un décor traditionnel en relief de différents motifs stylisés, inscrits entre deux bordures figurant une tresse (XIXe siècle) : Argent (41.2 GR), Diamètre intérieur 6.5 CM, Hauteur 8 MM

 

 

 

 

 

1478194334-151221103908936117

1478194352-15122110394126232 

Élément de boucle de ceinture, superbe travail : Argent (14 GR), Diamètre 4 CM

 

 

 

 

 

1478194374-151221104224607559

1478194391-151221104131480613 

Élément de boucle de ceinture, superbe travail : Argent (14 GR), Diamètre 4 CM

 

 

 

 

 

1478194409-151221104344648307

1478194428-151221104356616917

1478194447-151221104508796690 

Grande paire de boucles d’oreille (XIXe) : Argent (38 GR), Diamètre 7 CM

 

 

 

 

 

1478194467-151221104657194126

1478194490-151221104827426842 

Élément de boucle de ceinture, superbe travail : Argent (14 GR), Diamètre 4 CM

 

 

 

 

 

1478194508-151221105044993228

1478194527-151221104956893590 

Élément de parure: Argent (5 GR), Diamètre 5.5 CM

 

 

 

 

 

1478194547-151221105645131636

1478194567-151221105550243419 

Très ancien élément de ceinture des Aurès : Argent (50 GR), Longueur 7 CM

 

 

 

 

 

1478194587-151221110140380908

1478194603-15122111012060508

1478194622-151221110129581603

1478194640-151221110307324715 

Ancien (début XXe) élément de parure de cou provenant des Aurès : Argent (123 GR), Longueur 36 CM

 

 

 

 

 

1478194658-151221111756615997

1478194677-151221112033776065 

Rare parure cure oreille et cure dent provenant des Aurès : Argent (19 GR), Hauteur 10 CM sans les chaînettes

 

 

 

 

 

1478194696-151221053259855715

1478194713-151221053032412469

1478194730-151221053035176036

1478194749-151221053028913662 

Ancienne chevillière (khalkhal) provenant des Aurès : Argent (144 GR), Diamètre 8 CM, Hauteur 1 CM

 

 

 

 

 

1478194772-151221085709796374

1478194790-151221085619795772

1478194808-151221085838511056 

Ancien et lourd bracelet des Aurès : Argent (105 GR), Diamètre intérieur 6 CM

 

 

 

 

 

1478194830-151221090136684541

1478194849-15122109021724207

1478194868-151221090230384656 

Très ancienne fibule en Argent( fin XIXedébut XXe) portée généralement par les femmes bédouines de Tunisie et les régions frontalières algéro-tunisienne. Ce qui est remarquable ce sont les ciseleurs sur l’anneau d’accroche ce qui est rare. Argent (43 GR), poinçon, Longueur 14 CM

N.B : cette fibule proposée trouvée à Tébessa   

 

 

 

 

 

1478194888-151221091123449756

1478194912-151221091059916743

1478194931-15122109110792268

1478194949-151221091704811360 

Très ancienne et rare paire de boucles d’oreille chaouia des Aurès. Ce type de boucle appelé « Etterk » ou « Lettrak » à complètement disparu ; d’après le livre de Eudel (1906) ces boucles auraient principalement été portées par les Ouled Naïl de Biskra. Argent (38 GR), Diamètre 7 CM, Diamètre boule 3 CM

 

 

 

 

 

1478195027-151222073709733242

1478195047-1512220735049637

1478195064-151222073344819220

1478195086-151222073545469041 

Très ancienne paire de bracelet de cheville « Khalkhal » avec cabochon serti de pâte de verre : Argent (103 GR la paire), Diamètre 8 CM

 

 

 

 

 

1478201698-151222074013476397

1478201739-151222074038464051

1478201766-151222074007536873

1478201888-15122207424194605 

Ancienne paire de bracelet des Aurès portée par les femmes d’Ouled Naïl (paire très patinée par l’usage) : Argent (63 GR), Diamètre 6 CM

 

 

 

 

 

1478201924-151222075211664436

1478201993-151222074855904347

1478202033-1512220749594325

 1478202134-151222074849773440

Très belle paire de bracelet de cheville ‘Khalkhal’ des Aurès (XVIIIeXIXe) : Argent (270 GR), Diamètre 10 CM

 

 

 

 

 

1478202191-151222075439674046

1478202235-151222075926256124

1478202271-151222075437519975

1478202309-151222075548269947

1478202340-151222075622909925 

Ancienne « Akkafa » crochet de parure portée par les Ouled Naïls, les trois éléments sertis sont en corail, superbe travail : Argent (49 GR), Longueur 12 CM

 

 

 

 

 

1478202376-151222080256640291

1478202456-15122208030658382

1478202483-151222080430171537 

Très rare et ancien (début XXe) bracelet des Aurès : Argent (82 GR), Diamètre 6 CM

 

 

 

 

 

1478202523-151222102649708130

1478202576-151222102729775930

1478202602-151222102738938685 

Très belle paire de boucles d’oreille des Aurès (XIXe) : Argent (36 GR),  Diamètre 7 CM

 

 

  

 

 

1478202695-151222103610846620

1478202844-15122210342415904

1478202876-151222103428477886

1478202909-151222103424758645 

Ancienne chevillière (Khalkhal) de provenance des Aurès, portée par les femmes chaouias : Argent (196 GR), Diamètre 8.5 CM, Hauteur 8 MM

 

 

 

 

 

1478202953-151222105512446415

1478202989-151222105554902733

1478203023-151222105510835543 

Bracelet des Aurès (XIXe) : Argent (39.10 GR), Diamètre intérieur 6.5 CM, Hauteur 7 MM

 

 

 

 

 

1478203053-151222110805548986

1478203090-15122211080210762

1478203123-151222111129476257 

Élément de boucle de ceinture avec poisson riveté : Argent (22 GR), Hauteur 6 CM

 

 

 

 

 

1478203304-151222113738570256

1478203372-151222114056627136

1478203408-151222113912106184 

Très ancien élément de ceinture des Aurès, représentant symboliquement une main (Khamssa) : Argent (22 GR), Longueur 6.5 CM

 

 

 

 

 

1478203470-151222114321690436

1478203505-151222114327679170

1478203636-151222114311997377

1478203663-151222114312908722 

Paire d’anneaux de cheville (khalkhal) à tête de serpent en provenance des Aurès : Argent (195 GR), Diamètre 9 CM

 

 

 

 

 

1478203689-151222115020814407

1478203709-15122211481662744 

Élément de boucle de ceinture provenant des Aurès (Chaouia) avec les cinq doigts de la main symbolisés : Argent (17 GR), Hauteur 5 CM

 

 

 

 

 

1478203746-15122211551181197

1478203785-151222115611326624

1478203815-151222115205875523

1478203840-151222115453741128 

Très grande et rare paire de boucles d’oreille des Aurès (XIXe) : Argent (115 GR), Diamètre 9 CM

 

 

 

 

1478203888-151222120726653440

1478203927-151222120709267797 

Élément de parure (Aurès) : Argent (8 GR), Longueur 4 CM

 

 

 

 

 

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1478204012-151222121200408806

1478204031-151222121136547874

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Ancien ‘Khalkhal’ anneau de cheville porté par les femmes chaouia des Aurès (début XXe) : Argent (151 GR), Diamètre intérieur 8.5 CM

 

 

 

 

 

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1478243369-151222121618897799

1478243392-151222121914997341 

Ancien pendant décoration vêtement chaouia : Argent (15 GR), Hauteur 7 CM

 

 

 

 

 

1478243786-151222122124868573

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1478243828-151222122155565124 

Très ancien élément de ceinture des Aurès avec une étoile de David comme motif central : Argent (50 GR), Longueur 7 CM

 

 

 

 

 

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1478243865-151222022924529900

1478243885-151222023132336182

1478243905-151222022913136121 

Très belle paire de chevillière ‘Khalkhal’ torsadée des Aurès (XVIIeXIXe) : Argent (191 GR), Diamètre 9 CM

 

 

 

 

 

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1478243946-151222030224688923

1478243966-151222030517208346 

Très belle paire de chevillière ‘Khalkhal’ des Aurès (XVIIIeXIXe) : Argent (260 GR), Diamètre 8.5 CM

 

 

 

 

 

1478243990-151222030854156463 

Beau bracelet en argent massif (35 GR), Largeur : 2,1 CM

 

 

 

 

 

1478244008-151222031023655163

1478244027-151222031017665695

1478244047-151222031050999749 

Rare et beaux bracelets de cheville ‘Khalkhal’ des Aurès : Diamètre 12 CM – 9 CM

 

 

 

 

 

1478244071-151222031854656946

1478244090-151222031605128578

1478244111-151222031812793778

1478244131-151222031852835768 

Superbe et somptueuse paire de chevillière des Aurès (XVIIIeXIXe) : Argent (511 GR), Diamètre 10 CM

 

 

 

 

 

1478244150-151222032210474553

1478244168-151222032445729882 

Très ancien élément de ceinture des Aurès : Argent (16 GR), Longueur 5 CM

 

 

  

 

 

1478244187-151222032812253462 

Très rare bracelet manchette des Aurès (XIXe) : Argent (128 GR), Diamètre 7.5 CM, Hauteur 4.9 CM

 

 

 

 

 

1478244205-151222033700232633

1478244224-151222033345450127 

Bracelet de cheville en argent Berbère des Aurès à décor floral sur le dessus (XIXème et avant) : Argent (45 GR), Diamètre 9.5 CM

 

 

 

 

 

1478244242-15122203382169717 

Très ancienne et rare paire de bracelets de chevilles en argent Khalkhal des Aurès Berbère en forme de serpent. Poinçon au crabe. Argent (205 GR), Diamètre:10cm

 

 

 

 

1478244260-151222034226617836

1478244278-151222034113420517

1478244299-151222034101533869 

Magnifique ceinture berbère ancienne des Aures (XIXe) : Argent (209 GR), Long 86 CM, Haut 2,6 CM, Boucle 4 CM

 

 

 

 

 

1478244318-151222064214216703

1478244336-151222064153735623 

Paire de boucles d’oreille berbères des Aurès (XIXème et avant) : Argent (31 GR les deux), Diamètre 6 CM, Hauteur 7.5 CM, avec chaines 14 CM

 

 

 

 

 

1478244354-151222065052180885

1478244370-151222064901753834

1478244388-151222064859278305 

Magnifique bracelet berbère ancien des Aurès en argent belle patine anciennes très beaux motifs (XIXème et avant) : Argent (134 GR), Diamètre 7.5 CM

 

 

 

 

 

1478244407-151222065503609264

1478244424-151222065537476202

1478244444-151222065839673355 

Bracelets berbères chevilles des Aurès anciens tètes de serpents (XIXème et avant) . Argent (149 GR), Diamètre 10 CM

 

 

 

 

 

1478244462-151222070027120697

1478244482-151222070035143242 

2 élément de ceinture Berbère Aurès : Hauteur 6 CM, Largeur 4 CM

 

 

 

 

 

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1478244519-151222070655708428

1478244537-151222070411942225 

Grand bracelet berbère ancien des Aurès en argent massif (XIXème et avant). (201 GR), Diamètre 7.5 CM, Hauteur 6 CM

 

 

 

 

 

1478244555-151222070902786079

1478244574-151222070954730141

1478244600-151222071349983907 

Magnifique bracelet ancien de défense Aurès en argent massif et corail (XIXème et avant). Argent (92 GR), Diamètre 6.5 CM, Hauteur 4.8 CM

 

 

 

 

 

1478244619-151222072518624953

1478244638-151222072742602467

1478244658-151222072735412277 

Rare bracelet des Aurès de défense ancien en argent massif et corail (XIXème et avant). Argent (85 GR), Diamètre 6.4 CM, Hauteur 4.3 CM

 

 

 

 

 

1478244678-151223091502839748 

Anciennes Fibules des Aurès

 

 

 

 

 

1478244696-151223091459911056 

Elément d’un jugulaire

 

 

 

 

 

1478244713-151224081308354628

1478244733-15122408130869303 

Jugulaire ‘cherketh’ ou ‘cherka’ en Argent et corail (Aurès XIXe). Longueur 24 CM, Hauteur 32 CM

 

 

 

 

 

1478244752-151224082852166711

1478244768-151224083023176059 

Paire de pendants (tselslet) en Argent (Aurès XIXe). Largeur 6.2 CM, Hauteur 34.3 CM

 

 

 

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1478249394-15122208071480906 

Cette belle fibule est typique des bijoux chaoui qu’on trouve tant dans l’Est de l’Algérie (Aurès, Tébessa) que du côté de Sousse en Tunisie, où vivent les mêmes populations d’origine berbère, avec les mêmes traditions décoratives. Elle est constituée d’une tête triangulaire en argent repercé formant des arabesques, ornée de trois cabochons d’argent en forme de losange, d’un anneau de fermeture souligné d’un motif ciselé en zigzag et d’une forte épingle.

Sur le costume traditionnel des femmes chaouia, ces fibules se portaient par paire, reliées par une chaîne. On voit encore, près de l’angle supérieur de la tête, le trou de fixation de celle-ci.

Longueur totale : 13,5 cm, Longueur épingle : 8 cm

 

 

Dimensions tête : 

Largeur : 6,5 cm, Longueur côtés : 5 cm, Hauteur : 4,5 cm

Poids : 47,20 gr

 

 

 

 

 

 

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1478249434-151222074852874272

1478249455-151222074745981438

1478249473-151222074656179575 

Exceptionnel et très rare collier berbère ancien des Aurès (XIXème et avant). 11 Khamssas ‘mains de fatma’ argent massif plusieurs poinçonnées corail véritable os coquillages nacre. La grande khamsa haut 9 CM larg 6,8 CM les dix autres hauteurs 5 CM larg 4 CM

 

 

 

 

 

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Ancien collier ‘Sxab’ des Aurès avec pendentif ‘Main de Fatma’ Khamssa en argent  

 

 

 

 

 

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1478249530-151223054213164619

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1478249565-15122305423622345 

Superbe ancien collier berbère à amulette des Aurès Les boîtes de talisman sont magnifiquement décorées de motifs en relief. Il est fabriqué avec une double chaîne et une paire de fibule triangulaire à chaque extrémité. Argent (100 GR), Longueur de la chaîne (y compris les fibules) 65 CM. Chaque péroné mesure 8 cm de long. 

 

 

 

 

 

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1478249603-151223085259747368

1478249621-151223085221713690

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Très rare et ancien diadème ‘Nouache’ en argent et corail avec un pendentif central  

 

 

 

 

 

1478249658-151221075359709874 

Ceinture en argent des  Aurès, Treize plaques articulées en argent ciselé et ajouré à décor de khamse sur croissant de lune encadré de tiges florales. Fermoir composé de trois cercles ajourés perlés et attache cruciforme. Dim. : 67 cm ; PB : 352,97g

 

 

 

 

 

 

1478249680-151221075047854145 

Deux colliers des  Aurès, L’un, enfilade de perles de corail, perles de khema reliées par des perles d’argent, à pendentif triangulaire en argent moulé et ciselé ; – L’autre enfilade de trois rangs de perles d’argent et bâtonnets de corail et de khema

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« c’est la fusion des emprunts étrangers et des traditions locales aurasiennes issues d’une aire culturelle beaucoup plus vaste qui a fait des bijoux de cette région un ensemble stylistique original, distinct des bijoux des autres régions du Maghreb ».    

 -Mme Tatiana Benfoughal-

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le rituel d’Anchad (invitation) pour Tameghra (fête) dans la tradition kabyle

19122015

 

 

 

 

 

 

 

Un moment très attendu dans l’année. Il faut être invité à une fête pour y assister, c’est un privilège et un grand honneur d’être parmi l’assistance. On invite, parfois plusieurs mois à l’avance, et à l’approche de la date indiquée, on confirme : l’invitation est alors officielle. Elle fait partie des étapes importantes des préparatifs. Llal tmeghra, la maîtresse de cérémonie, confie cette tache à une femme de confiance, sage, respectée de tous, éloquente, d’un certain âge, sensée ; elle ne doit ni oublié ni se tremper d’adresse. Qu’elle soit de la famille ou non n’est pas important. Elle a la liste des gens à inviter en tête. La maîtresse de maison se charge d’inviter les cousins proches et les amies, puis se déplace chez ceux qui habitent loin. La femme désignée se charge du reste, elle commence par les amis d’autres villages, puis le reste de cousins et voisins. On ne donne pas de cartons dans cet environnement de civilisation orale où la parole est reine. Elle se lave, met sa plus belle robe, sort l’après-midi, à un moment où elle ne dérangera pas. En la voyant, on devine les raisons de son déplacement, c’est l’annonceuse de bonnes nouvelles, elle informe son interlocutrice la plus concernée, lal p xam la maîtresse de maison, elle cite le nom de la famille qui l’envoie, la date du mariage et annonce : «  adassem atshedhrem tameghra i l baraka » (Vous êtes invités à assister à la fête, toute la famille est invitée). On répond poliment : «  tamaghra tassaadit tamarouht » (Bonne et heureuse fête). On ne compte pas sur les enfants de peur qu’ils oublient telle ou telle famille, ce qui causerait hostilités, animosité et ressentiment. La présence est primordiale pour les deux parties : l’invité est rassuré pensant être reconnu, accepté par la communauté et pense avoir un rôle positif à jouer et participer à la vie sociale du groupe auquel il appartient. La convive a le sentiment d’être respecté, considéré, quand on répond à son invitation pour partager sa joie.

 

 

 

Il existe deux formes d’invitations utilisées et deux expressions : elles expliquent ce qu’on attend vraiment de l’invitée, ce qu’elle représente pour nous. Les deux formules s’adressant aux femmes : « assted ar tmeghra » (Vous êtes invités à la fête), et « assted ar ourar » (Vous êtes invités à la cérémonie). La première sous-entend qu’on doit offrir un cadeau aux mariés, une présence durant la semaine de la fête, et un coup de main si on le désire. Les concernés par cette invitation sont : les cousins, les amis et les voisins avec qui on entretient de bonnes relations. Ceux qui viennent de loin s’installent le temps qu’il faut, surtout si leur aide est sollicitée pour le bon déroulement de la fête. La deuxième forme d’invitation appelle à la présence seulement les jours de Ourar, pour participer et assister aux réjouissances, par le chant et la danse, elle s’adresse à tous les membres des familles qu’on connaît. Tout est dit par ces deux expressions, et si on veut rompre toute relation avec quelqu’un, on ne l’invite pas du tout ou il ne vient pas, le message est bien reçu. On attend certaines femmes dire : « tswaardagh ar tmaghra » (Je suis invitée à la fête), d’autres « tswaardagh ar ourar » (Je suis invitée à ourar). On dit des invitées « tcebbihet tamaghra » (Leur présence rend la fête plus intéressante et organisée), on dit des autres « tcebbihet ourar » (Elles animent bien la cérémonie). Une autre catégorie de femmes, la plus importante, est invitée à la préparation des repas, à la gestion et à l’organisation pendant tout le déroulement de l’évènement heureux. Ce sont des femmes qui ne sont pas uniquement des spécialistes compétentes, mais aussi des femmes de confiance, d’honneur, qu’on peut tout leur confier sans aucun souci.

 

 

 

 

 

Le rituel d’Anchad (invitation) pour Tameghra (fête) dans la tradition kabyle dans Coutumes & Traditions 1478799080-151213025328572617 

Mariage Kabyle – 1900

 

 

 

 

 

 

Ne pas inviter une famille à thamaghra, accable les femmes plus que les hommes qui ne sont invités, généralement, que pour le repas, le mari ou son père s’en occupe la veille ou le jour même des noces. On n’a pas besoin de demander l’aide aux hommes, les voisins et amis sont volontaires et se mettent au service de la famille. L’homme s’occupe du côté formel et officiel, de ce qui touche au domaine social et public : lecture de la Fatiha, rédaction du contrat, achat et transport de marchandise. La femme participe à tout : ménage, cuisine, danse, chant, animation, etc. sa présence est indispensable. Elle est sollicitée pour ses nombreux talents et services, reconnue au sein du groupe pour ses qualités de taappajt (la femme à tout bien faire). La fête est pour elle un moyen, une occasion, de s’affirmer et de démontrer son degré d’intégration. La fête est une continuité de la vie de tous les jours, en même temps, une rupture avec le quotidien : lors d’une fête, la place est laissée aux réjouissances et au travail perfectionné, les invités activent au vu et au su d’une grande assistance et non chez elles, dans l’anonymat. Elles sont louées et récompensées de plusieurs façons.

 

 

 

La préparation de la fête est très particulière, quand les sollicitées, les élues, commencent à arriver chez lal t meghra, la maîtresse de cérémonie, les autres femmes sont devant leurs portes ou fenêtres pour épier et contempler. Elles sont curieuses de voir s’il y a de nouvelles engagées, nouvelles recrues, enviées pour leur nouveau statut. Certaines, les plus expérimentées, les polyvalentes, sont sollicitées pendant toute la durée de l’évènement, et d’autres, selon leurs spécialités comme rouler le couscous ou préparer des gâteaux. Elles sont toutes présentes avec honneur et fierté. Celles qui veulent rester toute la semaine pour passer la nuit, même si elles habitent à côté, sont logées, nourries et blanchies. Celles qui viennent de loin ; ramènent leurs enfants, les maris qui travaillent peuvent les rejoindre le soir, sans aucune gêne, tout est préparé et mis à leur disposition. 

 

 

 

 

 

 

Par:  Khadidja Djama ( Quarante années déjà)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Coutumes des Aït Snus ( Béni Snous / Tlemcen)

9102015

 

 

 

Coutumes des Aït Snus ( Béni Snous / Tlemcen)   dans Coutumes & Traditions 1478799147-151009094938264217

Carte de Béni Snous – par: Roger Bellissant 1941

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Béni Snous obéissent à de vieilles coutumes qui ont été étudiées par M. Edmond DESTAING, ancien professeur à la Médersa de Tlemcen, qui les a exposées dans un ouvrage édité en 1907, et intitulé « Fêtes et coutumes saisonnières chez les Béni Snous ».

Voici l’exposé de quelques-unes de ces croyances qui ont été dictées en berbère par Mohammed BELKHEIR des Aït Larbi ; cet homme qui a appris le berbère à Monsieur DESTAING.

 

 

Dans nos montagnes des Béni Snous, l’hiver est très rigoureux. Pendant plusieurs jours, la neige, chaque année, y couvre la falaise de l’Azrou Oufernane qui domine notre village. Mais c’est au commencement du mois de mars que le froid se fait le plus vivement sentir. Il y a, à cette époque, une période de sept nuits et de huit jours pendant lesquels souffle un vent violent. Ce vent est d’une telle violence qu’on ne saurait répondre de la vie d’un oiseau qui à ce moment, sortirait de son nid. Il est glacé, accompagné de pluie et de neige. Le froid se fait plus rigoureux le huitième jour de cette période, parce qu’il va disparaître, se comportant comme la lampe qui brille d’un plus vif éclat avant de s’éteindre, comme un malade qui, sur le point de mourir, semble reprendre ses forces.

Durant les quatre derniers jours d’Es-Sâba, il fait tellement froid que le lait de beaucoup de nos chèvres se trouve tari. La perdrix reste dans son nid et commence à pondre, si bien qu’à la fin de cette période, elle est, ainsi que disent les gens, sur sept œufs. La perdrix qui s’est accouplée dans la nuit d’Ennayer(*) pond son premier œuf, le premier jour d’ Es-Sâba, puis chaque jour un autre œuf. Les bergers, friands de ces œufs, en prennent chaque jour un, qu’ils remplacent par un oignon de scille taillé assez habilement pour que la perdrix s’y trompe et continue à pondre. C’est au moment d’Es-Sâba qu’arrivera le jour de la Destruction, pendant lequel toutes les créatures de Dieu seront anéanties à la même heure. Toute chose se trouvera transformée en eau et l’univers ne sera plus qu’une vaste mer. Chaque année quand approche la Sâba nous disons « cette fois, nous allons être détruits » et craignant d’être anéantis, nous demandons à Dieu d’user de bonté à notre égard : le monde se met à faire des aumônes de pain, de figues, de bouillie, de couscous. Le dernier jour d’EsSâba, arrivent les cigognes. Si on aperçoit une cigogne, c’est signe de bonheur quand elle se présente de face, c’est signe de malheur si elle tourne le dos ; c’est signe de grande misère si deux cigognes se battent sous nos yeux.

Puis viennent les hirondelles et enfin, après elles, ce sont les aigles. L’individu qui, pour la première fois de l’année, voit l’un de ces aigles en tire bon ou mauvais augure. Si à ce moment, il se trouve debout, il dit à l’oiseau : «Je t’ai vu, aigle, et je suis debout ». Puis se baissant, et fermant les yeux, il ramasse de la terre sous son pied droit et l’examine dans sa main. Y trouve-t-il mêlé quelque poil d’animal, il en observe la nuance : si ce poil est noir, l’individu achètera un âne noir, ou un mulet noir, ou une jument noire ; si le poil est d’une couleur différente, blanc ou gris, ou rouge, il achètera selon le cas, une monture blanche, grise ou rouge. Mais si l’aigle vous apparaissant pour la première fois de l’année, vous trouve assis ou couché, c’est le présage d’une maladie qui vous frappera ou l’annonce d’une mort prochaine, si Dieu veut.

C’est alors qu’arrivent les sauterelles. Elles sont sorties du sein de la mer. Pour les chasser de notre pays, le feqîh [le lettré] écrit sur des pierres des mots que je ne connais pas (passage du Coran). Il les place ensuite dans nos jardins. Dieu nous prenant en pitié, les sauterelles quittent la région par la puissance divine. Le Sultan des sauterelles est de la grosseur d’une chauve-souris. Seuls les grands savants savent le reconnaître ; il est blanc, ou bien rouge, ou bien tacheté de blanc et de rouge. Quand le feqîh trouve le Sultan, il l’attrape et couvre ses ailes d’écriture puis il lui donne la liberté. Le Sultan rejoint les autres sauterelles. Celles-ci s’aperçoivent que pour les faire mourir, on a couvert d’écriture les ailes de leur chef. Pris de peur, le Sultan fuit, suivi de toutes ses sujettes ; pas une ne reste dans le pays. Elles sont parties, mais leurs enfants sortent en grand nombre de cette terre rouge où les sauterelles ont déposé leurs œufs. Il s’en échappe des espèces de vers qui dévorent toutes les plantes, quelles qu’elles soient. Quand ils tombent sur l’orge verte, ils ne laissent que la terre rougeâtre. Aussi nous disons « O Dieu bienveillant, les sauterelles soit ! mais pas leurs fils ! ». Nous mangeons toutes celles que nous pouvons attraper.

Au commencement de mai, le troisième jour, nous prenons quatre feuilles d’olivier, le feqîh écrit sur ces feuilles que nous plaçons ensuite dans les plates-bandes de nos jardins. Les fourmis s’enfuient, pas une ne reste dans le jardin. On évite pendant trois des jours du Neth, de pénétrer dans les céréales (ce qui chasserait la baraka), de sarcler ou d’arroser (ce qui brûlerait les récoltes). On en donne aussi la raison suivante à Tlemcen : « A ce moment, les arbres, les herbes, les pierres même se marient. La présence d’un homme les gênerait, les rendrait honteux ». Pendant le mois de mai, les tolbas nous avertissent de l’approche du jour d’En Nisân. La pluie qui tombe à ce moment est bénie. Aussi, s’il vient à pleuvoir, tous, hommes et femmes, garçons et filles, sortent tête nue, afin d’être mouillés par l’eau du ciel (coutume qui se rencontre un peu partout en Oranie).

Cette pluie préserve des maux de tête, les guérit ; elle fait pousser très longues les chevelures des fillettes et des femmes. Pour que la laine de nos moutons soit douce et fournie, on fait sortir ceux-ci dans la pluie d’En Nisân. On y expose aussi les vaches, les chèvres, tout le troupeau pour qu’il engraisse et prospère. C’est à cette époque que nous coupons la laine des troupeaux, mais seulement après que la pluie a mouillé les toisons. Le troisième jour d’En Nisân on fait, au couteau, une entaille à l’oreille des agneaux. Certains font rougir au feu un clou ou la pointe d’une faucille. Ils l’appliquent ensuite sur l’oreille de l’animal, et la perforent. Grâce à cette marque, on reconnaît facilement les moutons quand ils se mêlent à ceux d’un autre troupeau. On dit aussi que cette opération, faite aux jours bénis d’En Nisân, hâte la croissance des animaux, et éloigne d’eux la maladie (Tlemcen-Qala). Si le possesseur d’un jeune chien désire que l’animal devienne méchant et bon gardien de la maison, il lui enlève un morceau d’oreille ce même jour d’En Nisân.

Ce jour d’En Nisân apporte plus ou moins de baraka. Chez les Béni-Ournid, sept femmes sortent, le jour d’En Nisân, emmenant à quelques kilomètres du douar une brebis n’ayant pas encore d’agneau. Elles l’observent jusqu’au coucher du soleil. Si l’animal fiente, si les crottes sont fines, le ciel enverra ses bénédictions sans mesure ; si la brebis ne fiente pas, l’année sera sans baraka. S’il ne pleut pas dès le commencement d’En Nisân, on se hâte de demander la pluie. Les tolbas et les jeunes gens, pieds nus et tête nue se rendent en troupes après le Moghreb, aux tombeaux des saints de la région, et demandent la pluie (jets de pierre et de cheveux aux marabouts). Les vieilles femmes jouent avec une boule et des cuillers. Une grande cuiller habillée à la façon d’une poupée est promenée dans les rues du village, et aux environs. On tire divers présages d’une brebis noire conduite à l’oued Tafna, ou attachée loin de son petit. On jette à l’eau un Ouled Sidi Chikh, un chérif – On se jette de l’eau – On égorge un bœuf noir, un mouton noir, des poules noires, près des tombeaux des saints. (A Ammi-Mousa, pour faire tomber la pluie d’En Nisân, on suspend des tortues par les pieds aux branches d’un arbre et on les laisse dans cette position gênante, jusqu’à ce que Dieu, prenant en pitié les malheureuses bêtes, se décide à envoyer la pluie – On les délivre aussi dans le cas où elles viennent à uriner, ce qui est l’annonce d’une averse prochaine – On sait que les tortues chassent le froid, font fuir le diable).

Lorsque la pluie d’En Nisân vient à tomber, les enfants sortent de l’école et recueillent de cette eau pour s’en asperger, pour humecter les planchettes sur lesquelles ils étudient le Coran. « Cette eau, disent-ils, est bénie et Dieu fera, grâce à elle, que nos études soient bonnes ». Le maître leur dit « Recueillez de cette eau pour que nous en arrosions la mosquée et remplissez-en mon encrier, afin que le jour où quelqu’un tombera malade, je puisse écrire pour cette personne des amulettes qui la guériront ». Si un enfant vient à vous naître le jour d’En Nisân, ne manquez pas de laver ses langes dans l’eau qui tombe en ce moment. Cela portera bonheur au nouveau-né. Si l’on a mal aux dents, la douleur cesse quand on se gargarise avec un peu de cette eau. Des gens prétendent que, au moment où tombe cette pluie, celle-ci renferme des serpents et des vers. « Ne craignez rien, nous a dit le savant du village, car au moment où cette eau tombe du ciel, les anges accourent, saisissent les serpents qu’elle contient et les jettent dans la mer ». Le jour d’En Nisân, nous allons ramasser des escargots sur le Slîb(**). On fait cuire les escargots dans l’eau avec des plantes aromatiques (on emploie diverses plantes aromatiques, mais toujours parmi elles du thym), et on les mange. On jette ces animaux, sept par sept, dans la marmite en leur disant « Je t’ai égorgé, escargot avec le sel et le thym. Dieu est le plus grand ». Cette nourriture est ainsi rendue licite. Cette nourriture prise ce jour-là est bénie. J’ai entendu citer ce hadith par des femmes : « Celui qui ne mange pas de mes escargots et de mes sauterelles n’est pas de mon peuple ». Nous avons soin de jeter les coquilles loin des chemins, car si quelqu’un, ne les voyant pas, passait par dessus ces coquilles, il tomberait malade.

Lorsque, au mois de juin, arrive la fête de la Ansâra, les femmes et les enfants vont sur les pentes, au pied des falaises pour y recueillir des plantes, telles que la férule (ferula aulcata), le marrube (marrubium vulgaire) qui en brûlant donnent beaucoup de fumée. On met le feu à ces plantes, on jette sur le brasier de l’eau et de la terre (C’est pour que la fumée soit plus épaisse, peutêtre aussi pour un autre motif qui nous échappe. Chez les Béni Ouassin, on jette de l’eau sur les tiges qui brûlent. Un des assistants saisit une branche mouillée et asperge les personnes présentes). Les cendres du brasier ont la propriété de préserver de maladies graves celui qui s’en frotte le corps. Toutefois, pas plus que l’eau d’En Nisân, elles ne préservent de la maladie qui doit emporter son homme. Un individu, lavé d’eau d’En Nisân et frotté de cendres de la Ansâra, comprend, s’il tombe gravement malade, que sa dernière heure est proche.

Dans les douars de Tralimet, du Bou Hallou (Béni Snous), on fait de la fumée sous les tentes le jour de la Ansâra. De même chez les Béni Ouassin et les Béni Bou Saïd ; cela afin que les génies de la maison ne viennent pas tourner autour de nous. On place aussi, sous les arbres des vergers, des herbes aromatiques qui brûlent sur un réchaud. De cette sorte, les fleurs des arbres se trouvent fécondées, les animaux sont préservés de la maladie et tout le troupeau prospère. Au Kef, on laisse, pour la première fois, les jeunes agneaux et les chevreaux sortir de la maison et suivre leurs mères au pâturage. Les femmes descendent sur les rives de l’oued des Oulad l’Arbi et viennent s’asseoir au bord des bassins que forme le cours d’eau au-dessous du village. Elles allument du feu dans une marmite, jettent sur les charbons ardents du benjoin et des graines de coriandre, puis, faisant le tour de l’étang, elles en parfument les bords. Elles mangent ensuite un peu de pain de blé ou d’orge, qu’elles ont apporté et qu’elles se partagent. Elles en jettent dans l’étang, les poissons accourent pour manger ce qu’elles ont jeté. Puis elles disent aux génies de l’Oued « O Chamarhoûch, Belâh’ar, Belâchgar, Târouchîn, Mâroûchin, partagez-vous ce pain et mangez. Celui d’entre vous qui frappera nos enfants, Dieu le frappera à son tour ». Elles puisent alors de l’eau du lac et en font boire un peu à chaque enfant. Cette cérémonie a pour but d’obtenir des génies qu’ils ne fassent pas de mal aux enfants.

En cette saison d’été nos maisons sont infestées de puces. Voici comment on s’y prend pour les chasser. Après avoir brûlé dans la chambre le jour de la Ansâra, quelques plantes aromatiques et des grains de raisin vert, on attrape un ou deux de ces petits insectes et on les introduit dans un grain de raisin, que l’on suspend ensuite au plafond. Le grain sera à peine sec que déjà toutes les puces seront parties. De même quand l’on suspend, dans les pièces d’habitation, des chardons bleus, les mouches se mettent à fuir dès qu’elles les aperçoivent et ne reviennent plus.

Bien avant le lever du soleil, nous allons chercher des figues amères sur les bords de l’oued. Nous ne prenons que celles qui renferment des moucherons. Vite, nous les plaçons dans des sacs, et nous les apportons dans les vergers, après les avoir mises en chapelet sur des brins d’alfa. Nous suspendons ces « doukkara » aux branches des figuiers. Les moucherons sortent des figues amères, se répandent dans l’arbre et assurent la fécondation des fleurs. Pour favoriser la fécondation des fleurs de courge, nous attachons, à leurs tiges, un scarabée, au moyen d’un fil rouge. Toujours dans ce même but, un individu place au milieu de son verger une tête de mulet, de cheval ou d’âne. Grâce à cette pratique, chaque arbre donne un fruit.

Les gens disent que, pendant cette nuit de la Ansâra, une femme ne peut concevoir, l’accouchement est aussi impossible. Si par hasard, une femme met au monde une fille pendant cette nuit, cette enfant sera stérile ; si c’est un garçon qui vient à naître, il sera laid, méchant et impuissant. Lorsque, le jour de la Ansâra venu, nous nous rendons aux vergers, nous prenons bien garde que quelque vieille femme (ou toute femme qui n’est plus vierge, parce que, disent les Musulmans, elle peut être en état d’impureté) ne nous suive et n’y entre avec nous. Car alors, aucune fleur ne pourrait être fécondée. Mais si c’est une jeune fille qui nous accompagne, chaque fleur à cause d’elle donne un fruit, et ce fruit sera beau comme elle. Avant d’entrer dans les potagers, ces jeunes filles doivent enlever leur ceinture. C’est pour cette fête que les vieilles femmes percent les oreilles des petites filles, pour y passer des anneaux d’argent ou d’or. Elles vont aussi dans la montagne et en rapportent diverses herbes, une tige de chaque espèce. Arrivées à la maison elles les font sécher, les pilent, en font un mélange et les serrent dans un morceau d’étoffe. Quelqu’un a-t-il besoin de leurs services ?Il va trouver une de ces vieilles femmes et lui demande un peu de cette préparation. Il lui donne de l’argent, en disant « Cède-moi cette poudre dont je me servirai pour me faire aimer de telle femme ». Ou bien c’est un malade qui vient demander de ces plantes pour guérir quelque mal de tête et quelque affection de poitrine.

Nous célébrons au Kef la fête d’Ennayer, pendant quatre ou cinq jours. Au Khémis elle dure sept jours. Le premier jour, dès le matin, les femmes et les enfants vont à la forêt sur les pentes. Ils en rapportent des plantes vertes, du palmier nain, de l’olivier, du romarin, des asphodèles, des scilles, du lentisque, du caroubier, de la férule, du fenouil. Les femmes jettent sur les terrasses des maisons ces plantes qu’on y laisse se dessécher. Les tiges vertes ont, en effet une influence favorable sur les destinées de l’année nouvelle qui sera ainsi verte comme elles. Et pour que l’année soit pour nous sans amertume, nous nous gardons de jeter sur nos maisons des plantes, telles que le chêne vert, le thapsia, le thuya qui toutes sont amères.

Les enfants rapportent aussi de la montagne de petits paquets d’alfa, six, huit par nombre pair (deux paquets sont d’alfa sec). Ils se procurent aussi trois grosses pierres ; au pied des pentes ils recueillent de la terre rouge. Ils apportent le tout à la maison. Alors au moyen d’une pioche, les femmes démolissent l’ancien foyer, enlèvent les trois vieilles pierres qui servent de support à la marmite et les remplacent par celles que les enfants ont apportées. Elles font détremper la terre rouge dans l’eau, la pétrissent, en enduisent les pierres du nouveau foyer et laissent sécher jusqu’au moment de préparer le repas du soir. On allume alors le feu avec l’alfa récolté dans la montagne.

Quant aux hommes, ils se réunissaient autrefois de grand matin, à Mzaourou pour faire une battue. On en rapportait des lapins, des perdrix que l’on mangeait le lendemain. De nos jours on égorge un mouton, une chèvre, pour que les gens soient pourvus de viande, le deuxième jour de la fête. On mange aussi des poules dans chaque famille. Au Khémis on égorge dans chaque famille un nombre de volailles égal à celui de ses membres. Une qui allaite ou qui se trouve enceinte mange deux poules. On engraisse ces volailles longtemps à l’avance. Il importe de manger, ce jour-là, de la viande de poule ; ceux qui sont trop pauvres pour en acheter ont soin de se nettoyer les dents avec des os de poulets. Le dîner est composé uniquement de berkoukes au lait. Le berkoukes se prépare en roulant en gros grains de la semoule grossière. Après le repas, on en place quelques grains sur les pierres du foyer, et sur les poutres qui soutiennent le toit. On ne lave pas le plat dans lequel a été roulé le berkoukes, ni celui dans lequel on l’a mangé, ni l’ustensile qui a servi à le faire cuire. On ne nettoie pas les cuillers, on ne secoue pas la corbeille à pain, ni l’anfif en alfa dans lequel se cuit le couscous. A cette occasion, on fait des beignets et des crêpes. On prend des figues des grenades, des oranges, des noix. On en fait des colliers auxquels on ajoute un taja’outh. C’est un pain plus ou moins gros, au milieu duquel on place un œuf que l’on recouvre de petites baguettes de pâté. On porte au four beaucoup de ces pains, dont on fait cadeau aux amis qui en rendent d’autres. On fait un gâteau avec des œufs, du levain, des raisins secs, du sucre, de l’huile. On ne mange pas, ce jourlà, de pain d’orge, mais seulement du pain de blé. Les femmes ont soin de jeter les coquilles d’œuf au loin, afin qu’il n’arrive à personne de marcher dessus. Une jeune tlemcénienne qui marcherait sur des coquilles d’œuf ne trouverait pas de mari, surtout si cela lui arrivait pendant l’Ennayer. A celui qui n’a rien, nous offrons des figues, des grenades mises en colliers, un petit pain, de cette sorte, ses enfants ne pleurent pas d’envie en voyant les friandises des autres.

Quand approche la nuit, on fait un lion. Deux hommes placés l’un devant l’autre, la face tournée vers le sol se saisissent. Les jeunes gens vont chercher un tellis (une couverture) dont ils les revêtent et qu’ils fixent au moyen de tresses d’alfa ; on n’oublie pas de pourvoir le lion des attributs de son sexe. Alors l’individu placé devant se met à rugir dans un mortier qu’il a à la main. La marmaille emmène le lion dans les maisons et les tentes, où il effraie les petits enfants. Les jeunes gens disent aux habitants « Donnez-nous pour le dîner du lion ». On leur donne des figues, des beignets, du pain, des crêpes. Tout ce monde vient ensuite au Bordj du Caïd. Chemin faisant, le lion danse au son d’un tambourin. Puis on se réunit dans un endroit voisin de la Tafna ; les jeunes gens se partagent le produit de la quête, mangent et se séparent après avoir récité le fatiha. Et comme cette année-ci est sèche, nous avons ajouté cette prière « O Seigneur, donne-nous de la pluie » (1905).

Après le dîner, le maître de la maison va vers ses brebis et les appelle ; si elles bêlent la nouvelle année sera bonne ; si le troupeau se tait, l’homme se rend auprès de ses vaches et leur parle ; un beuglement comme réponse est le présage d’une année passablement prospère. Si les vaches restent silencieuses, le maître se dirige vers ses chèvres. L’année sera médiocre si elles bêlent, mauvaise si elles se taisent.

Le lendemain nous préparons au village un chameau. On fait un faisceau de perches que l’on lie avec des tresses d’alfa. On apporte alors une tête de cheval ou d’âne, ou de mulet : on y adapte une branche que l’on fixe ensuite à l’une des extrémités du faisceau en question. Trois hommes masqués par une couverture supportent le tout. Cela représente un chameau. Dans des raquettes de figuiers de Barbarie on taille à l’animal des oreilles, et aussi des yeux au milieu desquels on place des petites coquilles d’escargots. On fait de ces coquilles un grand collier qu’on passe au cou du chameau. Enfin on lui ajoute une queue faite d’une branche de palmier. On le promène ensuite comme on a fait pour le lion, et la marmaille crie « Donnez-nous à manger pour le chameau ».

On ne revêt pas pour l’Ennayer, de beaux habits, comme on le fait pour un jour de fête. Si l’un de nous veut arriver à découvrir dans les broussailles des œufs de perdrix, il se teint, le premier jour d’Ennayer, le bord des paupières avec du collyre ; puis la nuit se plaçant un tamis sur le visage, il compte les étoiles au ciel. Cela afin de renforcer sa vue. Une femme est-elle en train de faire une natte aux approches de l’Ennayer ? Elle s’empresse de l’achever pour l’enlever du métier avant la fête ; elle détache ensuite le roseau auquel est fixé la trame. Parfois ses voisines viennent l’aider. Si cette femme n’enlevait pas la natte en lui laissant passer l’Ennayer sur le métier, un malheur surviendrait, qui éprouverait ses enfants, son mari, ses biens. On agit de même pour un burnous ou une djellabah.

Si dans une famille un enfant né avant l’Ennayer perce des dents, une petite fille le prend sur son dos. Elle se présente ainsi aux portes en demandant de quoi préparer à l’enfant de la bouillie (pour lui faire pousser les dents). Ses compagnes chantent « Petite dent, excellente petite dent, tu viendras à mon jeune enfant par considération pour La Mecque et Médine et pour tous les saints de Dieu ». Les enfants des riches, aussi bien que ceux des pauvres, sont ainsi conduits de porte en porte, cette démarche ayant surtout pour but de préserver l’enfant du mauvais œil. Si une femme n’a pu achever une natte commencée, elle l’enlève avant l’Ennayer, et la fait porter au loin dans la montagne. Puis, la fête passée, on la place à nouveau sur le métier et on l’achève. Voilà comment se passe le premier de l’an chez les Béni Snous. Que cette année soit heureuse pour vous ».                                                   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(*) : Nouvel an berbère célébré le 12 janvier 

 (**) : Ceux des Béni Snous qui habitent la vallée de l’oued Yadel en amont de Mazzer appellent Slîb la surface du plateau calcaire dans lequel est creusée la vallée. Ils désignent aussi sous ce même nom une étroite bande de marnes gréseuses (oxfordiennes) qui s’étend des environs du Khémis jusqu’à la frontière marocaine qu’elle dépasse. Appuyée au nord sur les schistes primaires, recouverte au sud par une grande table de calcaires jurassiques, elle contraste vivement avec ces deux formations. Alors que celles-ci supportent de belles forêts, la bande marno-gréseuse est dépourvue de toute végétation arborescente ou broussailleuse. L’alfa s’y rencontre à côté du palmier nain, mais c’est le diss qui domine dans les parties non cultivées. Cette région convient bien à la culture du blé et de l’orge ; elle est soigneusement ensemencée chaque année par les indigènes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 







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