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Principales familles de Constantine à la fin du XVIe siècle ( 3ème partie)

30052017

 

 

 

 

 

 

A côté des Ben-Abd-El-Moumène, dont la puissance était particulièrement religieuse, brillaient plusieurs  familles de savants et de légistes en tête desquelles nous devons placer celle des Ben-Badis qui a donné des légistes à Constantine depuis plus de six siècles (*).

La fonction d’Imam de la mosquée de la Kasbah appartenait, presque exclusivement aux Ben Badis. Plusieurs ouvrages devenus classiques, les ont rendus célèbres. En 1552, un Hameïda ben Badis était encore cadi à Constantine. 
 

 

 
 

Famille Ben-El-Attar, dont un des membres, le cheikh Abou-Abd-Allah-Mohammed, était cadi de la djemâa.  C’était un homme fort instruit, élève du cheikh El-Ouezzan. Il mourut en 1536. 
 

 

Famille Ben-El-Kemmad. Le cheikh Mohammed ben El-Kemmad fut cadi de la djemâa; c’était, également un 
élève du cheikh El-Ouezzane. 

 

Famille Aourari

 

 

 

Citons encore : 

Sidi-Barkate ben Saïd-El-Magraoui (cadi de la Djemâa); 

Abou-l’Hassen-El-Merouani ; 

Si Ahmed ben Tefka ; 

Sidi-Mohammed ben Hassen. 

Ces derniers étaient des étrangers qui semblent avoir 
disparu sans laisser de traces. 

 

Il y a lieu de remarquer aussi qu’au XVIe siècle, Constantine maintint sa renommée comme centre d’érudition. Le cheikh El-Ouezzane domine cette école qui a laissé des traditions non encore effacées. 

 

 

 

 

 

 

 

 

(*) Un Houssein ben Belkacem ben Badis y est mort en 1299 (de l’ère chrétienne), avec le titre de cadi. Encore L’un d’eux, El-Hassan, était cadi de la ville, lors du passage du souverain mérinide Abou-Eïnane, en 1357, et cette fonction paraît être devenue, en quelque sorte, un privilège de la dite famille.

  
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Principales familles de Constantine à la fin du XVIe siècle ( 2ème partie)

26052017

 

 

Les Ben El Feggoun 

 

 

 

 

Les Ben El Feggoun établis à Constantine dès le XVe siècle. L’origine de cette famille est incertaine ; le nom patronymique paraît être dans la forme de ceux que portaient les Maures d’Espagne. Eux-mêmes prétendent appartenir à une vieille famille noble, d’origine arabe. 

Les Turcs, dans les premiers temps de leur établissement à Constantine, cherchèrent à s’appuyer sur les Ben El Feggoun pour contrebalancer l’influence de la vieille famille religieuse des Oulad Abdelmoumen, à la tête du parti national, qui leur était hostile. Les Ben El Feggoun retirèrent de cette amitié des Turcs une foule d’honneurs, d’avantages et de privilèges. 

 

 

- Abou Zakariya Yahiya ben Mohammed El Feggoun, était un savant très estimé de son temps. Il est l’auteur d’une glose marginale renommée sur la Moudaouana ouvrage de jurisprudence. Etant allé faire un voyage à Tunis, il se fixa dans cette ville « que l’on ne peut plus quitter lorsqu’on y est une fois entré », et 
devint imam de Djamâ-Ezzitouna. En 1535, lors du sac de Tunis par Charles-Quint, il fut tué dans la mosquée même, où il était occupé à lire les ouvrages du saint El-Boukhari. 

 

 

- Abou-Mohammed Abd-el-Kerim, est le véritable fondateur de la grandeur de la famille. Il étudia à Constantine sous les professeurs les plus renommés du temps, entre autres le cheik El-Ouezzân, et fut d’abord imam de la grande mosquée. En 1567, éclata, contre l’autorité turque, une révolte dont les Oulâd Abdelmoumen étaient les véritables instigateurs. Le cheikh Abdelkerim se hâta en conséquence de prendre fait et cause pour les Turcs. Ses compatriotes le députèrent à Alger à cette occasion, et il sut si bien gagner les bonnes grâces du pacha, que celui-ci lui conféra la dignité de Cheikh-el-Islam, retirée aux Abdelmoumen. 

 

 

Le Cheikh-el-Islam était un véritable chef de la religion, devant lequel s’inclinait le représentant du pouvoir temporel lui-même. Il était investi d’une foule de prérogatives et de privilèges, exemptions d’impôts, etc. Sa demeure offrait aux criminels un asile inviolable. Plus tard, à ces hautes fonctions, devenues héréditaires 
dans la famille, on joignit celles d’Émir Errekeb, celui qui en était investi avait le commandement suprême de 
l’immense caravane de pèlerins, qui tous les deux ans se rendait du Maghreb à la Mecque.

 

Les ben El Feggoun ont donné de nombreux cadis à la ville  de Constantine. Ils furent fréquemment appelés à Tunis même par les princes hafsides qui les nommèrent à de hauts emplois. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Principales familles de Constantine à la fin du XVIe siècle ( 1ère partie)

22052017

 

 

 Les Beni-Abd-El-Moumène

 

 

 

 

 

 

Dans le courant du XVe siècle, des marabouts venus de l’ouest, de Saguiet- El-Hamra, dans le pays de Darâa, région d’oasis situé au sud du Grand Atlas (Maroc), commencèrent à se répandre dans l’Afrique. Le rôle de ces religieux a été considérable; s’établissant d’abord d’une manière fort humble, au milieu des populations arabes ou berbères, ils n’ont pas tardé à former des centres autour desquels sont venues se grouper des fractions entières. Plus tard, ces agglomérations ont oublié leur vraie origine, pour prendre le nom du marabout venu dans le principe prêcher au milieu d’elles et répandre les notions de la religion, telle que l’école des docteurs almohades et les écoles des légistes, particulièrement du Maroc, l’avaient renouée, en la ramenant l’observation stricte de la Sonna et du Coran. 

 

 

 

 

 

Principales familles de Constantine à la fin du XVIe siècle ( 1ère partie)  dans Attributs d'Algérienneté 1493631231-bab-el-djabia

 Porte et quartier Bab El Djabia

 

 

 

 

 

 

Au milieu du XVe siècle, une famille de Saguiet-El- Hamra, établie d’abord à Biskra, était revêtue à Constantine de l’autorité religieuse. Il n’est pas douteux que les Ben-Abd-El-Moumène, tel est le nom de cette famille, qui a encore des représentants à Constantine, n’aient été amenés par les Oulad-Saoula. Acceptés par les Hafsides, ils avaient reçu le titre de Cheikh-El-Islam ou chef de la religion islamique, qui était devenu héréditaire dans la famille. Un des membres était, en outre, Emir-Er-Rekeb, ou conducteur de la caravane des pèlerins du Maghreb. Sid-Ahmed-Zerrouk, connu aussi sous le nom d’El-Faci-El-Berneci, qui a été au XVe siècle le grand apôtre du soufisme dans l’ouest, amenait la  caravane des pèlerins du Maghreb et descendait chez les Ben-Abd-El-Moumène. C’était une fonction importante que celle de conduire les pèlerins en Orient. Le moment fixé pour le départ était annoncé longtemps à l’avance dans chaque localité ; puis la caravane de l’ouest arrivait à Constantine, où se trouvaient déjà réunis les voyageurs de la région. Quand tout était prêt on partait, en grande pompe, au son des tambours, drapeaux déployés avec 
l’Emir-Er-Rekeb ou le Rokkas en tête. 

 

De grands privilèges étaient attachés à ces fonctions et l’on se rend facilement compte de l’influence qu’elles 
devaient donner à la famille qui en était titulaire, d’autant plus que le caractère religieux de sa charge la mettait au-dessus des luttes politiques, intestines et étrangères, dont l’empire hafside était sans cesse le théâtre. 

 

Comment expliquer autrement que dans une vieille et glorieuse cité berbère comme Constantine, avec l’esprit 
de particularisme caractérisant la race autochtone, ces « étrangers » eussent été supportés au détriment des 
anciennes familles locales et que leur influence y fut devenue si grande? 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Les trois sortes de noblesse chez les Arabes d’Algérie

18052017

 

 

 

 

 

 

 

 

Les trois sortes de noblesse chez les Arabes d’Algérie  dans Attributs d'Algérienneté 1493383476-1493383143-846-001-1 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il existe chez eux trois sortes de noblesse :

 

1° La noblesse d’origine.

 2° La noblesse temporelle ou militaire.

3° La noblesse religieuse.

 

 

 

 

Examinons en quelques lignes ces différents ordres :

 

1° On appelle noble d’origine (Chérif) tout musulman qui peut, au moyen de titres en règle, prouver qu’il descend de Fathma-Zohra, fille du prophète et de Sidi-Ali-Abi-Thaleb, cousin de ce dernier. On peut dire que c’est Mohammed lui-même qui a fondé cette sorte de noblesse, très-considérée chez les Arabes. Il prescrit, en effet, dans plusieurs passages du Koran, aux peuples qui ont embrassé sa foi, de témoigner les plus grands égards, aux hommes issus de son sang, en annonçant qu’ils seront les plus fermes soutiens et les purificateurs futurs de la loi musulmane. Les Arabes montrent, en général, une grande déférence pour les Cheurfa (pluriel de chérifs) et leur donnent le litre de Sidi (mon seigneur). Toutefois, comme leur nombre est très-considérable, au point de former des Farkas particuliers dans certaines tribus, les marques extérieures de respect qu’on leur témoigne, varient avec les lieux. Le Chérif est sujet aux lois, mais il a dans les pays musulmans le droit d’invoquer la juridiction de ses pairs. C’est ainsi qu’Abd-el-Kader s’était réserve le droit de les juger lui-même. Les Cheurfas jouissent de prérogatives plutôt morales que matérielles, et leur influence ne doit pas se mesurer sur les honneurs qu’on leur rend.

 

 

 

 

2° Les membres de la noblesse militaire, chez les Arabes, portent le nom de Djouads. Ce sont les descendants des familles anciennes et illustres dans le pays, ou bien encore les rejetons d’une tribu célèbre, les Koraïche, dont Mohammed et sa famille faisaient partie. Dans ce dernier cas, ils se désignent par le nom de Douaouda et représentent une noblesse supérieure aux Djouad ordinaires. La plus grande partie des Djouad tire son origine des Mehhal, conquérants venus de l’est à la suite des compagnons du Prophète. Quoi qu’il en soit, les Djouad constituent l’élément militaire dans la société arabe. Ce sont eux qui, accompagnés de leur clientèle, mènent les Arabes au combat. Par le fait, ces derniers sont presque leurs sujets. L’homme du peuple a beaucoup à souffrir des injustices et des spoliations des Djouad ; ceux-ci cherchent à faire oublier ces mauvais traitements et à maintenir leur influence, en accordant généreusement l’hospitalité et leur protection à ceux qui la réclament. Du reste, l’habitude qui fait endurer les plus grands maux, a fortement rivé la chaîne qui unit aux Djouad l’homme du peuple. Ces Cheikh, car c’est le nom que les Arabes leur doivent, quels que soient leur âge et leur position, réunissent deux traits saillants du caractère national : l’avidité du gain et un certain amour du faste, quoiqu’au premier abord ces deux penchants semblent opposés.

 

 

 

 

La noblesse religieuse mérite, plus encore que la noblesse militaire, d’être étudiée avec soin, car son influence sur les peuples est encore plus puissante, quoiqu’elle ne soit pas basée sur les mêmes fondements. Les membres de cette noblesse s’appellent marabouts. Le marabout est l’homme spécialement voué à l’observance des préceptes du Koran; c’est lui, qui, aux yeux des Arabes, conserve intacte la foi musulmane ; il est l’homme que les prières ont le plus rapproché de la divinité. Aussi ses paroles deviennent des oracles auxquels la superstition ordonne d’obéir et qui règlent à la fois les discussions privées et les questions d’un intérêt général. C’est ainsi que les marabouts ont souvent empêché l’effusion du sang en réconciliant des tribus ennemies ; c’est ainsi que leur protection (Aannaya) a souvent suffi  pour garantir de toute atteinte les voyageurs ou les caravanes. Bien des fois encore ils ont, le Koran en mains, prêché la guerre contre les infidèles. Ces exemples suffisent pour démontrer élue leur influence s’étend sur les questions religieuses et politiques ; elle est, d’ailleurs, d’autant mieux assurée, que l’exercice du culte, l’explication des livres saints, la consécration de toutes choses, mettent les marabouts en relation continuelle et intime avec les musulmans. Il faut remonter très-haut dans notre histoire pour retrouver le temps où nos évêques jouaient le rôle de marabouts, et où leur influence spirituelle et temporelle était assez grande pour allumer aussi une guerre sainte, en entraînant les croisés vers la Palestine.

 

 Un des caractères principaux de la noblesse religieuse est, qu’elle est héréditaire comme les précédentes. Les premiers marabouts étaient en général des hommes rigoureux observateurs du Koran, qui passaient pour avoir donné des preuves de leur nature supérieure en produisant des miracles. Tels sont Mouley-Thayeb, Mohammed-ben-Aaïssa, Hasnaouy, Abd-el-Kader mort à Baghdad, etc., etc., en l’honneur desquels ou retrouve en Algérie une foule de chapelles. C’est ordinairement autour de ces Zaouïas (chapelles), que les marabouts réunissent une sorte de Douar qui prend le nom de Zaouïa, précédé du mot Sidi. Une partie des terres voisines provenant en général des donations pieuses, est cultivée par les hommes de la Zaouïa et sert à les nourrir. De larges offrandes, des provisions de toute espèce, sont offertes aux marabouts et à ceux qui, vivant près de lui, étudient la loi; quelquefois même, par suite d’anciennes obligations que la religion prescrit d’observer, les voisins de la Zaouïa lui payent l’âachour ou la dîme; toutefois ce tribut n’a jamais eu de caractère obligatoire devant la justice. Les Zaouïa sont commandées par l’homme le plus influent de la famille des marabouts ; l’exercice de l’hospitalité envers tous les voyageurs et les étrangers musulmans, est un des premiers devoirs de sa position ; les criminels même doivent trouver un abri chez lui : c’est ainsi que quelques chapelles (que nous appelons vulgairement marabouts) sont un asile inviolable aux yeux des Arabes. Du reste, Ces congrégations religieuses sont tellement nombreuses dans quelques tribus, telles que les Hachem, par exemple, qu’elles y forment des divisions ou Farka particuliers. Les marabouts ne se livrent ordinairement à aucun travail manuel ; ils se vouent dans l’intérieur des Zaouïas à l’instruction d’un certain nombre d’hommes ou d’enfants, qui leur ont été confiés par les tribus. Ces disciples ou desservants de marabouts prennent le nom de Tolba (de Taleb, Lettré). Ces Tolba étudient la religion dans le Koran, et les diverses branches de connaissances exigées par leur état. Ils ont le droit de consacrer les mariages, de prononcer les divorces, etc., etc., et, à ce titre, ils jouissent d’une certaine considération. Toutefois il arrive rarement, qu’à l’extinction d’une famille de marabouts, un de ces Tolba monte d’un degré et devienne marabout à sa place dans la Zaouïa ; le plus souvent ils aspirent à devenir soit maîtres d’école dans les villes, soit assesseurs du Kady, soit même Kady ; d’autres fois encore ils ne suivent aucune de ces carrières, et vivent du produit des terres affectées à l’entretien du marabout de leur ordre.

 

 

 

 

On commettrait une grande erreur en tirant de ce qui précède, la conséquence que tous les Cheurfa, Djouad ou Marabout occupent une position élevée dans la société arabe ; on en voit, au contraire, journellement occupés à tous les métiers. Mais, si tous les membres de ces classes ne jouissent point d’une part égale de considération et d’influence, on peut affirmer au moins que la puissance et l’autorité ne se trouvent que chez elles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Souq el-Djedid

14052017

 

 

 

 

Souq el-Djedid dans Attributs d'Algérienneté 1493128804-mosquee-es-seida-2-4-2015

 

 

 

 

 

 

Avant l’arrivée des Français, les enchères publiques algéroises se faisaient, certain jour de la semaine, au Souq-el-Djedid, rendez-vous des affaires et lieu de distraction pour les personnages importants de l’ancienne Régence.

Ce n’était pas un carrefour, mais un emplacement presque carré, avec deux portes que l’on refermait, à certaines heures, tous les soirs. Les habitants restaient ainsi séquestrés jusqu’au lendemain. Ce Souq était entouré d’échoppes de petits marchands. Les bijoutiers y vinrent s’installer après avoir quitté Souq-es-Siagha, sur la place du Gouvernement.

Le Souq-el-Djedid avait, au milieu, un figuier séculaire et gigantesque. Ce point très pittoresque de la ville d’Alger, où l’on vendait aux enchères des bijoux, des tapis, des armes et des vêtements, disparut sous le-gouvernement du duc de Rovigo. Les acheteurs se rangeaient sur deux files en diagonale. Les dellals se promenaient entre les deux rangs avec, sur le dos et à la main, les objets à réaliser. Ils criaient à haute voix les prix qu’ils en demandaient.

Longtemps encore, on vit aussi dans les rues le dellal ambulant, si bien décrit par Eugène Fromentin, cherchant à vendre les objets qui lui avaient été confiés. Ce commissaire-priseur ambulant, portant à lui seul les dépouilles de vingt ménages, s’arrêtait dans les carrefours pour vendre aux enchères publiques tout un assortiment de choses hétéroclites. Ses mains, pleines de bijoux, ressemblaient à des écrins par la profusion de pendants d’oreilles, d’anneaux de pieds, de bracelets étincelant à ses doigts maigres, recourbés comme des crochets. Perdu sous une montagne de bardes, n’ayant de libre que le visage, il se présentait devant les cafés, dans tous les carrefours de la Casbah, et, le vendredi, sur le petit marché de la rue Socgémah, criant avec véhémence le prix du premier objet mis à l’encan.

C’était alors le moyen le plus employé par la population locale pour se débarrasser promptement des objets qui avaient cessé de leur plaire, ou que la nécessité leur faisait réaliser.

Il y avait aussi des deIIalate, Les hommes, ne pouvant entrer dans les maisons, les femmes allaient vendre, dans les intérieurs et dans les cours, des foulas et des bijoux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




La gafla & la Nedja

10052017

 

 

 

 

 

 

La gafla  & la Nedja  dans Attributs d'Algérienneté 1493033549-s-l1600

Touggourt  – Départ  d’une caravane  de ravitaillement

 

 

 

 

 

 

Lorsqu’on voulait entreprendre un voyage dans le Tell, dans le Sahara, ou dans le désert, ce que l’on a eu de mieux à faire était de se joindre à une caravane : il y en a de deux sortes : la gafla ou caravane marchande, et la nedja ou tribu en mouvement.

La gafla accepte tous ceux qui se présentent, et les protège tant qu’ils veulent la suivre; elle ne leur demande ni d’où ils viennent ni où ils vont : c’est un omnibus.

La nedja se montre plus exigeante : il faut y être connu de quelqu’un, ce qui équivaut à la présentation d’un passe port. Il faut presque y retenir sa place; c’est une diligence.

 

 

 

 

 

 

 

1493033694-s-l1600 dans Attributs d'Algérienneté

Caravane  dans les gorges de  TIRHANIMINE   entre ARRIS et  RHOUFI

 

 

 

 

 

 

La gafla était d’un usage plus général que la nedja, bornée par sa nature à un petit nombre de tribus et de directions.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Le foie de chacal

6052017

 

 

 

 

Après la naissance d’un garçon, les Aurassiens d’antan tirent, en signe de joie, deux coups de feu ; en outre, un mouton est égorgé dans les sept jours qui suivent l’accouchement.

 

La préoccupation de l’heureux père est de se procurer du foie de chacal à l’époque où l’enfant commence à manger. On prétend que les chacals ont sept foies.

 

  

  

 

Le foie de chacal  dans Attributs d'Algérienneté 1492681111-be35792

Algérie 1880 

 

 

 

 

 

 

Le chacal incarne les qualités principales, aux yeux des Chaouïa, de finesse, d’habileté, qui le mènent à son but sans encombre, avec une intelligence et une souplesse qui se jouent des obstacles. Le renard pour eux est un animal sot.

Souvent l’Auressien n’attend pas que l’enfant soit en âge de manger. Dès qu’il s’est procuré du foie de chacal, il le broie et après l’avoir mélangé avec du beurre, il en introduit un peu entre les lèvres du nouveau-né.

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




La Caverne de RAYMOND LULLE

2052017

 

 

 

 

La Caverne de RAYMOND LULLE  dans Attributs d'Algérienneté Ramon_Llull

 

 

Au bout du cap de Bougie, on voit un grand trou ou une voûte qui traverse le cap N-S sous laquelle pourrait passer une galère mâtée et où les brigantins et les bâtiments à rame de Majorque viennent se cacher pour attendre les bâtiments turcs et les prendre.

Quelques-uns appellent cette voûte, la Caverne de Raymond LULLE*, qui, cherchant la pierre philosophale, passa pour magicien. Les autres disent que la Caverne de Raymond LULLE est une grotte à un grand quart de lieue de la ville, vers l’endroit où il y a un bon mouillage.

 

Sous cette voûte il y a une source d’eau et l’on y voit le restant d’une ancienne citerne sur laquelle on a bâti un marabout ou oratoire et ermitage pour un saint turc.    

 

 

 

 

 

 

* : Raymond LULLE, missionnaire franciscain de Majorque, vint, au XIVe siècle, tenter d’implanter le christianisme parmi les populations du Maghreb central et oriental.

Entre deux séjours à Tunis, il débarqua à Bougie, venant de Paris par Montpellier et Majorque en 1307. Après une prédiction sur la place publique, il fut arrêté, jeté en prison puis expuisé.   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Cuivre pour or

28042017

 

 

 

 

Cuivre pour or dans Attributs d'Algérienneté 1492540756-99-016763

 

Paire de bracelets de cheville en or à tête de serpents /  Constantine 19e  siècle

 

 

 

 

 

 

On raconte qu’El-Hadj El-Habib ben Abed Mebkhoula, caïd de la tribu des Hammans, cercle de Mécheria; donna une forte somme à un bijoutier juif pour lui faire une paire de gros khalkhals et chargea l’un de ses serviteurs de surveiller attentivement cette opération. L’Arabe emportait l’or chaque soir et le rapportait le lendemain matin au bijoutier. Lorsque le juif eut presque achevé son travailet n’avait plus qu’à fourbir le bijou pour lui donner plus de lustre, il fit en cachette des khalkhals en cuivre; qu’il apporta et déposa dans la cuve pleine d’eau sale destinée au refroidissement des bijoux. Le jour de la remise de la paire de khalkhals étant arrivé, le juif affecta de lui donner les plus grands soins: il plongea les bijoux d’or dans la cuve, en retira les khalkhals de cuivre, qu’il nettoya et remit à son client.

 

 

L’Arabe partit joyeux; mais l’idée lui étant venue de montrer la paire de khalkhals à un connaisseur, il apprit avec stupéfaction qu’il avait reçu des objets de cuivre, absolument semblables extérieurement. Il requit alors un agent de la force publique pour arrêter le juif, qui fut trouvé détenteur des bijoux truqués. Il avait, paraît-il, l’habitude de ces délicates substitutions.

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Timechekerrit : coutume guerrière kabyle

24042017

 

 

 

 

Les Kabyles suivaient dans leurs guerres, une coutume qui était d’un usage fréquent, c’est ce qu’ils appellaient le Timechekerrit.

 

Au moment de la réunion générale où l’on décide la guerre, les tribus ou les villages se lancent les uns aux autres des défis de prouesse ; ce sont généralement les tribus séparées par de longues inimitiés qui, réunies pour une même cause, veulent rester rivales dans la lutte contre l’ennemi commun et font ainsi tourner leur rivalité au profit du bien public. Cette coutume est suivie aussi bien dans les guerres de tribu à tribu que dans les guerres contre un étranger. Tantôt, chaque tribu rivale défend une portion de retranchement et celle qui lâche pied la première est déshonorée ; tantôt on indique le point où il faudra arriver, après avoir culbuté l’ennemi, pour avoir les honneurs de la journée.

 

Les Kabyles mettaient un extrême amour-propre dans ces défis, les meddahs chantent la gloire du vainqueur et la honte du vaincu et leurs récits rimés se transmettaient de génération en génération.

 

   

 

 

 

Timechekerrit : coutume guerrière kabyle  dans Attributs d'Algérienneté 1490869581-sans-titre

 Gravure Algérie 1856. Expédition de KABYLIE : 16 septembre à MAHALET RAMDAM. 24 septembre chez les BENI KOUFFI

 

 

 

 

 

 

 

 

Les exemples qu’on pourrait signaler sont nombreux, nous citerons seulement le combat livré le 17 mai 1844, dans les Flissat ou Millil, par le maréchal Bugeaud, où toutes les tribus kabyles avaient envoyé leurs contingents ; l’attaque des Beni Iraten, le 24 mai 1857, où les fractions d’Irdjen et d’Ait Akerma rivalisèrent de ténacité dans des retranchements établis entre Tamazirt et Adeni; les combats d’Icheriden du 24 juin 1857 et du 24 juin 1871, qui peuvent compter parmi les plus sanglants livrés par le colonisateur  aux Kabyles.

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 







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