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Dar-inkacheria (دار الانكشارية) maison de l’infanterie

4092017

 

 

 

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La porte  Bab-Azoun vers 1820 

 

 

 

 

 

Il y avait à la régence d’Alger sept casernes, savoir:

 

 Dar-inkacheria-el—Kedima, la vieille caserne, à Bab-Azoun. 

 

 

2° Dar-inkacheria-mtâa-el-Arich, la caserne de la treille, à BabAzoun.

 

 

3° Dar-inkacheria-mtâa-el-Kherattin, la caserne des tourneurs, rue Bab-Azoun (plus tard hôpital Caratine).

 

 

4° Dar-inkiicheria-mtâa-el-Themakin, la caserne des faiseurs de themuks (botte; dont les cavaliers arabes se servent pour monter à cheval).

 

 

5° Dar- inkiicheria -mtâa—el-Makaroun, caserne des vendeurs de sucreries (plus tard caserne Macaron).

 

 

6° Dar-inkacheria-mtâa-Bab-el-Behar, caserne de la porte de la mer.

 

 

7° Dar-inkacheria-mtâa-Bab-ez-Zira, caserne de la porte de l’île.

 

 

  

 

Ces diverses casernes possédaient des habous, constitués en faveur des oudjacs qui y logeaient, par des Turcs appartenant à ces oudjacs, morts sans enfants, ou bien par ceux qui s’élevaient à de hautes fonctions dans le gouvernement. Les fonds provenant de ces habous étaient administrés par les soins des kobdjis (قبجي) ou gouverneurs des casernes. Les kobdjis étaient en outre chargés de l’éducation des tchelakats (ﭼلاﮜة), enfants orphelins ou autres, qui, dans le recrutement de la milice, étaient amenés à Alger.

L’éducation des tchelakats consistait à apprendre à lire en arabe, et à tirer à la cible tous les cinq jours. C’était d’eux que sortaient généralement les interprètes du diwan. Les kobdjis avaient une grande influence sur les soldats turcs : lors de la mise à mort d’un pacha, ils se formaient généralement en diwan, et dirigeaient le choix de la milice sur le pacha à élire.

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




L’Elixir du Dey ’SARDNA’

13072017

 

 

 

Recette incomparable trouvée à la Casbah après la chute de la régence. Elle avait appartenu à la belle Circassienne du dey d’Alger, qui avait été enfouie par elle à l’approche des Français.

 

Le lieutenant-colonel ANDRAS, ex-inspecteur général des prisons militaires et ateliers des condamnés de la régence d’Alger, était le seul possesseur de cette heureuse découverte. Depuis 1831, il n’a cessé de faire des essais sur sa personne même; on peut se convaincre des résultats qu’il a obtenus. — Ayant était approuvé par la haute société et ordonné par un célèbre médecin cet Elixir était commercialisé par le lieutenant-colonel ANDRAS sous le nom ELIXIR SARDNA  

 

 

 

 

Il est fabriqué par la distillation, composé de plantes cueillies au pied du petit mont Atlas. Cet ELIXIR est généralement employé dans la Circassie; c’est à l’usage habituel qu’en font les Circassiennes, qu’il faut attribuer cette blancheur et le lisse de la peau tant enviés de nos dames. Le parfum en est suave et surpasse toutes les odeurs. Il conserve et rend la jeunesse à la figure, fait disparaître les rides, boutons et rousseur de la peau, guérit les dartres, rend l’éclat primitif à la vue et la fortifie, guérit la mauvaise odeur de la bouche, ôte les maux de tête et tintements d’oreilles, cicatrise les coupures, ôte le feu du rasoir et tend la peau. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




La langue officielle des Rois Numides

9072017

 

 

 

 

La langue officielle des rois numides fut le punique, et non le berbère. Ce fut en punique qu’ils firent rédiger, jusque vers le milieu du premier siècle avant notre ère, les légendes de leurs monnaies. 

 

Après la ruine de Carthage, ils héritèrent des bibliothèques qu’avait épargnées l’incendie allumé par les soldats romains. La connaissance du punique se répandit chez leurs sujets, surtout dans les territoires voisins de la province carthaginoise.

 

 

 

 

 

La langue officielle des Rois Numides  dans Attributs d'Algérienneté 1496780797-13-520741

Inscription néo-punique, provenant Aïn Nechma près de Guelma / période punique (fin du 9e siècle av J.-C.-146 av J.-C.)

 

 

 

 

 

 

 

Au temps de Saint-Augustin, on le parlait encore aux environs de Bône et de Guelma. Ce n’était pas à cette époque un idiome que les savants étudiaient et dont ils aimaient à faire parade : au contraire, les puristes qui enseignaient la rhétorique classique affectaient de l’ignorer. Il était en usage chez les gens de la campagne, dont beaucoup ne comprenaient pas le latin : il fallait des interprètes puniques pour parlementer avec des paysans révoltés. Autour de Guelma et à Guelma même, à Constantine, à Mila, ou a trouvé des épitaphes et des ex-voto phéniciens, postérieurs à la chute de l’État Carthaginois.

 

Les princes numides donnèrent parfois des noms puniques à leurs enfants : un fils et un petit-fils de Masinissa s’appelèrent Mastanabal et Adherbal. Le peuple fit de même pendant des siècles, Des noms carthaginois, Namphamo, Asdrubal, Barigbal, Bomilcar, etc., se lisent sur des inscriptions latines gravées au pied de l’Aurès, dans les plaines de Sétif et dans les montagnes d’Aumale,c’est-à-dire dans des pays qui n’ont jamais été soumis à Carthage.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




M’Hamed Ben Daoud El Mili Bey

1072017

 Surnommé Bou-Chettabia (le piocheur)

 

 

 

 

 

Bey de Constantine, règne deux ans (août 1818 - mai 1819), et est destitué.

 

 

Dans ses moments de loisir, il avait imaginé de remplacer le yatagan, cette arme pourtant si sûre aux mains du chaouch, par une sorte de pioche (chettabia) au tranchant large et bien affilé, qui servait en même temps de décoration au café des chaouchs, où elle restait toujours suspendue, comme un épouvantail pour les passants.

 

 

Voici comment on procédait : 
Le patient était agenouillé à terre dans la posture de la prostration, le fer s’abattait sur son col tout comme la pioche du fossoyeur dans la motte de terre ; en sorte que l’on pouvait dire de cet instrument qu’il piochait les têtes, comme on a dit du glaive qu’il les moissonne.

 

C’est à l’invention de cet ignoble couperet que le bey El-Mili dut le surnom de Bou Chettabia (l’homme à la pioche) par lequel on l’a désigné depuis. 

 

 

Le Caïd Ed-derbia et Si Tahar ez-Zemouri, secrétaire du Caïd-dar, furent les premiers qui expérimentèrent cet odieux instrument de mort, sous lequel tombèrent également les têtes du bache-seïar, de Sliman ben Dali, à la fois agha ed-deïra et Caïd ez-zemala, et d’un grand nombre d’arabes du dehors. 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




L’aspect communicatif des bijoux berbères d’Algérie

27062017

 

 

 

 

 

 

La communication est un besoin vital qui remonte à l’existence de l’être humain.  Ce dernier a cherché à travers les siècles à surmonter les difficultés rencontrées pour entrer en contacte avec son entourage. Avant qu’il ne développe la parole, l’homme a créé des canaux et des modes de communication non verbaux basés sur des codes communs dans leurs contextes et à travers lesquels il transmettait des messages et  des significations tels que la danse, le feu, l’écriture murale et les différents supports artisanaux qu’on retrouve aujourd’hui dans notre vie quotidienne.

En notre ère, ces richesses ont malheureusement tendance à perdre leur fonction communicative.

 

 

 

 

 

 

Le Langage des objets (BIJOUX)

 

 

C’est un type de communication non verbale regroupant des objets à travers lesquels on peut comprendre l’aspect comportemental d’une société. Parmi ces objets, on peut citer par exemple les parfums, les vêtements, la coiffure, les meubles, les fantaisies, le décor et les couleurs.

A l’instar des objets sus cités, les bijoux ont aussi leur force d’expression et d’information pas uniquement dans leur aspect esthétique mais encore davantage dans ce qu’ils portent comme information sur bien entendu les secrets que déguise l’aspect sociologique et comportemental d’une communauté.

 

Ci-après, on va montrer comment cet objet peut nous donner des informations sur la classe sociale notamment ceux relatifs à la situation familiale de l’individu et à son âge etc. notamment ceux de la région de Beni-Yenni dans la région de la Grande Kabylie et ceux de la région d’Ouled Fatma de la région des Aurès, car les bijoux peuvent être appréhendés, comme tout objet fait par l’homme, à un double niveau, l’un esthétique au sens exact du terme, c’est à-dire selon le sentiment immédiat du plaisir qu’il procure celui qui le perçoit, et l’autre conceptuel ou sémiologique, et à ce moment là l’objet tend à s’élever au-dessus de son utilité et de sa fonction pour exprimer l’esprit d’un groupe.

 

 

 

 

 

Les fonctions du bijou

 

 

  1. La fonction de thésaurisation Lors de son mariage, la femme reçoit un nombre de bijoux proportionnel à l’importance de sa dot, l’ensemble de ces bijoux représente un capital monnayable en cas de difficultés imprévues ou de frais occasionnels au sein du foyer familial et là on peut citer le proverbe algérois qui illustre l’usage des bijoux aux moments de crise « Elhadaïd lil chadaïd ».

 

 

  1.  La fonction de protection Cette fonction peut être déterminée par l’usage des bijoux pour la protection contre l’effet du mauvais œil provoqué par l’envieux et le jaloux, ou les maladies, le malheur et les dangers et pour cette fonction on peut citer la main protectrice dite « KHAMSA ».

 

 

 

  1. La fonction communicative Celle-ci dépasse la fascination et la protection que peut porter le bijou pour le corps afin qu’il devienne un objet témoin de son contexte socioculturel, car il dévoile à travers ses symboles et son port des vérités et des informations,  qui remontent à l’histoire profonde de nos ancêtres, accompagnées des croyances, cultes, mythes…

 

 

 

 

 

 

Symboles

 

Ces symboles qui caractérisent les bijoux en forme de figures animales, florales et géométriques continuent toujours de survivre sur tous les objets d’art populaires car les artisans qui les ont conçus, depuis l’antiquité, les ont chargés de significations et les auteurs considèrent que ces signes (symboles) relèvent d’une intention magico-religieuse : conservation de soi et de l’espèce, fertilité de la terre et des hommes, cultes des morts. 

 

 

 

 

Le port du bijou

Aujourd’hui chaque femme peut porter un bijou de la manière dont elle le perçoit tandis  qu’auparavant il y avait des règles qui déterminaient le port de certaines pièces de bijou par une catégorie de femmes, car ces dernières, et suite à un code commun, se servait de la manière dont elles les portaient  pour communiquer des messages non verbaux concernant des événements qui marquaient leurs vie dans leur société (naissance, puberté, mariage, divorce…)

 

 

 

 

 

 

L’aspect communicatif des bijoux berbères d’Algérie dans Attributs d'Algérienneté 1496049591-15-610485

Portrait de femme kabyle entre 1880-1899 © Prince Roland Bonaparte

 


 

 

 

 

La région de ben-yenni

 

 

Les bijoux de Ben-Yenni sont très célèbres par leurs grandes tailles, l’usage de corail et de décor émaillé.

 

 

 

 

  • Diadème (Thaassabth) C’est un bijou connu par sa grande dimension, d’une longueur de 54 cm et d’une hauteur totale environ 15 à 16 cm. C’est une pièce qui a son histoire et sa grande force symbolique, car elle n’est portée dans cette région que sur le front des femmes mariées comme signe d’alliance entre les familles, donc  auparavant il suffisait de remarquer « thaassabth » sur le front d’une femme pour comprendre qu’elle est mariée.

 


 

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Très grande Thaassabth ; diadème kabyle ancien en argent émaillé à décor floral polychrome serti de 40 gros cabochons de corail.
Poids Brut : 735g./ Dim. 60 x 18 cm
Grande Kabylie, Beni Yenni

 

 

 

 

 

 

  • Thialloukin C’est un type de boucles d’oreilles arrondies ; elle est constituée d’une pièce d’argent unique qui ne contient ni corail ni email. Ce genre de boucles d’oreilles est porté dans cette région par les petites filles qui n’ont pas encore atteint l’âge de la puberté, donc les parents les mettent à leurs fillettes afin de dire aux membres de leur tribu qu’elles sont encore jeunes pour le mariage et qu’elles ne possèdent pas encore les forces de la fécondité.


 

 

 

 

  • Thigoudhmathin C’est un type de boucles d’oreilles sous forme d’anneau qui porte dans l’une de ses extrémités un cabochon de corail comme il a une petite ouverture dans l’autre. Ce genre de boucles d’oreilles est porté dans la région par les vieilles femmes afin d’exprimer aux autres et au sein de leur tribu leurs phase transitoire vers la stérilité (la ménopause).


 

 

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  • Thafzimth C’est une pièce arrondie riche en email et en cabochon de corail. Le premier usage de cette pièce était d’après EUDEL, lors de la victoire des Béni-Yenni sur les Béni-Abbes ; à cette époque-là les femmes de Beni-Yenni la portaient comme signe de joie et de victoire. Mais cette fibule est devenue après un signe approprié aux femmes qui donnent naissance à un garçon, et à ce moment-là, si on rencontre dans la région de Beni-Yenni une femme qui porte sur son front Thafzimth, on comprendra, d’une manière non verbale, qu’elle est fière de mettre au monde un garçon.  


 

 

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Grande fibule ronde, Algérie,Grande Kabylie, Benni Yenni, fin du XIXe – début du XXe siècle Argent ciselé, décoré d’émaux cloisonnés jaune, vert et bleu, serti de gros cabochons de corail.


 

 

 

 

 

  • Thafzimth de petite taille Celle-ci n’est portée au milieu du buste que par la mère, au lendemain du mariage de sa fille. Ce port est une manière de marquer sa joie et sa fierté d’avoir bien élevé sa fille qui a su à son tour garder et protéger la dignité de sa famille.

 


 

 

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2 petites fibules / Beni Yenni, Grande Kabylie XXe siècle


 

 

 

 

  • Afzim C’est une fibule triangulaire riche en email cloisonné et au corail. Elle été portée auparavant que pas la jeune fiancée, ce port a comme fonction d’émettre aux jeunes de sa tribu le message qu’elle est déjà promise.


 

 

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Importante fibule triangulaire, en argent émaillé en vive polychromie, serti de cabochons en corail. Le revers est entièrement émaillé. Algérie, Grande Kabylie. L : 22 cm.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La region des ouled fathma: (therwent en fathem)

 

 

Le bijou traditionnel dans cette région constitue, comme dans toutes les régions Aurasiènnes une réalité complexe comportant des particularités accumulées à diverses époques de l’histoire locale.

 

 

 

 

. Diadème (L’djbin)

Ce type de diadème aurésien peut envoyer deux messages non verbaux selon la manière dont il est porté, car il peut exprimer le mariage de la femme qui le porte s’il est mis sur son front comme il peut aussi transmettre le sens du célibat de celle qui le met sur son buste.


 

 

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  • Thit Yir Ce type de boucles d’oreilles sous forme d’un simple anneau transmet dans la région des Ouled Fathma deux sens différent selon son port car en l’observant chez une femme de cette région on pourra déterminer soit qu’elle est enceinte ou bien qu’elle veut dire aux autres qu’elle est ménopausée et qu’elle a perdu ses forces de fécondité.


 

 

 

 

 

  • Thimshrefth C’est un type de boucle d’oreilles qui est dans le demi-cercle inférieur en dents de scie. Ce bijou veut dire, dans la région des Ouled Fathma, que la femme qui le porte est célibataire si seulement si elle l’accompagne avec un bracelet à la main, mais si elle le porte tout seul en impair celle-ci a comme objet de dire à son entourage qu’elle est soit veuve ou divorcée.


 

 

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  • Tabzimt

Ce bijou peut être sous différentes formes. Celle-ci (triangulaire) véhicule deux messages non verbaux ; si on aperçoit dans la région des Ouled Fathma une femme qui porte ce bijou sur son buste du côté gauche, cela veut dire qu’elle a donné naissance à un garçon, mais si cette pièce est mise sur le coté droit on comprendra que cette femme veut nous transmettre le message de la naissance d’une fille.


 

 

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Superbe et rare paire de petites fibules en provenance du pays Chaouia (Aurès), fin du XIXe début du XXe siècle.

 

 

 

 

 

 

Les bijoux jouent un rôle très important dans une communauté quelconque pas seulement par leur aspect esthétique mais aussi par les vérités qu’ils cachent, tels qu’ils  permettent une transmission non verbale entre les différentes catégories de la société. De cette manière, ils permettent d’une façon efficace d’apporter une contribution appropriée pour le développement d’une communauté, particulièrement sur le plan structurel et communicatif.

 

Ainsi, en valorisant cet objet de double importance, on peut conclure  que l’être humain par son intelligence a su surmonter les difficultés qu’il a rencontré depuis son existence à nos jours afin de créer des modes de communication non verbaux fiables et qui expriment ses préoccupations et ses croyances.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Les anciennes grandes familles algéroises (XIXe siècle) – 4ème partie-

23062017

 

 

Grandeur et décadence

 

 

 

 

A côté de ces familles qui ont conservé longtemps leur rang, que de désastres ou d’abaissements de situation pour bien d’autres! Les unes ont été ruinées par les expropriations. D’autres avaient vendu leur propriété à rente viagère. Le capital leur en fut payé plus tard. Elles ne surent pas placer ces remboursements, laissèrent ces fonds sans emploi et virent s’épuiser peu à peu leur fortuné improductive.

 

Oubliés ou de condition bien modeste, les petits-fils des BEN EL-ANNABI, BEN OUANICHE, BEN EL-DJIAR (l’amine des chaufourniers), des BEN NEGRO, lieutenant de SIDI ALLAL, et des BEN HAFFAF, les anciens muphtis. Les descendants des deux frères ALI et AHMED BEN HAFFIZ, riches propriétaires à Aïn-Cahdra, sont devenus simples cultivateurs sur leurs propres terres, après avoir donné des cadis et un général à l’armée turque.

 

Et combien encore, ayant glissé peu à peu sur la pente de la décadence, exerçaient des métiers vulgaires. Disparus avec leur ancienne splendeur, les belles campagnes, les harnachements superbes et les armes magnifiques ! 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Les anciennes grandes familles algéroises (XIXe siècle) – 3ème partie-

19062017

 

 

 

Anciennes familles restées en Algérie

 

 

 

 

Mais l’exil ou la mort n’ont pas fait disparaître toutes les vieilles familles algéroises des premiers temps de la colonisation. Il en resta beaucoup à Alger, où elles firent souche. Il faut mentionner parmi elles:

 

 

 

OULID EL-CAÏD ALI, colonel du dey, dont une campagne de l’Arbà porte toujours le nom: Haouch Caïd Ali.

 

 

 

ALI CHÉRIF, famille descendant de Mahomet par sa fille Fatma Zohra; originaire de Cordoue, issue d’un marabout célèbre dont le souvenir est perpétué par une inscription à la porte de la mosquée Sidi M’hammed Chérif. Elle était représentée sous les français par deux frères: SID HADJ KADDOUR CHERIF, ancien cadi et membre du medjelès consultatif, chevalier de la Légion d’honneur, et ALI CHÉRIF, ancien capitaine de spahis, conseiller général, délégué au Conseil supérieur, officier de la Légion d’honneur, jadis prisonnier de l’émir Abd-el-Kader lors de là prise de sa smala. Cette famille a reçu le nom patronymique de Zehar et n’a aucun lien de parenté avec les BEN ALI CHÉRIF de la Kabylie, qui résident à Akbou, famille chérifienne et maraboutique qui est fort riche et qui possède surtout des plantations d’oliviers considérables.

 

 

 

BEN MARABET, Hadj Hassan et Mustapha, deux grands négociants de la Porte de la Mer (Bab el-Behar), trafiquant avec toute l’Europe. L’un d’eux alla aux Indes. Ils avaient été chargés par le dey de la construction, à Livourne, d’un chebek qui arriva après la colonisation et donna lieu à des réclamations. Mustapha fut membre de la première municipalité, et l’un de ses petits-fils, Mahmoud, est conseiller municipal et membre de la Chambre de commerce d’Alger.

 

 

 

SID HASSEN BEN BRIHMAT, ancien directeur de la Médersa, célèbre par son luxe mauresque et artistique. Famille représentée par les deux fils d’Hassen: Ahmed, ancien interprète militaire, et Omar, professeur à la Médersa.

 

 

 

SID LAMALLI, muphti. Son fils est professeur à la Médersa.

 

 

 

BEN SMAÏA, descendant du secrétaire particulier de l’un des derniers deys. Les petits-fils de sa fille ont repris son nom. Ils étaient de riches marchands de tabacs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Les anciennes grandes familles algéroises (XIXe siècle) – 2ème partie-

15062017

 

 

 

Familles disparues ou émigrées

 

 

 

 

Voici les noms de quelques familles de Maures exilées ou disparues depuis la colonisation de la régence en 1830.

 

 

YAHIA AGHA : Ancien ministre de la guerre pendant douze ans, il possédait une grande expérience militaire. Hussein eut la malheureuse idée de le destituer et de le faire étrangler à Blida; il lui eût probablement épargné les défaites lamentables de Staouéli s’il l’avait conservé dans ses fonctions. L’incapacité de son gendre Ibrahim, qui le remplaça, fut la cause de la chute rapide de la Régence.

 

 

 

MUSTAPHA BEN OMAR : cousin, par la fille de la sœur de son père, de Hassan Pacha. Fils de l’ancien cheikh el-belad de la ville nommé bey de Titteri pour remplacer Mustapha bou Mezrag à Médéa révoqué de la mission que le général de Bourmont lui avait confiée.

 

 

 

BEN GUELATTI : originaire des Beni-Guelatti, de la Kabylie. Ali, l’un d’eux, fut Kateb esserr (écrivain du secret) du ministre des affaires étrangères, puis muphti de la grande mosquée. Son petit-fils fut officier de tirailleurs.

 

 

 

SIDI MUSTAPHA BEN KEBABTI, descendant des Maures de Grenade, venu en Algérie avec de véritables richesses, propriétaire de Darel-Kebabti démolie lors de la construction du Palais Consulaire. Cadi maleki de l’odjac, il avait été aussi le dernier des ministres des affaires étrangères (el-oumour el-kharidjia). Il avait combattu à Sidi Ferruch. Rallié aux Français, il fut nommé muphti remplaçant Sidi ben Guellati. Nommé administrateur des biens habous, il refusa son concours pour leur expropriation et partit pour l’exil. Il fut ensuite grand muphti au Caire où une rue porte, son nom.

 

 

 

SIDI ALLAL : agha de Koléa, marabout, cousin de Mahi Eddine, nommé par le général Berthezène. Il prit, la fuite lors de l’affaire des laines. Il avait pour lieutenant HAMIDO, beau-frère de Hamdan ben Othman Khodja. Accusé de haute trahison, ce dernier mourut de frayeur à l’hôpital.

 

 

 

AHMED BEN ABDELATIF, descendant des premiers conquérants arabes de l’Afrique, membre de la municipalité provisoire d’Alger. Il possédait sa généalogie depuis 800 ans.

 

 

 

ZAOUÏ MUSTAPHA EL-SAJJY, trésorier du kasnadji, et MOHAMED OULID IBRAHIM RAÏS, deux des sept membres du premier Conseil municipal, qui, leurs conseils n’étant pas écoutés, donnèrent leur démission et s’expatrièrent.

 

 

 

BEN SMIRLY, caissier du premier ministre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Les anciennes grandes familles algéroises (XIXe siècle) – 1ère partie-

11062017

 

 

 

 

Au lendemain de la chute d’Alger le 5 juillet 1830, les janissaires furent expulsés immédiatement. On les embarqua sur des bateaux qui devaient les conduire en Asie. Beaucoup de familles turques voulurent partager leur sort. Les unes allèrent en Syrie, d’autres en Égypte, quelques-unes aussi à Tunis, fort peu au Maroc.

La plupart, enfin, restèrent encore un certain temps à Alger. Mais après avoir triplé leurs revenus par la location ou la vente de leurs propriétés, elles quittèrent le pays, en tâchant d’entraîner avec elles en pays musulmans certains de leurs compatriotes.

 

 

 

 

 

 

 

Familles turco-arabes restées à Alger

 

 

Parmi les plus importantes familles qui acceptèrent la domination française et qui conservèrent longtemps quelque splendeur, il faut citer, en première ligne, celle des princes Mustapha, descendant de l’ancien dey, qui édifia le palais dans lequel était installée la Bibliothèque nationale (à l’époque coloniale).

 

 

 

 

 

MUSTAPHA PACHA : Ancien charbonnier, complètement illettré (d’après M. le commandant Rinn, ancien chef du bureau central des Affaires indigènes), il était sans l’ombre d’une qualité; on le disait à moitié fou; il passait, en outre, pour très poltron. Il fut d’abord khaznadji sous son oncle, Hacen Pacha. Il ne voulait pas être dey et chercha à mettre à sa place l’agha des Arabes, l’oukil el-hardj ou le beit el-mal. Ces derniers refusèrent et firent proclamer Mustapha ben Ali, plus souvent désigné sous le nom de Mustapha Pacha. Il régna huit ans, de 1212 à 1220 de l’hégire (1798-1805).

Il commença d’abord par dévaliser son oncle maternel, le khaznadji, et persécuta sa famille qui avait mis ses richesses à l’abri; fit périr sous le bâton plusieurs de ses ennemis, et exigeait des cadeaux et de l’argent des consuls étrangers et des notables musulmans. Il était l’ami de la France; aussi le consul de cette nation, obéissant aux ordres de son gouvernement, sut résister à ses exigences; mais le consul d’Angleterre le combla de présents, pour obtenir ses bonnes grâces en faveur de ses nationaux.

  

 

 

 

Les anciennes grandes familles algéroises (XIXe siècle) - 1ère partie- dans Attributs d'Algérienneté 1495021677-s-l1600

Ancien Palais de Mustapha Pacha / Alger 1880

 

  

 

 

 

Pendant son règne, Busnach, devenu trop arrogant, fut tué par un janissaire, et les juifs furent massacrés par les Maures, Kabyles, Biskris et Mozabites. Pour sauver sa tête, Mustapha dut s’incliner devant cette rébellion: en guise de pardon, il envoya son chapelet à l’assassin. Le corps de Busnach fut exposé à la porte Bab-Azzoun. 

 

 

Chaque vendredi, le pacha apportait aux femmes de son harem, pour se parer, un grand coffre rempli de joyaux toujours nouveaux; ils étaient en si grand nombre que beaucoup restaient sans emploi. 

 

 

Le présent que Mustapha fit à la Porte, lors de son avènement, dépassa de beaucoup celui de ses deux prédécesseurs. Il s’éleva, dit-on, à près d’un million; mais il faut dire qu’il lui coûta peu, puisqu’il provenait, en grande partie, des diamants et des objets précieux qu’il venait de recevoir lui-même, comme tributs ou comme cadeaux, des puissances européennes. 

 

Pour se distraire, il se promenait un jour dans le Hamma (jardin d’Essai), lorsqu’un yoldach, dissimulé derrière un arbre, tira sur lui et le blessa. Ses soldats voulurent le venger séance tenante et massacrer l’assassin; il s’y refusa et leur intima l’ordre de se retirer à la caserne des Qechaïria. 

 

 

Moins heureux plus tard, il ne put échapper à une autre tentative. Le 30 août 1803, des soldats, excités contre lui par un de ses ennemis, Ahmed Khodja, un defterdar destitué qui voulait lui succéder, l’assaillirent; et l’un d’eux, d’un coup de yatagan, le fit tomber à côté de la mosquée de Sidi Ouali Dada, près la Cathédrale actuelle, où il se rendait pour faire sa prière. On l’enterra d’abord au cimetière de Bab-Azzoun puis à la mosquée de Sidi Abderrahmane, où se trouve maintenant la sépulture de sa famille. 

 

 

Ahmed Khodja s’empressa de s’emparer de treize coffres contenant le trésor de son prédécesseur. Ils renfermaient des pièces rares et curieuses, qui ont depuis disparu; mais en cherchant, à la longue, on en retrouverait peut-être des traces dans les inventaires des anciennes archives musulmanes.

 

 

Mustapha était fort jaloux: il renfermait ses femmes et leurs esclaves dans la maison qui servait autrefois de Cour d’assises à Alger. Personne ne pouvait y pénétrer ou en sortir. Suivant l’un de ses descendants, les portes étant closes, c’est par les toits que le ravitaillement se faisait.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Le tremblement de terre de Blida 1825

7062017

 

 

 

 

 

Le tremblement de terre de Blida 1825  dans Attributs d'Algérienneté 1493804633-474-001-1

Gravure de presse provient  du magasine   » Le Monde Illustré «  : tremblement de terre 1867 – Boufarik Blida Chiffa Mouzaville El Afroun Saint Herbach MITIDJA

 

 

 

 

 

Le tremblement de terre de Blida, qui s’étendit jusqu’à Alger, eut lien le mercredi 2 mars 1825 / 12 redjeb 1240 de l’hégire, à l’heure du dohor. La ville fut totalement détruite. La plupart des habitants furent enveloppés dans les décombres.

 

Sur une population de 15,000 âmes, composée de maures, juifs et autres indigènes, 300 seulement échappèrent au désastre, et encore beaucoup de ceux-ci étaient-ils plus ou moins mutilés.

 

A la date du 7 mars, 7,000 cadavres avaient été retirés des ruines, et, dans ce nombre, en étaient 280 provenant d’enfants trouvés sur l’emplacement d’une école israélite.

 

Des habitants, en grand nombre, avaient été engloutis sous les décombres des mosquées, où ils se trouvaient alors réunis pour la prière.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 







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