Le Chaouia (dialecte) de l’Ahmar-Khaddou – 16ème Partie
31 10 2020D’après le minutieux travail de Gustave Mercier
Étude Grammaticale
Chapitre Quatrième – Du Verbe
La Négation
Elle se rend par les particules our… che, entre lesquelles on intercale le verbe, précédé, s’il y a lieu, de son complément direct. La première paraît générale au berbère, la seconde vient évidemment de l’arabe.
Ex. : our th zerir’ ch, je ne l’ai pas vu.
Il arrive souvent que le che ne s’exprime pas, et l’on dit : our th zerir’.
Quand la négation est employée avec le participe, l’n final caractéristique de ce mode est attiré par la particule our et se place entre elle et le verbe. Ex.: mamoui our n izmir? qui n’est pas malade ?
Quelquefois, au lieu des particules our… ch, on emploie les particules la… ch, surtout à l’impératif.
Ex. : la h nek’k'eth cha, ne le tuez pas.
Il n’y en a pas se traduit par ou la che (و لا شئ).
Le Chaouia n’a pas les équivalents des expressions Kabyles d’elaâli, bon, et d’iri, mauvais. Cependant, on emploie fréquemment dans la conversation l’expression arabe ma âlih (ما عليه) dans le sens de « ça va bien, bon ». Ex. :
ad’etcha atrouli’edh Hir’animin, demain tu iras à Tir’animin (1).
— ma âlih, bon.
Peut-être pourrait-on voir de même dans le mot Kabyle d’elaâli l’expression arabe la âlih (لا عليه).
1. Hir’animin, pluriel féminin de r’anim, roseau, jonc. Nom d’une gorge célèbre dans la vallée de l’Oued-el-Abiodh.
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