Éléments du dialecte algérien – Détermination des Noms

23 01 2020

 

 

 

 

 

 

Un substantif peut être déterminé, en arabe, de trois façons:

1° par l’article; 2° par un pronom affixe; 3° par un complément nominal.

 

Ainsi le mot dâr (= maison, une maison) est indéterminé (1), tandis qu’il devient déterminé dans les exemples suivants:

 

Ed-dâr = la maison;

Dâry = ma maison;

Dâr el-qâdî = la maison du juge.

 

Un mot ne doit pas être déterminé de deux manières à la fois; il ne peut, par exemple, être en même temps précédé de l’article et suivi d’un pronom affixe ou bien d’un nom qui lui sert de complément.

 

Les noms propres sont considérés comme déterminés par eux-mêmes.

 

On appelle «état construit» ou « rapport d’annexion» la construction dans laquelle le substantif est déterminé par un complément nominal qui le suit. Dans les phrases de cette nature, le complément peut seul être déterminé par l’article ou par un pronom affixe; mais il peut aussi rester intermédiaire si le sens l’exige.

 

Ex. : serj ‘aoudy = la selle de mon cheval;

         serj ‘aoud = la selle d’un cheval ou une selle de cheval .

 

 

Plusieurs compléments peuvent se suivre et se déterminer l’un l’autre.

 

Ex. : dâr habîb boûya = la maison de l’ami de mon père.

 

 

Lorsque le mot suivi d’un complément est terminé par à, on fait sentir un t après cette voyelle qui devient è ou e dans la prononciation.

 

Ex. : beghlà = une mule;

         beghlèt el-jâr = la mule du voisin.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des Mots mtâ’ et diyâl

 

D’après la règle précédente, on doit, en construisant une phrase, prévoir que tel mot sera déterminé par un complément, et prendre soin de ne pas lui donner l’article. Mais on peut éviter cet effort d’attention, ou rétablir l’harmonie de la phrase ou cas où l’on aurait violé la règle, en plaçant entre les deux substantifs le mot mtâ’ (= objet, propriété). Dans les villes, on emploie fréquemment aussi le mot diyâl.

 

 

On applique ainsi la loi de l’état construit d’une façon détournée, puisque le mot mtâ’ , en apposition au premier substantif, est déterminé par le second.

 Ex.: el-’aoud mtâ’ el-jâr = le cheval du voisin (synonyme de ‘aoud el-jâr)

         ed-dâr mtâ’y = ma maison (synonyme de dâry).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(1) : pour remarquer l’indétermination, on se sert fréquemment aussi du mot wâhad = un, que l’on place devant le substantif accompagné de l’article.

 Ex. : wâhad er-rajel = un homme; wâhad el merà = une femme.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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