Le Temple Indien à travers l’Histoire

14 11 2019

 

 

 

 

 

On sait peu de choses sur les cultures dont sont issues les cités préhistoriques indiennes comme Harappa et Mohenjo-Daro, et qui se développées sur les rives de l’Indus à partir du IIIe millénaire avant J.-C. Elles forment un quadrillage orienté vers les quatre points cardinaux et le raffinement de leurs infrastructures – des citadelles élevées sur des terrasses étagées, des égouts, l’eau courante pour un usage domestique et de grands bains pour les purifications rituelles – rivalisent avec les cités sumériennes de la même époque malgré l’absence étrange de tombeaux royaux et d’édifices religieux.

 

 

 

 

 

 

Le Temple Indien à travers l'Histoire dans Archéologie 1571558481-mohenjodaro

Ruines Archéologiques de Mohenjo-Daro – Sindh / Pakistan

 

 

 

 

 

 

De façon générale, les traditions architecturales du sous-continent indien – et bien évidemment les monuments préservés sur ce site – sont avant tout de caractère religieux, et se concentrent autour de grands complexes de temples. Le style architectural varie selon les régimes régnants qui se sont succédé et qui imposaient le système religieux de leur choix.

 

On compte quatre époques historiques distinctes. La culture indienne la plus ancienne, préfigurant l’hindouisme moderne, et parfois désignée comme indo-aryenne, s’étend de 1500 avant J.-C. à l’an 1200 de notre ère. Au IIIe siècle avant J.-C. le grand souverain Ashoka fit venir des artisans talentueux de Perse pour initier une tradition hautement évoluée de sculpture de pierre. Cette ère fut également celle où apparurent les premiers monuments bouddhistes, une religion datant du VIe siècle. On trouve dans le sud de l’Inde, d’imposants stûpas bouddhistes (tertres à portail et coupole, servant de lieux de pèlerinage), des chaityas (temples) et des viharas (monastères). Comme à Ajanta, ces monuments sont souvent érigés dans des grottes naturelles, ou taillés à même le flanc de collines.

 

 

 

 

 

 

1571558962-t-1 dans Archéologie

 

 

1571559092-sanchi-stupa-1-nord-torana-1999-740x493

© indiaraju

 

Stupâ Sanchi

 

 

 

 

 

 

 

Le Kailâsanâtha d’Ellora dédié à l’hindouisme, au bouddhisme et au jaïnisme fait partie de cette architecture complexe taillée dans la roche. Creusé dans une falaise de basalte qui s’étend sur deux kilomètres, sa construction fut amorcée par une excavation verticale: les sculpteurs avaient creusé à même la roche, retirant quelques 200 000 tonnes de matière, pour façonner une structure monolithique complexe composée de hauts monuments et d’édifices de plusieurs étages, et comportant des sculptures murales richement ornementées. À partir du VIIe siècle, la culture des brahmanes édifia des temples autonomes monumentaux, dont un bon nombre a été préservé jusqu’à nos jours.

 

 

 

 

 

 

 

Image de prévisualisation YouTube

 

 

 

 

 

 

 

Bien que variant suivant les religions, les temples hindous prennent généralement la forme d’enceintes fortifiées renfermant un haut vimana (sanctuaire), un couloir de colonnes ainsi que des bâtiments de moindre importance. On remarque surtout la profusion de riches décorations, quelque peu surchargées et des sculptures figuratives parfois à caractère érotique. (Ces thèmes ont essentiellement à voir avec la croyance tantrique que l’activité sexuelle représente une union extatique de l’humain avec le monde divin). Le temple de Kandariya Mahadeva dans la cité royale de Khajuraho, notamment, était luxueusement aménagé et ornementé. Monté sur un haut piédestal, il est composé d’une agglomération en forme de montagne d’une multitude de tours agencées par ordre de hauteur. Ses parties supérieures sont incrustées de sculptures en bas-relief d’une grande densité.

 

 

 

 

 

 

 

L’autre grande période de l’histoire de l’architecture indienne, qui dura du XIIe au XVIIe siècle, fut précipitée par l’arrivée des musulmans venus de l’Afghanistan qui établirent leur capitale à Delhi. Bien que tourmentée par des troubles politiques, cette ère fut celle d’un extraordinaire essor de la construction monumentales, particulièrement avec l’avènement de l’empire Moghol dès le XVIe siècle. Les musulmans introduisirent en Inde plusieurs types de bâtiments rapportés du Moyen-Orient, notamment des mosquées avec leurs vastes salles de prière et leurs minarets. Le style des mosquées indiennes est le résultat d’une grande influence des constructions perses et sont remarquables en ce qu’elles ont su surpasser leurs modèles dans le raffinement de leur maçonnerie et leurs décorations en sculptures de pierre.

 

 

 

La plus célèbre représentation de cette évolution est le complexe funéraire du Taj Mahal à Âgrâ (vers 1630-1653) – qui reste, techniquement parlant, n’est pas une mosquée. Les musulmans avaient entre-temps lancé une campagne de longue durée et de large étendue pour convertir ou détruire tous les temples hindous, ce qui eut pour conséquence de dépeupler une grande partie de l’Inde du Nord de ses structures monumentales, à l’exception des régions les plus éloignées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La troisième et quatrième grande ère de l’architecture indienne, débuta avec la colonisation de l’empire britannique qui fut marquée par l’importation massive de styles et topologies occidentaux dans le sous-continent.

 

Plus à l’Est encore, l’hindouisme et le bouddhisme marquèrent une avancée à travers le sud de l’Asie, atteignant la Birmanie, l’Indonésie et l’Indochine, et y laissèrent des complexes de temples extraordinaires par leurs formes et leurs dimensions inédites. Le grand sanctuaire de Borobudur, bâti au IXe siècle, en Indonésie et qui s’impose comme le plus grand temple bouddhiste au monde, en est un exemple. Ses plans immenses et symétriques sont orientés vers les quatre points cardinaux, et sa forme est celle d’une série de terrasses superposées, figure symbolique des stages successifs de l’illumination du pèlerin bouddhiste. Le temple d’Angkor Wat, au Cambodge, datant du XIIe siècle, est également remarquable. Il est lui aussi composé de ce qui semble être une myriade de plates-formes, galeries, voûtes et tours, et est représentatif des grandes réalisations de la civilisation khmère.

 

 

 

 

 

1571559486-1024px-borobudur-northwest-view

Vue du site de Borobudur

 

 

 

 

Les stūpas de Borobudur restèrent à l’abandon pendant des siècles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Actions

Informations



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>




Homeofmovies |
Chezutopie |
Invit7obbi2812important |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Trucs , Astuces et conseils !!
| Bien-Être au quotidien
| Cafedelunioncorbeilles45