Les Châanbâa

4 11 2019

 

 

 

 

Tribus arabes, originaires des Ouled Madhi, de l’annexe de Msila (ex. province de Constantine), venues dans le Sahara au commencement du XVIIe siècle, et dont les campements s’étendent du Souf (à l’Est) jusqu’à la limite qui sépare les provinces d’Alger et d’Oran (à l’Ouest).

Sur toute cette ligne les Châanbâa sont en contact direct avec les tribus indépendantes de l’extrême sud.

 

 

 

 

 

 

 

 Les Châanbâa dans Attributs d'Algérienneté 1570526174-chaambas-a-la-fantasia

Peloton de méharistes chaambas à la « fantasia » d’El-Goléa /1930Emile Prudhomme

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Châanbâa forment quatre groupes principaux, qui se subdivisent

en tribus et fractions, ainsi qu’il suit :

 

 

 

1° Châanbâa Berezga (ou de Metlili)

 

 

 

1570526166-chaanbaa1 dans Attributs d'Algérienneté

 

 

 

 

 

 

2° Châanbâa El Mouadhi (ou d’El Goléa)

 

 

 

1570526174-chaanbaa2

 

 

 

 

 

 

 

3° Châanbâa Bou Rouba (ou Hab Er Rih, ou d’Ouargla)

 

 

 

1570526176-chaanbaa3

 

 

 

 

 

 

4° Châanbâa D’El Oued (ou du Souf)

 

Ce groupe, le moins nombreux des quatre, est originaire des Châanbâa d’Ouargla.

Vers 1820, un homme nommé Amran ayant été tué dans une rixe, sa veuve se réfugia au Souf avec ses enfants ; quelques mécontents ne tardèrent pas à l’y rejoindre et à former un groupe qui, en 1868, comptait déjà trente tentes et qui en compte (en 1888) cent une, réparties entre les deux fractions des Oued Amran et d’El Ghardaïa.

 

Les Châanbaâ, dits d’El Oued, ont pour centre El Hamich, sorte de faubourg de cette ville. Ils ne forment qu’un seul cheikat.

 

 

 

 

 

 

On ajoute un cinquième groupe

5° Châanbâa du Grand Erg Occidental qui se subdivise en Châanbâa du Gourara et Châanbâa de Beni Abbès. On a aussi signalé des petits groupes de Châanbâa en Tunisie méridionale, au Fezzan, au Sahara occidentale et au Maroc.

 

 

 

 

 

 

 

 1570526184-deux-chaambas

Deux Chaambas « gendarmes du désert » sur leurs mehara, entre Ghardaïa et El-Goléa / 1930 - Emile Prudhomme

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Châanbâa sont nomades ; un certain nombre cependant demeure constamment dans les ksour veillant aux jardins et aux maisons de leurs frères qui errent dans le Sahara à la suite de leurs troupeaux. Les Châanbâa nomades ne s’éloignent jamais beaucoup de la ville à laquelle leur fraction est rattachée, et où ils possèdent généralement des maisons et des jardins. Ils n’habitent cependant jamais leurs maisons qu’en passant ; elles leur servent plutôt , de magasins pour serrer leurs provisions et cacher les objets précieux qu’ils possèdent que d’habitation. Chaque année, tous les Châanbâa viennent à deux époques différentes camper autour des oasis ; la première fois c’est au moment de la tonte des moutons, la deuxième à l’époque de la cueillette des dattes.

 

La fortune des Châanbâa consiste en jardins, en maisons et en troupeaux de chèvres, de moutons et de chameaux; ils ont aussi quelques chevaux, des mehara (chameaux coureurs) estimés et un grand nombre d’ânes ; ils ont tous une certaine quantité d’argent caché dans leurs maisons des ksour.

 

Leurs moyens d’existence consistent dans les produits de leurs jardins, de leurs troupeaux et dans un peu de commerce qu’ils font pour le compte des Beni-Mzab, dont ils sont les facteurs dans leurs relations avec le Touat, le Gourara et le Tildikelt.

 

Parmi leurs vertus : ils sont braves, excellents cavaliers, piétons infatigables, grands chasseurs d’autruche et d’antilope, très-hospitaliers et fidèles à la parole solennellement donnée, quoique dans les relations ordinaires de la vie ils se montrent encore plus menteurs que les autres arabes. Toute la tribu des Châanbâa reconnaît l’autorité de la grande tribu noble des Oulad-Sidi-Cheikh et lui paye régulièrement la ziara (impôt religieux).

 

Les Oulad-Sidi-Cheikh descendent d’un marabout vénéré qui se retira dans les environs de Géryville où il bâtit une ville qui a donné naissance aux ksour des Oulad-Sidi-Cheikh, et il est devenu le fondateur d’une grande tribu : son autorité fut promptement reconnue par tous les Sahariens, depuis le Maroc jusqu’au Souf, et elle fut pendant longtemps une source de prospérité pour le désert, dont elle pacifia les turbulentes tribus en les soumettant à son joug religieux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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