Le cheval de Troie

25 10 2019

 

 

 

 

 

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Grande fut la joie de l’archéologue et helléniste allemand, Schielmann, lorsque, en 1879, il découvrit, sur une colline, l’emplacement et les vestiges de la célèbre cité que fut Troie (ou Ilion, Pergama).

 

 

Sur cet emplacement historique s’élève, aujourd’hui, Hissarlik , bourgade turque d’Asie Mineure. Après avoir procédé à d’importantes fouilles et trouvé des couches de ruines, superposées et d’une hauteur de 15 mètres, l’archéologue analysa consciencieusement ces ruines et tira de précieuses conclusions.

 

 

Ces ruines superposées étaient celles de sept villes différentes et bâties successivement au cours des siècles. Selon les déductions du savant, les restes de l’ancienne Troie d’Homère semblaient être ceux qui constituaient la dernière couche, placée sous les six autres et profondément enfouie dans le sol et les cendres.

 

 

Elle portait d’amples et profondes traces d’incendie. Ainsi que le lierre s’accroche au mur et finit par faire corps avec lui, par le feu et les attaques du temps, des armes et des boucliers se trouvaient agglutinés avec les ruines. Dans ces décombres, l’archéologue découvrit de nombreux bijoux et objets en or.

 

 

 

 

Etait-ce là le trésor de Priam, roi de Troie ?

 

 

Tout à côté de la citadelle de Pergame, Troie (1) était construite sur une colline dominant la plaine, où coulait le Scamandre, fleuve de la Troade, chanté magistralement par Homère dans l’Iliade. La cité se situait presque à l’entrée de l’Hellespont (2) et à peu de distance de l’île Samothrace. On imagine aisément la joie de vivre sur ces terres grecques antiques, où la limpidité de l’atmosphère et la pureté de l’air enchantaient les poètes grecs et influençaient si heureusement leur caractère.

 

 

 

 

Mais quelle était l’histoire de cette étrange ville, qui fut détruite et incendiée par Agamemnon, généralissime et « roi des rois » ? Cette histoire se trouve surtout composée par deux faits principaux : la guerre de Troie et la fameuse légende du Cheval de Troie.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Pièces du « trésor de Priam » (Troie II) découvert par Heinrich Schliemann. Cette photographie est présumée avoir été prise avant la dispersion du trésor en 1880.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En mêlant adroitement la légende et l’histoire, lorsqu’ils entreprirent la plus célèbre des expéditions que fut cette guerre de Troie, les Grecs, et les héros qu’ils avaient rassemblés,créèrent la source intarissable où Homère puisa l’inspiration pour enfanter ses deux immortels poèmes, l’Iliade et l’Odyssée.

 

 

 

En la résumant brièvement, il nous paraît intéressant de rappeler cette légendaire expédition en Troade, immortalisée par les récits épiques d’Homère, le mystérieux poète errant et aveugle, natif de Smyrne.

 

 

 

Depuis le XIIe siècle, chassés du Péloponèse par les Doriens, les Achéens et les Ioniens avaient émigré et cherchaient à pénétrer en Asie Mineure. Mais il leur fallait lutter contre les Dardaniens, peuplades asiatiques établies en Troade (région troyenne). Vraisemblablement, ce fut là la première cause de la « guerre de Troie ». Mais il y en eut une autre : celle de l’enlèvement d’une « reine » grecque par le fils du roi de Troie. Pâris, fils de Priam, roi de Troie, avait audacieusement capturé Hélène, épouse de Ménélas, roi de Sparte et frère d’Agamemnon.

 

 

Considérant ce rapt comme un affront insupportable, les Grecs décidèrent de se venger en faisant l’assaut de Troie. Agamemnon, roi de Mycènes et d’Argos, réunit en conseil les rois et héros grecs : le « bouillant » Achille, roi des Myrmidons, de Thessalie ; Ulysse, roi d’Ithaque ; Nestor, le sage et vieux roi de Pylos ; Philoctète, détenteur des redoutables flèches que lui avait confiées Héraclès en mourant ; les deux Ajax, rois des Locriens et de Salamine ; Patrocle, l’ami d’Achille ; Diodème, impétueux roi de Calydon, etc.

 

 

A la tête des troupes diverses et coalisées, Agamemnon donna sans tarder l’ordre de départ pour l’expédition punitive. Les guerriers grecs et leur flotte furent concentrés à Aulis (3), port de Béotie et proche de l’île d’Eubée. Avant de « mettre à la voile », Agamemnon voulut s’assurer de la faveur des vents ; il demanda conseil à Calchas, célèbre devin grec. Sur le conseil impératif de ce dernier, Agamemnon sacrifia sa fille, Iphigénie, afin d’apaiser le courroux d’Artémis (Diane) et d’obtenir ainsi que ses navires eussent le vent en poupe.

 

Dès que les troupes d’Agamemnon furent en vue des côtes de la Troade, chacun sentit qu’une grande bataille allait se passer sous les murs de la capitale. A peine débarqués, les guerriers grecs commencèrent le siège de Troie.

 

 

Mais Troie était bien défendue ; Pergame, sa citadelle, était puissamment fortifiée. Mari d’Andromaque, le vaillant Hector, fils aîné du vieux roi Priam, était à la tête des troupes assiégées. La résistance des Troyens était surprenante ; elle fut si tenace que le siège de Troie dura dix ans. Bien qu’ils fussent déconcertés par cette farouche résistance et inquiets du sort réservé à leurs projets, les Grecs redoublèrent leurs furieux assauts. Ils étaient sur le point de triompher, lorsque, brusquement, la discorde régna entre leurs chefs. S’étant querellé avec Agamemnon, Achille, qui était de caractère ombrageux, quitta le camp d’Agamemnon et, furieux, se retira sous sa tente.

 

 

 

Mystérieusement averti de cet état de choses, qui affaiblissait le camp des assaillants, Hector exploita cette situation. Après avoir réussi à envahir le camp des Grecs et à incendier leurs navires, Hector rencontra Patrocle et le tua au cours d’une lutte sans merci. Quand il vit le cadavre de son ami, Achille entra dans une colère terrible ; il résolut de venger sur-le-champ la mort de Patrocle.

 

 

 

Rencontrant Hector, Achille engagea le combat, le tua à coups d’épée et fit déposer le corps devant le roi Priam après l’avoir traîné trois fois autour des murs de la ville.

 

 

Mais le sort des armes est parfois contraire et réserve aux vainqueurs des surprises imprévues.

 

 

A son tour, le « bouillant » Achille fut, d’une flèche lancée par Pâris, blessé mortellement au talon (seule partie de son corps qui fût vulnérable). Les armes d’Achille furent alors l’enjeu qui opposa Ulysse à Ajax. N’ayant pu réussir à posséder ces armes, Ajax fut désespéré et se donna la mort.

 

 

 

Ainsi, par ces divers événements, les Grecs se trouvèrent-ils en fâcheuse posture ; il devenait indispensable de redresser la situation, par force ou par ruse, afin d’en finir avec cette épuisante guerre et d’entrer enfin dans la ville assiégée.

 

 

En ces temps anciens, dans son temple de Delphes, à l’ombre du Parnasse, Apollon rendait gravement des oracles par la bouche de la Pythie, prêtresse de l’oracle d’Apollon. Les Grecs n’entreprenaient guère d’actions importantes sans qu’ils eussent, auparavant, consulté l’oracle.

 

 

Or, un oracle ayant assuré que les soldats d’Agamemnon ne pouvaient vaincre que s’ils étaient en possession du Palladion (4), statue (en bois) de Pallas, divinité de la guerre personnifiée par Minerve, et vénérée à Pergame, Ulysse résolut de s’emparer coûte que coûte de cette statue protectrice.

 

 

 

Déguisé en mendiant, Ulysse réussit à tromper la vigilance de l’ennemi et à entrer dans la citadelle de Pergame. Pendant ce temps, Pyrrhos (Pyrrhus), fils d’Achille, se mettait en devoir de ramener dans le camp d’Agamemnon les flèches (5) que Philoctète avait emportées.

 

 

Parmi les chefs grecs, il était un prince avisé : c’était Palamède (6), roi d’Eubée. Sans doute influencé par le fait que son maître avait été le fameux centaure Chiron, qui éduqua Achille enfant, Palamède eut l’idée ingénieuse de construire un colossal cheval de bois (7), dans lequel s’enfermait l’élite des guerriers grecs. Le plan de cette peu banale coutume de guerre était simple.

 

 

 

Feignant de lever le siège et d’abandonner la lutte, les Grecs laissèrent le cheval sur le rivage et firent répandre le bruit que ce cheval était une offrande à Pallas. Mais les Troyens redoutaient d’être considérés comme des gens naïfs ; Laocoon, l’un des fils de Priam et prêtre d’Apollon à Troie, se montra même particulièrement méfiant. Les Troyens s’interrogèrent. Au lieu d’une réelle offrande, cet énorme cheval n’était-il point une bizarre machine de guerre pour enfoncer leurs murailles défensives ? Craignant un piège, les Troyens hésitaient à faire pénétrer le cheval dans leur ville. Ces indécisions troyennes irritèrent les Grecs d’Agamemnon.

 

 

Alors, se détachant de leurs rangs, un jeune guerrier, nommé Sinon (8), se fit volontairement et adroitement faire prisonnier par les Troyens. Quand il fut dans la ville, Sinon, en comédien consommé, affirma qu’il désertait les rangs grecs pour se ranger sous la bannière du roi Priam. Avec des accents pathétiques, il sut convaincre les Troyens de l’honnêteté de ses intentions, et il leur assura que l’étrange cheval était réellement une offrande à Minerve.

 

 

Rassurés, persuadés, mais abusés par l’astucieux Sinon, les Troyens ouvrirent une brèche dans leurs remparts et firent entrer le redoutable cheval dans la ville, cheval diabolique et qui était comme un « ver dans un fruit ».

 

 

Alors, sortant des flancs du cheval où ils étaient tapis, les guerriers grecs se ruèrent dans la cité, armes à la main, et commencèrent le massacre des Troyens, surpris et désemparés par cette attaque subite. Dans la citadelle, les soldats troyens se défendirent héroïquement, mais en vain, car les renforts grecs affluaient par terre et par mer. De l’île de Ténédos (où ils étaient rassemblés, à peu de distance de Troie), les navires grecs vinrent débarquer leurs guerriers sur la côte et entrèrent rapidement dans la ville, dont les portes avaient été ouvertes par les premiers soldats que le cheval avait déversés.

 

 

Pyrrhus massacra le roi Priam et toute sa famille, puis emmena Andromaque comme captive. Troie fut prise et brûlée. Seuls, parmi les chefs troyens, Anténor, beau-frère de Priam, et Enée, fils de Vénus, réussirent à échapper au massacre et à l’incendie. Après mille aventures dramatiques, ils parvinrent en Italie, fondèrent Padoue et plusieurs villes dans le Latium.

 

 

 

Quant aux chefs grecs, la victoire de Troie ne leur épargna point les vicissitudes. Comme un juste retour des choses, ils connurent des instants pénibles, voire tragiques. Agamemnon fut assassiné par sa femme, Clytemnestre, et son rival, Egisthe ; Ménélas erra lamentablement pendant huit ans avant de regagner son royaume de Sparte ; Ulysse, à bord de son frêle navire, qu’il avait construit « de ses mains », erra, lui aussi, pendant dix années avant de regagner son île royale d’Ithaque, où l’attendaient son fils, Télémaque, et sa femme, la douce et fidèle Pénélope.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(1) Troie : la légende mythologique attribue la fondation de Troie à Dardanus, fils de Zeus et d’Electre.

 

 

(2) Hellespont, nom antique de l’actuel détroit des Dardanelles.

 

 

(3) C’est un nom imaginé par les poètes. En réalité, s’il y avait un port en Béotie, il n’existait nul nom, ou contrée, qui portât celui d’Aulis dans toute la Grèce.

 

 

(4) Palladion (ou palladium). Selon la légende, par la possession de cette statue, le salut de Troie était assuré. Depuis, au figuré, le mot palladium désigne ce qui est une sauvegarde : Les lois sont le palladium des sociétés.

 

 

(5) L’oracle avait également donné à ces fameuses flèches le même pouvoir que celui de Pallas.

 

 

 

(6) Palamède. On lui attribua l’invention du jeu de dés, du disque et des échecs.

 

 

(7) Il est aussi une autre version, selon laquelle ce serait le devin Calchas qui aurait conseillé à Agamemnon de « faire rentrer le loup dans la « bergerie > su construisant le fameux cheval de Troie.

 

 

(8) Sinon. On le désigne couramment comme ayant été un traître, perfide et menteur. Menteur, certes, il le fut, pour les besoins de la cause. Mais le qualificatif de traître est exagéré, semble-t-il. Pour agir en traître, au sens national du mot, il eût fallu qu’il appartînt aux troupes troyennes. Or, Sinon était du camp adverse. Il agissait donc en espion et non en traître.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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