La fête andine, un symbole identitaire aux multiples facettes

11 07 2019

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans le monde andin, les fêtes se déroulent sur une ou deux semaines, elles rythment la vie et la structurent. Qu’elles soient familiales ou communautaires, profanes ou religieuses, elles sont l’expression d’une identité culturelle aux multiples facettes que nous voudrions mettre en lumière car, au-delà des formes diverses et des apparences extérieures variées, elles présentent des constantes très marquées. Certes, toute manifestation festive est rupture avec la vie quotidienne et se définit par la prodigalité, la débauche, l’excès. Pour être réussie, elle doit inclure nourriture et boisson en abondance, musique, chant et danse jusqu’à l’épuisement mais, outre ces caractéristiques, elle cimente l’union des participants et met en jeu des valeurs spécifiques, en relation avec le sacré et la mémoire collective.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le calendrier festif annuel et la dimension religieuse de la fête

 

A l’exception des réjouissances familiales, qui peuvent intervenir à n’importe quel moment de l’année, les festivités qui mobilisent les communautés correspondent au calendrier agraire et sont étroitement liées aux rituels de fertilité, aux divinités protectrices, la Terre-Mère ou le Dieu Montagne, dont dépendent l’abondance des récoltes, la fécondité des troupeaux et la santé des personnes. Le Carnaval, situé à la fin de la période des pluies, porte l’espoir des fruits à venir, il est propice à de joyeux divertissements, mais la saison la plus favorable aux célébrations de tous ordres s’échelonne de mai à septembre. Elle s’achève avec la Toussaint, visite à la famille des âmes des défunts, qui scelle la solidarité intrinsèque des morts et des vivants. Quelques solennités religieuses chrétiennes sont commémorées avec un éclat particulier dans certains villages mais le point d’orgue du cycle cérémoniel est, partout, la fête patronale devenue, avec le temps, le repère identitaire majeur. L’unique rassemblement annuel à caractère civil concerne l’intronisation des nouvelles autorités communales le premier janvier.

 

 

La première constatation qui s’impose, lorsque l’on se penche sur l’agenda festif des communautés andines contemporaines, est que l’Eglise catholique, qui a su faire adopter par les populations indigènes les messes, les processions, les pèlerinages, ainsi que la sacralisation des principaux rites de passage, baptême et mariage notamment, n’a pas réussi à faire disparaître la religion et les traditions autochtones.

 

 

Les festivités associées aux rites agricoles et pastoraux respectent l’ancien calendrier incaïque, même si les fêtes chrétiennes l’ont officiellement remplacé, et les apports hispaniques se sont intégrés à l’univers socio-culturel andin. Ainsi, le Carnaval, introduit par les Espagnols, conserve son côté grotesque et fournit l’occasion de se déguiser, de s’asperger d’eau ou de farine, mais demeure, fondamentalement, un hommage à la Terre-Mère. Partout, des offrandes sont adressées à cette divinité tutélaire, à titre individuel par chaque famille et à titre collectif par ceux qui exercent une responsabilité communautaire, pour qu’elle concède des produits généreux. Au mois de février, les Incas sacrifiaient des lamas au Soleil afin que leurs champs aient de bons rendements et, aujourd’hui encore, certaines communautés égorgent des chevreaux et offrent leur sang à la « Pachamama ».

 

 

 

La récolte du maïs appelait de multiples festivités qui ont été relayées par la célébration des Croix de Mai. Celle-ci est devenue un symbole majeur de la religiosité paysanne et s’est chargée d’une mission de protection, liée à la fertilité et à l’abondance. Aussi, après la cueillette, quand la terre a accompli son cycle de gestation, toutes les croix sont-elles enlevées du lieu qui leur est assigné, fleuries et portées en procession à l’église du chef-lieu de district pour y être bénies. Elles seront remises à leur place avant les semailles, en septembre, au seuil de la nouvelle phase de production. Pour préparer le 3, le Christ de l’église des villages est veillé toute la nuit du premier mai, avec chants, danses et prières. Cette vigile rappelle les trois soirs de veille que les anciens Péruviens consacraient à « Marna Zara », la divinité du maïs. D’ailleurs, à Yucay, près de Cusco, un lien étroit s’est établi entre cet objet symbolique et cette graminée : l’emblème confectionné avec les épis est placé à côté d’un véritable crucifix et est considéré comme une image de la famille.

 

 

 

Juin était marqué par la grande fête du Soleil, « Inti Raymi ». A cette occasion, les Indiens répandaient des fleurs le long du chemin, chantaient et dansaient. Aussi les premiers missionnaires solennisèrent-ils les processions en l’honneur du Saint-Sacrement en adaptant un « haylli », hymne de triomphe du paysan dans le labour, pour que les enfants l’exécutent et le miment pendant la cérémonie. Les célébrations actuelles de la Fête-Dieu se situent dans cette ligne, bien que les chants exaltent la récolte du blé, servant à fabriquer le pain céleste, et que les danses mettent en scène la moisson. Ceci tendrait à démontrer que l’on honore à la fois les fruits de la nature, le labeur des hommes et l’Eucharistie.

 

 

L’adoption de Saint Jacques comme patron des troupeaux s’explique par le fait que le « Fils du Tonnerre » s’est confondu avec « Illapa », le dieu de l’éclair, du tonnerre et de la foudre, une des divinités ancestrales les plus vénérées. La relation avec le bétail se fait par l’intermédiaire des « illas », ces pierres sur lesquelles la foudre est tombée, considérées comme sacrées et dotées du pouvoir magique de faire prospérer le cheptel. De même, la Vierge, souvent fêtée dans les Andes, est considérée comme « le symbole de la fertilité », elle est alors assimilée à la « Pachamama ».

 

 

 

La Toussaint perpétue les rites des défunts. Les rassemblements chez les personnes qui ont perdu un proche dans l’année ou dans les cimetières début novembre donnent lieu à de véritables débauches car « plus les invités boivent et mangent, mieux les âmes seront rassasiées ». Celles qui ont été aussi bien accueillies dans ces réunions bruyantes favoriseront la venue de la pluie, elles intercéderont auprès des forces surnaturelles protectrices pour que les besoins des leurs soient satisfaits et pour que leur soient évités les maladies et autres malheurs.

 

 

 

La fête patronale est la manifestation essentielle d’une communauté. Néanmoins, dans quelques cas, fin juin, elle est un prétexte pour célébrer « l’Inti Ray mi » : les bains nocturnes purificateurs dans les sources sacrées, les batailles rituelles qui peuvent entraîner la mort de certains participants, dont le sang va féconder la terre, éclipsent les rites catholiques. Partout, le saint patron est révéré par une procession, au cours de laquelle sa statue est promenée dans les rues du village, et une messe solennelle, avant que les divertissements ne s’imposent pendant plusieurs jours et que tout le monde ne sombre dans l’ébriété générale. C’est au cours de ces festivités, où les villageois revêtent leurs plus beaux atours, qu’a lieu la traditionnelle corrida et que l’on peut apprécier les danses les plus significatives.

 

 

 

Les débordements de joie collective sont indissociables des célébrations à caractère religieux que nous venons de mentionner. Les rapprochements que nous avons établis entre les deux systèmes de référence, autochtone et catholique, montrent que, si un syncrétisme s’est parfois produit, les deux religions se côtoient souvent sans interférences et la première semble l’emporter sur la seconde. En effet, de nombreuses cérémonies dites chrétiennes recouvrent des réalités culturelles qui n’ont pratiquement rien à voir avec le réfèrent théologique catholique censé leur servir de support et la réinterprétation qui en est faite, à partir des schémas de pensée andins, met en pleine lumière l’originalité du phénomène religieux qui s’exprime dans le rituel festif. Cependant, quelle que soit la référence surnaturelle sollicitée, la priorité de la fête est la communication avec le sacré, la communion de l’homme avec les forces qui animent l’univers, le retour à l’harmonie primordiale qui conditionne toute vie sociale, la reconnaissance pour les dons reçus et la demande pour ceux qui sont à venir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La fête, lieu de prestige et expression de la cohésion communautaire

 

 

 

De plus, cette manifestation collective remplit une triple fonction : politique, sociale et économique. Sa prise en charge est le moyen pour son principal organisateur d’acquérir du prestige aux yeux de ses concitoyens et sa réalisation repose sur une solide organisation. Elle se prépare plusieurs mois à l’avance et les principaux rôles sont clairement déterminés avec une antériorité d’une année car il s’agit de réunir les moyens de la financer, ce qui peut impliquer l’émigration temporaire de certains membres de la famille. Les deux piliers mis en place durant la période coloniale pour assurer la pérennité de l’hommage dû au saint patron sont les confréries et le système des charges politico-religieuses. En fait, ils sont intimement liés, car, même si les premières sont en voie de disparition, sociologiquement, de nombreux villages andins fonctionnent encore comme ces associations.

 

 

 

Les obligations administratives et religieuses y sont la pièce maîtresse de la structure sociale. Le rite festif est donc le dispositif essentiel par lequel tout homme, en fonction de son âge, remplit ses devoirs cérémoniels envers la collectivité et s’y intègre comme un membre à part entière. Pour chaque événement, les responsabilités sont réparties selon une hiérarchie préétablie, déterminée par l’âge du candidat et les services qu’il a précédemment assumés. Elles respectent aussi son appartenance à la partie haute ou basse du village car les deux moitiés constitutives de la communauté se doivent d’être représentées en proportions égales. Le partage des tâches au sein de l’équipe organisatrice, qui va être à l’origine d’une parenté rituelle, revient à la personne qui s’est engagée à « pasar el cargo ». Les termes utilisés pour la désigner varient selon les endroits : « prioste », « mayordomo », « alférez », « caporal ». En réalité, c’est le couple qui assume conjointement cet engagement, chacun selon sa fonction propre. En effet, rien n’est laissé au hasard et le déroulement des diverses phases de cette activité majeure du calendrier indigène obéit à des canons très rigides.

 

 

 

Lorsqu’un homme s’est porté volontaire, parfois sous la pression du groupe, pour célébrer une fête, il est assuré de la collaboration de tous ses parents et alliés, ainsi que de ses « compadres », car celui qui a reçu une aide, à un moment déterminé, se doit de la rendre largement à cette occasion, dans les proportions fixées par la coutume. La réciprocité, inhérente à cet acte collectif, renforce donc, en premier lieu, la cohésion familiale. Les proches, y compris ceux qui vivent très loin ou en ville, apportent leur contribution matérielle, ce qui permet d’avoir accès, pour ces réjouissances publiques, à des produits spécifiques des différents étages écologiques et d’offrir une abondance inaccessible en temps normal. De fait, celles-ci mobilisent toutes sortes de richesses et donnent lieu à un échange de biens sans précédent, puisque l’organisateur nourrit tous les participants et leur donne largement à boire pendant plusieurs jours. Cette redistribution a souvent été considérée comme un moyen de nivellement social, c’est aussi une manière d’affermir la vie communautaire et de mettre en évidence les valeurs essentielles qui la constituent : l’équité, la justice, la réciprocité, l’harmonie entre les membres, la recherche du juste milieu, de l’équilibre entre les hommes, lié à celui de l’univers. Ainsi, nul n’est exclu de cette profusion et chacun saura payer de retour les bienfaits reçus. La célébration commune qui favorise l’intégration de tous, en faisant oublier les inévitables tensions et conflits, fortifie donc aussi l’union des villageois, à travers le sentiment d’appartenance à une même entité et la participation à une action qui revêt pour tous une certaine transcendance. De plus, l’entreprise appelle des collaborations très larges et déborde le cadre strict de la communauté. Le concours des habitants des villages voisins est souvent sollicité. Musiciens, danseurs, responsables, à titres divers, de l’organisation festive, tous doivent être fin prêts pour le grand jour. Il s’agit de surpasser les fastes des années antérieures, la réputation de chacun est enjeu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les modulations de l’identité dans la fête

 

 

 

Une fête dans les Andes présente avant tout une dimension esthétique, qui s’exprime à travers le luxe de couleurs des magnifiques vêtements des femmes, en particulier les nombreuses « polleras », enfilées les unes sur les autres, les châles aux teintes chatoyantes, les bijoux, les ponchos cérémoniels vivement colorés ou rayés des hommes, les chapeaux neufs, les ceintures tissées, les uniformes des musiciens et les travestissements arborés par les danseurs. L’identité ethnique s’affiche à travers tous ces éléments.

Mais, plus subtilement, les motifs de décoration géométriques, le jeu des coloris clairs et foncés, la symétrie des dessins permettent à un regard averti de décoder l’organisation de l’univers spatial andin et de découvrir, par l’intermédiaire de ces symboles, le code culturel qui unit les villageois : les structures sociales fondamentales, le dualisme, la cosmogonie locale.

 

 

 

Les danses rituelles obéissent à un ordre strict laissant peu de place à l’expression individuelle. Elles sont intimement associées à la musique, qui leur impose le rythme. Les deux sont un aspect essentiel de la fête. Danseurs et musiciens y démontrent leur virtuosité et leur résistance mais, par le biais de ce déploiement d’énergie énorme, puisqu’il s’agit de jouer et de danser sans s’arrêter durant des heures, ils ont le sentiment d’entrer en communion avec leur saint patron, de sentir le battement de son cœur, de vivre une réciprocité avec lui. Cet engagement volontaire est une manière d’implorer sa protection et de lui manifester sa dévotion.

 

 

 

Cependant, la plupart de ces danses s’effectuent avec des déguisements, que, dans une communauté indienne, seuls les hommes revêtent. Masques, plumes, tuniques de laine, guenilles, capes de velours, costumes en satin richement décorés de pierreries et de broderies permettent de revisiter l’Histoire, de réaffirmer et reconstruire l’identité culturelle, en opposition à la culture dominante et en relation aux différents groupes ethniques. Dans de nombreux villages, les artistes du jour ramènent aux temps primordiaux en figurant les sauvages des régions amazoniennes, appelés « chunchos », considérés comme les ancêtres, qui expriment l’idéal d’égalité des sociétés andines. Ils font revivre la période incaïque, en privilégiant l’Inca Atahualpa, et le drame de la Conquête, la domination espagnole avec ses représentants caractéristiques, tous tournés en dérision, ce qui permet aux danseurs de récupérer, symboliquement, l’espace politique que les premiers ont confisqué à leur seul profit. Leurs pantomimes satirisent également le pouvoir local et critiquent ceux qui commettent des abus. La danse est donc le lieu où les rôles s’inversent, où l’ordre est subverti et où toute forme d’oppression est rejetée. Elle rend possible l’impossible. En ce sens, la fête agit comme une véritable catharsis, elle favorise l’expression des rancœurs refoulées, elle rend possible les recompositions d’identité, elle est l’échappatoire ludique qui fait accepter la vie quotidienne et sa réalité.

 

 

 

Le jeu avec un taureau est un autre élément caractéristique de toute manifestation festive andine. Il revêt différentes formes, selon les régions, mais, pratiquement partout, il se distingue de la corrida espagnole. La bête n’est pas sacrifiée, après avoir démontré sa bravoure, elle revient, le soir même, dans son pâturage. Les toreros sont de vaillants jeunes gens du village qui, dans cet épisode, témoignent de leur courage aux yeux de tous. Dans le sud du Pérou, le quadrupède est, de plus, mis en face d’un condor que l’on a préalablement enivré et qui, lui aussi, sera relâché le lendemain. Par contre, dans certaines communautés d’altitude des départements d’Apurimac et de Cusco, tout comme dans le roman d’Arguedas Yawar Fiesta (1941), le rapace est attaché sur le dos du mammifère et l’excite en le mordant avec son bec, ce qui le rend encore plus furieux envers les Indiens qui le bravent.

 

 

 

Les deux mises en scène sont différentes. Dans la première, il y a antagonisme apparent entre les deux belligérants, combat fréquemment interprété comme l’expression de l’opposition des Blancs et des Indiens, de la lutte entre culture dominante et culture dominée. Cependant, cette lecture néglige le fait que le fougueux ruminant venu d’Espagne a acquis, au cours des siècles, un don de protection incontestable, puisqu’une sculpture le représentant couronne le toit des maisons des environs de Cusco et a pour mission de repousser les mauvais esprits. Plus probablement, pour Pénélope Harvey, ces deux animaux, également dangereux, incarnent les puissances de la nature. Celles-ci sont contenues à l’intérieur du village par l’action des hommes mais leur menace ne peut jamais être totalement éliminée. Cette pratique symbolique réalise la synthèse du pouvoir espagnol et indigène dans une tentative de défi aux forces extérieures menaçantes. Dans la seconde situation, les deux acteurs sont alliés, le lien qui les unit est explicite, ils jouent en complémentarité.

 

 

 

A travers les représentations animales et leur position (le condor renvoie à la partie haute de l’espace andin et le taureau au bas), ne faut-il pas percevoir le principe organisateur du monde indigène, les deux moitiés opposées et complémentaires qui structurent la vie sociale et président à l’agencement de l’univers rassemblées dans une perspective d’unité ? Par ailleurs, la remise en liberté du condor retient notre attention. Orné de rubans multicolores, il est reconduit comme un hôte de marque au lieu réservé aux adieux précédant les longues séparations, au milieu des danses et des chants des femmes. Cet acte solennel donne à celui qui incarne traditionnellement l’esprit de la montagne une dimension exceptionnelle : alors qu’il prend de la hauteur et tournoie au-dessus de la communauté, n’assure-t-il pas le lien entre ceux et celles qui le regardent partir et la divinité qui les protège ?.

 

 

 

Les exemples précédents n’épuisent pas les multiples manières à travers lesquelles se décline l’identité dans la célébration festive mais ils sont explicites des grandes tendances qui s’y dessinent. Elle favorise l’émergence du sens caché des choses, l’expression d’une autre approche de la réalité sur le mode allégorique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La fête dans les Andes offre donc des dimensions plurielles. Lieu de la fusion du sacré et du profane, espace où se définit l’identité du groupe dans un rapport au surnaturel, au pouvoir dominant et aux autres participants, elle agit comme le catalyseur des intérêts de tous. Les aspects religieux, politiques, sociaux, économiques, humains qu’elle met en jeu sont indissociables les uns des autres. Aussi cette démarche collective riche en symboles apparaît-elle comme le retour au temps initial : elle permet de garder la mémoire de l’Histoire et de la culture, tout en recréant l’harmonie avec les divinités, la nature, la communauté, et, ce faisant, elle préserve l’équilibre du monde et de la société.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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