La Légende d’Imrou’lqaïs.

3 07 2019

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Parmi les sept poètes auteurs des Mo’allaqahs, le plus connu et le plus renommé à juste titre est Imrou’lqaïs, surnommé le « roi des poètes. » La vie de ce poète antéislamique a fourni aux nombreux commentateurs qui se sont occupés de ses œuvres, le thème de plusieurs légendes dont nous nous contenterons de citer deux des plus intéressantes à notre point de vue.

 

 

 

 

 

 

 

 La Légende d'Imrou'lqaïs. dans Croyances & Légendes

Calligraphie du nom d’Imrou’l Qays

 

 

 

 

 

 

 

 

Imrou’lqaïs (l’homme de la déesse Qaïs), était le fils du roi des Kindites, Hodjr. Ses talents poétiques se développèrent rapidement, à la grande colère du roi Kindite. Ne pouvant arriver à combattre les dispositions précises que manifestait Imrou’lqaïs, le roi Hodjr bannit son fils, puis ne trouvant pas cette punition suffisante, il chargea un de ses serviteurs nommé Rabi’a de rejoindre Imrou’lqaïs et de le tuer. Rabi’a avait été justement l’un des amis du jeune poète. Il partit néanmoins avec l’intention bien arrêtée de tuer le fils de son souverain. Mais vaincu par les supplications du poète et surtout en souvenir de son ancienne amitié, il ne lui fit rien. Hodjr avait demandé les yeux de son fils comme preuve que la mission de Rabi’a serait remplie. Le serviteur tourna la difficulté en tuant une gazelle et en en rapportant les yeux au roi des Kindites.

 

 

 

 

Cette légende n’a sans nul doute aucun fondement historique.

 

 

Cette légende qui, comme le fait remarquer M. René Basset dans sa Poésie arabe anté-islamique, se trouve dans maint récit d’Orient et d’Occident et rappelle celle de Geneviève de Brabant et de plusieurs récits des Mille et une Nuits, semble avoir été imaginée pour expliquer le passage suivant du divan d’Imrou’lqaïs:

 

« Ne me trahis pas, à Rabi’a, moi qui auparavant eus toujours confiance en toi. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Imrou’lqaïs avait obtenu des secours de l’empereur grec et se préparait à retourner en Arabie «lorsqu’un des Benou Asad, nommé Thammâh, qui était allé à Constantinople combattre ces projets, dénonça au César une intrigue que le poète aurait eue avec sa fille ; suivant d’autres, il l’aurait averti de se méfier des intentions d’Imrou’lqaïs. L’empereur envoya à ce dernier, comme pour l’honorer, un de ses propres vêtements qu’il avait fait imprégner d’un poison violent ; dès qu’il se fut revêtu de cette tunique de Nessus, le prince kindite vit son corps tomber en lambeaux et mourut à Ancyre dans de cruelles souffrances »

 

 

 

 

Cette légende, véritable mythe héracléen, est donnée par le Kitâb Al Aghani, d’après les récits traditionnels qui avaient cours chez les Benou-Asad, sujets de Hodjr et d’Imrou’lqaïs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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