LA DERDEBA

5 06 2019

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’homogénéité des rites de possession négro-maghrebins en Afrique du nord est immédiatement visible au niveau des instruments du culte : de Tripoli (Lybie ) à Marrakech, on retrouve partout trois instruments de base : le goumbri, instrument à trois cordes, les crotales, qui sont des grandes castagnettes de fer, et les tambours. On retrouve également une fonction thérapeutique analogue : comme en Afrique Noire, il s’agit d’intervenir dans la possession par les esprits (les jnouns). Autre trait similaire: les

confréries des Noirs, au Maghreb, ont leurs sanctuaire qui leur sont spécifiques : ce sont des sanctuaires de « Sidi Bilal » Bilal était le muezzin noir du Prophète. Bref, dans tout le Maghreb, nous avons affaire à un même groupe ethno-culturel, issu de l’ancien Soudan français, au Sud du Sahara (actuellement : Niger, Mali, Ghana). Ces populations noires du Maghreb sont issues, notamment, de l’esclavage, et les ancêtres des Soudani Tunisiens, des Gnaoua algériens et marocains sont venus avec les caravanes d’esclaves qui traversaient le Sahara, au temps de la traite des nègres. Cette origine les « apparente » aux

Noirs de l’Amérique du Nord -ceux du blues, du négro spiritual- aux Noirs des Antilles le vaudou, la santeria- et d’Amérique latine, des rites afro-brésiliens du candomblé et de la macumba.

 

 

 

 

 

 

 

 

LA DERDEBA dans Coutumes & Traditions 1552377441-derdeba

Derdeba, fête nègre avec kerakeb (castagnettes en fer) et teboul (tambour) (Alger 1856 -1857) / ©Félix-Jacques-Antoine Moulin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Naturellement, de Tripoli a Marrakech, il existe aussi de nombreuses variantes dans les répertoires, les rythmes, les contenus des croyances. Ces variations caractérisent aussi les groupes d’un même pays: les thèmes, les rythmes changent d’une ville à l’autre, et parfois même d’un groupe à l’autre dans une même ville. En présentant ici les gnaoua d’Essaouira nous devons tenir compte à la fois de l’homogénéité et des différences : les bases sont les mêmes que pour toute l’Afrique du nord ; mais il y a aussi des spécificités locales dans le vocabulaire et dans le rituel.

 

 

 

 

 

 

 

 

Qui sont les « gnaoua »?

 

 

On peut supposer que les gnaoua sont tous ceux qui jouent des crotales et exécutent certaines danses au cours des nuits de la transe. En fait, c’est là un sens très large et imprécis. Si l’on interroge l’un des jeunes qui jouent, comme des « professionnels » pendant ces soirées, il répond : « Je ne suis pas un gnaoui… C’est le maâlem qui est gnaoui, et son frère ». Dans cette réponse, il y a un sens plus rigoureux du terme, et plus restreint. On vous explique encore que l’on est gnaoui par « héritage » et par « hérédité » de père en fils, par descendance d’une origine soudanaise. Mais tous les soudanais étaient-ils gnaoua ? Ou bien faut-il entendre que parmi eux étaient gnaoua déjà les seuls professionnels de la musique de transe, les maîtres du culte religieux noir, les thérapeutes de la possession ?

 

 

Ainsi, les gnaoua seraient définis à la fois par leur origine ethnique les soudanais et par leur fonction : le rite religieux et thérapeutique… Cependant, certains mâles d’Essaouira ne sont visiblement pas d’origine soudanaise – à moins de remonter très loin dans l’arbre généalogique : on doit alors supposer que- l’on remonte en effet très loin dans la filiation. Enfin, un maâlem peut former un nouveau maâlem, et nous avons rencontré des jeunes, qui ne sont pas des noirs, en cours de formation chez un Maître, et préparant, comme ils disent, leur « thèse pratique de gnaoua».. A Essaouira, (en 1975) les Maîtres gnaoua en exercice étaient des jeunes entre vingt cinq et trente ans : Allal, Mahmoud, et Moulay Abdesselem. Un quatrième, surnommé Paca, n’exerce plus comme maître gnaoui depuis qu’il est membre du groupe Nass el Ghiwane, initiateur du nouveau mouvement de la musique et de la chanson marocaine.

 

 

Les vieux gnaoua sont morts. D’autres n’exercent plus, et ils ont passé leur fonction à leurs fils : Allal et Mahmoud. Ce passage des pouvoirs à entraîné une profonde mutation ; ces jeunes maîtres participent du nouveau système de valeurs, de la contre-culture, connaissent bien la musique pop, etc. (En Tunisie, la situation est différente : la relève n’est .pas assurée par une nouvelle génération. Il n’y a plus de jeunes sachant jouer le goumbri, ce qui signifie qu’il n’y a plus de « maîtres » : le maître est en effet celui qui est seul autorisé à jouer du goumbri pendant le rituel).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les débuts de la cérémonie : la procession dans la ville

 

 

Chaque année, pendant le mois de chaâbane, Khaddouj la « voyante » (talaâ) d’Essaouira fait venir les gnaoua dans sa maison. Au début de l’après midi, un cortège se forme devant la zaouia de Moulay Abdelkader, un saint musulman fondateur de confrérie, qui a ses sanctuaires dans toute l’Afrique du Nord et qui tient par ailleurs un rôle important dans le système des gnaoua. Normalement, ce cortège devrait plutôt se former au sanctuaire de Sidi Naboulal, patron des Noirs ; mais, à la suite de querelles de succession à la direction du sanctuaire, certains maîtres des gnaoua ont renoncé à ce point de départ traditionnel.

Tous les musiciens 15 à vingt, ce jour là – sont habillés de rouge:c’est Khaddouj qui est propriétaire de ces vêtements du rite utilisés ce jour

Devant le cortège, il y a le taureau et juste derrière le taureau, la chèvre pour le sacrifice revêtus de rubans.. Le cortège traverse la ville en chantant: le maâlem joue du tambour, les autres membres de la troupe jouent des crotales. On s’arrête de temps en temps dans la rue pour exécuter une danse, et faire la quête dans un public de plus en plus dense et qui forme la procession. On arrive enfin devant la maison de Khaddouj, on fait entrer les animaux pour les sacrifices, les musiciens et les invités et le sacrifice à lieu presque aussitôt après. Alors vont commercer les chants et les danses de la première partie les kouyou qui ne sont pas encore les danses et les rythmes de la transe… (le mot Kouyou est répandu au Maghreb,- selon V. Pâques).

C’est un cortège particulièrement solennel, destiné notamment à étaler aux yeux de tous l’importance et la richesse de Khaddouj, qui travaille avec les gnaoua et qui a invité ce jour-là toute sa clientèle, essentiellement féminine. Un tel cortège est nécessaire pour ouvrir toute intervention des gnaoua dans les maisons, mais d’ordinaire il est moins somptueux, et il se forme plus tard, après la tombée de la nuit. Il est alors précédé par un petit groupe de fillettes portant des bougies allumées.

Devant la porte de la maison, les musiciens sont accueillis par une femme qui leur présente un plateau contenant des dattes et du lait. L’entrée est gardée par un membre de la famille. La porte s’ouvrira après le repas.

 

 

 

 

 

 

 

 

La préparation à la transe : les « kouyou »

 

 

Dans la cour intérieure de la maison, les gnaoua (*) continuent à jouer avec les mêmes instruments que dans la rue : les tambours, et les crotales (ici, au Maroc : les qarqabats ; en Tunisie : les chcachec). Ils forment d’abord une sorte de ronde, les tambours en tête, et tournent ainsi à l’intérieur du patio, où se sont installés les hommes, tandis que les femmes sont dans les pièces voisines où à l’étage supérieur, accoudées à la balustrade, et regardent le spectacle.

 

 

Certains musiciens entrent ensuite dans la danse en continuant à la rythmer avec leurs crotales. Ils exécutent des figures acrobatiques, se provoquant l’un l’autre dansent par deux, face à face. Après un certain temps les musiciens déposent leurs instruments ; ils les arrosent avec du lait et on distribue du lait à tout le monde. On fait la quête. On prend le thé. Et puis, après un moment de repos, après quelques chants du répertoire des gnaoua exécutés cette fois avec l’accompagnement du goumbir, mais sans tambours ni crotales, on apporte le repas.

 

 

Cette partie dite des « kouyou » reprend après le repas. On chante des invocations au Prophète mais aussi des chants qui évoquent l’histoire des gnaoua, et leurs ancêtres. Il n’y a toujours pas de transes dans cette partie-là du rituel, mais elle peut être considérée comme une lente préparation à la transe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La danse de possession : les mlouks

 

 

 

Et puis, vers trois heures, au milieu de la nuit, après plusieurs moments d’interruption, le moment des transes va commencer. Cette phase va durer cinq ou six heures, et le jour sera levé depuis longtemps lorsque la cérémonie s’achèvera : c’est pourquoi on dit à Essaouira qu’on fait « bane do » l’expression signifie le lever du jour lorsqu’on assiste au rituel jusqu’à la fin de la nuit.

 

Avant de commencer cette seconde partie du rituel, on apporte sur un plateau des voiles de diverses couleurs, ainsi que des encens (jaoui) A ce moment-là, la place (rahba) où vont se produire les transes, c’est-à-dire, toujours, la cour intérieure de la maison, devient une enceinte sacrée. On demande alors aux étrangers, non-musulmans, s’ils ont été invités pour la nuit, de quitter ce lieu et d’aller, soit dans l’une des pièces du pourtour, soit dans l’entrée, soit à l’étage supérieur : ils ont le droit de regarder, mais non de participer (**).

 

 

L’analyse des « mlouks » pose des problèmes complexes. D’abord, le terme même : mlouk selon Brunei (Glossaire) désigne les possédés : le malik c’est le « roi » et d’abord le possesseur de la terre. Dans le vocabulaire des gnaoua, les mlouks désignent à la fois les thèmes joués et chantés, d’une part, et d’autre part la danse des possédés . Les esprits sont les jnouns (djinn, au singulier). On traduit souvent par démon dans le contexte musulman, par exemple lorsqu’il est dit que « pendant le mois de ramadan… les démons sont enchaînés ou emprisonnés ». Mais si l’on examine maintenant le contenu des chants inscrits au répertoire des mlouks (cf. la liste des mlouks,:, ci-dessous) on constate qu’on invoque surtout, dans ces chants, le Prophète, et aussi les Chorfa (singulier : cherif) les descendants du prophète, ainsi que les saints célébrés par les confréries.

 

 

 

C’est ainsi que le rituel d’Essaouira commence par l’invocation des chorfa c’est la série des « blancs » parmi lesquels Moulay Abdelkader. A l’invocation de ce dernier se rattache une danse spécifique, celle de Bouderbala, le mendiant, qui est en même temps le saint lui-même, fondateur d’une secte mystique : celui, ou celle, qui danse à ce moment-là est revêtu d’une robe bariolée, symbolisant la tunique rapiécée d’un pauvre : c’est là, d’ailleurs, l’un des aspects les plus proches des danses de possession que l’on peut observer ailleurs, car il s’agit d’un être surnaturel, avec des attributs spécifiques, et qui « possède » le danseur. Les mlouks se succèdent ensuite selon les groupes de génies caractérisés par les couleurs, les rythmes et les parfums.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le répertoire des gnaoua : l’enchaînement des mlouks

 (L’information provient du maâlam Bassit).

 

 

 

 

I. Série blanche : (les chorfa et les « génies de l’Air »)

1) Laâfou ya moulena (que Dieu me délivre ou me pardonne)

2) Hammadi (diminutif de Mohammed)

3 ) Moulay Abdelkader

4)Jilali bouaâlem

5)Bouhali bouderbala (Bouderbala le mendiant, porteur de la tunique rapiécée).

 

 

 

 

 

II. Série noire (les « génies de la Terre »)

1)Mimouna marhaba (marhaba = la bienvenue)

2)Laghmami

3)Sidi Mimoun

4)Baba Laghmami

5)Jabar Mil

6)Saandi

7) Agbani Bouganga (pas en langue arabe soudanais ? )

8)El Walidine (les parents)

9)Serco bel Iji (pas arabe)

10)Ouled Ghaba (les enfants de le forêt en arabe)

 

 

 

 

 

III. Série rouge (les « génies du Feu »)

1 ) Sala walabina Mohammed (prière pour le Prophète)

2)Bania

3)Baba Hamou

4)Hamouda (diminutif de Mohamed)

5)Tayarkou Hummoudaani (? )

6)Ya (Koumij = le poignard)

7)Darbo el Khadem (il faut battre l’esclave)

 

 

 

 

IV. Série verte

1)Chorfa (les descendants du prophète) .

2)Lahdya (l’offrande) ,

3)Moulay Abdallah ben Ahcine

4)Moulay Ibrahim ,

5)Moulay Laârbi

 

 

 

 

V. Série jaune les mlouks berbères, surtout la femme berbère

1)Ajdab lalla Rkia [danse ! entre en transe

2)Lalla Malika

3)Lalla Hawa

 

 

 

 

VI. Série bleue (les « génies de l’eau »)

1)Salabina ya rassoula Allah (Prière au prophète) ,

2)Zourou Zourou el madina (visite Medine)

3)Rijal Allah (les hommes de Dieu)

 

 

 

 

VII. Bleu foncé

1)Chaberkyou (un nom de djin ? Danse des aiguilles)

2)Koubali Bala (Sidi Moussa doit figurer dans les bleus = la mer),

 

 

 

 

Autres danses de possession (évoquant des jeux de rôles sacrés)

1) danse du brasier

2) danse de Koumi (le poignard Rouge)

3) danse du serpent (rouge)

4) danse de l’épée (rouge)

5) danse de Bonderbala (tunique rapiécée) blanc

6) danse du mortier (noir)

7) danse de la bougie (noir)

 

 

 

Ceux qui ont entendu l’appel de leur melk entrent dans la danse.

Souvent, les hommes, les jeunes gens y entrent en plongeant vers le sol, comme emportés par la force de la possession : ils se précipitent vers le brasier (kanonu) où brûle l’encens ; alors, selon les mlouks invoqués, on revêt le criseur d’un voile blanc, s’il s’agit des esprits chorfa, ou rouge, bleu, vert, noir… Les qualités d’encens employées sont également en relation avec les couleurs, les rythmes, les paroles et les thèmes musicaux. Des femmes entrent également dans la danse ; elles sont en général revêtues aussitôt du voile, qui recouvre le visage les voiles sont choisis, comme pour les hommes, selon les couleurs des mlouks.

 

 

 

L’ensemble forme un système compliqué pour l’observateur extérieur.

Mais dans la culture marocaine les habitués des gnaoua ont appris ce système dès l’enfance, par la fréquentation des nuits de la transe : il n’y a pas d’initiation, le code est largement connu dans la société et il est transmis ainsi, par la pratique, à travers les générations.

A la fin de la danse, le danseur, le plus souvent, tombe, évanoui. Il est alors pris en charge par les assistants.

Ces rites ont une fonction thérapeutique. Souvent, donc, il y a un ou une « malade » dans la maison où l’on a demandé l’intervention des gnaoua.

La thérapie rituelle implique généralement la répétition régulière de cette cérémonie, comme dans le ndop wolof, comme dans le tarantisme italien. La séance a lieu généralement pendant le mois qui précède le ramadan.

 

 

 

 

 

 

 

 

1552377779-danse-batons dans Coutumes & Traditions

Nègres. Danse des bâtons (Alger 1856 -1857) / ©Félix-Jacques-Antoine Moulin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les danses spécifiques et spectaculaires

 

 

Pendant la nuit de la possession, certaines danses spécifiques sont exécutées par des gens qui appartiennent à l’entourage des gnaoua. Parmi ces danses, on peut citer : la danse de Bouderbala, le mendiant, et qui évoque la Boussaidia des Soudani tunisiens ; la danse du brasier ; la danse du serpent ; la danse des épées ; la danse des couteaux, la danse des bougies. Plusieurs de ces danses rituelles tendent à prendre aujourd’hui un caractère surtout théâtral. Elles sont faites notamment pour impressionner l’auditoire et le convaincre : ainsi la possédée qui exécute la danse des épées feint d’enfoncer la lame dans son corps. Ensuite elle s’adresse, en un long discours « inspiré » aux éventuels incrédules. L’usage des couteaux, des épées, et de ce type de danses qui supposent l’insensibilité à la douleur existe dans d’autres confréries, notamment chez les Aissaoua. II se mêle à d’autres danses, plus symboliques, qui sont comme les épaves d’un rituel ancien plus complexe, dont le sens originel est maintenant oublié.

 

 

Ces souvenirs subsistent ici à l’état disjoint comme les souvenirs de la « langue soudanaise » : une partie du répertoire des gnaoua est appelée, précisément, « soudanaise », elle était connue des vieux maîtres, elle n’est pratiquement plus jouée, elle disparait du répertoire des gnaoua.

Ce qui nous intéresse ici, c’est le mouvement général du rite et sa signification sociale aujourd’hui. C’est aussi de retrouver les traces, les souvenirs d’un système ancien et « soudanais » de la possession.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le fanatisme en Afrique, sous l’influence du mysticisme, un derviche enfonce une lame dans l’épaule – 1920 [©Agence Rol]

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bouderbala

 

 

C’est pourquoi on a donné une attention particulière, à la danse de Bouderbala. On a indiqué qu’il s’agit d’un personnage qui a ses caractéristiques propres, et que la danse qui lui correspond suppose un vêtement particulier dont est revêtu le danseur. Les voiles de différentes couleurs,utilisés au cours du rituel, ont une fonction analogue, mais plus abstraite. Or, l’un des traits spécifiques des rites de possession est précisément l’identification des dieux, esprits et/ ou démons qui « descendent » sur le terrain de la transe pour s’incarner. Les attributs spécifiques qui les caractérisent sont là pour l’indiquer. Dans le rite afro-brésilien, on se sert de divers accessoires pour symboliser le dieu qui est descendu sur son « cheval »

 

 

Lorsque, par contre, la transe n’est pas liée à la possession, comme chez les Aissaoua et autres confréries de l’Islam mystique, on ne trouve pas ces accessoires. Cependant, il se produit chez les Aissaoua des identifications, dans la danse, à des animaux : elles sont, nous semble-t-il, symboliques, non liées directement au système de la possession mais peut-être influencées indirectement par ce système. On n’a pas suffisamment encore exploré les domaines de la transe pour qu’il soit possible d’indiquer comment les rites se forment et se déforment et comment des lambeaux du passé se maintiennent dans le présent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(*): On utilise le terme «gnaoua», ici, au sens très large, pour désigner les musiciens et ceux qui, avec eux, participent à l’organisation du rite, qui font la quête, contrôlent la situation, exécutent certaines danses, etc.

 

 

 

(**): Précisons, ici encore, que la règle n’est pas partout la même, et qu’elle n’est pas toujours aussi stricte. Mais elle est respectée à Essaouira.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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