Le Royaume D’Alger sous Le Dernier Dey – 4ème partie -

18 05 2019

 

 

 

 DAR ES-SOLTANE

 

 

 

 

 

 

III. — Rayât

 

 

 

 

 

 

 

20. OUTANE-EL-FEHACE (1), — Divisé en sept cantons ou quartiers :

 

ZAOUAOUA, BOUZEREA, BENI-MESSOUCE, AÏNE-ZEBOUDJA, BIR-KHADEM, KOUBA, HAMMA (1842).

  Communes et centres européens d’Alger (1830), Saint-Eugène (1830-1842), Bouzaréa (1830-1843), Chéraga (1842), El-Biar (1830-1843), Mostefa (1830-1843), Birmandris (2) (1830-1832), Birkhadem (1830-1842), Saoula (1830-1843), Crescia (1830-1843), El-Achour (1830-1842), Kouba (1830- 1832), Hussein-Dey (1830-1843).

 

 

 

 

 

 

 

 

21. OUTANE-BENI-KHELIL (1830-1836). — Quatorze cantons ou quartiers :

 OULED-FAYÈTE, MAELMA, DOUERA, BEN-CHAOUA, OUTA-BOUFARIK, MERDJA-BOUFARIK, HAMADA-BOUFARIK, MELOUANE, BOUINAME, TEFCHA, AMROUSSA, BENI-KINA, SIDI-MOUÇA, ZEMMAGA. — Les six derniers noms sont ceux de villages ou haouch; ils avaient été imposés officiellement par les Turcs, au XVIIe siècle, aux territoires soumis de la tribu berbère des BENI-MISCERA, dont la majeure partie, resserrée sur les crêtes, était restée indépendante.

 

Ces quatorze cantons comprenaient tout le Sahel d’Alger et la Mitidja, entre l’Harrach et l’Oued-Tihamimine à l’est, et le Mazafran et la Chiffa à l’ouest, soit :

 

1° Les communes de plein exercice et les centres

européens de: Guyotville (l830-1848), Sidi-Ferruch (l830- 1844), Staoueli (1830-1843), Dely-Brahim (1830-1832), Ouled Fayet (1830-1842), Maelma (1830-1844), Draria (1830-1842), Baba-Hassen (1830-1843), Saint-Ferdinand (1830-1843), Marabout-d’Aumale (1830-1843), Zéralda (1830-1844), Sainte-Amélie (1830-1843), Douera (1830-1842), Birtouia (1830-1851), Boufarik (1835), Quatre-Chemins, Oued-el-Alleug (1851), Baba-Ali, Chebli (1854), Joinville (1843), Montpensier (1843), Blida (1840), Beni-Mered (1843), Dalmatie (1844), Souma (1845), Bouinane (1857), Rouigo (1851), partie indigène.

 

 

2° Les groupes indigènes ci-après :

 OULED-MENDIL, DEKAKRA (1842). — Ouled-Mendil, S.I.; Dekakra, S. I. (Douera, P. E.).

 TELEFA, AMROUSSA, BENI-KINA, SIDI-MOUSSA (1842). — Hammam-Melouane, H, C, partie rive gauche (Bouinane, P. E.).

DJEBEL-MELOUANE, HAMMAM – MELOUANE (1842). — Hammam-Melouane, B. C, partie rive droite (Rovigo, P. E.).

 FEROUKRA (1842). — Feroukra, D. C. (Souma, P. E.).

 GHELLAYE (1842). — Ghellaye, D. C (Blida, P. E.).

 BENI-MESSAOUD (1842). — Zaatite, D. C. (Berrouaghia, M.).

 BENI-SALAH (1842). — Sid-el-Kebir, D. C, partie (Blida, P. E. ) (Voir n° 29).

 

 

 

 

 

 

 

 

22. OUTANE-OUED-SEBT. — Compris entre la mer, le Mazafran et la Chiffa à l’est; l’Oued-Meurad et l’Oued-Nador à l’ouest ; les montagnes au sud ; quatre cantons rayât : OULED-HAMIDANE, BENI-ALLAL, ZENAKHA, HADJOUTE-SOUHALIA (ou du bord de la mer); un 5e canton, celui des HADJOUTE-EL-OUTA (Voir n° 2) était makhezène.

 

Ce sont aujourd’hui les communes et centres européens ci-après :

Daouaouda (1842), Koléa (1840), Fouka (1842), Castiglione (1848), Tipaza (1854), Marengo (1848), Montebello (1869), Meurad (1874), Bourkika (1855), Ameur-el-Aïne (1855), El-Afroun (1848), Bouroumi (1851), Mouzaïavlle (1846), etc.

 

Le groupe indigène Oued-Sebt, D. C, partie (Hammam-Righa, M.).

 

 

 

 

 

 

 

 

23. OUTANE DES BENI-MOUSSA (1844), entre le Fossé au nord, l’Harrach à l’ouest, l’Outane des Beni-Slimane au sud, et l’Oued-Smar à l’est, se divisaient en Beni-Moussa de la plaine et Beni-Moussa de la montagne. Ils comprenaient quatorze cantons.

 

Les sept cantons de la plaine : CHERABA, EL-HAMIRETE, OULED-SLAMA, EL-MERABA-CHERAGA, EL-MERABA-GHERABA, OULED-AHMED, BENI-OURLI, correspondent aux communes et centres français de Rovigo, partie (1851), L’Arba (1849), Sidi-Moussa (1852), Maison-Carrée, partie (1848), Rivet, partie.

 

Des sept cantons de la montagne, cinq : BENI-ATTYA, BENI-SEGHIU, BENI-KHECHERITE, BENI-MAHMED, BENI-AZZOUN, ont formé le douar-commune de Sidi-Hamouda, section de la commune de Rovigo, P. E. (1851).

 

Les deux autres cantons : BENI-TACHEFINE et BENI-DJELIL, ont formé le douar-commune de Sidi-Naceur, section de la commune de l‘Arba, près le centre minier de Sakamodi, prélevé sur ledit douar avant sa constitution.

 

 

 

 

 

 

 

 

24. OUTANE DES KHAGHNA (1835-1844), entre la mer, de l’embouchure de l’Harrach à Mersa-el-Hadjez, à l’est l’Oued-Merdja et l’Isser, au sud l’Oued-Semar. — Ils se divisaient en Khachna de la plaine, comprenant seize cantons, et Khachna de la montagne, cinq cantons.

 

Les cantons de la plaine étaient : HARRAOUA, OULED-ADDADJ, MERDJA, OULED-BESSEM, OULED-SAAD, CHAR-BEN-DJENANE, ZEROUALA, OULED-YOUB, MESARDA, BEN-KANOUN, TALA-OU-KSAR, BEN-ZAÏA, MESSIOURA, BENI-MESTINA, partie. Ils correspondent :

 

1° Aux communes et centres de : Maison-Carrée (1843), Maison-Blanche (1851), Rouïba (1853), Aïne-Taya (1851), Matifou (1851), Reghaïa (1854), Bou-Hamedi (1856), Rivet (1856), Le Fondouq (1844), Arbatache, Saint-Pierre-Saint-Paul, L’Alma, Corso, Belle-Fontaine;

 

2° Aux deux douars-communes Bouzegza et Arbatache; le premier, section de la commune Saint-Pierre-Saint-Paul ; le second, formant quatre sections réparties dans les communes précitées de : Saint-Pierre-Saint-Paul, Arbatache, Rivet et L’Arba.

 

 

 

Les cantons de la montagne étaient: BENI-AÏCHA, BENI-AMRANE, DEBBARA, BOUTEKOUBA, BENI-KHELIFA ; ils forment les territoires suivants :

 

1° Communes de plein exercice : Ménerville, Souk-el-Had, Courbet-Zamouri et partie de Zaatra ;

 2° Le douar-commune des Krachna (Ménerville, P. E.).

 

 

 

 

 

 

 

 

25. OUTANE EL-ISSÈRE (1837-1844).

 

ISSÈRE-EL-DROUH. — Ouled-Medjekane, D. C. (Palestro, M.) ; Raïcha, D. C. (Bordj-Ménaïel, P. E.); Ouled-Aïssa, D. C. (Bois-Sacré, P. E.); El-Guious, ancien D. C, absorbé dans les territoires de colonisation d’Isserville et Bordj-Ménaïel.

 

ISSÈRE-DJEDIANE. — Aïne-Moudeur, D. C. (Bois-Sacré, P. E.) ; Bouberak, D. C. (Bois-Sacré, P. E.); El-Djediane, ancien D. C, absorbé dans les territoires de colonisation de Bois-Sacré et annexes.

 

ISSÈRE-GHERBI. — Issère-el-Ouïdane, D. C. (Bled-Guitoun, P. E., et Courbet-Zamouri, P. E.).

 

ISSÈRE-OULED-SMIR. — Ouled-Smir, D. C. (Bordj-Ménaïel,P.E.).

 

TEÛRA (1844). — Ancien D. C. du même nom ; territoire européen d’Isserville, P. E. (Voir n° 9).

 

OULED-MOUSSA (1844). — Ancien D. C. de Kouba-Sidi-Slimane, en partie exproprié, sauf le. village indigène des Ouled-Moussa, S. I. (Rebeval, P. E.).

 

SEBAOU-EL-KEDINE. — Ancien D. C. du même nom; village indigène, section de Rebeval, P. E.

 

 

 

 

 

 

 

 

26. AIT-TOUR (1844).— Beni-Tour, D. C. (Dellis,P. E.).

 

 

 

 

 

 

 

27.TEDELÈS ville (1844). —  Dellis, P. E.

 

 

 

 

 

 

 

 

28. AIT-SLIGUEM (AÏT-SLYEM). — Beni-Slyem, D. C. (Dellis, P. E.).

 

 

 

 

 

 

 

 

29. BLIDA et BENI-SALAH, partie (1840). — Blida, P. E., partie de Sid-el-Kebir, D. C, et Sid-el-Fodel, D. C. (Blida, P. E.) ; mais une notable partie des Beni-Salah était, sous les Turcs, composée de serviteurs religieux des deux marabouts précités et de fermiers ou tenanciers du Makhezène.

 

 

 

 

 

 

 

 

30. Ville de CHERCHEL (1834-1840). — Cherchel, P. E.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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CAPITALES Dénomination traditionnelle et usitée par les Turcs pour les grands groupes

 

PETITES CAPITALES. Dénominations traditionnelles des fractions, tribus, groupes, subdivisions.

Italiques Noms officiels modernes.

 

( ) Parenthèses.. Communes où elles sont situées.

 

D. C. Douar commune ou section constituée et délimitée.

 

S. I. Section indigène.

 

M. Commune mixte.

 

P. E. Commune de plein exercice.

 

T. C. Territoire de commandement.

 

K. Kaïdat.

 

C. Centre de colonisation.

 

 

 

 

(1) Dans les Outanes de la banlieue d’Alger où, en 1830, il n’existait plus de collectivités indigènes importantes, la soumission ne fut effective que par l’occupation permanente et normale des principaux points. La seconde date, ou la date unique placée après les noms des villages français, est donc la date de leur création, création souvent précédée de l’établissement d’un camp permanent.

 

(2) On devrait écrire et prononcer Bir-Otsmane-Reice, le puits du capitaine Otsmane.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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