Définition du mode de production de l’Algérie pré coloniale – 3ème partie –

15 03 2019

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’exploitation Beylicale Directe

En même temps que sur les corporations, sur les marchés, sur l’usage des moulins, de fours publics, etc.. Elle s’exerce sur les terres publiques couvrant d’importantes surfaces dans les environs des villes ; la banlieue rurale d’Alger : Sahel et Mitidja, est dite Dar Es Soltan, maison ou plutôt domaine du Dey ; mais sur ces terres, les fermes sont généralement remises à de hauts fonctionnaires turcs, pour ne pas reparler des trouées de propriété privée. Le palais du Dey d’autre part détient l’administration directe d’îlots domaniaux au milieu des provinces beylicales ; ces terres sont confiées à des agents du pouvoir, des terres incluses dans la région de Médéa par exemple à l’Agha des Arabes qui relève du palais ; mais déjà, celui-ci peut prélever pour son propre compte. Le trésor conserve cependant la gestion de quelques biens ; les greniers publics se remplissent en partie grâce aux livraisons des paysans qui cultivent des lots de terre publique ; les écuries du Dey sont ravitaillées ; et se perpétuent des troupeaux de moutons et de chameaux du beylik. La paysannerie, en particulier dans la Mitidja, est liée au service du palais par des contrats de khammessat. Un dépouillement des archives turques devrait révéler le poids des prélèvements puisque ce sont les bureaux du palais qui comptabilisent. Du fait de la décadence marchande de la Régence, la paysannerie placée dans la dépendance directe du Dey, a dû probablement subir un surcroît d’imposition ; sa condition semble pénible en 1830 ; plus particulièrement les tribus dites Raïet Dar Es Soltan du Titteri, qui sont même assujetties à des corvées, se trouvent dans une situation miséreuse, au dire tout au moins des militaires français qui ont pris en charge l’administration de la région.

Dans chaque province ensuite, les beys administrent également une part du domaine public, et l’on pourrait encore descendre l’échelle des pouvoirs pour voir des terres publiques gérées par des caïds ou d’autres titulaires d’autorité, ce qui montre bien l’enchevêtrement des statuts. Le plus généralement les terres restées publiques tombent sous le régime de Yazel (nouvelle complication au reste, il existe des azels gérés directement par le Dey). L’azel laisse des lots en concession
héréditaire aux familles paysannes, moyennant paiement réglementé de redevances.

Le régime de l’azel est mieux organisé dans le Constantinois, si bien que le pouvoir beylical trouvait là une meilleure assise ; après les réformes du bey Ahmed, il put même gagner le soutien de cette paysannerie qui devait aussi le service militaire. Pour le moins, par ce bon usage des terres publiques, le bey de Constantine possédait les moyens de faire front aux grandes familles seigneuriales proches comme celles des Mokrani ou des Bengana. Dans le beylik de Médéa et dans l’Oranais cela ne semble plus le cas, car de puissants chefs de tribus tirent profit des droits sur terre publique et de la terre publique elle-même, d’autant plus que lorsque le Dey et les Beys laissent des parts importantes du domaine public à des dignitaires ou à de grands personnages, les concessions tendent à devenir héréditaires. Ce n’est guère que dans les proches banlieues de
capitales, dans le Sahel d’Alger, qu’elles demeurent précaires ; dans les zones plus lointaines, seule une expédition militaire directe ou par agent d’exécution interposé, peut faire rentrer les terres, sous contrôle public, et encore très provisoirement bien souvent. Par ce type de concession, qui s’éloigne même si le nom est conservé, du régime de l’azel, l’on passe véritablement à une exploitation indirecte de la part du beylik, qui devient directe pour le bénéficiaire bien entendu.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 L’exploitation Beylicale Indirecte

Le khélifa du Bey du Titteri, nommé par le Dey d’Alger, se voyait confier la perception des impôts sur une tribu, celle des Rebaïa ; il en retenait les deux tiers pour lui, ne versant qu’un tiers au trésor ; cette tribu était dite lui être remise en azel. En outre, ce personnage conservait pour lui le produit de toutes les amendes infligées dans le ressort du beylik. La fonction ici s’accompagne  manifestement d’un bénéfice (et azel sert aussi à désigner cette pratique) qui consiste en droits publics et en droits sur la terre publique. Il en était déjà ainsi, somme toute, pour l’agha des arabes qui s’interposait entre le palais et la paysannerie de la région de Médéa et qui relevait de la juridiction du Dey. Cette concession de droits publics, et légalement de terre publique (le fief suit), qui médiatise l’exploitation se retrouve dans le cas de nombreux haouchs de la Mitidja remis à des dignitaires du palais, comme dans celui des attributions de terre et de droits à des chefs locaux investis de pouvoir. C’est à eux de mettre à profit, ce lot public et plus encore de faire fructifier les délégations de perception fiscale. L’on conçoit que l’exploitation devienne alors rigoureuse, soit que par crainte de perdre la faveur accordée (fonctionnaires du palais), les bénéficiaires se pressent de tirer le profit le plus grand dans les délais les plus brefs, soit que les chefs locaux abusent de la liberté de prélèvement qui leur est laissée. La terre publique nous apparaît ainsi comme partiellement féodalisée, et l’hérédité joue pour les familles puissantes et lointaines.

Le système des tribus maghzen n’est souvent qu’une variante de ce mode de gouvernement et d’oppression. Ainsi, en Kabylie, la tribu des Ameraoua dans la plaine du Sebaou est tribu maghzen parce qu’elle a reçu, en azel (le mot revient encore), les droits de faire payer les impôts aux tribus montagnardes environnantes ; ce qui n’est pas de tout repos. Il est bien certain que les profits du prélèvement vont aux familles qui sont à la tête de cette tribu, mais dans le statut maghzen, toute la tribu tire cependant avantage, car elle est exemptée de tout ou partie d’impôts (et encore il doit bien se produire des extorsions internes : amendes, offrandes coutumières, corvées plus ou moins déguisées). L’exploitation n’est allégée pour les uns, que pour retomber avec plus de gravité sur d’autres ; le régime du maghzen n’est qu’une commission d’exploitation fiscale. Bien évidemment celle-ci n’est payante qu’en soutenant des luttes incessantes ; la tournée de perception n’est qu’une expédition militaire ; l’on comprend que les luttes tribales ne s’expliquent pas par quelque esprit guerrier ou autre anarchisme congénital mais résultent des formes même de l’oppression ; elles sont d’abord des luttes sociales. Le statut des tribus maghzen est divers comme leur origine.

La plupart sont de constitution récente ; le pouvoir amalgame des groupes de population plus ou moins stabilisés pour en faire un corps militaire ; certaines seraient même issues d’anciennes troupes noires d’esclaves, comme les Douaïr et les Abid de la région de Berrouaghia. Moins enracinées, ces tribus plus artificielles encore que les autres, sont d’autant plus liées au pouvoir et plus efficaces dans leur rôle de percepteurs armés ; les chefs de tels corps militaires tiennent  toujours quelque peu des chefs de bande ; la colonisation aura facile de les prendre à son service. L’exploitation beylicale indirecte se transforme en réalité en une exploitation seconde rigoureuse.
 

 

 

 

 

 

 

 

 


Définition du mode de production de l'Algérie pré coloniale - 3ème partie -   dans Attributs d'Algérienneté 1545127999-s-l1600

Mascara – Moulin Arabe au Faubourg Bab Ali 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 L’exploitation Mixte

Celle-ci est établie sur un partage du pouvoir ou plutôt sur l’appui que se prêtent bon gré mal gré et avec des traverses, l’autorité beylicale d’une part, la puissance locale de l’autre. Dans les régions excentriques du Dar es Soltan soit en bordure de la Mitidja et pour les trois provinces, dans les pays de rebord montagneux encore accessibles, comme pour la zone tellienne méridionale, les
Turcs investissent d’un commandement des chefs de tribus ; ces chiouk reçoivent alors généralement le titre de Caïd et ils sont censés être le relais du pouvoir beylical, ce qui légalise si l’on peut dire leurs exactions. Bien évidemment, leur subordination à la Régence est fort variable ; leur force provient de leur emprise régionale sur les groupes de peuplement par suite de privilèges familiaux et de possessions de terres ; ils exploitent ainsi la paysannerie d’abord à leur profit,
et fort secondairement pour celui des caisses publiques. La part d’imposition qu’ils versent au trésor reste encore importante dans les zones où les troupes beylicales peuvent pénétrer sans trop de peine et régulièrement ; quand l’on s éloigne du siège du pouvoir par isolement montagnard ou par distance désertique, la dépendance devient de plus en plus symbolique. Ainsi, par exemple, les chefs de tribus qui surveillent les confins sahariens : caïd des Ouled Mokhtar (thellala – Aïn Boucif), ou la région du Sersou : famille Ferhat des Ouled Ayad, et même déjà la famille Ben Zamoun à l’entrée de la Grande Kabylie qui commande la confédération des Flissa, ne versent plus guère qu’un tribut de reconnaissance de la tutelle turque. Un pas de plus et le pouvoir devient indépendant du Dey et des beys ; l’exploitation qui subsiste, s’effectue alors à usage interne.

Cette exploitation mixte apparaît comme une forme intermédiaire entre la pression fiscale du beylik, et le prélèvement pour eux-mêmes des pouvoirs locaux ; elle correspond ainsi à cette trop fameuse ligne de sinuosité des dépendances à l’égard du souverain que l’on nomme à l’exemple marocain : Bleb Maghzen et Bleb es Siba. Au moindre relâchement d’autorité, c’est l’autonomie et la mobilisation des populations par les chefs locaux à leurs fins particulières. Remarquons encore que cette forme mixte se combine souvent à d’autres ; telle grande famille assoit sa fortune à la fois sur la détention de terres et de droits publics, sur l’exercice de pouvoirs reconnus par le souverain sur une région et par la domination d’une population sous liens directs ; pensons à ces seigneurs du pourtour Constantinois comme les Bengana, maîtres du pays et alliés (ou opposants) du pouvoir beylical. D’un mode d’exploitation à l’autre, il y a en même temps imbrication et gradation.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 L’exploitation Autonome à Hiérarchie Interne De Commandements

Cette formule est celle que l’on trouve comme naturellement appliquée, lorsque les liens d’allégeance au beylik deviennent symboliques. Celui-ci ne tire plus bénéfice de sa souveraineté ; son seul avantage étant le maintien d’une souveraineté toute formelle. L’exploitation s’effectue donc à échelle locale ou régionale ; elle profite aux grandes familles du pays. Si le mécanisme de l’oppression est aisément perceptible, il est difficile d’en apprécier la force, d’autant que la domination s’exerce par degrés et que la population diversement assujettie est tout aussi diversement frappée de contributions. Ce régime vaut essentiellement pour les régions steppiques et les confins sahariens ; l’exemple probablement le plus net est fourni par les Ouled Sidi Cheik du Sud Oranais.

Les Ouled Sidi Cheik constituent une confédération de tribus qui est conjointement ou de surcroît une confrérie religieuse : c’est déjà un moyen de cumul de prestige, de puissance, et dans le recueil de redevances et de dons. Cette confédération reste quasiment indépendante puisque ses chefs ne versent autant dire pas un tribut au Bey d’Oran mais se bornent à des échanges réguliers de cadeaux, ce qui revient à une reconnaissance d’alliance. Quand les militaires français voudront les mettre en subordination, ils objecteront qu’ils n’ont jamais prêter l’hommage pour souligner que liaison n’est pas dépendance. La famille dominante, qui a bien sûr ses conflits internes quand les héritiers cherchent à prendre le pas les uns sur les autres, étend ses pouvoirs sur un enchevêtrement de groupes tribaux dont la vie est à dominante pastorale ; c’est déjà là, matière à profit. De plus les Ouled Sidi Cheik contrôlent plus ou moins heureusement des tribus sahariennes ; même les Chambaa leur doivent contribution ; enfin ces chefs puissants ont établi une mainmise sévère sur les bourgs fortifiés, les Ksour qui entretiennent une vie agricole dans le Sud Oranais même, et leur souveraineté pousse une pointe dans la région tellienne ; la paysannerie de ces centres agricoles subit pratiquement un régime de livraisons forcées ; il serait permis d’évoquer le servage devant leur condition, d’autant qu’une cascade de mépris retombe sur ces misérables sédentaires. Sans qu’il y ait de régularité dans cet ensemble oppressif, l’exploitation n’en est pas moins à plusieurs degrés ; il incombe au reste, aux familles de puissance mineure, de ramifier encore les exigences fiscales, les exactions, les enrôlements pour le combat, les corvées.

Devant une telle autonomie d’exploitation, et en la considérant comme s’exerçant dans le cadre de formations sociales premières, presque naturelles comme les tribus, il est facile pour peu que l’on soit passéiste, de renvoyer à un stade élémentaire de l’évolution économique et sociale. Une confédération comme celle des Ouled Sidi Cheik nous ferait retrouver le moment de constitution de l’Etat, de formation de souveraineté à travers familles, clans et tribus. Une autre version de l’histoire du Maghreb veut qu’elle soit faite d’empires fondés sur le triomphe de tribus animées de forces primitives, et dont la puissance s’effondrerait ensuite par dégénérescence de l’élan tribal. C’est à voir ; car ces confédérations qui hiérarchisent les commandements, et c’est là leur essence, (et non pas la race), sont le fruit d’amalgames et de heurts entre populations ; elles descendent d’un tel passé fait de siècles de mouvement et de substitution de pouvoirs que plus rien en elles ne peut être tenu pour naturel, hors leur genre de vie ; il demeure que ces groupements politiques se maintiennent en autonomie, comme à part, tout en étant à l’intérieur du plus grand ensemble étatique qu’est la Régence. Ne suffit-il pas d’un peu d’histoire comparée pour découvrir qu’à l’époque moderne encore, des régions entières n’étaient pas intégrées au Royaume de France, qu’au XIXe siècle et au début du XXe siècle, l’Europe centrale était encore riche de principautés laïques ou ecclésiastiques, qui étendaient en toute autonomie leur exploitation sur des populations qui étaient tenues par le réseau des liaisons familiales et des relations régionales ? Et que dire de l’Ecosse et de l’Europe méridionale !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’exploitation Autonome Fondée Sur La Possession ou la Dépossession de la Terre

 

La reconnaissance de la souveraineté beylicale n’est pas amortie seulement vers le Sud semi désertique, elle est bien faible également en zone montagneuse de pénétration difficile. La puissance beylicale directe ou par délégation à des chefs locaux (caïds limitrophes) s’arrête en montant vers les hauteurs de Kabylie. Ce pays couvert de villages et de forêts est toujours à la limite de l’indépendance ou ne connaît qu’une soumission par épisodes. Les Kabylies sont les zones de la plus forte densité de population qui vit accrochée à des terroirs mis en valeur d’une façon intensive. Cette forme d’exploitation concerne ainsi un bon demi- million d’habitants, soit 1/6e  de la population totale de la Régence ; c’est ainsi un élément fondamental pour la compréhension du mode de production précolonial. Ordinairement, l’on oublie la Kabylie, ou bien l’étude économique est négligée sous prétexte que les montagnes kabyles échappent au fisc. Certes les expéditions militaires qui s’abattent sur le pays de temps à autre, et les efforts des caïds environnants pour lever des redevances ne sont pas toujours payants, quoique probablement moins infructueux qu’on ne le pense un peu vite. Mais là n’est pas l’essentiel. Comme dans les confédérations tribales autonomes, l’exploitation principale est bien ici interne, mais à la différence de ce qui se produit dans ces groupements à dominante pastorale, elle est fondée cette fois sur la possession de la terre, et c’est ce qui explique l’évolution qui conduit sur le chemin de la propriété privée et du travail libre.

La Kabylie présente une énorme originalité : le centre de gravité de l’exploitation est déplacé ; elle n’est que secondairement fiscale, même à échelle locale ; comme elle s’appuie alors sur la possession de la terre, elle réside dans l’usage profitable du travail d’autrui ; c’est ici la main-d’œuvre, la force de travail qui est directement exploitée selon les règles de la propriété privée. Ceux qui n’ont pas assez de terre ou ceux qui sont défavorisés dans la répartition familiale (les femmes en premier lieu) se dépensent en travail au profit des plus grands propriétaires ou de ceux qui dominent le petit groupe familial. C’est une vente déguisée de force de travail. Cette exploitation du travail devient évidente, dans le cas des dépossédés, des sans-terre qui sont bien vite des migrants saisonniers ou permanents qui vont offrir leur bras à l’embauche.

Dans les autres types d’exploitation, ce qui est une forme de la plus-value (ou si l’on veut, son mode premier) se dissimule dans le prélèvement d’une part du produit du travail opéré par pression fiscale sur les récoltes, et par prélèvement de redevances ou de faux cadeaux généralement en nature. Dans l’exemple kabyle, la plus-value est prise directement sur le travail. Dans ce que l’on appelle sans précision le mode de production asiatique, tout au moins selon le pur schéma d’un tel mode : oppression de communautés rurales réduites en esclavage généralisé par une classe dominante de fonction publique, l’exploitation est bien également fondée sur le travail par une sorte de corvée générale, mais elle s’exécute alors sous couvert de service public au profit de détenteurs de pouvoirs qui maintiennent la propriété publique ou collective (vue de l’esprit peut-être) ! Quoi qu’il en soit, en Kabylie, l’exploitation du travail se résoud au contraire en
appropriation privée du travail. Nous savons au reste que le statut de la propriété hésite à la frontière de la possession familiale et de la possession personnelle, ce qui n’est, pris sous une autre perspective, qu’une propriété familiale en décomposition. La Kabylie offre en définitive le moment le plus avancé d’une évolution qui se produit à vitesse inégale dans toute la Régence, celui du passage à la propriété privée ou de la désagrégation du bien de famille. La période coloniale et le temps présent voient ce mouvement à son terme, et les liens sociaux familiaux et plurifamiliaux se dénouent eux aussi.

Le paradoxe de la condition économique et sociale de la Kabylie réside dans le fait que cette appropriation privée s’accomplit sous couvert de formes sociales et politiques anciennes jusqu’à rupture des apparences. Au premier regard, et le don de seconde vue n’est pas très commun, la Kabylie est un domaine pour ethnographe, un écheveau de cousinages, un emboîtement de groupes familiaux, de communautés villageoises et de groupements fédéraux tranchés seulement par le recoupement des clans et des ligues, un monde ancien, patriarcal, une démocratie antique oubliée, ou bien une chefferie guerrière primitive, comme une renaissance éternelle de la première humanité. Mais en posant qu’au départ — ce qui est le communisme primitif — l’on a certainement confusion des formes politiques (pouvoir), sociales (parenté) et économiques (rapports de production), la différenciation de ces formes semble ici, tout à l’opposé, très marquée, puisque nous rencontrons des formes sociales qui conservent l’empreinte de la vie villageoise fortement endogame, des formes politiques qui subissent les vicissitudes d’indépendance et de subordination des pays montagnards cloisonnés, et par ailleurs des formes économiques qui évoluent sur la base d’une possession privative de la terre de plus en plus affirmée. Sur la ligne de cette évolution, nous allons vers la libération ou plutôt le dégagement d’une main-d’œuvre libre, prolétaire, au sens premier du mot.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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