Le Chaouia des Ouled Sellem – 5ème partie –

30 01 2019

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nom singulier masculin

 

Comme en zouaoua le nom singulier commence fréquemment par a,ou ou i :  

 

argaz, homme.

 

ouma, frère.

 

insi, hérisson.

 

 

 

 

Ou par deux sons voyelles dont l’un peut être partie du radical :

 

iyis, cheval.

 

ouououl, cœur.  

 

ayzi, petit chien.

 

aïrd’en, blé.

 

 

 

Mais souvent, comme dans le Chaouia de l’Aurès, le nom peut commencer par une consonne, par chute du son voyelle initial.

 

jareuf, corbeau.

 

fous, main.

 

kerri, mouton.

 

 

En zouaoua, ajarfou, afous, et ikerri, agneau.

 

 

 

 

 

Les noms masculins se terminent le plus souvent par une consonne, plus rarement par i ou ou.

 

ithri, étoile.

 

chit’ou, côte.

 

axr’arou, bois à brûler.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nom féminin    

 

Le nom féminin commence et finit normalement par un th ou un t, car la prononciation est souvent confuse. Mais il peut arriver que l’un ou l’autre de ces th ou t disparaisse :

 

thafounaseth, vache.

 

ennouth, pluie.

 

thikhsi, brebis.

 

 

 

Le d’ se substitue parfois au th au commencement du mot :

 

d’aserfeth, silo (en z. thaserafeth).

 

d’r’ard’ent, scorpion (en z. thir’erd’emth).

 

 

 

 

[REM. – Cette permutation du th et du d’ se retrouve, mais dans l’intérieur des mots, entre le zouaoua et le dialecte des Beni-Menaceur : ithbir, pigeon (z.), ad’bir (B. Menaceur)].

 

 

 

 

Certains noms féminins manquent enfin des signes extérieurs du genre :

 

issi, fille.   

 

 

 

 

Quelques-uns semblent avoir perdu, au contact du th final, leur dernière consonne radicale, qui subsiste dans d’autres dialectes berbères ou en arabe.

 

thachent’out, de l’ar. chent’ouf, huppe, touffe sur le sommet de la tête.

 

thafouth, soleil ; en z. thafoukhth, lumière du soleil.

 

 

 

 

Beaucoup de noms féminins sont formés du masculin correspondant par adjonction du t ou du th initial et final :

 

thaserdount, mule ; aserdoun, mulet.   

 

 

 

Mais, comme dans d’autres dialectes berbères, ils peuvent ne pas appartenir à la même racine que le masculin ; parfois aussi le féminin vient de l’arabe, le masculin est berbère, ou bien c’est le contraire :

 

iyis, cheval (b.), la’ouda (de l’ar.)

 

thikhsi, brebis ; kerri, mouton

 

thar’at’, chèvre ; aa’trous, bouc (de l’ar.)

 

 

 

Lorsque th ou t final se trouve en contact d’une dentale du radical il se produit ordinairement les mêmes faits de contraction, renforcement, etc., qu’en zouaoua.

 

 

 

 

 

 

 

 

Nom collectif et nom d’unité

 

La forme masculine a souvent le sens collectif, la forme féminine le sens d’unité.

 

 

 

 

 

 

 

 

Diminutif

 

Le diminutif se forme en général comme le féminin d’une forme masculine correspondante ; souvent un i ou un y euphonique s’introduit avant le ث final :

 

ar’enja, grande cuillère ; thirenjaïth, petite cuillère. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Noms pris à l’arabe

 

Ces noms conservent en général, par agglutination, l’article qui les précédait dans leur langue originelle aux cas déterminés. Mais ce n’est pas une règle absolue et l’on entend souvent prononcer le même mot, par une même personne, tantôt avec et tantôt sans l’article.

 

 

D’ordinaire aussi, lorsque le mot commence par une lettre solaire, l’assimilation de l de l’article avec cette solaire, qui se redouble, a lieu comme en arabe :

 

ezzith, huile.

 

ennouth, pluie.

 

 

 

 

 

 

 

 

Déclinaison  

 

Comme en zouaoua, la lettre initiale a du nom masculin devient ou au génitif ou dans le sujet placé après le verbe :

 

ikhef oud’rar, le sommet de la montagne (oud’rar au lieu de ad’rar).

 

itnabah’ ouid’i, le chien aboie (ouid’i au lieu de aïd’i).

 

 

 

 

Mais, comme encore en zouaoua, certains noms conservent l’a initial, tout en prenant un ou devant, dans les conditions sus énoncées. Mais ces mots semblent plus nombreux qu’en zouaoua et peut-être même y a-t-il une certaine latitude laissée à cet égard, de sorte que l’on pourrait dire indifféremment.

 

ouaksoum et ouksoum, viande.

 

ouad’fel et oud’fel, neige.

 

ouaman et aman, eau.

 

 

 

 

 

 

Les noms féminins commençant par th perdent dans les mêmes conditions, la voyelle qui suit ce th, et peuvent la remplacer quelquefois par un e muet :

 

thoudef themr’arth, la vieille entra.

 

thimecht’et tmet’t’outh, le peigne de la femme.  

 

 

 

 

Il en résulte, comme en zouaoua, des modifications du th ou du t du féminin au contact de la consonne suivante, avec laquelle il peut y avoir contraction.

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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