Le Chaouia des Ouled Sellem – 4ème partie –

26 01 2019

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Syntaxe

 

La syntaxe est des plus primitives. Elle est analogue à celle du kabyle, très voisine de celle de l’arabe parlé. On bornera à signaler que, presque toujours, le sujet se place après le verbe.

On dit mieux : Iouknou ouaksoum que Aksoum iouknou, la viande est cuite.

 

 

 

 

 

 

 

Particules annectives

 

Ces particules s’emploient comme en zouaoua, comme en français pour indiquer l’annexion entre deux substantifs.

Ex. : Ikhef m Oud’rar, le sommet de la montagne, groupe de mots où m joue exactement le même rôle que de en français.

Ces particules invariables sont m et n

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Particules attributive

 

La particule attributive d se place devant le mot attribut et remplace le verbe être.

Izmer ayi d’amok’ran, cet agneau est grand.   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Particules locatives

 

Ces particules sont, comme en Zouaoua, d et n. la première s’ajoute après le verbe pour indiquer que l’action s’effectue avec éloignement. Les règles d’emploi de ces particules sont les mêmes qu’en Zouaoua. Elles peuvent devenir id et in par euphonie.

Ex. : Manis id thousid, au lieu de Manis d thousid, d’où viens-tu ?

 

 

Ce d, dit de retour, peut donner au verbe l’idée de réitération.

Ex. : Oula, devenir ; Oula d, revenir.

 

 

Il sert aussi à éviter l’ambiguïté.

Ex. : Ekri ai d Aserdoun, loue-moi, donne moi en location un mulet. La même phrase, privée de d signifierait loue-moi, prends-moi en location, un mulet.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Négation     

La négation s’exprime en plaçant après le verbe che ou cha ; la défense de faire une chose s’exprime de même par cha ou che placé après l’impératif.

 

Aman a d’ah’li, cette eau est bonne.

Aman a d’ah’li che, cette eau n’est pas bonne.

 

Thecharath cha tiçt’olt. Ne remplis pas le chaudron.

 

Sr’in cha, ils n’ont pas acheté.

 

 

On peut aussi employer les deux particules oula et che placées, la première avant, la seconde après le verbe, comme our et ara en Zouaoua.

Ex : Oula d’souekh che, je ne boirai pas.  

 

 

 

 Remarque – Oula d’, dans cet exemple, est une contraction euphonique de Oula ad’.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Interrogation

L’interrogation se fait en présentant successivement les deux hypothèses positive et négative au sujet du fait dont on veut avoir connaissance. Ex : pour dire, ont-ils acheté ? on dit : Sr’in cha nour’ Sr’in, c’est-à-dire, ils n’ont pas acheté ou bien ils ont acheté.  

 

 

Remarque – c’est aussi de cette façon, le plus souvent, que se fait l’interrogation dans l’arabe parlé algérien.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Prépositions

 

Les prépositions les plus employées sont :

 

d’ ou d’i, dans.

 

fel, sur.

 

r’er, vers (idée de tendance vers).

 

li, vers (idée d’arrivée à).

 

séma, à côté de (de l’Ar.).

 

tmasit, à côté de (probablement par métathèse de la précédente).

 

zeddou, sous

 

zenni, sur.

 

 zfer, derrière (peut-être de l’Ar. l).

 

ezzath, devant.

 

s, avec.

 

 

 

 

 

 

 

 

Adverbes

 

Beaucoup de prépositions peuvent aussi devenir adverbes.

Ex : zenni, dessus et en haut.

 

azeddou et zeddou, dessous et en bas.

 

 

On a de plus :

d’in et d’inna, là-bas, mots qui semblent formés l’un et l’autre de n d’éloignement et de la particule démonstrative d’.

 

d’ayyi, ici

 

azekka, demain.

 

assa et assi  aujourd’hui ; formé de as, jour, et d’une particule démonstrative.

 

Assennat’ hier ; formé de as, jour, et de ennat’, autre.

 

It’it’en, avant-hier ; c’est-à-dire nuit de nuits.

 

 azolh’at’, à gauche.

 

 ayfous, à droite (ay, cette, fous, main).

 

mani, ou ?

 

manis, d’où ?

 

mata, comment ?

 

hatha et hathaya, voici ; probablement de l’ar. ha d’a, voici ceci ; hathaya n’est qu’un augmentatif.

 

r’i, seulement, rien que. De l’ar. r’ir.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Conjonctions

 

Les conjonctions les plus employées sont :

 

r’un et nour’, ou, ou bien.

 

Pour que, afin que, etc., se suppriment ou se traduisent par des mots arabes.

  

  

  

 

 

 

 

 

 Numération

 

Sauf les mots ouèt’, un et yt’, une, sen, sennat, deux (masc.), sent, sentath, deux (fém.), qui sont berbères, tous les autres mots employés pour compter sont arabes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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