Algérie d’antan: L’école arabe
6 09 2018
Situation de l’enseignement avant 1830:
L’enseignement primaire s’adressait aux enfants de 6 à 10 ans environ, auxquels on enseignait dans un local généralement attenant à la mosquée, le Coran, les principes élémentaires de l’Islam, des notions de lecture et d’écriture. L’enseignement secondaire était donné aux enfants de 10 à 15 ans dans des locaux attenants à la mosquée ou dans des zaouïas. On enseignait la lecture, les commentaires du coran et des notions élémentaires de grammaire. L’enseignement supérieur était réservé aux étudiants aux âges très divers appartenant le plus souvent à des familles lettrées ou vouées à la vie religieuse. Le programme comportait: droit, jurisprudence, théologie, hadith, parfois des notions de géographie, d’histoire et d’astronomie.
Par ailleurs Henri Weiler note: « Il n’y avait à Alger, ni ailleurs rien qui pût faire songer aux universités musulmanes d’El Azhar du Caire, de la Zitouna de Tunis, de la Qaraouyine de Fès. Il n’y avait véritablement aucune organisation de l’instruction publique, mais on donnait de nombreux cours surtout religieux.«
Après 1830:
La France s’intéressa d’abord à l’enseignement secondaire qui devait fournir ultérieurement les cadres nécessaires à l’enseignement de l’arabe. Trois medersas furent crées, en 1850 à Médéa, Tlemcen et Constantine. Par la suite la medersa de Médéa fut transférée à Blida, puis à Alger et finalement à Ben Aknoun. Ces medersas ont été transformées en ‘lycées d’enseignement franco-musulmans’ en 1950.
Le rôle des medersas était de former des cadres pour l’enseignement de l’arabe, pour la justice (cadi, bachadel, adel) et accessoirement pour le culte (muphti, imam). Le corps de mouderrès fut créé en 1851. Les matières qu’ils devaient enseigner dans les mosquées étaient: langue et littérature arabe (obligatoire), théologie, droit canonique et civil (facultatif). A partir de 1889, l’enseignement de l’arabe dans les Ecoles Primaires indigènes devient obligatoire. L’arabe dialectal était enseigné à raison de 2h 30 par semaine dans les cours préparatoires, élémentaires et moyens et l’arabe classique une heure par jour, dans les écoles qui préparaient au concours d’entrer dans les medersas. Les futurs instituteurs recevaient à l’Ecole Normale de Bouzaréah la formation correspondante. En 1938 les mouderrès furent autorisés à remplacer ces instituteurs pour l’enseignement de l’arabe. En 1949, la fusion des enseignants A et B (anciens enseignants européen et musulman) unifia les programmes dans toutes les écoles primaires.

Algérie – Ecole Arabe: Taleb recopiant le Coran – 1900



Ecole arabe – Biskra


Tlemcen, Medersa - 1895

Tlemcen, grande nef de la Medersa – 1885

Ecole Arabe, Alger - 1880

Maître d’école arabe

Constantine, école professionnelle Arabe de Mme Sausserote – 1900

Biskra, Ecole Arabe - 1930


(Photochromie)
Algérie, école arabe – 1900

Mostaganem, école arabe - 1910

Miliana, nouvelle école arabe – 1900

Alger, La Medersa: Ecole Supérieur Arabe.

Ecole arabe dans le désert

Alger, La Medersa: Ecole Supérieur Arabe – 1947

Miliana, Écoliers à la nouvelle école arabe - 1900


Ecole indigène

Algérie, Une Ecole Indigène

Aumale, école indigène


Constantine, mosquée et école musulmane de Salah Bey, sur la place Négrier - 1895


École Nomade Saharienne – 1954

Une école arabe

Alger, enfants dans une école arabe

Enfants à l’étude dans une école indigène.

Tlemcen, la medersa – 1900

Constantine, intérieur de la medersa
Aumale, La Médersa

Constantine, La Médersa

Tlemcen, un coin de la medersa

Alger - Entrée de la Médersa

Constantine, La Medersa - 1900

Alger, La Medersa – 1900
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