• Accueil
  • > Histoire
  • > Grandes Personnalités ayant visité El-Bayadh (Géry-ville)

Grandes Personnalités ayant visité El-Bayadh (Géry-ville)

23 06 2018

 

 

 

 

 

La ville, par sa composante multiraciale et la venue de la légion étrangère qui s’est installée, a drainé des contingents de diverses nationalités. A cela il faut ajouter qu’au milieu et à la fin de la deuxième guerre les prisonniers qui sont capturés furent emmenés dans la ville et particulièrement des officiers allemands. En décembre 1944 il y avait dans le camp de Géry-ville 875 officiers allemands et 135 soldats simples. On trouvait dans la ville alors des arabes, des français, polonais, hollandais (un Di lippe mort en 1943 d’une famille royale), allemands (un neveu de l’empereur), espagnols, portugais, autrichiens et italiens comme le chef chantier de la commune. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mort du neveu de l’Empereur d’Allemagne

 

 

Voici ce qu’on lit dans la revue l’illustration de samedi 13 juillet 1913 dans un article publié par son correspondant de guerre sur la légion étrangère : Ce qu’on appelle en France le grand public ne soupçonne pas l’incroyable diversité d’origine, d’éducation, de situation sociale de ces hommes. Par suite de circonstances exceptionnelles on apprend, un jour, par exemple, que le légionnaire de 2e classe Muller, mort à l’hôpital de Géry-ville, est bel et bien le cousin de l’empereur d’Allemagne. Un Hohenzollern ! « Quand ce sera fini, dit-il à son capitaine, qui est venu le voir sur son lit d’agonie, je vous prie de regarder sous mon traversin, vous y trouverez un portefeuille et des papiers constatant ma véritable personnalité ; mais, d’ici là, permettez-moi de mourir en paix. » Et cet évêque, que je trouvai en fraction devant le quartier général de la division d’Oran, aux grandes manœuvres du 19e corps, en 1894 ! Les Hohenzollern  sont une famille qui a gouverné l’Allemagne et la Prusse depuis plusieurs siècles. L’empereur allemand à cette époque était en fait Guillaume II. Voila ce que raconte une autre version : une épidémie de typhus en Algérie fit de nombreuses victimes et, parmi elles, un légionnaire fort réservé et d’une parfaite distinction. Son commandant de compagnie, le capitaine Mérolli, qui recueillit son dernier soupir, apprit de sa propre bouche alors qu’il était prince de Hohenzollern, cousin de Guillaume II et général de division allemand. Prévenu, le Kaiser envoya dans le port d’Oran un croiseur pour récupérer la dépouille de ce prince du sang de la Maison de Prusse. 

 

 

 

Le journal « le progrès » de bel-abbès raconte la version suivante : il y a environ quinze années, un jeune Allemand, grand, frêle et blond, s’engagea au 2ème Etranger, I sous le nom d’Albrecht Nordemann. Il était inconnu, pauvre, triste, silencieux et mal portant. Dix mois il vécut, parmi les légionnaires de Géry ville, qui, pris de pitié pour sa faiblesse, firent pour lui toutes se corvées, le soignèrent, et le dorlotèrent comme on fait à un enfant qui ne doit pas vivre bien vieux. En effet, un an ne s’était pas écoulé, que ce Nordemann mourrait de phtisie, en remerciant, larmes aux yeux, ces officiers, ces médecins, ces soldats de la Légion, d’avoir, comme des frères attentifs, distrait et soulagé ses dernières heures. Cependant, huit jours après sa mort, un vaisseau de guerre allemand, pavillon en berne et canons tonnants, vint prendre la pauvre dépouille. Car ce petit, dont le dernier mot et la mort même furent un témoignage d’amitié et de gratitude pour notre Légion étrangère, ce pauvre petit, c’était Albert Frédéric, prince de Bade, cousin germain de votre Empereur. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Visite du ministre de la guerre 

 

 

Le ministre de la guerre du gouvernement français a fait une visite à Géry-ville. Il a été accueillit par une foule devant le monument aux morts ou se trouve actuellement la maison de la culture – bien curieuse coïncidence entre mort et culture – par quelques colons et certains autochtones. Il s’agissait vraisemblablement de l’année 1913. Il fut ministre pendant l’année 1906 et en 1913. A côté de ce monument se trouvait l’ancien commissariat de police français et le café « de bordeaux ». En bas on signale un Bar devant lequel se trouvaient deux grands muriers qui donnaient des fruits noirs très sucrés. Eugene Etienne était président du parti colonial et député des colons. On voit sur la photo prise à l’époque quelques autochtones avec leurs djellabas ainsi que des colons autour de la voiture du ministre qui est en train de descendre. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Grandes Personnalités ayant visité El-Bayadh (Géry-ville) dans Histoire 1523269579-arrivee 

 Géryville: arrivée de M Etienne ministre de la guerre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Visite du gouverneur Lutaud 

 

 

Il s’agit du gouverneur civil Lutaud qui fut gouverneur d’Algérie de 1914 à 1918. Il fit une visite dans le sud et à Géry ville probablement vers 1917. Il y a une photo de cette visite montrant des gouarires avec leurs fusils de barouds et leurs gilets souhaitant la bienvenue à l’hôte de la ville qui va présenter un rapport plus tard à Alger sur la situation du sud. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1523269225-arrivee dans Histoire

 Géryville – Arrivée de M. Lutaud, gouverneur générale (pour général) de l’Algérie (avec très jolie animation) 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ibn-Badis 

 

 

Le fondateur de l’association des ulémas musulmans est venu de Constantine à El-Bayad en 1933 et avait fait un prêche à la mosquée rustique qui est la plus ancienne de la région et se trouve à la place sidi Abdelkader au centre de la ville. Parmi les mots qui sont retenus par la population l’alem a dit qu’il sentait l’odeur du baroud de ces montagnes. Ibn-Badis a créé aussi le journal chihab. Parmi les anciens membres de l’association on cite principalement l’imam de la mosquée antique Taieb Badaoui bien connu dans la région ainsi que bahous bounoua. C’est bien malheureux qu’on ne trouve pas dans les archives les étapes cette visite. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Imam de Médine 

 

Parmi les visiteurs de marque on peut citer avant le début de la guerre celle du Moutawef et Serviteur de la grande Mosquée de Médine, ville du prophète que la paix soit sur lui. Cet Imam s’appelait Cheikh Errifai. Il a fait ses prières dans la mosquée Bilal de centre ville. Il est venu chez les Ouled Moumen qui vivent juste sous le versant Est du mont Bouderga. Lors de son passage entre Bougtob et Kef l’Ahmar et suite à une panne sur la route, un bédouin les invita et leur fit un thé. Il emmena sa bouilloire et alluma un feu avec des crottins séchés de brebis.Le Cheikh en voyant les crottins en flamme eu peur que la fumée n’altère le gout de l’eau et par conséquent du thé. Le bédouin très espiègle compris se qui se passait dans sa tête et lui dit : Cheikh, jamais un pur –horr- n’est altéré par un bâtard –barhouche-Quant il fit un prêche dans la mosquée il dit aux gens qu’un bédouin d’Algérie m’a donné une leçon que je connaissais pas et leurs raconta l’histoire. 

La philosophie de cette histoire c’est que le cheikh a voulu faire passer un message de ce qu’il a compris lors de son voyage dans la région : le peuple algérien pur par son islam ne sera jamais altéré par les années de colonisation. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’écrivain Guy de Maupassant   

 

 

 

Le romancier français est venu en 1881 à Géry-ville comme reporter d’un journal qui s’appelait le gaulois. Il est resté plusieurs jours entre Saïda et El-Bayad pour couvrir la révolte du cheikh Bouamama. 

Il est né en août 1850. Maupassant est élevé pas sa mère, passionnée de littérature. Un autre auteur Gustave Flaubert aida Maupassant à devenir écrivain en lui donnant des conseils. Après le succès de ses livres intitulés Boules de Suif en 1880, et de  La Maison Tellier publié en 1881 Maupassant abandonne son emploi dans un ministère et se consacra à l’écriture. Il publia des recueils de nouvelles, des romans. Il meurt en juillet 1893. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Auteur Roger Duvollet  

 

 

Le Père Roger Duvollet est né à Vesoul dans la Haute- Saône le 27 août 1911. Il est venu comme missionnaire des pères blancs en Algérie. Il vécu à El-Bayad de 1940 à 1945 en entamant quelques séjours à Alger et en Tunisie. Il était en relation avec les scouts. Bien connu au Sahara, il parlait l’arabe couramment. C’est un auteur de 24 tomes sur ses mémoires et l’histoire du désert. Il a édité un livre intitulé : proverbes et dictons arabes en 1980. Parmi ses écrits on peut citer à titre d’exemple : Brise d’Algérie et Sirocco du Sahara Ainsi furent Algérie et Sahara ; Visages et Paysages d’Algérie et Sahara ; Mon pays : Mieux que Damas et Soie écarlate ; Vu et entendu en AlgérieTunisie et SaharaRayon de soleil de l’Algérie et du Sahara . 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Gouverneur d’Algérie Naeglen 

 

 

La ville avait aussi vue la visite du gouverneur général d’Algérie en 1940 et du ministre gouverneur de l’Algérie Naeglen en 49. Ce dernier était chargé de faire des élections dans le pays mais il y eu une grande fraude ourdie par les colons. Cette visite eu lieu le mois de mars 1949. Voici ce que dit l’administrateur civil de la commune de Géry-ville : c’était jour de fête, les maisons étaient pavoisées et les fenêtres garnies de teintures multicolores. Un grand arc de triomphe voûté d’alfa et aux couleurs tricolores avait été dressé à l’entrée de la place centrale. Le sol était recouvert de somptueux tapis djebel amour et dehors des cavaliers en montures impatientes. Alignés devant l’église, des nomades venus du sud pour saluer le grand Hakam du haut de leurs méharas dédaigneux. Les enfants des écoles venus avec leurs maîtres prêts à agiter leurs petits drapeaux. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’Archevêque Mercier 

 

 

Il s’agissait de l’évêque du Sahara, région qu’on nommait « le plus grand diocèse du monde » pas sa grande superficie. Il était appelé le grand marabout blanc par les Musulmans, Mercier fut nommé le 8 Décembre 1948 vicaire apostolique du Sahara et évêque de Celerina.  A cette époque on recensait seize mille chrétiens groupés dans 150 oasis. Il portait une chéchia rouge, un burnous. Il effectue des visites dans les campements des petites sœurs de Jésus qui vivent sous la tente dans le désert comme dans la région d’el-abiodh Sid Cheikh. Ce grand marabout visita Géry-ville plusieurs fois car il était piloté par le Père Harmel de l’église de la ville et était aussi un ami du docteur Gabillon. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Khalifes de la voie soufie « Tijania »: 

 

 

De part l’existence de mourides, Moqadem et la ville de Bousemghoune lieu de résidence et recueillement du grand maître de la voie soufie tijania, les khalifes ont eu pour habitude de passer par la ville d’El-Bayad au mois d’octobre de chaque année. Ils se déplaçaient pour visiter Chellala et la kheloua tijania de Bousemghoune. Ils avaient beaucoup d’amis ahbab de la voie dans les tribus des trafis. 

Parmi les représentants de la zaouia on cite : Sid el Bachir khalife de 1896 à 1910, Si Allal Tidjani khalife de 1910 à 1919, Si Mohamed El-Kebir khalife de 1919 à 1931 ; Si Mahmoud : khalife de 1931 à 1934, Si Taieb Tidjani : khalife de 1934 à 1973. C’est la voie soufie qui ouvrit la porte à l’islamisation du grand Sahara et de l’Afrique . Il faut noter aussi les visites régulières de Si Mohamed ben bahous de la zaouïa de sekhouna mort en 1954 et qui réalisa une zaouia à mouahdi dans la région de Rogassa. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Messali Hadj  

 

 

Père incontesté du nationalisme algérien, Messali Hadj créa le parti du peuple et était considéré par les colons comme agitateur et pro nationaliste. Après interdiction de son parti, il fonde le mouvement MTLD. Il fit une tournée au sud ouest avant les élections de 1947. Il avait comme candidat du « sud » Baki Boualem de Géry-ville. C’est vers le mois de mars 1947 qu’il est venu sous escorte policière dans un convoi de DS 15 cv. Il fit Aïn ouarka ou il passa la nuit, Bousemghoune et El-Bayad. Dans la ville, il est venu près de l’hôtel Vincent et fut hébergé chez Ziaro. Il s’agissait probablement d’un sympathisant du parti communiste qui était en bons termes avec le PPA. Il y avait dans le bourg beaucoup d’adeptes messalistes et nationalistes comme la famille Lekbir, qui vivait juste à côté de l’hôtel des Vincent, et presque tous les intellectuels arabes de la ville. Parmi les nationalistes il y avait les frères Lekbir Ahmed et Driss. Ce dernier fut emprisonné pour ses idées, jugées par les colons, trop nationalistes. Il représentait le mouvement pur et dur du parti du peuple. 

 

 

 

 

 

 

 

 

1523268700-hotel 

Geryville – Hotel Vincent

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le médecin du Sultan du Maroc 

 

 

Ce praticien est né en 1850 à Limeuil. Son père médecin, l’envoie faire ses études à Paris. Il est affecté comme médecin dans les hôpitaux d’Oran puis auprès du Bureau Arabe de Géry ville. C’est là qu’il apprend l’arabe et qu’il devient « arabophile » comme il le disait lui-même. En 1877 il va au Maroc lors de la création de la Mission militaire française. A Oujda il soigne la population, les soldats des garnisons marocaines et écrit un rapport avec une description du Tafilalet.  

Lors de son affection en qualité de médecin en 1876 à Géry ville, il disait : auprès du Bureau Arabe, au milieu d’une population composée d’indigènes ; c’est dans cette petite ville, que je devins arabophile. En effet, à partir de cette date il se livre à l’étude de la langue arabe et de ses dialectes, se mêle de très prêt aux arabes de la ville, entre en conversation avec eux et les écoute avec attention en leur donnant des soins. En 1879 il est transféré à Rabat où il se fait une bonne réputation et sa consultation est très bien suivie. En 1882 une épidémie de variole se déclare et le médecin se dépense avec dévouement. 

 

 

On dit que cette année là deux femmes du harem du sultan tombent malade et Linares est chargé de leurs soins, ce qui lui vaut d’être introduit au Palais et jouissait de la confiance du Sultan. Le ministre de France à Tanger, lui rend un vibrant hommage et on lui décerne la Légion d’honneur.

Il part alors en congé en France où il apprend la mort du Sultan en juin 1894. Il est alors renvoyé porteur d’une lettre du Président au nouveau Sultan. Il fut le premier ambassadeur français qui fut accrédité au royaume. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1523268919-vaccination 
Sahara Sud Oranais Bresina à 95 kms de Geryville Seance de Vaccination Medecine Prevention

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jules Verne

 

 Le grand écrivain et futuriste français raconte une traversée de la vallée de Géry ville en ballon en 1886. Voici ce qu’il dit dans le chapitre 12 de son livre intitulé « robur le conquérant » : Voici quel fut l’itinéraire de la journée du 8 juillet: Vue de la petite bourgade de Géry ville, créée comme Laghouat, sur la limite du désert, pour faciliter la conquête ultérieure du Sahara. – Passage du col de Sitten, non sans quelques difficultés, contre une brise assez violente. Traversée du désert, tantôt avec lenteur, au-dessus des verdoyantes oasis ou des ksour, tantôt avec une rapidité fougueuse qui distançait le vol des gypaètes. Plusieurs fois même, il fallut faire feu contre ces redoutables oiseaux, qui, par bandes de douze ou quinze, ne craignaient pas de se précipiter sur l’aéronef, à l’extrême épouvante de Frycollin. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le premier ministre de Madagascar   

 

 

Comme signalé, le premier ministre de reine de l’île de Madagascar à été mis en résidence surveillée par le gouvernement français à Géry ville vers le 10 mars 1896. Il fut destitué fin 1895 par les militaires français et son pays colonisé. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le gouverneur militaire de Paris 

 

 

Il s’agit du Général Moinier qui viendra en compagnie de sa femme pour assister aux fastes courses de Géry ville avant le début de la première guerre mondiale. Il représentait le gouverneur général qui se trouvait à Paris et qui adressa une lettre aux participants en 1913 : Monsieur le Gouverneur Général nous a fait l’honneur de nous adresser la dépêche suivante: « Retenu à Paris, vous exprime, ainsi qu’au commandant supérieur, aux officiers et au bachagha et aux chefs indigènes mes vifs regrets de ne pouvoir assister aux fêtes de Géry ville. Nous les remercions de ce souvenir et des bienfaits sans nombre dont les indigènes gardent une reconnaissance particulière dans leur cœur. MON GÉNÉRAL, Je vous demande la permission d’exprimer en quelques mots la pensée de tous. Nous vous remercions du fond du cœur d’être venu présider la grande fête qui nous réunit aujourd’hui et de lui avoir apporté la sanction de votre présence et l’éclat de votre autorité. Je vous demanderai de vouloir bien en neue temps d’exprimer aux femmes gracieuses qui se trouvent à cette réunion, combien nous sentons vivement le charme de leur présence et si Madame Moinier, tout particulièrement, veut bien agréer que nous mettions à ses pieds cet hommage ému, reconnaissant et respectueux, rien ne manquera à notre joie. Nous offrons aussi à nos hôtes aimables et particulièrement au service des remontes, l’assurance de notre gratitude pour être venu jusqu’ici s’unir à nous dans le sentiment commun qui donnera à cette réunion un caractère de solennité. Je dirai au Commandant Supérieur, au bachagha, à tous les Coins du Cercle de Géry ville combien nous les remercions de l’empressement avec lequel ils ont répondu à notre fête, en rendra le souvenir inoubliable pour tous ceux qui y ont assisté. 

En donnant cette année aux courses un éclat exceptionnel, nous avions à Cœur d’apporter au Cercle de Géry ville qui est, à certains points de vue, le plus beau et le plus grand du Territoire, un témoignage de sollicitude et d’encouragement ; nous voulions l’associer à son tour aux efforts que nous avons fait depuis deux ans et qui ont porté au double, comme a bien voulu l’exprimer le bulletin de Commerce de la chambre d’Oran la prospérité économique de la région, au double également le transport des marchandises en chemin de fer qui, si nous le voulons, peuvent encore porter au double l’élevage du Territoire et la fortune correspondante. Le développement de cette prospérité et la mise rapide à la disposition de la métropole de ces ressources énormes par des moyens modernes sont indispensables. Ce sera en même temps garantir à la France la viande fraîche dont elle a besoin et apporter aux indigènes la richesse et le bien-être lux les aimeront mieux les devoirs à l’industrie pastorale ou se réunissent à la fois les intérêts de leur tradition et la douceur de leurs souvenirs ancestraux, qu’à toute autre entreprise économique. Quant à nous, nous devons aussi la préférer aux autres, car elle donnera aux deux races une nouvelle Communauté d’intérêts et les associera davantage pour une collaboration immédiatement souhaitable et réalisable, en attendant le rapprochement définitif des esprits et des cœurs. Mais en un jour se courses, vous me reprocheriez de sembler croire que cet élevage particulier doit être le seul à encourager.  

Ici, c’est plus encore l’élevage du cheval qui mérite notre sollicitude grâce aux efforts admirables au service des Remontes, malgré l’énorme demande qui s’est produite de tous côtés, ce pays a pu fournir à la fois les chevaux nécessaires à l’existence de l’Algérie et ceux qu’exigeait la Conquête du Maroc. 

C’est dire que les besoins sont immenses et que l’élevage sera longtemps une industrie féconde. Il y a dans le cercle des ressources sans nombre et une qualité de cheval sans égal. Je veux profiter de l’occasion pour encourager les habitants du cercle à multiplier leurs produits, assurés qu’ils sont des débouchés fructueux et immédiats« ….fin de citation de cette longue lettre adressée aux notables et spectateurs des courses hippiques de Géry ville.   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  


 

 

 

 
    

 

 

 

 

 

  

 

 

 
 

 

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 

 
 

 

 

 

 

 


Actions

Informations



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>




Homeofmovies |
Chezutopie |
Invit7obbi2812important |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Trucs , Astuces et conseils !!
| Bien-Être au quotidien
| Cafedelunioncorbeilles45