L’Atlanthrope, le plus vieil Algérien connu

16 04 2018

 

 

 

 

 

L’Atlanthrope, le plus vieil Algérien connu  dans Archéologie 1518784463-da65419e

Mandibule d’Atlanthrope mauritanicus trouvé à Thignif

 

 

Cette mandibule fut retrouvée en 1954, dans la sablière de Tighnif, à la faveur de fouilles paléontologiques menées par le pr C. Arambourg. Elle appartient à une ancienne forme humaine du nord de l’Afrique qui vivait là il y a quelque 650 000 ans. Nommé alors Atlanthropus mauritanicus, aujourd’hui, sous le nom de Homo erectus, cet homme est regroupé avec de nombreux autres dont les restes ont été découverts de par le monde (d’après Balout 1955). 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au début des années 1950, Tighnif (Ternifine), lieu-dit de la région de Mascara, prenait une importance mondiale en livrant les restes d’un homme qui vivait là, il y a bien plus de cinq cent mille ans. Ces restes mettaient en valeur de nombreux outils connus depuis longtemps dans diverses parties du pays et bien d’autres qui allaient être retrouvés par la suite. L’une de ces trouvailles les plus récentes se situe entre M’sila et Barika, non loin de N’Gaous, et elle est particulièrement riche en promesses. 

 

 

 

 

En 1954, trois mandibules et des dents appartenant à une forme humaine primitive étaient retirées de la sablière de Tighnif (Ternifine). Cet homme ancien a reçu le nom « Atlanthropus mauritanius ». C’est une branche des « Homo erectus » qui regroupent les restes humains aux caractères semblables, trouvés dans différentes parties du monde. Le site d’où proviennent ces vestiges était connu de longue date. Des ossements fossiles puis des pierres taillées en avaient été retirés dès 1875 au cours de l’exploitation de la carrière. Balavoine, l’exploitant, avait dès l’abord saisi l’intérêt de cette découverte à laquelle s’associèrent très vite les noms de Tommasini, de Pomel et Pallary, spécialistes d’alors. Une première campagne de fouilles fut menée par P. Pallary en 1886. Le paléontologue C. Arambourg reprenait les travaux en 1931, puis de 1954 à 1956. Ces dernières campagnes ont livré plus de mille pièces, essentiellement des pierres taillées dites bifaces, et un imposant matériel osseux qui, associés aux restes humains, donnent au gisement un intérêt exceptionnel et le placent parmi les hauts lieux de la préhistoire mondiale. 

 

 

 

A la fin du XIXe siècle, les découvertes d’outils semblables à ceux de Ternifine se multipliaient dans l’ensemble de l’Algérie tant dans le Nord que dans le Sud où diverses missions d’exploration saharienne en trouvaient sur leurs trajets.  Ces découvertes s’inscrivaient parfaitement dans l’ensemble des connaissances qui se dessinait alors dans le monde et faisaient valoir la présence, en Algérie, d’un homme ancien utilisant des outils semblables à ceux que Boucher de Perthes avait formellement identifiés pour la première fois, en 1832, en France, dans la vallée de la Somme. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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