Le Cheval Arabe: Observations de l’Emir Abd El Kader
10 04 2018

Cheval Arabe / Algérie 1880
Quand il n’y a pas de notoriété publique, c’est par l’épreuve, par la vitesse unie au fond, que les Arabes jugent les chevaux, qu’ils en reconnaissent la noblesse, la pureté de sang; mais les formes révèlent aussi leurs qualités.
Un cheval de race est celui qui a :
Trois choses longues. — Trois choses courtes. — Trois choses larges. — Trois choses pures.
Les trois choses longues sont : les oreilles, l’encolure et les membres antérieurs;
Les trois choses courtes sont : l’os de la queue, les membres postérieurs et le dos;
Les trois choses larges sont : le front, le poitrail et la croupe
Les trois choses pures sont : la peau, les yeux et le sabot.
Il doit avoir le garrot élevé, les flancs évidés, dépourvus de chair.
La queue doit être très-fournie à sa racine afin qu’elle remplisse l’espace entre les cuisses.
« La queue ressemble au voile de la fiancée. »
L’œil du cheval doit s’incliner paraissant regarder le nez, comme l’œil de l’homme qui louche.
« Semblable à une belle coquette qui louche à travers son voile, son regard tourné vers le coin de l’œil perce à travers la crinière, qui, comme un voile, lui couvre le front. »
Les oreilles, .:- elles ressemblent à celles de l’antilope effrayée au milieu de son troupeau.
Les narines : — larges.
« Chacune de ses narines ressemble à l’antre du lion, levent en sort quand-il est haletant. »
Les boulets : — petits.
« Les boulets de leurs jambes de derrière sont petits et les muscles des deux côtés de la muraille sont proéminents (les parties interne et externe du paturon). »
Le toupet : -fourni.
« Au temps de la peur, monte une cavale légère dont le front est couvert par une crinière épaisse. »
Les cavités dans l’intérieur des narines entièrement noires ; si elles sont partie noires et partie blanches, le cheval est de médiocre valeur.
Le sabot : — arrondi.
«Le sabot ressemble à la coupe de l’esclave. »
Les fourchettes : — dures et sèches.
« Les fourchettes cachées sous les sabots se découvrent quand il lève les pieds et ressemblent, par leur dureté, à des noyaux de dattes, s’échappant, sans se briser, sous le coup d’un pilon. »
Les fanons : — épais.
« Ils ont des fanons qui ressemblent aux plumes noires cachées sous l’aile de l’aigle; comme elles, ils deviennent noirs dans la chaleur du combat.»
Le sabot : — dur.
« Ils marchent sur des sabots durs comme les pierres d’une eau stagnante, couverte de mousse. »
« Quand mon cheval court vers un but, il fait entendre un bruit semblable à celui des ailes qui s’agitent, et son hennissement ressemble à la voix mélancolique du rossignol. »
« Son col est long et gracieux comme celui de l’autruche mâle ; son oreille est fendue en deux et son œil noir plein de feu. »
« Par son élégance, il ressemble à une image peinte dans un palais, il est majestueux comme le palais lui-même. »
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