La Casbah D’Alger au 17ème Siècle

23 03 2018

 

 

 

 

 

La Casbah D’Alger au 17ème Siècle dans Architecture & Urbanisme 1516442783-casb0011

Vue du port et de la casbah en 1830

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Casbah, socle de la Medina et donc d’Alger, devint célèbre avec l’arrivée de la fratrie Barberousse, ainsi que les Morisques et les Marranes chassés d’El Andalous.

 

 

Dans sa globalité, La Casbah était délimitée au nord-ouest par la mer, à l’est par le Square Port Saïd et le Boulevard Ourida Meddad, au sud par le Boulevard de la victoire, à l’ouest par la rue Azouzi, frôlant le Jardin de Prague et finissant à la rue Icosium.  La Medina, y compris le côté littoral, était encerclée par 3 100 mètres de muraille. Tout le long du périmètre, des tours de guet jalonnaient l’enceinte de la cité.

 

 

Un autre type de cloisonnement était aussi appliqué à l’intérieur de la cité. Cette pratique est typique de style urbain musulman où la ségrégation homme-femme était la norme. La rue appartenait aux hommes, les femmes étaient reléguées à l’astreinte de leur domicile. Cette ségrégation se nomme la « Horma » en langage populaire. Ce terme à une connotation avec harem, et aussi avec le mot « Haram », signifiant prohibition dans le lexique de la Charia.

 

 

Les exigences de la Horma avaient donné un standard architectural indépendamment de la fortune du propriétaire et de la taille de sa demeure. Les habitations de la Casbah étaient conçues pour garder la gent féminine loin du regard des hommes, comme le prescrit la Charia.

Derrière les barreaux de fer, des lattes de bois entrecroisées et d’épais rideaux, arrêtent les regards indiscrets des passants voyeurs.

 

 

 

 

 

1516443791-normal dans Architecture & Urbanisme

 

 

 

 

 

Outre la division de la topographie et du statu social, il existe une autre division dans l’espace de vie, on peut ainsi dire qu’il y a : La « Haute Casbah » des femmes au ‘Esttah’ (terrasse) et la « Basse Casbah » des hommes ‘Zenka’ (rue). 

Bien avant l’arrivée des Ottomans et des Français, la divisions se faisait déjà selon la topographie : le djebel, habité par les plus démunis ; et ‘Lawta’ (le plat) parsemé de résidences de notables, campements de milices, souks, mosquée et divers dépôts. 

Les points d’accès étaient au nombre de cinq : Bab Azzoun, Bab el-Oued, Bab Ajdid, Bab Labhar, et Bab Jazira. Les rues reliant les portes se rencontraient devant la mosquée Ketchaoua. 

 

 

 

Klein, rapporte que le nombre de portes d’accès était de six. 

Bab Jedid, datant du 16ème siècle, c’est par là que pénétra l’armée française, en 1830. Porte détruite en 1866. 

Bab Azoun, la porte historique d’Alger.

Bab Labhar, front de mer

Bab Jazira, aux abords de l’ancien Penon.

Bab el-oued.

Bab Ramdan, voisine d’el Kettar. 

 

 

Toutefois, Haedo fait mention de neuf portes, dont six avec gardes et cavaliers. Selon cette même source il avait aussi en dehors de l’enceinte, trois « Bordj », forteresse, implantées à des pointes stratégiques pour contrer d’éventuelles attaques.   

Les rues reliant Bab Azoun à Bab El Oued forment la ligne de démarcation entre la Haute et la Basse Casbah. 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1516443480-3362583737-65cd02ac9f-o 

Vue générale prise du haut de la casbah 1890

 
 

 

 

 

 

 

 

 Haute Casbah 

 

 

La haute Casbah est compressée de maisons contiguës, souvent adjacentes, enfermées dans une enceinte délimitée par une muraille tout le long de sa circonférence. 

Elle abritait les démunis qui habitaient de modestes demeures. Des chefs de familles, en général commerçants ou artisans. 

Les maisons avaient des cours intérieures rectangulaires ou carrées, d’environ 4 sur 5 m de côté, cernées de chambres d’égales dimensions, avec des fenêtres qui donnent sur la mer. 

Les plafonds étaient bas, les portes étroites, les cours recouvertes de carrelages et garnies de fleurs et de plantes aromatiques.  Vu la contiguïté des lieux, l’extension des bâtisses se faisait aussi bien en vertical qu’en horizontal. Pas plus de deux étages en hauteur, et des maisonnettes sur les côtés, était la norme. Les maisonnettes servaient de logis pour serviteurs et ouvriers. 

 

 

 

Les maisons étaient dotées de trois-terrasses réservés particulièrement aux femmes et aux enfants. Ces terrasses communicantes, avec vue sur la mer et à ciel ouvert, sont un havre de réjouissance pour les femmes qui y passaient beaucoup de temps. C’est aussi le lieu de rencontre avec les voisines qui pouvaient visiter presque toute la Casbah en hauteur. 

 

 

Les rues, plutôt des ruelles, étaient en pente, très étroites par endroit, couvertes parfois d’une voûte, elles conduisaient souvent dans une impasse. En dédale et sinueuse, elles étaient dépourvues de trottoirs et de chaussée. Aucun attelage ne pouvait les emprunter, excepté quelques petits ânes qui connaissaient le chemin. 

 

 

Dépourvues de salles de bains, les habitants utilisaient les hammams publics. Quelques maisons étaient dotées de puits, et de « Bit el ma » sorte de buanderie pour laver le linge. 

Des fontaines publiques étaient disponibles pour le reste des habitants. L’espace de vie était très restreint à l’extérieur des maisons, point d’arbres ni places publiques. 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Basse Casbah 

 

 

La Basse Casbah supplante et longe le site d’un ancien comptoir phénicien. Au contrebas du Mont Bouzaréah, façade sur mer, la Basse Casbah fait rade, elle est dotée d’assez d’espace en arrière-plan pour la construction d’édifice. C’est un piedmont qui permet la construction de maisons opulentes et qui laisse assez d’espace pour en faire un milieu urbain. Les maisons somptueuses, les palais et les palaces se trouvaient en Basse Casbah. 

 

 

 

La Djenina, bâtie en 1662 par le Pacha Ismaël, s’étendait du centre ouest de la place du Gouvernement actuelle, à la rue Djenina. Elle comptait de nombreux bâtiments, dont le Palais du Sultan construit par Salah Raïs de 1552 à 1556, la mosquée Djama Chaouch, le Dar Hamed, harem du Dey Hamed assassiné en 1805, les fours et les magasins de la manutention. Le petit jardin (Djenina) du Palais de Salah Raïs donna son nom à tout le quartier. 

 

 

Les Deys d’Alger habitèrent la Djenina jusqu’en 1817, époque à laquelle Ali Ben Hamed avant dernier dey d’Alger, se retira prudemment, avec son entourage et ses coffres à la Haute Casbah. Il y construit la forteresse Dar sultan Jadida pour s’y installer. 

 

 

Les maisons, grandes ou petites, étaient toujours bâties autour d’une cour pavée en pierre ou carrelage. La majorité des maisons avaient un rez-de-chaussée et un étage. Tout autour de la cour s’élèvent des colonnes de pierres ou de marbre pour soutenir une galerie qui mène aux étages supérieurs et à la terrasse.  Les appartements y sont construits dans le même ordre et dans la même forme que ceux de dessous.  

 

 

 

Les maisons ou ‘Dar’ sont raffinées et les maisons adjacentes sont appelées ‘Douera’ diminutif de ‘Dar’. Elles peuvent servir de magasins, ou d’habitation de second ordre. Certains quartiers étaient dédiés au commerce.

 

 

La Dar était essentiellement une maison bourgeoise abritant généralement une même famille de plusieurs générations. 

 

Les Menazehs sont les plus aérés. Les portes sont à deux battants et sont en bois sculpté, quelquefois une portière permettait le passage sans ouvrir les deux battants. Au-dessus de la porte, deux ou trois ouvertures de forme rectangulaire et surmontées d’un arc en plein cintre, permettaient la circulation de l’air lorsque les portes et les fenêtres étaient fermées. 

 

 

A défaut d’avoir un local dans les quartiers de commerce, les artisans utilisaient parfois un portique rattaché à leur domicile pour exercer leur profession. 
 

 

Les maisons sont dotées d’une cour interne cernée d’arcades et de piliers soutenant un ou plusieurs étages. Cette cour est le centre de la vie familiale, elle est souvent dotée d’un puits d’eau non potable. Les autorités ottomanes ordonnèrent aux habitants de creuser leur propre puits en prévision d’état de Siege. Les nantis se permettaient de petites vasques.

Le patio est pavé de marbre chez les aisés, et de carreau en terre cuite dans les maisons plus modestes. Les murs sont ornés de carreaux de céramique aux couleurs et motifs variés. 

L’accès aux maisons est pourvu d’une chicane qui fait tampon entre le « dehors » et le « dedans ». 

Au rez-de-chaussée, une grande chambre sert de lobby occasionnel au propriétaire pour les rencontres sociales entre hommes. La femme de maison avait le champ libre au niveau supérieur de la demeure. 

 

 

 

 

 

 

 

 1516444075-sainte-croix

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Édifices Ottomans 

 

 

Les Ottomans ont laissé leur marque en Algérie par les édifices construits dans la Casbah, Alger et sa banlieue. Notamment : des forteresses, des palaces, et somptueuses villas appelées Dar, quelques maisons de villégiature appelées Hafs se trouvent en dehors de la Casbah. 

 

 

Les différentes résidences officielles des gouverneurs, Beys, Berlebeys, et Deys étaient désignées « Dar Sultan », demeure du sultan.  
 

 

les premiers aménagements des quartiers de la Casbah furent entrepris entre 1552 et 1556 par Salah Raïs, ancien soldat de l’armée ottomane, originaire de Troie, il fut nommé Beylerbey par le Sultan. La résidence agrandie du Chef Toumi est probablement le « Dar Sultan » initial. Celle-ci fut détruite après l’arrivée des Français. 

 

 

 

 

 

 

 

Dar Sultan Jadida

 

Il ne subsiste qu’un rempart de la demeure en haute Casbah de Hussein, dernier Dey d’Alger. Le site fut rebaptisé Fort l’Empereur en honneur de Charles le Quint qui échoua dans sa tentative de la prise d’Alger. Appelé aussi Château Fort. Le Maréchal de Bourmont en prit possession en 1830.  

 

 

 

 

 

 

 

 

Dar Aziza 

 

 

Propriété de la fille du Dey Hussein, cet édifice fut construit entre 1552 et 1556. Propriété de Aziza-Bey fille de Bey, femme de Bey bey. L’édifice fut ravagé par un incendie de grande ampleur en 1844.

 

Devenu l’Archevêché, durant la colonisation française. Ce palais remarquable par ses marbres, ses faïences, ses broderies murales, devint la résidence de Monseigneur Dupuch en 1839, puis du Cardinal Lavigerie.  

 

Beaucoup plus tard, partiellement restaurée, la demeure abrita le siège de l’agence Nationale d’archéologie. Actuellement siège de l’office de Gestion et D’exploitation Des Biens Culturels Protégés.  

 

Dar Aziza se situe dans le quartier Souk-Djemâa, elle est délimitée par la place Cheikh Ben Badis et la rue Bab El Oued-Bab Azzoun. Récemment, le palais a subi des travaux de réfection suite au séisme de 2003.  

 

 

 

Image de prévisualisation YouTube

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dar Khdaoudj El Amia 

 

 

Cette somptueuse villa servit de résidence à plusieurs dignitaires, Ottomans et Français. Elle fut édifiée en 1570 sur les ruines de la Kouba Ben Ali, par raïs Yahia. La demeure est connue aussi sous le nom de Dar Khadidja El Amia (Khedija l’aveugle). Cette dernière l’a héritée de son père. 

 

La villa fut le siège de la première Mairie d’Alger sous l’occupation française. 

En 1961, l’édifice fut transformé en musée des arts et traditions populaires puis servit l’année suivante comme siège de l’administration du Théâtre Algérien. En 1987, le lieu regagne sa vocation de Musée des Arts et Traditions Populaires, avant de connaître une longue période de dégradation. 

 

 

 

 

 

 

 

Dar Mustafa Bacha  

 

 

Sa construction débuta vers 1798 sous Mostafa Bacha. Après l’arrivée des Français en 1830, l’édifice fut réquisitionné par le  7ème Régiment d’Infanterie Légère. Le palais fut occupé par le général de Trobriant. Il fut désigné Palais d’hiver du gouverneur français d’Alger entre 1839 – 1841. En 1846, il servit de siège à la bibliothèque nationale. 

 

Après l’indépendance du pays, il abrita le Ministère des Affaires Religieuses, puis Le Musée De La Gravure Et De La Miniature. 

Situé dans la rue du Soudan. Le palais fut classé Monument Historique en 1982. 

 

 

 

 

 

 

 

Dar Essouf 

 

 

Entrepôt de laine construit vers 1798. Durant l’occupation française, il fut le siège de la Cour D’assises Et Du Parquet Général.

L’édifice fut occupé en 1859 par le général de Martimprey. 

 

 

Pendant la guerre de l’indépendance, durant la bataille d’Alger, il servit de centre d’interrogatoires et de tortures par les militaires français. La demeure abrite aujourd’hui, le Centre National De Restauration Des Biens Culturels.

 

 

 

 

 

 

 

Le Bastion 23 Ou Palais Des Raïs   

 

 

Le Bastion 23 est ce qui reste d’un complexe de trois palais (17, 18, 23) ainsi que de six Douera. Vers 1750 la construction du site fut entamée par Raïs Mami qui doit son nom à ses origines albanaises. La voûte qui supporte l’édifice fut construite avec des pierres romaines de Rusguniae. Les magasins attenants à cette voûte furent construits en 1814 par Hadj Ali, sous le règne d’Hussein, ainsi que le relate une inscription placée au-dessus de la porte d’entrée de ce quartier 

 

Durant l’occupation française le palais servit successivement d’ambassade des USA, pensionnat pour jeunes filles, et de Bibliothèque Municipale. A l’indépendance du pays, en 1962, il fut d’abords squatté puis laissé à l’abandon pendant plus de 20 ans. Des travaux de restauration débutèrent en 1987.

 

 

En 1994, le Palais devient Centre Des Arts Et De La Culture, ouvert au grand public. Le palais est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, sous l’appellation « Bastion 23 » qui lui a été assignée par le cadastre français. 

 

 

 

 

 

 

 
 
Djemaa Ejdid  

 

 

La mosquée Djemaa Ejdid, du rite hanafite (turc) fut construite en 1660. Elle représente une certaine ressemblance avec Sainte-Sophie d’Istanbul, affectée au culte musulman en 1453. Elle possède un Coran richement enluminé, don d’un sultan du 18ème siècle. Elle est dominée par un minaret dont l’horloge placée en 1857, provient du Palais de la Djénina, démoli en 1856. 

 

 

 

 

 

 

 

Mosquée Ketchaoua 

 

 

Vers 1436, la mosquée initiale fut érigée sur une élévation de terrain appelée « Plateau des chèvres », d’où elle tire son nom en langue turque. Son expansion, vers 1613, fut l’œuvre des autorités ottomanes. Vers 1794 le Dey Hassan Bacha rénova complètement l’édifice dans le style d’architecture ottomane. 

Deux années après le débarquement des forces coloniales, la mosquée fut convertie en église, la Cathédrale St-Philipe. A l’indépendance du pays en 1962, elle reprend sa vocation première de mosquée. 

 

 

« On ignore la date de la fondation de la mosquée Ketchaoua. On sait seulement, d’après un acte de cadi, qu’elle existait déjà en 1612. En 1794, le pacha Hassan la reconstruisit suivant de plus grandes proportions et en prenant modèle sur la mosquée Es-Sida place du Gouvernement » (Klein, 1937) 

 

 

 

 

 

 

 

Dar Hassan Bacha, Palais d’hiver 

 

 

Le palais d’Hiver, Dar Hassan Bacha, fut construit vers 1790. Demeure luxueuse appartenant à un particulier. La façade, complètement reconstituée, est lourde et ne répond nullement à l’ensemble architectural. A l’intérieur, le grand salon officiel est surchargé d’ornements en plâtre. 

Sa porte principale avec un encadrement de pierre se situait à la rue du Soudan. Dar-Hassan-pacha, ainsi que deux maisons attenantes en palais se situent à la rue du Soudan. L’ensemble fut réquisitionné par l’Etat français. 

 

 

 

 

 

 

 

Les Maisons Hafs

 

 

Les édifices Hafs, maisons de villégiature pour les autorités de la Régence et les notables, furent rénovés et utilisés comme propriété étatique ou privée, durant la colonisation française. 

 

 

 

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
Villa Abdeltif : palais situé dans la campagne de la commune d’Alger. Exemple d’architecture des djenans du XVIIIᵉ siècle
 
Image de prévisualisation YouTube 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
aaaaa
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

 

 


Actions

Informations



2 réponses à “La Casbah D’Alger au 17ème Siècle”

  1. 3 02 2020
    Mahbub Rashid (21:59:22) :

    I am writing to request permission to reprint the following material from your publication or website:
    1. General view taken from the top of casbah in 1830. [Source: http://quintessences.unblog.fr/2018/03/23/la-casbah-dalger-au-17eme-siecle/
    2. View of the port and the casbah in 1830. [Source: http://quintessences.unblog.fr/2018/03/23/la-casbah-dalger-au-17eme-siecle/
    3. View of Bab el-Oued in 1830. [Source: http://quintessences.unblog.fr/2018/03/23/la-casbah-dalger-au-17eme-siecle/
    This material is to appear as originally published in a book, tentatively titled Physical Space and Spatiality in Muslim Societies: Notes on the Social Production of Cities by Mahbub Rashid.
    This book will be published by the University of Michigan Press, a non-profit organization, in Hardcover, paper, and e-book formats with an estimated press run of 500 copies. It will be approximately 300 pages long, with a price to be determined and is due to be published some time in 2020.
    I am requesting nonexclusive world rights to use this material in the above work in all languages and for all future editions, including electronic editions. If you are the copyright holder, may I have your permission to reprint the material described above in this work? Of course, it is understood that proper acknowledgment will be given, i.e., author, title, publisher, date, and copyright owner. If you are not the copyright holder, or if for world rights I need to seek permission from another source, will you please provide me with the necessary information?
    Thank you for your attention to this request.
    Sincerely,
    Mahbub

    Mahbub Rashid, PhD, RA
    Interim Dean/Professor
    School of Architecture & Design
    University of Kansas
    Marvin 200, 1465 Jayhawk Boulevard
    Lawrence, KS 66045
    Office: (785) 864-3114, (785) 864-4281, (785) 864-4405
    Email: mrashid@ku.edu

    Répondre

    • 5 02 2020
      quintessences (13:14:00) :

      It’s free non copyrighted Photos

      Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>




Homeofmovies |
Chezutopie |
Invit7obbi2812important |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Trucs , Astuces et conseils !!
| Bien-Être au quotidien
| Cafedelunioncorbeilles45