Administration de la province de Constantine sous Ahmed Bey – 1ère partie –

13 03 2018

 

 

 

 

 

Administration de la province de Constantine sous Ahmed Bey - 1ère partie -  dans Attributs d'Algérienneté 1515682825-salle-trone

Salle du trône des anciens Beys de Constantine

 

 

 

 

 

 

 

 

La province de Constantine, telle que la possédait Hadj Ahmed Bey, lorsqu’elle est tombée en 1837, était limitée : au nord, par la Méditerranée; au sud, par les déserts inhabitables que l’on rencontre après le Sahara; à l’est, par la frontière de Tunis, depuis l’Oued Souf, passant par Tébessa et à l’ouest du Kef, jusqu’à Tabarque; à l’ouest, par la chaîne des Biban, jusqu’aux villages des Béni Mansour (Bougie et la vallée de l’Oued Sahel n’étaient pas comprises dans ce territoire) ; plus au sud, sa frontière occidentale était marquée par les petits centres de Sidi Hadjeres et de Sîdi Aïssa, qui la séparaient de la province de Titteri 

 

 

 

 

 

Ses habitants se rattachent à trois races, se distinguant les unes des autres par les mœurs, le caractère et le langage. Ce sont:

1° Les Arabes, qui habitent plus particulièrement les régions méridionales de la province; 

2° Les Chaouia, établis dans la zone centrale; 

3° Les Kabyles, fixés dans là partie septentrionale, sur le littoral de la Méditerranée, et aussi dans les montagnes de l’Aurès.

 

 

 

 

 

 

Ces populations étaient divisées en arch, ou tribus, administrées chacune par un Caïd ou Grand Cheikh, qui était à la nomination du bey. La tribu se divisait en ferkas (séparation, fraction ), ayant à leur tête un Cheikh: La ferka se subdivisait elle-même en douar (réunion de tentes rangées en cercle); et le douar en familles ou tentes. Le plus âgé du douar et le plus riche en était ordinairement le Chef
Le Caïd relevait directement du bey, correspondait avec lui, recevait ses ordres et ne se trouvait en relation administrative qu’avec lui. Il faisait la police, arrêtait les malfaiteurs, jugeait les différends qui s’élevaient entre ses administrés, veillait à la sûreté des routes, présidait à la distribution des terres pour le labour, aidait les agents spéciaux du beylik pour la répartition de l’impôt, demeurait chargé du recouvrement, comme collecteur; enfin, il rassemblait les cavaliers de la tribu et marchait à leur tête, lorsqu’on les appelait sous les drapeaux. Il était aidé dans ses fonctions par un taleb, ou kateb (secrétaire), par un bach-mekaheli et par sa zmala. Il avait sous ses ordres les cheikh des ferka de la tribu. 
Dans les tribus douaouda (nobles), où une aristocratie puissante n’aurait pas accepté pour chef un étranger, le pouvoir était héréditaire dans quelques familles rivales ou alliées et, dans ce cas, le chef de la tribu conservait le titre de Cheikh.

 

 

 

 

 

 

 

 

Voici les principaux Caïd ou grands cheikh de la province, avec le nombre de tribus qu’ils administraient. 

 

Le cheïkh des Hanencha : 12 tribus ; 

Le cheïkh el-Arab : tout le Zab de Biskra et 11 tribus nomades; 

Le Caïd des Haracta, qui prenait le titre de Caïd el- Aouassi, et qui, à cause de son importance, résidait à Constanline, où il avait une petite cour : 32 petites tribus composées presque toutes de Chaouia; 

Le Caïd des Hanencha

Le Caïd des Zemoul, tribu militaire : administrait les Zemoul et une vingtaine de tribus; 

Le Caïd des Aurès :12 tribus; 

Le caïd des Ameur Cheraga : 6 tribus ; 

Le cheïkh ed-Dir, ou des Oulad Yahia ben Taleb, du côté de Tebessa; 

Le cheïkh du Belezma : 13 tribus ; 

Tous ces Caïdats se trouvaient dans la direction du sud.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le sahel et le sud-ouest comprenaient : 

 

Le Caïd des Oulad Braham : 11 tribus; 

Le Caïd de Skikda (Philippeville) : 9 tribus ; 

Le Caïd des Zardéza : plusieurs tribus kabyles; 

 Le Cheïkh des Zouagha: 4 tribus; 

Le Cheïkh du Ferdjioua : 6 tribus;  

Le Caïd des Abd en-Nour : 31 tribus;

Le Caïd des Tlaghmâ

Le Caïd des Âmeur Gheraba : 5 tribus.

Le Cheikh de Ksar et-Teïr, des Righa;

Le Cheïkh des Oulad Mokran, administrant là Medjana: 13 tribus. 

Le Caïd des Oulad Darradj, dans le Hodna.

 

 

 

 

 

 
 

 

 

 

En somme, la nomenclature des Chefs de la province, dont nous venons d’énumérer les principaux, peut se résumer ainsi : 

11 fonctionnaires avec le titre de Cheikh;
22 fonctionnaires avec le titre de Caïd;  
4 Caïds Commandant les villes de; Tébessa, Mila, Zarmoura et Msila 

En tout trente cinq fonctionnaires, sans y comprendre les tribus relevant directement du beylik.

 

 

 

 

 

 

Telle était l’organisation du chef-lieu et du beylik de Constantine; mais cette organisation basée sur l’arbitraire du chef et la vénalité des charges, incomplète,sans influence directe, sans contrôle; eut été bien faible pour soutenir la politique sanguinaire, mais énergique, des Turcs, et les maintenir dans un pays où leur: despotisme leur avait attiré tant de haines, si cette organisation n’avait eu pour puissant levier et pour raison,suprême, la force publique, le droit inexorable du sabre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 


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