Tribu des OULED SIDI CHEIKH

27 12 2017

 

 

 

 

 

Tribu des OULED SIDI CHEIKH  dans Attributs d'Algérienneté 1512209028-ouled-sidi-cheikh2

 

 

 

 

 

 

Elle se divise en Sidi Cheikh Cheraga (de l’est), et Sidi Cheikh Gh’raba (de l’ouest).

 

 

 

SIDI CHEIKH CHERAGA

Ouled Sidi el A’rbi

Ouled Sidi el Zeghem

Ouled Sidi Tahar

Ouled Sidi mahieddin

Ouled Sidi Bou en Nouar

Er Rhmena

 

 

 

 

 

SIDI CHEIKH GH’RABA

Ouled Sidi Abn el H’akem

Ouled Sidi Mohammed Abd Allah

Ouled Sidi el Hadj Ahmed

El Merasla

El Ma’bda

Ouled Sidi Ben Aïssa

Ouled Sidi et Tadj

Ouled Sidi Brahim

Ouled Ben Bou Saïd

Ouled Aziz

Ouled Sidi Sliman

 

 

 

 

 

 

Les Ouled Sidi Cheikh Cheraga campent ordinairement sur le territoire compris entre l’Oued Zergoun au sud, Stiten au nord, Bou A’lam à l’est, et les A’rbaouat à l’ouest.

Les Ouled Sidi Cheikh Gh’araba campent sur le pays compris entre El Bïod Gh’arbi à l’est, Figuig à l’ouest, et leurs montagnes au nord.

Leurs tentes, de couleur noire, sont toutes surmontées de bouquets de plumes d’autruche plus ou moins gros, selon la qualité du personnage ou la fortune de la famille; comme presque tous sont marabout, c’est là, disent-ils, un signe qui les distingue des tribus vulgaires.

Ils sont riches en chameaux, chevaux, moutons, chèvres et ânes, mais ils n’ont point de bœufs et très-peu de mulets.

Les soins à donner aux troupeaux ne les occupent point exclusivement; ils sont, par goût et par instinct, comme tous les Arabes, trafiquants autant que pasteurs; on les compte en grand nombre sur les marchés des Beni Mzab, de Metlili, de Figuig et de Timimoune dans le pays de Gourara.

 

Ils y portent:

Du beurre.
Du fromage.
Du blé.
De l’orge.
Des laines.

Des moutons. 

Des tapis nommés frach.
Des nattes.

Des cordes en palmier.

Des chapeaux de palmier ornés de plumes d’autruche.

 

 

 

 

 

 Ils rapportent des Beni Mzab:

Des fusils.

Des pistolets.

De la poudre.

Des balles.

Des pierres à fusil.

Des bernous.

Des h’aïk d’hommes et de femmes.

Des chemises en laine.

Des chaussures-brodequins.

Des babouches de femmes.

Du calicot.

Des épiceries.

De la coutellerie.

Du fer.

De l’acier.

Des fers à cheval

Des feutres pour selles.

Des laines filées et teintes.

Des teintures.

 

 

 

 

 

Ils rapportent de Timimoune:

Des esclaves nègres et négresses.

Des dattes.

Des vêtements de laine.

Du henna.

De la poudre.

Du tabac.

Des peaux tannées appelées filali.

Des saïe (pièces d’étoffes noires venues du pays des nègres; elles n’ont que six pouces de largeur; les femmes en font des ornements de tête).

 

 

 

Ils rapportent de Figuig les mêmes objets que ceux détaillés à l’article des Beni Mzab, et, en sus, tous ceux dont nous avons parlé ailleurs et qui sont tirés de (Fez).

 

 

 

 

Ils sont chérifs et prétendent descendre du premier khalifat du prophète, Sidi Bou Beker Seddik’, pour qui Mahomet aurait fait ce vœu:

Allah y’dja’l rekoubek sas, Que Dieu fasse que ta famille monte toujours à cheval, 

Ou rekeblek tenebas, Que ton genou soit toujours baisé,

Ou derritek tetàcha, Que ta postérité mange,

Ou ‘derriti tebka belach, Quand la mienne aura faim.

 

 

 

 

 

 

1512209805-s-l1600 dans Attributs d'Algérienneté

Si Ahmed Hamza – Chef des  OULED SIDI CHEIKH 

 

 

 

 

 

Malgré cette communauté d’origine, chefs et fractions ont été souvent divisés; mais depuis quelques années ils vivent en bonne intelligence.

La sainteté des Sidi Cheikh et l’influence de leur qualité vénérée, non-seulement n’est point contestée, mais, de temps immémorial, elle leur a attaché un grand nombre de tribus qui se sont déclarées leurs kheddam (serviteurs) et qui se font orgueil de ce titre. Dans le principe, disent les Arabes, quand Dieu eut consacré un homme par un prodige, cet homme fut reconnu marabout’. Les tribus voisines d’abord, puis, et à mesure que sa réputation s’étendait, des tribus plus éloignées vinrent le visiter et demander des miracles à ses prières, de la pluie ou du beau temps, des récoltes abondantes, des vœux pour les nouveau-nés, pour les femmes stériles, pour les troupeaux malades. C’est l’histoire de tous nos saints, avec la différence que, dans la religion mahométane, le titre de marabout’ est héréditaire, et, avec lui, la puissance de cette aristocratie théocratique qui, de père en fils, rayonne sur un plus grand nombre d’individus.

 

Les kheddam (serviteurs) d’un marabout sont obligés d’aller, une fois l’an, visiter le tombeau où repose le premier saint, chef de sa famille, et chaque pèlerin, suivant sa fortune, y laisse des cadeaux, appelés ziara.

 

A son tour, le marabout, ou quelqu’un de ses parents, va visiter les kheddam, et ce voyage est encore l’occasion d’une ample récolte de présents qui, cette fois, prend le nom d’el ouada.

 

Le marabout impose à ses fidèles telle ou telle prière, ordinairement très-courte, de quelques mots seulement, mais qui doit être dite, à heure indiquée, souvent des milliers de fois, que l’on compte sur un chapelet; cette action s’appelle dheker. Cependant une condition exigée, c’est de changer souvent de prière et de laisser chaque fois, au patron, qui seul peut vous en indiquer une nouvelle, une petite redevance.

 

A l’aide de ces obligations pieuses, les marabout se sont si bien emparés de l’esprit des populations que beaucoup d’entre eux, comme certains abbés de notre moyen âge, se sont faits, dans un cercle plus ou moins étendu, plus puissants que leur sultan lui-même, qui les tient toujours en grande vénération, forcé qu’il est de se ménager leur intervention; il ne l’obtient souvent qu’au prix d’une riche ouada. Ils sont d’ailleurs affranchis de toute espèce de corvées et d’impôts.

 

Tous les Arabes ont un grand respect pour les Ouled Sidi Cheikh; mais leurs kheddam particulièrement dévoués de père en fils, sont:

Les Châmba.

Les gens d’Ouargla.

El Mekhadma.

H’al el Touat.

El Ar’ouat’ K’sal.

La moitié des A’rba.

Ouled Khelif.

Ouled Cha’ïb.

Zenakha

Djebel A’mour.

La moitié des H’arar.

H’al Engad.

El H’assesscna.

Bcni A’mer.

H’amïan.
Douï Menïa.
Dja’fra.
Ouled A’ïad.

 

 

 

On comprend facilement qu’avec autant de moyens d’action cette tribu, qui par elle-même est peu de chose, soit cependant une véritable puissance. Kheddam et tribu ne reconnaissent, en réalité, de seigneur et maître que leur marabout’, et lui obéissent passivement, le sultan ne vient qu’après; car, disent-ils, « si un sultan peut nous faire du mal, Dieu peut nous en faire bien davantage. »

Une révolte s’élève-t-elle dans la tribu? Il suffit au marabout d’une menace : « Que Dieu vous maudisse! Qu’il rende vos femmes, ou vos palmiers, ou vos chamelles stériles! » pour que tous viennent lui baiser les pieds. Il en est de même pour les kheddam : « Ainsi, nous disait un Arabe, les Ouled Sidi Cheikh n’auraient que vingt chevaux, ils ordonneraient à la puissante tribu des H’amïan, qui en a deux mille : elle obéirait dans la crainte de Dieu. »

Il faut l’avouer, au reste, les Ouled Sidi Cheik semblent n’user de ce pouvoir que pour faire le bien ; généreux et hospitaliers, si leurs zaouïa s’emplissent parles riches, qui y apportent:

Des moutons,
Des dattes,
Du blé,

Des fruits,

Du beurre,

Du benjoin,

Des bougies,

Des vêtements de laine,

De l’argent,

Et même des chameaux,

Elles se vident par les pauvres, que les besoins d’un voyage ou qu’une intention pieuse y appellent en foule tous les ans, et par les malades, les estropiés et les aveugles qui viennent y demander un miracle.

 

 

 

 

 

1512209053-notable-des-ouled-sidi-cheikh-a-paris-photographe-eugene-pirou-1885

Notable des Ouled-Sidi-Cheikh à Paris 1885

 

 

 

 

 

Les Ouled Sidi Cheikh ne s’allient qu’entre eux; ces nobles de la tente croiraient déroger en donnant leurs filles à des étrangers, à moins qu’ils ne soient, eux aussi, marabout de grande famille, et telle est la vénération générale dont ils sont entourés, même en dehors de leur territoire, que l’empereur du Maroc, Moula Abd er Rah’man, a épousé en 1844, la sœur de Sidi H’amza, nommée El Yak’out(le rubis). 

 

Les Ouled Sidi Cheikh sont renommés pour leur beauté; ils ont d’ailleurs tous les goûts des anciens gentilshommes. Ils aiment les beaux vêtements, les armes riches, les brillants équipages de guerre et de chasse; ils ont des meutes de lévriers, qu’ils font porter sur des chameaux jusqu’au lieu désigné, où ils courent l’autruche et la gazelle. Dans le désert même, ils passent pour d’excellents cavaliers, et leurs chevaux sont superbes. Ceci ne s’entend évidemment que des plus riches; mais toute la tribu se distingue néanmoins par ses allures aristocratiques.

Leur nourriture habituelle est le lait, les dattes, le couscous, la chair de mouton et celle de chameau.

On assure qu’au printemps ils abreuvent leurs chevaux avec le lait de leurs chamelles, et que ce régime les engraisse dune manière étonnante, niais de l’encolure et de la croupe seulement, sans leur donner de ventre. Nous avons entendu dire la même chose de plusieurs autres tribus du désert.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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