Célébration officielle d’El Mawlid Nabaoui sous le règne (Abdeloudide) zianide

1 12 2017

 

 

 

 

 

Célébration officielle d’El Mawlid Nabaoui sous le règne (Abdeloudide) zianide  dans Coutumes & Traditions 1508748989-el-mechour-palace-tlemcen-1

 Méchouar 

 

 

 

 

 

 

Le Méchouar servait de demeure aux rois de Tlemcen, entourés de leurs officiers, dont le personnel nombreux formait leur cour.
 

 

Pour rendre leur personne plus respectable, ils se montraient rarement à leurs sujets ; ce n’était que dans certaines circonstances qu’ils voulaient bien leur octroyer cette insigne faveur, et la chose se faisait alors avec tout l’apparat, la magnificence du trône et la majesté du pouvoir souverain. Mais de toutes les fêtes données par la cour, aucune n’égalait celle dont le méchouar était témoin lors de la solennité du Mawled (naissance du prophète, fondateur de l’Islam). Elle mérite une description particulière.

 

Dans la soirée du 12 de rebie-el-awel, jour de la fête, le sultan donnait aux grands de l’État, aux officiers de la cour, aux notables de la cité, aux syndics des arts et des métiers, un banquet splendide et somptueux. On y apportait, dit un historien arabe, des tables servies qui, par leur forme circulaire, ressemblaient à des lunes, et par leur splendeur à des parterres fleuris. Elles étaient chargées des plats les plus exquis et les plus variés. Il y en avait pour satisfaire tous les goûts, faire l’admiration de tous les yeux, charmer toutes les oreilles par leurs noms, exciter l’appétit et l’envie de manger à ceux qui n’avaient pas faim, les engager à s’approcher et à prendre part au festin commun.

 

Le sol était garni d’une quantité innombrable de tapis et de coussins rangés avec ordre et proprement, pour servir de sièges et d’appui aux convives. D’immenses flambeaux fixés dans des chandeliers de cuivre doré répandaient des flots de lumière dans toute la salle, pareils à des colonnes de feu.

 

Le sultan était assis sur son trône, dans le lieu le plus honorable de la salle du banquet. La vue de sa personne réjouissait tout le monde : l’éclat de sa majesté dilatait toutes les poitrines, la grandeur de sa gloire remplissait l’esprit de stupéfaction ; il éclipsait par sa magnificence les grands et les nobles de son peuple qui environnaient son trône. Les notables de la ville et les syndics des métiers occupaient chacun une place distincte, suivant le rang et la condition à laquelle il appartenait. Ils formaient des groupes et des bandes qu’on aurait pris volontiers pour les compartiments divers d’un jardin parsemé de fleurs. Leurs yeux, peu accoutumés à tant de magnificence et de splendeur, avaient de la peine à rester ouverts, et lorsqu’ils parlaient, le respect inspiré par le lieu leur faisait baisser le ton de la voix, en sorte qu’on n’entendait que des chuchotements, et que les esprits étaient dominés par le sentiment de l’admiration et saisis de ravissement.

 

Des pages, revêtus de longues tuniques de soie rayée, parcouraient tous les rangs, tenant dans leurs mains des cassolettes où brûlaient des parfums, et aspergeaient l’assistance avec des eaux de senteur. On respirait partout l’odeur de l’ambre gris, dont la fumée remplissait l’air. Partout les convives recevaient des aspersions d’eau de rose de Nisibe.

 

 

Au festin succédait le chant des louanges de Mohammed, qui durait jusqu’au lever du jour. À une certaine distance du trône s’élevait une estrade en guise de chaire. Près du bord de cette estrade se tenait le chantre, chargé officiellement de célébrer les louanges du prophète, qui étaient toujours en vers. On choisissait pour cette fonction une personne douée d’une voix douce et agréable, versée dans la connaissance des règles de la Poésie et de la musique arabes. Quand le chantre n’était pas lui-même l’auteur de la pièce, il se contentait de réciter les compositions d’autrui. Dans la récitation du Poème, il faisait sentir la mesure en frappant des pieds, et il exprimait fidèlement les diverses modulations qu’exigeaient le commencement, le milieu et la fin du Vers, suivant le rythme sur lequel le poème avait été composé. Quand le chant était fini, il était rare qu’il ne se présentât pas quelque poète de la ville ou de la cour, avec une pièce de sa composition, faite pour la circonstance. Celui-ci était aussi quelquefois remplacé Par un autre, et il arrivait souvent que, dans la même nuit, on entendait cinq ou six poèmes en l’honneur de Mohammed. Les rois eux-mêmes, quand ils étaient poètes, ne dédaignaient pas d’apporter à cette solennité le tribut de leur muse et le fruit de leurs inspirations religieuses.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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