La Nature Sur La Route de la Soie

3 11 2017

(Côté Chinois)

 

 

 

 

 

Avant l’avènement des moyens de transport modernes, le voyageur désireux de poursuivre son chemin à l’est de Kashgar devait soigneusement préparer la longue traversée du désert du Taklamakan. Dans ces régions, toute forme de vie semble inexistante, mais en réalité, la nature est en éveil partout, même dans les conditions les plus extrêmes, et ceci est toujours vrai de nos jours.

 

 

 

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Désert du Taklamakan

 

 

 

 

La route septentrionale traverse les Monts Célestes durant sa première moitié. Contrairement aux dunes désertiques du sud qui semblent sans vie, les flancs des montagnes du nord sont recouverts de forêts et de pâturages qui abritent une faune nombreuse et variée.

 

L’ibex, une chèvre sauvage aux cornes gracieusement recourbées sur sa nuque, se tient en équilibre sur des rochers escarpés ou saute par-dessus les précipices avec la grâce d’un trapéziste. Et là où cette proie sauvage abonde, le léopard des neiges, protégé des vents froids par sa fourrure épaisse, n’est jamais très loin.

 

En empruntant la route méridionale on aperçoit sur la droite les hautes chaînes qui délimitent le plateau tibétain : les monts Kunlun, Altun et Qilian. Peu de voyageurs franchissent cette barrière et ceux qui le font se retrouvent alors dans un monde des plus inhospitaliers : une steppe aride et désertique, balayée par un air froid et rare, dont l’altitude avoisine les 5000 m.

 

Evoluant dans un paysage de dunes, de lacs salés et de steppes herbeuses, les troupeaux de yaks sauvages au poil dru et les antilopes tibétaines sont préservés grâce à leur éloignement de toute zone habitée.

 

Qu’il passe par le nord ou par le sud, le voyageur aura l’occasion de se confronter au désert. Le Taklamakan, le plus grand désert de Chine qui s’étend dans une vaste dépression, connaît des étés torrides et des hivers glaciaux. Ses dunes mouvantes et ses vastes plaines couvertes de galets – connues sous le nom de gobi- ne permettent que très rarement à l’herbe de pousser. Pourtant, même ici, quelques rares créatures arrivent à survivre : des chameaux de Bactriane, proche cousin du chameau domestique, évoluent dans les régions les plus reculées à l’abri des chasseurs. Ces animaux résistants peuvent boire l’eau salée des lacs, et survivre ainsi dans un environnement qu’aucun autre mammifère ne peut supporter.

 

Lorsqu’il y a de l’eau douce, la nature explose, ne serait-ce que le temps d’une brève saison. Dans les lits des rivières asséchées, des buissons tels que l’absinthe ou l’herbe à chameau poussent alors en abondance. La gazelle à goitre et l’âne sauvage du Tibet trouvent une grande partie de l’eau dont ils ont besoin pour leur survie en boutant la rare végétation. Là où l’eau est plus abondante, des peupliers émergent des sables. Dans ces « forêts », on trouve l’endémique lièvre du Tarim et le cerf de Yarkand, parent plus petit du cerf rouge, avec un pelage plus court que ses congénères des montagnes.

 

Sur les plans d’eau ouverts, tels que le plus grand lac d’eau douce, Bosten Hu, nichent des oiseaux, dont la nette rousse, le tadorne casarca, le harle bièvre et le cygne tuberculé.

 

Le grand lac du Lop Nor et ses marais, privés de leur approvisionnement en eau par des projets d’irrigation lointains, appartiennent désormais au passé. Malgré cela, le long des fleuves autour de certaines sources ou marais, des étendues herbeuses existent encore. On y trouve toujours des sangliers en abondance, autrefois proies privilégiées des tigres. Ceux-ci, longuement décrits par Sven Hedin lors de ses voyages au début du 20e siècle, ont disparu de la région vers les années cinquante.

 

 

 

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Le lac salé multicolore du Lop Nor

 

 

 

 

Enfin, le voyageur quitte les déserts occidentaux et pénètre dans les plaines du nord de la Chine, où il rencontre un paysage de loess fertile avec des cultures de blé ainsi que des forêts de pins et de peupliers.

Vers le sud, le sommet du mont Taibai est abrité par les monts Qingling, dont les forêts verdoyantes constituent la limite septentrionale de la faune et de la flore. Composée en partie de bambous, ces forêts abritent de nombreux animaux endémiques en Chine, tel que rare ibis nippon, avec son bec incurvé et sa face rouge nue, qui n’existe plus qu’ici. Il dépend des ruisseaux et rivières limpides descendant des montagnes. Des rhinopithèques dorés, les plus colorés des quatre espèces de primates à nez épaté, s’ébattent dans la canopée par groupes de plusieurs dizaines d’individus. Plus bas, des takins se baladent dans les sous-bois. Leurs cornes massives indiquent leur parenté avec le bœuf musqué de l’Arctique. Enfin, animal emblématique de la faune chinoise menacée, le panda géant vit toujours dans cet environnement.

 

 

 

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Rhinopithèques dorés

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Principales réserves sur la Route de la Soie :

 

 
  

 

  • Réserve naturelle du lac du Ciel, Xinjiang, (380 m²)

 

 

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Grâce à ses paysages pittoresques dominés par le sommet enneigé du mont Bogda et sa proximité avec la capitale provinciale d’Urumqi, ce parc constitue un important pôle touristique. Il contient des forêts d’épinettes de Chine, conifères caractéristiques des Tian Shan.

 

  

 

 

 

 

 

 

 

  • Réserve naturelle nationale du mont Arjin, Xinjiang (45 800 m²)

Egalement connue sous le nom de Altun Tash, cette réserve naturelle de haute altitude préserve les parties septentrionales du plateau tibétain, ses lacs salés, ses sommets couverts de neiges éternelles, ainsi que de grands troupeaux d’ânes, de yaks sauvages et d’antilopes tibétaines. La réserve comprend le sommet de Muztagh Ulugh (6973 m).

 

  

 

 

 

 

 

 

 

  • Réserve de chameaux sauvage du Lop Nor, Xinjiang

Elle regroupe la plus grande population de la seule espèce de chameaux sauvages du monde. La majeure partie de cette réserve n’est pas autorisée au tourisme. Les régions périphériques peuvent être visitées au départ de Kuerla ou de Ruoqiang.

 

  

 

 

 

 

 

 

 

  • Réserve naturelle nationale du mont Taibai, Shaanxi

A 120 km au sud-ouest de Xian, Taibai est célèbre non seulement par son sommet qui culmine à 3767 m, mais également pour ses anciens temples. Le mont Taibai est au centre de cinq réserves naturelles contiguës qui couvrent une surface de 1531 km². Ses forêts denses sont caractéristiques des hauts plateaux du sud et abritent des rhinopithèques dorés, des takins et le panda géant.       

 

 

 

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Mont Taibai

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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