La Sarma historique d’Hassan Pacha

19 10 2017

 

La Sarma d’Hassan Pacha qui, avec le chasse mouches d’Hussein Dey, fut la cause de la perte d’Alger!

 

 

 

 

 

 

 

Dans son Miroir, Sidi Hamdan ben Othman Khodja*, ancien secrétaire d’État (makatadji), en raconte longuement les aventures:

 

 

 « Je citerai, dit-il, le juif BAKRY, dont le frère Michaïl possédait  lorsqu’il s’établit à Alger, seulement une petite boutique d’épicier, où il faisait le détail de la quincaillerie. Ce magasin était situé dans le voisinage de Bab-Azzoun. C’est depuis cette époque que cette maison Bakry, liée d’intérêt avec Hassan Pacha et Mustapha Pacha, est parvenue à posséder des millions. Je rapporterai un  seul fait qui pourra faire comprendre de quelle manière rapide ils ont pu amasser une semblable fortune.  

 

Selon la coutume, le bey de Constantine vint à Alger. Voulant faire un superbe cadeau à la femme d’Hassan Pacha (1791-1798), ce bey s’adressa à un juif nommé NEFTALY ABOUCHENAQ, associé de Bakry, pour avoir un bijou de valeur. Celui-ci présenta une Sarma garnie de diamants, évaluée à la somme de 60.000 piastres (300.000 francs); le bey acheta le bijou; n’ayant pas d’argent comptant, il convint de payer cette valeur en mesures de blé, estimées chacune à 4 francs et devant peser 40 kilos. Après la récolte, les Bakry envoyèrent des bâtiments pour charger la quantité de 75.000 saâ ou mesures de ce blé, qu’ils firent transporter en France, à l’époque du blocus des Anglais. Ils vendirent 50 francs chaque mesure qui ne leur coûtait à eux que 4 francs, et ce chargement produisit 3 millions 750.000 francs.

Le bijou, dit-on, avait été fait à Paris et ne coûtait que 30.000 francs. Un de leurs associés, celui qui a procuré le bijou de Paris, n’ayant pas été avantagé dans cette affaire, s’est présenté à Alger pour réclamer son contingent, mais il n’a rien pu obtenir. C’est de cet associé même que je tiens ces détails.

 Cet argent est la source et une des causes primitives de la malheureuse guerre de la France avec Alger, et de la chute du gouvernement turc dans cette partie de l’Afrique.

 

 Voilà donc la manière dont ces juifs ont fait leur fortune, au détriment de tous les habitants de la Régence; ils avaient tous les avantages de ce monopole, tandis que nous, ne trouvant pas à acheter au même prix qu’eux, ce commerce nous était interdit et nous ne pouvions jouir des avantages qu’il procure. »

 

 

 Les historiens n’ont jamais raconté que la fin de la Régence, commencée par une Sarma, s’était achevée par un éventail. On le voit, cependant, le bijou a joué quelquefois un grand rôle dans l’histoire des peuples africains.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

* : HAMDAN BEN OTHMAN KHODJA.- Grand armateur. Demeurait à la maison bleue (Dar-Zerga), vaste propriété qui s’étendait jusqu’à la mer, l’une des plus importantes d’Alger. Il eut quatre filles et six fils. Joua un rôle important à l’entrée des Français. Fut le correspondant de l’ancien dey. Fit partie de la première municipalité. En fut évincé lors de l’affaire des laines. Tenu à l’écart, il fut accusé de s’opposer à la domination française et voulut alors quitter l’Algérie. L’intendant civil Pichon l’en dissuada et le fit rentrer en grâce. Chargé à deux reprises, en août et en octobre 1832, de l’importante et périlleuse mission de traiter avec le bey de Constantine. En juillet 1833, il était à Paris, 9, rue des Écuries-d’Artois. Il exposait, dans de nombreuses requêtes à Louis-Philippe et au maréchal Soult, ministre de la guerre, les réclamations de ses compatriotes. Il protestait contre l’exportation, constatée d’après des certificats authentiques, d’os humains, provenant d’un ancien cimetière: mâchoires, crânes, fémurs et cubitus, quelques-uns avec des parties charnues, trouvés dans la cargaison de la bombarde Bonne-Joséphine, capitaine Periolla, à son déchargement à Marseille. Ces récriminations furent mal accueillies. On allait même l’arrêter pour le faire taire, lorsque, prévenu par son conseil, A. Crémieux, il put s’échapper, se rendre à Constantinople où il dirigea le service de santé du Sultan et, le premier, obtint de faire subir une quarantaine aux navires chargés de pèlerins venant de la Mecque.

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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