Rabah Ben Taleb

16 09 2017

 

 

 

 

 

Rabah Ben Taleb dans Attributs d'Algérienneté 1503495310-tribus1846

Carte des TRIBUS du TITTERI1846

 

 

 

 

 

Rabah ben Taleb, simple cavalier qui s’était fait remarquer par son énergie et son courage. Choisi comme chef par les Arib pour mener leur lutte contre les Dira. Une lutte qui n’avait été d’abord qu’une querelle de tribu à tribu, prit les proportions d’une guerre véritable et revêtit un véritable caractère politique*

 

Rabah, profitant de l’agitation causée, dans le beylik de l’Ouest, par l’apparition du marabout Bou Terfas, fit un appel aux tribus de la Mitidja, du Tel et même du Sahara. Il put réunir ainsi plus de huit mille cavaliers, avec lesquels il dirigea une incursion considérable contre les tribus du Dira. Toutes les tribus de ce caïdat, commandées par le frère de Mehmed bey de Titeri, furent impitoyablement razziées. Le butin fut immense, les vainqueurs se ruèrent sur le petit bordj de Sour el-Rozlan, dont ils chassèrent la garnison turque et pillèrent le matériel. 
Les Arib devaient payer cher cette insulte au drapeau Ottoman. 

 

 

 

Quelque temps après cet événement, le Dey donna l’ordre au Bey d’Oran, Mohammed Bou Kabous, connu par son énergie et qui disposait d’un makhzen nombreux et bien organisé, de faire une razzia sur les Arib alors campés à l’Oued Djenan. Bou Kabous partit d’Oran avec huit cents Zebantot montés sur des mulets, réunit à Miliana les contingents des tribus forts de quatre mille cavaliers, passa par Taza, longea la limite du Tel et du Petit désert. En traversant le territoire des Oulad Allan, il fit couper les poignets à seize individus de cette tribu qui s’étaient nuitamment introduits dans son camp pour y voler. Enfin, il fondit comme la foudre sur les Arib auxquels il tua beaucoup de monde, fit un butin d’autant plus considérable que ceux-ci s’étaient enrichis dans les précédentes affaires. Puis, il ramena à Médéa deux cents femmes et  » quarante-cinq prisonniers qui furent décapités sur le marché, et dont les têtes, suivant la coutume, -ornèrent les remparts pour, rappeler aux; rebelles le châtiment ‘réservé à ceux qui oseraient attaquer les Osmanlis. ; En retournant à Oran, le Bey Bou Kabous passa la nuit à:Berrouaguïa. Là, suivant le serment qu’il avait fait, son cheval put s’abreuver à longs traits au bassin de la fermé.

 

 

Rabah ben Taleb, instigateur de la révolte avait — comme il arrive fréquemment aux fauteurs de désordre— trouvé le moyen de s’échapper; il avait pu se sauver accompagné de quelques cavaliers. Le Pacha donna à Ismaïl Bey l’ordre de s’en emparer mort ou vif. Les Turcs employèrent leur moyen habituel : Ismaïl prescrivit au kaïd du Dira de promettre l’aman au rebelle afin de l’attirer au marché dit dimanche des Oûlàd Dris qui se tenait, sous le fort de Sour El Rozlan. Le Bey dépêcha en même temps cinq cavaliers du Makhzen avec mission de tuer le chef des Arib s’il se présentait (**). Celui-ci, confiant dans l’aman du chef turc vint en effet. Au moment où il s’approchait à cheval pour parlementer avec le caïd osmanli, ce dernier fit un signe et le brave Rabah ben Taleb tomba frappé de cinq coups de feu tirés des créneaux du fort. 

 

 

 

Les Arib ont conservé le souvenir de Rabah ben taleb, dont la mort à inspiré à leur rapsode ces vers pleins de tristes, mais, pour eux, fiers souvenirs. 

  

السوق عامر

البراح يبرح

الي قتل علينا

رابح لا يربح

 

 

 

Sur le marché, la foule se pressait; 

La voix du Berrah (crieur public) retentissait 

(Le jour où coulait son sang précieux). 

Les meurtriers de notre Babah ne seront point heureux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

* : le contexte politique : Hassan bey (Bey de Titeri 1801 – 1809) ayant été appelé à remplir les fonctions d’aga à Alger, son neveu Ismaïl fut nommé Bey de Titeri.
La domination des Turcs s’affaiblissait de tous côtés : Mohammed bel Arche, dans l’Est, Si Cherif dans l’Ouest: partout des insurrections. Le Sud ne resta pas en arrière, et les Oulad Naïl, travaillés comme les autres par les besoins du moment, refusèrent de payer l’impôt, et ce n’était pas la première fois ! Ismaïl-Bey marcha contre eux, mais arrivé sur leur territoire, ces nomades étaient partis et la colonne dût rétrograder sans butin. Le Makhzen du Titeri commença alors à exprimer son mécontentement de revenir à vide et l’affaire pouvait devenir grave. Heureusement, le Bey fut rejoint par le cheikh Naïmi ben Zidan des Oulad Khalif, un des Arabes le plus déterminés du pays. Ce Naïmi était un homme d’expédients, il proposa à Ismaïl de razzier les Béni Lent qui étaient en révolte ouverte contre le bey de l’Ouest. Le coup de main, dirigé par Naïmi, eut son plein succès, et le bey de Titeri ainsi que son makhzen rentrèrent à Médéa avec un butin considérable. Mais, lorsque le bey Bou Kabbous apprit qu’une tribu de son commandement avait été razziée par le bey de Titeri, il fut pris d’une violente colère et jura d’aller faire boire son cheval à la fontaine de Berrouaguïa. 

Les tribus du caïdat du Dira étaient, à ce moment et depuis de longues années déjà, en discussion relativement à des terrains proches de l’Oued Djenan, terrains que leur disputaient les Arib et les Béni Sliman. Ces derniers relevaient de l’aga tandis que les autres dépendaient du bey de Titeri : chacun de ces fonctionnaires prenait fait et cause pour ses administrés et était-au moins jaloux de ses droits. La querelle ayant été portée au divan d’Alger et le Pacha n’ayant pu mettre les parties d’accord, les renvoya à l’arbitrage souverain des armes, ce qui était d’ailleurs un moyen assuré d’affaiblir, des tribus puissantes et souvent peu soumises. Les tribus en vinrent donc aux mains sur le territoire des Adaoura, lesquels se trouvèrent divisés à  ce sujet en deux partis, dont chacun fournit son contingent aux tribus belligérantes. On se battit avec un acharnement égal de part et d’autre»: cependant, écrasés par le nombre, les Arib: et les Beni-Sliman furent battus et durent évacuer, le territoire en litige. Les Arib choisirent alors pour chef un certain Rabah ben Taleb. 

 

 

 

 

 

** : Ces cinq cavaliers étaient Kouider ben Ahmed, Bou Taleb ben el-Aït, Ahmed Kahouadji, Mohammed ben el-Khemissi, et M’barek bou-Khors
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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