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Objet d’Art : Sarma (coiffure de femme)

20 01 2017

 

 

 

 

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Sarma en argent/ Algérie 19ème siècle

 

 

 

Coiffure métallique ayant la forme d’une tuile à jours et se posant horizontalement sur la tête, garnie, au préalable, d’un foulard noir pour les juives et de couleur pour les mauresques. Les premières ne pouvaient les porter qu’en argent. Cette parure longue et demi-cylindrique, a une grande ressemblance avec les coiffes bretonnes en dentelles. Elle servait à fixer une étoffe qui pendait derrière en longue traîne et se composait de quatre morceaux : d’abord le corps principal du bijou qui a souvent près d’un mètre ; puis, une calotte placée derrière la tète ; enfin, de chaque côté des joues, deux plaques rappelant celles qui garnissent le chef des hollandaises de la Frise. Toutes les pièces de la sarma sont ajourées à l’emporte-pièce, pour n’être ni trop chaudes, ni trop lourdes. 

 

Comme ornementation, des fleurs et des grillages; souvent, au centre, un motif s’épanouit rappelant un peu les grandes feuilles du palmier. Avec cette coiffure les femmes ressemblaient à Isabeau de Bavière portant le hennin. Les fillettes n’avaient le droit de prendre la sarma et des queues d’or que lorsqu’elles devenaient nubiles, c’est-a dire vers leur neuvième année. Elles avaient souvent, pour les fêtes, sur une chachia pointue, une petite sarma droite en or ayant la forme d’un cône tronqué, surmonté d’un plateau hémisphérique. Dans les mailles, leurs mères piquaient des ouarda ou épingles trembleuses.

 

 

 

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Coiffe de femme juive Sarma / Alger 17ème siècle : Accessoire du costume et de la parure féminine juive L’usage de ce type de coiffe est tombé en désuétude vers 1870.

 

 

 

 

En 1789, Venture de Paradis décrivait la sarma de la façon suivante: « Un plateau d’or ou d’argent travaillé et ajouré, cousu sur un morceau d’étoffe. Ce plateau est en deux morceaux : celui qui couvre la tête et celui qui, ceignant le front, vient se lier par derrière. Cet ornement est encore assujetti par un bandeau de crêpe de couleur, couvrant la moitié du front. La sarmah est un objet de sept à huit cents livres et même de mille livres (cent sequins algériens). Une femme riche met, au lieu de bandeau de crêpe, un assabé, qui est un bandeau en or, incrusté de perles, de diamants et d’émeraudes. » Depuis la deuxième moitié du 19ème siècle cet ornement de la toilette des femmes a cessé d’être porté. La sarma n’était plus qu’un objet de collection en Algérie,  elle était en usage en Syrie où elle porte le nom de Tentour.

 

 

 

 

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© Tancrède Dumas . Portrait d’une Fiancée Druse au Liban en costume traditionnel, coiffée du tentour 1880

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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