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Les très anciens Mosquées et établissements religieux de Constantine

15 06 2016

 

 

 

 

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Mosquée de Salah Bey. Constantine 

 

 

 

 

Sans être aussi nombreux qu’à Alger, les établissements religieux de Constantine : Djamaa, mosquée à minbar ou chaire; Masdjib, mosquée sans minbar; Zaouïa, chapelle avec ou sans sépulture, école; Bit-es-Salut, salle de prières, dépassaient, avant 1837, le chiffre de 70, énorme pour une population de 25 000 musulmans, mais qui n’étonnera pas quand on saura l‘excessive dévotion des habitants, et l‘introduction en ville des confréries religieuses ou khouan.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La Grande Mosquée

 

 

Djamaa-Kebir, au centre de Constantine, entre la place El-Betha, le marché aux cuirs et l’hôtel des mines, a dû être construite sur les ruines d’un temple païen; sa toiture est, en effet, soutenue par des colonnes dont quelques-unes, notamment celles que l’on voit à droite et à gauche du mihrab, occupent leur position primitive. M. Charbonneau cite deux inscriptions qui, trouvées en cet endroit, peuvent faire croire à l’existence d’un panthéon. L’une provient d’une chapelle consacrée à Vénus, ainsi quel’ indiquent la première ligne : VENERI AVGVSTAE SACRVM, et les deux flambeaux qui l’accompagnent. L’autre appartient à la chapelle de la Concorde: elle fait partie du piédestal d’une statue enfouie peut-être à quelques pas de là. Sur ce piédestal enclavé transversalement dans le pan occidental du minaret, à. 2 mètre 70 du sol, on lit :

 

 

CONCORDIAE

 COLONIARVM

CIRTENSIVM

 SACRVM.

C. IVLIVS.  C.  FIL. QVIR.

BARBARVS QVEST.

AED. STATVAM QVAM

OB HONOREM

AEDILITATIS POLLI

CITVS EST SVA PECV

NIA POSVIT

L. D. D. D.

 

« Concordiæ coloniarum Cirtensium sacrum. Caius Julius Caii Quirina Barbarus quæstor ædilis statuam quam ob honorem ædilitatis pollicitus est sua pecunia posuit. Locus datus decreto decurionum. »

 

 

 

Quoi qu’il en soit, Djamaa-Kebir est postérieure au VIe siècle de l’hégire, comme l’atteste une épitaphe arabe gravée très-grossièrement sur une pierre noirâtre qui fait partie du soubassement de la galerie occidentale. M. Charbonneau en a donné la traduction dans l’Annuaire de la Société archéologique de la province de Constantine. Année 1853. « Ci-gît Mohammed Ibrahim-el-Merrâkechi, décédé dans le mois de…. de l’année 618 (1221 de J.-C.) »

 

 

 

 

 

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Minaret de la Grande Mosquée / 1907

 

 

 

 

 

Djamaa-Kebir présente extérieurement de grands murs unis, troués de lucarnes et percés d’une grande porte peu monumentale. Quand on a franchi cette porte, on se trouve dans une cour spacieuse, dallée et entourée d’un cloître; à droite, un minaret carré de 3 mètre de côté élève sur une base, dont les matériaux se composent de cippes, de fragments de corniches, de moulures et d’inscriptions, ses trois étages de colonnettes, de style différent, que termine une galerie à jour, restaurée dans ces derniers temps; à gauche de cette cour, cinq portes en bois sculpté et historié de clous et d’anneaux ciselés, donnent entrée dans la mosquée, dont le vaste vaisseau, à peu près carré, est divisé en cinq nefs, correspondant aux‘ cinq portes, par 47 colonnes, dont 12 engagées et deux doubles; presque toutes ces colonnes, sauf celles du fond, près du mihrab, sont dissemblables de forme et de hauteur; l’égalité de diamètre de quelques-unes a été naïvement obtenue au moyen de cordes enroulées autour du fût et recouvertes d’un crépi de mortier, et de chaux; la même hauteur de quelques autres, au moyen d’un tronçon de colonne, d’un bloc carré ou tout simplement informe! Ces colonnes supportent une toiture dont les poutres apparentes et sans ornementation sont recouvertes en tuiles creuses.

 

 

 

 

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Entrée de la Grande Mosquée

  

 

 

 

 

Les murs de la mosquée sont intérieurement ornés d’un cordon d’arabesques grossièrement fouillées. Les lucarnes, par lesquelles glisse un demi-jour favorable au recueillement et à la prière, sont découpées, en arabesques également, dans la pierre ou le plâtre. Des tapis, des nattes, des lampes de toutes les formes, un minbar ou chaire, et un tribunal maleki, complètent l’installation de Djamaa-Kebir.

 

 

 

 

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Intérieur de la Grande Mosquée / 1908

 

 

 

 

Il y a loin de ce monument aux belles mosquées de Tlemcen et même d’Alger; cependant, tel qu’il est, il mérite la peine d’être visité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Djama Rahbah-es-Souf, la mosquée du marché à la laine, sur la place du même nom et au bout de la rue (tombes, date du Ve siècle de l’hégire, elle est, avec la grande mosquée et la mosquée de la kasba, aujourd’hui détruite, une des plus anciennes de Constantine. Distraite du culte dès le commencement de l’occupation, elle a été convertie par l’administration militaire en magasin à orge, puis en hôpital civil. Son minaret, sillonné de lézardes, a été abattu en 1850.

 

  

 

 

 

 

 

 

 

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Djamaa Souk-er-Rezel, la mosquée du marché à la laine filée, a été convertie en église.

La mosquée Souk-er-Rezel, affectée au culte catholique, a été bâtie en 1143 (1730 de J.-C.), par le Marocain Abbas ben-Alloul-Djelloul, bach-kateb ou secrétaire général du gouvernement auprès du bey de Constantine Husseïn-ben-Koumïa.  Abbas consacra la mémoire de cette œuvre pieuse, en faisant placer au-dessus de la porte principale une inscription en vers où son nom se trouvait gravé au premier tiers du cinquième vers. Mais le bey, envieux de la renommée de son bach-kateb, voulut partager la dépense et, après la mort d’Abbas, substitue son nom au sien sur l’inscription qu’on peut voir maintenant au palais du bey Ahmed.

 

La mosquée Souk-er-Rezel est un assez beau spécimen de l’architecture arabe; des colonnes en granit, hautes de 4 mètre, et provenant en partie des ruines de Tattubl, poste militaire romain à 14 lieues au sud de Constantine, la divisent en trois travées; les parvis sont incrustés d’arabesques finement découpées et fouillées. Le minbar musulman, transformé en chaire chrétienne, est un précieux travail de marqueterie. Mais la mosquée a subi le sort de toutes les mosquées algériennes converties en églises. Elle a été agrandie; sa toiture est surplombée d’une coupole octogone un peu écrasée. Elle forme désormais un monument hybride, et l’architecte, M. Meurs, y a dépensé plus de talent qu’il n’en aurait fallu pour construire une église neuve.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La mosquée de Sidi el-Akhdar/ 1900

 

 

 

Djamaa Sidi el—Akhdar, rue Combes, est affectée au rite hanéfite. Commencé par ordre d’Hassan, bey de Constantine, cet édifice fut achevé vers la fin de Chaâban 1156 (1743 de J.-C.); il comprend la mosquée proprement dite, bâtie sur des voûtes, dont l’une enjambe une partie de la rue Combes, et une salle en contre-bas sur laquelle s’ouvre une galerie consacrée à la sépulture du bey fondateur et de ses descendants.

 

 

 

 

 

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La mosquée d’El-Akhdar, malgré le mauvais goût et le clinquant de son ornementation, est une des plus belles de Constantine; des colonnes en marbre, qui n’ont rien du style mauresque, . la divisent en cinq nefs; les murs sont revêtus de carreaux de faïence venant de Livourne ou de Florence; de riches tapis turcs couvrent le sol; de jolis lustres en cristal de roche et des lanternes en cuivre ou en fer-blanc tombent des voûtes dont les poutres équarries sont peintes en vert et en rouge; le jour arrive par les vitres blanches de fenêtres carrées.

 

Sur les mchahed en marbre blanc ou pierres tombales de la salle des morts, on lit les noms de personnages célèbres à Constantine, ceux entre autres de : Hassan ben Hanek, qui fit construire la mosquée d’El-Akhdar, mort en 1167 (1753-54 de J.-C.); Hussein, fils de Bon Hanek, successeur de Salah-bey, mort étranglé en 1209 (1794-95 de J.-C.); Hassouna, fils du précédent, qui périt en tombant avec sa jument dans le ravin de Constantine, lorsqu’il traversait El-Kantra, 1214 (1799 de J.-C.).

 

N’oublions pas de mentionner le minaret qui se trouve sur l’alignement de la rue Combes, au coin de la voûte; il est octogone, terminé par un balcon en renflement, recouvert d’un auvent, et ne mesure pas moins de 25 mètre de hauteur; c’est un des plus gracieux spécimens de ce genre de minarets.

 

  

 

 

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La Medersa de Sidi el-Akhdar, fondée par Salah-bey et attenante à la mosquée, a son entrée sous la voûte de la rue Combes. Après avoir monté quelques marches, on arrive à une petite cour autour de laquelle étaient disposées les cellules des étudiants et une salle très vaste, coupée par deux arcades et réservée pour les leçons qui, selon l’usage des musulmans, sont toujours précédées d’une prière. Le professeur s’asseyait sur un tapis dans la niche, en forme de coquille, qui occupe la moitié de la salle, vers l’orient, et les étudiants se rangeaient devant lui, sur des nattes. Cette salle, dont la destination n’a pas changé quant à l’enseignement, puisque M. Charbonneau y professait à l’époque coloniale le cours public d’arabe, est décorée d’un bandeau sculpté et enluminé, qui serpente sans interruption sur les quatre murs. C’est une inscription arabe creusée au ciseau dans une largeur de 15 centimètre Le type de l’écriture accuse une main étrangère au pays. On y reconnaît le neskri avec quelques variantes. M. Charbonneau a donné la traduction de cette inscription, spécimen de dévotion locale, qui se résume en préceptes et aphorismes remplis de métaphores; elle se termine ainsi : « La construction de cette medersa a été achevée dans le mois de dou’l—hidja, l’an 1193 (1779 de J.-C.). —Louange à Dieu, le maître des mondes! »

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

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Djamaa Sidi el-Kettani, sur la place Négrier, et à, l’extrémité de la rue Caraman, est encore connue sous le nom de mosquée de Salah— bey, qui la fit construire en 1190 (1776 de J.-C.).

 

« Vers la fin du XIIe siècle de l’hégire, dit M Charbonneau, l’espace compris entre l’extrémité de la rue Caraman, la manutention, la place de Sidi Djelis et la porte d’El-Kantra, ne ressemblait en rien au reste de la ville. C’étaient des buttes et des déclivités de terrain où l’herbe poussait librement, tant elles étaient peu fréquentées. On n’y apercevait que quelques maisons de médiocre apparence, au milieu desquelles s’élevaient les masdjid de Sidi Seffar et de Sidi Tlemçani.

La ville habitée semblait s’arrêter à ce carrefour que les indigènes appellent Mekad-eL-haout, la poissonnerie. SaIah-bey, le seul gouverneur de la province qui ait eu des instincts d’administration régulière, s’occupait à la même époque des embellissements de Constantine.

  

 

 

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Intérieur de la Mosquée Sidi el-Kétani

 

 

 

 

 

 

«  Il bâtit successivement la medersa de Sidi Kettani, la mosquée du même nom et le harem qui se développe tout le long de la place Négrier. Il concéda tous les terrains vagues, situés au delà , aux juifs disséminés autrefois dans les diverses parties de la ville, à condition qu’ils y construiraient (les maisons; et voilà comment il est arrivé qu’une nation aussi industrieuse qu’attachée à la religion de ses pères, et séparée par ses mœurs du reste de la population, s’est groupée dans le nouveau quartier qui lui était assigné, sous le regard protecteur du bey.

 

 

 

 

 

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Intérieur de la Mosquée Sidi el-Kétani

 

  

 

 

 

 

« On pénètre dans la mosquée de Sidi Kettani par une grande porte cintrée qui s’ouvre sur un large escalier en marbre mi-parti de blanc et de noir. La bande de marches noires est destinée aux fidèles qui entrent. Au haut de l’escalier, on se trouve dans une cour pavée en marbre blanc et autour de laquelle circule une galerie. Le minaret est placé du côté opposé. A l’Est sont les deux portes de la salle des prières. En y rentrant, on a (levant soi une niche festonnée d’arabesques et soutenue par quatre colonnettes; c’est le mihrab où se prosterne l’iman afin de regarder l’orient, quand il dirige la prière. La mosquée forme un carré long. Le plafond est un assemblage régulier d’ais coloriés en rouge et en vert, avec quelques rosaces. Des colonnes en marbre blanc supportant les arceaux qui divisent en plusieurs nefs ce vaste espace où sont ménagées deux coupoles au-dessus à et dans la direction du mihrab. Des faïences aux mille dessins lambrissent les parois. Des tapis du Sahara et de Constantinople couvrent le sol. Le luminaire est composé de grands lustres en cristal tout chargés de girandoles. Au fond de la salle, et du côté opposé au Mihrab, se développe une longue tribune, comme dans toutes les mosquées hanéfites; mais le morceau capital, c’est la chaire ou minbar, établie à droite du mihrab. On ne sait, en effet, ce qu’on doit admirer le plus, ou de l’art ou de la matière; presque toutes les variétés de marbre y sont réunies. La medersa de Sidi el-Kettani a été construite par Salah bey, en 1189 (1775 de J.-C.). « On y enseignait autrefois la grammaire, la jurisprudence, l’interprétation du Coran, le dogme de l’unitéisme et les traditions mohammadiennes. Mais comme une institution d’origine hanéfite avait peu de chance de résister aux réformes introduites par les successeurs de Salah-bey, elle ne tarda pas à tomber dans un abandon complet et la science y devint muette…. Elle s’est relevée sous le régime de l’administration française. Une vingtaine de tolba, appartenant au rite malékite, y sont entretenus aux frais de leur tribu respective et reçoivent, sous la direction de professeurs indigènes, une instruction purement musulmane, c’est-à—dire conforme aux connaissances exigées par le Coran. Dans le système mahométan, le pouvoir temporel est si étroitement uni au pouvoir spirituel, qu’ils sont inséparables. Le Coran n’est pas seulement un guide religieux, c’est un code politique et civil qui règle toutes les relations des hommes entre eux et sert pour ainsi dire de mécanisme à la société » (Charbonneau.)

 

 

 

 

 

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Médersa de Sidi El Kettani Tombeaux de Salah Bey et de sa famille / Constantine 1837

 

  

 

 

 

 

Les tombeaux de Salah et de sa famille sont placés au fond de la cour de la medersa et entourés d’une balustrade en marbre.

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

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La rue Leblanc et la préfecture

  

 

 

Djamaa Sidi Makhlouf a été bâtie dans le quartier Tâbia, (ou la batterie basse), rue Leblanc, par des juifs qui exerçaient, le métier de maçons. Abou’l-Hassen-Ali-ben-Maklouf, qui mena une existence très pieuse à Constantine, mourut le 29 de dou’Lhidja 586 (1190 de J.-C.). Il ne restait à l’époque coloniale de sa mosquée que la medersa où se tiennent les séances de la société archéologique de la province.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Djamaa Abd-er-Rahman-el-Mnâteki, rue Vieux. « Abd-er-Rahman-el-Mnâteki était venu du Maroc. Il entra dans la mosquée des Ferraïn, qui était située dans le quartier des vanniers, rue Vieux, et la, il pratique, au fond d’une cellule, l’ascétisme le plus rigoureux, jeûnant chaque jour et partageant toutes ses heures entre la prière et la lecture des livres saints. A sa mort, qui arriva en l’année 1022 (1611 de .J.-C.), un de ses plus fervents admirateurs, le kaïd-eI-Bab, ou directeur de l’octroi de ville, voulant racheter ses péchés par une œuvre pie, consacra sa fortune à l’édification d’une mosquée sous l’invocation de Sidi Abd-er-Rahman. Il choisit l’emplacement de la mosquée de Ferraïn; mais il eut soin de respecter la makbara, chambre funéraire où reposaient les restes du saint.  

 

Ou hakk Sidi Abd-er-Rahman ! «Par Sidi-Abd-er-Rahman! » est un des serments les plus usités dans la population. Ceux qui le violent sont frappés de cécité, «et je ne m’étonne plus, ajoute M. Charbonneau, qu’il y ait; tant d’aveugles a Constantine. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Masdjid Sidi Seffar occupe le point le plus élevé de la place d’El Kantra.  Abou-Abd-Allah-es-Seffr, savant dans les traditions mohammadiennes, est décédé le 5 redjeb 750 (1350 de J.-C.). Sa Masdjid a été appropriée, dans l’époque coloniale pour une crèche fondée par Mme de Mac-Mahon , et son minaret surmonté d’une croix, ressemble à un clocher des églises européennes. Ce minaret est Carré, percé d‘ouvertures qui semblent attendre l’abat-son, et recouvert d’une toiture en bâtière. Ce type se rencontre dans les mosquées de Constantine, avec les minarets octogone et a auvents.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Zaouïa des ben Lefgoun (el Fekoun), rue Vieux. Sur une tombe en forme de coffre ouvert, dans une des chambres de la zaouïa, on lit cette inscription traduite par M. Charbonneau : « Ceci est le tombeau du vertueux, du saint Abou Mohammed-Abd-eI-Kerim, fils du savant mufti Abou-Zakaria-Yahïa el-Fekoun. Il fut mufti et professeur, le doyen des docteurs de l’Islam et le modèle des hommes. Il mourut un jeudi, premier jour du mois de redjeb le très-désiré, l’an 988 (1580 de J.-C.»  

 

Cet Abou-Mohammed est un des personnages les plus éminents de la famille qui parvint à substituer son influence religieuse à celle de Sidi Abd-eI-Moumen, lors de l’avènement des Turcs. Ses descendants ont conservé jusqu’en 1838 le titre de cheikh-el-Islam,que l’administration coloniale a supprimé avec raison.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La zaouïa de Sidi Abd-el-Moumen, mort le 4 safar 1023 (1614 de J.-C.), a été réparée par le janissaire Salah khodja, fils de Moustafa, fils de Mohammed-Metmeli, l’an 1183 (1769 de J.-C.), ainsi qu’il résulte d’une inscription que l’on voit sous le porche et dont elle décore la porte. « Avant la domination turque, c’était la famille de Sidi Abd-el-Moumen qui exerçait la plus grande influence à Constantine, où régnait le parti arabe représenté par les Oulad-Saoula et par leurs nombreux adhérents. Étant maîtresse de l’autorité religieuse elle avait en quelque sorte la direction des esprits. La tradition veut que Sidi Abd-el-Moumen s’opposât a l’entrée du bey envoyé par Kheir-Eddine pour prendre possession du pouvoir. Il encouragea les oulad-Saoula à fermer les portes de la ville. En présence de cet obstacle inattendu, le bey, qui avait pris position sur e plateau de Mansoura, aima mieux temporiser. Il ne se doutait pas qu’une famille rivale de celle du marabout  devait seconder par la trahison l’accomplissement de ses désirs. En effet, les ben-Lefgoun s’introduisirent dans son camp, et lui donnèrent à entendre que Sidi Abd-el-Moumen n’étant attaché qu’à l’autorité spirituelle, il n‘était pas impossible d’entrer en accommodement avec lui; que le seul moyen de briser sa résistance, c’était de lui promettre le maintien de sa position. Des lettres furent échangées entre le, bey et le chef religieux de Constantine. Celui-ci, oubliant la prudence naturelle aux Arabes, ou plutôt trop confiant dans le caractère religieux dont il était revêtu, se rendit avec quelques amis seulement au Mansoura où l’attendait une diffa splendide. Il fut empoisonné par les Turcs; on écorcha son cadavre et sa peau bourrée de paille fut envoyée à Alger en manière de trophée…. :» (Charbonneau).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Zaouïa de Naamâne, rue dr 26° de ligne. On y voit le tombeau de Zohra, fille de Mohammed-Naamâne, gendre de Zerg-aïno, khalifa sous Abd-Allah bey; et bey lui même en 1811.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Zaouïa de ben-Djelloul, rue Sérigny. Le jurisconsulte Ahmed-ben-Abd-el-Djelil, de la famille des ben-Djelloul, mort le 21 safar 1201 (1786 de J.-C.), y est enterré.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’inscription placée au-dessus de la porte d’une maison, bâtie en 1849, rue Sanzai, contient l’épitaphe de Yahïa-Ben-Yahïa- el-Focili, mort le 7 de rabi-el-aouel 676 (1277-1278 de J.-C.) et enterré dans une Zaouïa dont la maison en question a pris place.

 

  

 

 

 

A signaler enfin rue Combes, entre la grande mosquée et la mosquée de Sidi el-Akhdar, une construction religieuse élevée sur des substructions romaines ; on arrive d’abord par un escalier de quelques marches à une petite terrasse ombragée de vignes, et de laquelle on plonge sur la rue qui montre à l’horizon le minaret de Sidi el-Akhdar. On entre ensuite dans une chambre où est enterré un marabout de l’ordre de Tidjani du Maroc. A côté de ce tombeau vivait un vieillard ascète, à longue barbe blanche, à figure parcheminée, qui prie, jeûne et dort là depuis plus de trente ans.   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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