Instruments de musique traditionnels algériens

1 05 2016

 

 

 

 

 

 

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CPA: Musiciens Kabyles 

 

 

 

 

Ancrée dans la tradition algérienne, la musique, née de diverses influences et divers héritages, tient une grande place dans la vie quotidienne des Algériens. Les instruments traditionnels sont fabriqués avec des matériaux propres à chaque région et à chaque style musical. Alger, Tlemcen et Blida étaient d’importants centres de fabrication d’instruments.

 

 

 

 

 

 

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Toute la Musique des Bédouins ne consiste guère qu’en un seul air, qui répond à leurs Instruments grossiers et à la simplicité de leur génie. L’Arabebbab, comme ils appellent une vessie avec une corde, est un Instrument fort en vogue parmi eux, et sans doute très-ancien ; de même que le Gasbah, qui est un Chalumeau des plus simples , ouvert aux deux bouts, avec trois ou quatre trous, suivant l’habileté de la personne qui en joue; cependant leurs airs passent fort rarement l’octave. Quelque simple que soit leur Musique, ils y observent néanmoins une espèce de méthode et de règle. Leurs Cantates ou Chansons historiques ont une sorte de prélude; chaque stance commence par un petit air sur I’Arabebbab, après quoi le Récit se fait en touchant le Gasbah avec toute la délicatesse dont ils sont capables. Le Tarr, autre de leurs Instruments, est fait comme un tamis, et consiste en un cercle de bois mince, et une peau de parchemin étendue par-dessus. C’est- ici la Basse de tous leurs concerts, et ils savent toucher cet Instrument avec beaucoup d’adresse de leurs doigts, des jointures et de la paume de la main, selon que le tems et la mesure le demandent, ou selon qu’il est besoin pour donner tantôt de la force et tantôt de la douceur à la symphonie. Le Tarr doit être incontestablement le Tympanon des Anciens; ce qui paraît, parce qu’il est en usage dans toute la Barbarie, l’Egypte et le  Levant, et par la manière dont on en joue, aussi bien que par la façon de l’Instrument même, qui répond exactement a la figure de celui qu’on voit entre les mains de Cybèle et des Bacchante: dans les Bas Reliefs et dans les Statues qui nous restent de l’antiquité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La Qaâda : une rencontre musicale à Alger. © Eugene Disderi / 1860

Source : via Benbouzid sur flickr

 

 

 

La musique des Maures est plus harmonieuse et s’exécute avec plus d’art que celle des Bédouins. Ils ont aussi une plus grande variété d’instruments qu’eux. Outre plusieurs espèces de flûtes et de hautbois, ils ont le rebab, qui est un violon à deux cordes, et qu’ils jouent avec un archet; l’a-oude, luth de basse à deux cordes, plus gros que notre viole, et que l’on joue aussi avec un archet; et enfin des guitares de différentes grandeurs, toutes montées d’une octave plus haut l’une que l’autre. Ils ont aussi perfectionné le tarr des Bédouins , en fixant sur les bords, avec un fil d’archal , de petites plaques de cuivre minces et concaves, lesquelles touchant les unes aux autres, suivant le plus ou moins de force avec lequel l’instrument est manié, rendent des sons assez mélodieux, et remplissent les vides qui autrement auraient immanquablement lieu dans leurs symphonies. Nonobstant cette diversité d’instruments, et leur manière d’en jouer, il ne laisse pas d’y avoir beaucoup d’harmonie dans leur musique, dont ils exécutent au reste tous les morceaux par cœur. Ne connaissant pas une note, ils n’ont d’autre guide que leur oreille; et cependant ils savent si bien tous les morceaux qu’ils jouent, qu’il n’est pas rare d’entendre vingt ou trente personnes jouer ensemble des nuits entières, en changeant continuellement d’airs, sans jamais se tromper, et sans faire la moindre dissonance.

 

 

 

 

 

 

 

La Musique des Turcs, qui n’est pas à la vérité si vive ni si animée que celle des Maures, mais qui est pourtant plus méthodique que celle des Bédouins. Les Turcs étant en général une Nation florissante et a leur aise ils ont quelquefois de la gaieté et de l’agrément: il y a cependant dans tout ce qu’ils font un air morne et de mélancolie. Peut être en doit-on chercher la raison dans le grand commerce qu’ils ont eu avec leurs sujets Grecs, dont les airs sont lugubres et graves, et inspirent aux auditeurs un grand sérieux, même de la tristesse.

Ils se servent principalement de deux Instruments, dont l’un ressemble à un violon à long col, qu’on touche comme le Rebab, et l’autre ressemble au tympanon, ayant des cordes de cuivre; on le touche quelquefois avec les doigts, d’autres fois avec deux petits bâtons, ou bien avec un archer.

Quoique la Musique des particuliers chez les Turcs se réduise à fort peu d’instruments, les Beys et  les Bachagas ne laissent pas d’en avoir un grand nombre dans leurs concerts. Car, tout comme dans les solennités des anciens Orientaux, on y en voit de toutes les façons, tels que des Flûtes, des Trompettes , des Tambours et des Timbales, outre une infinité de toutes sortes de Cymbales, que l’on touche de temps en temps si à propos et avec tant d’adresse qu’elles forment une symphonie martiale, comme l’on peut supposer que chez les Maures , et augmente toujours en vitesse, puisque la même note qui Valait une minime au commencement, n’est plus qu’un demi-fredon, ou une double crochue sur la fin. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les instruments

 

 

 

 

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Algérie – 1880                           

 

 

 

 

 

 

 

Il existe 03 types d’instruments de musique dans le répertoire algérien : à percussion, à vent et à corde.

 

Les tambours (derbouka et bendir sont des instruments utilisés dans le chant bédouin, la derbouka et le tambourin peuvent être utilisées dans les orchestres andalous ou chaabi.

Les instruments à percussion, le luth, mandoline ainsi que d’autres, sont utilisés dans la composition des orchestre chaabi et andalous.

Les flûtes, hautbois sont conjointement utilisées dans les régions rurales quand ils sont accompagnés de rythmes bédouins et dans les régions citadines en accompagnant les orchestres chaabi , haouizi et andalous.

 

 

 

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Derbouka – Béchar

 

 

 

 

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Gambri – Alger : Le Guembri Petite mandoline traditionnelle à plusieurs cordes tendues le plus souvent sur une carapace de tortue.

 

 

 

 

 

 

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Haubois – Alger

 

 

 

 

 

 

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Imzad – Tamanrasset

 

 

 

 

 

 

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Tambour – Kabylie

 

 

 

 

 

 

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Tambourin – Alger

 

 

 

 

 

 

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Tambourin – Alger

 

 

 

 

 

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Rebab – Tlemcen

 

 

 

 

 

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Tambour Instrument de musique. Algérie – Avant 1891

 

 

 

 

 

 

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Paire de crotales : Utilisé par les sédentaires paysans de l’oasis « nègres ». Importé du Soudan. Utilisé par les sectateurs de Moulay Abd el Kader, au cours d’une quête religieuse, qui a lieu avant le printemps, et destinée à appeler la protection du Seigneur sur les maisons, en attendant les récoltes. S’emploient au moment d’une danse. – Évitées dans les fêtes courantes -. Les « nègres » qui les manient reçoivent en compensation de leurs danses, chants et prières, des dons en nature. (Dattes, blé, orge.) Qui sont répartis entre les quêteurs.

 

 

 

 

 

 

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Tambour en calice

 

 

 

 

 

 

 

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Flûte biseautée

 

 

 

 

 

 

 

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Tambour sur cadre (de Laghouat) : Les mozabites du parti religieux réprouvent le goût de la musique comme celui des parfums. Mais les Mozabites qui appartiennent au parti laïque, sans être pour cela des mécréants aiment beaucoup la musique qui accompagne les fantasias. Ils ont aussi de la musique pour rythmer les danses auxquelles se livrent les jours de fête, ceux de leurs coreligionnaires qui descendent de mozabites et d’esclaves, qui ont dans leurs veines beaucoup de sang noir. Ce sont ces noirs mozabites qui se servent de ces instruments de musique, aussi la musique dite mozabite est très proche de la musique sub-saharienne.

 

 

 

 

 

 

 

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Le bendir est un instrument à percussion, que l’on retrouve en Afrique du nord (Maroc, Algérie, Tunisie…).

 

 

 

 

 

 

 

 

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Tambour sur cadre

 

 

 

 

 

 

 

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Rabab avec archet. Algérie XIXe siècle : Le rebab de l’Algérie est complètement différent de celui de l’Asie et de l’Égypte, par la forme et par les dimensions. Il n’a qu’environ un tiers de la longueur du rebab asiatique et se pose sur le genou. Également monté de deux cordes, il se joue avec un archet qui a la forme d’un arc.

 

 

 

 

 

 

 

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Rabab. Algérie (ou Maroc) – XIXe siècle Ce type de Rabab est l’un des instruments les plus importants de la musique traditionnel en Tunisie, l’Algérie et le Maroc. Il a fait son chemin en Espagne avec les Maures et à partir de 1300 il a prêté son nom au le rebec (le primitif violon européen) : joué avec l’extrémité arrondie sur les genoux tout comme le Rabab est joué aujourd’hui. Le dauphin représenté sur le dos de l’appareil est un symbole de bonne chance pour ces cultures méditerranées.

 

 

 

 

 

 

 
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Rebab – Algérie Fin du XIXe siècle : Cet instrument a été décoré d’une marqueterie d’ivoire délicat, dans des motifs qui rappellent d’autres objets décoratifs de la même période de l’Algérie. L’instrument est maintenu par le corps du joueur, avec le cheviller contre l’épaule gauche et le cordier sur le genou droit, il se joue avec un archet. Le rebab n’est jamais joué seul, il est utilisé seulement pour accompagner le chant.

 

 

 

 

 

 

 

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Deff . Algérie – 1899 le Deff : peut se référer à un cadre tambour rond mais celui de l’Algérie est un cadre en bois carré recouvert d’une peau de chèvre. Il est joué par les hommes et les femmes et a influencé la forme d’un instrument similaire, le adufe, trouvé au Portugal.

 

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Adufe: instrument traditionnel portugais inspiré du Deff algérien.

 

 

 

 

 

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Tambour en calice Instrument de musique. AlgerAvant 1950

 

 

 

 

 

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Luthe (Quwaytara), Algérie fin du XIXe siècle

 

 

 

 

 

 

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Tadghtita : instrument traditionnel algérien (genre de Boha).  La poche de l’instrument est faite d’une peau de chevreau ou de chevrette, les différentes pièces de bois sont fabriquées dans du buis et décorées avec des bagues en corne, des incrustations d’étain ainsi que des motifs gravés au couteau. Pour faire chanter son instrument, le musicien « bohaire » souffle dans le « bohet ». En pressant la poche, l’air passe dans une pièce de buis appelée: le « pivet ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cet extrait de Mohamed Ben Ali Sfindja (1844 – 1908) datant de 1899 intitulé (كل شيء) nous donne un aperçu sur le genre musical joué en Algérie (plus précisément à Alger) à la fin du XIXe siècle

 

 

 

 

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