Le Boussadia (Baba Salem)

18 02 2016

 

 

 

 

 

 

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 Sétif – Scène indigène – Les Boussadia

 

 

 

 

 

 

Originaire du centre de l’Afrique Haoussa, Bambara, Bornou, Congo ou Soudan et rattaché aux folklores algérien et tunisien, le Boussadia (بوسعدية) est un genre de nègre danseur, il opère seul et parcourt les routes du pays en passant de villes en villages, mais encore dans les mechtas les moins importantes. L’amusement par le ridicule et le déplacement d’un lieu à un autre constitue un aspect essentiel de sa personnalité. Amusant les adultes et terrorisant les enfants, il participait à l’animation des rues et des marchés en effectuant sa représentation seul au milieu de la foule rassemblée sur une place publique ou au milieu d’un souk. Aujourd’hui presque disparu, même si on le voit encore rarement à Constantine, en Kabylie et à Djerba,

 

 

 

Son costume est bizarre ; il est coiffé d’une chechia sur laquelle sont cousus de nombreux ornements : d’abord une tête de chacal, de renard ou de lynx, puis de petites glaces rondes, des coquillages, des dents de sanglier, le tout surmonté d’une vielle queue de cheval ou de mulet.

Ses vêtements se composent d’une gandoura, d’un pantalon arabe et d’une sorte de casaque aux couleurs voyantes, rouge ordinairement. Cette casaque qui lui couvre le torse est ornée de ci, de là, de boutons en cuivre, de vieilles plaques de ceinturon, de cordelettes de diverses espèces, de rubans fanés, de grelots, le tout d’une propreté relative.

Les reins sont serrés d’une ceinture en cuir, faite d’une vieille bretelle de fusil, qui entoure la taille par-dessus la gandoura et fait ressembler cette dernière à une sorte de jupon.

Pour se donner un aspect plus effrayant ou plus comique, le nègre suspend à sa taille des peaux de ratons, chacals ou renards.

 

 

 

 

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 Musicien Masqué (Boussadia) – Biskra XIXe siècle 

 

 

 

 

 

Comme instrument de musique, le Boussadia porte sur la hanche un tambour primitif dont la caisse est en bois et la peau ornée de figures grossières tracées avec de la pâte de henné. C’est sur ce tambour que le nègre fait le bruit assourdissant qui attire autour de lui tous les galopins ; il frappe d’une seule baguette recourbée, « chenekal » (شنقال ) tenue de la main droite et aussitôt après le coup donné, la main gauche, frôle légèrement la peau d’âne.

 

 

 

 

 

La danse

Les danseurs Boussadia, lors de chaque grande fête musulmane, se réunissent à cinq ou six afin de danser dans les rues, devant les magasins des commerçants et les habitants. Il est bien entendu que le principal but de ces danses est de ramasser le plus possible de sous et d’obtenir la plus grande quantité possible de provisions.

Un âne, conduit par un vieux nègre suit danseurs et musiciens pour porter le couscous, la farine, le pain, les provisions de bouche, qui seront récoltés.

La musique nègre se compose de tambours « grossiers» et d’énormes castagnettes en fer « qerakeb » (قراقب). Tous les danseurs nègres sont pourvus de castagnettes en fer dont ils jouent en dansant ; ils commencent leur danse d’abord lentement, levant lourdement chaque pied, puis le mouvement augmente et la danse devient de plus en plus précipitée ; le danseur exécute des petits bonds, suivis de voltes, accentuées par le bruit croissant de tambours et castagnettes. La danse continue jusqu’à ce que les nègres ruisselants de sueur, haletants, s’arrêtent épuisés.

La danse est accompagnée d’une chanson. C’est un petit chant, toujours la même phrases, dite sur un ton plaintif et monotone.

Pour élargir le cercle de garçonnets qui suivent toujours le nègre artiste, ce dernier exécute une série de petits bonds comiques, tournant sur lui-même, contractant affreusement son visage, faisant une grimace horrible en ouvrant démesurément la bouche.

Lorsqu’il veut obtenir la récompense de ses pitreries, le nègre choisit dans l’assistance la personne la mieux vêtue, il danse, chante et bat du tambour devant lui, jusqu’à ce que l’auditeur ennuyé plutôt que charmé, lui accorde un sou ou deux, en rougissant de sentir fixés sur lui, tous les regards de l’assistance, qui l’obligent ainsi à s’exécuter.

Lorsque la personne généreuse cherche dans son porte-monnaie, le nègre augmente ses contorsions, se rapproche du donateur, se rapetissant, toujours dansant et ouvrant la bouche, nouvelle sébile, il reçoit la pièce qui lui est offerte.

Il emmagasine ainsi facilement, sans être gêné plusieurs pièces de dix centimes. Chaque nouveau don illumine le visage imberbe, luisant du Boussadia et provoque chez lui des bonds exagérés auxquels s’ajoute un remerciement qui se manifeste par des inclinaisons de tête et un son mal articulé.  

 

 

 

 

 

 

 

http://www.dailymotion.com/video/xp3bu4

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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